All language subtitles for Law & Order S06E16 Savior 1080p Amazon WEB-DL DD+ 2.0 h.264-TrollHD

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish Download
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Dans le système pénal américain, le ministère public est représenté

par deux groupes distincts, mais d'égale importance.

La police, qui enquête sur les crimes,

et le procureur, qui poursuit les criminels.

Voici leur histoire.

J'ai mal au ventre.

Tu es déjà resté deux fois à la maison cette semaine.

Je ne plaisante pas. Ça fait vraiment mal.

Le Dr Waldstein a un médicament pour les maux de ventre.

Seulement en chewing-gum.

Ça vient avec une aiguille extra longue.

Tu ne sentiras rien.

Devine quoi, maman.

Je me sens un peu mieux.

Il y a quelqu'un ?

Joyce ?

On va encore être en retard.

Il y a quelqu'un ?

Mon Dieu !

Mon Dieu.

- Maman ! - Quoi ?

Mon Dieu.

On va t'aider, Jenna.

Ça va aller.

Chérie, attends.

La victime est Joyce Weber. Quarante-trois ans.

Son fils, Billy, a dix ans.

Les secours ont emmené la fille à Saint Vincent.

C'est bizarre. Pas d'effraction.

Toutes les fenêtres fermées de l'intérieur.

Vous avez identifié l'arme ?

Des douilles de calibre .22 par terre.

C'est arrivé vers minuit d'après le légiste.

Leur position indique qu'ils dormaient.

Quitte à mourir...

Le placard de l'entrée était ouvert. C'était par terre.

On dirait une boîte à bijoux.

Un mobile. C'est bien.

Relevez les empreintes.

Lennie, voici Laura Cochran, la sœur de Joyce Weber. Elle a appelé.

Je suis navré.

Que faisiez-vous ici ce matin, madame Cochran ?

J'allais emmener les garçons à l'école.

Joyce et moi alternions nos jours.

Dire que mon fils a vu ça.

Des spécialistes peuvent l'aider. Je peux vous donner un nom.

Ron a été prévenu ?

En général, M. Weber était-il là quand vous arriviez le matin ?

Sauf s'il est en voyage d'affaires.

Joyce n'a rien dit.

Je devrais être avec mon fils.

D'accord. Tenez, prenez ça.

Nous vous contacterons. Merci.

Joyce et Billy sont morts.

Ron sera anéanti.

Ou vice versa.

LA LOI

L'ORDRE

NEW YORK, POLICE JUDICIAIRE

Mon père. Vous l'avez trouvé ?

On a appelé son bureau ce matin.

Il n'est pas venu.

Mon Dieu. Ils l'ont tué aussi.

Ils ?

Les coupables.

Tu as vu ton père hier soir ?

J'étais sortie.

Je crois qu'il travaillait tard.

Il avait une présentation.

Jenna, tu te souviens d'hier soir ?

Je dormais.

La porte de la maison. Elle était fermée à clé ?

Je suis rentrée du Red Onion vers 23 h.

Je suis sûre d'avoir fermé à clé.

Pourquoi s'en prendre à nous ?

On a trouvé une boîte à bijoux dans le placard de l'entrée.

Elle était vide.

Les bijoux de ma mère.

S'il vous plaît, trouvez mon père.

Vous devez le trouver.

Quinze ans de mariage

et la seule fois où mon mari a disparu, c'était après une grosse dispute.

- C'est M. Weber selon vous ? - Pourquoi pas ?

La femme prend deux tirs de calibres .22, la première piste est le mari en général.

Si Weber voulait les bijoux, il y avait plus simple.

Tu n'as jamais vu de mise en scène d'effraction ?

Le type est introuvable.

Aucun signe d'effraction. La famille ne s'est pas réveillée.

Celui qui a fait ça avait bien une clé.

Et la sœur de l'épouse ? Elle est entrée toute seule.

Elle a reçu des associés de son mari

jusqu'à 2 h du matin.

La fille était dans un bar BCBG sur First Avenue.

Elle a peut-être été suivie.

Allez voir.

C'est incroyable.

Elle était avec nous hier soir.

Elle va s'en sortir ?

C'est en bonne voie.

Dieu merci.

L'un de vous était au bar quand elle est partie ?

Oui, on était tous là.

Et Becky et Rod aussi.

Excuse-moi.

Jenna est partie seule ?

En quoi c'est drôle ?

Chester a proposé de la raccompagner.

La mère de Jenna ferait une hernie si elle voyait Chester à la porte.

Oups, c'est de mauvais goût.

Ah bon ? Tu n'étais pas le chouchou de sa mère ?

Chester est trop mûr pour sa fille.

Je ne comprends pas.

Que peut-on faire ?

On pense qu'elle a été suivie.

Mon Dieu. Ça aurait pu être n'importe qui.

Une seconde. Lennie ?

Merci.

M. Weber est rentré il y a une heure.

Rossman lui a annoncé la nouvelle.

Il n'a pas l'air d'avoir beaucoup dormi cette nuit.

Le mois prochain, ça aurait fait 18 ans.

J'ai du mal à le croire.

Billy.

Il n'avait que dix ans.

Je dois aller voir Jenna.

Nous comprenons, monsieur Weber.

On a juste quelques questions.

On a trouvé une boîte à bijoux vide par terre près du placard.

Oui, c'est à Joyce.

Deux colliers et un bracelet.

Vous buvez depuis quand ?

Pardon ?

Vos yeux. Les mains.

J'ai souvent eu cette tête le matin.

Je ne suis pas alcoolique.

Je me suis laissé aller hier soir.

Toute la nuit ?

Mon Dieu.

Je me souviens de m'être réveillé dans une cafétéria de la 3e Avenue...

Le Parthénon.

Et avant ça ?

J'ai commencé au Cabrini après le travail.

Puis j'ai continué dans un bar sur la 2e Avenue.

Et ensuite...

Il a fallu que ça tombe hier soir.

Possédez-vous une arme ?

Bien sûr que non.

Mais...

Vous croyez que je suis mêlé à ça ?

Finissez votre café.

Vous en avez besoin.

S'il aimait tant ses enfants, il serait rentré les border.

Oui. Ne me dis pas que tu n'as jamais trop bu et tout oublié.

J'ai raté toute l'administration Carter,

mais j'étais toujours là pour le petit-déjeuner.

Vérifiez son histoire.

Commencez au Cabrini.

Weber ? Ces publicitaires sont des piliers ici.

- Weber était ici hier soir ? - C'est incroyable ce qu'il picole.

Quand est-il arrivé ?

Toute l'équipe est arrivée vers 19 h.

À 23h30, il ne restait que Weber et Sheila Gordon.

Sheila et lui sont partis ensemble ?

Weber ? Vous plaisantez ? Il est marié.

Ce ne serait pas une première.

Non, marié fidèle.

S'il me parle encore de la médaille de son fils au concours d'orthographe,

je me mets à boire.

Sheila Gordon travaille avec Weber ?

En face, Goydos, Kamm Advertising.

Vous ne croyez quand même pas que Ronnie et moi...

Allons. Joyce le tuerait.

- Plus maintenant. - Mauvaise blague, inspecteur.

Ronnie et moi étions collègues. Point final.

On a commencé ensemble.

On a la même carrière.

On a bu quelques verres ensemble et on est partis chacun de notre côté.

Mais Ronnie n'est pas rentré.

Quoi ?

Il a bu toute la nuit et est tombé ivre mort dans une cafétéria.

Je ne savais pas.

Vous ignoriez ses problèmes ?

Tout le monde a des problèmes.

Ces six derniers mois, il a peut-être bu plus que d'habitude.

Il a dit pourquoi ?

C'est dans sa nature.

L'agence paie deux cures de désintox.

Après ça, on se débrouille.

Il parlait de ses problèmes domestiques ?

Rien d'inhabituel. Ils détestaient le copain de Jenna.

Joyce achetait trop de fringues à Saks.

Elle travaillait trop tard au lieu d'être avec Billy.

Elle travaillait ?

Fonctionnaire, de 9 h à 17 h.

Inspecteur, je connais Ron Weber.

Je sais qu'il n'a pas tué sa famille.

Comme vous saviez qu'il ne buvait pas ?

Allez-vous-en.

Un ivrogne et une fonctionnaire en charge des licences d'alcool.

- Le mariage parfait. - Dans ce bureau de licence d'alcools,

ils savent viser dans le mille.

Mauvaise blague, inspecteur.

BUREAU DE LICENCE D'ALCOOLS MERCREDI 18 JANVIER

N'emmerdez pas Joyce Weber.

Je voulais l'imprimer sur un t-shirt pour son anniversaire.

Elle était coriace ?

Obligé, dans ce milieu.

Vous n'imaginez pas ce qu'on nous propose.

Des pots-de-vin ?

La réussite ou l'échec d'un établissement dépend d'une licence d'alcool.

Et au niveau des scrupules,

on est juste en dessous de la police mexicaine.

Si Joyce avait eu vent d'un pot-de-vin accepté ici,

croyez-moi, le soudoyé serait mieux en prison.

Des clients mécontents ?

Vous avez dû voir les gardes armés à l'entrée.

Oui. Les plaintes ont été plus vives ces derniers temps ?

Pour tout vous dire...

Le Metro Bar et Grill.

M. Yentakov avait du mal à accepter un refus.

Sergei Yentakov ?

Je l'ai vu au Bureau du crime organisé.

Il a tiré plus de ficelles que Jim Henson.

C'est pour ça que j'aime ce pays.

Quelqu'un meurt et la police s'en préoccupe.

- En fait, monsieur Yentakov... - Sergei.

Le nom de mon grand-père.

Joli nom.

Bref, Sergei,

nous savons que vous connaissez personnellement Joyce Weber.

Le Bureau du crime organisé suit Yentakov depuis trois ans.

La semaine dernière, il déjeunait avec Joyce Weber.

Vous allez lui tirer l'oreille ?

D'après Weber, il lui a offert 10 000 dollars pour une licence.

Le procureur voulait plus.

Elle devait porter un micro à sa réunion vendredi prochain.

C'est malheureux, ce qui est arrivé à Mme Weber.

Vous avez envoyé des fleurs

après qu'elle ait ruiné votre investissement ?

Sans rancune.

Mme Weber a fait son devoir.

Sauf que dans ce pays, sa décision est définitive.

On ne soudoie pas pour changer une décision.

Non, inspecteur. C'est l'inverse.

Mme Weber est venue me voir.

Pour 10 000 dollars, la licence aurait été à moi.

Comme j'ai dit à ma femme,

"L'ancien pays et le nouveau pays ne sont pas si différents après tout."

Que ceux qui le croient lèvent la main droite.

Si j'avais ma pile de Bibles avec moi,

Yentakov jurerait jusqu'à Kyiv.

C'est évident, non ?

Il a appris que Joyce Weber était le contact

dans l'opération du Bureau du crime organisé.

Ça ne lui a pas fait plaisir.

Il n'avait pas à la tuer. Il avait juste à pas lui parler.

C'est peut-être différent dans son pays.

Il faut trouver la fuite au crime organisé.

Ils s'en occupent.

Comment ça ? C'est notre affaire.

C'est pourquoi vous allez vérifier l'histoire du Dr Jivago.

Excusez-moi, mais le seul témoin de leur conversation est mort.

Réfléchissez. Si votre nouveau passe-temps est l'extorsion de licences,

pourquoi commencer par un mafieux ?

Parlez aux autres demandes rejetées.

C'est une perte de temps, non ?

Il s'agit de tout vérifier.

BUREAU DE MITCHELL WEISBROD LUNDI 23 JANVIER

On en a fait un brevet.

Décos à thème, jolies serveuses, jupes courtes et grands sourires.

J'ai appelé ça, "longues jambes".

Politiquement incorrect. J'adore.

Comme les habitants d'Atlanta, Durham, Nashville et Miami.

Ça ne s'est pas bien passé à New York ?

On n'a jamais eu notre chance.

Il y a huit mois, notre demande de licence d'alcool a été rejetée.

Pas d'alcool, pas de longues jambes.

Merci, Joyce Weber.

En fait, elle m'a rendu service.

Vous n'aimez pas gagner de l'argent ?

Non, j'aime le garder.

Mon plus gros investisseur à New York

a fait de la prison pour fraude à Philadelphie.

Je ne l'aurais jamais su sans son professionnalisme.

Mme Weber a-t-elle suggéré un moyen

d'éviter tous vos problèmes ?

C'est-à-dire ?

On aurait pu la persuader d'ignorer le passé de votre investisseur.

En échange d'un gros paiement en liquide.

Vous plaisantez ?

Cette femme était la plus honnête qui soit.

On étudie à l'Institut culinaire,

on emprunte à son idiot de cousin diplômé en commerce pour l'acompte,

- on planifie le menu parfait. - Français, sans les riches sauces.

Il y a deux mois, Joyce Weber nous a fait...

Comment on dit déjà ?

- Faux-bond. - Voilà.

Cette Weber.

C'est une salope.

Comment ça ?

Elle nous dit que tout était bon.

Problèmes d'investisseurs ?

Non, de compte en banque.

D'un coup, on était insuffisamment capitalisés.

Avec une licence d'alcool,

on aurait eu plus de capital que de pâté de campagne.

On a eu dix mille dollars de la part de cousin débile numéro deux,

mais ça ne suffisait pas.

Il est temps de vous renseigner sur elle.

Elle ne faisait que son travail.

Ah bon ? Elle a appelé chez nous.

Comme quoi elle pouvait faire abstraction de nos lacunes.

Que voulait-elle dire ?

Pas difficile. Elle voulait plus d'argent.

Dommage qu'on manque de cousins débiles.

Quelle idée de génie. Du beurre de cacahuète sur des patates.

Tu vois ton docteur bientôt ?

Quoi ? Beurre de cacahuètes. Patates.

Ça fait deux des trois groupes alimentaires.

Ça ne tient pas.

Il y a huit mois, elle était irréprochable.

Six mois plus tard, elle sollicite des pots-de-vin.

Et il boit pour oublier.

Problèmes d'argent.

Vice-président d'une agence de pub.

Ça doit rapporter beaucoup d'argent.

Il le dépensait peut-être aux mauvais endroits.

Un bookmaker ?

Bookmaker, drogues, femmes.

Qui sait ce qu'il cache.

Mais ça devra attendre.

Cette fois, je prends la saucisse.

Ils avaient deux revenus.

Tout aurait dû bien se passer.

Deux enfants en école privée, c'est cher.

Quel est le rapport ?

Nous essayons de comprendre, Jenna.

Ton père devait peut-être de l'argent.

Comme un usurier ?

- Soyez sérieux. - Ma sœur aimait bien vivre.

La maison sur Fire Island, l'Ivy Club, la maison en grès.

Je lui avais dit d'en garder de côté en cas de coup dur.

On dirait qu'ils ont tout dépensé.

S'ils avaient placé leur agent, ils auraient pu prendre leur retraite.

Mon père a essayé de vendre la maison.

- Jenna. - Non.

Tu le fais passer pour un idiot.

- Il n'en a jamais voulu. - Ils avaient un gros emprunt ?

Ils ont emprunté sur la valeur de la maison

- pour les paiements mensuels. - Dette. La grande motivation.

Ce n'est pas comme si on mourait de faim.

Ta mère ne voulait pas que tu le saches.

Ton père avait des ennuis au travail.

Pourquoi tu dis ça ?

Tu ne vois pas ce qu'ils font ?

Ils croient que papa est responsable.

Quoi que ma mère ait dit, il avait un bon travail.

Il n'avait pas besoin d'argent.

GOYDOS, KAMM PUBLICITÉ JEUDI 26 JANVIER

Je connais Weber depuis la fac.

Un pote de fac qui travaille pour vous.

Comment a-t-il réagi ?

Mieux que je ne l'aurais fait.

Il paraît qu'il y a eu des problèmes au travail.

Le monde de la pub est impitoyable.

Il faut savoir se protéger.

Et Weber n'a pas su le faire ?

Il a perdu deux clients. Il connaît les règles du jeu.

Donc, vous l'avez viré ?

Deux clients. On n'est plus à la fac.

Je lui ai donné six mois et j'ai gardé ça secret.

Ça n'a pas marché ?

À un dîner, j'ignorais qu'il n'avait rien dit à Joyce.

J'ai dit que j'étais désolé. J'ignorais qu'il ne lui avait rien dit.

Il ne lui restait que deux semaines.

Comment elle l'a pris ?

Vous avez été marié ?

Bien vu.

Le pauvre.

En plus de la galère au travail, c'était l'horreur à la maison.

Il parlait de se la jouer Willie Loman.

Il vaut plus mort que vivant.

L'assurance décès ?

Un demi-million aurait tout résolu.

Question stupide.

Sa femme était assurée aussi ?

Tout père marié avec une femme qui travaille est assuré.

C'est prudent.

Je connais ça, monsieur Weber.

Tout se ligue contre vous d'un coup.

Ce n'était pas si grave.

Les factures s'accumulent, vous n'avez plus de boulot.

Tout à coup, le monde devient cruel.

Non. J'avais trois entretiens prévus.

Ça se fait tout seul. Vous êtes désespéré. Ils le sentent.

C'est fini avant même d'avoir commencé.

J'allais trouver quelque chose.

Votre femme n'était pas de cet avis.

C'est faux.

Alors, pourquoi s'est-elle mise à demander des pots-de-vin ?

Elle n'avait plus confiance en vous.

Vous subvenez à ses besoins pendant vingt ans.

Un petit passage à vide,

et elle vous rappelle sans cesse que vous êtes un raté.

Vu ce qu'elle a fait, il aurait fallu deux emplois pour s'en sortir.

Je l'aimais.

- J'aimais ma famille. - Mais vous les avez laissés tomber.

Vous êtes devenu un ivrogne qui ne rentre plus chez lui.

Si ma femme me trouvait nul, je ferais pareil.

Vous aviez besoin d'un gros salaire.

Le fric de l'assurance décès règle tout, pas vrai ?

C'est dingue.

Je n'ai tué personne.

Ce n'est pas tout à fait exact, monsieur Weber.

Vous ne vous souvenez pas de vos actes.

Prenez le temps d'y réfléchir.

On a vérifié son alibi ?

Nos hommes ont arpenté la 2e Avenue.

Un barman l'a vu arriver vers 2 h du matin.

Le meurtre a eu lieu vers minuit.

Il a quitté Cabrini à 23h30. Ça lui laisse du temps.

Pas d'arme du crime ?

Sûrement au fond de l'Hudson.

Il est au bord du gouffre. Une arrestation le ferait basculer.

Merci.

Le mobile vient d'arriver.

Weber a réclamé l'assurance décès de sa femme deux jours après sa mort.

Cinq cent mille.

Si c'était pour l'argent de l'assurance, il n'aurait pas touché aux enfants.

Il était désespéré. Qui sait ce qu'il pensait ?

Preuves indirectes. Ça ne suffit pas.

C'est assez pour une perquisition.

Relâchez-le. Je demande un mandat.

M. Weber va revenir du déjeuner.

Vous auriez pu l'attendre.

Plus vite on aura fini, plus vite on pourra manger.

Lennie. Tu crois qu'il porte ça ?

Que voulez-vous, maintenant ?

Maintenant ?

Je vous arrête pour les meurtres de William et Joyce Weber

et tentative de meurtre sur Jenna Weber.

Vous avez le droit de garder le silence.

Tout ce que vous direz pourra être retenu...

Ça devait arriver tôt ou tard.

Comment vas-tu, Margot ?

Regarde mon client. À ton avis ?

C'est déjà un bon début.

Un demi-million ? Ça vaut une détention provisoire sans caution.

Il n'est pas si fauché que ça. Il te paye.

Il joue au golf avec un avocat de mon cabinet.

Je rends un service.

Jack, je te présente Margot Bell.

Elle va représenter Weber.

La veinarde du tribunal.

Au moins, tu l'admets enfin.

J'ai raté quelque chose ?

Margot m'a remplacée à la commission de révision.

Ce n'était pas de la chance.

Tu étais occupée avec "machin-chose"

- au lieu de potasser. - Que répondre ?

Fricoter avec "Machin-chose", c'était mieux que potasser.

J'imagine. Margot,

nous ne sommes pas là pour vos retrouvailles.

Désolée. Ce n'est pas souvent que je mélange affaires et plaisir.

Weber jure que ce n'est pas lui.

Et vous le croyez ?

Je pensais à un échange de bons procédés.

Au mieux, je ne demande pas la peine de mort.

C'est de ça que je parle.

On travaille ensemble, on change le monde.

Je vais lui parler.

Qu'est-ce qu'un spermatozoïde et un avocat ont en commun ?

Ils ont une chance sur un million de devenir humains.

Il y a une loi.

Si tu passes le barreau, fini les blagues d'avocats.

Pourquoi ? Qui connaît mieux la vérité ?

Oui. On est contestés, arrogants, trop malins pour être crédibles,

maniaques, chers, théoriques et bornés sur les moindres détails.

Ce n'est pas la vie qu'on pensait avoir.

Tu as déjà pensé à arrêter ?

Oui, c'est ça. Pour devenir fleuriste ?

Pourquoi pas ? Pas besoin de mentir aux suspects

ou de représenter des mecs comme Weber.

Je suis allergique et aucune de nous ne sait lire un bilan.

On conclut un marché avec Weber et on part en vacances.

Si seulement c'était le cas, M. Weber n'est pas intéressé.

Je veux que ce salaud soit condamné.

Qui le représente ?

Margot Bell. J'étais à la fac de droit avec elle.

Elle est douée ?

Assez pour savoir que son client est coupable.

Et assez maline pour faire défiler ses proches au tribunal

pour dire à quel point il est dévoué à sa famille.

Il a perdu son boulot. C'est un ivrogne.

Sa femme avait une assurance décès.

Ça explique la femme, pas les enfants.

Si le jury ne le comprend pas, il ne le croit pas.

Et John List ? Il a tué sa famille.

Le jury n'a eu aucun mal à le condamner.

Il y avait tout un tas d'experts qui ont expliqué son geste.

On aura nos experts.

Si Weber ne plaide pas la démence, nos psys ne peuvent pas lui parler.

Oui, mais si elle nous parle de Weber, on pourra l'expliquer au jury.

Si...

On les appelle les destructeurs de famille.

Ils ont souvent un sens trop développé des valeurs familiales.

Le problème, c'est qu'au lieu de servir de force protectrice,

elle devient destructrice.

"Je t'aime tellement que je dois te tuer" ?

C'est dur à croire.

Pas quand la faillite est imminente.

Comme perdre son travail ?

S'il est si déprimé, pourquoi ne pas se suicider ?

Il a dû y penser.

Mais les destructeurs de famille exagèrent l'importance

de leur rôle dans la famille.

Sans moi, la famille ne serait rien.

M. Weber correspond au profil.

Dites-le au jury.

Je ne l'ai pas examiné.

Ce ne sont que des hypothèses. Weber donnera des détails.

Margot ne l'appellera jamais à la barre.

C'est trop bancal. Au mieux, c'est de la spéculation.

Je ne peux pas être certaine.

Il n'y a pas à l'être. Dites que c'est possible.

BUREAU DU JUGE KYLE GAINES MERCREDI 15 FÉVRIER

C'est absurde.

Seule la défense peut parler de la santé mentale de l'accusé.

On ne le traite pas de fou.

Il correspond au profil d'un destructeur de famille.

Je ne vois pas le problème.

Vous pouvez appeler un expert à la barre pour réfuter.

Sauf votre respect, il ne s'agit pas d'O.J. Simpson.

Mon client ne peut pas payer mes factures.

Pas un problème.

Essayez encore.

- Le 6e amendement prévoit... - Le droit à un avocat,

ce qu'il a.

Non, il a droit à un avocat efficace.

Comment puis-je être efficace si ma capacité à présenter des preuves

est limitée par les difficultés financières de mon client ?

Ça ne devrait pas empêcher l'accusation de plaidoyer.

Ce n'est pas une corrida.

Les picadors peuvent pas poignarder l'accusé

avant l'arrivée du matador.

Je demande simplement qu'on soit sur un pied d'égalité.

Y a-t-il un précédent ?

Dans l'affaire Ake vs Oklahoma, la Cour suprême a déclaré qu'un État

doit fournir à la défense un expert psychiatrique...

S'il plaide la démence.

Cette décision n'a jamais été étendue à tous les experts.

Elle n'était pas limitée non plus.

Votre honneur.

Nous voulons tous un procès équitable.

Vous avez votre psy, Maître Bell.

Aux frais de l'État.

COUR SUPRÊME, CHAMBRE 97 LUNDI 20 MARS

J'ignore pourquoi je ne me suis pas réveillée.

C'est comme ça.

Êtes-vous sûre d'avoir fermé la porte à clé ?

Je le fais d'habitude.

Je ne sais pas. J'ai peut-être oublié.

Ce n'est pas ce que vous avez dit à la police.

Mon frère est mort. Ma mère est morte.

Et mon père est jugé.

Répondez à la question.

Non.

C'est pas ce que je leur ai dit.

À votre connaissance, qui avait les clés de votre maison ?

Moi...

Mon père, ma mère et ma tante.

Votre père frappait-il votre mère ?

Il ne ferait jamais ça.

Ils se disputaient ?

Pas plus que les parents de mes amis.

Je n'en reviens pas que...

Quoi, Jenna ?

Je n'en reviens pas qu'ils lui fassent subir ça.

Park Dietz, le meilleur psychiatre légiste du pays,

a identifié une catégorie de meurtriers qu'il a appelée "destructeurs de famille".

Leurs meurtres sont souvent précédés de grosses pertes financières.

Comme une perte d'emploi ?

Exactement.

Ils sentent leur vie de classe moyenne leur échapper.

Souvent, ils boivent beaucoup et deviennent suicidaires.

Y a-t-il des points communs entre ces destructeurs de famille ?

Le prototype est un homme blanc dans la quarantaine,

dévoué à l'excès à sa famille, surtout à ses enfants.

Un homme pratiquant, mais pas trop pieux.

Ses connaissances le décrivent comme doux, gentil, prévenant.

Mais pas violent.

M. Weber correspond-il à ce profil ?

D'après son dossier, oui.

Un type bien, qui aime ses enfants et qui va à l'église.

Ça fait beaucoup de destructeurs de famille ici.

Ces qualités sont exagérées.

Un destructeur a du mal

à faire la différence entre lui et ceux qu'il aime.

- Avez-vous examiné l'accusé ? - Non.

Vous êtes prête à l'envoyer en prison

à cause d'un article de psychologie ?

- Objection. - Je retire.

Plus de questions.

En gros, vous pouvez inclure 90 % des hommes de ce pays

dans le paradigme du Dr Olivet.

Docteur, vous dites

que ce soi-disant destructeur de famille n'existe pas ?

Non. Il y a entre 15 et 50 meurtres de ce genre chaque année.

Je dis juste que la méthodologie du Dr Olivet est incorrecte.

Avec l'histoire du suspect,

elle a fait un parallèle avec le prototype.

Quelle est la bonne méthodologie ?

En premier lieu, examiner les circonstances du crime.

La méthode, l'heure et le lieu.

Un destructeur de famille laisse sa marque sur une scène de crime.

S'il existe des preuves que le meurtre a été commis par un mari,

c'est uniquement à ce moment-là qu'on saura s'il correspond au prototype.

La scène de crime suggère-t-elle qu'un destructeur de famille

a commis ces meurtres ?

Au contraire, il a laissé une survivante.

Le but, c'est de tuer toute sa famille.

M. Weber ignorait peut-être que sa fille était en vie ?

C'est possible.

Y a-t-il autre chose sur la scène du crime qui suggère

que ces meurtres n'ont pas été commis par M. Weber ?

Je doute qu'un individu aussi dévasté sur le plan émotionnel

avait les ressources nécessaires pour faire croire à un cambriolage.

Mais c'est déjà arrivé.

En de rares occasions, oui. C'est très simple, monsieur McCoy.

Un de mes profs me répétait sans cesse ceci :

tous les caniches sont des chiens, mais il n'y a pas que des caniches.

Rien de tel qu'un combat d'experts.

Oui. Et la fille ?

Elle souffre. Si ça se trouve, elle n'a pas verrouillé la porte.

Ce qui ouvre la porte à huit millions d'autres suspects.

Le plus important passe à la barre demain.

Qui, Weber ?

- Je n'y crois pas. - Pourquoi ?

C'est serré. Il lui suffit de pleurer pour être acquitté.

COUR SUPRÊME, CHAMBRE 97, JEUDI 23 MARS

La nuit du meurtre, était-ce la première fois que vous découchiez ?

Non.

Joyce disait aux enfants que je travaillais tard

et que je partais tôt au bureau.

Dites-nous où vous étiez la nuit des meurtres.

J'ai bu chez Cabrini jusqu'à 23 h.

Après, je ne me souviens plus.

Était-ce votre premier coma éthylique ?

Non.

Vous êtes sûr de ne pas être rentré chez vous ce soir-là ?

Oui.

Vous êtes sûr de ne pas avoir tué votre femme et votre fils ?

Oui.

Je les aimais plus que moi...

Je n'ai jamais tenu d'arme.

Vous étiez si soûl que vous ne saviez plus où vous étiez,

mais vous êtes sûr de n'être jamais rentré ?

Pour que mes enfants ne me voient pas comme ça.

Et sinon, vous auriez dû les tuer ?

- Objection. - Retenue.

Les bijoux qui devaient être dans une boîte dans votre placard

étaient dans votre bureau, non ?

- Oui. - L'avez-vous dit à la police ?

Je comptais les vendre. On avait besoin d'argent.

J'avais honte.

- Vous avez mis en scène un cambriolage ? - Non.

Vous deviez être désespéré.

Tout d'un coup, le soutien de famille rentre à la maison sans argent.

Ça a dû être humiliant. Mais ce n'est plus un problème.

Votre femme et votre fils ne sauront jamais que vous étiez un tocard.

Ils ne sauront jamais que vous alliez vendre votre maison.

En fait, vous leur avez rendu service.

- Pas vrai ? - Non !

Je ne les ai pas tués.

Je n'aurais jamais fait ça.

Bon sang, Jack. Même moi, j'avais pitié de lui.

Mais vous le voyez comme un meurtrier, non ?

Oui, je pense.

Et le jury aussi, j'imagine.

Jack.

- Je vous revaudrai ça. - Peut-être pas.

On était dans la même salle d'audience ?

Il m'avait tout l'air coupable.

Pour moi aussi. C'est ça, le problème.

Vous l'avez harcelé, Jack. Il aurait dû craquer.

Il a craqué.

Non. Il aurait dû avouer sous cette pression.

C'est la réponse typique d'un destructeur de famille.

Pourquoi ne pas me l'avoir dit avant ?

Vous m'avez dit qu'il ne témoignerait jamais.

Vous changez d'avis ?

Je ne le considère pas innocent.

Je nuance juste mon opinion.

Dès le début, je vous ai dit que c'était bancal.

Vous parlez d'une experte...

Ce n'est pas la faute de Liz. Elle n'a jamais parlé à Weber.

Alors, elle aurait dû se taire.

- Je l'ai appelée à la barre. - Il faudra la rappeler.

- Le jury trouvera ça fascinant. - Elle n'a pas changé d'avis.

Elle l'a nuancé. Il n'y a pas de quoi l'innocenter.

Oui. Si le jury s'endort pendant qu'elle témoigne.

Et l'expert de Weber a vu la même chose qu'Olivet.

C'est évident. C'est pourquoi il va falloir négocier.

Weber a déjà refusé un accord.

Vous n'avez pas proposé homicide involontaire.

- Adam... - Proposez ça et passez à autre chose.

BUREAU DE MARGOT BELL LUNDI 27 MARS

Un accord. Maintenant ?

Après la dernière déclaration d'Olivet à la barre,

M. Weber pourra tuer qui il veut.

Pas forcément.

N'oublie pas à qui tu parles.

J'ai assisté à quelques procès, tu te souviens ?

Tu parles d'une ironie.

Le système commençait à me plaire.

Les gentils gagnent et tout ça.

On pensait qu'il accepterait deux chefs d'accusation d'homicide involontaire.

Tu veux me faire radier ?

Et ce n'est peut-être pas lui, tu sais.

Ce serait une sacrée surprise, non ?

Je vais te dire. Ça me donne envie de devenir fleuriste.

- Il y a une alternative. - Laquelle ?

Découvrir la vérité.

Laisse Olivet interroger Weber.

S'il avoue, accepte l'accord.

Et s'il ne le fait pas ?

On n'utilisera pas ce qu'il dira contre lui au tribunal.

Tu auras ton acquittement.

Tu ne te couches pas, Claire.

Tu doubles la mise, là.

Ce qui me fait le plus peur, c'est l'avenir de Jenna.

Elle vit avec la sœur de votre femme.

Si je suis condamné, elle croira toujours que...

Ce serait plus facile si vous lui expliquiez pourquoi.

Quoi ?

Pourquoi vous me piégez ?

Votre fille pourrait comprendre plus que vous ne le pensez.

C'est peut-être mieux pour vous deux.

Je me bats pour ma vie, pour la vie de ma fille.

Comment ça ?

Si elle avait des problèmes avec son copain, elle venait me voir.

Des problèmes avec les devoirs, moi.

Des problèmes avec Joyce...

J'ai toujours été là pour arranger les choses.

Votre fille avait des problèmes avec votre femme ?

C'est une adolescente.

Je l'ai protégée.

Je lui ai donné un foyer, une école privée, tout ce qu'elle voulait.

Quand vous êtes-vous senti impuissant ?

Qu'attendez-vous de moi ?

Vous vous sentiez coupable.

Vous aviez honte.

Vous avez vu la banqueroute sans rien pouvoir y faire.

Vous vouliez oublier avec l'alcool, mais ça n'a pas marché.

D'accord.

Je suis un raté.

Je suis un ivrogne incapable de prendre soin de sa famille.

Je ne le supportais pas.

Mais je ne les ai pas tués.

C'est un cas classique, à part le fait qu'il refuse d'avouer.

Vous dites que ce n'est pas lui ?

Je ne peux pas en être certaine.

Il était ivre. Il ne s'en souvient peut-être pas.

C'est possible.

Il a dit quelque chose d'étrange sur sa femme et sa fille,

qu'il était toujours là pour arranger les choses.

Ils se sont battus.

Quelle ado ne se dispute pas avec sa mère ?

Mais si c'était plus violent que d'habitude

ça expliquerait pourquoi Jenna dit n'avoir rien vu.

Il l'a protégée, alors elle le protège.

Surtout s'il était ivre au point de ne pas savoir ce qu'il faisait.

Allons lui parler.

Je doute qu'elle vous dise la vérité.

Mais sa tante, peut-être.

C'est dingue. Ron a aussi essayé de tuer Jenna.

Pourquoi voudrait-elle qu'il s'en sorte ?

Elle a peur.

Elle a honte. Elle sait qu'il est malade.

Ça peut être n'importe quoi.

Jenna s'entendait bien avec Joyce ?

Comme une mère et sa fille.

Elles se disputaient, mais Jenna l'aimait.

Dire qu'elle a menti pour le protéger.

On essaie d'avoir une idée de la dynamique familiale.

Ça pourrait nous aider à convaincre Jenna.

Joyce gérait la maison.

Quand il le fallait, elle les disciplinait.

Elle était forte.

Ron voulait être le chouchou des enfants.

Ils avaient tout ce qu'ils voulaient.

Pourquoi Joyce et Jenna se disputaient ?

Il s'agissait surtout de son petit ami.

Joyce n'approuvait pas ?

Il attirait les ennuis.

Quinze mille dollars par an pour l'école privée et il a été renvoyé.

Toujours des ennuis avec les flics. La drogue, tout ça.

Mais Jenna a arrêté de le voir.

Parle-moi, Chester.

Je suis sorti avec Jenna une ou deux fois.

Quel est le rapport ?

Qu'as-tu ressenti quand elle t'a plaqué ?

Il y a plein de poissons dans l'océan.

Dis-moi, le tombeur,

pourquoi ils t'ont viré de cette grande école ?

Je ne suis pas du genre intello.

D'après ça, tu es soupçonné de trafic de drogue.

Soupçonné, oui.

Et ton casier judiciaire, Chester ?

Il est scellé.

On a parlé au policier qui t'a arrêté.

Vol à main armée ?

J'étais jeune.

Seize ans.

Tu sais à quoi je pense ? Je me dis que tu as voulu

mettre la main sur les bijoux de Mme Weber.

Ah bon ? Pourquoi je ferais ça ?

Il faut savoir lire pour consulter les offres d'emploi.

Mais tu n'as rien trouvé,

tu t'es énervé et tu t'es vengé sur les Weber.

J'ai droit à un avocat ?

Je t'apporterai les pages jaunes. Ils ont des photos.

J'appelle ses parents.

- Pas la peine. - Vous voulez qu'on le relâche ?

Malheureusement, la stupidité n'est pas illégale.

Mais ça crée un doute raisonnable.

Jack ?

Tu crois que Weber est innocent ?

Ou penses-tu qu'on aura plus de mal à prouver sa culpabilité ?

Pas mal.

J'ignorais que tu pouvais faire la distinction.

C'est ça.

Toujours moi, le méchant.

Un peu de sérieux, Jack.

Tu parles sans cesse du jeu.

Obsédé de gagner.

Si je suis convaincu que l'accusé est coupable.

Mais regarde comme c'est facile d'être convaincu.

Ou trompé, plutôt.

Combien de fois a-t-on gagné, car la défense a raté quelque chose ?

Tu ne m'as pas répondu au sujet de Weber.

Chester Manning est loin d'être un citoyen modèle.

Avec la nouvelle position d'Olivet,

ça fait réfléchir.

Alors, qui les a tués ?

Disons que c'était le petit ami. Pourquoi Jenna le protégerait ?

C'est une ado.

Elle sait que son père est innocent

et elle a confiance dans le système.

Elle aime Chester.

Mais il lui a tiré dessus aussi.

Ou elle se sent coupable.

La maison n'a pas été fouillée ?

Comment Chester a-t-il su où trouver les bijoux ?

Jenna le lui aurait dit ?

Pourquoi pas ? Et quand les bijoux ont disparu, il a pété les plombs.

Elle se sent responsable de la mort de sa mère et de son frère.

Elle ne peut pas l'admettre.

C'est incroyable.

Réfléchissez, Ron. Qui d'autre aurait pu entrer ?

Qui d'autre aurait pu savoir où étaient les bijoux ?

Je lui aurais donné de l'argent.

Pourquoi cambrioler sa maison ?

Vous n'aviez pas d'argent.

On avait assez.

Elle avait tout ce qu'elle voulait.

Était-ce le cas pour Chester Manning ?

Bien. Que Briscoe fasse venir Jenna.

Non.

Écoutez.

Si Jenna est impliquée, c'était l'idée de ce salaud.

Vous n'aimiez pas M. Manning.

La drogue.

Il a braqué une épicerie à 15 ans, mais ses parents ont étouffé l'affaire.

Mais Jenna a arrêté de le voir.

Et si elle ne l'avait pas fait ?

Comment votre femme aurait-elle réagi ?

Elle l'aurait enfermée dans un placard.

Joyce ne voulait pas...

Si vous nous aidez, on trouvera une solution pour Jenna.

Pas de prison pour elle.

Votre bureau.

Trois heures, Jack.

BUREAU DE JACK MCCOY MERCREDI 29 MARS

Ravis que vous soyez revenu à la raison, M. Weber.

Qu'on en finisse.

Que proposez-vous ?

Deux inculpations pour homicide involontaire

Peines consécutives.

On peut m'expliquer ?

- Ça fait combien d'années ? - Trente.

Mais il n'a rien fait.

Ce n'est pas ce que verra le jury, Jenna.

C'est la meilleure chose.

Tu ne peux pas faire ça.

Accord conclu, monsieur McCoy.

Arrête.

Si tu sais quelque chose, Jenna, dis-le-nous.

Bon, finissons-en.

Non. Attendez.

C'est ma faute. Il n'a rien fait.

C'était qui ?

Je lui ai dit où ma mère cachait ses bijoux.

Qui ?

Chester.

Que s'est-il passé après ?

Il s'est énervé quand il a vu qu'il n'y avait rien.

Il était complètement défoncé.

J'ignorais qu'il allait tuer tout le monde.

Bon.

On a eu ce qu'on voulait. L'accord tient toujours.

Jenna ne fait pas de prison.

Il se passe quoi ?

Ça va aller.

Chester s'est servi de toi.

Ce n'est pas ta faute.

Vous aurez ma demande de non-lieu demain matin.

Merci, Claire.

Encore une question, Jenna.

Pourquoi ne pas avoir pris les bijoux toi-même ?

Tu les croyais encore dans le placard.

Ça aurait été plus facile que d'impliquer Chester.

Réponds à ma question.

Chester n'était pas là pour les bijoux.

Il allait tuer ta mère et tu le savais.

Non.

Ce n'était pas un vol.

Tu voulais la mort de ta mère.

Tu as engagé Chester Manning.

Les bijoux étaient son paiement.

La police a déjà arrêté ton petit ami.

Il n'est pas du genre à prendre des risques pour toi.

Tu voulais la mort de ta mère ?

Trois sur quatre.

Tu détestes perdre.

Et toi ?

CETTE HISTOIRE EST PUREMENT FICTIVE.

Sous-titres : Jérôme Salic

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.