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Original subtitles

AllĂ´ ?

Alex ? C'est Jean-Paul.

Ça va aller, monsieur. Vous restez avec nous.

J'ai tant de choses Ă  te dire.

T'as loupé mes 22 derniers anniversaires.

Je sais.

Tu te souviens de rien ?

Et vos cauchemars, ça continue ?

Ça s'arrête pas.

Ecoutez, votre cerveau peut créer des images qui n'ont jamais existé.

Une sorte d'ennemi que vous pouvez blamer.

Combien de temps ?

- Pardon ? - Combien de temps que je suis lĂ  ?

20 minutes, je dirais.

Restez tranquille, Monsieur. Je vous emmène à l'hôpital.

Merci, merci.

L'hosto, j'ai déjà donné.

- Elle est où la personne que j'ai renversée ?

- Il y avait que vous.

Comment ça, il y avait que moi ?

Ça va ?

Ça va ?

Non.

Pas lĂ , non.

Je dors plus et...

Je crois que je suis en train de tirer des pattes, en fait.

Ecoutez, prenez ça une fois par jour.

Pas plus.

- Déconnez pas avec les doses. - OK.

Merci pour ça.

Vous pouvez m'aider Ă  l'enlever ?

Attendez, laissez-nous finir lĂ , c'est important pour l'assurance.

Je m'en fous, je suis pas assuré.

Comment ?

Je déconne, je l'ai à la maison. Allez aidez-moi. Allez les mecs !

A trois...

Je suis pas sûr que ça va fonctionner.

Ça marche. C'est du japonais, c'est bon.

Bonsoir, toi. Qu'est-ce que tu fais là, chérie ?

Elle va bien. Elle est juste un peu déshydratée, c'est tout.

Zoé ? Ma chérie, c'est maman.

C'est vous qui l'avez retrouvée ?

Prenez votre temps. Je vous attends dans le couloir.

- Lieutenant ? - Oui ?

J'ai les résultats d'analyse.

C'est du sang humain, mais pas celui de la petite.

D'accord. Merci.

Vous ĂŞtes bien au cabinet du Dr Sonia Vasseur.

Merci de laisser votre message...

Putain.

Salut.

J'étais juste venu prendre quelques affaires.

J'étais sûr que t'étais en cours. Je suis désolé.

Ben, j'ai... oublié mon portable.

Ça va ?

Et toi ?

Toujours Ă  l'hĂ´tel, en attendant de prendre un appart si...

Je te disais ça pas pour te mettre la pression.

Je sais.

Tu sais ce qui me fait le plus mal, lĂ -dedans ?

C'est que je suis ni ton mari ni le père de Pauline.

Pourtant, j'avais l'impression qu'on avait dépassé ça ensemble,

toutes ces dernières années.

Jusqu'à ce que Falco se réveille.

J'ai juste besoin d'un peu de temps pour encaisser.

T'as eu 22 ans pour encaisser.

Je comprends pas comment elle ait pu se retrouver dans ces bois.

Elle était avec vous, hier soir ?

Non. Elle était avec Mathieu, mon fils. Il a 19 ans. Il devait la garder.

Je passais la nuit chez ma mère.

Elle vous a parlé de ce qui s'est passé ? Non ?

Rien de précis. Elle m'a parlé de bruit,

d'explosion, de voiture, de Mathieu.

Et il est où mon fils ? Il répond plus à son portable.

Je vais le retrouver. Vous avez une photo de lui ?

- Votre fils, il a une voiture ? - Euh... Oui.

- Quel genre ? - Euh... Une Corsa.

La couleur ? Excusez-moi.

Orange. ça va, ça ?

Très bien.

- Je vous appelle qaund j'ai des nouvelles. - Merci.

- Vous répondez pas ? - Non, pas là non.

Vous avez une princesse, Chevalier ?

Ah non. Ce serait plutôt la reine mère.

C'est vrai que c'est pas pareil, ça.

Maintenant j'ai une bonne situation...

Est-ce qu'elle sait pas que vous ĂŞtes flic ?

Mais non j'ai une bonne situation: elle veut que je me case.

C'est normal. C'est les mamans, ça.

Sauf que là, elle veut absolument me présenter la fille de sa voisine,

Marie Claire. Une vraie teigne.

Une femme, un enfant, le pavillon, le labrador...

Franchement, ça fait rêver qui un truc pareil ?

Pas mal de gens, Chevalier. Pas mal de gens.

Stop.

Faites marche arrière.

LĂ .

Ils se sont faits tirer dessus.

Quartier général pour Cristal.

Quartier général pour Cristal.

Oui, Cristal. J'écoute.

Oui, lieutenant Chevalier.

On a retrouvé la voiture de Mathieu Orueta.

Impacts de balle sur le flanc gauche et dans la vitre arrière.

Du sang dans l'habitacle. Pas de corps.

- Terminé. - Je préviens la PJ et le légiste.

Chevalier !

Merde.

- Je crois qu'on a un problème, là. - C'est qui lui ?

J'en sais rien. En tout cas, ils l'ont torturé.

Oh, putain...

La victime s'appelait Florian Rotin, 22 ans.

Lacérations multiples, brûlures type cigarette,

contusions visage et corps.

Il a pris la première balle à l'épaule

et il a été achevé d'une balle dans la tête une heure plus tard.

Merci, monsieur.

Je viens d'avoir le proviseur de Mathieu et Florian.

Ils étaient en BTS tourisme ensemble.

D'apres ce qu'il m'a dit

C'est un peu tendu entre eux. Ils se sont battus la semaine dernière,

et ça a été assez violent.

- M. et Mme Rotin sont lĂ . - Faites entrer.

Non non non, restes-lĂ .

Bonjour, je suis Philippe Piron le médecin légiste.

Est-ce que c'est obligé de faire ça tous les deux ?

Non. Un seul parent suffit.

Désolé, je peux pas. Je peux pas.

Vous avez besoin d'un verre ?

La dernière fois que je lui ai plarlé, je l'ai traité de petit con.

Malheureusement, on sait jamais

quand c'est la dernière fois qu'on parle aux gens qu'on aime.

Votre fils, il faisait quoi, hier soir ?

Comme d'habitude, il était avec sa petite copine,

Adeline. Il y avait aussi Mathieu.

- Adeline comment ? - Aunis.

Adeline Aunis.

Et Mathieu et Florian, ils s'entendaient bien ?

Ils sont potes depuis qu'ils sont mĂ´mes. J'ai jamais trop senti ce gosse.

Un nerveux qui tient pas en place. Vous avez pu lui parlé ?

Pas encore, non.

Votre fils, est-ce qu'il avait changé, récemment ?

Je veux dire dans ses relations, dans ses fréquentations ?

Oui et non. Il voulait prendre une année sabbatique

pour faire le tour du monde avec Mathieu et Adeline.

On n'était pas d'accord pour qu'il lache ses études.

Qui a bien pu faire une chose pareille Ă  mon fils ?

Qui a bien pu faire une chose pareille Ă  mon fils ?

Je sais pas, monsieur.

Putain de métier de merde.

Bon.

La semaine dernière, Florian se bat avec Mathieu.

Ce matin on trouve le corps de Florian à quelques mètres de la voiture de Mathieu

qui lui-mĂŞme est maintenant introuvable.

Ce qui nous fait un beau suspect.

Deux, avec Adeline.

Vous diffusez leurs photos et je relance la recherche ?

Oui et n'oubliez pas de préciser qu'ils sont armés.

Ils se connaissent depuis qu'ils sont mĂŞmes Chevalier.

Ils l'auraient torturé ou lui coller une balle en pleine tête ?

Les gens tuent pas son meilleur ami. Et sûrement pas comme ça.

Triangle amoureux, bagarre qui déchaîne à jalousie. Vous savez, Falco,

j'ai pas une imagination dépendante.

Mais je peux vous donner 20 mobiles pour tuer son meilleur ami.

Nom de Dieu.

- AllĂ´ ? - ArrĂŞte.

Alex, c'est Jean-Paul.

Le parrain.

Alex mon indic, il a des infos sur les frères Robiani.

Appelle Chevalier. Il s'emmerde, lui, le week-end, ça lui fera plaisir.

- Je peux l'écouter ? - Oui.

- Je l'entends. - Oui.

Il bouge.

Alex ?

Alex !

Ouvre-moi, s'il te plaît.

Alex.

C'est Jean-Paul.

Salut, Falco. Ça va ?

Super.

Merci.

Ah bah non.

Si j'ai pas votre sourire, c'est quoi ma motivation pour venir bosser ?

Ah ben, les blagues de Chevalier.

On a localisé Mathieu ou Adeline ?

Introuvable. Leurs téléphones sont éteints.

J'attends les relevés de carte bleue pour voir si on peut les tracer.

Pause, petit déj' ?

Merci, commisaire.

Non, merci.

Toujours pas de trace ?

Rien.

Convoquez-moi tous leurs amis lĂ .

- On va bien en trouver un à qui les gosses ont raconté quelque chose. - Ok.

- Falco ? - Quoi ?

Téléphone.

Ah non. Le mien, il bouge tout seul, quand ça sonne.

C'est celui de Florian, c'est Mathieu.

Eva, lancez une géolocalisation.

Silence tout le monde .

Bon courage.

Silence !

- AllĂ´ ? - Florian ?

AllĂ´, tu m'entends ?

Mathieu, écoute-moi, je suis Alexandre Falco.

Je suis lieutenant de police. Ne raccroche pas.

Comme ça, c'est la police. Pourquoi vous avez le portable de Florian là ?

Dites-moi oĂą vous ĂŞtes donc je peux vous aider.

Il est oĂą, Florian ?

- Eva... - Faites durer.

Il lui est arrivé quelque chose là ?

Calme-toi, on va t'aider, on va t'aider.

écoute-moi.

Ta mère est folle d'inquiètude. Maintenant il faut que tu la rassures.

Dis-moi oĂą tu es.

Putain, c'est la police. Il arrive un truc Ă  Florian.

- Quoi ? - Mathieu, Mathieu...

Mathieu, ils nous ont retrouvés !

- Eva ! Mèred ! - Cours ! Cours !

Il y a eu des coups de feu. On l'a ?

Place de la Concorde !

Appelez les secours. On fonce.

Il y a une fusillade, place de la Concorde. Envoyez les secours d'urgence.

Elle va s'en sortir ?

Avec 2 balles dans le dos, espérez pas trop. Je vous tiens au courant.

- Il est oĂą le gosse ? - On n'a pas de trace de lui.

On a récupéré son téléphone par terre.

Pas de corps, pas de Mathieu. Peut-être qu'ils l'ont enlevé, non ?

Ils laissent la fille à moitié morte et lui, ils l'embarquent ?

C'est celui de Florian. C'est Mathieu.

- Eva, lancez une géolocalisation. - Silence, tout le monde.

Silence !

- AllĂ´ ? - AllĂ´, Florian ? AllĂ´, tu m'entends.

Mathieu, écoute-moi, je suis Alexandre Falco.

Je suis lieutenant de police. Ne raccroche pas.

Comment ça, c'est la police ?

Pourquoi vous avez le portable de Florian ? Il est oĂą lĂ  ?

Adeline, c'est la police. Il arrive un truc Ă  Florian.

- Qu'est qu'il lui est arrivé ? - J'sais pas.

Il lui est arrivé quoi ? Il est où, là ?

Putain...

- Mathieu, Mathieu, ils nous ont retrouvés! - Cours ! Cours !

Des mecs tirent en pleine journée au milieux de la foule.

Je sais pas avec qui ces mêmes se sont embrouillés,

mais c'est du lourd, Chevalier.

J'ai récupéré les portables des passants.

Pour une fois, le voyeurisme va servir quelque chose.

Mais non, appuyez lĂ .

C'est pour ça qu'ils ont laissé filmer Mathieu.

Il n'est donc pas le meurtrier, mais plutĂ´t le prochain sur la liste. Oui.

Messieurs, commissaire Cabit, BRB.

Enchanté, Falco.

On a eu le résultat de la ballistique.

La balle qui a tué Florian est liée à un de leurs dossiers.

Vous nous expliquez ?

Alors, l'arme a été utilisée dans un vol à l'armé,

il y a deux semaines.

Le brigandage d'un fourgon, rue des Capucines.

Le flingue n'a pas été retrouvé,

mais on est sûrs qu'il s'agit de Jonas Delmarian,

- je crois bien, c'est un gros taré. - Celui-là ?

Oui. Garde Ă  vue, saisi et fouille...

Impossible de preuver quoique ce soit

alors que ce type a un pedigree long comme son troisième bras.

Pourquoi une figure du grand banditisme descendrait des gamins comme des lapins ?

Je sais pas.

Peut-être que Delmarien les avaient recrutés.

En BTS tourisme ?

Eva...

Eux, ils ont dĂ» voir un truc qu'il fallait pas.

Genre le braquage du frocon.

- Par exemple. - Delmarian les a vus lui aussi.

Les questions, c'est pourquoi est-ce qu'ils sont pas allés voir les flics ?

Parce qu'il a trouvé qu'il est menacé pour qu'ils la ferment,

comme d'habitude.

Je suis désolée. Elle sent que je suis morte d'inquiétude.

Elle me décolle pas depuis hier.

Je comprends.

Je vais vous aider, attendez.

Merci.

Elle a rien dit d'autre sur ce qui s'est passé ?

Non. Elle a parlé, un accident,

du bruit. Je crois qu'elle a pas vraiment réalisé.

Apparemment, Mathieu lui a dit de courir très vite.

Il lui a probablement sauvé la vie.

Zoé, regarde qui j'ai rencontré qui te cherchait.

Alors je lui dis que ça tombe bien, je la connais et en plus je vais la voir.

Un petit nounours magique.

Qu'est-ce qu'on dit Zoé ?

On s'en fout, du "merci". Il te plaît ?

C'est ça qui compte.

Est-ce que vous auriez entendu Mathieu ou un de ses amis

parler d'un certain Jonas Delmarian ?

Non.

Bien sûr que si.

Zoé, tu vas montrer ta chambre au nounours.

- Hein ? - Oui.

A tout de suite, chérie.

Ecoutez, madame.

Si je retrouve pas votre fils avant lui,

la prochaine fois que vous le verrez, ce sera pour identifier son corps Ă  la morgue.

Vous comprenez ça ?

Ça sert à rien de nous mentir.

Il y a deux jours, en bas de l'immeuble,

il m'a tenu la porte et il m'a demandé de saluer mon fils pour lui.

- C'est lui qui cherche Mathieu ? - On sait pas encore.

Votre fils se cache.

Il va sûrement essayer de vous contacter.

Est-ce que c'est déjà fait ?

Non.

Très bien.

S'il le fait,

appelez-moi ce numéro.

Je sais pas dans quoi Mathieu s'est fouré.

Si son père était encore là, tout serait différent.

Tenez.

Courage, madame.

Vous pensez Ă  quoi ?

A ce qu'elle a dit.

Si son père avait été encore là, tout aurait été différent.

- On fait tous ça. - Comment ça ?

Si j'avais appelé, si j'avais dit non,

si j'avais dit oui...

Si j'avais pas pris une balle dans la tĂŞte.

Chevalier, vous pensez pas qu'on peut avoir une vie parallèle, ailleurs,

dans laquelle on fait d'autres choix ?

- C'est une question sérieuse ? - Oui.

Vous, par exemple, si vous aviez pas été flic, vous auriez fait quoi ?

Gendarme.

Gendarme ?

Ouais. Pourquoi ?

Non, pour rien.

- Bon, j'ai faim. Pas vous ? - Non. Pas lĂ , non.

Je vous retrouve Chevalier. J'arrive.

On a du nouveau ?

Delmarian est sous surveillance, mais pour l'instant rien Ă  signaler.

Maintenant qu'il sait qu'on est derrière lui, donc il bougera pas une oreille.

- Ça a l'air bon. Je peux goûter ? - Oui. Allez-y.

- C'est quoi ? - Daube marseillaise.

Mais vous voulez pas utilisez une fourchette,

plutĂ´t que vos grosses mains, pleine de doigt.

AllĂ´ ?

Lui-mĂŞme.

Où ça ?

Très bien. J'arrive.

Je reviens.

Il serait pas en train de nous faire le coup du cow-boy solitaire, lĂ  ?

Ben si.

Une seconde.

- Oui, maman. Oh... Pardon. - Oui, monsieur le préfet.

Maman, je t'ai dit de jamais m'appeler au boulot.

Non. Mais non, mais...

Lache-moi avec Marie Claire maintenant. Ça suffit.

Oui.

Ben, voilĂ . Moi aussi, je t'aime. Bisous.

Merci de m'avoir appelé.

J'ai déjà perdu mon mari. Je veux pas perdre mon fils.

C'est qui ça ? C'est qui ? Putain !

Putain ! Mais je t'avais dit que je gérais là !

Je suis désolée, mon chéri. Mais il est là pour t'aider.

Pour m'aider ?

Adeline s'est faite buter devant tout le monde dans plein jour.

Vous étiez où les coeufs là ?

Justement, puisque t'en parles, ils l'opèrent ce matin.

Je te cache pas que c'est chaud.

Ça aussi, tu gères ?

Si tu témoignes pas, je peux rien faire.

Je peux pas.

- Tu peux pas ? - Non.

En mĂŞme temps, je te comprends.

Puisque j'ai un peu l'impression que cette fois, tu t'es attaqué à du lourd.

Il a pas vraiment une bonne gueule.

Bon appétit.

Au fait, il est passé voir ta mère il y a deux jours.

T'es au courant ?

S'il te retrouve pas, tu crois qu'il va faire quoi, Ă  ton avis ?

C'est quoi cette histoire ? Comme ça ? Il est passé la voir ?

Qu'est-ce que vous faites là ? Il faut la protéger.

Comment ? J'ai rien contre lui.

En revanche, si tu témoignes, moi,

dans 5 minutes, je lui colle le RAlD au cul, tu comprends ça ?

Ça sert à rien, ça.

Il a des potes partout, il cherche Ă  me le venger.

Mais au fait, pourquoi il te cherche, toi ?

Tant que je te fais pas signer de déclaration,

tu risques rien. Allez, parle-moi.

En fait,

Florian, Adeline et moi, on était dans ma caisse.

On était en train de fumer,

et lui et ses potes se sont garés à côté de nous.

T'as vu leurs visages et t'as vu le braquage. C'est ça ?

- Je suis fatigué là. - Tu m'étonnes.

Foutez-moi la paix.

Mathieu...

Quoi ! Est-ce que vous oubliez ce que je vous ai dit, je témoignerai pas.

J'ai jamais vu, j'ai rien vu, j'ai rien entendu.

Foutez-moi la paix ! Vous en mĂŞlez pas, OK ?

Si, je vais le faire.

Tu sais pourquoi je vais le faire ?

C'est pas pour toi. C'est pour ta famille.

Alors t'as raison, continue Ă  jouer le bonhomme.

Mais pourquoi vous l'avez laissé le choix ?

Il fallait le ramener ici.

Il a peur et il a raison.

Si on le voit avec des flics,

on sait ce que fera Delmarian.

Il peut toujours témoigner sous X.

"Sous X" ? C'est quoi, ça ?

Depuis 2002, si le juge l'autorise,

on peut passer sous silence son nom et sa signature.

Sauf que Delmarian saura forcément qui l'a balancé.

Il est oĂą ?

Dans une baraque abandonnée sur la D316.

Tant que Delmarian peut réagir, le même parlera pas, c'est tout.

Et sans lui, on n'a rien sur Delmarian.

Eh ben, on va briser le cercle.

Venez Chevalier, vous allez voir, nous aussi,

on peut mettre des coups de pression. Eva, hop, petit café.

Merci.

Reste assis.

Bon appétit. Messieurs dames, bonjour.

- Messieurs. - Lieutenants Falco et Chevalier.

C'est la police.

Je vous serre pas la main.

- Je t'en supplie. - C'est sympa de venir me voir.

Ça me change un peu des crétins de la BRB.

Ah, les jeueurs de BRB.

Justement, j'en parlais avec mon collègue

je me disais que comme on risquait de travailler ensemble,

autant se rencontrer directment. Qu'est-ce que tu penses ?

- On va bosser ensemble ? - Ouais.

Tu sais, le coup du... le tueur, le flic, l'arrestation...

Un peu comme dans les films adventurants quoi.

"Un tueur" ? Ah non. Il y a pas de ça chez moi.

- Il y a pas de tueur ici ? - Non.

Merde, Chevalier. On s'est gourés.

T'aimes la thune.

Joncaille, costard Ă  l'italienne...

Un vrai petit Corleone. Malheureusement, pour toi,

t'as ni sa classe ni surtout son talent.

A propos de ça,

J'ai lu le dossier du braquage des Capucines.

En fait, bravo, les mecs. Super boulot.

Sérieux. Efficace, rapide,

presque propre.

Malheuresement t'as laissé des témoins derrière.

Et ça, tu sais que tu peux pas te permettre.

Alors t'ajoutes homicide volontaire à attaque à main armée,

et lĂ , 30 piges incompressibles.

Pour 150 000 euros, je trouve que le niveau de rendement c'est bien moyen.

Qu'est-ce que t'en penses ?

Ah ouais ?

Des témoins ? C'est ce qu'on vous a dit ?

Ben ouais.

- Vous y avez cru ? - Pourquoi pas ?

Vous êtes plutôt du genre naïf, monsieur... Falco, c'est ça ?

Vous ĂŞtes le flic du coma ?

Exactement.

J'ai lu vos histoires dans la presse. Ca m'a ému, Monsieur.

- Carrément ? - Ah oui.

Quelle tragédie. Au réveil, avoir tout perdu comme ça...

Tout, ouais.

Hé, si ça se trouve, lieutenant,

vous êtes en train de rêver cette scène.

Ah, merde.

Moi, j'existe pas, et votre coéquipier non plus.

Et si ça se trouve, vous êtes dingue, seul,

allongé sur un lit d'hôpital, toujours dans le coma,

alors que le monde vous a oublié.

Et il y a quelqu'un d'autre qu'est en train de baiser ta femme.

Tu sais, c'est pas con.

Sérieux, Chevalier, c'est pas con ça. Du coup, je peux te faire une confiance ?

- Ouais. - Approche.

Ça va, ça va.

Touche au gamin, et je te promets que je reviens.

Et cette fois tu seras moins content de me voir.

Bonne journée, messieurs.

Je pense qu'on a bien réussi à inverser la vapeur. Non ?

On va surtout réussir à se prendre une plainte pour violence policière au cul.

Ça va pas bien dans votre tête ?

Delmarian est méticuleux. Il va réagir.

Et dans l'urgence, on fait toujours une connerie Chevalier.

Moi c'est lĂ  ce que je compte.

J'ai mis un coup de pression Ă  Delmarian

pour essayer de le pousser Ă  la faute.

Mais il va finir par te retrouver, et moi je serai pas toujours lĂ .

Si je témoigne, vous savez qui se passera ?

Il me butera.

Puis il butera ma mère et ma sœur.

Il a déjà buté mon meilleur ami. Vous savez ce que ça fait ?

Un peu, ouais.

Je vais me barrer avec ma famille, loin d'ici.

T'as vu trop de films.

Les mecs comme lui, je les connais.

Si tu parles, il prend 30 piges.

Tant qu'il t'aura pas descendu, il te cherchera. C'est comme ça.

Dors un peu, on verra.

En tout cas, c'est sympa d'ĂŞtre venu.

Oh, la plus belle, la princesse...

25 ans d'amitié...

et il y a rien qui bouge.

Alex, à quoi tu joues ? Tu sais très bien qui est le coupable.

Combien de fois il va falloir que je te le dise ?

- Oui, Chevalier. Une seconde. - Oui.

- Je vous écoute. - J'ai du changement.

Bon ou mauvais ?

Moyen bof. Ça explique pourquoi Mathieu parle pas.

Les gamins passaient un examen le jour du braquage en hors de Paris.

Ils ont pas pu pouvoir voir Delmarian.

Comment ça ?

Il y a trois jours Mathieu a acheté 3 billets open tour du monde.

Total de la transaction: plus de 10 000 euros.

Il va passer leurs compte Ă  vue.

Mais Ă  priori, aucun des trois n'avait cet argent en banque.

Oh, putain.

Ces abrutis ont volé le voleur.

- OK. Je m'en occupe. Chevalier, tout de suite.

- Mais vous ĂŞtes oĂą lĂ  ?

- Lève-toi. - Quoi ?

- Lève-toi, putain ! - Vous avez quoi ?

Tu t'es bien foutu de ma gueule.

T'as joué la vie de tes amis et maintenant tu joues la mienne.

Combien tu lui as piqué ? 20 000 ? 30 000 ?

- Réponds ! - Tout.

150 000.

On squattait dans les caves, on a trouvé une valise.

- L'argent est ici ? - Ouais.

Je voulais pas passer ma vie Ă  ĂŞtre un larbin.

- Ouais. - A bouffer tout le temps des pates,

Ă  avoir du mal Ă  payer EDF.

Si je lui rends son fric et il nous foutra la paix.

Tu crois quoi ?

Qu'il va récupérer ta valise,

qu'il va faire " Tiens, cemĂ´me-lĂ , il a une bonne gueule

alors je vais le laisser partir " ?

Il va te descendre, bordel ! Réveille-toi !

Putain. C'est ma faute, tout ça.

C'est moi qui ai insisté pour qu'on garde le fric.

Je me suis même battu avec Florian pour ça.

C'est comme si je lui avais foutu une balle dans la tĂŞte, putain.

Maintenant tu sais pas de quoi tu parles.

T'aurais été capable de pointer un flingue sur ton meilleur ami ?

Regarde. Comme ça. Mets-toi à genoux.

A genoux !

Regarde-moi. Regarde-moi !

T'aurais pointé dans les yeux et tiré, dans la tête ?

- Réponds ! - Non.

Non.

Alors tu sais pas de quoi tu parles.

De toute façon,

on tire pas sur son meilleur ami.

Mathieu ?

A part ta mère, t'as dit à quelqu'un d'autre où t'étais ?

Oui. A mon pote Rachid. Il doit m'aider Ă  rendre l'argent.

Suis-moi.

Mathieu ?

Allez, sors !

On sait que t'es lĂ . Rends-moi le pognon !

C'est Ă  moi.

Tout est Ă  moi.

MĂŞme tes potes.

Viens, mon Rachid.

- C'est lui lĂ ? - Oui. C'est lui.

Allez Mathieu, tu peux sortir. Ils vont rien te faire.

T'es sûr. Tu veux pas sortir ?

Allez, go.

Il est là. Derrière la maison.

Lachez-moi, putain ! Lachez-moi !

C'est bon. J'ai le mĂ´me.

- Ramenez-le-moi ! - Lachez-moi putain !

Ramenez-moi cette petite merde ici.

- Avance, connard. - ArrĂŞtez.

Allez, dépêche-toi.

Petit enculé de merde. Il est où, mon fric ?

Dis-moi oĂą est mon fric ou je te bute.

Vous pouvez pas me buter. Je suis avec un flic.

- Quel flic ? - Falco.

Falco !

C'est toi ou c'est le mĂ´me.

N'aie pas peur.

- C'est juste un passage. - 137.

Et ben dis donc, tu t'es pas fait chier, mon salaud. Il en manque.

Ca me fait plaisir de vous voir, Falco.

Qu'est-ce qui je tue qui en premier ?

Commence par moi.

Commence par moi.

Non, le mĂ´me.

Non, toi, parce que tu rigoles.

C'est juste que t'as un truc au milieu de la gueule.

Bouge pas !

Police !

Bouge pas, je te dis.

A ton avis, je suis en train de rĂŞver ?

Hein ?

Bouge pas.

Ça va aller ?

Super.

- Content de vous voir, Chevalier. - Moi aussi.

Oui. D'accord. Oui, c'est gentil.

Je vous remercie. Au revoir.

Vous venez ?

Je viens d'avoir l'hĂ´pital au sujet d'Adeline.

Elle va s'en tirer.

Et pour mon fils, qu'est-ce qui va lui arriver ?

Il doit rester la disposition sous la police.

Parce qu'il va passer en jugement pour recel et obstruction de son enquĂŞte.

Si le juge est sympa,

il va seulement avoir quelques heures de travail d'intérêt général.

D'accord.

Merci.

Adeline va bien.

- On peut y aller ? - Vous pouvez y aller.

Merci pour la cavalerie.

Comment vous m'avez retrouvé ?

N'oubliez pas que je suis flic, Falco.

Ascendant gendarme.

Chevalier...

Mon Chevalier.

Venez. Ça me fait plaisir. C'est du bon gamin, ça.

On va boire un verre ?

Carrément. Parce que ma mère, elle a décidé de me lacher avec Marie Claire.

Il faut fêter ça.

Vous lui avez raconté quoi ?

- Que j'avais rencontré quelqu'un. - Non ?

J'ai menti. Je suis dans la merde. Elle veut absolument la rencontrer.

Faut que j'organise un dîner. Il faut que je trouve quelqu'un.

Non. N'y pensez mĂŞme pas.

- Soyez sympa. C'est Chevalier quand mĂŞme. - Pourquoi pas ?

- Et sa mère. - Oui, c'est vrai, c'est pas fastoche. Il faut le dire.

- Vous venez ? - Pas pour moi. Pas ce soir.

Parce que je vous ai sauvé la vie,

et ça vous traumatise ?

Non, ça m'arrangerrait plutôt. Mais j'ai un peu besoin de dormir.

- Dormir, vous ? - Ça arrive même aux meilleurs.

- Bonne nuit, alors. - C'est justement l'idée.

Je t'aime.

Salut, ma gueule. Faut que je décolle.

Je vais dire au revoir au tonton. J'arrive.

Mon ours, mon ours, mon ours.

Tu rentres bien. Fais gaffe, toi.

- A bientôt. - Ouais. ça marche.

Qu'est-ce que tu fais, Carole ?

C'est à toi qu'il faut demander ça.

Pose... Pose cette arme, chérie.

C'est dangereux.

C'est pas dangereux, puisque ça existe pas.

C'est pas réel, Alex.

Comment ça, "c'est pas réel" ?

Tout ce que tu te racontes, c'est pas réel.

MĂŞme ce flingue.

Arrête de te mentir parce que t'es incapable d'affronter la vérité.

Je voulais juste que notre vie soit...

soit celle qu'on aurait dĂ» avoir,

si on m'avait pas tiré dessus. C'est tout.

"Si on t'avait pas tiré dessus" ?

C'est Jean-Paul qui t'a tiré dessus, et tu le sais.

Mais si tu veux continuer à refuser la vérité, vas-y.

Finis la pot de médocs, ça ira plus vite.

Dis pas ça.

Je t'en supplie, dis pas ça.

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