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Original subtitles

Merci

à tous.

Oh,

mais c 'est pas bien ce que vous faites là, monsieur.

Sous -titrage Société Radio -Canada

Enfin, juste à moi, chez les étudiants. Je ne sais pas comment tu fais pour

tenir toute l 'année. Moi, j 'en ai déjà ras -le -bol. Tu sais ce que je viens d

'apprendre ? On ne part plus en vacances.

On s 'est fait sucrer notre père, mais on doit rentrer à la caserne demain.

Qu 'est -ce que tu fais, toi ? Avec ce que j 'ai gagné chez Inno, je n 'ai rien

mis de côté. Alors, pour compléter, je garde des enfants le soir.

Mais ça rentre pas vite.

Vous avez l 'heure ? 7h30. Oui, il va falloir que j 'y aille. J 'en ai marre

bosser, il fait trop chaud. Au revoir.

Au revoir.

Salut. Bon, alors, qu 'est -ce que vous faites ? Moi, j 'ai envie d 'un chinois.

Ben, tu m 'en prends la bêtise.

Est -ce que tu peux être tête ? Moi, j 'ai envie d 'aller aux toilettes.

Viens avec moi.

Je trouve Marc mignon, mais Dominique a de plus beaux yeux.

Moi, j 'aime bien les yeux de Marc, mais je préfère le sourire de Dominique.

Il faut choisir, parce que si on est tant après eux... Cette fois, pour se

défiler, c 'est laquelle qui te plaît ? Juliette ou Marie -Georges ? Elles me

plaisent bien toutes les deux.

Et toi ? Moi aussi, mais ce n 'est pas comme ça qu 'on aura quelque chose.

Il n 'y a qu 'à tirer à pile ou face.

On va tirer au corps.

D 'accord.

Pile, tu prends Marie -Georges face Juliette. Ok ?

Ça va, Juliette ? Bill, c 'est toi qui t 'occupes de Dominique.

Tu crois qu 'on peut se changer ici ? Oui, vous n 'allez pas rester comme ça.

Je n 'aime pas être ridiculisé.

C 'est meilleur, hein

? Marie -Josée, monte avec moi.

Non, moi, je préfère être à l 'arrière. Vas -y. Non, je préfère être avec

Juliette. Non, non, moi, j 'ai mal au cœur derrière. Je préfère être devant.

Bonjour mademoiselle. Bonjour monsieur. Entrez.

Justement il est 8h, nous allons au théâtre dans une demi -heure et nous

disions, tiens tiens, elle est en retard.

Cette robe ne va pas du tout.

Une chenille, c 'est incroyable. Bientôt, je n 'en ai plus un, s 'il vous

Ça mène cinq ans de mariage. C 'est dégueulasse. C 'est trop petit, c 'est

grand. Eh bien, moi, j 'y vais.

J 'y vais comme ça, mon terrasse, madame. J 'y vais à poil.

Ça va très bien, madame.

Excusez -moi, monsieur.

T 'as des ennuis ? Des ennuis, tu sais, j 'en ai tout le temps. Quand j 'en ai

pas, j 'en fabrique. C 'est ma drogue, tu veux que je te dise.

Tu veux boire un coup ? Ouais, je veux bien.

Faut que tu m 'aides un peu, Babette. Pourquoi t 'es venue ? Allez, dis -le,

toi. Non, moi, non, toi.

Non, dis -le. C 'est plus grave que ça, vous avez de la colique ? T 'es con.

Bon, ça fait deux mois qu 'on se connaît. Bah, ça rend ça.

Bon, ça peut pas durer comme ça.

Ah bon ? Mais ouais.

Il faut prendre une décision.

Elle est bien bonne. Et comme nous, on n 'y arrive pas, on a décidé de vous

laisser choisir. Tu vois, je te l 'avais dit que c 'était des lâches. Mais pas

du tout.

Pas du tout, seulement on vous aime bien tous les deux.

Nous aussi, on vous aime bien.

En tout cas, moi, j 'ai une idée.

On va tirer au sort.

Ça, c 'est une bonne idée. On n 'y arrive pas à penser.

Babette, j 'ai envie de faire l 'amour avec toi.

Nous y voilà. C 'est pour ça que tu es venu.

Non, pas du tout. Ce n 'est pas pour ça.

J 'ai envie de faire l 'amour avec toi.

Moi, pas.

Tu me demandes ça comme ça au dessert. Je n 'ai pas envie. Je ne veux quand

pas te faire la cour comme une petite bourgeoise. Non, il n 'en est pas

question. C 'est parce que je te demande. Je n 'ai pas envie de ça.

Parle -moi. C 'est ce dont tu as besoin.

Ne me demande pas ça. Tu n 'es pas libre, dans le fond. Toi non plus, tu n

pas libre.

Si tu étais libre, tu ferais l 'amour avec moi. C 'est un point de vue, quelle

merde. Tu te complais dans ta misère.

Pas du tout.

C 'est quoi ton appartement ? Les vieux sont partis en vacances en Espagne.

Si ça avait jamais des filles chez eux. Des filles ? Oui, les filles c 'est

vous. Je ne peux pas le faire.

Non, je n 'en veux pas. Il y a des blondes dans le petit tiroir.

Le ménier.

Oui, je te donne tout.

En tout cas, vous êtes un peu dégueulasses tous.

Pourquoi ?

Parce que j 'ai plus d 'argent pour partir en vacances. Oh bah c 'est pas

c 'est pas la peine de rire. Tu vas pas retourner là -bas après les vacances ?

Bah non, préjudice, bah si.

Tu veux faire autre chose ? Vous partez en vacances quand ? Demain ? Non mais tu

es tout loin ou quoi ? Je viens de te dire que j 'ai pas de fric.

On peut partir toutes les deux en plus. Bah oui.

Bon alors qu 'est -ce qu 'on fait, on se met à danser ou quoi ? Ouais.

Voilà, la carte postale maintenant, vous l 'avez enregistrée, vous nous écrivez,

nous vous attendons et nous vous donnons rendez -vous à vendredi prochain.

Bonsoir, au revoir.

Tiens, tu veux un peu de rouge ? Oui, je bois trop, dis. Toi aussi d 'ailleurs.

Ouais, c 'est bien de boire, ça permet de retrouver le code, de dire des

conneries, de parler aux autres.

Tu vois, quand je ne bois pas, je n 'ai rien à dire, je ferme ma gueule.

Mais des fois, c 'est bien de se taire, non ? Puis écris, si tu sens vraiment

des choses importantes.

Mais des fois, tu vois, j 'ai envie d 'écrire.

Il y a des trucs qui me passent par la tête, comme ça, ça me paraît chouette.

Puis quand je relis, je trouve ça con.

Il faut dire que c 'est compliqué.

Pour moi, c 'est simple, je bouffe, je dors, je baisse, je ne pose pas de

questions. De toute façon, elles sont sans réponse.

T 'en profiter du moment.

Je pose vraiment des problèmes.

Tu vas crever.

De toute façon, on est tous partis pour y rester.

Les formules, dis pas de conneries. Tu tiens comme moi à la vie, t 'es dans une

mauvaise passe, mais ça va personne.

Babette, j 'ai envie de faire l 'amour avec toi.

Moi qui voulais aller au cinéma. Mais c 'est horreur du cinéma.

Évidemment, tu n 'aimes rien, même pas ta femme.

Tu aimes encore moins que le cinéma. Tu me fatigues, tu me fatigues bien.

Toi aussi, tu me fatigues. Tu ramasses ça parce que je ne te la repasserai pas.

Ah bon ? Tu ne veux pas repasser ta veste ? Bon, alors on va monter se

plus vite que ça. Avec toi, sûrement pas.

Tu vois que tu me trompes. Oh, le petit chat qui s 'est endormi. Oh, que c 'est

mignon, ça.

J 'ai toujours envie de faire l 'amour avec toi.

C 'est une idée fixe.

Tu vois, si je faisais l 'amour avec toi, j 'aurais l 'impression de faire un

grand voyage.

C 'est vraiment marrant. Tu joues les durs, les blasés, les gros bras. Il n 'y

pas plus romantique que toi. Vos personnages me plaisent.

Allez, viens, déconne pas, quoi.

D 'accord.

Vous êtes charmante, Pauline. Mon mari et moi vous apprécions beaucoup, vous

savez. Je vous remercie.

Vous savez, la vie à deux, ça finit par lasser.

Écoutez, il est tard, il faut que je rentre. Mes parents m 'attendent. Vous

partez pas en vacances ?

J 'ai oublié de vous dire, je ne pourrai pas venir ce mois -ci.

Bon, alors, téléphonez -nous bien vite à votre rentrée.

Dis -le toi.

Toi, tu m 'affoiles de la plus belle.

Tu m 'excites, tu m 'affoiles. Dès que tu vois un jupon.

Ne gigote pas comme ça.

J 'ai besoin de te sentir.

Arrête. Je me sers contre toi.

Arrête. Je bande.

Allez, casse -toi.

Casse -toi, je ne veux plus te voir.

J 'ai compris, va.

Je te dégoûte, hein. Tu me reverras plus, t 'en fais pas.

Merci pour l 'amour.

C 'est à cette heure -là

que tu rentres ? Il a une heure, c 'est normal, je suis rentrée directement.

C 'est à faire là, là.

Ça fait deux ans que je sais de te répéter la même chose et tu n 'en fais

ta tête.

Mais tu n 'as qu 'à pas faire ce travail.

Tu n 'as qu 'à me donner de l 'argent.

Il ne suffit pas de travailler dans un presse unique comme n 'importe quelle

fille.

Il faut que tu fasses ta nurse en plus.

Est -ce que j 'en avais de l 'argent de poche, moi ? Évidemment, à ton époque,

on n 'en avait pas besoin.

Seulement maintenant, même pour aller aux toilettes, il faut de l 'argent.

Mais il y a les toilettes dans la maison.

Oh, je vais me coucher. Nous partons en Espagne demain matin.

Tu ne veux pas en arriver avec nous, bien entendu ? Avec ta maîtresse ? Merci

bien. Elle est à peine plus âgée que moi et c 'est une vraie chipie. Je ne te

permets pas.

De toute façon, je reste ici où je pars quelques jours avec une amie. Je n 'en

sais rien.

Tu vas te soumettre à ce que je t 'ai dit.

Je t 'interdis d 'amener quelqu 'un ici.

Tu m 'entends ? Oui, papa.

Bonsoir, papa.

Cigar. C 'est inadmissible.

Il y a trois mois qu 'on se connaît, tu ne m 'as même pas mis sur un seul coup.

Ça ne dépend pas de moi, je suis assistant, pas metteur en scène.

Et quand est -ce que tu vas le devenir, metteur en scène ? Quand on s 'est

connus, c 'était imminent.

Maintenant que je suis ta maîtresse, ça traîne.

Je n 'ai pas de fric pour faire le film.

Eh bien, trouve.

Vous voulez me suivre partout, de peur que je rencontre un type qui lui a assez

d 'argent pour faire son film.

C 'est fini, ce chantage.

Je vais finir par croire que tu es avec moi uniquement pour avoir un rôle.

Pas uniquement.

Je t 'aime.

Enfin, je crois.

C 'est pas ça qui me fera travailler.

Qu 'est -ce qu 'il fout, ton appareil sérieux ? Mon appareil sérieux, il a 50

comédiens. Tandis que toi, tu n 'as que moi à te quitter.

Ma sœur.

Deux heures.

Est -ce qu 'elle a pu traîner ? On a eu qu 'à suivre les traces de sa grande

sœur.

C 'est à cette heure -ci que tu rentres ? Et toi, t 'es pas encore couché ? Tu

as l 'air d 'oublier que j 'ai 50 plus que toi. Et alors ?

En tout cas, les vacances avec le copain, c 'est foutu.

François, nous emmenons Marie -Georges en vacances avec nous.

Ah non, une ça suffit, mais deux c 'est trop.

Pourquoi pas toute la famille pendant que tu y es ? Dis donc, je t 'ai jamais

empêché d 'emmener quelqu 'un avec nous en vacances quand on est partis à

Deauville avec tes copains.

C 'est pas pareil.

Pareil ou pas, je pars avec Marie -Georges. Tu viens avec nous si tu veux.

C 'est le bouquet.

Bon, ben moi je vais me coucher.

On part à quelle heure demain ?

À dix heures d 'heure, j 'ai travaillé.

Tu peux bien, mon grand biquet en sucre.

Tu ne peux rien lui refuser, ta canaille adorée.

Salut, ça va ? Bonjour.

Tu peux te piquer un pantalon ? Dépêche -toi, il n 'est pas là. On a décidé de

partir en stop. Tu viens avec nous ? Je ne peux pas. Tu avais bien tiré.

Si je me tire, je perds ma place. C 'est pas possible.

Tu peux y aller ? Dépêche -toi.

Bonne chance, ma vieille. On verra des cas.

Si tu n 'as pas 10 000 balles à me passer, je te les rendrai le mois

Je ne peux pas. Ce vieux salaud, il n 'en a pas encore plus.

Tant pis. Salut.

Salut.

Un départ en vacances, c 'est un vrai déménagement.

Tes commentaires sont parfaitement inutiles.

Tes valises aussi.

Les valises ont le mérite de fermer leur gueule. Oui, le mérite que tu n 'as

pas. T 'imagines que si les gens soient bels et c 'est toi, tu t 'es

complètement gonflé, mon dieu.

Rassure -toi, avec toi, il n 'y a pas... Non, Valence.

Oh, mais j 'étais là la première.

Oh, dis, ça fait deux heures que j 'attends. Oh, mais moi aussi.

Oui, écoutez, moi, je vais bouleverse à Michel, montez toutes les deux, ça vous

avancera déjà.

D 'accord, merci.

Pauline, Marie -Claire. Bonjour.

Dis donc, ma bête.

Oui ? Il paraît que toi, elle a laissé une copine à toi piquer dans le stand.

Moi ? Mais j 'en ai de la vie. C 'est bien une amie à toi qui est venue ce

matin, non ? Il passe que des amis, c 'est pas défendu.

Seulement, on m 'a piqué des fringues et on a vu quelqu 'un. Et pas que tu l

'aurais aidé.

Mais qui a dit ça ? Ah, je sais, c 'est toi. Ça ne m 'étonne pas, mais ça ne m

'étonne pas, salope. Dis -donc, petite garce, tu vas te calmer, non ? Je vous

permets de me tutoyer, vous ? De quel droit ? Écoute, je vais te dire une

chose. Une seule.

T 'es virée, compris ? Virée.

Roule -moi vite.

Roule -moi vite.

On m 'a la capote.

J 'ai trop d 'air, mon vieux.

Dis -donc, j 'ai un chien cabriolet, j 'en profite à peine deux mois par an. C

'est pas pour rouler capoté, hein ?

Égocentrique. Pas tant que ça, putain.

Un con. Boucle là, tu me péchais.

Oh, merde.

Oh, merde.

Vous

allez

où ? À Saint -Tropez.

Alors, je vous emmène un petit bout. Merci. On peut mettre les bagages ? Oui,

derrière.

Non, mais ça va pas, espèce de vieux salaud.

Vieux salaud, vieux salaud. Alors je vous prends dans ma voiture, je fais

pas payer les frais d 'essence, et encore je me fais traiter de vieux

Allez, descendez, vous allez marcher un peu à pied, ça vous fera du bien. Oh là

là ! Oh, tiens, allez. Oh ! Fais -toi vite, tu sais pas !

En fait, ce n 'est qu 'une mauvaise.

C 'est la plus grande garce que j 'ai jamais rencontrée.

Pfff, t 'as pas dû rencontrer beaucoup.

La première fois que j 'ai couché avec toi, j 'avais l 'impression d 'être avec

un petit poussin. Evidemment, j 'avais pas ton expérience de plus -un. Sale

Connasse. Mange -merde. Toi -même.

Chiotte. Putain.

Fais chier.

Je te fais chier.

Arrête la voiture tout de suite ! Non.

Arrête la voiture et fais ça en marche ! Vas -y, essaye. Oui ! Fais pas la con !

C 'est Pauline ? Pauline ! Qu 'est -ce que tu fous là ? C 'est Marie -Claire,

rencontre moi. Bonjour ! Je ne sais pas, je partais.

Vous allez où ? Je n 'en sais rien.

Mais nous non plus, vous commencez ? Oui !

les plus ce matin. On roule, on verra bien.

qu 'attirer au sort.

Voilà, courte paille.

Oh, t 'as pris la meilleure. Oh non, c 'est pas le juge.

Je suis sûre que t 'as triché. Mais non, enfin, ça va pas. Mais l 'esprit

sportif, c 'était pas calculé. Il y a un bidon dans la voiture.

Bon alors, maintenant, on a de l 'essence. Qu 'est -ce qu 'on fait ? Moi,

vais voir la mer.

On sait toujours pas où on va.

Moi, j 'ai plus de soufre. On s 'en va partir avec tout l 'instant.

Moi, j 'ai presque rien.

Moi, j 'ai rien du tout. J 'ai bien une idée, mais... Qu 'est -ce que c 'est ?

Mon père a une baraque dans la région.

Il n 'est pas là ? Non, il est parti en vacances ce matin avec sa maîtresse. En

principe, je n 'ai pas le droit d 'y aller.

Et encore moins d 'y amener des amis.

Remarquez, si on fait gaffe, il ne s 'en aperçoira peut -être pas. Bien sûr.

Mais tu as les clés ? Non, mais on arrivera bien à rentrer.

Il y a de la place pour tout le monde ? Ça oui, on se casera toutes.

Alors, on y va ? On y va ? On y va ?

Oh, c 'est chouette.

Joli, hein ? Ouais, c 'est bien. On dirait un escalier de château. Allez !

Allez ! Elle est crevée, ma chérie.

Je ne veux pas faire mes abus.

Moi, je ne vais pas dormir tout de suite. Je vais dormir avec toi, si tu

Très bien.

Elle est pas mal, cette chambre.

Ouais. Moi, tout ce qui m 'intéresse, c 'est le lit.

C 'est donc à l 'heure crevée.

Je suis complètement vallée.

Ah là là là là ! Hé, la bouffe, la bouffe, on copie mes enfants.

Ah, voilà.

Qu 'est -ce qu 'il se passe encore ? Bah, il n 'y a plus de butane.

Ça y est, c 'est fini.

Oh, mais c 'est pas grave.

C 'est trop tard, hein ? J 'ai un nouveau boîte. Mais regarde, là. Ouh là,

que les enfants, ils ont... J 'ai pas, j 'ai pas, j 'ai pas ! Il n 'y a plus de

butane ! Regarde -moi sa patate, toi, le cibrogne, là, tes patates ! Tiens, ça

brûle. Tu la jettes sur le... si elle rebondit, c 'est qu 'elle est cuite.

Qu 'est -ce qui se passe ? Il y a quelqu 'un dans la maison.

Allez, j 'y vais.

Mais pourquoi ? Tu sais ce que tu fais ? Pauline !

Maintenant, viens servir à boire. Ah, quand même !

Je fais ce que je puis.

Je suis en train de gueuler.

Tiens, tu me sers aussi ? Tu me beurres une tartine ? Oui.

Et une tache pour l 'autre ? Sûrement pas, m 'a fait trop peur. Il est

dégueulasse. Tu n 'avais qu 'à le faire.

Qu 'est -ce que tu m 'as raconté hier soir ? On ne t 'avait qu 'à écouter, c

'était drôle sur le moment.

On me disait une heure pour raconter des histoires.

Bon, maintenant, il faut acheter de la bouffe et du butane.

Il n 'y a plus d 'euros. Il faut en trouver.

Mais comment ? On ne va quand même pas faire un haltère. Si, si, si.

De toute façon, pas question de bosser. Non, alors.

Sûrement pas.

Sûrement.

Alors, qu 'est -ce qu 'il faut faire ?

Il n 'y a qu 'une solution, se prostituer.

Elle n 'est pas d 'accord.

Écoute, moi j 'ai quelque chose de mignon.

On se met en compte chez l 'épicier, il y a tout ce qu 'il faut. Mon père fait

comme ça, alors.

Et comment on va faire pour payer la petite, non ? On n 'est pas là, on verra

bien.

Très bonne idée, ma chère.

Deux boîtes de macros, des haricots, du pâté, du sucre, du café.

Ah oui, surtout une bouteille de butin.

Aussi une cartouche de cigarette brune des Gaulois.

Et des blondes, malgré tout, elles ne supportent pas le tabac brun.

Voilà, c 'est tout.

Bien, mademoiselle, je vous livrerai ça cet après -midi. Oui, euh... Pour le

règlement, vous me faites un compte, vous régulerez tout en même temps. Bien,

mademoiselle.

Votre père ne vient pas cet été ? Non, pas tout de suite, il est sur la côte.

Il fait beau là -bas, ce qu 'il ferait.

Il y a beaucoup de monde à ce moment -là. Bon, à cet après -midi. Au revoir,

monsieur. Au revoir, mademoiselle. Merci, au revoir.

Dis donc, Pauline. Oui ? Ta piscine, elle n 'est pas terrible, hein ? Oui, ça

manque un peu de plate, dis donc.

Si vous n 'êtes pas contente, vous n 'avez qu 'à aller ailleurs.

Oh, plaignez -vous.

Écoutez ce que je viens de lire.

Le cambrioleur satyre d 'Ivry s 'est fait passer par la jeune roubaisienne

'avait surprise dans son lit.

C 'est le démon qui me prenait la nuit à expliquer Michel Pontcharmier, 37 ans,

chauffeur de mètre à Ivry, arrêté à Roubaix après avoir terrorisé pendant 6

les dormeuses solitaires du Val -de -Marne.

Cambrioleur acrobate, Pontcharmier s 'introduisait dans les appartements en

hissant le long des gouttières ou en se glissant dans les bouches d 'aération.

Il devait être rachitique le mec.

Ensuite, il se mettait au travail, fouillant l 'appartement et raffiant l

'argent ou les bijoux qu 'il trouvait.

Mais lorsqu 'il entrait dans une chambre où reposait une femme ou une jeune

fille, il résistait rarement au plaisir de se glisser sous les draps.

Il a ainsi provoqué des drames entraînant le divorce d 'un boulanger

'avait jamais voulu croire que sa femme l 'avait trompé sans le savoir.

Il déclenchait des vaudevilles comme la nuit où il s 'était glissé par erreur

dans le lit d 'un homme et du sauté par la fenêtre du cadre.

On a quelqu 'un, vite !

Et

bien voilà, je crois que tout y est.

Enfin, s 'il vous manque quelque chose, la boutique est pas loin.

Bonjour,

monsieur.

Bonjour, mademoiselle.

Vous êtes une amie de Pauline ? Oui, et je suis comédienne.

Vous voulez dire actrice.

C 'est ça.

Vous avez de la chance.

Et ça rapporte beaucoup, ça, non ? Quand ça marche.

Vous faites du théâtre ? Du théâtre, du cinéma, de la télévision. Ça dépend.

Il me semble bien vous avoir vu à la télé.

Dans une émission de Killux, je crois bien.

Je ne fais que des dramatiques.

Des drames ? Moi, je ne regarde pas ça.

C 'est trop triste, ça, non ? Moi, j 'aime bien des choses, ça rigole. Ou des

documentaires, il faut s 'instruire. Il faut bien s 'instruire un peu.

Dis -donc, il me vient une idée par la tête.

L 'année prochaine, c 'est la fête au village.

Si vous êtes actrice, vous pourriez peut -être nous jouer quelque chose ou qu

'on s 'amuse un peu.

Si vous voulez, on est cinq filles ici. On pourrait monter un petit spectacle.

Ça, c 'est d 'accord.

Je vais le dire aux mères. Cette année, je suis conseiller à la mairie.

C 'est moi qu 'on a chargé de s 'occuper de la fête. Moi, je ne sais pas si c

'est possible.

Samedi, c 'est dans cinq jours. Tu crois que les autres vont être d 'accord ?

Mais si, tu vas voir, ça va être très amusant. Moi, je trouve qu 'on devrait

profiter pour politiser tous ces gens, leur lire des extraits de Mao, leur

montrer que le gouvernement se fout de leur gueule et qu 'ils sont dans la

merde. Autant leur dire en chinois, ça leur fera le même effet. Qu 'est -ce que

tu veux qu 'on fasse ? On n 'est pas des comédiennes, nous. D 'abord, moi, je

vous préviens, je joue comme un pied. Je pensais que c 'était une bonne idée,

puis un moyen de gagner un peu d 'argent.

Parce que tu t 'imagines qu 'ils vont nous payer.

Tu te fous le doigt dans l 'oeil. Non, mais elle, elle n 'a qu 'une envie, c

'est de monter sur les planches, de s 'exhiber. Dans un public de vaches, de

cochons, de poules, elle jouerait quand même.

Idiote, pauvre idiote.

Rien à ça. Tu dirais mieux de te taire. Je préfère. Et d 'abord, jouer quoi ?

Une pièce de théâtre, il y en a des tas. Une pièce ? Sans homme ?

Je crois que ça commence à manquer un peu ici. On va voir un peu dans la

On n 'a qu 'à chercher.

Salut Marie -Claire. Ah, tu vas bien ? Oui, j 'ai bien dormi. On est en train

parler de spectacle.

De toute façon, pas question d 'apprendre des textes par cœur. Moi, je

vacances. À l 'école, ras le bol. Si vous voulez ni chercher ni apprendre, eh

bien, improvisons. Non, moi, je trouve qu 'on devrait faire un ballet. On

devrait danser. J 'adore ça. Oui, une comédie musicale. Ça serait une chouette

idée. Comme ça.

Qu 'est -ce que c 'est ? Ça sent le mâle. On y va ? Oui, oui, oui.

Bonjour. Bonjour.

Vous voulez du bois ? J 'en vends.

On en a plein.

25 francs l 'ostère, c 'est pas cher.

C 'est quoi, l 'ostère ? Un mètre de long, un mètre de large, un mètre de

C 'est pas mal dans la cheminée. Oui, 25 francs, c 'est pas cher, ça. Oui, mais

on n 'a pas de fric. On peut en discuter à l 'intérieur. Vous avez soif ?

Oui, ce n 'est pas de refus parce qu 'il fait chaud aujourd 'hui. Je ne voudrais

quand même pas vous déranger.

Allez, rentrez.

Ça me dit bien.

Vous en voulez un autre ? Je ne voudrais pas abuser.

Votre métier, c 'est de vendre du bois.

Oui, je vends du bois. Ce n 'est pas facile.

Les gens n 'en achètent plus maintenant.

Pourquoi ? Parce que les maisons sont chauffées à l 'électricité ou au mazout.

Mais dans les maisons de campagne, il y a encore des cheminées. Oui, mais pas

assez pour écouler tout le bois.

Travailler avec votre père ? Eh oui, hélas.

Pourquoi hélas ? Pourquoi hélas ? Pourquoi hélas ? Ce n 'est pas marrant

qu 'il est dur.

Surtout quand je ne vends pas assez de bois et que j 'entre le soir, il me

Je vous assure.

Est -ce que vous ne partez pas de chez vous ? Vous ne pouvez pas aller

travailler ailleurs ? Qu 'est -ce que vous voulez que je fasse ? Vous savez

faire quelque chose. Aller à la ville.

Vous êtes avec nous ?

Oui, mais il faut marquer le coup. Il faut montrer votre indépendance un peu à

vos parents pour réagir. C 'est un premier pas vers la liberté.

Une cassure dans votre vie.

Quel âge vous avez ? 25 ans.

Vous mentez.

24.

Votre dernier prix.

J 'achète.

Voici votre chambre.

C 'est aussi la mienne.

Là, une spacieuse salle de bain.

Mais il n 'y a qu 'un lit.

Bah quoi ? Ça vous dérange de dormir dans le même nid que moi ? Bah non, c

pas ça, mais... Mon père apprend ça.

On lui dira pas, votre papa.

Vous devriez prendre un bain.

Ça détend.

Ça relaxe.

Et puis vous en avez besoin.

On y est dans une demi -heure, hein ? Bien, madame.

Moi, je préférerais derrière la porte. Comme ça, j 'écouterais, c 'est plus

amusant. Petite cochonne ! Moi, je veux que ce soit drôle, sinon c 'est pas

marrant. Bonsoir.

Vous ne m 'attendiez pas, j 'espère ? Non, non.

Venez vous asseoir.

Ça s 'est bien passé ? Oui, très bien. Je vous remercie.

Ça va nous avoir.

Ceci est mon vie.

Mon Pileur.

Comme ça ? À espagnol. Allez ! Je

préfère

en prendre une parce que sinon il y en a un.

Dis -donc les filles, vous récompensez à notre fameuse répétition.

Vous pourriez nous donner des conseils.

Et si on...

Vas -y.

Prends pas le savon.

Près du lavabo.

Mais non, il n 'y est pas.

Mais si.

Comment tu es tout seul, étant abandonné ? Enfin, ce n 'est pas possible.

Bête. Tu viens à ma maison.

Tu apprends très bien.

Vous êtes tout seul.

Sous -titrage ST'

501

Non, c 'est ta maman qui y est.

C 'est à moi maintenant.

Allez, va t 'en et laisse -moi tranquille.

Oh, mais dis -donc, t 'es gonflée, toi, alors.

Bon, ben, puisque c 'est ça, écoute, je vais aller prendre la main avec les

autres.

Mais tu te dégrouilles, hein.

Elle, elle exagère vraiment, alors là...

Je commence à m 'ennuyer un peu dans cette baraque.

Moi, je trouve pas. Les filles sont sympas. Oui, mais moi, j 'ai besoin de

avis. Tu peux toujours aller te balader ou bien t 'isoler dans une pièce.

Écoute, la maison est assez grande.

Tu parles.

D 'abord, toi, t 'es jamais bien ou pas. Oh, t 'es méchante.

En plus, on me refait tout écarver. Oh, ça, c 'est pas vrai.

Si, c 'est vrai.

Oh, ça, c 'est malin. Tu as gagné.

Parce que c 'est de ma faute.

Parfaitement. C 'est la meilleure. D 'abord, c 'est toi qui va balayer. Non,

qui va balayer.

Sûrement pas. Les

paris

sont ouverts. Il n 'y en a ni un, à votre avis.

Ils sont folles.

Bon, moi, j 'y vais.

Moralité ? Entre l 'arbre et l 'écorce, il ne faut jamais mettre le doigt, ni

même le petit doigt, et encore moins le gros orteil.

Pauline, Babette, où est -ce que vous allez ? À la pharmacie.

Tu peux pas aller avec vous ? On est là pour cinq minutes.

J 'en ai marre. Tu veux qu 'on promène quelque chose ? Non.

Ça fait une demi -heure qu 'on y est et t 'es même pas capable.

Écoute, toi t 'es bonne à rien. J 'ai dévissé quatre boulons, toi tu fais que

gueuler. Oh, mais c 'est ta voiture qui fait la gueulette, merde ! Ma voiture,

ma voiture.

Sale bagnole. T 'es contente de la trouver pour faire du somme ?

Faire du sport, t 'étais contente. Maintenant que ça crève, tu me lâches.

Tu regrettes d 'être avec moi maintenant.

À gauche.

On n 'y arrivera jamais.

Mais si.

Où sont -ils ? Les Indiens qui vous ont attaqué.

Il est drôle celui -là. Il ne manquait plus que ça. Il a aidé nous à les

déconner. Vous voyez pas ? C 'est charmant. C 'est quoi, c 'est la

Une heure qu 'on est là et l 'autre, il fait que de l 'épi à l 'histoire. Et

toi, tu sais rien faire non plus.

Très bien, bravo. Eh bien, continuez. Bon, on va continuer. Vous avez fait

sauter les boulons ? Oh, vous me gâchez. Bon, allez. Bon,

qu 'est -ce qu 'ils vont faire ? C 'est la bonne route ? Ils vont faire la

route. On va la remettre. On va la remettre.

Vous avez l 'air doués, vous aussi.

C 'est une antiquité, votre truc.

Une antiquité.

Ça vaut votre mère du monde. Vous tenez à votre voiture, vraiment ? Oui. Vous

êtes sûre que c 'est la bonne route ? Mais oui.

C 'est la seule qu 'on met.

Elle est pas terrible, terrible. Mais qu 'est -ce qu 'il doit faire ? Il y a des

boulons. Oui, mais il y en a par là, par contre. Mais c 'est parce que vous ne l

'avez pas poussé. Ah oui, vous croyez ? On ne va pas passer par là.

Ça ne va pas, là ? Il y a un terrain de campagne ? Il n 'y a pas rien.

Excusez -moi, je suis énervée un peu. Vous avez compté le nombre de... Mais il

en a cinq. Il y a cinq boulons.

Je vais vous montrer.

Ah oui.

Alors, ce n 'était pas la peine.

Non, ce n 'était pas la peine de venir de nous.

Ça y est. Ah, voilà.

Mieux que l 'hôtel, non ? Ah, formidable.

Un temps pareil, extraordinaire.

Vous êtes bien ici.

Bon, maintenant que vous êtes là, que tout marche bien, je repars. Mais qu

-ce que vous faites ? Oui, mais alors il y a ça.

Ben voyons ! Et toi, comment vas -tu ? Qu 'est -ce que c 'est que ça ? Ça va

bien ? Mais qu 'est -ce que c 'est ? Il fait comme ça sur la route toute seule.

Laissez -le, laissez -le foutre le camp, posez sa voiture.

Mais il nous a dépannés.

Et puis voilà la sœur.

C 'est pas la peine, viens.

Heureusement qu 'elle n 'a jamais eu de mère.

C 'est suffisant comme ça.

T 'as une camisole de force.

T 'as jamais flambé dans une maison ici ? Et en quoi ça consiste, votre

spectacle ? On va te montrer.

Tu seras notre premier spectateur. Non, le second.

Ah, c 'est vrai.

J 'ai oublié le petit bûcheron.

Bonsoir.

J 'ai décidé de faire la fête.

C 'est bien, c 'est... Une trêve.

Ah, bravo.

Arrêtez l 'exploitation de la femme !

Arrêtez !

Nous ne sommes pas des objets ! Nous avons le droit de vivre

aussi ! Alors, ton point de vue, ce que t 'en penses ? Ah, c

'est bien.

C 'est bien, oui.

Évidemment, c 'est pas encore très au point, c 'est même...

Assez bordélique.

Alors, ce que tu dis politiquement, Babette, c 'est trop confus.

Ce qu 'il faut créer, c 'est de l 'anti -érotisme, agressif et provocateur.

Quelque chose de bandant, quoi.

Vous comprenez que vous avez l 'impression que vous n 'êtes pas des

ça, à disposition du mal en chaleur, mais des êtres pensants, libres de

mettre en pratique les pensées du président Mao Zedong.

Évidemment, ce qu 'on fait est un peu anarchique.

Après tout, c 'est facile de critiquer.

Prétentieux, il en rajoute. Pas du tout.

Ces critiques étaient justifiées.

C 'est de la frime.

Mais dis donc,

t 'as l 'air amoureuse.

Il me plaît. C 'est mon droit, non ? T 'es en train de te faire doubler. Ah, t

'es malin.

La petite Marie -Georges, elle prend la relève.

Qu 'est -ce que tu fais ? Je réfléchis.

Tu veux que je t 'aide ? À quoi ? À laver ta voiture.

Si tu veux.

Avant que tu n 'arrives à le séduire, elles seront toutes cassées dans son

plumard. Alors là, pas de question, ce sera moi ou elle.

Je sais pas, je...

Allez, allez, allez. Ça m 'embête un peu de t 'en parler.

Ben voilà, je suis en train de travailler un striptease.

Alors je voudrais bien te le montrer pour que tu me dises ce que t 'en

Ok, d 'accord.

Alors d 'accord, mais alors t 'en parles pas aux autres.

C 'est quoi ? Ma parole ! Ça y est !

Elle le drague ! T 'en fais pas, il y en aura pour tout le monde.

Et qu 'est -ce que je deviens dans cette histoire -là ? C 'était mon mec quand

même ! Oh pardon, j 'avais oublié.

Eh ben tu ferais bien de te le remémorer.

Ils sont dingues.

Ils sont fous ici.

On prend mon mec.

Vous êtes avant tout dans un spectacle.

Et un spectacle, c 'est l 'aventure. Et l 'aventure, c 'est l 'aventure.

Là !

Qu 'est -ce que tu en penses ?

Alors et moi, je ne te plais pas ?

Qu 'est -ce que tu fais ? Tu t 'en vas ? Non, non, non, je prends mon pilier

jeûné.

Et ces bagages, qu 'est -ce que c 'est ? Oui, c 'est vrai, je dois m 'en aller.

Je dois aller sur la côte en m 'attendant.

Alors emmène -moi.

C 'est pas possible.

Je m 'en fous, si tu m 'emmènes pas, je réveille toutes les autres.

Ah non, non, non, surtout pas ça !

J 'en ai ras -le -bol, alors je pars à Diable avec François. Je vous souhaite

une bonne fin de vacances. J 'embrasse ma grande sœur chérie et vous toutes. Et

vous prie de croire que je vous aime bien signé Marie -Georges.

La petite garce, elle va me le payer cher. Oui, mais qu 'est -ce qu 'on va

? Le spectacle est foutu, maintenant.

Écoutez, Mathieu, c 'est pas une Ferrari, mais en partant maintenant, on

les rattraper. On y va à fond.

Excellente idée. Ça va être leur fête, hein ? Oui, mais est -ce qu 'on a assez

de frites pour acheter de l 'essence ? On ne consomme pas beaucoup, à peine 15

litres au sein.

Puis on met de l 'ordinaire.

Mais dépêche -toi.

Ah ben, c 'est les pompiers, c 'est quelque chose.

Non, mais on aurait pas dû mettre de l 'huile de cuisine.

Non, mais c 'est pas de l 'huile de cuisine.

Ils vont nous le payer, ces deux salauds.

Mais si ! Tu es sûre, tu as ? Oui, j 'ai vu.

Attends, moi je regarde par là. Sur les bateaux ! Non.

Mais pourtant, il y a leur voiture. Regarde la troisième en partant de la

gauche. Vers la droite, vers ta droite, Pauline, là -bas.

Écoute, n 'abandonne pas, il faut qu 'on les retrouve. Regarde là -bas.

Suis la moto, suis la moto.

À côté du marché de glace, là.

La première rue à droite, la troisième sur la gauche. Mais il y a une voiture

jaune là -bas. Oui, oui. Faut pas s 'énerver.

Ah, une voiture râle.

Une voiture râle.

Oh merde !

Mais à une condition, c 'est de dormir tranquille.

Oh, c 'est beaucoup demandé.

Je crois qu 'il faut accepter ces conditions.

Et dans la journée ? Ah, la journée, on fait ce qu 'on veut. Ah non, non, non,

non et non ! Je veux disposer de mes journées comme de mes nuits,

tranquillement. Bon, s 'il insiste.

Il y a qu 'à s 'incliner, mais c 'est pas drôle, tu sais. J 'ai même pas

T 'as pas avancé ? Tu penses pas, voilà, c 'est justement ça que je te refais.

Après ?

Bonjour monsieur.

Mademoiselle.

Bonjour. Mademoiselle, je vous présente monsieur le maire.

Mademoiselle. Bonjour madame.

Très heureux.

Bonjour Pauline.

Bonjour monsieur le maire. Bonjour.

Eh bien voilà, monsieur Massard m 'a mis au courant de votre proposition et je

vous remercie à l 'avance de votre contribution au spectacle de ce soir.

Ça consiste en quoi votre théâtre ? C 'est psychédélique.

Psychanalytique ? Psychédélique.

Psychologique ? C 'est ça. J 'adore.

On pourrait pas avoir un petit échantillon ?

Il faut voir comment tout ça va se replier. Oui, bien sûr.

Mais ce n 'est pas tellement prêt.

Non, mais ça ne fait rien comme ça, entre nous.

C 'est une répétition. Tu es brisé.

Indulgent. Indulgent. D 'accord.

Alors, on y va ? D 'accord.

L 'objectif n 'est pas une question théorique,

mais une question pratique.

Il y a un petit malentendu.

On remettra ça une autre fois.

Ce n 'est pas du tout le genre pour les habitants d 'ici.

C 'est trop moderne.

Vous n 'avez peut -être pas compris.

Ce n 'est pas que je n 'ai pas compris.

C 'est bien, mais ce n 'est pas possible.

Encore une fois, bravo.

Et puis, à bientôt.

Massard, allons -y.

Dépêchons. Au revoir.

Moi, je suis raplapla.

Tiens, sors -moi à boire, que j 'oublie.

Écoutez, il ne faut pas se laisser abattre. C 'est un sale réac.

C 'est sans importance.

Au contraire, il pleure à ces vieux cons, ces suspects.

Là, c 'est signe de bonne santé.

Oui, tu as raison.

Écoutez, j 'ai une idée.

Vous voulez jouer à ce spectacle ? Vous voulez un public ? Je vais téléphoner

aux copains. Je vais leur dire de venir ici passer le week -end.

D 'accord ?

Pas bête, tu viens ? Pas bête, Andine.

Qu 'est -ce qu 'il y a ? Il y a quelque chose qui ne va pas.

J 'avais un pote à Paris. Il a appris qu 'il est mort.

Il s 'est flingué.

J 'en avais marre de cette putain de vie.

C 'est pas possible.

C 'est de ma faute. Il est venu me voir il y a huit jours et je lui ai envoyé le

chien.

Il voulait coucher avec moi.

J 'avais du mal à le supporter, mais je crois que dans le fond, c 'était mon

meilleur ami.

Il foutait le cafard, mais il était tellement vrai.

Et puis j 'ai cru que ça allait passer, je pensais.

Et puis non, c 'était... Ce n 'est pas de ta faute.

Je te comprends, tu sais.

On est là toutes à faire les imbéciles et ça rime à quoi ?

Il y a Fénini Romain et David Lagarène -Vezon. C 'est mon homonyme. Le cheveu

long, barbu, on dirait un peu Jésus -Christ.

Ces derniers temps, il tourne vers Judas.

Est -ce qu 'il porte les stigmates ? Non, il porte à gauche.

Oui, mais ça, Jésus aussi.

Non, non, non, il ne porte rien du tout. Il porte la croix, lui.

Oui, mais sur le dos. On m 'a dit qu 'il en était.

C 'est vrai ? Qui, Jésus ? Non.

Jésus, oui, mais j 'en pense à Jésus.

De toute façon, on n 'en parle pas et on va boire l 'incendie de M. le Maire. Ah

oui, l 'incendie de M. le Maire. Il ne va pas nous accueillir le lendemain. Il

aurait pu être épicier s 'il n 'avait pas été maire, c 'est le même. Quel

gueuleux !

On dépêche pas, je vais te tuer.

Il a pris, il écoute, il a que ça pour vous faire marcher droit.

Papa ! Je vais t 'expliquer.

Allez,

dégage ici en vitesse, allons, j 'attrape les trucs.

Tu l 'as vu ? Ils ont dégagé en vitesse, hein ? Ça aurait dit ce que je pensais.

Touche -cou.

Mais qu 'est -ce qui t 'arrive ? Irène ! Mais tu es folle, voyons ! Mais je

t 'aime, Irène ! Irène ! Mais je t 'aime, Irène !

Irène !

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