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"LE PLUS DUR POUR L'ENFANT C'EST D'APPRENDRE LES BONNES

- MANIÈRES SANS EN VOIR." - FRED ASTAIRE

Mon rôle c'est de transmettre ma sagesse.

Je te mentirai pas.

J'édulcorerai rien

parce que ça nous avancerait à rien.

Tu es un miracle.

Oui. Je ne te mérite pas.

Les riches sont plus heureux. Voilà, je l'ai dit.

Personne ne t'aimera autant que moi.

Je vais…

J'anéantirai à mains nues ceux qui te feront obstacle.

Ce truc sur l'argent causant tous les maux.

Qui sort ça ?

Les pauvres disent ça.

Je ferai tout en mon pouvoir

pour que tu bénéficies de tout ce que la vie peut offrir.

L'argent est synonyme de temps et de liberté.

Deux choses cruciales dans la vie.

Dis-moi ce que tu veux.

T'as besoin de quoi ? Tu veux…

Que je danse ?

Je pourrais danser. Chanter ?

Comment gagner sa vie ?

Eh bien, tu peux… devenir athlète professionnel ou…

star du cinéma.

Brille, brille petite étoile

Dans la nuit qui se dévoile

Mais ça dépend de la chance.

Tu peux pas en dépendre. Pas dans notre famille.

Tout là-haut au firmament

Tu scintilles comme un diamant

Qu'est-ce que tu lui chantes ?

"Brille, brille petite étoile".

Donc, le seul moyen de réussir

c'est les études.

Bon, de nos jours les études c'est…

comme un effet domino.

Pour entrer dans une université prestigieuse,

il faut d'abord entrer dans un lycée réputé.

Et pour entrer dans un lycée réputé,

il faut que t'entres dans une excellente école primaire.

Et pour te préparer à une excellente école primaire…

il faut entrer dans une grande…

maternelle.

Je pensais que tu dormais.

T'es coiffée et maquillée ?

- Je ne sais pas. - Splendide.

- Une envie ? - Champagne ?

- Très bien. - Des ballons ?

Oui. On a les…

- Bien. - On a réussi !

- Oui. - T'as réussi !

Les grandes études t'apportent ça.

Je vais tout faire pour.

Tu fais quoi ? Elle vient d'accoucher.

Pas de mon bébé.

Arrête, Brian !

C'est le plus calme, t'as vu ?

Coucou, maman.

Au lit.

Arrête !

Bonjour.

Laisse-moi faire.

Je m'occupe de tout.

Je m'occupe de tout.

- Promis. - Je te le promets.

MISSION : MATERNELLE

SIX MOIS PLUS TARD

Bon sang, t'es un psychopathe, hein ?

Tu vas tout tuer !

Voilà.

C'est ça ! T'as compris. Hé !

Ça sera peut-être toi un jour.

Tout est possible si tu le veux vraiment, Gracie.

Que fais-tu ?

Elle voulait marcher.

Elle a six mois.

Il est minuit.

DEUX ANS PLUS TARD

Salut, tout le monde. Devinez quoi ?

J'ai mis mon pantalon tout seul ce matin.

Et toi ?

- J'y vais. Ça va ? - OK, chéri.

Apprends à t'habiller avec les Fous Furieux ?

- C'est pas éducatif. - OK.

Je lui ai déjà appris à s'habiller.

Laisse-le en profiter.

Rabats-le comme ça.

Rabats-le comme ça.

C'est pas génial, ça ?

Un astronaute fait comme ça…

T'es sur la lune.

La lune est juste là-bas, ma puce.

Juste là-bas.

Nomme tous les pays pour maman.

DEUX ANS PLUS TARD

Afghanistan, Albanie, Algérie, Andorre, Angola,

Antigua-et-Barbuda, Argentine, Arménie, Australie, Autriche,

Azerbaïdjan, Bahamas, Bahreïn, Bangladesh,

Barbade, Biélorussie, Belgique, Bélize, Bénin, Bhoutan,

Bolivie, Bosnie-Herzégovine, Botswana, Brésil, Brunei,

Bulgarie, Burkina Faso, Burundi, Cap-Vert,

Cambodge, Cameroun, Canada…

DE L'ALPHABET AUX GRANDES UNIVERSITÉS

Hé, chérie.

Je crois qu'il est prêt.

Y a des écoles incroyables. Faudrait y aller.

Bon. OK. L'heure du dodo, hein ?

C'est trop mignon !

VALLON DE LA MARELLE

Chérie ! Par ici.

Ma cravate ?

Relax. T'es chic.

- Vraiment ? - Oui.

- Prêt ? - Oui.

- T'es sûre ? - Allez !

Je vais pas laisser ces gens nous intimider.

Notre place est ici.

Par ici, donc.

C'est Oxford version maternelle.

Savais-tu que 82 % des diplômés sont

devenus millionnaires ?

Qui t'a dit ça ?

- C'est vrai. - Eh bien…

Regarde-les.

Bon, regarde-moi.

Viens par ici.

Je sais que tu veux le top du top pour Dylan.

Mais voyons l'endroit avant de se projeter trop loin.

- Tu comprends ? - Oui.

- Je t'aime. - Cool.

J'ai ma place ici.

Désolé, jeune homme.

- T'as vu ça ? - Quoi ?

Le gamin scotché sur son portable ? Oui.

Un peu jeune, non ?

Non, parce qu'il vérifiait la bourse.

C'est similaire à mon école.

Sauf la course de canetons.

C'est vraiment bien.

C'est bien pensé.

Tous les élèves célèbres.

- Pourquoi Mr. Bean ? - Mr. Bean !

Pardon. Salut.

- Bonjour. - Hé.

- On va visiter. - Pardon ?

- La visite. - Comment ?

On va…

Bonjour.

Sylvia Lawrence, directrice des inscriptions.

- Brian. Enchanté. - Enchantée.

- Sarah. - Enchantée.

Ravie de vous revoir.

Un plaisir de vous revoir.

- Un plaisir. - Bon.

Alors…

Je manque de temps aujourd'hui,

donc je suis obligée

de faire les deux visites en même temps.

- Est-ce faisable ? - Oui.

- Pareil. - Formidable.

Avez-vous fait connaissance ?

Brian et Sarah Young,

Alan et Lauren Williams.

- Salut. - Salut.

- Yo. - Salut.

Bon, soyez les bienvenus

à l'Académie d'excellence Puggsley.

C'est ici qu'on prépare les enfants

à chaque aspect de la vie.

De l'âge de quatre ans,

jusqu'à 18 ans.

Nous enseignerions à Dylan et Grace

comment tirer profit de leurs points forts

en les aidant à renforcer leurs points faibles

pour qu'ils aient la confiance de surmonter

les difficultés qui pourraient se présenter.

Oui.

Bon…

la plupart des maternelles fonctionnent par demi-journée.

À Puggsley, ce sont des journées complètes.

- Super. - Cinq jours par semaine.

Des ateliers un week-end sur deux.

Quel genre d'ateliers ?

De l'IA à… la poésie anglo-saxonne.

Anglo-saxonne ? Avant les Normands, donc ?

- Excellent. - Histoire.

Absolument.

Notre devise à Puggsley est,

Puer paratus,

puer felix.

- "Un enfant préparé…" - "est un enfant accompli."

- Bon sang. - Excellent.

Nous n'acceptons que les meilleurs

et nous l'assumons fièrement.

Nous voulons créer un milieu

où les élèves repoussent les limites

bien au-delà de leur potentiel.

C'est face à plus intelligent que soi

qu'on le devient plus.

C'est en forgeant qu'on devient forgeron.

- Les citrons donnent de la limonade. - Quoi ?

C'est exact.

Bon.

Si vous voulez bien me suivre,

j'aimerais aborder un sujet assez délicat avec vous.

Ouais, je débloque.

- Merci. - Non, après vous.

- Non, j'insiste… - Vraiment.

Chaque année à Puggsley,

le nombre de places est limité. Évidemment.

La fratrie des élèves, actuels ou anciens, est prioritaire.

Ensuite…

ce qu'il reste est ouvert aux autres enfants.

Cette année, nous n'avons qu'une place.

Mais nous avons retenu

vos deux enfants.

Donc…

afin de décider

lequel des deux enfants nous acceptons,

vous devrez rédiger une thèse sur votre enfant

à rendre ce mercredi.

20 pages maximum.

- 20 ? - C'est lundi.

Je sais, mais ne vous stressez pas.

Vos deux enfants sont d'excellents candidats,

d'après mes observations.

Donc cette thèse, sur quoi

devrait-elle porter ?

Tout bénévolat

fait par votre enfant, ou…

des concerts qu'ils ont donnés.

On va inventer.

On aura ensuite la présentation du père.

Pardon. La quoi du père ?

La présentation du père.

C'est ce vendredi.

Mais ça ne dure qu'une heure.

Ensuite, on s'entretiendra avec les deux familles lundi prochain

avant la décision finale.

À Puggsley, on choisit l'enfant

et la famille.

Bon, prêts pour une visite

de l'établissement ?

Regardez.

Les enfants font du tai-chi le matin

et de la méditation l'après-midi.

Les études montrent et nous le pensons,

que ces activités

les aident à être plus concentrés

et moins stressés.

Je ne parle pas vraiment latin, n'est-ce pas ?

Voici notre conservatoire,

où nous enseignons à nos enfants à jouer divers instruments.

Nous devrions les laisser tranquilles.

Vraiment incroyable.

Bon, après vous.

Dylan et Grace jouent d'un instrument ?

Oui.

Lesquels ?

- Piano. - Violon.

Le violon.

Le violon suscite tellement d'émotion.

J'adore le violon.

Mais le piano…

c'est mon amour caché.

Je ne peux pas aller me coucher

sans me détendre d'abord au piano.

Sylvia, Lauren et moi

sommes très impressionnés par votre école.

Votre travail avec les enfants est remarquable.

Merci, M. Williams. Très gentil de votre part.

Sarah et moi sommes très impressionnés.

On aime comment vous les former.

- Incroyable, n'est-ce pas ? - Former ? Oui.

Oui.

On a aussi un laboratoire de recherche,

mais il est fermé en ce moment.

C'est pour un concours de science,

c'est rempli de projets.

- Accès interdit. - Mme Lawrence ?

- Les toilettes ? - Quoi ?

Vous allez devoir remonter les escaliers…

- Remonter. - … le couloir…

- Couloir. - … à droite…

Compris. Merci.

Ensuite, autour du… Bon. Il va trouver.

On passe à la piste d'escrime ?

Oui.

Labo de recherche. Qu'est-ce qui s'y cache.

Réacteur organique. C'est quoi, ça ?

Le mangeur de plastique.

Mon Dieu.

Non. Mince.

Non. Arrête-toi !

Non.

C'est n'importe quoi.

De la folie.

Ça va aller.

Bon, le projet scientifique le plus original de tous les projets.

Que la lave coule.

Quant au programme de langues,

nous offrons toutes les langues

que vous souhaiteriez étudier.

Nous enseignons les langues étrangères modernes.

Vraiment n'importe quelle langue.

Arabe, mandarin. Il y a aussi le cantonais, le russe.

Désolée. Un instant.

Oui.

T'as quoi sur le visage ?

Il y a malheureusement eu un incident dans le laboratoire.

Un sacré désordre.

Comment ça ?

Mais le labo…

Qu'as-tu fait ?

Donc, c'est irréparable ?

D'accord. Pouvez-vous le sécuriser ?

Merci.

Je vais devoir mettre fin à la rencontre.

Toutes mes excuses. Merci d'être venus.

Décision finale, la semaine prochaine.

- Bonne chance à vous. - Merci.

C'est un plaisir de vous avoir rencontrée.

Plaisir partagé.

Je pense qu'on a des amis communs. Un déjeuner s'impose.

Heureux de vous avoir rencontrée, Mme Lawrence.

Merci de nous avoir consacré ce temps.

Puis-je vous appeler Sylvia, comme lui ?

Très bien, Brian.

On se revoit vendredi.

- À vendredi. - Après vous.

S'il vous plaît.

Non, allez-y.

- Bon, à bientôt. - À bientôt.

Écoutez… Je vais aborder le sujet tabou.

Ça me dérangerait que ceci

monte notre famille contre la vôtre.

Merci. J'allais dire la même chose.

- Alors ? - Oui.

Pourquoi pas dîner chez nous ce soir ?

On pourra faire connaissance.

Tu sais quoi ? C'est une bonne idée.

On devrait être amis. Pas ennemis, non ?

Génial. Quelle heure ?

19 h ?

Parfait.

Bien.

C'était quoi ça ?

T'as même pas demandé mon avis.

Pour le dîner ?

Tu voulais qu'on soit potes.

Je sais, mais il y a la dissertation.

C'est pour mercredi.

Je m'y mets demain. J'écris super bien.

Non, c'est faux.

Si. Je suis vraiment bon.

D'accord.

Brian, qu'y a-t-il ?

T'as cet air pensif.

Bon, OK.

Voyons à quoi Dylan se frotte.

Donc, on y va, on rencontre Grace,

on étudie la concurrence.

Étudier la concurrence ?

Mon Dieu, t'es cinglé.

Michael Corleone disait :

"Sois proche de tes amis, mais sois encore plus proche de tes ennemis."

Ce sont des ennemis.

- Ça, c'est de Sun Tzu, abruti. - On s'en cogne de savoir qui l'a dit.

Je le déteste.

Il est tellement faux cul, hein ?

Il pue le fayot.

Chapeau, ma chérie.

Lui faire croire qu'on est pas compétitifs.

- Ils ne se méfient plus. - Je le suis pas.

Je me battrai pas pour une place

dans une école prétentieuse.

C'est bon, ça.

"Connais ton ennemi comme tu te connais."

C'est la base de L'Art de la Guerre.

C'est pas de Lady Gaga ?

Quarante-cinq mille ?

Une maternelle ?

T'es fou ou quoi ? T'as pas les moyens.

L'avenir de Dylan n'a pas de prix, papa.

Ils font quoi de différent

comparé à une maternelle normale ?

D'une, ils ont mélangé

les meilleures théories et pratiques pédagogiques

pour créer l'école

et chaque enfant est considéré

unique et spécial.

Tous les enfants sont uniques et spéciaux !

J'aurais pu te trouver une maternelle bien moins chère que ça.

Comme celle que tu m'avais trouvée ?

Il n'y en avait pas !

Si. Des tas, papa. Tout un tas !

Quoi ?

Si t'avais été à la maternelle,

tu serais, genre, premier ministre, hein ?

Possiblement, ouais.

Du moins ce qu'a eu Jeff.

Il était au privé.

Pour moi, t'as préféré t'acheter un Isuzu.

Le pick-up c'était

- pour bosser ! - C'est ça.

Pourquoi tu pleurniches comme un bébé ?

On en a déjà parlé.

T'étais plus âgé

et j'étais fauché.

Si t'étais fauché, papa,

comment t'as pu aller

à ces conventions de Bigfoot ridicules ?

Mes études devaient être plus importantes

que tes théories du complot ?

Tu ne sais pas tout.

Toi non plus.

- Hé ! - Ouais.

Génial. Jeff est là.

Tu fais quoi ici, Jeff ?

Et vous là-dedans ?

Je reste pas longtemps. J'ai un truc pour toi.

Ce frigo pue.

Ça va ?

- Bien, toi ? - Quoi de neuf ?

T'as une chiure d'oiseau ?

Une chiure ?

Non, père, c'est du Pierre Jean Leclerc. Très chic.

T'en veux un ?

Non, ça ira, fiston.

- Pas besoin. - C'est quoi ?

J'ai pris des nouveaux vêtements pour Dylan pour son école.

- Joli. - Oui, c'est…

La styliste a vendu toute sa collection

en trois heures.

Donc, j'ai fait jouer mes relations.

Pour offrir des vêtements à un gamin ?

Je sais pas qui de vous est le plus cinglé.

Tu m'as jamais rien acheté qui m'aide

à m'intégrer à l'école.

C'était pas ta garde-robe le problème.

C'était ta coupe au bol.

C'est toi qui coupais mes cheveux, donc…

- Super. Merci. - Tu ressemblais

un gros champignon à l'époque.

Ravi d'être passé. C'était génial.

Bon, j'aurais aimé parler mode avec vous deux,

mais j'ai une retraite de yoga dans les Cotswolds qui m'attend,

donc… à plus tard.

- OK. À plus. - À plus tard.

Ça va, chérie ?

Allons-y.

Ciao.

Bon.

C'est à moi que tu parles ?

J'en vois pas d'autres que moi, ici.

Tu parles…

Tu parles de moi dans mon dos ?

Parce que j'ai pas… C'est le cas…

Chéri ?

Je la sens pas trop cette école.

Aucun des gamins jouait ou rigolait.

On aurait pas dit des enfants. Tu vois ?

Pas vraiment.

- L'école est parfaite. - OK.

Peux-tu venir m'aider ?

Je cherche le bon look.

Un mélange d'intimidant et de confiance en soi.

Pourquoi être intimidant ?

Pour rendre Alan nerveux, non ?

Comme ça, il dévoilera sa stratégie.

T'es carrément pas intimidant.

- Non ? - Non.

- Pourquoi ? - C'est pas sexy.

- Blanc sur bleu. - Clownesque.

J'aime pas. Enlève ça.

Ça passe pas.

- J'aime pas. - Pourquoi ?

Fais-moi confiance,

Alan n'est pas aussi fou.

Il aura pas de stratégie.

Ils ont une stratégie.

Je dois juste savoir laquelle.

T'as officiellement perdu la tête.

Chéri…

C'est la maison sur ton poster.

J'en reviens pas. Il a la vie dont je rêve.

C'est complètement différent.

Ma photo n'a pas cette statue bizarre, si ?

C'est quoi ?

On dirait…

Un gnome géant tenant un bébé ?

- Pas un bébé. - On dirait bien.

Ça fiche la trouille.

Partons avant qu'elle nous jette un sort.

- Bonsoir ! - Salut.

- Bienvenue. - Merci.

- Entrez. - Merci.

- Ravie que vous soyez là. - Ouah. C'est incroyable.

Faites comme chez vous.

- Je peux avoir vos manteaux ? - Merci.

Désolée.

OK.

Merci.

Du vin ? Rouge ou blanc ?

L'un ou l'autre. Pardon.

- Rouge, alors. - Roze !

J'ai une bouteille parfaite pour cette soirée.

Pourriez-vous prendre le vin ?

Bien sûr, Mme Lauren.

Venez !

Voici notre ange, Grace.

J'espère que vous aimez le flan pâtissier.

J'en ai fait cet après-midi.

Enchantée. J'adore le flan pâtissier.

- Merci beaucoup. - Merci.

Merci.

Mon Dieu.

Tu maîtrises. Tu me donnes envie d'essayer.

Un peu de vin ?

- Merci. - Oui. Merci.

Merci.

Très… équilibré.

Il a du corps.

Je vous fais visiter ?

Alan ne devrait pas tarder.

- Allons-y. - À toute.

À toute.

Les fantômes mordent pas.

Oui.

C'est tellement bon.

Brian !

Alan !

Bienvenue dans mon humble demeure.

Vous avez quelque chose sur…

Un des flans de Grace.

- Délicieux, n'est-ce pas ? - Tellement.

Oui.

J'ai une surprise pour vous.

Je collectionne Dewar's.

Oui.

Incroyablement onéreux comme hobby,

mais j'apprécie jouir de ces raffinements avec de nouveaux amis.

Santé.

Intéressante dégustation.

- C'est du… - Ceci…

- whisky ? - Oui.

C'est un de mes whiskys à siroter préférés.

Délicieux.

Comment ça va ?

Tranquille. Vous ?

Bien. Très bien, en fait.

Moi aussi, bien.

C'est bien.

- On avance ? - Oui.

Bon.

Votre rencontre avec Alan ?

Accident de voiture.

Il avait une réunion avec des investisseurs.

Il est sorti du parking

du mauvais côté de la route.

J'ai freiné et lui…

Bref, petit accrochage.

Il était tellement désolé et mignon.

Après une semaine, on vivait ensemble et il créait sa société.

Elle est clairement très prospère.

Un sacré échec.

Et Brian ?

Crise d'angoisse.

Lui, pas moi.

Quand il était homme à tout faire,

il a eu un contrat pour réparer un truc au travail,

il marchait et s'est pris une toile d'araignée.

J'ai jamais entendu un homme crier si fort.

Je sais.

Et j'ai dû le calmer.

J'imagine que c'est le grand amour depuis ce moment-là.

- Hyper sexy. - Il est arachnophobe ?

- Plutôt tous les insectes. - Je connaissais pas.

Pour être franc,

j'ai enquêté sur votre entreprise.

J'ai pas fait ma part, donc.

Je pense que c'est admirable d'être passé par le bâtiment

et d'avoir tout risqué en construisant cet immeuble.

- Qui ne tente rien, n'a rien. - Hé…

- la fortune sourit aux audacieux. - Oui.

- Hein ? - Oui.

C'est ça.

M. Williams, le dîner sera prêt dans dix minutes.

D'accord. Merci, Roze.

J'avais presque oublié.

Si jeune et tellement de récompenses, hein ?

Papa ?

Je peux lui montrer ma nouvelle chorégraphie ?

Bien sûr, ma puce.

Merveilleuse idée.

Chorégraphie ?

Venez.

Bon, revenons à nos entreprises risquées.

Je suis conscient que

vous n'avez ménagé ni temps ni efforts

concernant cette maternelle.

J'aimerais vous faire une proposition.

Quel genre de proposition ?

Le genre avec beaucoup de zéros.

L'avenir de mon fils a un prix ?

Les Américains ! Vous pensez qu'avec un chèque

on devient tous vos pions ?

Je devrais me casser d'ici !

- Papa ! - Ouah.

- En effet… - Papa ?

Sacrée proposition, hein ?

Je sens que cet argent vous permettrait

de trouver un autre chemin pour Dylan.

Le chemin de Puggsley est le seul qu'on veut.

J'ai pas attendu si longtemps un enfant pour le priver

de la meilleure maternelle.

Moi non plus.

Dylan excellera à Puggsley et toutes les écoles futures.

C'est sa chance.

Aucune fortune ne l'en privera.

Dans ce cas…

Grace battra votre fils légitimement

pour cette place.

- C'est ça. - M. Williams, le dîner est prêt.

D'accord.

Vous allez la laisser dedans ?

Le plat était incroyable, Matteo.

- J'ai hâte pour la suite. - La suite ?

Matteo a un menu italien de cinq plats.

On peut ainsi goûter plusieurs excellents plats.

Ouah.

J'ouvre un restaurant en ville ce vendredi.

Donc avec Matteo, on règle les derniers détails

afin d'aller chez l'imprimeur demain

pour tout finaliser.

On a rencontré Matteo en Toscane

et Alan lui a demandé de venir travailler pour lui.

Vous testez le menu sur nous !

Un moment unique, hein Brian ?

Le vin, chérie.

- Le pinard ! - Oui.

Nous attendons impatiemment l'ouverture.

Alan a une vision très ambitieuse,

les enjeux sont élevés. Donc…

j'ai attiré de gros poissons.

- Oh, oui. - Créateurs de tendance, influenceurs,

critiques gastronomiques.

Et Alan a réussi à négocier

avec la station radio locale

pour remettre aux auditeurs des billets gratuits.

Bien.

Quelle station ?

K-DISCO.

C'est la station du frère de Brian.

- Quoi ? - Hein, Brian ?

Attendez une seconde.

Jeff Young est votre frère ?

Dingue, hein ?

J'aurais jamais fait le lien.

- Un gars vraiment bien. - Et si chic.

Couronné de succès.

Tellement classe.

Bon Dieu !

J'ai remarqué le voilier…

sur le manteau de cheminée.

- Magnifique, n'est-ce pas ? - Très beau.

Alan a dû vendre le vrai.

Fini les expéditions en Antarctique.

- Merci. - Étant devenu père,

c'est trop dangereux.

C'est quoi ?

Ça me manque.

Cette puissance, fendre l'eau, essayer de garder le cap.

Ça signifie diriger le bateau, Brian.

Je sais, Alan,

je connais bien le jargon nautique.

Je suis un vrai voileux.

- Vraiment ? - Oui.

C'est le cas.

Je navigue beaucoup avec mon frère.

On a d'ailleurs un bateau. Hein, chérie ?

Oui.

Dommage que vous ayez l'imprimeur,

on serait sorti ensemble demain. Dommage, non ?

Attendez une seconde.

Carolyn, Alan à l'appareil.

Auriez-vous l'obligeance d'avancer

mon 16 h

à 10 h demain matin ?

C'est réglé !

C'est génial !

- Vous êtes libre ? - Oui.

Super !

J'ai trop hâte.

Je sais quoi porter.

Après vous.

Merci.

Quelle agréable soirée.

Vraiment agréable.

Merci pour l'invitation.

On a rarement l'opportunité de manger comme des rois, donc.

Il paraît qu'avant

c'était le lieu de prédilection d'Henry VIII.

Vraiment ?

- En effet. - Ouah.

Si ces murs parlaient,

il y aurait tellement d'histoires à raconter.

- Oui. - C'est quoi son histoire ?

- C'est… - Bon,

une statue très spéciale.

Elle aurait été sculptée par Michel-Ange.

Une de ses dernières œuvres bien entendu…

tout de même remarquable.

Il n'y voyait sûrement plus grand-chose,

- il avait la goutte, des calculs rénaux. - Chérie, ils ont…

Possiblement même sourd.

Mais si vous voulez toute l'histoire,

il y a 16 générations de cela, mon ancêtre

s'est installé ici

et a bâti ce manoir pour son épouse

et il a fait faire cette statue…

pour symboliser leur engagement réciproque éternel.

Ça symbolise à présent l'amour qu'Alan et moi partageons.

- N'est-ce pas, chéri ? - Oui.

Toutes mes excuses, Lauren.

C'est donc à vous, ici ?

Eh bien, c'est à nous deux à présent.

Alan est très impliqué dans l'entreprise familiale.

Papa est très impressionné.

J'en doute pas.

- Mais vraiment… - Bon, on va…

il faut qu'on y aille.

- Merci pour cette soirée. - Oui…

- Bon… - Excellent repas.

Bonne soirée.

- De rien. - Merci.

On devrait refaire ça.

Avec plaisir, hein ?

- Super. - Oui.

Rentrez bien !

Merci.

Rentrez bien.

- Ciao. - Arrête.

J'en étais sûr.

Il est devenu riche par mariage.

Je vois pas en quoi c'est une si grosse révélation.

Tu rigoles ?

Chérie, il était tellement suffisant,

se prenant pour le roi du pétrole

et on découvre que c'est même pas son argent !

Jeff ne va pas te laisser prendre son bateau.

- Si. Jeff m'en doit une. - Quoi ?

- Sa vie. - Hein ?

J'ai ramassé alors que lui en profite.

Pas besoin de lui.

Je suis un excellent marin.

Jeff, oui. Toi, pas trop.

Attends. Qu'est-ce que t'en sais ?

T'écoutes mon père, hein ?

Il me rabaisse toujours.

- Quoi ? - Passons.

- Je t'aime. T'es belle. - Je t'aime, chéri.

- Je gère en navigation. - Les clés.

Je conduis, OK ? T'as trop bu.

De toute façon Alan sera avec nous.

Alan touche pas mon bateau.

Le bateau de Jeff. Le nôtre.

C'est moi le skipper.

Oui, c'est toi le skipper.

Il peut aider pour autre chose.

Il peut parler de nœuds, et tout. Il peut…

C'est génial de rencontrer d'autres parents, non ?

Cette histoire de maternelle en vaut presque la peine.

Oui, j'aurais juste souhaité

que tu ne parles pas de notre…

histoire familiale, tu sais ?

On les connait à peine.

Voyons. Il n'y a rien à cacher.

On a une vie merveilleuse.

J'aime cette histoire sur la statue.

Brian ?

- Chéri. - Oui ?

Si je comprends bien,

tu as embauché un scénariste au chômage

pour écrire sur Dylan ?

C'est ça.

Il est entre deux projets de bandes-annonces.

- On est chanceux de l'avoir. - Pourquoi pas moi ?

- Chérie. - Chéri.

Il a écrit trois de mes films préférés.

Tue-moi encore, Pluie de balles et Hiver en enfer.

Des classiques.

J'ai hâte de le rencontrer.

Il va faire de Dylan un caïd.

Vraiment.

Il est là.

T'attends quoi ?

Je veux pas paraître désespéré.

Un peu trop tard pour ça, chéri.

Chase Stevens.

Seigneur. Incroyable.

J'ai vu par hasard un de vos films.

J'ai oublié le nom.

Bref, génial.

L'escroc qui simule sa propre mort

pour fuir la mafia…

Tellement bon. Vraiment.

Je sais. Je l'ai écrit.

C'est cash, OK ?

Oui.

Hé, Chase !

Désolé. J'ai pas pu résister.

Ça fait pas longtemps, mais je…

je voulais savoir où vous en étiez.

J'ai jusqu'à 17 h.

- Oui. - C'est pas un souci.

Allons-y.

OK.

"Aux prestigieux membres

du comité des inscriptions de

l'Académie d'excellence Puggsley."

Dans un monde

où la médiocrité est la norme parmi les enfants,

un garçon se démarquera et se montrera digne

de ce que le monde a de meilleur à offrir.

Force et endurance, prouesse artistique

et capacité intellectuelle, admiré de tous ceux

au contact de son éblouissante présence.

Les femmes désirent ardemment l'homme qu'il deviendra.

Tandis que nos ennemis tremblent préventivement.

Mais la grandeur de ce garçon doit être cultivée,

élevée, optimisée,

guidée.

Tout ce qui lui sera donné par les personnes qui…

Dylan s'intéresse énormément

au monde qui l'entoure.

Il est chaleureux, fait preuve d'empathie et tisse facilement des liens.

Le garçon doit être formé,

nourri,

afin qu'il puisse diriger le pays

et un jour nous ouvrir

les portes d'un monde meilleur !

Alors ?

Ouais, c'est… J'aime bien.

"Nous croyons que l'Académie d'excellence Puggsley

est le lieu propice

et stimulant dont Dylan a besoin…

"Dylan a besoin de grandir scolairement,

socialement et émotionnellement."

"Merci d'examiner la candidature

de la prunelle de nos yeux,

qui invariablement égaye nos journées

et en ferait sûrement de même pour cet établissement."

Mon Dieu.

Avoue que c'est bon, hein ?

Ça va. C'est pas mal.

Mince.

Quelqu'un ouvre ? Je suis pas prête.

- D'accord. - J'y vais !

C'est tellement bon.

Tellement bon.

- Ohé, monsieur. - Bonjour !

- Gracie, je suppose ? - Oui.

- Bonjour. - En personne.

Et… c'est ?

Voici Roze.

Enchantée, monsieur.

Tout le plaisir est pour moi.

Roze est notre nourrice.

La nourrice de Grace.

Elle prend soin de nous.

Iceberg, bâbord.

Ohé !

Belle casquette de naze.

Vous êtes habillés pareils.

- La même tenue. - C'était mon idée.

Sûrement votre argent aussi.

Sarah va pas tarder.

Et Roze aussi. Comment ça va ?

Mon père était censé gérer les gamins.

Oui. C'est gentil. C'est que…

on s'est dit qu'elle pourrait être utile.

Sois pas fâché.

Toute aide est bienvenue.

D'accord.

Une petite visite en attendant Sarah ?

Allez, suivez-moi.

Regardez ça, un petit dojo.

Voici Dylan.

Il va participer au championnat national qui arrive.

- Cette tenue est mimi. - Mignon petit gars.

Alan, essayez de le mettre à terre.

Je vais pas faire ça.

- Allez. - Je vais pas le faire.

- Essayez. - Je pourrais.

Si je voulais, je pourrais.

Enchanté, mon pote.

Athlétique, ce petit, hein ?

Ouah.

Mon Dieu. Brian ?

- Ça va ? - Chéri ?

Lâche-moi.

Lâche-moi.

Brian !

C'est bon, OK.

Dylan ? Dylan, relâche.

Désolé. J'ai jamais mis à terre quelqu'un si grand.

Bon, allons…

allons naviguer.

- Ça va ? - C'était comment ?

Pas bon, hein ?

C'était une soumission très honorable.

J'étais censé faire quoi ?

Le tabasser ? J'allais pas…

J'aurais pu le faire.

Tu as été très galant.

Le plus important dans tout ça,

c'est une famille adorable

que j'apprécie.

Et le garçon est si talentueux.

Incroyable, non ?

Oui, c'est vrai.

- Je l'ai sous-estimé. - Quoi ?

Mais ça n'arrivera plus.

Je connaissais pas. J'essaierai peut-être.

Ça me manque la voile.

Je suis si contente que vous nous ayez invités.

Ça faisait longtemps

que nous n'étions pas sortis avec un autre couple.

Ah bon ? Genre, pas couverts de taches de nourriture, de vomi

ou scotchés six heures devant Les Fous Furieux ?

La journée commence à peine.

- Avez-vous rencontré mon mari ? - Et le mien ?

Alan, votre thèse est finie ?

- Oui. Facile comme tout. - Pareil.

Et la présentation du père ?

Je me suis vraiment préparé. Parfaitement. Et vous ?

Parfaitement préparé. Je veux dire…

c'est ma fille.

J'ai toujours été prêt.

Oui, moi aussi.

Où est le bateau ?

Là, Alan.

Magnifique, Brian.

C'est vrai.

Gaynor.

C'est quoi le sens ?

Tu lui dis, chéri ?

Ou moi ?

Vas-y.

Croyez-le ou non,

Brian adore Gloria Gaynor.

- Elle est talentueuse. - Vous savez,

"I Will Survive" c'est pas trop

un nom pour un bateau, hein ?

Mais c'est la chanson préférée de Brian.

Oui, pauvre Brian.

Il a eu des épreuves difficiles,

des chagrins d'amour.

Cette chanson t'as permis de surmonter tout ça, hein bébé ?

J'ai entendu que des divorcées la chanter.

Les Français l'ont chantée et ont gagné la coupe du monde en 98.

Les Français ? Ça, ça me surprend pas.

Ohé, Bob !

Il prend soin du bateau.

Salut.

Brian.

Tu peux pas le prendre.

Pourquoi pas, Bob ?

C'est juste pas possible.

Tu sais pourquoi.

J'en ai aucune idée, Bob. C'est une véritable surprise.

C'est vrai !

T'as appelé, mais je t'ai pas dit

car je viens de m'en apercevoir,

il y a quelques minutes de ça

quand j'essayais de tout préparer.

Viens-en aux faits, Bob.

Les toilettes.

Je veux pas trop aller en détail.

Mais un des ouvriers…

a mangé trop de burritos.

C'est…

Et son syndrome du côlon…

- Seigneur. - Le club-house est trop loin.

Et ton bateau

était juste là, et…

Bref, c'est très sale en bas.

Si j'étais vous, je m'approcherais pas trop

ou vous sentiriez le trop-plein

- de la cuve. - OK.

C'est bon. On a compris. Merci.

Quel dommage.

On remet ça à un autre jour.

C'était pas moi, au passage.

Merci pour ce grand n'importe quoi. Absurde.

Merci.

Hé…

laissons pas ça ruiner la sortie.

J'ai une idée.

Ils ont des terrains de padel. Ça serait amusant.

Vous jouez ?

Alan a toujours voulu essayer.

- Ma tenue… - C'est votre jour de chance !

Cinq minutes à pied.

Vous savez quoi,

je vais aller réserver.

Charmant.

Je connaissais pas cet endroit.

Petit Wimbledon.

- Quelque chose à boire ? - N'importe quoi.

Des noix.

- Des noix ? - Du café…

Il est où ?

Je sais pas. Aux toilettes ou…

- Aucune idée. - Bon. On est prêts ?

Allons-y.

Chéri ?

- Brian ? - Oui ?

C'est quoi ?

- Quoi ? - Ta tenue.

Comment ça ?

Quoi, comment ça ? C'est trop serré !

On devrait essayer d'être gentils avec eux.

Je le serai. Je vais pas les laisser gagner.

Bon, on s'étire un peu.

Juste un peu. À gauche, à droite.

- Mon Dieu. - Qu'est-ce que…

- Enlève-le. - Chéri.

- C'est… - Arrête.

C'est quoi ?

Enlève-le.

- Brian, il est parti. - Vraiment ?

Il est où ?

Regarde-moi. Il est là-haut.

- Un papillon, ici ? - Là-haut.

Il est parti. Respire.

C'est pas passé loin.

OK.

Respire.

Bon. On connaît tous les règles.

C'était quoi, ça ?

Juste un truc avec les insectes.

Un papillon ?

- On s'en fiche. - Peur des papillons ?

De tous les insectes.

Ça existe ?

Il vient de le prouver.

L'entomophobie. J'invente pas.

Renseignez-vous.

Il y a un badge, mais j'ai refusé.

Prêts pour le service ? Bon.

En position chérie.

Et, c'est parti.

J'ai !

- Désolé. Mon coude… - Calme-toi, OK ?

À nous de servir ?

- Non. - Si, c'est à eux.

Pas du tout. Je sers tout le jeu.

Comme vous voulez.

- Relax. Bon sang. - Je sers.

- Dommage. - On sert maintenant.

Si ça…

J'ai !

Pas de chance.

Attention ! Ma femme…

vous l'avez presque frappée.

- Désolé. - Descends d'un cran.

Bon. Calme-toi un peu.

15 partout. Pas concentré ?

- Soyez attentif. - C'était dehors !

C'était dehors.

Arrête.

- Tu me stresses. - On se calme…

Calme-toi.

Oui !

Calme-toi. Juste…

- On remporte ce jeu. - Calme-toi.

Point pour nous !

Oui ! Bien.

Hé. Pas grave. Prochaine fois.

- Arrête. - 4-3.

J'ai.

Désolé.

Oui !

C'était dedans !

Balle de match.

- Ouais ! - Oui !

- Je t'adore. - Chéri.

On a gagné.

- Rien de cassé ? - Ça va ?

- Besoin d'une pause ? - Est-ce…

Non.

Mon Dieu !

- Mon… - C'est grave.

Mon Dieu.

Je fais quoi ?

Mince.

C'est grave.

Faut faire quelque chose.

Je dis juste que ça serait intéressant de savoir

à quelle vitesse allait la balle.

Pas pour moi, pour Alan. Pour se vanter.

Ce que Brian essaie de dire,

c'est qu'il est vraiment navré.

Et si on peut aider,

on le fera avec plaisir.

- J'ai dit ça. - Non.

- Si. - Dis-le bien.

- Sérieusement. - J'ai dit…

- Dis-le. - Désolé, Alan.

- Désolé, vieux. - Non !

Entrons.

Oui.

Écoutez, je suis désolé, Alan.

Toutes…

toutes mes excuses, OK ?

Si je peux faire quoi que ce soit, dites-le-moi.

Vous pourriez laisser Grace avoir cette place.

Je plaisante.

Je plaisante.

Ça manquerait de piquant, non ?

Le jeu ne fait que commencer.

Oui.

Bizarre, c'est fermé.

Hé ? On est là.

Y a quelqu'un ?

Grace, allez. C'est l'heure de partir.

Pourquoi c'est si sombre ?

- Roze ? - Où sont-ils ?

Mon Dieu !

Papa. On en avait déjà parlé.

Pas de Bigfoot ici.

Grace, ma puce. On y va.

- La voilà. - Bouh !

- Bouh ! - Ouah.

La voilà. Regardez ça.

On y va. Où est Roze ?

Où est Roze ?

Ici, M. Alan.

On s'amusait.

Non. Gardez-le. Il vous va bien.

On a eu notre dose pour aujourd'hui.

Papa, c'est bizarre ici.

Tout à fait d'accord. Allons-y.

Le grand jour, mon cœur.

Tu le remets aujourd'hui ou je m'en charge ?

Non, j'y vais maintenant.

Je veux que Mme Lawrence le lise en premier.

- Tu comprends ? - Bonne idée.

Oui. Entrez.

M. Young, entrez.

Comment allez-vous ?

Très bien, je vous remercie.

Avez-vous choisi ? Je rigole.

Je plaisante.

Ceci pourrait aider.

Qu'est-ce que c'est ça ?

C'est…

Désolée, c'est tellement émouvant.

Grace Williams est…

C'est un héros.

Apparemment, elle a fait sortir du coma une femme.

Du coma ? Ouah.

Bon sang.

C'est incroyable.

Réellement.

Bref… merci d'être passé.

J'ai hâte d'en lire plus sur Dylan.

Je peux rester pendant que vous la lisez.

Comme ça, je pourrais répondre

à vos questions sur Dylan.

Ce ne sera pas nécessaire, mais merci.

Bonne journée.

Très bien.

Vous savez quoi,

je viens de me souvenir de détails importants

que vous trouverez intéressants.

Une petite modification, donc puis-je…

Je vous assure que si j'ai besoin de clarifications,

je vous contacterai.

J'ai une réunion qui m'attend,

mais je vous assure

qu'une fois de retour à mon bureau, je lirai la lettre.

Promis.

Au revoir, M. Young.

Merci, Mme Lawrence.

J'attends avec impatience votre appel.

Saviez-vous que Dylan m'a donné un rein…

Pour l'amour de Dieu.

UNE FILLETTE SORT UNE FEMME DU COMA EN CHANTANT

C'est ça, ouais. Maudit logiciel Photoshop.

Hé !

- Ravie de vous revoir. - Tenez, un parapluie.

- Il pleut. - Merveilleux.

- Au coin de la rue. - Merveilleux.

Navré pour ce temps.

Mettons-nous à l'abri.

Le plus vite possible.

C'est pour les enfants.

Sincèrement, je n'en sais rien. Est-ce le cas ?

- Merci. - Après vous.

Merci.

Mes amis sont déjà là.

- Entendu. - Merci.

Ça alors !

Mme Lawrence ?

- Ouah ! - M. Young.

Punaise. Quelle coïncidence.

Rebonjour.

Alan ! On boit son repas, je vois.

Juste un petit verre.

J'insinuais pas que vous alliez vous saouler.

Un verre ou deux au déjeuner, c'est permis.

Pas que vous en auriez plus…

J'ai invité Sylvia à manger avec moi cet après-midi.

Adorable.

C'est un conflit d'intérêts, non ?

Non.

L'école a reçu d'Alan 30 nouveaux ordinateurs portables.

N'est-ce pas adorable ?

Tellement gentil.

Trente ordinateurs ?

Fantastique.

Excusez-moi, puis-je…

Trente.

Lauren vous donne beaucoup d'argent de poche.

Petit veinard.

Ne vous inquiétez pas.

Ceci n'influence pas ma décision.

- Ouais. - Promis.

Ce n'est qu'une contribution à la collectivité.

En fait, Lauren et moi, nous pensons que les enfants sont notre avenir.

Si on les éduque bien,

ils nous montreront le chemin.

C'est si beau.

C'est de Whitney.

Je crois que vous faites erreur.

- C'est Whitney Houston. - Non.

Il a piqué ce que Whitney Houston a dit

et l'a utilisé dans sa conversation.

Je viens de l'inventer.

Absolument pas.

Cette couleur vous va à ravir.

C'est quoi, lavande ?

C'est votre couleur.

Bon…

peut-on vous aider ?

Non, merci.

Je meurs de faim. Vous aussi ?

- Oui, mangeons. - Bon, bonne journée.

- Merci. - Au plaisir.

Super. Ravi de vous avoir revue.

"Je veux un verre de vin."

- "Un verre ?" - "Oui"

"T'as pas acheté 30 ordis."

"Tu mérites pas un verre de Châteauneuf-du-Pape."

"T'as rien acheté."

"Faut payer pour avoir ce qu'on veut."

Le riche a été plus malin que toi.

Et alors ?

Laisse tomber.

Trouve une autre école.

Je peux pas, papa.

Je peux pas.

Je me suis crevé pour qu'il y soit.

Je vais pas abandonner.

Pas avant cette présentation des pères de vendredi.

Trente ordis ? Ça coûte des milliers.

C'est pas son argent.

C'est ça le truc. C'est…

c'est un parasite.

Je vais épiler sa moustache avec mon poing.

Il a un horrible…

Il s'est fait un…

La moustache, ça va.

Mais ce qu'il a fait, c'est laisser ce petit bout ici

et il l'a taillé.

Il s'est regardé

et s'est fait un triangle.

Qui fait ça ?

Je vais gérer.

Je vais faire différemment.

Je dois juste être…

créatif.

C'est pas l'argent, faut rapprocher les enfants.

Enfin tu nous sors un truc sensé.

Tu te sapes pour aller au pub ?

T'as un rencard ou quoi ?

C'est pas tes oignons.

D'accord.

Merci pour votre temps.

Bien joué.

Et on se retrouve pour plus de football après la pause.

Tout le monde pète.

Pète, pète.

J'ai fait un pet.

Tu veux le faire ?

Hé !

Si votre enfant aime Les Fous Furieux,

pourquoi pas venir vous éclater

demain au tournage en direct ?

Enfants impressionnés, garanti !

En direct demain depuis le Richmond Gate TV Studios !

TOURNAGE DE WILD & CRAZIES AVEC PUBLIC

Désolé, c'est complet.

- Quoi ? - Désolé.

Je décide pas.

Désolé, les enfants,

essayez la semaine prochaine.

Faut vraiment que j'y assiste.

On peut s'arranger ? Je peux payer.

Désolé, monsieur, c'est complet.

Je peux arranger ça.

Quoi ?

J'ai dit que c'était pas possible, monsieur !

- Combien de personnes ? - Une seule.

- Une ? - Oui.

- Pas d'enfant ? - Non.

C'est un peu louche, mec.

- C'est possible ou non ? - 200.

Deux cents livres ?

Vous voulez entrer ?

Tenez.

En bas.

Merci.

Un chasseur sachant chasser sans son chien. Un chasseur…

Bonjour.

Qui êtes-vous ?

Je m'appelle Brian et je suis un vrai fan.

Vraiment.

- Mon fils aussi. - Où est-il ?

À la maison.

Je suis pas un tordu.

Je voulais vous demander

si vous pouviez venir à l'école de mon fils.

Je vous paierais. Et c'est pour une bonne cause.

Ce…

fils, il est malade ?

Non.

Mais il est super.

Regardez autour de vous.

Ça, c'est le direct.

C'est la cour des grands.

Vous comprenez ?

Les petits trucs…

on fait plus vraiment ça.

Ça nous a pris des années pour y arriver.

OK, je vois. C'est clair, mais…

imaginez la pub que ça vous ferait !

Les Fous et les Furieux…

- Nous, on est les Fous Furieux. - J'ai dit quoi ?

- Les Fous et les Furieux. - Pardon, Les Fous…

- Quoi ? - Nous, on est Les Fous Furieux.

- Les Fous Furieux. - Les Fous Furieux.

- Les Fous Furieux… - Exact.

Il dit que c'est un fan.

… ça fonctionne avec les enfants…

Écoutez-moi, OK ?

On a une scène et elle nous réclame.

Maintenant ! Allez, la bande.

La scène nous appelle.

Mesdames et messieurs…

Hé !

Un chasseur sachant chasser sans son chien.

Attendez juste un instant. Désolé…

Écoutez, vous devez le faire.

Y a sûrement des gamins malades à l'école.

Au pire, j'en emmène. Votre prix sera le mien.

Ho hé ! Hé ho !

Attendez ! Un instant.

Vous êtes faits pour les petites salles intimes, non ?

Pas ça. Pas ce gros studio en direct.

Vous me comprenez ?

Il est où ?

Je sais pas. Commence.

Allez. C'est du direct !

- On est les Wild and Crazies. - Oui !

On a une chanson sur tout ce que ton corps peut faire !

Oui !

Attendez.

Singe, ça va ?

J'ai fait un pet.

Tout le monde pète

Vous avez trahi vos principes, non ?

On est pas des vendus.

C'est bon, me pousse pas.

Touche pas mon déguisement !

Me touche pas, tordu.

Attends !

Attendez un instant.

Vous savez quand on rote

et qu'on le goûte ?

Moi, c'est la banane,

car je mange que ça !

Singe !

Tout le monde rote

Quoi ? Désolé.

- Rote, rote. - Tout le monde rote

Lâche-moi !

Je vais te…

Devinez quoi ? Le dites à personne,

mais parfois mon derrière me gratte

et mon doigt sent vraiment les vieilles bananes.

Singe !

Et vous ?

!

- Quoi ? - Singe !

Désolé.

Lavez-vous les mains

T'es le Crazy que j'aime le moins maintenant.

Je m'en fiche.

Et je me fiche aussi de ton gamin stupide.

Hé !

Tout va bien les enfants…

Hé !

Donne-moi cette guitare !

- Salut. - Tu vas voir.

La violence ne résout rien.

Étant moi-même pacifiste, j'ai compris que

pour résoudre un problème

il faut parler.

C'est l'excitation

du direct.

On ne sait jamais ce qui va se passer.

Je pense que la paix, l'amour et…

Ne regarde pas.

Tout le monde pète, pète, pète

LES WILD & CRAZIES REVIENNENT !

Allô ?

Excusez-moi, puis-je passer un autre appel ?

Mon frère était censé être là.

Hé ? Excusez-moi !

Je vois ma respiration !

- Jeff est là ? - Sortez.

- Signez ça. - T'étais pas pressé.

Sympa, ta façon de me remercier.

T'es sérieux ?

J'ai passé toute la nuit ici.

J'avais très peur. J'ai beaucoup pleuré.

De rien.

J'étais avec la gourou Nova Avalon.

- Il y avait Kate Winslet… - Merci.

mais dans l'obscurité…

- Je jure… - Merci.

si je loupe ma présentation…

Je t'ai vu à la télé.

C'est que les amuseurs d'enfants

- que tu frappes ces temps-ci ? - Ferme-la, Jeff.

EHPAD DE SILVERTHORNE

Salut.

Mon amour. Je suis avec Jeff, là.

Il vient d'arriver. J'ai merdé.

Je sais. Désolé. Je sais pas ce qui m'a pris.

- Navré. - Je marche.

- Je sais marcher ! - OK, chérie ?

Franchement, Brian, je…

je sais vraiment pas quoi te dire, là.

Je sais.

Je voulais faire un truc audacieux,

que Dylan aimerait et qui impressionnerait l'école.

Je suis un idiot fini.

- Tu l'es. - C'est un euphémisme.

Dylan a tout vu.

Bel exemple que tu montres.

Je suis vraiment navré.

Vraiment.

Je promets de me racheter auprès de Dylan et toi.

Je dois aller à la présentation.

Je t'appelle après, OK ?

Dis-moi merde. Je t'aime.

Je t'aime tellement.

- On y va ? - C'est mignon.

- On avance ? - Oui.

- Tiens. - C'est quoi ?

Change de vêtements.

On dirait un vendeur de revues.

- Pas tes habits. - Comment ça ?

Tu t'habilles comme Tintin.

Allez, avance.

T'es chanceux de t'habiller comme lui.

Allez, on y va !

Je veux pas t'alarmer.

La voiture est presque déchargée.

Tu vas où ?

- Prendre le bus. - Tu vas…

Pas le bus, tu vas te faire agresser !

Donnez-lui juste un peu plus de temps.

Non, sérieusement,

trois minutes de plus.

Je vous promets, son fils est extraordinaire.

Vous allez…

- Brian ! - Désolé, j'étais en prison.

En réunion, je veux dire.

Toutes mes excuses.

Dites donc, c'est… une tenue intéressante.

Pouvez-vous aller au podium ?

Oui.

Désolé. Je n'ai rien préparé.

Je…

Aucun souci, Brian.

- Ouais… - Juste…

Brian, que pensez-vous que

Puggsley peut apporter à votre fils, Dylan ?

Bon…

l'Académie d'excellence Puggsley

peut offrir à mon fils ce que…

je n'ai jamais eu.

J'étais une star du foot à l'école.

Mon coach

et mon père me préparaient à devenir pro.

J'allais à peine en cours.

On me faisait passer, mais…

personne me poussait car…

j'étais une star.

Et je me casse la cheville.

Je pouvais plus jouer.

J'avais 18 ans et…

j'étais fini.

Donc, j'ai…

quitté l'école,

et j'ai creusé des fossés sur des chantiers

pendant cinq ans.

Je suis retourné à l'université à la fin de la vingtaine…

et j'ai galéré à l'école de commerce.

J'ai tout fait à l'envers.

Et je voulais pas que Dylan fasse la même erreur.

Entendons-nous bien…

on a autant besoin de gens qui creusent que de médecins,

mais je veux qu'il ait le choix…

d'être médecin ou creuseur de trous,

si c'est ce qu'il veut.

Je crois que Puggsley peut lui donner

la liberté que je n'ai jamais eue.

Merci de m'avoir écouté.

Je suis désolé de n'avoir rien…

De n'avoir rien préparé.

J'avais… mais peu importe.

- Merci. - C'était merveilleux, Brian.

Merci.

Je vais juste…

Merci beaucoup.

Brian, vous connaissez les Wild and Crazies ?

Bien entendu que oui.

Aucun souci. Ils savent que c'est une période difficile.

OK ? Tout est pardonné.

D'accord ?

Elle n’est pas qu’une princesse

C’est sûr qu’elle nous fera des prouesses

Même Einstein envierait ma Grace

Elle connaît chaque histoire d’enfants

Pipi au lit c’est pas souvent

Elle est tout pour moi ma p’tite Grace

Ave Grace

Et si son papa doit prendre la route

Prends soin d’elle sinon je te shoote

C’est elle mon merveilleux miracle ma Grace

Oui, c’est elle mon merveilleux miracle

Ma Grace

Mince, il est tellement bon.

Ave Grace

Ave Grace

C'est génial, Alan.

Extraordinaire.

On se voit à l'ouverture du restaurant.

Jeff ?

J'ai besoin de ces tickets.

Deux canards qui font coin-coin, 22.

Bonjour tout le monde. Ça va bien ?

- Ça va ? - Vous nous avez manqué.

- Vous aussi. - Salut !

- Salut, Janice. Ça va ? - Bonjour.

Je suis venu vous inviter à dîner.

Vous en pensez quoi ?

- Et Sarah ? - Sarah est au courant.

- Salut ! - Salut, Janice. Ça va ?

Bon. J'ai des tickets pour un nouveau restaurant.

OK ?

Par là, tout le monde. Allez Janice, votre manteau.

- C'est parti ! - Salut !

Goûtez ça. C'est le meilleur.

- Vraiment ? - Tout est délicieux.

- Mais essayez ça. - Ouah.

Entrez. Allez, dispersez-vous.

Le bar est là-bas, servez-vous.

Soyez pas timides.

Allez demander des Jägerbombs.

Pour tout le monde.

Bon, allez danser.

T'as une baby-sitter, Jan ?

Je reviens.

- Salut. - Salut, Alano.

C'est quoi ça ?

Vos gagnants de la radio.

Non, ce sont pas eux. De quoi parlez-vous ?

- Ils ont un ticket, donc… - Quoi ?

Vous jouez à quoi ?

Vous essayez…

- Pardon. - Le champagne c'est pour les bourges.

Il sent l'urine.

- Ouais. - N'est-ce pas ?

- C'est quoi ? - Je peux les faire partir de là.

Et leur offrir du fish and chips.

Renoncez à votre place.

Vous les faites partir si je renonce.

Oui.

Jamais.

Vous l'aurez voulu.

- OK. - Compris ?

- Oui. - C'est parti.

- OK. - C'est parti.

Vous allez regretter de m'avoir rencontré.

- Trop tard. - Vous êtes foutu.

Judy…

où sont-ils ?

Ils sont allés manger quelque part avec Brian.

- Quoi ? - Un truc d'ouverture de restaurant.

Il a des tickets et m'a dit que vous étiez au courant.

Arrêtez. Que faites-vous ?

Vous faites quoi ? Donnez-moi…

On traite pas une femme comme ça !

- Mon Dieu. - Une serviette ?

- Navré. - Puis-je en avoir une ?

Bien sûr.

- Attendez… - Serviette ?

Holà ! Lâchez-moi !

Si vous me piquez encore mon verre,

je vais vous botter les fesses !

- J'ai fait la Corée, moi. - Vous êtes hyper fort.

À lundi, Alan.

Mme Lawrence, attendez.

Pardon. Pardon.

Allez !

Lâchez-moi !

J'ai pas encore fini avec lui !

Vas-y, Sebastian…

Tu vas me parler ou non ?

Non.

Je vais faire l'inverse.

Je vais parler

et pour une fois, tu vas m'écouter.

Tu te comportes comme un véritable cinglé.

J'aime à quel point l'avenir de Dylan t'importe,

j'admire ta passion.

Mais c'est même plus pour lui.

C'est pour toi.

Écoute…

tu t'es bagarré, t'es allé en prison,

t'as kidnappé des personnes âgées.

Qui fait ça ?

J'étais pour Puggsley,

je maintiens ma position, OK ?

Mais il faut qu'on se concerte.

On forme une sacrée équipe quand on est sur la même longueur d'onde.

Peut-on faire comme d'habitude ?

D'accord ?

- Oui. - Bon.

- Trouvé. - Hé.

Hé.

Ça va aller.

On va s'en sortir.

Il n'y a pas un seul problème sans solution.

Je sais que cette soirée était importante

et que t'as travaillé dur.

Mais je connais ce marché.

Il y a beaucoup de défis

et ce n'est qu'un petit revers.

Un pépin.

C'est en forgeant qu'on devient forgeron, pas vrai.

Oui.

Oui, je sais.

DANGER INTERDICTION D'ENTRER

CHANTIER CLOS POUR EXTERMINATION DE NUISIBLES

C'est quoi…

Vous délirez.

Hé, mec !

C'est quoi, ça ?

Y a quoi ?

C'est quoi tout ça ?

Il faut attendre quelques semaines,

que la situation soit sous contrôle.

Semaines ? Je peux même pas quelques jours.

On a eu aucun souci.

J'ai jamais vu une telle infestation

de toute ma carrière.

Toute cette zone est un danger sanitaire.

Ça peut pas être si terrible.

- Les avez-vous vus ? - Quoi ?

Je peux rien faire. Désolé.

Je vais vous envoyer des formulaires

à remplir au plus vite.

Il y en a beaucoup.

Bonne chance.

Génial. Top.

Non !

- Quoi ? - C'est Alan.

- Quoi ? - Il m'a infesté.

- Avec quoi ? - J'en sais rien,

mais ils bloquent tout pendant des semaines.

- Quoi ? - Qui ferait un truc pareil ?

Comment tu crées une infestation ?

C'est clairement un sociopathe.

Chéri.

Il savait !

Il savait que ça me bousillerait.

Je flipperais si j'étais pas si remonté.

Ce malade devrait consulter.

Chéri, juste…

- Quoi ? - Reste calme…

c'est juste que…

C'est… C'est sur toi.

Juste reste calme.

Brian, tu fais quoi ?

Brian, tu me fais peur.

Regarde ton visage !

On doit aller à l'hôpital. Tu fais quoi ?

Brian, vous prenez un jour de congé ?

Tu fais quoi ?

Tu fais quoi avec ça ?

Brian !

Il y a un truc qui cloche avec votre visage.

J'ai rien compris.

Peut-être à cause de votre visage.

Je sais pas ce que vous dites.

Brian, arrête.

- Brian, t'as pas intérêt. - Hé ho.

- Qu'est-ce… - Arrête !

- Que faites-vous ? - Arrête !

Vous faites quoi ?

Non !

Non !

Mon Dieu !

Mon Dieu.

Lauren !

Tu fais quoi ?

Ça serait dommage d'oublier ça.

Alan !

- Non ! - Ça fait trop du bien.

Attends.

J'vais te jeter à terre !

Non ! Brian !

Ouais, je t'ai coincé, là !

Le casse pas !

Je vais casser ton bras.

Je vais te le péter !

Qu'est-ce qu'il se passe ?

- Arrêtez, les gars ! - Arrêtez !

Il se passe quoi ?

Il s'est pointé comme un troll…

en brandissant une arme.

Et il a détruit notre…

Il a détruit l'histoire familiale avec une masse.

- Je me fiche de la statue. - Ce gars…

C'est même pas une vraie.

- Quoi ? - C'était pour t'impressionner.

Ça vient d'un magasin de jardinage.

Avant, il y avait un beau chêne

à cet endroit,

avec des oiseaux, des abeilles et des insectes.

Désolé, Brian.

Mais mon arrière-arrière-grand-père l'a coupé

pour une histoire d'empiétement.

Donc je vois que le cycle continue.

Continuez. Tapez-vous dessus.

Détruisez tout !

Réglez ça.

Oui.

Reprenez-vous.

Brian, c'est embarrassant.

T'as pété les plombs.

Je suis à ça.

Compris ?

- J'ai besoin d'un verre. - Idem.

- On s'en prend un ? - Absolument.

Réglez ça !

Bas les pattes.

- T'as besoin d'un médecin. - Ben oui.

- Des araignées, sérieux ? - Oui.

T'as détruit mon restaurant.

C'est devenu un snack-bar.

Donc, oui, des araignées.

Je suis navré pour ton restaurant.

Navré pour ton visage.

- Merci. - Ouais.

- C'est douloureux ? - Oui.

Ça a l'air ridicule.

J'en suis bien conscient.

Ton cardigan a l'air ridicule.

On dirait que Lauren et Sarah s'entendent bien.

N'est-ce pas ?

Je parie qu'elles se moquent bien de nous, là.

Je pense pas qu'elles rigolent.

Ouah. Non.

J'aimerais qu'Alan comprenne qu'il est à la hauteur.

Il est même plus.

Brian a sa propre boîte depuis qu'il a 21 ans.

Qu'est-ce qu'il veut prouver ?

- Des idiots ! - Ridicule.

Punaise.

Tu sais…

Je me rends compte que j'étais trop obnubilé.

Pas que l'histoire de maternelle,

même si c'est très important…

mais aussi…

je veux que Dylan ait tout ce que tu as.

Et je me sens comme un imposteur en voulant

le faire entrer dans une école si différente

de ce que j'avais en grandissant.

Tu mérites tout ce que t'as.

T'as osé

et tu le dois à toi-même, c'est…

C'est remarquable.

Moi, je suis…

juste bon à donner l'impression de l'être.

Quand j'ai rencontré Alan, ça a été le coup de foudre

et on a essayé longtemps d'avoir un enfant.

Ensuite la FIV.

On nous a dit "Non, pas possible."

J'avais 39 ans et j'étais terrifiée.

On a donc abandonné et la vie a repris son cours.

Et ensuite, juste comme ça…

Grace, notre miracle est arrivé.

Grace doit être meilleure que moi.

Tracer son propre chemin.

Ne pas dépendre de la chance

des autres pour trouver sa voie.

Non.

On dirait bien qu'on veut la même chose.

Ouais.

Le meilleur pour nos enfants.

Pas facile à trouver, hein ?

- Pas facile du tout. - Ouais.

Cette histoire de maternelle,

ça m'a rendue pas mal anxieuse.

Oui.

Ça montre qu'ils grandissent, hein ?

Oui.

J'aurais jamais pensé être du genre émue par rapport à ça.

Mais j'aime l'avoir avec moi à la maison.

C'est ma meilleure amie. Pathétique, hein ?

Pas du tout. Ce sont nos bébés.

Faut pas oublier que c'est juste la maternelle.

Ils ont encore besoin de nous pour tout le reste.

Et pourquoi pas profiter de ces cinq heures par jour

pour faire un truc que t'aimes ?

Je sais plus ce que c'est.

Moi non plus.

Mais… on pourrait réapprendre ensemble.

Tu sais, Dylan a autant de chance que Grace

d'y entrer. L'argent fait pas tout.

Je le sais.

Plus j'apprends à te connaître, plus j'en suis convaincu.

Je suis sûr que Grace apprécie sa grande maison.

Je m'y suis jamais senti bien.

C'est pas chez moi.

- Ça… - Pue.

Ça quoi ?

T'allais dire quoi ?

T'allais dire quoi sur… ?

Ça pue. Mais t'allais dire quoi ?

- Comment ça, "Ça pue" ? - Ça pue un peu.

Les rideaux puent.

Tes rideaux puent.

- Tu les as sentis ? - Ouais.

Pourquoi t'irais faire ça ?

Je sens juste les choses.

Je t'en prie.

- Non… - Non, franchement.

Alan, vous avez l'air mal en point.

Et vous avez l'air très chic, Roze.

Quoi ?

Allez, ma puce.

C'est parti.

Ma belle.

- Hé. - Salut !

Le moment de vérité.

Sans rancune quoiqu'il arrive.

Gracie, Dylan, c'est par là.

On va dans cette école.

Allez.

- C'est parti. - T'en penses quoi, Dylan ?

Ça va.

Bon…

Un souci, Mme Lawrence ?

Quelque chose ne va pas ?

Désolée de vous avoir fait attendre.

Et…

Je suis encore plus désolée de ce que je vais vous dire.

Il n'y a plus de place.

La place est prise.

Vraiment navrée de tous vous décevoir.

Rien à voir avec vos enfants.

Malheureusement, le népotisme…

est à l'œuvre et la propriétaire a inscrit sa nièce

venue de Cambridge avec sa famille.

Je suis vraiment navrée.

Ouah.

Qui est-ce ?

Ma belle-mère.

- Bon. - OK.

On y va ? Merci.

Ce fut un plaisir, Sylvia. Merci.

- Grace, on y va. - Allez, Gracie.

Excusez-moi.

Où sont nos enfants ?

Je ne comprends pas. Ils étaient juste là.

- Plus maintenant. - J'ai dû prendre l'appel.

Toutes mes excuses.

Ils peuvent pas être loin.

Auriez-vous vu un garçon et une fille partir ?

Oui, ils sont partis il y a peu.

Ça vous semble normal ?

Regardez tout autour.

Rien ici n'est normal.

Où sont-ils allés ?

Je pense qu'ils sont avec Julie.

- Julie ? - L'autre école.

C'est la…

Fais gaffe à ta tête.

Bravo. Beau travail.

- Excusez-moi. - Super.

Vous voilà.

On a deux enfants très mignons

qui sont peut-être à vous ?

Oui !

- Juste là. - Dieu merci.

Merci.

Ils viennent d'arriver, mais ils sont déjà lancés.

Regardez-moi ça.

Je m'appelle Julie. Désolée.

J'allais venir vous chercher,

- mais vous m'évitez ça. - Merci

- d'avoir veillé sur eux. - Oui.

- De rien. - Comment saviez-vous où on était ?

C'est très fréquent pendant la période

des inscriptions à Puggsley.

Vraiment ?

Oui. Enfin, comprenez-moi bien,

je pense que c'est remarquable ce qu'ils font

là-bas.

Mais ce n'est pas pour tous les enfants.

Désolée, mais j'ai des activités à préparer.

N'hésitez pas à faire le tour.

Merci.

"Debout. Faut que tu fasses ton puzzle."

"Allez, c'est amusant les équations."

"On veut que tu sois forte et intelligente

pour être la meilleure !"

"Et si on jouait à cache-cache ?"

"Pas de cache-cache."

"C'est pour les enfants bêtes."

"Mais je veux faire du vélo."

"Quand t'auras appris à être astronaute."

"Tu veux pas être la meilleure ?"

"Tu dois faire des efforts pour être la meilleure."

"D'accord, papa, t'as raison."

"Je veux être la meilleure."

"Ça, c'est ma fille !"

Vous nous avez trouvés !

C'était génial ! Génial, ma puce.

Sacrée prestation !

Hé, fiston. C'était incroyable.

Allez, viens.

C'était fantastique, mon ange.

Vous trouvez ça comment ?

Ils ont l'air de bien s'amuser.

Oui. On veut qu'ils aiment apprendre.

Comme nous,

on exige trop d'eux,

on en peut plus, on devient amer et on abandonne.

- On veut éviter ça. - Oui.

Être à bout à six ans serait tragique.

En effet.

Que faut-il faire pour les inscrire ici ?

Vous les inscrivez.

On s'inscrit ? C'est tout ?

Oui. Ensuite j'élabore un programme mensuel

pour que vous sachiez ce qu'ils font.

Peuvent-ils rester ?

On peut vous inscrire et vous venez ensuite

les récupérer à 16 h ?

- OK. Merci, Julie. - OK.

Ouah.

Je veux jouer ici.

Par le pouvoir qui m'est conféré par…

Internet…

Je vous déclare à présent

mari et femme !

Embrasse-moi, ma bête poilue !

J'y crois pas, on est une famille !

On est une famille !

Non, absolument pas, hein chérie ?

Peu importe ce qu'il dit.

Bonjour. Devine quoi ?

Ce matin, j'ai été un grand garçon,

ou un très grand singe

et j'ai mis ma couche tout seul !

Tu veux le faire ?

Je parie que oui.

Parce que parfois…

tes parents sont peut-être trop occupés pour t'aider.

Donc, tu peux les impressionner en mettant…

une jambe d'abord

et l'autre ensuite

et en la remontant très…

lentement,

pour que ce soit bien serré.

Tu rabats comme ça.

Tu rabats comme ça.

Et ensuite t'inspires.

Et tu t'assures que

rien ne peut sortir de l'autre côté.

Sinon, tes jambes seront trempées.

Mais moi, non.

J'ai deux jambes toutes belles et bien sèches

et toi aussi !

Regarde, on est habillés. C'est pas incroyable, ça ?

Sous-titres : Christophe Heral

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