All language subtitles for Dossier.137.2025.FRENCH.1080p.WEB-D.H264-Slay3R

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Original subtitles

Vous vous reconnaissez.

Je repose ma question est-ce que vous vous reconnaissez sur ces images.

Oui.

Vous pouvez me décrire ce que vous faites ?

Jaune beige ramassant un pavé je le jette.

en direction des manifestants.

ouais.

Je l'ai pas vraiment lancé sur eux dans leur direction oui.

mais pas sur eux.

on y reviendra.

J'ai touché quelqu'un ?

pardon c'est moi qui pose les questions.

Sur ces images ce que vous constatez des.

projectiles de la part des manifestants.

Pas à ce moment-là.

Mais avant oui il y en a eu plein.

On s'est pris des projectiles et des insultes toute la journée.

Et deux minutes avant mon commandant s'est pris un pavé dans la figure.

Il avait soulevé sa visière pour qu'on l'entende, il se l'est pris en pleine face.

Les manifestants ont applaudi.

D'accord.

Revenons au moment où vous lancez le pavé.

Comment vous justifiez votre geste ?

Je ne sais pas.

Ça fait quinze ans que je fais du maintien de.

l'ordre j'ai toujours travaillé proprement.

J'ai jamais été mis en cause. C'est la première

fois que je suis entendu par l'IGPN.

Là j'ai craqué.

Je n'en pouvais plus.

Que.

Vous savez ici je risque une suspension ?

Je ne sais pas.

La suspension dépend de l'enquête administrative.

Vous serez entendus par un autre enquêteur.

Je sais rien faire d'autre que la police.

Il convient que ce n'était pas un geste approprié.

il l'a fait sous l'impulsion de la colère et du choc de voir son supérieur blessé.

vu la résonance de la vidéo c'est dur de laisser passer.

un CRS qui jette un pavé ça porte atteinte à l'image des forces de l'ordre.

c'est un geste de représailles.

avec une arme non réglementaire en plus.

Permet.

bien sûr mais il admet son erreur et il formule.

des regrets en plus personne n'a été blessé.

Faut tenir compte du contexte.

de la fatigue.

Son avocat plaidera tout ça au procès ou transmettra le rapport.

Entendu.

C'est votre cabinet qui est de permanence week-end.

non c'est le cabinet de.

espérons que ce sera

moins agité que le week-end dernier.

Au revoir, madame Bertrand.

Au revoir, monsieur le substitut..

On a encore eu un samedi assez chaotique.

Avec déjà plusieurs saisines.

La nouveauté c'est que le parquet a décidé que c'était à nous de gérer l'intégralité.

des plaintes liées aux gilets jaunes peu importe le degré de gravité.

Même celles avec des ITT inférieures à 8 jours ?

c'est ça ?

Comme Christelle et son cabinet sont à saturation.

je vais dispatcher les prochaines saisines sur les cabinets un et trois.

on gère déjà quarante dossiers.

je sais.

Stéphanie aussi.

Christelle en a cinquante.

C'est une infirmière de l'hôpital qui m'a dit de venir ici pour Porter plainte.

c'est pour mon fils Guillaume.

Il est mineur ?

non il a vingt ans.

D'accord.

Comme il est majeur vous pouvez pas Porter.

plainte à sa place c'est lui qui doit le faire.

mais il peut pas il est à l'hôpital il est très mal en point.

Dans ce cas je vais prendre votre déposition et puis on verra par la suite quand les.

médecins nous autorisent à entendre votre fils.

comment je dois faire je n'ai jamais fait ça.

Déjà de me décrire simplement ce qui s'est passé.

c'est à la manifestation de samedi.

un policier qui lui a tiré dessus avec un flashball.

Un tir de lbd.

D'accord.

Vous avez été témoin de la scène ?

non.

je n'étais pas avec Guillaume.

Quand ça s'est passé ?

On était ensemble Juste avant sur les champs-élysées.

mais il y a eu une bousculade et on a été séparés.

Vous étiez venu manifester avec votre fils.

oui.

On est venu en famille.

Il y avait mes trois enfants.

Antonin séléné.

Et Sonia et puis Guillaume.

Et aussi.

Rémy c'est le petit ami de Sonia.

c'est lui qui était avec Guillaume quand ça s'est passé.

donc vous avez été séparés et c'est Rémi qui était avec Guillaume au moment des faits.

oui.

c'est lui qui vous a raconté comment ça s'est passé.

Oui.

et il nous a retrouvé une fois que les pompiers ont emmené Guillaume à l'hôpital.

Dans quel hôpital se trouve votre fils ?

à l'hôpital bichat.

Ce sont les pompiers qui l'ont emmené là-bas.

Oui c'est ce que Rémi nous a dit.

d'accord.

Il faudrait que j'entende ce Rémi.

Vous avez son nom de famille ?

cordier.

Où est-il actuellement ?

Il a été arrêté il est en garde à vue.

Il a été interpellé par les policiers qui ont tiré.

non non il a été arrêté plus tard.

Il a été devant un juge.

Parution immédiate.

oui.

A-t-il été condamné ?

Je ne sais pas.

Je n'ai.

pas beaucoup dormi ça fait deux nuits que je suis à l'hôpital.

Je ne comprends pas pourquoi ils ont tiré sur mon fils comme ça.

En pleine tête.

Mon fils c'est pas un casseur.

au contraire il a un métier.

Il est apprenti électricien.

On est Venus manifester pour les services publics.

A Saint-dizier il ferme tout.

Vous êtes de Saint-dizier ?

Oui.

Vous connaissez.

oui.

Non.

Peu importe.

Saint-dizier.

ailleurs c'est partout pareil.

Pareil que.

Pareil qu'on s'en fout de nous.

On va mettre tout ça par écrit.

Allô.

maman c'est Stéphanie.

bonjour ma grande tu vas bien.

oui.

avec tout ce qui se passe.

ça va.

Des.

maman ça dit quelque chose une famille Gérard et son Saint-dizier.

Girard.

oui Joël girard quarante huit ans Elle a trois enfants dans la vingtaine non.

Hum rien du tout.

Girard par ici c'est un nom courant.

je peux demander à ton.

nom c'était Juste par curiosité savoir si tu la connaissais.

pourquoi ?

rien c'est un truc lié au boulot.

Tu enquêtes sur euh.

non maman, à l'IGPN on enquête sur les policiers.

pas ça pourrait être des policiers.

Là c'est pas grave.

C'est qui ses parents ?

j'en sais rien laisse tomber.

T'es qui toi.

Comment t'es arrivé là derrière.

Attente.

Et alors.

Ce qu'on va faire de toi.

Depuis quelques jours.

Camélia.

Auprès de toi sur notre couple.

Dans la capitale.

Deux fois plus de policiers que la semaine dernière.

et même les blindés de la gendarmerie sont de sortie.

non.

nous ne sommes pas le quatorze juillet.

dans un contexte extrêmement tendu le pouvoir politique retient son souffle et les.

commerçants pour des familles le peuple travaille.

lui.

Quant à savoir si les plaques de bois suffiront.

à empêcher les pillages.

la préfecture de police de Paris confirme que des moyens policiers.

exceptionnels qui ont été mis en place.

il est vrai que sur le terrain.

la démonstration est impressionnante.

Oui mon chéri.

Je te dérange.

non ça va et toi t'es où.

Je suis dans la voiture de papa.

et des gens qui se battent.

comment ça ?

Va.

qui se prenait la tête d'un coup ils se sont mis à se taper dessus.

Regarde.

Tu vois.

ouais.

Oh putain.

Non.

tu bouges pas de la voiture il est où ton père.

Attends.

Tu m'as pas répondu t'es tout seul il est où ton père.

Et cours.

il court mais t'es où toi.

Choisis.

Papa voulait courir avec eux pour le marathon.

j'en ai eu marre.

je vous attends dans la voiture.

il est avec qui.

Noélie sa nouvelle copine.

à.

Elle et aussi dans la police.

avant Elle aux stups avec lui.

non je crois pas mais chez qualifie qu'Elle en parle tout le temps.

j'ai fait des photos d'Elle tu veux la voir.

Où.

Qu'est-ce que tu veux que je fasse de ces photos ?

Je ne suis pas pour voir à quoi je ressemble.

je lui dirais pas.

non.

Ça ne se fait pas.

depuis ça m'intéresse pas.

Attends quitte pas.

Moi aussi j'ai un nouveau copain.

Il est trop mignon.

Tu l'as acheté.

non.

je l'ai trouvé dans le garage de l'immeuble.

on va le garder un an je ne pense pas.

c'est une responsabilité de s'occuper d'un animal.

Mais je m'en occuperait.

tu parles.

Allez on en reparle lundi.

et tu restes dans la voiture j'appelle ton père.

C'est Steph.

Dis-moi tu laisse poireauter Victor sur un parking franchement ça craint.

Ça craint pas il a couru avec nous pour faire du bien et s'arrêter.

fautif.

En attendant il y a deux types qui se sont battus près de la voiture.

C'est quoi ces conneries ?

je suis de m'appeler semer le moindre truc pourquoi il t'appelle toi.

Peut-être qu'il voulait pas vous déranger.

D'accord.

Je vois un oreo tu vois rien du tout.

moi je m'en fiche de savoir avec qui tu cours.

par contre tu n'as pas Victor seul sur un parking au milieu de nulle part.

Moi.

je retourne à la voiture pour voir ce qui se passe.

Tiens.

tiens.

Nous Stéphanie Bertrand.

commandant de police à l'IGPN.

prions et au besoin requérons l'hôpital Bichat.

de nous communiquer les informations concernant l'état de santé de m girard Guillaume.

admis dans vos services le huit décembre deux Mille dix huit.

notamment de nous indiquer quand son état de santé permettra une audition par nos.

service prions et au besoin requérant monsieur ou madame le capitaine de la brigade.

des sapeurs-pompiers de Paris de bien vouloir nous communiquer en retour.

tous les éléments en sa possession relatifs à une intervention.

de secours en date du huit douze deux Mille dix huit.

impliquant un sujet masculin de vingt ans dont le nom est Gérard Guillaume.

sur le secteur triomphe soixante quinze zéro zéro huit.

prions et au besoin requérant le bureau de l'exécution des peines de nous indiquer en.

quel établissement pénitencier a été transféré monsieur Rémy cordier.

suite à sa condamnation en comparution immédiate le dix décembre deux Mille dix huit.

devant le tribunal correctionnel de Paris.

ce jour mentionnant avoir reçu une réponse à la.

réquisition adressée aux sapeurs-pompiers de Paris.

ce courrier fait état d'une intervention sur la voie publique en date du huit.

décembre deux Mille dix huit à dix huit heures quarante-trois.

rue Magellan dans le huitième arrondissement.

Mentionnons avoir reçu une réponse du service.

de médecine traumatologie de l'hôpital bichat.

à la réquisition numéro deux Mille dix huit zéro zéro vingt trois.

ce courriel contient un certificat médical.

descriptif des blessures de m Guillaume girard.

Les constatations sont les suivantes.

multiples fractures crânio-faciales gauches avec hématome étendu à l'os temporal.

plaie crânio-cérébrale avec forte hémorragie sous-arachnoïdienne.

L'hématome et les lésions sont compatibles avec.

un impact de munitions type l bédé quarante.

M. Girard souffre d'aphasie et de stress post-traumatique aigu.

et n'est pas audible pour une durée indéterminée.

Vous prions de trouver ci-joint une autorisation.

du parquet pour entendre en qualité de témoin.

le détenu Rémy cordier et vous prions de nous proposer une date et une heure que vous.

jugerez appropriée pour son audition à votre établissement.

à la Maison d'arrêt de fleury-mérogis.

Bonjour monsieur Cordier, je suis le commandant Bertrand, IGPN.

l'inspection générale de la police nationale.

mon collègue le major guérini.

Nous enquêtons sur les circonstances qui ont mené.

à la blessure de Guillaume girard samedi dernier.

Sa mère nous a dit que vous étiez avec lui au moment des faits.

est-ce exact.

Nous souhaitons vous entendre en qualité de témoin.

J'ai même pas comment il va j'ai aucune nouvelle.

Son pronostic vital n'est plus engagé mais les.

médecins ne le juge pas en état d'être auditionné.

pas en état ça veut dire quoi.

On aura des séquelles.

Je ne sais pas.

putain mais il n'a rien fait ces fils de pute.

ils l'ont défoncé alors qu'il a rien fait.

tu baisses d'un ton là.

Tu parles correctement s'il te plaît.

Vous les avez retrouvés.

Les flics là.

fait.

vous lisez va retrouver.

je cordier c'est nous qui posons les questions parce que vous allez me croire.

Au tribunal ils m'ont même pas écouté.

ça a duré cinq minutes montre en main tout ce qui comptait c'était.

Une fiche d'interpellation rédigée par les flics.

qui disaient que leur avait tapé dessus.

c'est complètement faux.

Monsieur cordier nous ne sommes pas là pour enquêter sur votre interpellation mais.

sur ce qui est arrivé à m girard.

Votre témoignage peut nous aider à comprendre ce qui s'est passé.

Mais si c'est ma parole contre la leur ce sera.

Avec qui êtes-vous venu manifester à Paris.

Sonia ses deux frères et sa mère.

Sonia Antonin Guillaume et Joël girard c'est ça.

On arrivait de Saint-dizier le matin.

C'était.

toi et moi qui avions lancé l'idée.

On n'est pas particulièrement gilets jaunes.

mais ma mère est aide-soignante.

brancardiers.

Et on en a marre qu'on soit payés une misère.

Que l'on voulait participer.

Puis c'était l'occasion de venir à Paris.

Là haut sur la colline.

C'est un peu chez Google.

J'ai.

peur.

Situé.

Dans une.

Vrai.

Bye.

Bye bye bye.

à.

maman.

Alsace.

Bon.

Vous participez souvent à des manifestations.

non.

C'est la première fois que je monte après.

On a laissé la voiture dont on emprunte une porte.

on est un peu perdu c'est pas vraiment été la manifestation.

On a longé la seine.

On s'est fait contrôler plusieurs fois.

Oui bon.

goût.

Bonsoir.

Monsieur arrêtez de fumer pour vous.

Ou.

on a vraiment beaucoup marché moi j'avais mal aux pieds.

On en a profité pour faire un petit peu de tourisme.

C'était l'occasion.

Sûr que.

ça nous changer de Saint-dizier.

On a fini par rejoindre des gilets jaunes qui veulent aller sur les champs-elysées.

ils nous ont dit que ça se passait là-bas.

Mais quand on arrivait sur les champs-élysées avait beaucoup de monde.

Où sentait les lacrymos.

ça avait l'air de chauffer près de l'arc de triomphe il y avait même.

un hélico qui volait au-dessus on est pas trop rassuré.

D'un moment on n'a voulu repartir.

Et on s'est retrouvés bloqués par des policiers.

Il voulait pas nous laisser passer.

on finit par nous balancer des lacrymos.

On s'est réfugié dans une laverie.

c'est très chaotique.

En manifestant s'est fait arrêter c'était flippant.

J'ai commencé à faire nuit.

On a essayé de repasser par les champs-elysées.

pour pouvoir repartir.

C'est pas possible c'est.

Les lacrymos tombaient de partout.

C'était la panique les gens couraient dans tous les sens.

À un moment donné on s'est rendu compte que Guillaume et Rémi n'étaient plus avec nous.

On savait pas où était passé.

Et Guillaume et moi on s'est retrouvés dans des ruchers.

parus et là on a vu qu'on avait perdu les autres.

Quand.

continuer.

Après on a essayé de retourner vers les champs-elysées pour retrouver les autres.

Et puis des flics ont surgi ils nous ont tiré dessus avec leur flashball.

Comme ça ils ont surgi et ils vous ont tiré dessus sans raison.

non.

On descendait une rue ils sont arrivés à un croisement par la droite.

Moi je vais partir en courant je pensais Guillaume.

me suivait.

Et quand j'ai vu qu'il n'était plus avec moi je suis revenu sur mes pas.

Il se fait qu'il n'était plus là.

Guillaume il était par terre.

Il avait la tête en sang.

Et moi j'étais en panique.

J'ai appelé les pompiers.

Les policiers étaient en tenue.

civile.

en civil, oui.

Ils portaient des brassards de police.

Je sais.

je.

Qu'est-ce qui vous permet d'affirmer qu'il s'agissait de policiers ?

mais c'est quoi cette question.

Evidemment que c'était des flics ils avaient.

des.

flashball.

avez-vous vous-même monsieur girard eu une attitude hostile envers les policiers ?

non.

quand vous les avez vus vous n'avez rien dit.

faites geste non.

Juste couru et crié Guillaume de se casser avec moi.

pourquoi ?

mais comment ça pourquoi j'avais peur.

Ils avaient levé leurs armes.

aviez-vous vous monsieur girard commis auparavant des dégradations matérielles des.

pillages ou des violences contre les forces de l'ordre non.

Un.

Vous êtes sûr ?

Oui.

Dans votre téléphone nous avons trouvé des vidéos de voitures en feu.

Avez-vous participé à ce type de vandalisme ?

non.

Parce que vous êtes attirés ou fascinés par la violence.

Non.

pourquoi avoir filmé les voitures alors ?

Je.

que.

C'était.

C'était quoi.

Je sais pas.

parce que vous êtes politisé.

C'est-à-dire ce que vous faites partie d'un mouvement politique.

extrême droite extrême gauche.

Je ne m'intéresse pas à la politique.

c'est la première fois que je viens de manifester.

Monsieur cordier vous avez été interpellé vers dix.

neuf heures quarante soit une heure après les faits.

Pour outrage rébellion et violence.

Ce que vous pouvez nous expliquer les circonstances de cette interpellation.

Je suis restée dans les rues pour essayer de.

retrouver les flics qui lui avaient tiré dessus.

Pourquoi ?

J'étais en colère.

Je l'ai retrouvé.

Pour les prendre en photo les filmer.

Pour avoir une preuve.

Une preuve de quoi.

Mais qui.

j'ai dit qu'il était là.

Et ensuite.

À un moment donné je me suis retrouvé face à.

des sécheresses avec d'autres manifestants.

Il bloqua à nouveau le passage et nous balancer des lacrymos.

Moi j'étais tellement vénère que je me suis mis à les insulter.

Et à ce moment-là.

Des flics sont rués vers moi ils m'ont plaqué au sol.

Tu aurais vu une interpellation et préciser que vous.

avez porté des coups aux policiers de ces fonds.

C'est eux qui m'ont mis des coups.

Parmi les vidéos.

vous.

dans votre téléphone nous en avons une qui.

montre les pompiers qui s'occupent de m girard.

Pourquoi avez-vous filmé ça ?

Je voulais montrer comment les flics avaient massacré Guillaume.

Je savais ce qu'il s'est passé un flash-ball.

plus un flash-ball.

dans la tête dans la tête.

merci.

C'est un tir de flashball n'est-ce pas là.

on l'embarque.

Quand vous vous.

êtes levé.

S'il vous plaît monsieur laissez-nous travailler.

C'était vers la.

Propriété là.

On voit plus de traces de sang.

Le service propreté a dû passer dès le lendemain.

Ils ont nettoyé ton quartier.

Dans ce quartier ça ne traîne pas pour que ce soit bien propre.

L'arrière de.

l'hôtel.

Prince de galles.

Prions et au besoin requérant la direction opérationnelle des services techniques et.

logistiques de nous faire parvenir l'enregistrement.

vidéo des caméras paie hatvp suivante.

sur la journée du huit décembre deux Mille dix huit de seize heures à vingt heures.

Caméra zéro huit zéro vingt et un Avenue George cinq rue de la treille moy.

caméra zéro huit trois cent soixante et onze champs-elysées angle rue bassano.

caméra zéro huit cent quinze Avenue Pierre ier de Serbie.

caméra soixante treize cinq cent trente deux champs-elysées angle George cinq.

caméras zéro huit cent dix huit rue marbeuf Avenue Georges cinq.

C'est la caméra zéro huit cent quinze Avenue Pierre ier de Serbie.

A l'arrière de l'affrontement au fond là-bas.

Percevoir un petit groupe de cinq personnes qui s'engagent dans la rue Georges bizet.

Évidemment on distingue pas grand-chose mais on les récupère Juste après sur la.

caméra d'une clinique privée rue Georges bizet.

L'horodatage correspond à dix huit heures dix sept pour la.

hatvp dix huit.

dix huit pour Georges bizet.

On voit qu'ils sont en civil et casqués.

Les deux premiers semblent Porter des.

bébés.

Au moins le premier.

Une deuxième a possiblement des protège-tibias tu vois là.

mon.

Finalement à dix huit heures vingt deux.

Je les récupère sur la caméra d'un dab.

à l'angle Avenue Marceau rue de chaillot.

voit pas leur tête mais c'est le même groupe.

si tu compares les baskets et les pantalons.

On distingue bien les protèges tibias.

L'un d'eux est équipé d'un LBD.

et deux autres ont des matraques télescopiques regarde.

l b d.

LBD.

télescope télescope.

L b d.

Si on suit leur progression sur une carte ils viennent de Pierre ier de Serbie.

Puis Georges bizet.

Puis ils ont dû bifurquer rue de chaillot.

jusqu'à l'Avenue Marceau avec le dab.

Ce qui veut dire qu'il se retrouve en face de Quentin bauchart.

Il est donc tout à fait possible qu'il se soit engagé dans la rue Quentin Bouchard.

qui mène à la rue Magellan Guillaume Gérard a été blessé.

Tu peux revenir sur Georges bizet.

On sait quels effectifs civils opérer dans cette zone cette heure-là.

C'est là que les choses se compliquent.

Avec mark on a épluché le télégramme opérationnel ou péter le rapport de synthèse.

pégase les serres du trafic radio bon pour les unités en tenue c'est relativement.

carré mais pour la bague la mer il.

la saisit enfin toutes les unités en civil.

laissent tomber en fin de journée se déplacer plus que de leur propre initiative.

La préfecture et le gouvernement étaient tellement panis qu'ils ont fait appel à tout.

le monde mais ça manque clairement de coordination.

encore je suis gentil en vérité c'était le bordel complet.

Quel était votre grade et votre fonction lors de la.

manifestation du huit décembre je suis capitaine de police.

j'avais sous mon autorité des équipages bac onze douze dix neuf et vingt.

Je suis major de police.

et j'avais sous mon commandement les neuf sections civile.

de la compagnie de sécurisation et d'intervention.

sous les ordres du commandant.

Commissaire divisionnaire.

Je dirigeais sur le terrain les effectifs de la BAC.

Payé nous avez demandé à titre exceptionnel.

de.

prêter main forte aux forces mobiles.

qui maîtrisaient plus la situation.

J'étais chef d'un détachement d'action rapide nouvellement créé.

Le DAR.

Composé de vingt cinq fonctionnaires en provenance des.

quatre vingt treize et quatre vingt douze.

différents commissariats.

Agent de police.

j'avais sous mon autorité des équipages de la botte quatre vingt douze.

Pouvez-vous préciser quelles étaient vos missions ?

Demander d'empêcher les pillages.

et d'impacter les individus violents.

sur les casseurs et les individus qui s'en prenaient aux collègues en plus.

nous a dit que la république était en danger.

il fallait stopper l'insurrection on nous a.

demandé de.

participer à l'effort de guerre.

C'étaient les instructions que vous aviez sauvé la.

république participer à l'effort de guerre en ces termes.

Le maintien de l'ordre fait partie de mes attributions habituelles.

Non.

Non.

Quelles sont vos missions habituelles.

Vous ne connaissez pas les missions de la BAC.

Répondez à ma question s'il vous plaît.

Mais sur l'intervention dans le cadre du grand banditisme prise d'otages terrorisme.

lutte contre les violences urbaines.

flagrant délit sur la voie publique.

Aviez-vous reçu une formation spécifique pour le maintien de l'ordre.

Tout s'est fait dans une certaine.

Précipitation.

Le gouvernement est en panique.

On nous a demandé d'intervenir du jour au lendemain dans.

dans une improvisation totale.

certains de mes hommes ont dû s'équiper.

chez décathlon.

De quelle arme disposez-vous l b d quarante.

Des grenades James de l.

eau arme de service.

des grenades de désencerclement et des gazeuses dans le sac à dos.

Avez-vous fait usage de ?

l b d quarante.

Ayant été souvent face à des casseurs très déterminés.

bien sûr.

À de nombreuses reprises.

Moi.

J'ai tiré une soixantaine de cartouches.

Avez-vous rempli des fiches de sua pour les tirs non ?

j'ai dispensé mes hommes de le faire là.

la situation ne s'y prêtait pas.

non.

pour un tel contexte les fiches d'évaluation.

remplies en fin de vacation ou même le lendemain.

En indiquant un créneau horaire à un périmètre géographique large.

remplis le lendemain.

mais pas pour chacun de nos tirs.

vous êtes pourtant tenus de le faire ?

On est tenu de le faire.

sauf que c'est impossible.

Je vous dis que c'est impossible.

La situation était quasi insurrectionnelle.

Dans un contexte de maintien de l'ordre classique.

y a-t-il eu de la part de vos hommes des tirs qui ont provoqué des blessures et.

l'intervention des sapeurs-pompiers.

Pas que je sache.

La mémoire non.

Les individus impactés partez en courant.

Je n'ai pas vu de blessés.

Je montre une image prise de son activité simple.

Pourrait-il s'agir d'une unité de vos effectifs.

Distingue pas grand-chose.

Non je pense pas non.

Avez-vous croisé des unités qui pourraient ?

correspondre au groupe qu'on aperçoit sur ces images.

Ça ne me dit rien.

Pendant mon souvenir non.

Non.

Eric du cabinet trois trouver des images qui correspondent à nos gars.

On travaille sur une autre affaire du huit décembre.

Trouvez une vidéo d'un journaliste qui filmait une intervention pompiers.

de la rue dernier rue bassano.

C'est à dix huit heures vingt neuf.

Donc sept minutes après leur passage devant le distributeur de l'Avenue Marceau.

Tu vas ils apparaissent là.

C'est le même groupe.

même nombre même arme même détail.

On distingue beaucoup mieux que sur les autres vidéos.

Prends les voit plus.

L'air passe de plus près.

Deux premiers handel Bennett.

Troisième il baisse sa cagoule.

Dans.

la réalité.

Et.

Le troisième quand il baisse sa cagoule.

La.

On va plutôt bien son visage.

La voilà.

s'il était Avenue Marceau à dix huit heures vingt deux.

ils ont pu passer à l'angle Magellan/Quentin.

bauchart ou Guillaume Gérard a été blessé.

remonter l'Avenue George cinq et se retrouver à.

l'anglais vers bassano à dix huit ans vingt neuf.

Je fais des captures d'écran là où on les voit le mieux.

T'as vu leur casque.

C'est bien ça.

Merci.

C'est.

vraiment.

dégueulasse.

Etant.

dans mes problèmes.

je n'oserais pas.

Papa.

a quatre facteurs.

Oui.

Cet.

Adaptateur concentration.

Des faits.

Puisque.

La famille royale.

Rose déjà ravitaillement.

Quelqu'un.

N'avez pas.

Part.

Mon ex.

Vingt trente-quatre autres s'il vous plaît.

Salut ça va.

super.

et toi.

grands-parents bonjour.

bonjour.

Stéphanie.

son ex.

La Hongrie a fait sa.

part.

Tu as raison question.

Je travaille à l'hyper.

D'avancer dessus.

oui c'est ça avec jérémy.

Je me demande comment on peut passer de l'un à l'autre.

Enfin je veux dire comment on peut préférer enquêter.

sur des collègues d'observer criminelle violer.

les femmes ça intéresse.

ça se pose pas tout à fait en ces termes.

un an.

non.

mais j'ai pas envie de parler de ça ici.

On a la pensée des temps.

Anciens étant très bien.

Ou avec le syndicat.

nous sommes là pour se serrer les coudes.

D'accord.

Je vois que le syndicat.

prenne tout.

On est là pour défendre les collègues.

On a tous ras-le-bol du police bashing.

vous avez des enquêtes à la mort moi nous ?

vous jeter la suspicion sur tout le travail de la.

police nationale je crois exactement l'inverse mais bon.

Ça va.

C'est bon.

Ça fait deux fois en deux mois que vous me convoquer ici.

pour une affaire dont je doute qu'Elle concerne la labeyrie.

Vous perdez votre temps ce qui n'est peut-être pas.

très grave mais surtout vous me faites perdre le mien.

alors que nous avons des missions autrement plus importantes.

Personne n'a envie de perdre du temps commissaire.

Si vous coopérez ce sera très rapide.

Je vous montre des captures d'écran provenant d'une vidéo prise par un journaliste le.

soir du huit décembre deux Mille dix huit.

Ces hommes pourraient-ils faire partie de la batterie.

Je ne sais pas.

il y en a un dont on distingue le visage.

mais je ne sais pas qui c'est.

Que pensez-vous des casques que portent ces hommes.

j'en pense rien.

Trois de ces casques sont des casques Wendy n'aurait d'ôter la batterie.

je ne suis pas spécialiste de casque les deux autres.

portent des casques personnels non réglementaires.

Donc vous faites venir ici pour savoir si des casques sont réglementaires ou pas.

Lors de votre dernière audition vous avez déclaré je cite.

on nous a demandé d'intervenir dans une.

improvisation totale certains de mes hommes ont dû.

s'équiper eux-mêmes chez décathlon.

Confirmez vous cette déclaration.

me souviens pas.

Je vous montre la fiche de produit du casque.

de skateboard fox lot vendu par décathlon.

Qu'en pensez-vous en le comparant au casque figurant sur ces deux captures d'écran ?

J'en sais rien.

Il y a peut-être une certaine ressemblance mais.

ça ne permet pas d'affirmer que ce sont les mêmes.

Mes hommes ne sont pas les seuls à utiliser leur propre casque.

pour avoir été obligé de s'équiper même chez décathlon.

Nous avons fait des réquisitions auprès de décathlon d'ile-de-France.

pour savoir qui a acheté des casques.

vélo dans les jours précédant la manifestation.

On pourrait tous les deux gagner du temps si vous nous fournissez les noms de vos.

effectifs figurant sur ces images.

Tu peux aussi convoquer un par un tous les membres de la BAC jusqu'à ce que nous.

ayons identifié ce qui figure sur la vidéo.

Mais ça m'embêterait de perturber vos missions.

Je vous laisse revenir vers moi.

Constatons que les noms des membres de la BAC fournis par le commissaire.

divisionnaire Frédéric picard sont les suivants.

Clément Garcia.

Michel brzezinski.

Arnaud lavallée Sébastien jacquet.

mikael fage.

Monsieur Garcia vous reconnaissez-vous sur cette image.

Oui.

Confirmez vous qu'on vous voit ici en compagnie de Michel.

fage Sébastien jacquet dans la vallée et Michel brzezinski.

On leur reconnaît pas vraiment.

Je reconnais Clément Garcia et Arnaud l'avaler.

Pour les autres suis moins sûr.

J'étais bien ensemble le soir du huit décembre.

Un.

grand moment pour la BAC.

On voit que vous vous déplacez en petit groupe.

je n'aime pas risquer dans un contexte aussi conflictuel.

C'est plutôt inhabituel non.

Nous nous étions séparés du groupe principal pour utiliser les toilettes d'un café.

Et ensuite.

nous avons mis un certain temps pour.

faire la jonction.

Quel café.

C'est un pas.

Ou à.

la jonction avec le groupe principal.

nous sur les champs-élysées.

A quelle hauteur.

Plutôt vers le haut.

Vous vous souvenez des rues que vous avez emprunté pour rejoindre les champs-elysées ?

Plutôt des petites rues.

je ne saurais pas dire lequel.

sur les enregistrements on vous voit Avenue Pierre ier.

de Serbie rue Georges bizet Avenue Marceau et rue vernet.

Qu'en dites-vous ?

Je ne suis pas familier de ce quartier je peux faire attention nom des rues.

Mais c'est bien votre groupe qu'on voit sur ces vidéos.

Rue.

On dirait oui.

Confirmez-vous que vous étiez porteur d'un LBD quarante ? ?

Parmi vous, qui était équipé d'un LBD ?.

La vallée.

eiffage.

en avez-vous fait usage lors de votre progression vers les champs-elysées.

Eh bien.

Je me souviens qu'à d'autres occasions nous avons dû.

tirer pour tenir des individus hostiles à distance.

certains individus étaient très violents et.

Avaient envie d'en découdre.

les voitures ont-ils causé des blessures parmi les manifestants.

Certains.

des manifestants ils ont dû avoir des bleus.

je parle de blessures nécessitant l'intervention des pompiers.

Pas dans mon souvenir.

Je crois pas non.

Vers dix huit heures trente un jeune homme de vingt ans.

a été blessé à la tête par un tir de lbd rue Magellan.

Qu'en dites-vous ?

Tu me dis rien.

Je ne sais pas ça m'évoque rien.

Vous ne vous souvenez pas d'une situation impliquant de manifestants qui ont ramené.

un de vos collègues a effectué un tir de lbd.

Non.

pourtant vous étiez dans ce secteur à cette heure-là.

c'est possible mais je ne me souviens pas d'un tel incident.

c'était une journée très mouvementée je ne me souviens pas très bien de tout.

n'avait pas vu de manifestants blessés.

Non.

Non.

Non.

Non je ne me souviens pas de manifestants blessés.

Ils disent qu'il y a eu des situations conflictuelles et possiblement des tirs mais.

sans pouvoir les situer ni les décrire précisément.

et aucun d'entre eux dit se souvenir d'un manifestant blessé par un tir de lbd.

Il y a quand même des chances que l'un d'entre eux.

soit à l'origine du tir qui a blessé Guillaume girard.

Oui mais on sait rien des circonstances.

vous avez pu entendre Guillaume Gérard ?

Seulement par écrit.

et commence tout Juste à retrouver l'usage de la parole.

Sa version correspond à celle de Rémy cordier que tout s'est.

passé très vite et qu'il n'a pas eu d'attitude hostile.

Quel est votre sentiment personnel.

je n'ai pas de sentiments personnels.

Les collègues de la BAC sont clairement pas très coopératifs mais rien de.

pour autant qu'ils ont agi en dehors du cadre légal.

En l'état il est impossible de connaître la vérité.

Combien de jours sans les yeux.

Toute la semaine.

Mais rien à faire là bas c'est nul.

Les rafales.

Super bouffe.

Mamie va être bichonnée.

Je parie qu'Elle nous a préparé son gratin de macaronis pour ce soir.

Qu'est-ce qu'il fait yaourt ?

Sur ma marre d'être enfermé.

Tu peux mettre le gilet jaune devant.

et doit être dans la boîte à gants.

Victor tu aides.

L'esprit s'amuse avec le chat.

Tu devrais faire des vidéos.

il y en a plein sur Internet.

je suis sûr que yaourt aurait beaucoup de succès.

Je ne manquerai pas de.

faire la vaisselle.

J'aime bien.

Ils sont mignons.

Comme il saute.

Fax Ulla.

rigolo.

Tu sais que ta mère passe plus de temps à regarder.

des vidéos de chatons qu'à parler avec moi.

mais alors.

C'est mieux que les horreurs que tu regardes à la télé.

Tout le monde faisait comme moi vous m'en direz peut-être mieux.

Ouais c'est.

Je lui ai dit où elles font des milliards de vues et.

que l'on est toujours aussi violent que je te rassure au contraire.

ça empêche les gens de réfléchir.

un peu du tout.

j'ai fait réfléchir à autre chose.

Quand plus personne n'aura sûrement la démocratie aura.

disparu tu te demanderas si t'as pas trop regardé.

Un petit chat.

outre toute façon capable que.

l'autre fois il est une taupe avec sa pelle bêche comme ça des.

hommes vont.

Avec s'appelle comme ça.

Elle est chouette ma blouse.

Pelouse.

de violent.

très violent Gérard chez tout.

Oh.

Que qu'il reste à faire les croquettes et la litière.

Effort.

C'est l'eau minérale pour maintenir en occupe va.

chercher les croquettes pour yaourt puis du sable achat.

Au fond à gauche.

Excusez-moi.

Suivez-moi.

On vous connaît.

Qu'est-ce que vous faites là ?

Vous nous suivez.

Non.

pas du tout.

Qu'est-ce que vous faites ici alors ?

Je fais mes courses.

ici.

à Saint-dizier.

Oui.

Ne prenez pas pour des idiotes on a bien vu que vous observiez.

Pourquoi je vous observerez ?

Je ne sais pas.

Pour nous espionner.

J'ai aucune raison de vous espionner.

ah ouais.

C'est peut-être pas vous l'enquête de moralité vous avez fait sur Guillaume.

Toutes les saloperies qu'ont été publiées sur les réseaux sociaux.

Comme quoi il méritait ce qui lui était arrivé et que c'était bien fait pour lui.

aussi de le faire passer pour un criminel.

j'ai rien à voir avec ça je suis pas ici pour vous.

espionner je suis venu rendre visite à mes parents.

Puisque vous racontez.

la vérité.

Je suis né ici à Saint-dizier.

Vous êtes en train d'inventer un truc non ?

J'ai grandi ici.

Je suis avec mon fils on fait les courses.

Montrez-moi vos papiers.

Pardon.

votre pièce d'identité.

Je n'ai pas mes lunettes vérifie train.

Saint-dizier.

C'est qui vos parents ?

Sylvie et Gérard Bertrand.

Sylvie Bertrand.

Oui.

amar naval.

Oui.

je le connais.

Ah oui il y a deux ans Elle s'était cassé.

le poignet je venais l'aider pour les soins.

Vous voyez je ne mens pas.

Vous pouvez nous dire où en est l'enquête ?

Quand ça ne vous dit rien ?

Elle est en cours.

C'est une enquête préliminaire c'est un processus long.

excusez-moi je suis vraiment pas censé communiquer avec vous en dehors des audition.

pourquoi ça prend tellement de temps alors que pour Rémi a suffi dix minutes pour le ?

condamner il avait trois mois de prison.

A perdu son emploi.

Avec un casier judiciaire ne trouvant plus jamais rien.

ça vous en fichez un.

Qu'est ce que ça peut vous faire.

C'est vrai que c'est long mais on s'en fiche pas.

Il faut que vous soyez patient.

mais ça fait des mois qu'on est patient.

au moins sur des avancées sur l'enquête.

Désolé je peux rien me dire.

Bien sûr.

Bien sonné on y va.

sentez-vous.

Je serais vous je pourrais même pas me regarder dans la glace.

c'est pas la peine bien.

C'est faux.

C'est des gilets jaunes.

Non.

Tu vois bien que ça arriverait de gilets jaunes.

Ça pourrait dégénérer ensuite.

Je t'avais demandé si tu la connaissais.

oui je sais.

tu m'as dit que tu les connaissais pas.

Ben oui.

je me souvenais plus du tout vrai plaisir.

Me l'avez peut-être pas dit d'ailleurs j'ai pu.

Je crois que je connaissais que son prénom.

chez Elle.

c'est son nom.

Joël.

tu vois je m'en souviens même pas.

Par son fils s'est fait salement amoché pendant les manifestations.

non mais.

maman tu le fais exprès ou quoi.

tu fais pas le lien avec mon boulot.

C'est vous qui enquêtait dessus bah oui que veux-tu que ce soit.

j'en sais rien.

pourquoi tu t'énerves ?

je m'énerve pas mais ça me paraît dingue que tu.

fasses pas plus attention que ça ce que je dis.

fais attention.

En tout cas j'espère qu'ils vont pas étouffer l'affaire.

Créateur du bâtiment toi aussi tu te rends compte.

de ce que tu dis tu parles de mon travail là.

Tu crois que je suis là pour étouffer les affaires non c'est même le contraire.

J'ai combien d'audition ont amené combien de.

réquisitions les pv à rédiger tout cas pas pour arte.

des enquêtes comme ça on en a des dizaines.

J'ai réalisé t'as dit quelque chose tu dis tout ce qui te passe par la tête.

tu réfléchis même pas c'est insupportable.

Plus de dudu t'as une idée de ce que c'est toi le boulot des policiers qui font le.

maintien de l'ordre n'ont aucune.

Tu sais combien j'ai eu deux policiers blessés pendant les manifestations.

C'est pas une raison pour me tuer.

gens qui n'ont rien fait.

mais qu'est-ce que t'en sais toi qui n'ont.

rien fait étaient là t'as vu quelque chose non.

Tu sais rien tu te tais.

Je me tais.

Loin d'avoir de la peine pour ce jeune.

Aujourd'hui.

la direction nationale.

Des belles affaires de probité le.

boulot ingrat qu'une balance issue.

c'est sûr tu vas être sous les ordres de chroniques.

Votre.

cheval.

Je peux pour consoler répondre.

Collecte nouveau casse-pipe.

chaque nouvelle manucure de nouvelles plaintes.

Vous ne saurez qu'en ce moment on fait plus simple.

Moi au début j'étais plutôt d'accord avec les gilets jaunes.

Je pense sur le fond ils ont raison.

Mais bon après ouvrier.

Va m'envoyer.

ce normal que les collègues et les boules les balances en première ligne en exigeant.

d'eux qui rétablissent l'ordre soi-disant pour.

sauver la république mais la boum au moindre dérapage.

sont montrés du doigt.

problème aussi c'est qu'on les infantilise on leur parle comme à des gamins.

Et encore.

plus personne qui parle à ses gamins comme les chefs parlent à leurs amis.

Ça aussi ça tape sur les nerfs du cocon et son ambition se défoule.

J'ai entendu un commissaire dire en se marrant que.

ces gars se lâchaient comme dans un jeu vidéo vous.

devez les images des collègues de la bac qui.

tirait le LBD en disant 'avance, avance'.

L'autre pour les mecs.

à chaque tir à voter.

Victor tu un.

Vecteur.

Je vais essayer.

Victor tu éteins.

Ont eu fini mon chapitre.

Après tu éteins.

Allez bonne nuit.

Maman.

Oui.

Pourquoi tout le monde déteste la police ?

quoi.

Mais non.

Tout le monde.

La déteste pas qu'est-ce que tu racontes.

Penses-y.

Vous vous en rendez même pas compte puisque vous connaissez des policiers.

Mais personne n'aime la police.

J'ai.

fait des bêtises.

Quand a eu les attentats en France les gens nous applaudissaient dans la rue.

C'était il y a longtemps.

Non.

Merci.

Tes copains te disent qu'ils n'aiment pas la police.

Selon mon copain.

il y a des tags.

quel tag.

un cube.

sourire tous les flics sont des bâtards.

Je sais ce que ça veut dire.

Les gens qui écrivent ça sont des imbéciles qu'est-ce que tu veux je te dise.

Bon.

ok.

T'as raison mais.

il y a pas mal de gens qui disent qu'ils n'aiment pas la police.

Mais je peux t'assurer que c'est pas une majorité et.

que même ceux-là ils sont contents qu'Elle existe.

Même.

pas ça le problème.

c'est quoi alors ?

ma.

je te l'ai déjà dit.

personne n'aime la police.

Le problème n'est pas que la police soit Aimé ou pas Aimé.

c'est pas un boulot hyper Aimable.

Si tu fais respecter la loi.

tu ne te fais pas que des amis.

forcément.

La question c'est de savoir si les gens ont confiance dans la.

note dans les policiers dans leur travail tu comprends.

Bon.

Tu finis ton chapitre putain.

Maman.

C'est cela un vrai.

Bonjour.

Bonjour.

nous sommes l'enquêteur de police nous aimerions parler à quelqu'un de la direction.

nationale à.

l'instance locale.

Deux de vos collègues sont déjà passés il y a quelques mois.

On leur avait fourni les enregistrements des caméras.

extérieures et il avait parlé à plusieurs clients.

oui nous avons les pv.

Monsieur Antony.

oui.

Madame et monsieur sont de la police.

bonjour bonjour qui s'intéresse aux événements du huit décembre de l'année dernière.

c'est notre directeur de la sécurité.

Nous avons une question concernant une fenêtre qui donne sur la rue Quentin bauchart.

cela.

Trois reste au troisième.

être.

trois cent seize.

C'est.

Une junior suite.

nous pensons qu'il y avait un témoin cette fenêtre.

vous pouvez nous dire qui occupait la suite ce jour-là ?

Gardez.

Mme casio avec.

puis.

on peut vérifier si la trois cent seize était.

occupée le soir du huit décembre dernier.

Bien sûr.

Oui.

Elle était occupée par un couple de Monaco.

et sont repartis le lendemain.

Savoir si ses clients étaient dans la chambre autour de dix huit heures trente oui.

Quand un client.

swipe sa carte pour entrer.

c'est enregistré.

alors oui on a plusieurs entrées.

des clients dans la première partie de la matinée la dernière est à dix heures trente.

après ils ont l'air d'avoir été absent toute la.

journée ils sont revenus avant une heure trente deux.

et pour le personnel on a une entrée à treize heures quarante-quatre.

ça doit être la femme de chambre pour la recouche ensuite quinze heures zéro sept.

et.

une dernière à dix huit heures dix neuf.

service couverture.

Chez le voisin.

les femmes de chambre du deuxième shift qui préparant la chambre pour la nuit.

Rabattre la couverture.

de.

des pantoufles dans la descente du lit chocolat sur l'oreiller.

Vous avez moyen de savoir de quelle femme de chambre il s'agit ?

oui.

chaque badge à son code personnel.

Bien sûr.

Alicia.

m'a dit.

Elle est en service aujourd'hui.

Oui.

oui.

oui une deuxième shift midi dix neuf heures on aimerait lui parler.

voilà trois cent seize c'est possible.

La suite est libre oui.

Services.

Je vous en prie.

Mais la maladie ne va pas tarder.

Sans indiscrétion.

c'est combien le prix d'une suite va comme ça.

Varier un peu selon la période mais une junior suite fait dans les deux Mille Euros.

Taylor.

Services.

pardon.

TV.

putain.

Bonjour.

Je suis monsieur santoni le security manager.

s'est passé on s'est déjà croisés.

Ces personnes sont de la police ils font une enquête bonjour madame.

Je vous laisse poser les questions.

oui s'il vous plaît si ça ne vous dérange pas c'est même mieux que vous nous laissiez.

ok très bien.

Si vous avez besoin de quoi que ce soit n'hésitez pas merci.

Allez-y.

Nous sommes enquêteurs à l'IGPN, la police des polices.

vous savez ce que c'est ?

Non pas vraiment.

nous enquêtons sur les fautes que peuvent commettre certains policiers.

pour être plus Clair on enquête pas sur vous.

on n'a rien à vous reprocher.

Nous enquêtons sur un incident qui a eu lieu dans cette rue en bas le huit décembre.

dernier pendant la manifestation.

Aux alentours de dix huit heures trente.

à la direction ils nous ont dit qu'à cette heure-là.

vous étiez dans cette suite pour le service couverture.

Vous confirmez ?

Je m'en souviens pas mais s'ils le disent c'est que ça doit être vrai.

Suite à cet incident il y a eu un.

blessé grave.

et une plainte a été déposée.

Nous cherchons à savoir ce qui s'est exactement passé vous comprenez.

Je comprends très bien.

Vous avez été témoin de quelque chose non ?

Non.

Quand vous étiez à la fenêtre qu'est-ce que vous avez vu dans la rue.

Qui a dit que j'étais à la fenêtre ?

Nous avons une vidéo on vous voit à cette fenêtre.

Dites-nous simplement ce que vous avez vu.

J'ai vu les pompiers.

Mais avant.

Vous regardiez avant l'arrivée des pompiers non.

C'est très important que vous nous parliez.

Nous cherchons à reconstituer la réalité des.

faits votre témoignage peut nous aider à le faire.

J'ai vu les pompiers et j'ai vu que la personne dont il s'occupait était blessée.

Vous avez vu comment ?

il a été blessé.

Je suis allé vers la fenêtre quand j'ai entendu la sirène de pompiers.

Je comprends que vous soyez méfiante.

On n'essaie pas de vous piéger.

Je ne sais pas quoi dire.

Je parle de quelque chose que je n'ai pas vu.

D'accord.

Je vais vous donner ma carte si si j'avais quelque chose vous revient.

Je mets mon numéro personnel.

Vous pouvez me joindre à n'importe quelle heure ?

On vous laisse retourner travailler.

On s'y est mal pris.

Je crois pas.

Et un truc qu'Elle dit pas.

Convoque leur bureau ça fait toujours son petit effet.

Je ne sais pas.

Risque de se fermer encore plus.

Rien.

Qu'est-ce que c'est ?

Du savon.

Tu l'as piqué.

c'est un savon je ne veux pas ça du vol.

Centre.

Pl.

ah non merci.

c urgent aide.

pas.

peu.

top.

L'intérieur.

C'était.

Déjà.

Comme ça.

Victor.

Fait à la Maison.

Tu auras bientôt.

Je suis toujours au boulot je rentre un peu plus tard.

J'entends bien.

Je vais rentrer plus tard.

Allô attend quelqu'un.

Victor est toujours là.

Qu'est-ce qui se passe ?

Rien je vais rentrer plus tard.

J'aimerais faire à manger comme tu m'as dit ça refroidit.

Euh t'as fait quoi.

à la crise comme tu m'as dit qu'il.

Fallait pas faire les deux.

C'est pas grave c'est très bien.

Je t'attends.

J'en ai encore pour un moment commençons d'accord.

d'accord.

mais du coup je mange.

Comme tu veux tu fais ce qui te fait plaisir d'accord.

À tout à l'heure.

La même année.

Madame mme dit.

Est-ce qu'on peut se parler.

On peut aller dans un café peut-être.

je n'ai pas le temps.

J'ai besoin que vous m'aidiez.

Je vous ai dit que j'avais un.

Je sais mais je ne vous crois pas.

Je suis pas une menteuse.

Je ne pense pas que tu es une menteuse.

pas tout à.

Fait moi j'aimerais rentrer chez moi.

Vous allez monsieur jusqu'à chez moi.

S'il le faut pourquoi pas.

nous allons faire ça.

non.

pas vraiment non mais c'est important.

Que vous me disiez ce que vous avez vu.

Je comprends que vous ayez peur.

Vous dites que votre parole ne comptera pas face à celle.

de policiers vous avez peur qu'on ne vous crois pas.

non je veux pas d'ennuis avec la police.

dont vous avez vu quelque chose.

Vous n'aurez pas d'ennuis.

qu'est-ce que vous en savez ?

Ce n'est pas contre vous qu'il y aura des représailles.

Vous avez bien réussi à me trouver vous ils font comme vous ?

Mon travail c'est de faire en sorte que les.

policiers qui sont hors des clous ne recommence plus.

Vous êtes d'accord que ce genre de policiers doivent être sanctionnés ?

Ça n'arrive jamais.

pourquoi vous dites ça parce que c'est la vérité ?

Je le vois bien ici.

est-il de là-bas qu'il n'arrête pas de contrôler les jeunes.

qui les provoquent jusqu'à ce qu'il s'énerve.

et après les embarque.

il les humilie les frappe.

Je s'opérer tout le temps.

tout le temps.

Ils sont jamais sanctionnés.

J'ai filmé ce qui s'est passé.

Vous avez filmé ?

Ouais.

Il y avait du bruit dans la rue.

J'ai vu des types autour d'un scooter qui brûlait.

J'ai filmé avec mon téléphone.

Comme ça par curiosité.

D'après les policiers sont arrivés.

Vous avez toujours ces vidéos ?

J'aimerais mettre en ligne et puis finalement je me suis dit que non.

Les procès des noirs et des arabes qui se font taper dessus.

ça intéresse personne.

Et maintenant que ça arrive à des blancs.

tout d'un coup ça intéresse et il faudrait que je fasse quelque chose.

Vous serez donc cherchez vous si ce n'était.

pas arrivé à un blanc dans un beau quartier.

Oui.

Et.

L'IGPN enquête aussi sur des policiers en banlieue.

Oui.

Mais combien ont été condamnés.

J'ai.

décidé condamnation mais il y a eu des policiers condamnés.

À rien du tout.

au pire ils ont eu du sursis.

Personne ne se mettre à dos la police.

Combien ont été renvoyés.

Combien.

Renvoyer au aucun.

Aucun.

Vous voyez aucun.

Vous voulez bien me faire confiance et me remettre cette vidéo.

Je ne l'ai pas avec moi Elle est chez moi.

Je peux vous accompagner.

demandez de faire confiance mais vous ne faites pas confiance.

D'accord.

Vous avez toujours ma carte ?

Oui.

Comment tout ça changera rien.

Eddy de mon toit no no no no no no no no no.

N'est pas pour toi ça.

Salut.

Salut salut.

Benoît.

Tu viens j'ai quelque chose à te montrer.

Pourquoi ?

Tu peux me passer depuis le début.

Ils sont où là girard et cordier.

Il arrive dans.

regarde.

Donc ils sont pas avec les autres.

descendent tranquillement la rue tu vois.

Là il se retrouve face au blairer.

Rémi est à gauche ni au main droite.

Pour lequel à son téléphone à la main.

Fauteuil.

sont deux attirer le.

Regard et.

bédé.

Il tire en même temps.

De tirs mais un seul impact.

c'est ça ?

donc ils.

dans leur direction, un type qui n'a rien fait.

ça va être compliqué pour eux de plaider la légitime défense.

ils se sont pris une canette de bière Juste avant mais c'était avant.

personne ne menace.

Guillaume Gérard se retourne dans sa course.

T'es sûr.

Pourquoi ?

D'accord il se retourne et se retourne pour voir.

ce qu'ils font n'empêche qu'ils se retournent.

pour.

justifier un tir.

est en train de partir en courant là il n'est pas menaçant je n'ai pas dit ça.

Pourront s'en servir.

Pour moi c'est un tir de représailles.

mais un crétin qui les chauffe qui leur lance une canette et.

tire sur le premier type qui croise.

Un coup de pied aussi.

Franchement qu'est-ce qu'il fout le mec.

Je suis d'accord il déconne.

Plus sombre.

Tranquillement.

Ça craint.

T'arrives à savoir qui fait quoi.

Oui.

Le coup de pied c'est fage.

la vallée est à côté en bas Jacques.

Garcia.

Raisin ce qui est plus bas dans la rue.

Donc les tireurs c'est Fage et Lavallée.

La vidéo est sur les réseaux.

non le témoin n'a pas mis en ligne.

On.

va pouvoir travailler plus sereinement.

Vous avez ?

convoqué les policiers.

J'attendais de faire le point avec vous.

trois sur les cinq sont pas en métropole actuellement.

Ils ont.

Raison j'ai été envoyé à Mayotte.

brzezinski jacquet et Garcia.

On ne va pas attendre le retour.

entendait déjà la vallée eiffage ce sont les principaux mis en cause.

je les mets en garde à vue.

Ce n'est pas ce que j'avais envisagé.

Ils ont clairement menti.

Si on perd l'effet de surprise ils vont se concerter.

qu'est ce qui vous arrive mme Bertrand pour inverser les rôles.

d'habitude c'est le parquet qui demande la garde à vue et des enquêteurs qui freinent.

pour l'instant ils ne savent pas que la vidéo existe.

je peux les mettre face à leurs contradictions.

Si vous les entendez simultanément en audition.

libre ils ne pourront pas se concerter.

Organisez-vous avec vos enquêteurs.

Entendu.

Voir mme Bertrand.

canvas.

Elle est arrivée.

à l'accueil en bas.

Eiffage.

Il viendra pas.

Pardon.

certificat médical.

il est en arrêt maladie.

Et soudain gueule.

qu'est-ce qu'on fait ?

Deux je renvoie la vallée je leur convoque tous les.

deux qu'en fait je suis revenue de son congé maladie.

Va le chercher.

Monsieur lavallée lors de votre première audition vous avez déclaré ne pas vous.

souvenir d'un manifestant blessé par un tir de lbd.

Maintenez-vous cette déclaration ?

Oui.

Vous n'avez pas effectué de tirs qui aurait blessé un.

manifestant aux alentours de dix-huit heures trente.

Non.

Ni aucun de vos collègues.

pas que je sache.

Je vous montre une vidéo.

Pourquoi ?

Est-ce que ces images vous aident à vous souvenir de cet incident ?

Pas dans tous les détails.

Pouvez-vous décrire ce qu'on voit sur la vidéo ?

On voit des émeutiers qui profère des insultes.

et lance un projectile.

il s'enfuit.

nous voyons.

Notre groupe arrive au coin de la rue nous nous retrouvons.

face à deux individus hostiles.

J'aimerais effectuer un tir de lbd.

pour protéger nos collègues.

Qu'est-ce qui vous fait dire que les deux individus ont un comportement hostile ?

Tous les manifestants que nous avons croisés étaient hostiles.

Évidemment.

vont vous dire le contraire si on les écoute.

On se demande qui a commis des violences contre les forces de l'ordre.

Qui a pillé des commerces ?

qui a saccagé des rues ?

Mais spécifiquement ceux qui se retrouvent face à vous.

En quoi leur comportement présente-t-il une menace qui justifierait un tir.

Je vous rappelle qu'un tiers doit être nécessaire et proportionnée.

Ils partent en courant.

Ce qu'indique clairement qu'ils ont des choses à se reprocher.

L'un d'entre eux se retourne pour nous lancer un projectile.

Où voyez-vous quelle arme son bras.

dans son retournement.

Ce n'est pas flagrant sur la vidéo mais je n'avais pas le même angle de vision.

Dans mon angle de vision à moi son geste était sans équivoque.

il était menaçant.

J'ai pas voulu prendre le risque moi ou mes.

collègues nous prenions un coup en pleine face.

Quand vous êtes en situation de légitime défense.

Faut réagir en une fraction de seconde.

certainement.

Vous n'êtes pas ici en intervention face à des terroristes.

armés jusqu'aux dents mais face à de manifestants désarmés.

c'est vous qui le dites.

non c'est ce que montrent les images.

Beaucoup de manifestants sont transformés en bêtes sauvages.

Un boulon peut tuer.

Il me semble exagéré de qualifier l'attitude de.

m girard comme étant celle d'une bête sauvage.

Il part en courant en vous tournant le dos.

Qu'avez-vous fait après le tir ?

une fois que monsieur Gérard était au sol.

Je me souviens pas nous avons.

Probablement poursuivi notre progression.

Vous savez que m Gérard est impacté à la tête ?

Et été grièvement blessé.

C'est pas l'impression que j'avais.

D'autant que j'ai pas baissé la tête.

non le cimetière de m fage qui aurait atteint monsieur Gérard à la tête.

me faites pas dire ce que j'ai pas dit tout ce.

que je sais c'est que je n'ai pas visé la tête.

et autant que je sache mon collègue non plus.

Ok.

donc vous déclarez qu'après le tir vous avez poursuivi votre progression.

Oui.

Monsieur lavallée je vous montre la suite de la vidéo.

Que voyez-vous.

C'est pas très lisible.

Les images peuvent donner l'impression que mon.

collègue le repoussant plus.

C'est un coup de pied.

je ne sais pas.

peut-être.

Je me souviens pas de ce geste.

En regardant le geste de M. Fage sur la vidéo.

Vous semble-t-il justifié.

Monsieur Gérard présente-t-il à ce moment-là une menace.

Pas.

Peut-être mon collègue a cru que.

L'individu allait saisir d'un objet au sol et qu'il n'a pas voulu prendre de risque.

Faudra lui demander.

Je ne peux pas répondre à sa place.

Alors.

Il est en train de relire le pv.

Il se dit en état de légitime défense, n'a pas visé la tête.

et qui n'a pas vu que Guillaume girard était blessé.

coup de pied.

Dit qu'il a rien vu.

Mais dès qu'il sortira d'ici il va appeler fage.

pour me dire ce qu'il a sur la vidéo Tessa.

Faut le mettre en garde à vue et Elle interpelle eiffage.

J'appelle le parquet.

Commandant Bertrand, IGPN, pour M. Langlois.

Ah.

Il faudrait qu'il me rappelle l'urgence.

j'ai un policier en fin d'audition que je souhaite.

placer en garde à vue j'ai besoin de son feu vert.

Entendu.

sur son portable.

merci.

C'est bien la peine d'avoir une ligne dédiée.

une urgence familiale.

Putain le répondeur.

Monsieur le substitut c'est le commandant Bertrand, IGPN, merci de me rappeler à.

propos de la vallée eiffage dans le dossier cent trente sept.

Rappel le parquet.

évoque le magistrat de permanence.

donc que je lui explique tout.

Jouir.

non.

heureux.

parce que je vous place en garde à vue.

Pardon.

je suis placé en garde à vue pour violences volontaires.

par personne dépositaire de l'autorité publique.

Vous avez le droit de vous faire assister par ?

un avocat de votre choix ou commis d'office.

Vous avez également le droit à une visite médicale si vous le souhaitez ?

J'ai l'air de rigoler.

Nous Stéphanie Bertrand commandant de police étant.

au service poursuivant l'enquête préliminaire.

vu les articles soixante quinze et suivants du code de procédure pénale.

assisté du major Benoît guérini et du brigadier-chef Carole de la rue.

muni de la réquisition aux fins de contraindre à comparaître de l'article soixante.

dix huit alinéa deux du code de procédure.

pénale nous transportons au cinq rue pasteur.

quatre vingt quatorze Mille quatre cent cinquante limeil-brévannes.

ou étant à treize heures quinze minutes constatons qu'il s'agit d'un pavillon.

sonnons à la porte qui nous est ouverte par un.

individu masculin correspondant à m fage mickaël.

Porteur de nos brassards et qualité déclinait.

nous étant assuré de l'identité de m fage.

procédons à son interpellation il est treize heures trente.

informons monsieur fage que la garde à vue ainsi que les droits afférents.

lui est notifié par procès-verbal distinct immédiatement.

dont acte.

Stéphanie Stéphanie.

C'est quoi cette histoire de garde à vue la cent cinquante du parquet ?

j'ai dû.

anticiper pour la vallée.

langlois était injoignable il a fini par me rappeler.

et m'a donné le feu vert pour l'interpellation de page.

ok donc tout est en ordre absolument.

M fage confirmez vous que c'est vous et m lavallée que l'on voit tirer sur m girard.

Oui.

Votre tir a-t-il touché m girard.

Je ne sais pas.

Sur la vidéo vous constatez bien qu'il est impacté.

Il a été grièvement blessé à la tête.

Je n'ai pas visé la tête.

qui pourrait expliquer la trajectoire.

D'après vous quelle est la distance qui vous sépare de m girard.

Je dirais une vingtaine de mètres.

Il y a quatorze mètres.

À cette distance la Marge d'erreur du f b d quarante est de quatre cm.

Donc l'un de vous a bien dû viser la tête.

Il faudra vérifier les lanceurs de balles de défense.

Peut-être qu'il s'était déréglé.

Ça expliquerait une déviation la trajectoire.

Vous avez effectué de nombreux tirs dans la ?

journée vous vous en seriez aperçu avant non.

Un défaut de munition alors.

Je sais que j'ai pas visé la tête.

Je rappelle que rien ne dit que c'est le tire de mon client qui a touché m Gérard.

Monsieur fâche qu'avez-vous fait lorsque le manifestant est tombé au sol.

Je ne me souviens pas.

Faites un effort.

Très bien.

Je vous montre la suite de la vidéo.

Pouvez-vous me décrire ce que vous voyez ?

Je vous écoute.

Je.

Je vois que je fais un mouvement pour me dégager.

Parce que l'individu tente de me saisir la jambe.

Probablement pour me faire chuter.

Où voyez-vous que m girard tente de vous saisir la jambe.

Sur les images on voit pas bien.

Avant.

Il me semble au contraire qu'on voit très bien.

C'est facile d'en faire le match après.

moi sur le coup j'ai clairement senti qu'il allait me saisir la jambe.

Monsieur girard est prostré au sol.

Il ne fait aucun geste.

C'est vous qui vous approcher de lui ou lui donner un coup de pied.

Alors qu'il est à terre et visiblement blessé.

Pour moi il n'est pas blessé.

Simplement déséquilibré parce que.

Possiblement touché au torse par nos tirs.

il soutient la tête et n'arrive pas à se relever.

Je vous rappelle qu'après un tir il convient de vérifier si la personne atteinte par.

un projectile ne présente aucune lésion.

Je rappelle que pour moi il est pas blessé.

Je n'a pas crié.

Je n'ai pas vu de sang.

J'ai pensé qu'il était blessé j'aurais porté secours.

Il est déjà passé.

Encore.

Tonio m'a dit que cette coutume illégale, la BAC en garde à vue ça va.

Oui je veux qu'on en parle maintenant.

mais oui c'est vrai ou pas.

C'est une décision qui se prend avec le parquet.

tu joues sur les mots c'est tout l'enquête ou non.

Êtes-vous folle ?

T'as vu ce qu'ils ont fait au bataclan.

pour émerveiller choquer les héros les mecs.

Ils mettent leur vie en jeu pour vous vous.

faites votre petite enquête bien au chaud le.

petit bureau tout blanc.

Franchement c'est la honte.

Tu veux pas changer de disque.

j'entends les mêmes refrains à longueur de journée.

Tu tu dois te poser des questions.

et oui sans pause.

Superposition de l'abbé Eric ça leur donne le.

droit de se comporter comme des cowboys cowboys.

ceux des cow-boys.

ont inventé le far west.

J'étais devenu complètement dingue.

qu'on pouvait donner plus de crédit à des voyous.

des mecs de la galerie.

tu connais le dossier.

Si j'ai bien compris le principal témoin été condamné pour violences.

je ne veux pas parler de ça avec toi et puis arrête de faire le perroquet.

C'est pas parce que tu couches avec les syndicats que tu dois répéter tout ce qu'ils.

disent ne veulent pas nos lire ça.

Cette Victoire a peur de dire qu'on est policiers.

C'est la vérité nous perdons un de ses copains m'a demandé dans.

l'établissement j'enseignais.

Je n'ai pas compris tout de suite.

Victor m'a dit que vous êtes prof de sport j'enseigne le français blablabla.

je suis posé rectifier.

Rencontre.

Que je suis prof.

de dire je suis flic.

dans quel monde on vit ?

Et toi alimentent la détestation de la police n'importe quoi je fais Juste mon.

travail d'enquête triste quand je l'ai toujours fait.

Quand j'étais aux stups c'était pas pareil.

tu sais quoi t'avais qu'à postuler à l'hygiène.

à ma place et moi je suis resté aux stups.

J'étais bien content que j'y aille pour aucun de nous deux des horaires réguliers et.

puisse s'occuper du temps moi aussi ça me plaisait les stups.

Alors oui algérienne enquête sur des collègues ça m'enchante pas tous les jours quand.

il y en a qui font de la merde il faut qu'ils assument.

t'as vu tout ce qu'on leur demande.

tu peux pas te mettre un peu à leur place.

je fais que ça.

Mais à force de trouver des excuses à ceux qui déconnent.

et de s'écraser devant les gros bras des handicaps.

les flics sérieux qui essayent de bien faire.

leur boulot ils vont tous se barrer de la police.

Et restera que les connards.

Ça fait des mois.

Le gouvernement demande aux policiers.

de risquer.

Face à des voyous.

qui veulent.

détruire la république.

Ça fait des mois que mon collègue a.

des situations qui sont proches du.

chaos et de l'insurrection.

et aujourd'hui.

On apprend que.

nos collègues de la BAC.

BAC.

dont je crois que le courage est quand même plus à démontrer.

sont placés en garde à vue.

comme de vulgaires délinquants inutile de vous dire que cette décision.

ne va pas contribuer.

à apaiser le malaise qui sévit déjà dans nos rangs.

je vous dis les policiers sont écœurés.

Il faut que le gouvernement comprenne.

Que nous sommes proches d'un point de rupture.

Et quand nous serons plus là.

Il n'y aura plus personne pour protéger la république.

La garde à vue sur la TV.

Quelqu'un peut m'expliquer.

Les grands chefs ont débarqué.

Ils t'attendent en salle de réunion.

J'ai pris la liberté d'appeler le parquet pour.

suggérer la levée de la garde à vue et ils m'ont suivi.

Ce n'est pas le moment de provoquer la grogne des syndicats alors qu'on demande.

beaucoup aux effectifs qui sont mobilisés en permanence.

monsieur forget et.

lavallée nous ont plusieurs fois menti.

Monsieur fage a tenté de se soustraire à l'audition par une manoeuvre dilatoire.

Selon l'article soixante dix huit il était tout à fait justifié de les contraindre à.

comparaître par la force publique.

merci madame Bertrand je connais le code de procédure pénale.

j'ai bien compris votre souhait de prolonger la garde à vue.

Mais rien ne vous empêche de les.

convoquer en audition libre.

ça n'a rien à voir ça change complètement le.

rapport de force et vous le savez très bien.

Il s'agit de faits graves nous avons une vidéo qui montre qu'il ne s'agissait ni d'un.

cas de légitime défense ni même de riposte.

et si la vidéo est suffisamment parlante.

il n'était peut-être pas indispensable de les mettre en garde à vue.

il reste à déterminer lequel des deux a causé la blessure de m girard.

il est important de maintenir la pression en.

prolongeant la garde à vue la garde à vue est levée.

J'espère que vous avez d'autres moyens de faire avancer l'enquête.

Vous avez fait appel à un expert balistique sien ?

Oui une mise en situation est prévue la semaine prochaine.

très bien.

Ça vous permettra sûrement d'avancer.

Je vais être très Clair.

On ne peut pas se permettre de se mettre toute la profession à dos.

C'est aussi le point de vue du chef de l'IGPN.

et du ministère.

L'expert balistique sien conclut en accord avec le médecin expert que vu la taille.

similaire des deux fonctionnaires.

vu les angles de tir très proches et vu le mouvement de retournement de m girard.

il est impossible de déterminer lequel des deux tirs a impacté m girard à la tête.

et est à l'origine des blessures ayant.

entraîné une itt été de plus de soixante jours.

Mme Gérard.

Bonjour.

Je voulais vous parler.

Même si je ne suis pas censé le faire.

Tu peux rentrer.

L'enquête préliminaire est clôturée.

Notre avocat vous fera bientôt part des conclusions du.

parquet mais je tenais à vous en parler moi-même avant.

pourquoi ?

Pour pouvoir vous donner quelques explications.

L'enquête a permis d'identifier les policiers qui ont tiré.

Elle établit aussi qu'ils ont tiré sans respecter le Principe de nécessité et de.

proportionnalité sont donc fautifs.

Le problème c'est qu'il a été impossible de déterminer.

lequel des deux tirs a blessé votre fils à la tête.

C'est forcément un des deux ils vont inculper les deux.

Non.

Je comprends pas.

Il y a eu deux tirs simultanés.

mais un seul a touché Guillaume.

Les expertises balistiques et médicales n'ont.

pas pu déterminer lequel avait atteint sa tête.

Ils ont tiré tous les deux ils sont tous les deux responsables.

Légalement c'est plus compliqué que ça.

Donc personne est puni parce qu'on ne sait pas lequel des deux a blessé Guillaume.

Je comprends que ce soit difficile à entendre.

C'est.

toute sa vie.

Ils ont foutu.

en l'air.

Et personne ne sera puni.

Le policier qui a donné un coup de pied à votre fils devra répondre de violences.

Violences n'ayant pas entraîné d'interruption temporaire de travail.

Pas d'interruption temporaire de travail.

Et leur chef.

Y a bien des responsables quand même.

Il n'y a pas eu d'ordre qu'on pourrait considérer comme illégitimes.

La préfecture a demandé aux forces de l'ordre de contenir les manifestants violents.

avec les moyens dont ils disposaient mais Guillaume n'était pas violent je sais.

Et ça change rien.

Non.

En fait je comprends pas pourquoi vous êtes venu.

Je voulais vous dire que j'ai fait de mon mieux.

Pour établir la vérité.

Vous avez bien fait votre travail ?

Votre travail sert à quoi.

Ça a quoi.

Vous vouliez me voir.

oui.

Fermer la porte s'il vous plaît.

Merci.

J'ai un problème.

Oui.

Vous auriez dû.

me signaler que vous connaissez la famille Gérard.

Je ne le connais pas.

Vous avez un lien de famille avec ?

Nous.

Nous sommes originaires de la même ville c'est tout mais.

je.

ne le connaissais pas avant de commencer à travailler sur ce dossier.

Vous êtes sur ?

C'est juste une petite ville.

C'est pas un village non plus.

Vous n'aviez aucun lien avec eux.

La mère de Guillaume Gérard s'est occupée de.

ma mère comme aide-soignante il y a trois ans.

Mais je ne le savais pas au début de l'enquête.

C'est ce que j'appelle un lien.

Si vous voulez.

mais ça n'a pas influencé l'enquête.

Je dois vous croire sur parole.

Je me suis concentré sur la recherche de preuves.

Les fautes commises par ces fonctionnaires de la BAC sont objectives et graves.

peu importe.

Vous avez un lien avec les girard et ça a créé un biais ?

Un biais.

Oui.

Il y a des principes d'impartialité et d'égalité devant la loi.

Si on les respecte pas il y a plus de justice.

Déontologiquement vous comprenez bien que ça pose un problème.

Même inconsciemment ça a joué sur votre perception de l'affaire.

C'est à orienter vos choix.

Vous n'aviez plus d'empathie pour le plaignant vous le compreniez mieux.

Ne serait-ce que de venir du même patelin ça a sans doute joué.

C'est humain.

Vous avez raison c'est humain ?

T'as sans doute modifié mon approche.

Si je ne venais pas du même patelin.

Tu n'y avait pas eu ce lien.

comme vous dites.

Aurais sans doute l'acheter l'enquête plus tôt.

Sans doute pas trouvé la vidéo incriminant.

je me serais sans doute contenté d'avoir deux versions contradictoires.

J'aurais sans doute moins cru la victime et sa famille.

est sans doute davantage acceptée.

la version des policiers.

Vous avez raison je suis née à Saint-dizier ?

Et la mère de Guillaume girard a effectivement croisé la mienne.

Mais je suis policière depuis vingt ans.

Le père de mon fils est policier.

mes collègues sont policiers.

J'ai enquête sur des collègues.

Je connais leur vie.

Manque de considération quand ce n'est pas le mépris qu'ils subissent.

Les difficultés que pose le maintien de.

l'ordre la complexité l'ingratitude du boulot.

Mais ça c'est pas un biais.

Est une question de point de vue.

Si tout le monde pense qu'un autre point de vue.

que le sien est hostile qu'est ce qu'on fait.

Comment on tient ensemble.

Chez.

moi.

Je suis née à Saint-dizier comme la famille Gérard.

Et je suis flic comme les gars qui ont tiré sur le fils Gérard.

Je suis les deux.

J'espère j'ai aussi d'autres choses.

Une enquêtrice sérieuse.

Une bonne copine.

Une mère pas trop nulle.

Ben.

Je comprends dans un sens vous avez raison.

Mais quand on prend les choses trop à cœur on commet des erreurs.

A partir de quand prend les choses trop à cœur.

Écoutez-moi s'il y a un procès la défense pourrait.

avoir vent de ce lien qui pour vous paraît ténu.

Il pourrait s'en servir pour discréditer l'enquête.

et au-delà c'est tout le travail de l'IGPN qui serait atteint.

Même dans votre logique ce n'était pas une bonne idée.

vous deviez m'en parler.

Et vous auriez confié l'enquête à quelqu'un d'autre oui.

Qui n'aurait sans doute pas pris les choses trop à cœur.

Ne prenez pas comme ça ça sert à rien.

Je ne sais pas si la victime va se constituer partie civile et si un juge sera saisi.

mais quoi qu'il en soit s'il y a une suite ce ne sera pas vous qui suivrai ce dossier.

Il faut être absolument exemplaire sur la déontologie.

Ne vous inquiétez pas je me suis arrangé pour vous éviter une enquête administrative.

Vous n'avez rien à craindre de ce côté-là.

Une enquête administrative.

Je pourrais être sanctionné.

Vous ne serez pas je m'en porte garante.

Vous êtes sérieuse ?

Pourquoi tu ris ?

Je regarde des vidéos.

Vous.

êtes.

Ça va.

Tout va bien.

Bonjour.

Je m'appelle.

Guillaume.

girard.

Il y a un an.

Des policiers m'ont tiré dessus.

avec.

leurs LBD.

Un des tir.

m'a touché à la tête.

Et a enfoncé.

la boîte crânienne.

Je suis resté longtemps.

à l'hôpital.

Je n'ai pas pu parler pendant plusieurs semaines.

J'ai dû.

tout réapprendre.

avec.

de l'orthophonie.

Les médecins.

disent que.

Mon cerveau.

restera abîmé.

Je n'arrive plus à.

me concentrer.

Je n'arrive plus.

à réfléchir.

J'oublie tout.

J'ai des migraines.

Parfois.

J'ai les nerfs qui lâchent.

qui flanchent.

Je deviens agressif.

Je suis devenu.

un poids.

Pour ma mère.

Je comprends pas.

Pourquoi les policiers m'ont tiré dessus ?

Ils disent que.

j'allais lancer quelque chose.

mais c'est pas vrai.

J'ai rien fait.

Je pense tout le temps euh.

J'essaie de pas les détester.

J'essaie de.

rester positif.

C'est pas facile.

Elle m'a dit d'aller siffler là-haut sur la colline.

De l'attendre avec un petit bouquet d'églantines.

J'ai cueilli des fleurs et j'ai sifflé tant que j'ai pu.

J'ai attendu, attendu, elle n'est jamais venue.

Zaï-zaï-zaï-zaï.

Zaï-zaï-zaï-zaï.

Zaï-zaï-zaï-zaï.

Zaï-zaï-zaï-zaï.

Woh-oh.

Woh-oh.

Woh-oh.

Woh-oh.

Elle m'a dit d'aller siffler là-haut sur la colline.

De l'attendre avec un petit bouquet d'églantines.

J'ai cueilli des fleurs et j'ai sifflé tant que j'ai pu.

J'ai attendu, attendu, elle n'est jamais venue.

Zaï-zaï-zaï-zaï.

Zaï-zaï-zaï-zaï.

Zaï-zaï-zaï-zaï.

Zaï-zaï-zaï-zaï.

Woh-oh.

Woh-oh.

Woh-oh.

Woh-oh.

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