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Original subtitles

- Savais-tu ça toi que la monogamie

ça a été inventé pour les hommes ?

Mais on couche pas ensemble.

- J'pense que pour le bon fonctionnement de notre couple

faut que je fasse quelque chose.

C'est un exterminateur.

Moi j'suis prête à jouir de la vie.

- Fais juste me regarder.

Peut-être qu'on devrait juste continuer avec la base.

Allez, allez ! Allez, allez !

Allez, allez ! Allez, allez !

Il faut chanter ! Il faut chanter !

- Mais qu'est-ce que tu fais, toi ?

- Allez, allez, allez, allez !

- Attrape-le ! Vas-y, attrape-le ! Mais attrape-le, attrape-le ! Allez, allez, vas-y !

- Rentrez, rentrez, allez !

- Asseyez-vous.

- On a dit un chacun.

- Oui, vas-y. T'en donnes un à chacun.

- Ah, arrêtez-vous. Arrêtez.

- Lequel tu portes ?

- J'ai entendu zéro merci depuis tout à l'heure, hein.

Merci !

- Ceux que veulent faire des activités, allez-y.

- Si, elle existe.

Ta maman, elle t'a dit ça pour pas te mettre la pièce...

- Mais j'ai déjà la pièce.

- Bah, c'est qu'elle existe, alors.

- Toi aussi, là. Mais pourquoi tu fais ça ?

- Mais j'ai pas fait exprès !

- Elle a fait exprès ?

- Allô. Ouais, c'est moi.

Hum. Hum.

- Là, tu les jettes.

- Youssef, tu viens, s'il te plaît, cinq minutes.

Allez, s'il te plaît, on veut te parler.

- Allez, viens. - Non, c'est bon.

- Youssef, juste cinq minutes s'il te plaît. C'est important.

- Qu'est-ce qu'il y a ? J'ai fait quoi ?

- T'as rien fait. - Y a quoi ?

- Ton frère te manquera pour toujours. Mais tu vas rester fort et tu vas y arriver.

J'ai été pareil que toi. Moi aussi, quand mon frère est mort, j'y croyais pas.

Viens.

Chut...

- La basket ! La basket !

Chaussure !

- Attention, attention !

- J'ai failli chevaucher.

- C'est pas ta mère, ça ?

- Ah, donne le coeur bleu pour moi.

- Ah, si je le lâche, il s'envole.

- Quoi, tu me donnes pas ceux-là ?

Et tu restes comme ça toute la journée ?

- Ca sert à quoi, ça ?

- Ouh, la démarche !

Comme une petite princesse, ça !

- Salut !

- Comme un bébé, hein !

- Oh, respecte un peu.

Poliment !

Salut.

- Ah, j'aime trop les filles qui aiment Juul.

- Wesh, regarde-moi, au moins.

- J'aime trop les femmes qui aiment Juul.

- C'est beau, là, si elle veut pas. En fait, faut être polis, kho.

- Ah bah là, allez, vas-y.

- Tu sais, faut être polis, faut être polis.

- Allez, vas-y, fais ce que tu as à faire ! Allez, vas-y.

- Ah, laisse tomber celle-là, frérot. Tu vois pas qu'elle fait la star ?

De Paris à Marseille, hein.

En tout cas, ça se voit que je vous ai manqué.

- Tranquille et toi.

- Salut, beau gosse. - Ah, salut.

- Salut, frérot. On a été sélectionnés cet été, je récupère les cendres.

- Ah, arrête de mentir.

- Frérot, qu'est-ce que tu voudrais que je rajoute, frérot ? Wallah.

- Cash ! - Et ouais, frérot. Les daronnes,

elles ont traîné pour que tu sois diplômé.

- Frérot, moi maintenant, j'ai mes conditions, hein. Hé ?

- On fait la star en plus, hé ?

- Vas-y, assieds-toi. Ferme ta gueule, assieds-toi, frérot. C'est Marseille ici.

- Dites-lui ça, frérot. Il a fait le BG à Paris...

- Frérot, tu vas toucher 1200.

- Qu'est-ce qu'il y a, on fait l'intello ?

- Je m'en bats les couilles.

- Y a rien, kho. Lève ta main, wallah.

- Ah, continue à bomber le torse, hé.

- Hé, je te mens pas, j'ai une moto. Je l'ai emmenée, la moto.

- Et si c'était moi qui passais là, vous diriez quoi ?

- Euh... T'es gentille.

- Moi, j'aurais dit ça se voit, c'est une fille bien.

Je vais te marier.

- Tu me maries, toi maintenant ?

- J'ai raté un épisode !

- Ah oui, t'as tout raté.

- On fait faire le youyou.

- Bref, qui c'est qui veut une glace ? - Moi.

- Moi, moi ! Je veux une à la vanille, s'il te plaît.

- Ah, frérot, va, laisse les amoureux.

- Euh, mets-moi une boule melon et une boule ananas. S'il te plaît.

- Melon. OK.

Hop. Tiens.

- Merci.

- Désolé, mais tu sais. T'as des trop beaux yeux.

- Tu joues à quoi, frérot ? C'est ma femme. - Allez, on y va.

- Et alors ? Tu crois que je l'ai demandée en mariage.

Y a pas de souci, avec plaisir.

- Tiens, mange-la, ta glace, frérot.

- Tu joues à quoi, toi ?

- Bonjour, je pourrais avoir de la glace à la vanille ?

- Hein ?

- Lâchez-vous, lâchez-vous, lâchez-vous ! Wallah, je te jure ! Wallah, je te jure !

Ah, lâchez-vous, hein ! Bande de putes. - Non, mais ta gueule !

- Ah, fermez vos gueules tous. Fermez vos gueules. - Fils de pute !

- Fermez vos gueules.

Il se passe quoi, là ?

Et toi, tu laisses faire ça, toi ?

- Encore heureux, je lui laisse faire ça, pote !

Il a touché sa soeur. T'aurais fait quoi, toi ?

- Quoi ? Elle me tournait autour.

- Ferme ta gueule.

Et t'oublies il s'est passé quoi aujourd'hui ?

Frère, aujourd'hui, y a un frère à nous qui est mort.

Et nous on est là, on se bat encore.

C'est quoi, vous voulez que vos mères, elles pleurent ?

Vous avez pas honte ?

Allez, venez, on y va.

- Ah, ta gueule !

- Guette ta soeur la prochaine fois.

- Ferme ta gueule !

- Fermez vos gueules.

- Vieux Négro !

- Vous faites bien pour le centre. Si t'as besoin de budget, viens nous voir.

- Hé, bougez, bande de salauds ! Bougez, bougez !

- Ferme ta gueule ! - Bougez !

- Omar.

- Quoi ?

- Pourquoi t'as donné le poste à Ismael ?

- Qu'est-ce que tu racontes, toi ?

- Comment, qu'est-ce que je raconte, mon frère ?

Ca fait des mois que je suis là, je me bats pour le centre.

Je mouille le maillot, je donne tout pour ce centre. Frère, lui il arrive comme ça de Paris,

un diplôme, pas de diplôme, et tu lui donnes le poste comme ça ?

- Frérot. - Je suis quoi moi, dans tout ça ?

- Arrête de me dire : je suis quoi, frérot.

Tu vois pas les problèmes que tu es en train de me faire depuis tout à l'heure ?

- Tu viens de faire quoi avec la soeur à Dji ? Dis-moi.

- Mais frérot, c'est elle qui est venue me tourner autour.

Et son frère, il voulait me frapper. Quoi ? Je dois m'écraser devant tout le monde ?

- De base, tu sais, on fait pas ça avec les filles à Shérif.

- Je te dis que c'est elle qui est venue me tourner autour.

- Et bien, tu lui dis que c'est mort.

Je m'en bats les couilles, tu la jettes, frérot. Tu sais pas te retenir ?

T'as quel âge ? Tu as 12 ans encore ?

Oh, ça y est, frérot. Tu veux des responsabilités ? Bah, assume.

- Tu as raison, Omar. C'est bon, allez, vas-y. J'en ai marre, moi, putain.

- Tar, kho ! Tar !

- C'est bon, Omar, kho, là, arrête. C'est bon, wallah, arrête. Wallah.

- Quand Shérif il est arrivé, le soir, je comprenais rien.

- Omar, il est arrivé.

Direct ! C'est qui le patron, ici, hein ?

- Omar, c'est le boss !

- Il va lui mettre une patate et le ramener à Shanghal.

Il te l'a remis comment ? Il te l'a remis comment ?

- Il te l'a remis carré comme le Nord de la Corée, frère ! Corée, frérot !

- Arrêtez !

- Ah, vous m'avez tué, les gars.

- C'est vraiment une chienne.

- Alors, t'as arrivé à guetter sa soeur, au final ?

- Même pas. J'ai pas eu le temps.

Sur ma mère, il est arrivé et il est à l'affût, son frère.

- Elle a plus de moustache que Momo.

- Tu rigoles !

- Mec, il rigole !

- Ah, je me suis rapproché d'elle pour la galoche,

et j'ai cru que c'était un homme, ah frérot.

Ah, la moustache, hein !

- C'est qui, elle ?

- Wesh.

Arrêtez, avec ces têtes toutes pâles. Vous êtes moches, wesh.

- C'est qui ?

- Carmen.

- C'est Carmen Carmen ?

- Bah oui, Carmen Carmen, ça veut dire quoi, ça ?

Salut, non ? Surtout toi, Omar.

Ca va ? Tranquille ?

Oh, sois content, non ?

Vous faites pas la bise ?

Ca va.

Wesh, ça va ?

Ca y est ?

Tu es à la maternelle, toi ?

Tu ne dépasses plus en coloriant ?

Salut, enchantée. Carmen.

- Je suis Yasmine. La copine d'Omar.

- Je suis ta belle-soeur, du coup.

Non, je rigole. Je suis sa meilleure amie.

- Et je suis pas au courant ? - Bah, maintenant, tu l'es.

T'inquiète, on va avoir l'occasion de faire connaissance, toi et moi.

Et Shérif, ça dit quoi, il est ou ?

- Shérif, il a changé de secteur professionnel.

En tout cas, ça a pas changé ici, hein ?

Je savais que je vous trouverais là.

- Et du coup, c'est comment ? T'étais ou, toi, en fait ?

- Tu connais, hein. J'étais là, à droite, à gauche. Euh...

Je fais mes petits trucs, j'ai vu ce que j'avais à voir et...

Retour à la maison.

Juste au cas ou, euh... Si je peux dormir chez toi aujourd'hui,

histoire que... je sache ou aller.

- C'est compliqué, chez moi.

- Me force pas à retourner chez ma mère, s'il te plaît.

- Ta mère, ça fait un an qu'elle est partie du quartier avec son mec.

Tu savais pas ?

- Ah, ça a pas changé.

Tu te rappelles toujours, tu me faisais la bagarre ici, là.

N'empêche que vous ayez repris le centre, hein.

Depuis qu'on est petits qu'on attendait ça.

Ah, t'es le patron ! C'est un truc de ouf !

- Là, on a laissé là pour les deux mois d'été. Après, on verra bien.

- T'as changé un peu, hein.

- Comment ça ?

- Je sais pas.

Ca y est, le taf, la petite meuf, le petit polo bleu.

- Faut bien construire, non ?

- Genre, mariage, enfants et tout ? Toi ?

- Wesh... Tu sais, le temps, les choses, elles changent, hein.

On fait les trucs carrés maintenant.

Yasmine, c'est une femme carrée. Je suis amoureux d'elle.

- C'est carré, tout est carré, alors.

- Je suis heureux, sois contente, non ?

Et toi ?

- Moi, pendant sept ans, j'ai fait la pute.

Pendant sept ans, j'ai fait la pute.

Mais ça va. Aujourd'hui, ça va. Tout va bien.

Je recommence ma vie à zéro, moi. Une nouvelle Carmen.

Moi aussi, je veux être cette fille carrée.

Tu me crois pas ?

- Si, si, je te crois.

- C'est qui ? - Les gars, je mens pas. Elle a bien grandi, la petite, hein.

- Oh, comment tu vas te la faire.

- Mais c'est qui ?

- Les gars, vous savez déjà c'est comment avec moi.

- Allô, je vous parle en cas.

- C'est une ancienne collègue à nous.

- Yasmine, c'est une collègue à nous. Qu'est-ce qui t'arrive, là ?

- Une ancienne collègue à nous.

- Et pourquoi je la connais pas ? Moi aussi, je suis une collègue à vous.

- Parce qu'elle, elle a mal tourné.

- Et pourquoi j'en ai même pas entendu parler ?

- Elle fait le tapin, c'est bon ?

- Ca va, vous dites ça de tout le monde.

- Les gars, je sais que je pense à elle.

- Comment ça, le tapin ?

- Elle fait le tapin. Tu veux un dessin ?

- On est tous amis avec un tapin, Omar est parti avec et je la connais pas ? Tranquille.

- Tu comprends pas le français ? On t'a dit que c'est une ancienne collègue à nous.

- Ah, parle-moi tranquille.

- Frérot

- Il va la baiser, frérot. Tu me niques, là.

- Mais là, on bouge, on va la laisser se reposer.

- Qu'est-ce qu'elle fait là, elle ?

- Elle l'a dit, non ? Elle revient au quartier.

- Elle a tout arrêté. Elle veut recommencer à zéro.

- Une pute, ça restera une pute.

- Comment tu parles, toi, wallah ?

- Comment, comment je parle ? Ca date pas d'hier,

la Carmen, on la connaît depuis le primaire, ça parle de...

- Tu proposes quoi ? - Elle se débrouille, c'est ses problèmes, frère.

- Et toi, t'aimerais faire ça, toi ? Je fais quoi, je la laisse dans la rue ?

Et nous, on vit la petite vie tranquille, pendant qu'elle,

elle se fait bousiller la sienne.

On l'aide un peu, c'est tout.

Allez, venez, on se taille.

- Qu'est-ce que tu fais, toi ?

- Ah, vas-y.

- A demain. - A demain.

- Ah, vas-y.

- Vas-y, Yasmine.

- Vas-y, Fissem.

- Pourquoi tu m'as jamais parlé d'elle ?

- Parce que j'ai honte.

Avant, on était très proches.

On était très, très, très proches.

C'était ma meilleure amie, quand on était petits.

Et un jour, son père, il est mort, et c'est parti en couilles.

Elle s'est disputée avec sa mère, et sa mère, elle l'a virée de chez elle.

Et puis après, elle a commencé à faire n'importe quoi.

Elle a commencé à traîner avec des darons.

Et moi, j'ai rien fait.

Repose-toi bien.

- A demain. - A demain.

Pourquoi vous dormez pas ?

- Parce qu'on veut continuer une histoire.

- Une histoire ? Mais il est tard. Là, il faut dormir.

- S'il te plaît.

- Bon, OK. Vous voulez quoi, comme histoire ?

- Yasmine.

- Encore Yasmine ?

Yasmine, elle est trop belle.

Elle a des yeux verts, ils sont magnifiques.

Quand tu vas au soleil, ils brillent, ses yeux.

Tu les vois de l'autre bout de la Terre.

Et en plus, elle sent trop bon. Elle sent l'abricot.

Et elle est trop gentille.

Et en plus, en retour, elle est trop gentille avec sa mère.

Et pour être une princesse, il faut être gentil avec sa mère.

Pas vrai ?

Et elle aime tout le monde.

Elle est gentille avec tout le monde.

Dès que quelqu'un a besoin d'aide, direct, elle arrive.

On dirait une superhéro, direct.

Et même moi, dès que j'ai besoin d'elle, elle est là.

"Elle me dit je serai toujours là pour toi.>"

Qu'est-ce que tu fais, maman ? Il est tard.

Tu finiras demain tout ça, va dormir.

- Comment s'est passée ta journée ?

- C'était bien. On a été validés pour le centre, là, pour les deux mois.

- Et ?

- Tu es fière de moi ou pas ?

- Et Carmen ? C'est quand que tu me parles de Carmen ?

- Quoi, Carmen ?

- Omar, que je n'entende personne parler d'elle.

- Y a rien qui... T'inquiète.

T'inquiète pas.

Il va rien m'arriver, maman.

T'en fais pas.

Et puis tu sais, je ne suis plus tout seul, maintenant.

Yasmine, elle est pas comme... mais je l'aime elle-même.

Faut que tu la rencontres, maman, wallah.

Wallah, je t'aurais pas dit ça, si je savais pas que c'était la bonne.

En plus, je te jure, tu vas l'aimer pour de vrai. Je te jure. C'est certain.

- Pour de vrai ?

- Oui.

- Quand ?

- Demain.

- En vrai, tu parles pour de vrai ?

- Ouais.

- Hum ! Ca, c'est ma maman, ça, hein ! Tu pourrais pas vraiment refuser, de toute façon.

- Ah, je peux changer d'avis.

- Ah, c'est bon, c'est bon. C'est bon.

- Elle va me prendre mon fils.

Carmen !

Je suis désolé de te réveiller, mais les petits vont arriver.

Faut pas qu'ils te voient dans le lit.

Carmen.

- Une seule personne !

- Doucement, doucement !

Ah, pas drôle, ça ! Non !

- C'est la brochette de poulet mariné !

Hé, les filles, vous parlez de nous ? C'est comment ?

Hein, vous nous regardez ou parlez ?

- J'espère que tu rêves de moi, en bleu. Ouais !

- Y a qui qui veut nager avec moi, là ?

- Coucou, ah c'est à moi que je fais coucou, mon bébé.

- Personne ? - Ah, j'aime trop.

- Elle te regardait même pas. - Elle veut à ton avis ?

- Ah, j'aime trop les filles instruites. Tu vois, tu lis un livre.

- Elles font trop les stars, les gars.

- Hein ? Viens m'instruire, viens.

J'aime trop !

- Je vais lire en toi comme tu lis dans ton livre.

- Ca va, ma petite gazelle.

Ouais, ma petite gazelle. Ouais, m'appelle pas Denzel !

Sur ma mère, je mange que des bretzels.

Apparemment, les filles, elles aiment bien.

Ah, je rappe bien !

- Ouais, de ouf.

- Les groupies, faites les groupies un peu.

- Eh bien, décidément, le centre,

le ballon, la drague de merde avec vous, y a rien qui change, hein.

T'as dit quoi ?

- Frère, tu pars, tu reviens, tu pars, tu reviens.

Tu crois que c'est l'hôtel ici ou quoi ?

- Je cherchais du taf toute la journée. J'ai rien trouvé,

tu me casses les couilles, c'est bon ?

Ah, le mec, il apprend une belle ambiance.

On disait quoi ? - Hé, c'est Ali. Il veut brancher les copines en face.

- Tu veux laquelle, toi ? - Hé, je te mens pas, je veux elle avec la...

Celle avec le maillot sirène. - Mais non.

Mauvais choix, mon frère. T'es prêt à sortir les rames, ou je t'en conseille une autre ?

- Ca va, tu sais. Je t'en sors 45, de rames. Dis-moi juste laquelle.

- Tu vois celle-là avec la petite passe, là-bas, là ? - Avec le ballon ?

- Ouais, avec le ballon. Tu vas la voir,

et juste tu t'intéresses à elle. Tu poses des questions,

t'habites ou, tu fais quoi mais pas de là, là.

Tu vas là-bas, là. - En fait, wallah, je comprends pas.

Pourquoi tu viens et tu te cales avec nous, je sais pas, tu...

- Tu vois pas que je suis en train de parler ? Tu peux pas me laisser terminer de parler ?

- Là, tu te cales avec nous. Tu crois que t'es un homme ou qi ?

- Est-ce que je t'ai parlé à toi ? Comment ça,

les garçons et les filles peuvent pas parler ensemble ?

- Pourquoi tu fais la pute, en fait ? Je comprends pas, c'est... Hein ?

- Mais comment tu parles, toi ? T'as même pas les sous pour t'en payer une.

Et les putes, elles, elles baisent au moins.

- Comment tu parles.

- Parce que Tahar, il parle bien ?

- C'est tarba chaud d'un coup

Je me fais mon...

- Ah, vas-y. Je m'arrache, moi. Elle me casse les couilles, celle-là. Wallah.

- Tu vas ou ?

- Je rentre au quartier, moi.

- C'est bon, reviens, Tahar.

Oh, tu cherches quoi, toi, là ?

- Ca y est, on rigole. Depuis quand il est coincé du cul, lui ?

Tu me fais mon dos, s'il te plaît.

- Ah, comme ça.

- Bah, ouais.

Avec des collègues...

- Quoi, t'es jaloux ?

- Jamais de la vie.

- Mais ça va, là.

Fais chaud un peu, non ? On se baigne ?

- Ah, vas-y, let's go ! Let's go, les gars, je vous suis !

- Let's go !

- Omar, euh.

Ca te dérange s'il se passe un truc avec Carmen ?

- Non, je m'en fous.

- Jure-le !

- Tu veux que ça me fasse quoi ?

- Je sais pas, parce qu'à la base, c'est ta Carmen à toi.

- Je sais même pas pourquoi tu viens me demander ça, frérot. Tu fais ce que tu veux.

Juste, frérot, fais pas parler d'elle.

- Omar, j'ai pas vu l'heure, on doit y aller !

- Déjà ? - Dépêche-toi. Mais bouge !

- Tu sais quand on était petites, on était toutes amoureuses de toi.

T'étais trop beau.

- Pourquoi, plus maintenant ?

- Arrête, je suis gênée.

Si, mais...

- Pourquoi t'es gênée ? C'est normal.

- Je te mens pas, ça te va bien d'être parti du quartier,

genre... Ca fait mec sérieux, tu vois.

- T'aimes les choses sérieuses, toi ?

- Ca dépend avec qui.

Ca dépend avec qui.

- T'as une meuf, toi ?

- Moi ?

- Hum.

- Pourquoi tu veux savoir ?

- T'es quel genre de mec ? Après la baise ? Tu restes ou tu ghostes ?

- Toi, tu parles trop.

- OK, je vois que ça répond pas.

En fait, j'ai capté. T'as une gadji à Paris, et là,

tu me fais le mec sérieux tout à coup, c'est ça ?

- Ouais. Nah, je te boucane.

Parle pas de Paris, je suis en vacances. Arrête de parler de Paris. Je suis bien, là.

- Et si j'arrête, je gagne quoi ?

- Tout ce que tu veux.

- Tout ce que je veux ?

- Tout ce que tu veux.

Je te montre ou pas ?

Je te montre ou tu... Tu parles pour rien, toi. Tu parles chinois, non ?

Ah oui ?

T'es heureuse ?

- J'ai envie de plus.

- Bien, propose.

- J'ai envie que tu tombes amoureux de moi.

Genre, tu as cru. - Hum ?

- T'es un malin. Tu crois vraiment que je veux que tu tombes amoureux de moi ?

- Eh... Eh ouais, tu m'as fait peur, la vie de ma mère.

- Maman, tu dis rien.

Yasmine, elle est là pour toi.

- T'as l'air jeune, toi. T'as quel âge ?

- 17 ans.

- 17 ans.

C'est un bébé, Omar.

Vous êtes des bébés.

A 17 ans, j'aurais bien aimé qu'on me laisse le temps de réfléchir.

Et lui, là, il te parle de mariage.

Tu sais qu'une fois mariés, tous les hommes, ils disparaissent.

Et lui, il va partir.

- Arrête de dire ça, je suis ton fils.

- Qu'est-ce que tu veux que je lui dise ?

- Je sais pas.

- ll t'a forcée ?

- Non !

- Il t'a mise enceinte ?

- Non ! Dis non, enfin.

- Non, j'ai...

- Ah, j'ai eu peur.

- Je te l'aurais dit.

- Pourquoi tu la laisses pas profiter ? Elle a 17 ans.

Elle a des copines.

- Elle profite avec moi.

- Avec ses copines.

Tu sais qu'il faudra lui faire à manger.

S'occuper de son linge.

Et faire le ménage.

Faut réfléchir à tout ça.

- Tu veux la dégoûter, ou quoi ? En fait, je comprends pas.

- Ah, je veux qu'elle réfléchisse.

Et ta mère, elle en pense quoi ?

- Ma mère, c'est un peu... C'est un peu compliqué.

On lui parle, et après, elle oublie, mais elle est contente pour moi.

- C'est vous qui savez.

- Ca veut dire quoi ?

- C'est mon seul fils. Il me reste que lui.

Et les deux petites.

- Je sais.

- Et j'aimerais que tu en prennes soin.

- Merci.

- Ca y est, tu es ma femme.

- En gros, la meuf, elle te suce, et après ?

- Bah, d'abord, je lui fais de petits bisous, et après je lui demande de descendre, et...

- Tu fais quoi ? Tu crois que tu lui fais une fleur en lui demandant de te sucer ?

- Mais quoi ? Elle a kiffé.

- Les deux, pour moi, ils doivent faire. Y a pas juste la meuf qui doit descendre.

- Et toi ? - Non, moi, je suis d'accord un peu avec Carmen sur le fait

que les deux, ils doivent faire. Mais moi, je pense que c'est plus la gadji qui doit faire.

- Pourquoi plus la gadji ? Ca veut dire quoi, ça ?

- Parce que vous, vous... Vous bandez pas !

Nous, on bande !

- Et alors ? Nous, on mouille.

- Mais ouais, c'est vrai, c'est vrai, mais...

- Faut dire les termes, les gars.

- Non ! Arrête de me boucaner !

Félicitations, mon frère. Fier de toi, frérot.

Félicitations, ma cousine.

Je suis content, wallah. Je suis fier de vous. - Nah, tu es un monstre.

- Oh, les gars ! Oh, les gars, ils vont se marier !

- Et sur ma mère !

Ouais !

- Et sur sa mère !

Ouais !

- Mais prends-le !

- Ca va ? Tranquille ?

T'as pas changé.

- T'as pas changé non plus. - Ca va ?

- C'est Carmen, ça.

- C'est bon, ça dit quoi depuis ?

- Moi, bonjour, rien ?

- Laisse-moi venir à toi.

- Tu me laisses pour la fin.

- C'est ça.

- Laisse tranquille, s'il te plaît.

- Tu fais quoi, là ?

- Justement, j'ai fait quoi, frérot ?

- Mais, je t'ai pas vu ou quoi ?

- Mais alors ? Je joue avec elle, tranquille.

- Et alors ? Elle est avec moi.

- Vas-y, frérot. Tu sais quoi ? Je m'en bats les couilles, frère.

- J'ai pas besoin d'un garde du corps, OK ?

Je pense que Shérif, il a du taf pour moi. Et puis, il a repris tout Marseille.

- Je t'interdis de travailler pour lui.

- Tu m'interdis quoi que ce soit, toi ?

- Mais Shérif, tu ne le connais plus. C'est pas celui de quand on était petits.

Tu crois le snack, qu'il l'a acheté avec quoi ? Avec les sous du bas-fond ?

- C'est pas mon problème, ça. Moi, je veux juste faire de la thune. Du moment que ça rentre,

c'est bon, c'est carré, moi, je m'en bats les couilles.

- Mais y a rien qui est carré, frère. C'est quoi, tu veux quoi en fait ?

Tu veux recommencer à zéro, ou tu veux replonger avec lui ?

Tu vas venir bosser au centre avec moi.

Là, j'ai pas de poste libre, mais tu vas venir nous aider,

on va te défaucher pour ça.

- En fait, tu me veux auprès de toi.

- T'as un problème ?

- Si elle refait la pute à cause de toi, je te nique.

- Oh, les gars ! On va fêter

les retrouvailles de mon ami Omar et son amie Carmen.

Buvez un coup, c'est pour moi.

- T'es une fée. C'est sûr, t'es féerique.

- Merci.

- Tu t'es maquillée ?

- Hum-hum. - Pourquoi ?

- T'aimes pas ?

- Je sais pas, tu te maquilles jamais.

- Et alors ? C'est jour de fête, non ?

- Je te préfère sans.

Wesh.

- Wesh.

Emmène-moi à Nice. Faut que je récupère mes affaires, ça y est.

C'est terminé pour moi, tout ça, là-bas, là.

Faut que je n'aie plus rien là-bas.

Vas-y, bref.

Emmène-moi à Nice, s'il te plaît.

- Je m'en fous, je dois ouvrir le centre.

- Tu crois que je te demanderais si je pouvais faire autrement ?

Y a qu'à toi que je peux demander ça.

S'il te plaît, emmène-moi à Nice.

Omar.

- Allô ?

- Ouais, allô. - Oui.

- Oui, viens me remplacer au centre, s'il te plaît.

Carmen, elle a des problèmes, je vais aller l'aider à régler ça.

- Tu vas aller ?

- Ouais, maintenant, là, s'il te plaît. C'est urgent, là, viens maintenant.

- Mais on se voit après ?

- Vas-y, ouais, ouais, je t'explique tout après.

- Tu m'attends ?

- T'es folle ! Pourquoi t'es partie, tu m'as pas donné de nouvelles ?

Comment ça ? T'étais ou ?

- C'est quoi, ça ?

- C'est qui, lui ?

- C'est pas ce que tu crois.

Je viens récupérer mes affaires.

C'est fini pour moi, tout ça. Ca y est.

- Vas-y, viens.

- Moi, je m'inquiète pour toi.

Rentre avec moi. Viens.

- Sérieusement.

C'est quoi qui te fait rire ?

- J'ai amené mon pote puceau chez les putes.

- Mais c'est qui le puceau, je suis pas puceau, moi.

- En tout cas, t'es clairement en train de le redevenir.

- Tu veux un petit bisou ?

Enlève-toi ! Enlève-toi avec ton toutou. Enlève-toi.

- Tu veux un bisou ?

Coucou, Omar.

Quoi, tu l'aimes pas ?

- Ton chiffon, là ?

- En tout cas, il était bien gardé pendant j'étais pas là.

Il était avec Ranya.

Ma copine, ma soeur.

- Wesh, vous êtes venus me tuer ou quoi, tous à la maison comme ça ?

- T'es au courant de rien ?

Carmen, elle se prostitue au centre.

Tous les petits parlent de ça.

Y en a même qui disent qu'ils l'ont vue.

T'imagines le choc pour eux, Omar ?

- Je te l'ai dit, Omar, qu'elle allait tout niquer.

Tu m'écoutes jamais.

- Frérot, les petits disent n'importe quoi, comme d'habitude.

Et toi, tu voulais pas faire ça hier, hein ?

- Mais quoi, en vrai, une pute, elle vient sur moi ? Et je dois la rejeter ?

- Hier, tu te la fais et aujourd'hui, tu me parles de pute ?

- Aujourd'hui, je te parle de pute, tu sais pourquoi ?

Parce que moi et elle, on a fait ce qu'on avait à faire.

Et elle m'a dit quoi à la fin ? < Paie-moi maintenant. >»

- Arrête ! - Eh ouais.

- Tu jures c'est pas gratuit ?

- Frérot, je lui ai jeté un billet dessus.

- Frérot, invente pas des trucs qui sont pas vrais, Wallah.

Ce que tu fais avec elle, je m'en bats les couilles, mais dis pas n'importe quoi.

- Mais, quoi ? Je mens, là ?

C'est ça ? Tu me fais passer pour un menteur devant tout le monde ?

T'as vu, là, je t'expliquais un truc, c'est simple.

Carmen, elle reste avec toi ?

Ca sera sans moi.

C'est tout.

- Carmen c'est ma collègue et je vais pas la lâcher, frérot.

- Là, mec, je me taille.

- Omar, tu le laisses partir ?

- Reste avec vous.

- Comment, reste avec nous ?

Une chienne, elle vient dans le groupe, lui il l'accepte

et vous, vous dites rien ?

Bande de suceurs !

- Frérot, je savais qu'elle allait faire le bordel dans le groupe.

Je le savais, je le sentais, ça.

- Assieds-toi, frérot, arrête de dire n'importe quoi.

Il est parti, il va faire un tour, il va revenir.

Et demain, je vais aller voir les petits. Je leur dirai rien.

Je vais leur dire qu'ils arrêtent de dire n'importe quoi, c'est tout.

Et Carmen, je vais lui dire elle se retient.

Et basta, ça, et l'histoire, elle est finie.

- Mais ça va pas ! Son attitude, son comportement, ça passe pas !

Ca fait mauvaise impression. Ils vont dire quoi, les parents ?

Ils vont dire quoi les familles ?

- Ah, ça y est, wallah, vous avez trop la haine d'elle, c'est trop.

- En fait, je comprends pas Omar, il n'y a plus rien qui compte pour toi ?

Le centre ? Ismael ?

Moi ?

Carmen, depuis qu'elle est arrivée, elle prend toute la place.

Toi, tu vois rien.

- C'est quoi la vérité ? C'est toi qui avais raison, Tahar.

C'est toi qui aurais dû avoir le poste, pas Ismael.

Et ça va changer, tout ça.

- Puis quoi, c'est maintenant que tu me le dis, ça, frérot ?

Tu me vois comme une roue de secours, tout le temps.

- Tu fais quoi ?

- Je travaille, ça se voit pas ?

- Vas-y, lâche ça, là.

- Lâche.

- Tu travailles pas ici, tu travailles au centre.

- Je travaille ou je veux, déjà,

mais moi, à partir du moment uu on veut pas de moi,

bien, je suis pas quelqu'un qui force, en fait.

- Mais à quel moment j'ai dit que je voulais pas de toi ? - T'es sérieux ?

Ismael, il a même pas réussi à bander et il dit partout que je suis une pute.

C'est quoi ça ? - Mais moi, je sais très bien que c'est pas vrai.

En plus, c'est même pas lui qui décide.

T'inquiète pas pour moi, Omar.

Je trouve ou taffer.

Je trouverai ou dormir.

Et ici, ça paye pour de vrai, au moins.

- Shérif, il va te pousser au vice, c'est sûr.

- T'insinues quoi, là ?

C'est pas lui qui va décider de ma vie.

Personne décide de ma vie.

- Et j'ai vu que t'étais pas mal grosse.

- Bon, Ali.

Ca va, mon pote ?

- Il faut baisser les choses.

- Ca va, tranquille ?

Vous êtes contents, là ?

On l'a remise sur le trottoir et c'est OK pour tout le monde, là.

- Une casquette.

- Qu'est-ce qu'il a, Omar ?

- Ca dit quoi ? Est-ce qu'il a des cheveux ?

- Vous croyez qu'elle nous déteste ?

- Qu'elle déteste !

D'abord, elle est là, elle force pour être avec nous,

après elle va travailler pour Shérif ?

C'est quoi, c'est pas prendre des gens pour des cons ?

Qu'elle déteste, va niquer sa mère, moi, ça me bat les couilles.

- Ouais, mais en vrai, on lui a pas réservé le meilleur accueil du monde. Donc bon...

- Bon, venez, les gars. Les petits vont arriver.

Venez, on va travailler. Bon, allez, levez-vous.

- Ah, qu'est-ce qu'il a lui ? Il a pris la confiance.

- Il y a pas de confiance, lève-toi travailler, mon pote.

Allez, vas-y. Toi aussi, lève-toi. Allez.

- Il a besoin de se vider un peu l'air.

J'ai compris.

- Il a qu'à demander à Carmen, hein ?

- Va la voir, toi, Carmen. Tu en a besoin, gros...

- Mais jamais de la vie je laisse une fille sale me toucher comme ça.

- Ouais ! J'aime bien quand tu dis ça.

Ah, j'aime bien, oui.

Allez, lève-toi, venez, on va travailler.

- Putain, mais vous me dégoûtez. Vous vous entendez un peu ?

Depuis quand tu parles comme ça, toi ?

- Qu'est-ce qu'elle a, elle ?

- Ouais, elle délire ou quoi, elle aussi ? Wallah.

Elle va ou ?

Vas-y, venez, les gars, venez.

Ce chien, il écoute, hein ?

- Il écoute, c'est un bon.

Hé, donne l'autre papatte. Donne l'autre, donne l'autre.

Ouais !

Tu vas faire tomber la table. Hein ?

- Ouais, non. Putain. Ouais, elle est bonne.

- Mais non, débile !

- Nall !

- Quoi ?

- Viens voir !

T'as mis ou tes lunettes ?

- Elle est trempée, ta serviette à toi.

Ali, Ali, Ali ! Doucement, doucement, doucement !

- Il y a ma cousine qui loue une chambre, si tu veux.

Tu serais mieux que je sais pas ou.

- C'est te fait quoi, au fait, que je sois je sais pas ou ?

Je sais pas, je comprends pas, pourquoi tu forces ?

- Viens voir, au moins.

Je regarde si tu aimes bien, si ça te plaît. Après, tu vois.

Si tu veux, on y va quand t'as fini.

Hé ! Pour anniversaire d'Ali !

- J'ai l'impression, on ne se voit plus jamais seuls tous les deux.

Ca m'a manqué.

- Non, attends.

Notre couple, il est spécial. On n'est pas comme les autres.

Et je veux pas que ce spécial, il finisse.

J'ai envie qu'il continue, moi, ce spécial.

J'ai pas envie, on le fait et à la fin on est comme tout le monde.

Toi et moi, on s'est mis d'accord.

On se préserve et on sait pourquoi on se préserve.

Et c'est ça qui est spécial entre nous, c'est ça qui est exceptionnel.

Qu'est-ce que tu fais ?

Arrête, arrête, arrête !

Enlève ça, qu'est-ce que tu fais ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

- Parce que je ressemble à une daronne ?

- Quoi ?

- Je te plais pas ?

- Tadam.

- Merci.

Ca, tu...

- Je t'ai dit que tu allais aimer.

- Bah, après, je te mens pas,

un lit deux places, ça aurait été mieux, quand même.

- Pour quoi faire, deux places ?

- Je sais pas, un appartement comme ça, ça me donne envie...

je sais pas. Ca me donne des idées, genre...

je rencontre, je fais mon ménage, tac-tac.

Je fais mes petits plats au four.

Je me fais mon petit café le matin.

Une salle de bain, une salle de bain !

Je vais pouvoir me maquiller, me faire belle pour mon mec et tout.

- Depuis quand t'es dans tout ça, toi ?

- Bah, quoi, ça y est.

Je suis une femme, je veux une famille, des enfants.

T'imagines un mini-moi ?

Je pourrais l'habiller en petite princesse et tout !

Avec un mec sérieux, posé, carré.

- Un seul mec.

- Bah, ouais.

S'il m'aime et que je l'aime, c'est le conte de fées parfait.

- Bien, il faut juste que tu trouves le bon mari alors.

- T'as capté.

C'est pour ça qu'un lit deux places, ça aurait été pas plus mal.

Là, je serai là, posée avec lui, tranquille.

- Bien, j'espère que tu vas le trouver, ce genre de mec.

Bon, vas-y. Moi, je dois y aller, là.

J'avais un truc de prévu, là avec Yasmine chez mes tantes.

En tout cas, j'espère que tu es bien ici.

- Merci, hein.

Omar, je suis chez tes tantes, t'es ou ?

C'est quoi, tu comptes plus jamais me répondre, là ?

C'est la nouvelle mode, les foireux ?

Elles me prennent toute la tête à me demander ou t'es.

Elles sont en train de me goinfrer, je suis pas ton assistante, moi.

Ramène-toi ou je me casse.

- Omar, Omar, Omar, Omar !

- Wesh !

- Wesh ? - Wesh !

On le sent ! C'est sûr ou quoi, mon frère ?

Ca fait 45 qu'on est en bas. On klaxonne comme des gros fatigués.

Vas-y, lève-toi, on y va.

- Ouais, tu fais quoi dans le noir, frère. Tu médites ou quoi ?

Méditation guidée, wallah !

- Vas-y, lève-toi.

- C'est sûr que t'as oublié.

C'est sûr que t'as oublié ma surprise ?

- Ah, je devais, je l'ai pas vu...

- Ca, c'est le Omar que je connais, ça !

Lève-toi, frérot.

- Tu sais, j'ai grandi, on ne traîne plus ensemble, toi et moi.

- Ta gueule, tu fais 12 ans. - Comment ça, je fais 12 ans ?

- Ah, vas-y, vas-y, avancez.

- Ah, les gars, faites pas chauffer, dites-moi on va ou, les gars.

- avec cette phrase, frérot. On va juste...

- On va pas...

- Au revoir, frérot, réveille-toi, frérot !

- Ce soir, tu deviens un homme, un vrai, frère,

ce soir, tu deviens. - Vas-y, les gars. Dites-moi on va ou. S'il vous plaît !

- Ah, c'est bon, toi, tu mets le paquet.

- C'est quoi, c'est les gadjis que tu veux ?

C'est les femmes que tu aimes ? Hein ? - Quoi ?

- Ce soir, je t'amène aux putes, mon petit, c'est bon ?

On va aux putes, ce soir et c'est comme ça, frère.

C'est moi qui décide ce soir.

- Je vais la niquer, la gadji !

- Tu vas la niquer ?

- Je vais te la prendre et je vais lui faire...

- Tu vas la prendre, tu le mets le compte.

Y a personne qui va te dire : < Ah, bien oui, c'est vrai. >.

- Vas-y, nique-la. Vas-y. - Et je vais te la baiser ! Et je vais te la prendre comme ça !

Et comme ça, et comme ça !

Et je vais rentrer la tête et le bras.

Ah oui, la tête, hein.

- Omar, un coup de tête, hein ? On va la prendre, la gadji !

Ca y est, j'ai 18 ans, Omar !

- On arrive à 18 ans, les frérots, hein ?

- Ah, OK, ouais, c'est comme ça. Je vous vois, la jeunesse.

- Keum, tu parles anglais, frérot ?

- C'est réel, hein ?

- Ah ! Plus ton frère.

Oui, c'est comment là. Euh... il va se passer quoi ?

- Comment il va se passer quoi, mon frère ?

- Tu es comme le feu ou quoi.

Tu vas y aller, tu vas trancher, là.

Comme un homme, ce soir tu te dépucelles.

- Comment, les gars, j'y vais, je dis quoi à la gadji ?

- Comment, tu lui dis quoi frérot ?

- Tu vois, tu lui donnes les sous.

Frère, elle va comprendre. Frère, t'inquiète pas,

elle sait ce qu'elle fait.

Tu vois, tu te vides les couilles.

- Hé, le force pas, Tahar.

- Frérot, je force des gars à rien, frère.

Ouais, tiens.

Vas-y, mon petit. Tiens.

Joyeux anniversaire, mon frère.

- Merci, frérot, tu es un bon.

- Je l'ai forcé, là ?

- Vas-y.

- Ah, vas-y, mon frère.

- C'est bon, je vais y aller. Vas-y.

- Qu'est-ce que t'as, tu bégayes ? Tu as peur d'une femme ?

- Ouais, frérot, t'inquiète, j'y vais.

- Ouais, vas-y espèce de grosse culotte.

Et l'embrasse pas, hein ?

Tu vas avoir l'herpès, après.

- Bien, vas-y.

- Question, frérot, tu fais le nerveux depuis tout à l'heure,

tu es dans ton coin, tu veux que je t'en paye une ?

- Sur ma vie comme...

- Alors, c'était comment ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

- Euh, les gars, je mens pas...

je suis pas allé. Finalement, je suis passé aux snack.

- T'as pris quoi ?

- T'es sûr ?

- J'ai pris des burgers.

- Pour moi aussi ?

- Tiens !

- T'as acheté un cube ou quoi ?

Je t'ai donné 100 euros pour aller niquer une pute.

C'est quoi, ça ?

55 thunes, tu me ramènes ?

On trouve du soutien, prends-les.

Depuis tout à l'heure, tu me fais le bonhomme :

je veux faire ci, je veux faire ça. >»

Espèce de gros chien mou !

- Laisse-le. Il a pas envie de niquer, il nique pas.

- Comment, frérot, il a pas envie de niquer, il nique pas ?

Tu sais ce que je fais, moi, avec 100 euros ?

Je lui rentre mon bras jusqu'à l'épaule à la pute, frérot.

Je la laisse par terre, frère.

Elle se souvient de moi pendant une semaine.

- C'est quoi, ça me fait bander, de dire des trucs sales comme ça ?

Tu es vraiment un clown, toi.

- Ca me fait bander de quoi, frérot ?

Qu'est-ce qu'il y a, t'as peur de croiser Carmen ?

- Prononce même pas son prénom, frérot.

- Comment, dis même pas son pronom, frérot ?

Qu'est-ce qu'il y a, tu bandes pour elle ?

Shérif, il est en train de... à cette heure-ci avec elle, frère.

Elle s'en bat les couilles, de ta vie, frérot.

Je sais pas, réveille-toi, ouvre les yeux, mon frère.

Elle te prend pour un con. Elle est là que parce que tu as le centre.

Tu as tout gâché à cause d'elle, frérot et t'es en train de perdre tes potos, frérot.

Tu vas te réveiller ou tu as de la merde dans les yeux.

Arrête, arrête.

Arrête, tu me fais mal, Omar.

Enlève-toi. Lève ta main, je dis.

Lève ta main, je t'ai dit, Omar.

- Tu cries fort, tu crois que t'es quelqu'un ?

Ferme ta gueule, ferme la gueule.

Hum ?

Tu lui donnes 100 euros, tu te crois quelqu'un ?

T'es personne, toi.

- Enlève ta main, je t'ai dit.

Tu me fais mal en ce moment.

- Omar, stop, Omar.

- Bonsoir.

Je pourrais avoir cinq euros de jetons, s'il vous plaît ?

Merci, bonne soirée.

Pardon.

- Désolé pour t'avoir fait ça.

Bon anniversaire.

- Merci, le centre.

- Moi aussi, je vous aime.

- Mais cette machine, elle bogue tout le temps, frère.

- Tu te feras tremper les...

- Tu vas à quel ?

- Euh, elle, là.

- Vas-y, je vais aller acheter...

- Une autre machine !

- Non, vas-y. Pas la fraise, s'il te plaît.

- T'es revenue, toi ?

Avec tes yeux, là ?

Hum ?

- Tu travailles là ?

- Bah, ouais, je travaille là.

- T'es pas aux glaces ?

- Bien, non, je suis pas aux glaces, je suis partout.

- On peut faire un tour ?

- Un tour de quoi ?

Ouais, tu le mérites toi ?

- Bien sûr, elle le mérite.

Elle mérite tout l'or du monde.

- Ah, carrément.

Vas-y, vas-y, vas-y.

Vous avez mis du temps à venir, hein ?

T'es venue avec ta copine, là ?

- Je suis pas revenue pour toi.

- Alors, t'es revenue pour qui, alors ?

Are you ready ?

Go, go, go, go, go, go !

- Continue à marcher lentement ! Vas-y, hein ? Hein ?

Vas-y ! Humilie-moi ici, hein ?

Hein ?

J'ai envie de te cracher dessus, hein ?

C'est bien le petit tour avec ton mec ?

Hein ?

Et c'est quoi ça ?

C'est quoi ça, c'est quoi ?

Une pute, aussi. Tu es une pute.

Ah, là, me touche pas, me touche pas.

Ce n'est plus la même, hein ! Hein ?

Tu croyais quoi ? J'allais venir, j'allais pas te voir ?

Personne allait me dire ?

- Tu crois que je me fais kiffer, moi ?

A passer des journées entières toute seule à regarder tes petites soeurs ?

A rentrer chez moi solo à 18 h ? Ah, bah, non.

Il y a ma mère, la bipolaire, il faut que je m'en occupe, de ça aussi.

Moi, j'en peux plus.

Moi, je rêve pas de ça.

Moi, je veux pas passer une vie entière de galère

à m'occuper de tout le monde. Moi, si je me marie, c'est pas...

- Tu veux pas te marier pour ça et c'est quoi la prochaine étape ?

Tu veux sucer un mec d'ici ?

Je te trouve dans une voiture ? C'est quoi ?

C'est quoi ?

Et arrête de le cacher, ça !

Arrête de le cacher !

En fait, tu veux devenir comme Carmen, hein ?

Hein, c'est ça que tu veux être, hein ?

Eh bien, tu es une grosse folle comme elle.

C'est bon ?

Tu es une grosse folle, comme Carmen !

C'est ça que tu veux entendre ?

Eh bien, t'es une folle comme elle !

- Hé !

Carmen, elle est là ! Si t'as quelque chose à lui dire, tu lui dis.

Je suis qui moi, en fait ?

La vérité, t'es dégoûté parce que t'as gâché la soeur.

Elle kiffe ta vie et t'as le seum.

Viens, Yasmine, on se casse.

- Omar, viens là. - Lâche-moi.

- Viens là, frérot. Qu'est-ce qu'il y a ?

Viens là, tu as mal à la tête.

- Lâche-moi, c'est bon !

Quand est-ce c'est moi ? Quand est-ce c'est moi ? Quand est-ce c'est moi ?

Tout ! J'ai tout tourné pour tout le monde.

Tout le monde !

Je me suis tué pour tout le monde et puis !

- Ca va, frérot. Viens, calme-toi s'il te plaît.

- Ferme ta gueule ! - Omar !

- Ferme ta gueule ! Lâche-moi ! Tais-toi !

Lâchez-moi, putain !

Lâchez-moi !

J'ai fait quoi ?

Je ne sais plus ce qui est bien.

Je ne sais plus ce qui est bad.

- Qu'est-ce qui t'arrive, frérot ?

- Lâche-moi !

Faut pas qu'on fait n'importe quoi ?

Faut que ça change.

- Qu'est-ce que tu fais ici ?

Tu viens traîner avec la pute ?

- Tu pars ?

- J'ai le choix ?

- J'ai quitté Omar.

Il m'a tout raconté.

- Je suis désolée.

- Mais c'est pas toi le problème.

C'est lui.

- Tu ne méritais pas que je te fasse ça.

- Si on dit qu'on s'en fout, de tout ça ?

- Mais comment on s'en fout ? Comment ?

- Mais si je te dis que moi je m'en fous ? Je te dis que moi, je m'en fous !

C'est quand même moi la principale concernée et moi, je m'en fous !

Viens.

- Puis, genre, ou ? - Suis-moi.

- Pour aller ou ? - Viens.

Viens !

- Tu fais quoi ? - Tu m'aides ?

- Tu veux le mettre comment ?

Wouh !

- On y va ?

- Ouais.

- C'est trop froid !

- T'es la première personne que j'amène ici.

- Ils sont énormes, tes seins, j'aime trop.

- C'est trop.

- Mais t'es folle, c'est trop beau. J'aime trop, moi.

J'aimerais trop avoir les mêmes.

C'est quoi, ton plus grand rêve ?

- J'en sais rien. Et toi ?

- Devenir musulmane.

- T'es sérieuse ?

- Bah, non, c'est juste que quand j'étais petite,

je me retrouvais toujours solo avec ma mère pendant que vous,

vous faisiez le ramadan, vous faisiez la fête, vous étiez tous ensemble.

Je sais pas, si j'étais religieuse, bien, je pourrais...

je pourrais me marier pour de vrai, avoir une grosse fête.

Une bague en diams.

- Mais tu veux te marier, toi ?

- Bah, quoi, j'ai pas le droit ?

- Si, mais je sais pas, pour moi, t'es tellement libre que...

je sais pas, je sais pas.

- Mais c'est toi qui es libre, t'as vu comment t'as réussi à le quitter, l'autre ?

Et sinon, c'est quoi, ton plus grand rêve ?

- Mais je sais pas.

Je pensais que c'était ça, mon rêve,

mais là, c'est foutu.

- Putain, on n'a que des rêves périmés, c'est chiant.

Pute !

Putain.

- C'est pas le moment.

- Allez.

- Ouais. Je démarre.

Guette qu'il y ait personne.

Ouais. Vas-y, vas-y.

- Vas-y, bouge. - Ouais ?

- C'est moi qui conduis ! - OK !

- Ouais, vas-y.

- C'est bon ?

- Ouais, vas-y.

- Quoi ?

- Si c'était ça, mon rêve ?

- De quoi ?

- On rentre pas, on va à Barcelone.

- Là ?

Là, là ?

Là, non.

Comme ça ?

Avec nos culottes et nos chaussettes trempées ?

- On s'en fout, on achète tout là-bas.

- Question. - Oui.

- Vas-y, vas-y, trace.

Sous-titrage : difuze

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