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Original subtitles

L'AVENIR SE CRÉE AUJOURD'HUI

SI TU CROIS EN TOI, TU ES DÉJÀ À MI-CHEMIN

L'OPTIMISME MÈNE À LA RÉUSSITE

Linda ?

Linda, tu m'entends ?

Tu es sur le rapport ?

Je l'ai terminé la semaine dernière.

Je suis sur les projections du mois prochain.

Avec le dernier bilan ?

Et indices corrélés

aux prévisions trimestrielles de l'an prochain.

Tu es géniale.

Moi, je m'en sortais pas.

Bon,

ils attendent.

En piste !

J'arrive.

Ils ont restreint le groupe.

Je vais juste le déposer.

Ce sont mes calculs.

Ils m'ont demandé de répondre aux questions.

Aux questions ? Je sais pas trop.

Tu sais comment c'est, en ce moment.

Tout est...

en suspens.

T'en fais pas. Ils sauront que c'est toi.

Ton nom est juste là.

Merci.

Bonne chance.

On dirait que l'ascenseur vers le succès est encore en panne.

Hein ?

Je disais...

on va continuer à prendre l'escalier.

Un pas après l'autre.

Chase !

Salut !

Salut.

Après le boulot, on va chez Milly and Al...

Trop cool.

Le meilleur karaoké de la ville !

Ça me dit bien, une chanson et un verre.

Ma préférée, c'est "One Way Or Another".

Blondie ? Debbie Harry ?

Faut que t'ailles voir sur Google.

Et toi, ta préférée ?

Voici le bilan de la société

que j'ai préparé.

Il m'en a valu, des nuits blanches.

Pas de repos pour les braves, n'est-ce pas ?

BUREAU DE LA DIRECTION

SURVIVRE EN PLEINE NATURE

Tiens-toi bien,

après tout ce travail, on m'a privée de réunion.

Chéri, je te jure, parfois...

Je reste avec les assistants,

mais tout ça va changer demain,

quand Bradley...

M. Preston,

prendra officiellement la suite de son père.

Son père a dit,

devant lui, que j'étais pressentie pour être vice-présidente.

Il sait ce que j'apporte à la société.

Il est beau garçon,

célibataire, charmant, et tout le reste.

Je t'ai dit qu'il m'avait draguée à la fête de Noël.

Mais...

je m'éloigne du sujet.

On doit se concentrer sur...

le nouveau bureau,

le nouveau poste,

et peut-être ce plus grand appart !

On va déployer nos ailes.

C'est pas fini pour nous.

PLANTES SAUVAGES COMESTIBLES

Le meilleur est à venir.

Absolument !

On le mérite.

Tu le mérites.

Allez. Mange.

On le mérite.

C'est l'heure !

Qui parviendra à surpasser,

surprendre et supplanter tous les autres ?

Vous regardez Survivor.

Si Kishan est éliminé,

alors là...

Exactement.

Mesdames et messieurs, écoutez-moi.

Je vous présente votre nouveau président,

Bradley Preston.

Marshall, IT.

Hâte de travailler avec vous.

- Sonja, Vente. - Enchantée.

Et enfin Sierra, Marketing.

Asseyez-vous.

Allez, au travail.

On va discuter dans votre bureau ?

M. Preston !

Bradley. Enchanté.

Linda Liddle.

On s'est parlé à la fête de Noël.

Mais oui, bien sûr.

Ravi de vous revoir.

Moi aussi. Mes condoléances pour votre père.

Merci.

Un homme admirable. Il m'avait prise sous son aile.

Moi aussi.

Je suis ravie de pouvoir

vous aider à mettre en œuvre

votre vision stratégique

pour amener l'entreprise dans une nouvelle ère...

Ère de succès.

Voilà !

C'est mon objectif, mais il faudra bosser.

Je dois suivre ses traces.

J'ai besoin de vous.

J'ai les chaussures

qu'il faut pour ça.

Pardon ?

Je les appelle mes petites mules.

Je les ai depuis un bail. Elles ont bien servi.

Elles peuvent porter n'importe quelle charge.

Je dois m'y remettre.

Dites donc, vos chaussures !

Vraiment la classe !

Évitez les flaques.

Pardon, je n'ai pas compris.

Évitez les flaques d'eau.

Je ferai de mon mieux.

Au travail.

Allons mettre de l'ordre dans nos affaires.

Barbara, quel plaisir.

Pas d'appels pour le moment.

Ça s'est bien passé.

Vous voulez suivre les recommandations de la société de conseil ?

Une société de conseil qui consulte une société de conseil !

C'est quoi ?

- Quoi ? - Ça.

Aucune idée.

- Sentez. - Non.

- Si. - Non.

Si.

Sentez.

Du thon.

Du thon...

C'est cette femme répugnante.

Qui m'a accosté avec ses pompes orthopédiques.

Linda Liddle. Votre père lui a promis une promotion.

- La vice-présidence. - Ah oui ?

Meilleur poste, meilleur salaire.

Elle compte dessus.

Le poste revient à Donovan.

Votre père se fiait à elle.

Un bourreau de travail. Je lui refile tout.

J'ai l'air intéressé ?

Non. Je m'en fous.

Mon père n'est plus de ce monde. Ce sera Donovan.

Il est au courant. Mettez-la ailleurs.

Un bureau satellite.

Très loin.

Elle me dégoûte.

Bangkok approche.

On n'a même pas encore entamé l'annexe D.

Donovan n'y arrivera jamais tout seul.

Ça va capoter sans elle.

C'est bon, j'ai compris.

Qu'elle vienne.

Elle briefe Dono et on la vire.

Attends, c'est marrant.

Petit coup de poignet.

Au boulot.

Au boulot.

Ils ont l'air plutôt copains.

Il est promu vice-président.

Pardon, t'as dit quoi ?

J'envoie un mail à toute la société.

C'est une blague ?

J'ai regardé son profil LinkedIn,

ils étaient dans la même fraternité à la fac.

Et ils jouent au golf ensemble. Alors bon...

Linda, tu fais quoi ?

Dernière question,

jusqu'où seriez-vous prête à aller pour moi ?

- M. Preston ? - Je suis en rendez-vous.

Excusez-moi, ce ne sera pas long.

S'il vous plaît.

S'il vous plaît.

Entendu.

Je vous recontacte.

Merci d'être venue.

Désolée.

Pardon de débarquer.

Ma porte est toujours ouverte. Qu'y a-t-il ?

Je viens d'apprendre pour le poste.

Vous auriez voulu être promue.

Oui.

D'accord.

Avec tout le respect que je vous dois,

Donovan n'est là que depuis 6 mois,

et moi, depuis 7 ans.

Je comprends.

Discutons-en.

Fermez la porte.

Parlons-en.

Asseyez-vous.

Je vais être franc avec vous, si vous le permettez.

Je sais que vous maniez bien les chiffres.

Une vraie virtuose.

- Pas vrai ? - C'est mon truc.

J'ai examiné votre travail,

c'est très impressionnant.

Voilà pour le positif.

Merci.

Mais...

je ne vous vois pas prête à intégrer la direction,

pour le moment.

Pourquoi ?

À la vice-présidence, il me faut quelqu'un de plus sociable.

Quelqu'un qui m'épaule et qui est apprécié des autres.

Qui les met dans sa poche.

Qui est capable de conclure un marché.

Qui joue au golf.

Vous me suivez ?

C'est une plaisanterie ?

Non.

Juste là. Sur vos...

Vous en avez un peu, là.

C'est bon.

C'est de ça que je parle.

Je pense que ce n'est pas pour vous.

En toute franchise.

Cela dit, vous voir débarquer ici,

ça m'a bluffé.

Il faut des couilles.

J'ai une idée.

Voilà ce que je vais faire.

Vous savez qu'il y a bientôt la fusion à Bangkok.

Oui.

Vous serez dans l'avion.

L'annexe D nous donne du fil à retordre.

Collez-vous-y, trouvez la réponse. Montrez-moi que j'ai tort.

C'est honnête, non ?

Super !

Chouette discussion.

Bonjour !

Ma belle !

Je dérange ?

Non, on a terminé.

- Jolie robe ! - Merci.

Voici ma fiancée, Zuri.

Enchantée.

Heureuse fiancée.

C'est le cas.

Merci.

C'est un de nos meilleurs éléments.

Merci d'être venue.

- Enchantée. - C'est ça.

Une dernière chose.

Je voulais vous dire. J'ai reçu plusieurs plaintes.

Des plaintes ?

Des odeurs nauséabondes, je crois.

Du thon ?

Ça vous parle ? À votre bureau.

C'est le règlement.

On déjeune en salle de repos.

Au travail, on veut se concentrer.

Les odeurs peuvent perturber.

C'est compris ?

Compris.

Le malaise...

Ne pleure pas.

Ne pleure pas.

Non.

Linda !

Écoute-moi.

Tu vas y arriver !

Parce que tu es à la hauteur.

Ne change rien.

Tu es à la hauteur,

ne change rien.

J'y crois pas.

Salut, les gars !

Alors...

qui d'autre a hâte de toucher le ciel ?

Moi !

M. Preston, j'ai bûché sur l'annexe D hier soir.

J'ai décelé une faille qui va régler nos problèmes.

Je vous en parle dès qu'on est installés.

Hein ?

Allez. C'est parti, mes couilles.

Détends-toi, Linda.

Tu travailles trop.

NOTE DE SERVICE CONFIDENTIELLE ANNEXE D

Attendez de voir le golf de Siam.

Le 18e trou,

en montée, coudé à gauche.

Tu vas adorer, mon pote.

Je vais te montrer un truc

que tu vas adorer.

Viens voir.

Vidéo de présentation

C'est quoi, ce truc ?

Je rêve !

Je suis Linda Liddle.

J'y crois pas.

Je veux remporter le prochain

Survivor !

J'adore lire.

Mais encore plus être dans la nature !

Je peux construire un campement les yeux fermés.

Il y a trois façons de faire un feu

et je les connais toutes.

Mon domaine : Stratégie et Planification.

J'aurai toujours 10 longueurs d'avance.

C'est dans l'adversité

que je me révèle.

Qu'est-ce qu'elle fait ?

Linda tabasse.

En plus de déborder d'assurance,

je suis drôle.

On m'apprécie

parce que je reste positive.

La voilà, ma vice-présidente.

Surpasser...

Surprendre...

Supplanter !

NE PAS SAUVEGARDER

Vous en dites quoi, Jeff ?

Je peux gagner ?

Un petit indice.

C'était quoi ?

Veuillez remonter vos tablettes et vous asseoir.

Assurez-vous d'être convenablement attachés.

Messieurs,

asseyez-vous, si vous êtes des lopettes.

Sale petit...

Chase, dégage !

Notre Père, que Ton nom soit sanctifié.

Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien.

Pardonne-nous nos off...

Mon Dieu !

Aide-moi !

Tiens bon !

Ta main !

File ton siège.

Ton siège !

Aide-moi !

- Bradley ! - Dégage !

Lâche-moi !

Lâche-moi !

Accroche-toi !

Accroche-toi !

Pitié !

Ton siège !

Linda !

Fais quelque chose !

Linda !

Vous êtes...

Fallait que ce soit vous...

Merde.

Un revenant !

Tenez.

C'est bien.

Les autres ?

Il y en a d'autres ?

Dono ?

Combien de temps...

Vous avez été inconscient ?

Un jour et demi.

Vous m'avez fait peur.

Mais vous avez bien meilleure mine.

Je vais en chercher.

Merci.

Allez !

De quoi vous nourrir.

C'est chaud.

Tenez.

Je mange pas ça.

Vous devez vous requinquer.

C'est le seul moyen.

Un petit bout.

Une mini-bouchée.

Avalez.

J'ai trouvé une conque !

Une conque !

C'est moi qui ai la conque !

J'ai la conque.

J'ai une conque.

Les gens parlent de coquillage, mais c'est une conque.

C'est une espèce de limace de mer.

Ça va être délicieux.

Je vais l'ouvrir et la faire griller.

On va pouvoir partir quand ?

J'en sais rien.

Il faut localiser le lieu de l'accident.

Puis voir s'il y a des survivants.

On est...

quelque part dans le golfe de Thaïlande.

On a dû dériver sur des kilomètres.

Il y a tant de petites îles, dans le coin.

Vous avez essayé

de faire un signal de détresse ?

- Pardon ? - Un signal de détresse.

Vous savez...

Vous mettez vos petits...

bâtons de bambou sur le sable, vous écrivez "HELP".

Un truc comme ça.

Ou un plus grand feu.

Avec une belle fumée, vous voyez ?

Ça peut marcher.

Désolée, ça ne faisait pas partie de mes priorités.

J'étais trop occupée à nous maintenir en vie.

De la nourriture, de l'eau, un abri.

Je vois.

Et un traceur GPS, ou du matériel de l'avion

qui se serait échoué. Vous avez cherché ça ?

C'est ça, votre priorité.

Nous faire sortir d'ici.

Pas être

une parfaite femme au foyer.

Vous savez que vous seriez mort

livré à vous-même sur le rivage, n'est-ce pas ?

Et vous croyez que vous vous en seriez sortie ?

Comment ça ?

Vous savez très bien.

Il faut que...

Vous avez fait quoi ?

Vous voulez vous lever ?

C'est pas cassé, mais je vais vous aider.

- C'est bon. - Laissez-moi faire.

S'il vous plaît, me touchez pas.

Vous avez de vraies mains de bébé.

On dirait qu'elles ont jamais servi.

Vous trouvez ça rigolo ?

Ce qu'on vit, ici ?

Et parlez-moi mieux que ça.

Vous travaillez pour moi.

Vous pouvez répéter ?

Vous avez bien entendu.

Ça vous dérange ?

- Ne vous couchez pas sur moi. - Excusez-moi.

D'accord. Parfait.

Elles puent, de toute façon.

Emportez vos mules crados.

Vous allez où ?

Allez !

Vous emportez quand même pas votre mollusque ?

Je vais mourir de faim !

D'accord...

D'accord.

Je suis pas d'accord !

Je peux faire ça toute la journée.

J'ai tout mon temps, j'ai rien de prévu.

Rien de prévu.

Vous m'avez pas laissé d'eau !

Linda !

On n'est plus au bureau, Bradley.

D'accord ?

Enfin !

J'ai cru que vous étiez partie.

J'ai vu des traces.

De sanglier, je crois.

Un genre de cochon dangereux ?

Ça peut nous sauver.

Il peut se passer des jours avant qu'un bateau arrive.

Vous faites quoi ?

Peut-être même une semaine.

Il nous faut de quoi tenir.

Vous allez chasser un sanglier ?

Linda de la Compta ?

Stratégie et Planification, en fait.

On s'en fout.

Mais attendez,

vous devriez le savoir.

Vu que vous avez examiné

mon "travail très impressionnant".

C'était ça ?

Avant de me court-circuiter pour la promotion.

Écoutez,

il faut savoir trancher dans le vif, quand on est le boss.

- Logique. - C'est bon.

Où es-tu passé, petit cochon ?

Vous chassez, parfois ?

Je crois que ça me plaît.

J'ai jamais mangé de viande aussi bonne.

Incroyable.

Quoi ?

Je me faisais une réflexion.

Pendant que vous étiez là à faire du lard,

moi, le lard, je le rapportais.

Mais oui !

Vous l'avez rapporté.

Le lard.

Vous avez grogné.

C'est vous, le gros lard.

C'est trop tôt.

Salut !

Salut.

Qu'est-ce que j'ai raté ?

Pas grand-chose.

Vous faisiez quoi ?

J'explorais.

- J'ai trouvé une nouvelle source. - Super.

C'est du café frappé ?

Bien plus pure.

Délicieuse. Goûtez.

Super sac à dos. Votre création ?

Oui ! Vous en pensez quoi ?

C'est pas trop mignon ?

Super mignon.

Il y a un problème ?

À votre avis ?

On est là depuis... quoi ?

Deux semaines ?

- Pourquoi personne est venu ? - J'en sais rien.

Je suis sûre que ça devrait plus tarder.

Vous savez ce qui est le plus important

pour la survie ?

Ce qui compte le plus ?

Une attitude positive.

Vous vous foutez de moi ?

On doit agir. Je plaisante pas, j'en peux plus.

Il faut faire quelque chose.

On devrait construire un radeau.

Un quoi ?

Dans 60 Minutes,

le rescapé d'un naufrage avait fait 3 choses.

Il a économisé nourriture et eau, et il a été retrouvé.

Il faut aller vers les bateaux.

Trouver des voies maritimes, qu'on nous repère.

Construire un radeau.

C'est pas une bonne idée.

Un radeau, ça serait...

Certes, c'est une solution,

mais en dernier recours.

Il faut continuer comme ça.

Maintenir le cap.

Et franchement,

c'est si horrible que ça ?

On a à manger, à boire,

de la compagnie.

Le prenez pas mal, mais c'est le dernier endroit

où j'ai envie d'être.

Aïe.

- J'ai pas pris soin de vous ? - Soin de moi ?

Vous avez vu mon visage ?

Ma peau va jamais s'en remettre.

Regardez-vous ! Vous êtes en pleine forme.

Vous êtes dans votre élément.

Vous faites quoi ?

Je me tire.

Ne vous appuyez pas comme ça !

Me dites pas ce que je dois faire, d'accord ?

Dites, vous qui vous croyez maligne,

vous savez à qui vous parlez ?

Au PDG d'une des 500 plus grandes sociétés.

Eh ouais.

Une société bâtie par votre père.

Que Dieu ait son âme.

Vous savez quoi ?

Vous êtes finie.

Vous êtes virée.

C'est vrai ?

- Vous allez où ? - Où je veux, putain !

Faire mon campement.

C'est pas si dur.

Quelques feuilles et des bouts de bois.

Je vous ai assez vu faire.

Eh bien,

bonne chance.

Je vous dirai où envoyer mon dernier chèque.

Deuxième cocotier à gauche !

Parfait, ce rocher.

Parfait, cet arbre.

Parfaites, ces fondations.

Je vais élire domicile ici.

Ça prend forme !

Bonjour !

"HEPL" ?

T'as perdu.

Bonjour !

Toc, toc.

Linda ?

C'est vous ?

On s'est rencontrés à la fête de Noël.

Je me souviens de vous. M. Preston ?

- C'est ça. Comment allez-vous ? - Très bien.

Vous avez quelque chose entre...

Mon Dieu.

Sacré festin.

J'ai payé des fortunes pour des sushis moins appétissants.

Vous paieriez combien aujourd'hui ?

Je tuerais pour ça.

Vous feriez comment, demain ?

Bien vu.

D'où vient le couteau ?

Je l'ai trouvé.

C'est fou, tout ce qui s'échoue sur la plage.

Ça m'a sauvé la vie.

Quel bon vent vous amène ?

Je tiens à m'excuser.

Quoi ?

Pour ma conduite.

Ici ou dans votre bureau ?

Les deux.

Je retire tout ce que j'ai dit.

- Je ne suis pas virée ? - Un joyau comme vous ?

La société coulerait sans vous.

- Regardez cet endroit ! - Je suis soulagée.

- Vraiment. - Tant mieux.

C'est magnifique.

Vous...

vous êtes superbe.

C'est pas déplacé ?

Non.

Vous avez l'air d'une toute autre personne.

Donc...

vous m'avez sous-estimée ?

Oui.

Je vous ai méchamment sous-estimée.

Absolument.

J'ai eu tort.

Je veux vraiment revenir sur le campement.

Et apprendre de vous. Si vous voulez bien de moi.

Vraiment ?

Eh bien, je suis d'accord pour en discuter.

- Vous vous asseyez ? - Volontiers.

Avant de tomber.

Je me disais...

J'aimerais aider. Dans la mesure du possible.

Même si c'est moins facile que ça en a l'air.

C'est notre meilleure chance. Travailler main dans la main.

Ça serait malin.

C'est vrai.

C'est surtout malin de votre part.

Vous en pensez quoi ?

De quoi ?

Vous passeriez outre mes défauts ? Qui sont nombreux.

Et...

je peux peut-être partager votre repas ?

Je sais pas.

Je peux vous faire confiance ?

Absolument.

Il en restait.

S'il vous plaît.

Je regrette.

C'est tout ?

- Comment ça ? - Vous avez tout donné ?

Vous voulez quoi de plus ?

Ça dépend.

Jusqu'où êtes-vous prêt

à aller pour moi ?

Je rigole. Gardez votre t-shirt.

Je ne ferais jamais un truc pareil.

Contrairement à vous.

Ça suffit.

Mangez.

Bon appétit.

Merci.

De la sauce.

Je vais chercher de l'eau.

M. Big Boss.

C'est quoi ?

Putain !

Maman !

On va faire un tour ?

Votre jambe va mieux, il faut marcher.

On va où ?

Surprise.

- Ça va ? - Oui.

Là, ça se corse.

C'est la partie délicate.

C'est bon ?

C'est bon.

Et voilà !

C'est chouette, non ?

On va dire ça.

Rien à l'horizon.

Notre campement est là-bas.

Par ici.

Un conseil pour la cueillette.

On ne mange jamais une baie

qui est jaune, verte ou blanche.

Pour savoir si c'est toxique ou pas...

S'il y a une réaction,

comme ça...

On l'étale pas sur sa tartine, pigé.

Très drôle.

Bon, plus loin là-bas,

vous voyez le rocher en forme de X ?

Dans ce coin de l'île,

il n'y a que des buissons épineux et des plantes toxiques.

Si vous y mettez un pied,

vous vous gratterez pendant une semaine.

Ne vous aventurez jamais par là.

Rentrons.

M. le Boiteux.

Je vais

reposer un peu ma jambe.

Prenez votre temps.

On a de la marche...

Merde.

Tenez.

Attrapez ma main !

Agrippez-vous.

Ça va ?

Merci.

Je vous devais bien ça.

Regardez ma trouvaille.

Des bananes vertes ?

Plus pour longtemps !

On va donner un coup de pouce à Dame Nature.

À la chaleur, l'amidon se transforme en sucre.

Goûtez-moi ça.

La vache !

C'est dingue.

Incroyable.

C'est croquant,

crémeux...

C'est rien, ça.

Vous connaissez le pruno ?

C'est quoi ?

Ce que les détenus boivent pour atteindre l'ivresse.

Des fruits fermentés.

On dit aussi "vin de prison".

Vin de prison ?

Vous voulez en fabriquer ?

C'est déjà fait.

Je suis dessus depuis plusieurs jours.

On se soûle ?

Grave.

Trop bien !

C'est super bon.

Merci, chéri.

Tu m'as appelé chéri ?

Oui, mais... Désolée, c'est mon oiseau.

Tu as un oiseau ?

- Il me manque. - J'imagine.

Il est génial.

Tu vis seule avec un oiseau ?

Pardon.

Pardon.

J'ai été mariée.

C'est vrai ?

Je veux dire, j'en savais rien.

Merci.

Pendant 10 ans.

Divorcée ou...

Non, il est mort.

Désolé.

Faut pas. Il était pas très gentil.

Je crois qu'il savait pas aimer.

Je connais.

Ah oui ?

Oui.

Mes parents...

étaient pareils.

Entre eux et avec moi.

Mon père, c'était un parfait inconnu.

Je le connaissais pas. Je savais rien de lui.

J'ai été élevé par ma mère.

Une personne très méchante.

Violente.

Émotionnellement, physiquement.

Mais son père était un connard,

je me dis qu'elle y était pour rien.

Mais c'est dur

de pas lui en vouloir.

Tu connais le proverbe :

"On ne naît pas monstre, on le devient" ?

Oui. Tu me traites de monstre ?

T'es un monstre.

Oui, c'est vrai.

Au moins, maintenant on sait

que c'est pas ta faute.

T'as jamais pensé à le quitter, ton mari ?

Tous les soirs.

Pendant des années.

J'espérais qu'il changerait,

qu'il redeviendrait comme au début.

On se ment à soi-même,

par peur de la solitude.

Comment il est mort ?

Accident de voiture.

Il buvait.

Et...

je cachais toujours ses clés quand il prenait une cuite.

Et un soir...

ce soir-là...

on s'était disputés fort.

Il a fait des choses impardonnables.

Horribles.

Même pour lui.

Il fulminait.

Il cherchait ses clés.

Alors je les ai sorties de mon sac.

Je les ai posées sur la table.

Et je l'ai laissé partir.

En lui servant un dernier verre.

J'en reviens pas de t'avoir dit ça.

T'inquiète.

J'en ai jamais parlé à personne.

Tu sais quoi ?

On devrait jamais partir d'ici.

T'es pas d'accord ?

Protège le feu !

Il faut quitter la plage !

- Ça va ? - Oui !

Il faut partir !

Allez !

Là-dedans !

C'est bon ?

Regarde où tu marches.

C'est très bas, fais attention.

Ça ira, le temps que ça passe.

On se caille.

Retire ça.

Ça ira mieux.

Viens là.

Chaleur corporelle.

C'est malin.

Ça va ?

Oui, ça va mieux.

Bradley ?

Tu t'es levé tôt.

J'arrivais pas à dormir.

Je suis allée sur le campement. Tout a disparu, emporté.

C'était bête de le construire sur la plage.

Pas grave.

T'en construiras un autre.

Plus en hauteur, cette fois.

Je t'aiderai.

J'ai de plus en plus de force.

On pourrait le faire ensemble.

Avec plaisir.

J'irais plus vite si j'avais le couteau.

Il faut apprendre à faire sans.

Colles-y-toi, trouve la solution. Montre-moi que j'ai tort.

Tu m'as pas dit ça, un jour ?

Bravo.

Ma jambe s'engourdit. Je vais faire un tour.

Je vais aller sur la crête.

C'est loin.

Attention aux plantes toxiques vers le sud.

En fait,

je vais t'accompagner.

D'accord.

Moi aussi, j'ai besoin de bouger.

Je voulais te remercier.

Pour ?

Tout ce que tu m'as appris, ici.

Si jamais...

on nous retrouve vite, ou que ça s'arrête.

Je voulais te dire que le temps qu'on a passé ici, c'est pas perdu.

Je pense la même chose.

Je peux te faire à dîner ?

Demain soir ?

Te faire sortir de la cuisine. Ça te dit ?

Ça serait sympa.

Bonsoir, madame.

Merci de dîner avec nous.

Ça alors ! C'est génial !

En entrée, tartare de mangue,

servi avec des gandarias,

fraîchement cueillies.

En plat, un beau poisson blanc, du barramundi fumé

avec de la citronnelle sauvage.

Magnifique !

Tu cuisines souvent, à la maison ?

Non, jamais.

On prend à emporter

ou on va au restau.

On fait venir un chef

quand on a envie de se faire plaisir.

Avec ta fiancée,

Zuri ?

Elle doit te manquer.

Ça va ?

J'ai un peu...

la tête qui tourne.

Tu devrais t'allonger.

Va te faire foutre !

Putain !

Mon chéri...

Je voulais juste t'assommer.

Je te jure.

Je cherchais pas à...

Arrête.

Arrête de répéter ça. Je te crois.

J'ai bien senti un goût amer, mais...

je voulais pas te croire capable d'un truc pareil.

Mais...

Il aurait fallu beaucoup plus de baies

pour tuer quelqu'un.

Tu le sauras.

Même ça, j'ai foiré.

Quel abruti !

Ça va.

Je comprends.

Tiens.

Allez, on va te remettre sur pied.

Encore une fois.

D'accord.

Voilà.

Il va falloir que certaines choses changent.

De ton côté.

- Ça sera pas simple. - Ça, c'est sûr.

Je me demande comment bien me faire comprendre.

T'en veux ? T'as rien mangé.

Ça va, merci.

- Sûre ? - Oui.

Je suis encore barbouillée.

Bien sûr.

Je sais combien tout ça doit être dur pour toi.

De pas avoir les commandes.

T'as pas l'habitude

d'être dans cette... disons,

position de soumission.

C'est normal que tu aies du mal à recevoir mes ordres

ou à devoir dépendre de moi pour survivre,

tu sais ?

C'est normal.

Tu es victime de ta condition masculine.

Tu te sens bizarre ?

Tu peux pas bouger ?

Ce sont les neurotoxines de cette pieuvre à anneaux bleus.

Elles bloquent la transmission

de l'influx nerveux.

Je l'ai attrapée il y a une semaine.

J'espérais ne pas avoir à m'en servir, mais...

je l'ai conservée.

Au cas où.

Félicitations pour le radeau.

Tu apprends vite.

Mais pour qu'il tienne,

tu aurais dû

doubler le laçage du plancher.

Ça, bien sûr, je te l'ai jamais appris.

Mince.

Je tiens à te rassurer.

Les toxines d'Hapalochlaena lunulata

vont pas te tuer.

Je te promets qu'elles vont se dissiper.

Pour le moment, tu peux pas bouger et tu sens rien.

Crois-moi,

ça vaut mieux.

J'en étais où ?

Alors,

quand j'étais petite,

on avait un chien.

Un chien pas sage du tout. Très désobéissant.

Toujours en train de fuguer.

Et mon père a dit :

"C'est pas sa faute.

"Il suffit

"de le castrer."

En fait, c'est assez simple,

comme procédure médicale.

C'était couramment pratiqué sur les esclaves égyptiens.

Ça les rendait plus...

obéissants.

Dociles.

Personne va venir t'aider.

Les choses sont comme ça, maintenant.

Il faut que tu l'acceptes.

Tu es coincé,

impuissant,

tout en bas de l'échelle,

avec une connasse de boss.

J'étais à cette place.

Même si je pense que je suis une boss bien plus sympa que toi.

À part peut-être pour cette partie.

Prêt ?

Arrête de faire le bébé. Ça va pas te manquer.

Qu'est-ce que tu saignes !

Ça en fait, du sang.

T'inquiète.

C'est qu'un rat.

La prochaine fois, ça sera pas un rat.

Ne prends jamais ma gentillesse pour de la faiblesse.

Salut !

Ça avance bien ?

T'as pas ouvert la bouche depuis deux jours, Droopy.

Ça te tuerait de faire un petit sourire ?

Le voilà !

Je sais comment te remonter le moral.

Je vais aller chercher

les fruits les plus juteux de toute l'île

pour te faire plaisir.

Quel grincheux.

Je vais lui faire un feu, ça va le dérider.

Merde.

Linda !

C'est moi !

J'y crois pas ! On l'a retrouvée !

J'ai réussi ! C'est incroyable.

Dans mes bras !

Bonjour !

Il est vivant ? Il est ici ?

C'est dingue !

Est-ce que Bradley est ici ?

- Oui. - C'est vrai ?

- Il est ici. - Il est vivant !

Quand ils ont arrêté les recherches, je n'ai pas renoncé.

Impossible.

C'est incroyable.

J'ai loué un bateau pour le chercher.

Il va bien ? Il est blessé ?

Il va bien.

Il va très bien.

En pleine forme.

J'arrive pas à y croire !

Je sais !

Conduisez-moi jusqu'à lui.

Je dois le voir.

- Il est par là ? - Absolument.

Pas par là !

Bradley, où es-tu ?

On vous suit ?

Par là ?

On vous suit ?

Je prends mes affaires.

Vous en aurez pas besoin.

Désolée.

Vous aimez la mangue.

J'ai bossé dur.

On a à manger sur le bateau.

Miam.

Après vous.

Et...

vous êtes que tous les deux ?

Ou toute une équipe nous attend ?

Il y a que nous.

Beaucoup de gens seront

contents de vous savoir en vie quand je l'annoncerai.

Vous retrouverez bientôt votre lit.

Il y a un raccourci pas loin.

Vous devez avoir hâte de retrouver votre vie.

Votre travail, votre famille, vos amis.

Mon lacet.

Suivez le sentier.

Je vous rejoins.

Zuri !

Attrapez ma main !

Je vous tiens. Vous allez y arriver.

Venez m'aider !

Allez !

Je vous tiens !

Linda, aidez-nous !

Je vous tiens. Ça va aller.

Venez m'aider !

Linda !

Aidez-nous !

Le dîner.

J'ai vu des traces fraîches de sanglier.

Un peu de protéines nous ferait du bien.

Quand ça se lèvera, on ira chasser.

Je prends une journée maladie.

J'y arriverai pas tout seul.

Linda !

Tu as essayé de me tuer !

- Non ! - Pourquoi ?

Pourquoi ?

Pourquoi tu as fait ça ?

Pourquoi ?

Pourquoi tu es venue ?

Je vais tout dire à Bradley.

Tu es un assassin.

- Si ! - Non !

Merde !

T'étais où ?

Nulle part.

T'as encore pris une journée maladie ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

Tu le sais très bien.

Non, je sais pas.

Ah non ?

Non, vraiment pas.

Tu l'as tuée ?

Qui ça ?

Elle a glissé.

Je l'amenais jusqu'à toi et elle est passée...

Pourquoi t'as rien dit ?

Je savais de quoi ça aurait l'air et que tu me croirais pas !

Tu m'aurais jamais cru.

Tu as raison.

C'est le cas.

Je te crois pas.

C'était un accident.

Je te le jure.

Comme la mort de ton mari ?

Espèce d'enfoiré !

Putain !

T'es cinglée !

Va te faire foutre, Bradley !

T'es passé où ?

Je rêve !

Y a-t-il quelque chose

de plus civilisé que la réfrigération ?

Le curry massaman est une tuerie.

Tu cherches un couteau ?

Je les ai tous jetés.

Sauf un.

Salut !

Explique-moi, Bradley,

comment un couteau peut s'échouer sur le rivage.

Tu me fais mourir de rire, parfois.

Où est-ce que t'es ?

Te voilà.

C'est sympa, ici, hein ?

Ça appartient à un milliardaire de Wall Street.

J'ai tout de suite désactivé l'alarme.

Le type a rien remarqué.

J'ai un aveu à te faire, et ça me rend malade.

Pardon de te dire ça, mais...

on aurait pu être sauvés depuis un moment.

Mais j'étais pas encore prête à partir.

J'avais besoin d'un peu plus de temps.

Après le départ des gardiens,

je me suis introduite.

J'ai pas eu de mal.

Puis toi et moi,

on était de nouveau seuls.

C'était...

parfait.

Moi et mon nouveau chéri.

Enfin, pas pour très longtemps.

Il arrêtait pas de se passer des choses.

Mais j'avais rien prévu.

Je te le jure.

Je voulais rien de tout ça.

Allez ! Vous pouvez y arriver. Je vous tiens !

Zuri !

Vous pouvez y arriver !

Je vous tiens !

Linda !

Bradley ?

Tu te demandes pas pourquoi

on a été les seuls à s'en sortir ?

Peut-être que c'était notre destin.

Désolée que ça ait tourné ainsi.

Ça aurait pu être super.

S'il te plaît, attends. Tu avais raison.

Tu avais raison.

J'étais un connard.

Une personne exécrable.

J'étais...

un monstre.

C'est vrai.

J'étais un monstre !

J'ai maltraité tout le monde.

Je suis tellement broyé.

Tu m'as broyé.

J'ai changé.

Pour de vrai. Je te promets.

Je le sens.

Grâce à toi.

Linda...

tu es la personne la plus incroyable que je connaisse.

Tu as pris soin de moi.

J'ai fait de mon mieux.

Tu as réussi. Et tu m'as appris des choses.

Personne n'a jamais pris le temps de rien m'apprendre.

Tu m'as sauvé.

Tu m'as donné de l'amour comme jamais

personne m'en avait donné.

Je crois qu'on peut y arriver.

Quoi ?

Ici.

Je te crois pas.

Si. Tu avais raison. On peut rester.

Tu nous as montré qu'on pouvait survivre.

On a tout ce qu'il nous faut.

Oui.

J'ai pas arrêté de le dire.

Je sais.

Rien ne nous attend, là-bas.

Je veux être heureux.

Avec toi, ici.

Rien que toi et moi.

Je le vois, maintenant.

Vraiment heureux ?

Tu baratines pas ?

Je baratine pas.

- Tu veux retrouver cette vie ? - Sûrement pas.

Qu'est-ce qui nous attendrait ?

- Rien. - Rien.

On reste ici,

toi et moi,

pour toujours.

On dirait...

un conte de fées.

Je t'aime tellement.

Pourquoi t'as été si difficile ?

Je suis un abruti.

Pardon pour ton œil.

Pardon de t'avoir poignardé.

Et pas qu'un peu.

Bon sang, je t'aime.

Je t'aime.

Bye, la folle de la Compta.

Putain !

Stratégie et Planification.

Polly Perera, au 19e tournoi annuel de golf des célébrités.

Voici la véritable survivante que tout le monde adore :

Linda Liddle.

Vous faites des merveilles.

Merci, Polly. Je me suis mise à aimer ce sport.

Ça va faire un an que le monde est tombé amoureux de vous,

quand on vous a trouvée sur un radeau,

seule rescapée d'un terrible accident d'avion.

Comment avez-vous fait ?

Ça n'a pas été facile.

Mais...

c'est le souvenir de mes collègues disparus

qui m'a motivée et m'a permis de tenir.

Votre best-seller a été adapté en film.

- Et ensuite ? - Je n'en reviens pas !

Ensuite ?

J'écris un livre de développement personnel.

Je veux que les gens sachent

que personne ne viendra les aider.

Autant apprendre à ne dépendre que de soi.

Sous-titres : Géraldine le Pelletier

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