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Original subtitles

C 'est pas vachement douce, ça. Oui, je mets beaucoup la crème, l 'huile d

'arbre.

Marocaine ? Non, je suis brésilienne de Rio de Janeiro.

Je m 'appelle Karina. Ah ouais ? Chantez, moi, c 'est l 'idée.

Tu es juif ? Non,

c 'est des conneries. Comme je suis dans les affaires, c 'est plus pratique.

Ah ouais, d 'accord.

Chez nous, au Brésil, on aime beaucoup les juifs.

Oh, champion ! Karina, tu connais l 'esprit combat ? J 'ai l 'habitude de

faire signer un contrat avec Barcelone.

Bonsoir, papa.

Bonsoir. Je l 'ai referé dans un petit club devant lui, il avait 13 piges. A l

'époque, personne ne voulait miser un rond sur lui.

J 'ai été voir sa mère.

Personne n 'a.

Aujourd 'hui, il me fait le plus beau cadeau de mai.

Et dis -lui où on va demain, champion ? Au Botswanga, dans mon pays d 'origine.

Ah, le pays, le Botswanga.

Déjà où il est, le pays ? Au bout des choses, dis -lui pourquoi.

Le village de ma mère pourrait jeter ses fonds.

D 'accord, mais pas seulement. Tu vas ? Tu vas ?

Je vais faire un spot de campagne pour le Siddhartha. Non, on s 'en fout du

Siddhartha. Il m 'énerve. Il est trop modeste, il m 'énerve.

Il va être décoré par le président de la République du Vosunga.

Le président, le noir, là.

J 'en ai eu des joueurs talentueux, mais des comme lui, jamais.

C 'est parce que t 'as eu que des joueurs de seconde zone aussi.

Non, ta gueule.

Je veux dire, si j 'avais su une connerie, ils en seraient au même

Bon, je vais me coucher.

Bonsoir, madame.

Ce n 'est pas une dame, c 'est une pute marocaine. Et tu ne dis pas que je suis

une pute marocaine.

Je suis une pute brésilienne.

C 'est une pute quand même.

C 'est vrai.

C 'est quoi, cette aire, déjà ? Quoi ? La Munich ! On dirait le truc, là.

Monsieur le Président, nous sommes

honorés d 'être... Lieutenant Yaya, je suis l 'aide de camp du Président.

Bienvenue au pays, mon fils.

Le Botswanga t 'attendait.

Eh, Gito ! Ton retourné acrobatique, le mois dernier contre Madrid.

J 'ai jamais le même clapoutré dans ma jeunesse.

Mais il n 'y avait pas de caméra.

Monsieur le Président, autant vous dire que nous sommes honorés de... Vous êtes

qui ? Didier.

L 'agent.

C 'est moi qui ai tout géré avec votre assistant.

Bienvenue, monsieur Didier.

Pourquoi vous riez ? Non, ça ne fait rien. Excusez -moi, c 'est à cause de la

musique.

Notre hymne national vous fait rire.

Non, c 'est parce que ça me rappelle une vieille chanson.

Quelle chanson ? Ah,

j 'ai perdu des paroles.

Un dimanche matin avec... Un dimanche matin avec qui ?

Chantez.

Un dimanche matin avec...

Un copain sur sa trottinette...

Bienvenue au palais présidentiel.

On s 'arrête pas là ? Non. Vous le jouerez avec ma famille et moi à la

résidence. J 'ai grandi dans une cave.

Je suis un homme bien.

Calmez -vous, ce sont mes pleureuses. Vous quoi ? Mes pleureuses !

C 'est une transition de chez nous.

Réponds, mon dossier.

Vous êtes malade ? Non, monsieur Didier.

Mais je fais un métier à risque. Elles s 'en prennent au cas où.

Non, ça va.

Tenez, tenez. Faut donner un peu, c 'est la coutume.

Ça va, c 'est bon, ça va, c 'est bien.

Bon, ça va ? Il a donné, non ? Dégagez là -bas.

Venez.

Je vais vous présenter mes enfants. Ils sont avec la nounou.

7 enfants avec 10 femmes différentes.

Là, c 'est Bobo Junior.

Le premier que j 'ai eu avec ma femme Jacqueline.

Dis bonjour au grand footballeur.

Bonjour, le grand footballeur.

Il est un peu timide.

Il n 'a que 7 ans. 5 ans, monsieur le président.

Oui, 5 ans, oui.

Et là, c 'est son petit frère, Samuel.

Pénique, Monsieur le Président. Bon, tu m 'agaces.

J 'ai dit, Samuel, vous changerez le nom sur l 'acte de naissance.

Et puis, 57 ans, c 'est pareil, non ? Et la dernière, c 'est...

C 'est une fille.

Voilà.

Vous pouvez aller.

Je vais voir mes autres enfants.

Hannibal.

Guy, Georges, Jean -Marie, Marine, Marion, toute la famille est là, quoi.

Marine est ma préférée. Elle a 27 ans, 6 mois et 3 jours.

Bonjour, Marine ! Vous leur donnez

quoi à bouffer, celui -là ? Non, c 'est de l 'opposant politique.

Je vous ai piégé ! Vraiment ! Oh ! Ah ! Voici M.

Pierre. C 'est mon assistant blanc.

Il va vous conduire à vos chambres.

Messieurs, si vous voulez bien suivre.

Ça, c 'est la marine à son bobo ! Et tu es coquine, hein ? Tu as fait ! Allez,

mange ! Coquine ! Et le président Bobo a fait ses classes militaires

en Bavière.

Pas trop de champs, Champion, c 'est exactement la chambre que je voulais.

On me chante si tu veux ? Non, merci. T 'es gentil, j 'ai fallu en première

langue, ça m 'a suffi.

Ah ouais, quand même.

Oui, le président fait collection des objets pittoresques de Bavière.

Il a beaucoup d 'humour.

Vas -y, on se voit tout à l 'heure, Champion.

Heil Hitler, Heil Hitler, Heil Hitler.

Le chat Hitler.

J 'adore.

Rassurez -moi, les douches, c 'est bien de l 'eau qui sort.

Je devais inaugurer cette route la semaine prochaine. Pourquoi cela n 'a

fait dans les délais ? Monsieur le Président, c 'est -à -dire qu 'on a

'argent. Et il a fallu acheter votre jet.

Que quoi ? Toi, tu as manqué d 'argent. Avec ta villa climatisée, trois étages,

tu as manqué d 'argent.

Monsieur le Président, j 'ai toujours fait mon devoir.

Je n 'ai jamais versé dans la gabégie financière.

La quoi ? La gabégie financière.

Cela veut dire... C 'est ce que ça veut dire ! La gabégie financière.

Si tu as fait la grande école, j 'ai fait aussi.

J 'ai fait mes classes militaires en Allemagne.

Ils fraîchent d 'autres.

Ils guérent, ils se battent.

Nicolas se réparer dans ma tête.

Il faut finir cette route. Je ne sais pas, monsieur le président.

Tu ne sais pas ? Il ne sait pas.

Tu n 'es qu 'un perturbateur ! Le Botswana ne peut plus attendre pour

route.

Une route qui doit nous permettre l 'exploitation de nos forêts.

Bon, tu as quel âge ? 54 ans, monsieur le président.

54 ans, hein ? Bien, tu as fait ton temps. Tu partiras en retraite

Mais je ne vais pas te laisser comme ça sans que tu commences à coucher.

À partir de maintenant, tu seras ministre... des

chiottes ! Ministre des cabinets !

Ministre des cabinets de la nation !

Donc demain,

c 'est quel est ton spot de prévention contre le sida ? Tu me fais gratuit, tu

préfères que je te négocie un café ? On va dans un tuyau.

Pour soutenir le cinéma. Comme ça que je voyais les choses.

En vue de ma com'. Ah bon ? C 'était pas gratuit, toi ? Ah non. Parce que moi,

je tire pas de bénéfices images.

Messieurs, je vous présente Jacques Tocard, président de Totelf Afrique.

Enchanté, messieurs.

Il va vous plaire, ici.

Depuis l 'Algérie, je suis rarement senti aussi bien dans un pays d

Vous n 'aurez plus à garder.

Le capitaine Bobo et sa femme Jacqueline vous remercient de votre présence.

Merci, mes enfants. Vous connaissez tous ma grande passion pour le football.

J 'ai moi -même jadis été un très grand joueur.

Mais j 'ai choisi le sacrifice à la nation.

Applaudissez celui que vous connaissez tous.

l 'enfant est de retour au pays.

Car, comme on dit chez nous, la chenille ne porte pas de lunettes quand elle

boit l 'eau.

C 'est -à -dire que quand la chenille boit l 'eau, il faut que, comme ce sont

les petits êtres, il... Bon,

la suite, on a.

Pas de quoi chercher.

Le mi -boc, tout ça, c 'est grâce à moi.

J 'ai voulu contribuer à la grandeur de notre diaspora. Je vous fais aujourd

'hui cavalier des arts sportifs, culturels et honorables de la

Légion bruxellaise du savoir -vivre africain.

Vous décorez un autre invité prestigieux qui nous fait l 'honneur d 'être parmi

nous ce soir.

C 'est notre ministre des cabinets de la nation.

Le président veut vous voir dans son bureau.

Mais il est quelle heure, là ? C 'était juste pour essayer.

C 'est nul, la sensation. On n 'y croit pas, monsieur.

Je me dépêche.

Sinon, comment va le pays ? Magnifique, monsieur le président.

Je m 'appelle.

Monsieur Didier, il fallait absolument que je vous voie. J 'ai cherché partout

la chanson de Jacques Brel, mais je n 'ai rien trouvé, même dans le coffret

-of. Ah, c 'est parce que c 'est une édition limitée. Je vous ferai une

Sinon, votre soirée s 'est bien passée. Vous avez profité des spécialités

locales.

Merci, lieutenant Yaya. Vous pouvez disposer.

Vous avez des places.

Et notre footballeur y profite. Mais si.

Je suis l 'agent du seul footballeur catholique pratiquant.

J 'ai hâte qu 'il se convertisse à l 'islam comme ses collègues, qu 'on

récoler un peu.

Ah bon ? Lui, à part une bonne sorte, je ne vois pas ce qui pourrait l 'exciter.

Même l 'argent, ça ne l 'intéresse pas.

Mais ça, c 'est quel genre d 'homme, ça ? À ce propos, monsieur le président, il

faudra absolument qu 'on l 'emmène au village de sa mère.

Elle est décédée en France il y a quelques mois.

Il va y balancer ses cendres.

Qu 'on l 'emmène, c 'est important.

C 'est quel village ? Cajou ? Cajou !

C 'est ça.

Bon, on va faire le nécessaire.

Parce que la région n 'est pas très sûre. Les Grandes Oreilles sont très

dans le nord.

Les quoi ? Les Grandes Oreilles ? C 'est comme ça qu 'on nomme les Kalakalas,

une ethnie rebelle du nord du pays.

Si l 'oreille à l 'âge adulte est supérieure à 6 cm, on est en présence d

kala. Ah oui, forcément.

Monsieur Didier, j 'ai fait un rêve.

Comme Martin Luther King.

Félicitations. J 'ai l 'ambition de bâtir une solide équipe nationale.

Leslie Kanda doit jouer pour les crocodiles du Botswana.

C 'est une blague ? Est -ce que j 'ai l 'air de blaguer ?

Non, mais il a la nationalité française.

Il est bosswangais.

La France nous a longtemps volé nos richesses, vous allez aussi nous voler

footballeurs.

Eh, M. Didier, regardez -moi les yeux.

Facochère.

Soyons sérieux, M. Didier.

Vous connaissez comme moi l 'importance même de l 'image d 'une nation.

plus pour l 'image de l 'Argentine que Diego Armando Maradona ? Qui a fait plus

pour l 'image du Brésil que Edison Arantes Donatimento Di Pelli ?

Qui a fait plus pour l 'image de la Colombie que...

Shakira ?

Voilà même un grand joueur.

Ah non, c 'est une chanceuse. Ah, fous -moi la paix ! Écoutez, je pense que le

plus simple, c 'est que vous voyez ça directement avec lui.

Toi -même, tu viens de me dire que l 'argent ne l 'intéresse pas.

Toi, tu as l 'influence sur ton joueur comme moi j 'ai de l 'influence sur mon

peuple. J 'ai mort ? Non.

Nous nous sommes enseignés sous vous, monsieur Didier.

Vous êtes un agent de parcotis.

Attendez, euh... Vous avez eu la chance avec ce joueur, mais s 'il se blesse

demain...

J 'ai déjà nommé ton frère ministre des Sports.

Tu ne veux pas lui donner en plus le ministère des Finances ? Pourquoi ? C

mon frère, non ? Le gars était pompiste il y a encore six mois. Et alors ?

Tu as même fait des études.

Tu sors tout juste de ta case, toujours à nommer les autres.

Bientôt même, tu vas nommer les grandes oreilles. Tu vas finir. Tu ne me verras

pas ces quelques jours -là.

Je pars cet après -midi.

Ah bon ? Où sont les clés du jet ? Tu prends encore le jet ? Je dois me rendre

Genève pour mon association, les enfants de Jacqueline. Les enfants de quoi ?

Des menteux.

Tu vas aller acheter les robes là -bas.

Je t 'ai déjà dit, c 'est un jet qui doit servir les intérêts du Botswana.

Parce qu 'une première dame, vêtue comme une villageoise, sait les intérêts d

'un pays, quoi.

Je dois être la Kate Middleton post -fangueuse. Kate Middleton ? Avec tes

grosses fesses -là comme l 'hypopotame Kate Middleton, hein ? C 'est à cause de

tes dépenses, tu fais plus que le post -fangueur va finir par payer ton triple

A. Le post -fangueur, le triple A ? Mais depuis longtemps.

Monsieur le Président ?

Je suis désolée de vous déranger, mais votre fils Bobo Junior souhaitait

absolument vous embrasser avant de commencer sa journée. Ah, voilà quelqu

qui me respecte encore dans cette maison.

Fais le bisou, fille.

C 'est bien. Va faire le bisou à ta mère.

Bon, comment vont les études ? Très bien, monsieur le président.

Bobo Junior est un enfant bien plus intelligent que la moyenne. C 'est

'est mon fils, n 'est -ce pas ? Il arrive déjà à jouer aux échecs. Un grand

stratège comme ton père au même âge. Et il récite... Parfaitement certaine

poésie. Un orateur qui sait de qui tenir.

Hier, il a même dit qu 'un jour, il serait président du Botoanga.

Que quoi ? Il a dit ça ? Quand ? Où ?

Après son cours de poutine.

Qu 'est -ce qu 'il t 'a dit exactement ? Il m 'a dit que quand je serai grand,

je serai président du Botoanga.

Et tu as répondu quoi ?

Je ne sais plus.

J 'ai souri, Monsieur le Président. Tu as souri.

C 'est un enfant, Monsieur le Président.

Bon, il faut nous laisser maintenant.

Bon, vous, Junior, quittez !

Non, j 'ai cette nounou. Pourquoi ? Elle est très bien ? Non, il faut être

civilisé. Les blancs ont des nounous noirs. On va applaudir une nounou

Sans papier.

Bonjour, je suis Leslie Konda.

Chaque année, deux personnes meurent encore du sida. Deux millions ! De quoi

Deux millions de personnes meurent du sida.

Tout ça ? Putain ! Allez, on reprend.

Action. Bonjour.

Je suis Leslie Konda.

Chaque année, 2 millions de personnes meurent encore du sida.

Cette pandémie pourrait cesser.

Alors faites comme moi et dites oui à la vie ! Parfait ! Ah tu, ils sont là.

C 'est pas un peu trop le sourire et les pouces levés pour un sujet comme ça ?

Vous savez, on a tellement de misère en Afrique, c 'est pas la peine d 'en

rajouter encore à la télévision.

Vous qui savez, hein ? Faites -moi confiance.

C 'est le sida, mais il faut que ça reste festif.

Tu vois ?

Toi qui avais peur d 'être timide devant les caméras.

Super, champion.

Fabuleux ce que tu fais pour ton pays.

Tu sais, moi, c 'est que mon pays d 'origine.

Je connais rien ici.

Ah ouais ? Est -ce que la France, tu la connais mieux ? Bah oui.

Chante -moi la Marseillaise.

Quoi ? Chante -moi la Marseillaise, je te dis.

Allez.

La patrie, le jour de gloire est...

Sous -titrage Société Radio -Canada

le perso de l 'humanité.

Ah ! Ah ! Regarde !

Moi

-même, j 'ai eu la chance de faire mes classes militaires en

Bavière.

J 'ai appris à venir à bout de mon adversaire physiquement, mais

aussi psychologiquement.

Un gesunder Geist in einem gesunder Körper.

Si tu sais seulement ce que cela signifie. Un esprit sain dans un corps

? Facile.

C 'est bon.

Mais fais -toi un. Il va finir par te prendre ta place.

Sous -titrage Société Radio -Canada

J 'aurais pu tous tout tuer, là ! Mais il n 'avait pas mis son clignotant ! N

'ayez pas peur, monsieur.

C 'est par rapport à mon joueur. Non, mais ça va, j 'ai pas peur. Si, t 'as

! Mais il a raison ! Faut quand même faire attention ! Tu veux gâter mon

? Mais le facocheur a été touché, monsieur le président.

Ah bon ? Je l 'ai touché ? Oui, oui, monsieur le président. N 'est -ce pas,

monsieur Didier ? Ouais, ouais, la jambe droite.

Il vaut du jarret, là.

Vers le gigot.

Allez, dépêchez -vous ! Dépêchez -vous ! Dépêchez -vous ! Monsieur le président

! Monsieur le président !

Il est là, M. le Président ! Il a été touché ! Alain, t 'as pas j 'avoue !

Ça

part, il est mort ! Il est mort ! J 'en ai putain en plein cœur ! J 'ai eu du

coup de fusil, M. le Président.

Facochère ! Vous voyez, monsieur Didier, je suis cerné. Puis

saisir ma proie.

À vous d 'en faire autant.

Oui, si, si.

Souillé.

Bonjour.

Ah, bonjour.

Je l 'y crois.

Ah ça ? C 'est ma mère qui me l 'a offert pour ma communion.

Je la quitte jamais.

Et moi, j 'ai toujours le petit ange de mon baptême.

C 'est mignon, non ? Ouais.

Bonne journée.

Que Dieu l 'accompagne.

Ah, oui ! Alors, monsieur Didier,

comment se passe votre séjour ? Bien, merci.

C 'est un personnage admirable, ce président Bobo. Vous avez vu, l 'autre

comment il a remis à sa place le ministre des Caminés ? Hein, vraiment ?

prendre la brosse, la toilette, ou je vais te manger tout crudel à ma nuit, là

-dedans.

Depuis que j 'ai dû quitter l 'Alger, je ne peux plus bouffer une olive.

Mon père en cultivait sur son modeste domaine au milieu des tares.

Il avait une petite cuisinière.

Elle nous faisait un couscous avec l 'huile pressée au village.

Elle avait un de ces culs.

Putain d 'accord des viandes.

Oh, champion.

Alors, je t 'ai vu avec la petite.

Ça drague ? Arrête, Elphibien.

Tu le parles.

Ça va encore être une des putes du palais. Pas du tout. Elle est blanche.

Mais tu réfléchis à ce que tu dis.

C 'est une pute de lèvre. C 'est ma fille.

Ah, ravie de mentir.

Tu t 'occupais de ce que je t 'ai demandé ? Puis les gens sont simples.

C 'est pas comme en France où on passe notre temps à râler.

Bon, on va quand au village de ma mère, là ? Et puis, il y a une vraie joie de

vivre. Bon, ça va ! Si je suis venu ici, c 'est pour aller au village de ma

mère. Alors, tu fais ton travail, OK ? Ça va, calme -toi.

On n 'est pas en banlieue, ici.

Et là, ce sont des places bonnes. On a reçu plusieurs caisses. C 'est une arme

plutôt efficace.

Ah, elle, Didier, mein Freund.

Que peux -je faire pour vous ? Monsieur le Président, il faut absolument l

'emmener au village de sa mère.

Donc là, ce sont des tasers.

Ils ont envoyé quoi d 'autre ? Des gaz lacrymogènes, des matières électriques,

des boucliers anti -émeutes. Comment on va faire pour tuer les gens avec tout ça

? Ce sont des armes sécuritaires destinées à maintenir l 'ordre.

Donc aujourd 'hui, on maintient l 'ordre de s 'en tuer ? Lieutenant Yaya, tu es

sûr de toi ?

Il faut tirer à quelle distance ? Entre 1 et 2 mètres, mon capitaine.

Toi.

Qui, moi ? Non, toi. Moi, je suis président.

Vous savez, je suis un petit peu cardiaque. Puis alors, je fais aussi des

petites crises. On vient de te dire que c 'est inoffensif.

Tu es Breton, n 'est -ce pas ? Une ethnicienne ! Ne commence pas à faire

calacala. Tiens.

Dis -lui dessus.

Monsieur le prisonnier, je ne viens pas du tout d 'une ethnie fière.

Si nous voulons amener les flûts au village de Caillou, il faut bien que

testions nos armes de sécurité.

Oui, oui, mais je fais des cris de cardiaque.

Vous avez un flût.

Il est tombé comme du n 'importe quoi.

On dirait la girafe qui s 'en mêle les pattes.

Vois -moi la tête.

Mais ça, c 'est que l 'odeur.

Ça sent mal.

Mais ça sent le caca.

Ah oui, c 'est ça, voilà. Ça sent le caca.

Le taser entraîne une paralysie musculaire. Il arrive que la victime se

immédiatement. Je m 'envoie pour me protéger.

Une arme qui fait faire caca.

Rejettez -moi vos histoires de taser, là.

Ça, à l 'hôpital, vous sonnez la constipation.

Le Botswanga doit poursuivre son développement économique que j 'ai moi

institué. Nous ne devons pas verser dans la...

La gabegie financière. Si tu sais seulement ce que cela signifie.

Donc, tu n 'auras pas les clés du jet.

Alors, M. Pierre.

Quoi, M. le Président ? Trois centimètres, hein ? Et l 'autre ?

Trois centimètres aussi, M. le Président. Tout va bien.

Bien. Faut continuer à surveiller.

Je tenais également à vous prévenir que le village est prêt à recevoir le

footballeur. Nous avons pour cela...

Ne

divulguez aucune

information politique devant mon fils Bobo Junior.

Je le soupçonne de préparer un coup d 'État.

Un coup d 'État ?

Et alors ? Est -ce que la Bluetooth n 'a pas... Ah, c 'est fini, c 'est ça ? Si,

M. le Président.

Écoutez, M. le Président, je pense que poursuivre vos accords avec le groupe

Totel, c 'est aussi poursuivre avec la France.

Moi, j 'ai connu dans ma jeunesse le déchirement algérien, je voulais pas

ça une deuxième fois.

Ah, vous auriez vu.

Une danseuse de cabaret à Rouen.

Monsieur Tokar, nous vous remercions pour votre danse du ventre, mais vos

histoires avec vos Arabes, là, ça ne nous intéresse pas.

Pour l 'instant, je constate que vous voulez exploiter nos forêts à des tarifs

de mafiosie.

Et vous me demandez de ne pas négocier avec les Chinois.

qui me propose deux fois plus d 'argent. Monsieur le Président, en rompant votre

partenariat avec le groupe Totem, je pense réellement que vous maîtriez à mal

les relations entre nos deux pays. Tu me parles encore une fois comme ça, je te

renvoie. Est -ce que je t 'ai interrompu quand tu as parlé ? Monsieur le

Président, je voulais simplement... Je t 'ai posé une question !

Toi -même, c 'est ma nièce ! Tu m 'interroges avec ton éducation de

Tu crois que tu vas venir encore ici nous faire la colonisation ?

Tu

vois bien ? Moi, on m 'applaudit.

Est -ce que toi, on t 'a applaudi quand tu as parlé ? Non, monsieur le

président.

Donc, premièrement,

Je ne signerai pas de tel tarif avec ton tel.

Et deuxièmement ? Quel deuxièmement ? Je suis obligé de mettre un deuxièmement

? Je suis obligé ? Tu as posé une question ? Je suis obligé ?

Ah, fous -moi la paix avec tes deuxièmes mains, là !

Au

fait, eh Didier... Je ne vous

ai pas dit, nous allons pouvoir nous rendre dès demain

au village de Caillot.

J 'ai rempli mon contrat.

A vous de remplir le vôtre.

Mon cher M. le Président, excusez -moi de vous déranger en plein dîner. Je

chercher quelques affaires que j 'ai laissées au palais. Mais ne t 'excuse

Tu connais le grand respect que j 'ai pour ta fonction.

Où sont tes attributs ministériels ? Eh ! Alors soyez le bienvenu au palais, M.

le ministre des cabinets de la nation.

Merci, M. le Président.

Vous n 'avez pas honte.

Oh, ça va.

C 'est une malformation que j 'ai depuis la naissance. Ça m 'a jamais empêché de

donner du plaisir aux femmes.

Est -ce que c 'est puéril de comparer la taille des sexes ? Je vous parle pas de

votre maçon. Je vous parle de votre collaboration avec un titrateur.

Ah ça, c 'est pas parce que vous avez été viré qu 'il faut cracher dans la

soupe.

Est -ce que vous savez même pourquoi j 'ai été viré ? Est -ce que vous savez

même pourquoi j 'ai volontairement ralenti la construction de cette route ?

Parce que c 'est la route de la honte.

Parce que... Tenez, on ne sait jamais.

Vous ne restez pas dans votre bureau, M. Elmini ? Je n

'ai même pas lavé les mains.

Merci, merci, Maman Jacqueline, pour la soirée où nous nous rencontrons. Vous me

connaissez, vous me trouvez, Maman Jacqueline, vous êtes une maman. Mais

vous prie, Maman Jacqueline ! Fais -le dans le vent, fais -le dans le vent,

-le dans le vent, fais -le dans le vent.

Pour des raisons de nuisance sonore, je me donne de couper la musique. Mais la

fin continue ! Démocratie !

Dictateur ? C 'est pas ça, un dictateur.

Dictateur, c 'est Ben Ali, Moubarak, Mohamed VI.

Quoi que non.

Les bons hôtels à Marrakech.

Tu as une bonne nouvelle ? Je me suis défoncé pour toi.

Demain, on va au village de ta mère.

Merci. Tant du plaisir.

En plus, toutes ces prostituées et tout ça, dans un pays où les gens n 'ont

rien, je pense que c 'est pas bien.

Je vais te dire un truc, tu as mille fois raison.

Il y a même des jours où je me dégoûte moi -même. Parce que c 'est des

comportements de colons comme ça qui tuent l 'Afrique depuis des siècles.

Ça, c 'est la fuite de ses talents.

Un brillant intellectuel africain qui paye d 'origine, quelque part, il

contribue à l 'appauvrissement de l 'Afrique.

Même chose pour un sportif.

Enfin, moi, je n 'ai pas grandi ici.

Je ne parle pas pour toi en particulier. Toi, tu as encore le choix de ton

équipe à l 'international.

Jouer en équipe de France.

Ah ouais ? Tu parles.

On la connaît, la logique de l 'équipe de France.

Quand vous gagnez, c 'est la France blague -blambeur qui triomphe. Puis dès

vous perdez, c 'est ça suffit, il y a trop d 'étrangers dans l 'équipe.

Tu veux perpétuer la tradition du tirailleur.

Tu veux que je joue si je joue pas en équipe de France ? J 'en sais rien.

Le jeu, moi, c 'est que tu sois heureux.

Le reste... Hé ! Je vais quand même pas jouer pour les crocodiles du Po -Sanga.

Alors là, j 'y avais pas pensé, mais c 'est super courageux.

Dire non à tout le tralat médiatique de l 'équipe de France pour aller défendre

les valeurs de ton pays, je suis un peu l 'artiste.

Monsieur, explique -moi.

Tu crois ? Évidemment.

Sur la Torah.

Et je vais te dire un truc, ça m 'étonne pas tout.

Parce qu 'on est fait du même bois, toi et moi.

Alors, qu 'est -ce que tu fous ?

Qu 'est -ce qui t 'arrive, toi, il y a quoi ? Bouge, je te dis ! T 'es en

mission, Jean -Claude ? Fais -le pour ton pays.

Mais chaque fois qu 'il vient au pays, il me dit toujours « How do you do, papa

? How do you do ? » Non, vraiment, j 'aime bien ton papa, ton gars dessus.

Alors, Jean -Claude, t 'as réfléchi à ce qu 'on s 'est dit hier soir ? C 'est

quoi ?

C 'est du mot de sang, gars.

Ah, euh... Après, j 'ai discuté avec mon pote Julien au téléphone et on s 'est

dit que c 'était pas une bonne idée.

Pote, ce qu 'il fait dans la vie, ton pote Julien ? Il est steward.

Steward. C 'est quoi le rapport ? Il donne des conseils, moi, pour sucer des

billes ? Mais non.

Steward. C 'est ceux qui donnent les plateaux dans les avions.

Vas -y, on s 'en fout, ça change rien. Ça me tue, tu me fasses pas confiance.

Je me défonce pour t 'emmener au village de ta mère, c 'est comme ça que tu me

remercies ? Tu me fais beaucoup de mal.

Ah, voici le village de Kaidjo.

C 'est dans ce petit village qu 'est l 'âme même du Botuanca.

Dans ce village, moi -même, le capitaine Bobo, j 'ai grandi dans une case.

Aujourd 'hui, j 'ai tout. Je pourrais me pavaner comme un prince, mais comme on

dit chez nous, l 'oiseau sur le baobab ne doit pas oublier qu 'il a porté des

lunettes.

C 'est -à -dire que quand l 'oiseau doit... Bon, qui a connu celle qu 'on

appelait Georgette Bumbo ? Moi.

Tu l 'as connue ? On a été élevés ensemble.

C 'était comme ma petite -sœur avant qu 'elle quitte le village.

Eh bien, accueille ton fils.

Et sois fier de lui.

Car elle est un grand représentant de notre nation.

Mon fils.

Tu viens retrouver la terre de tes ancêtres, la terre de Botswanga, la

Kaijo. À travers ces fleurs, ces arbres et ces fruits, tu continues à vivre dans

l 'éternité de notre terre sacrée.

Et que ton fils, ici présent, continue à chérir et à défendre notre terre du

Botswanga comme tu l 'aurais voulu.

Je suis Botswanga.

Je suis Botswanga.

À toi.

C 'est la tradition.

Tu dois marquer ton respect à la Défense.

Je suis Botswanga.

Tu parles du vent, pas de ta merde.

J 'ai beaucoup de sang.

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