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...
- Bonjour. - Bonjour.
- Bonjour.
- Bonjour. Comment ça va ?
- Ăa va. - Allez-y, je vous en prie.
- Elle, comment elle va ? - Bien.
La nuit a été calme.
On l'a pesée, elle a pris 20g. - Ah, c'est bien.
- Alors...
Coucou. Regarde qui est lĂ .
C'est maman.
- Elle sait pas que je suis lĂ .
- Si, vous inquiétez pas, elle sent votre présence.
On essaye de la mettre contre vous, aujourd'hui ?
Vous voulez la toucher ?
Vous pouvez passer la main dans l'incubateur.
- Je préfÚre pas.
- Je vous laisse un peu toutes les 2. A tout Ă l'heure.
...
- Oh là , j'ai trouvé un truc.
Ăa. - Je vais le rĂ©cupĂ©rer.
- Tu sens, lĂ ?
- Ouais, y a un truc. Y a une odeur.
- C'est vrai qu'il y a un truc qui pue.
Oh...
- Viens, on s'arrache.
- C'est quoi. Ăa ?
- Vas-y, viens, on s'arrache.
...
- Salut, ça va ?
- Ăa va bien ? - Ouais.
- Salut. - Salut.
Comment ça va ?
- Félicitations. - Merci.
- Hé, hé, hé... - Salut.
- Ăa va ? - Ouais, ça va.
Heu... de passage, hein.
- On dit ça.
...
- Non, mais...
Elle est pas tirée d'affaire, les gars.
On frappe.
...
- Bonjour, commandant. - Bonjour.
- Ăa va ? - Ăa Va.
Je passais dire bonjour.
Ils sont oĂč ?
- Sur une scĂšne de crime, dans le 19e.
- OĂč ça, exactement ? - Au 36 rue de CrimĂ©e.
Elle soupire.
...
Appareil photo
...
- C'est bon. - Merci.
- Merci.
- Début des constates. On est au 36 ter rue de Crimée, en haut
d'un escalier. Y a un amoncellement de différents objets ménagers.
Un fauteuil... club en simili cuir.
Un canapé 3 places en cuir marron.
Un radiateur, une télé,
des bouts de mousse. Tout un tas de...
Au milieu de tout ça, on a un sac de sport
avec un buste d'homme.
De type... européen.
- EntiĂšrement nu.
-Il est enveloppé
dans une serviette bleue. Oh, putain...
Il souffle.
-Imbibée de sang.
- Alors...
Voilà , il est sectionné
de tous les cÎtés. C'est un putain de tronc humain.
Ouvre la poche, lĂ ,
sur le cÎté. Sur le cÎté du sac de sport,
on a une poche extérieure. Heu... un gel douche.
S'il vous plaĂźt.
Des lunettes de piscine de marque
Flash Optique. Tenez.
- C'est tout, y a rien d'autre.
- Constates terminées.
A mon avis, la tĂȘte et les membres doivent ĂȘtre dans ce bordel.
Tom, Nico, mettez des gants et cherchez lĂ -dedans.
- Je m'occupe de l'IML.
- Gilou, voilĂ le taulier.
- On a une équipe qui ratisse
le quartier. Rien pour l'instant.
- Comment vous allez l'identifier ?
- Si c'est un voyou, on aura son ADN. - Et sinon ?
- Sinon, c'est la merde. - On l'a mutilé avec quoi ?
- On sait pas, mais c'est mal fait.
Le mec s'est acharné.
- Vous voulez voir ?
- Non merci, j'y tiens pas.
Des témoins ? - Aucun. Des mÎmes l'ont trouvé.
L'enquĂȘte de voisinage... - Je dis quoi au proc' ?
- Qu'on est dessus. - Je parle au chef de groupe,
pas Ă vous. Je dis quoi?
- Ce qu'a dit Escoffier, qu'on est au boulot.
- Un crime contre X sans indice, c'est pour la crim'.
Ils feront ça trÚs bien.
- Ăa nous fait pas peur, des affaires compliquĂ©es.
- C'est lĂ qu'on prend notre pied. - Je m'en fous, Escoffier.
Ăa nous bouffera des semaines de travail
et on a déjà d'autres affaires.
- Mais on pourrait l'identifier
rapidement, ce tronc.
- OK, mais si Ă la fin de la semaine, vous avez toujours rien,
ce sera pour la crim', Entendu ?
- 5 sur 5.
- Y a Laure.
- HĂ©.
Qu'est-ce tu fais lĂ ?
- Moi aussi, ça me fait plaisir de te voir.
- Le bébé, comment ça va ?
- Elle est toujours en réa. Personne se prononce.
Faut attendre.
J'en peux plus, je fais que ça.
- Comment tu te sens ?
- Je fais aller.
- Et la petite ?
- Elle s'accroche.
- Et Brémont, comment il a pris la nouvelle ?
- Quand je lui ai dit qu'il était le pÚre, il m'a pourrie.
Il s'était remis avec sa nana. - Oh, merde.
- Commissaire Beckriche.
Vous ĂȘtes pas censĂ©e ĂȘtre en congĂ© maternitĂ© ?
- Si, mais...
- Alors quittez la scĂšne de crime.
- Je peux reprendre... - Vous avez
un certificat ?
- Non, mais je peux... - Je suis désolé,
mais sans certificat de reprise, vous avez rien Ă faire lĂ .
Reculez, s'il vous plaĂźt.
Qui s'occupe du voisinage ? - Nous.
- Alors allez-y.
On perd du temps, lĂ .
VoilĂ le procureur. Au travail, messieurs.
M. le procureur, bonjour.
Voilà , ça s'est passé par ici.
- Vous avez entendu ?
Vous pouvez pas rester. Allez, hop.
- Couler une chape de 50m2 sur un toit, c'est irresponsable.
L'accusé ne pouvait l'ignorer.
- Merci, maĂźtre. MaĂźtre Karlsson,
nous vous écoutons.
MaĂźtre Karlsson ?
- Votre audience est assez chargée, je ne voudrais pas l'allonger
inutilement.
Tout est dans le dossier qui vous a été remis.
Vous le lirez quand vous aurez le temps.
Je vous remercie.
...
- Bonjour. - Bonjour.
- Cabinet Vern, bonjour. Ne quittez pas.
- Ah, ça va ? Ton audience s'est bien passée ?
- T'as raté un truc, j'ai fait une plaidoirie du tonnerre.
- T'as eu mon message ? - Qui disait ?
- Y a des gens que je veux pas voir ici. Rencontre-les ailleurs.
- Qui je dois voir ?
- J'ai appris pour l'AVC du pĂšre Vern.
Pauvre homme.
C'est le contrecoup de m'avoir foutu dehors ?
- Que fais-tu lĂ ?
- Tu réponds pas à mes messages, je dois donc ramper jusqu'à toi.
J'ai quelque chose Ă te proposer.
- Quel genre ?
- Le banc de la défense dans un procÚs pour homicide.
L'affaire Weber, ça te dit quelque chose ?
- Non.
- Le toubib qui a refait les nichons des stars du showbiz.
Tué accidentellement par un pote de son fils qui volait ses montres.
- Qu'attends-tu de moi ?
- On t'a donné un bureau ou je te raconte dans le couloir ?
- Je t'en prie.
- Le juge
ne croit pas Ă l'accident.
Il pense que le fils et son pote
ont prémédité le meurtre. Le fils, c'est Thomas. Maintenant
qu'il va aux assises, la mĂšre flippe. Elle veut un pitbull.
J'ai pensé à toi.
- Pourquoi tu le défends pas ? - J'assiste son complice, Rudy.
Une petite frappe qui deale du shit à la sortie du lycée.
Ils ont la mĂȘme version. C'est un cambriolage qui a mal tournĂ©.
Ăa mĂ©rite pas les assises.
Aide-moi Ă les sortir de lĂ .
- Pourquoi je dirais oui ?
- Car tu regrettes d'avoir voté mon renvoi.
Tu cherches Ă te faire pardonner.
Les intĂ©rĂȘts de mon client passent avant le coup de pute
que tu m'as fait. Tu vas dire oui
parce qu'ici, tu te fais chier. Pire, tu t'éteins.
Le droit des affaires, c'est pas pour toi.
T'es qu'un outil au service de l'argent.
Moi, je te propose l'arĂšne des assises,
l'adrénaline, tout ce qui excite la pénaliste
qui dort en toi.
- Je suis pas chez moi, ici. Je peux rien décider
toute seule.
- Le fils Vern peut pas refuser, c'est une trop grosse affaire.
- Je vais lui en parler.
-Il est pour toi, ce dossier.
Passe pas à cÎté, tu vas t'en mordre les doigts.
- VoilĂ , certificat de reprise.
- Vous voulez reprendre le mĂȘme poste ?
Avec un bébé, vous pouvez éviter le terrain.
- Rester dans un bureau, c'est pas mon truc.
- Avec votre bébé...
- Je l'aurai peut-ĂȘtre jamais. Quitter mon groupe ne changera rien.
- D'accord, mais n'espérez aucun traitement de faveur.
- J'en attends pas.
- Je veux connaĂźtre toutes vos actions.
Je relis tous les PV. Si c'est mal rédigé, vous recommencez.
Je veux des procédures carrées.
La police se doit d'ĂȘtre exemplaire et ça commence par un bon PV, OK ?
- C'est clair.
- A propos du corps démembré,
je ne suis pas favorable Ă ce qu'on garde l'affaire.
- Vous savez... - DerniĂšre chose.
Le Cne Fromentin vous a remplacé
et a dirigé votre groupe avec rigueur.
J'en attends autant de vous.
- En 15 ans, j'ai fait mes preuves.
- L'important,
c'est que je le pense aussi.
Ce sera tout. Merci.
- Les opticiens des arrondissements limitrophes, 18, 19, 20.
Voyez ce que ça donne.
- Y en a 35. - Appelez-les, ça prendra pas 3h.
- On fait les magasins de sport ?
- Ouais, pour savoir... - Ăa sent le fennec, ici.
Vous en ĂȘtes oĂč ?
Les lunettes de piscine sont des lunettes correctrices.
On cherche l'opticien qui a monté les verres.
- Et l'ADN ?
- On attend les résultats. L'autopsie nous en dira plus.
D'ailleurs, le légiste nous attend. Gilou, on bouge ?
- Attends, je viens de reprendre, c'est Ă moi d'y aller.
- T'es pas obligée.
- Non, j'ai besoin de raccrocher les wagons.
L'autopsie, c'est l'occasion.
- Te mets pas la pression. Repose-toi sur nous, tranquille.
- J'ai pas besoin de me reposer. Je flippe quand je me repose.
Mon retour fait chier, visiblement, mais je pique la place de personne.
Je reprends juste
la mienne. - C'est pas ça.
Tu devais t'arrĂȘter 6 mois et tu reviens
au bout de 4 semaines. T'as un bébé.
T'es maman, tu comprends ?
Il rit.
- Non.
- Non ? - Ben vas-y, explique-moi.
- Tu veux pas qu'elle aille
Ă l'autopsie ?
Viens.
Attends-moi dans la voiture, on y va ensemble.
- Pas avec lui, hein ? - Non.
- Donc Laure arrive
et tu te mets Ă plat ventre ?
Elle est pas en état de reprendre.
- Ăa nous regarde pas.
Et arrĂȘte de dire que je me mets Ă plat ventre !
Ăa me fait bizarre Ă moi aussi.
L'important, c'est qu'on garde cette putain d'affaire, OK ?
Va demander l'ouverture d'une information judiciaire.
Roban est de permanence.
S'il est désigné, on a l'affaire.
Beckriche n'y pourra rien.
-Il va nous chier dans les bottes. Faudra assumer, derriĂšre.
- C'est ça ou dire non à une affaire qui nous fout la gaule.
- Pourquoi il veut pas de l'enquĂȘte, le taulier ?
-Il a peur de pas assurer.
Que ça laisse des traces sur son CV.
- Des traces ? Hum...
- Beckriche est juste de passage chez nous.
DÚs que le remplaçant arrive, il retourne direct à la financiÚre.
Il veut pas laisser une affaire
non résolue derriÚre lui. -Il croit
qu'on est trop cons ? -Il connaĂźt pas le boulot de PJ.
Se retrouver face à un mec découpé, ça lui fait tout drÎle.
Téléphone
- Cindy ?
Il acquiesce.
Téléphone
Vous ĂȘtes encore ensemble ?
Décroche,
ça me dérange pas. - Non, non.
...
- Les chairs se décomposent plus vite
quand un corps est enfermé. Les mouches en ont bien profité.
Il doit ĂȘtre mort
depuis une bonne semaine.
- Le démembrement est post-mortem ? - Absolument.
Et réalisé par un dépeceur novice.
Regardez les entailles.
Il s'y est repris
plusieurs fois, il a dérapé. Un connaisseur
aurait tranché sur les cartilages.
Il devait avoir une petite scie ou un couteau Ă dents.
Bref, c'est pas un pro.
- Faut avoir la rage pour mutiler un type avec autant d'acharnement.
- C'est juste. C'est du sale boulot,
mais il a été fait jusqu'au bout.
- Ăa peut ĂȘtre quoi ?
Un crime passionnel ? Tout est possible.
Une femme aurait pu faire ça. Une femme ou un amant éconduit.
On démembre souvent les victimes
pour les transporter
ou les dissimuler.
Et pour qu'on identifie pas le corps.
- Ăa peut ĂȘtre un pervers sexuel ? - Peut-ĂȘtre...
Mais si c'était le cas,
le tueur aurait visé en priorité les parties génitales.
Or, de ce cÎté-là , aucune trace de violence quelconque.
MĂȘme avec ce qui reste, on voit que votre homme Ă©tait sportif.
Sportif et jeune.
25-30 ans, pas plus.
- Et pour la cause de la mort ?
- Sans la tĂȘte, ça va ĂȘtre dur. S'il a pris une balle ou un coup...
On a rien trouvé sur le corps. L'examen des poumons nous dira
si c'est une mort pas Suffocation.
- Ăa fait bizarre, quand mĂȘme.
Un cadavre, on le garde en mémoire, on a un truc pour bosser.
On a rien, lĂ . On a un bout de barbaque.
- Si l'ADN ne parle pas, Beckriche va nous retirer l'affaire.
- Tintin a demandé l'ouverture d'une information judiciaire.
- A quel juge ? - Roban.
-Il est allé voir Roban ? - Pour gagner du temps.
- Mais c'était à moi d'y aller.
Je l'ai pas revu depuis la perquise du garage de Djibril.
Il va croire que je me défausse sur Tintin.
- Tiens, j'ai un truc Ă faire On se rejoint au service.
- On aimerait commencer l'enquĂȘte
de voisinage rapidement.
Elle nous plaßt, cette affaire. Un tronc, ça change de l'ordinaire.
Si vous l'instruisez, on sera comblés.
- Dites-moi, vous remplacez Berthaud ?
- Oui, tant qu'elle était avec son bébé. Elle vient de reprendre.
Vous la connaissez, un corps mutilé, elle a pas pu résister.
- Ecoutez, capitaine, je regrette.
Je suis surchargé de dossiers. Je pourrai pas
m'occuper de votre tronc.
- Vous n'ĂȘtes pas
de permanence ? - Si, mais je ne suis pas le seul.
Voyez avec mes collĂšgues
du parquet, c'est préférable. - D'accord.
Je pensais
que vous aimeriez travailler avec nous.
- Vous savez,
j'accorde peu d'importance au service avec lequel
je travaille. Ce qui compte,
c'est de bosser avec des officiers qui me prennent pas pour un con.
- Vous faites allusion
Ă un problĂšme en particulier ?
- Je m'emploie à en éviter de nouveaux.
- Vous voulez un coup de main ?
- Non, non, tout va bien.
- Je m'en occupe.
- Je sais plus ce que je voulais prendre.
On avait pas terminé ? - Heu... si, si.
Au revoir, M. le juge.
- Je comprends pas ce qui m'a pris, j'ai forcé comme une brute.
- Je me glisse, hein ? Merci.
- Gilou ?
C'est au 3e, tu montes ?
- J'arrive.
- Viens, tu vas voir, c'est trop génial.
- Bonjour, monsieur. - Bonjour.
- Regarde. LĂ , t'as la cuisine.
Toute Ă©quipĂ©e. Y a mĂȘme un lave-linge.
LĂ , t'as... je sais pas, un petit bureau.
- C'est combien ? -1300 avec les charges.
- C'est cher, non ? - C'est les prix.
Sinon t'as que des trous Ă rats.
- La douche.
Y a aussi les frais d'agence, la caution...
- Avec ton salaire, ça va le faire. Regarde.
Regarde. Notre chambre, sur cour.
Hyper calme.
- Je suis flic, chaton, pas dealer.
- Je trouverai un job en plus de ma formation.
J'ai trop envie qu'on le prenne. S'il te plaĂźt...
Je nous vois trop vivre ici.
- En fait, ça fait le tour ? - Exactement.
- Le chauffage ? - Individuel au gaz.
- Ăa, c'est bien.
- Désolé, mais j'ai une autre visite.
VoilĂ la liste des piĂšces Ă produire.
- Je vais regarder.
Je suis lieutenant de police. - C'est le propriétaire qui décide.
- Y a pas de grabuge et on paye toujours le loyer.
- Vous le noterez sur le dossier.
- OK. Je peux revoir la cuisine ? - Je vous en prie.
- Bonsoir. - Bonsoir.
Je peux te déranger une seconde ? - Oui, je t'en prie.
C'est tellement rare.
- On me propose une affaire au pénal.
Défendre Thomas Weber,
le fils du chirurgien esthétique.
J'ai envie de dire oui.
- Quand tu dis "on", c'est qui ? Edelman ?
- Peu importe. L'affaire me plaĂźt, j'ai envie de la prendre.
- Peu importe ? En plus, le cabinet ne fait pas de pénal.
- Ton pĂšre m'a fait rentrer
pour faire du pénal, pas du droit des affaires.
- Mon pĂšre est incapable de se souvenir
de mon prénom. J'ai pas repris le cabinet
en catastrophe pour diversifier l'activité.
- Une affaire, j'appelle pas ça diversifier.
- Nos clients sont des banques, pas des dealers ou des braqueurs.
- Thomas Weber n'est ni un dealer ni un braqueur.
L'affaire va ĂȘtre trĂšs mĂ©diatisĂ©e.
On a tout Ă y gagner. - Ou tout Ă y perdre.
Si tu gagnes, on sera assaillis de dossiers merdiques
avec des instructions qui traĂźnent.
On finira avec des clients insolvables.
- J'arriverai pas Ă te convaincre.
Dans ce cas, tant pis,
je démissionne.
- Pour... pour un dossier ?
- Un dossier qui me donne envie.
- T'es pas bien, ici ? Il te manque quoi ? T'as tout.
- Qu'est-ce que tu en sais ?
- Tu vas pas partir sur un coup de tĂȘte ?
- Lieutenant Escoffier, PJ, j'ai une question Ă vous poser.
- OK, et ben tant pis. Merci.
- Je patiente. - TrĂšs bien, merci.
- Tintin.
- Bonjour, Lt Escoffier. Auriez-vous monté des verres
de correction sur des lunettes de piscine
de marque Flash Optique.
Vous faites pas cette marque ? D'accord. OK, merci.
Merci, au revoir.
Sur le 19e, j'ai rien.
Ăa raconte quoi, toi ?
Ăa va?
Ăa va?
- Christine demande le divorce.
- Elle s'est tirée à 400 bornes, tu t'attendais à quoi ?
- Je sais pas, que je lui manque et qu'elle se fasse chier.
- Elle s'emmerdait déjà avant de se tirer.
- Merci.
Tu sais trouver les mots, toi.
- L'ADN du tronc vient de tomber.
Mauvaise nouvelle, ADN inconnu.
- Ăa nous aurait aidĂ©s qu'il soit rĂ©pertoriĂ©.
- T'as vu Roban ?
Que pense-t-il de l'affaire ?
- Ben, il... il veut pas la prendre.
-Il a dit pourquoi ?
- Non, il avait l'air bizarre. Y a quelque chose
qu'il a pas digéré.
- J'étais sûre qu'il le prendrait mal.
- Ăa aurait Ă©tĂ© mieux si c'Ă©tait toi, c'est ça ?
Téléphone
- Oui, Lt Escoffier.
Attends, attends, attends.
Oui, Ćil gauche, -1,15.
Oeil droit, -1,5, exact.
C'est quoi, la marque des lunettes ?
Flash Optique.
La prescription est Ă quel nom ? Ăa s'Ă©crit comment ?
OK, heu...
Ouais, ouais, d'accord.
Parfait. Vous avez une adresse aussi ?
Merci beaucoup de m'avoir appelé. Merci.
C'est un opticien de la rue de Charonne.
Je l'ai appelé ce matin. Il a bien monté ces verres. La prescription
est au nom de Cédric Devincq, né en 88.
- Ăa lui fait 28 ans. Ăa peut correspondre Ă l'Ăąge du tronc.
- Y a l'adresse. C'est dans le 20e, rue des MaraĂźchers.
- On y va. Tom, viens avec nous.
...
- Ah, la vache... Et de 5.
Sonnette
- Bonjour, mademoiselle.
- C'est lĂ . - On cherche l'appartement
de M. Devincq. - C'est lĂ .
- On va avoir besoin de 2 témoins pour entrer. Vous restez là ?
-Il en est oĂč, le serrurier ? -2mn.
- On viendra vous chercher. Merci.
- Faites gaffe oĂč vous mettez les pieds.
Il peut y avoir des restes humains.
- Clair dans la chambre.
- OK, ici. - OK pour moi.
- Balcon, clair.
- Je fais la cuisine.
- Ăa donne quoi ?
- A priori, il a pas été tué ici.
...
-Il s'emmerdait pas, lui.
Toujours entouré de gonzesses.
- Ouais.
Faut qu'on identifie ces nanas.
- Des feuilles de paie. Tu sais oĂč il bossait ?
Abattoirs Halal,
Marne-la-Vallée. Abattoirs,
parfait pour démembrer un corps, non ?
- C'est bon, ça. - On y va.
Tom, je te laisse finir de checker l'appart.
- OK.
- Appelle si t'as du nouveau. - Ăa roule.
- Gilou...
Surveille que personne n'entre, j'ai un petit souci.
...
Elle soupire.
On frappe.
- Mme Bodin est arrivée. - TrÚs bien, faites-la entrer.
- Bonjour, madame. - Monsieur.
- Je vous en prie, asseyez-vous. - Merci.
Bonjour, M. le juge. - Bonjour. Installez-vous.
Je suis chargĂ© d'enquĂȘter
sur la mort de votre fils Nicolas,
né le 9 août 1993 à Rouen.
Quand un individu est retrouvé sans vie dans son appartement,
il est d'usage
que le parquet demande une recherche
des causes de la mort. Le légiste n'a pas pu expliquer le décÚs,
on a donc ouvert une information judiciaire pour homicide.
- C'est les traces sur ses poignets ? - Non, c'est pour faire
des analyses complémentaires. Pour établir si la mort
est d'origine naturelle. - Les traces aux poignets,
c'est pas naturel. - Mais le serrage des poignets
n'entraĂźne pas la mort. - Et le coup de fil anonyme,
c'est pas bizarre, ça ?
- Le coup de fil anonyme ?
- Madame parle de l'appel passé aux pompiers ce soir-là .
Cote 23-08.
- Oui, bien sûr.
Quelqu'un a appelé le 18 pour signaler qu'un jeune homme
ne respirait plus. - Pourquoi ne pas laisser son nom ?
Quand on a rien Ă se reprocher,
on laisse son nom. - Oui,
d'oĂč l'enquĂȘte. Heu... votre fils partageait
un appartement rue Vieille du Temple avec Steven Lefranc,
étudiant, comme lui, à Sciences Po.
Qui payait le loyer ?
2000 euros par mois, c'est une somme quand on est étudiant.
- Nicolas s'est toujours débrouillé.
Il faisait des petits boulots. Moi, je faisais ses courses,
un peu son repassage.
J'ai fait les rideaux... Elle sanglote.
...
C'est mon fils unique. C'est dur.
...
- Madame. - Merci.
- Quel genre de petits boulots
il faisait derniĂšrement ?
- Je sais pas. Il Ă©tait toujours prĂȘt Ă essayer une nouveautĂ©.
Choc
Il gémit.
- Vous ĂȘtes Ă©prouvĂ©e, c'est naturel.
On va s'arrĂȘter lĂ .
- Non, ça va aller.
Posez-moi vos questions.
- On se verra aprĂšs l'anapath.
- L'anapath ?
- L'examen des organes. On les retire un par un et on cherche
les substances
qui auraient pu causer la mort.
- Ses organes, on va lui les retirer un par un ?
- Je vous raccompagne.
Il gémit.
Nicolas... Didier, vous voulez bien
vous occuper de madame ?
- Vous me faites penser au médecin de mon pauvre mari.
10mn de consultation pour lui annoncer
qu'il lui restait 6 mois Ă vivre et 120 euros.
- Ici, c'est gratuit.
- Manquerait plus que ça.
- Au revoir, madame.
Je sais que ça me regarde pas, mais vous voulez pas
voir un médecin ?
Sonnette
- Ouais, Christine, c'est moi. On se rappelle.
Dis Ă Ruben qu'il me rappelle.
- Ăa rĂ©pond pas ?
*-Oui, j'écoute. - Bonjour, police.
On voudrait voir un responsable.
*-Ăa dĂ©pend, c'est pour quoi ? - Non, ça dĂ©pend pas.
C'est la police et on veut voir un responsable. Ouvrez cette grille.
Elle est dingue ou quoi? Oh !
- Monsieur, ouvrez-nous. Police.
- Putain, c'est pas possible, ça.
Oh, viens voir lĂ !
Viens lĂ , toi.
Police !
BĂȘlements
- Pourquoi il s'enfuit ?
Il a un truc Ă se reprocher ? Tintin, trouve le patron.
- Oh, oh, oh!
- Poussez-vous.
...
-Il est oĂč, le mec avec la barbe qui courait ?
Il vient de passer, il est oĂč ?
Prends Ă droite, je prends Ă gauche.
Il est oĂč, le barbu qui courait? Police.
- A droite. - Essaie pas de m'embrouiller.
- Oh...
- Pourquoi tu courais, toi ?
Laure, il vient sur toi.
- Je suis lĂ , je suis lĂ .
Tu vas oĂč, toi ?
Viens ici, connard. Viens.
- S'il vous plaĂźt, s'il vous plaĂźt...
- Pourquoi tu te barres ? - Je me calme.
Me faites pas de mal.
J'ai une famille. - On veut juste t'interroger.
Ton nom ?
- Aziz Muttalib. - Pourquoi tu fuis ?
OĂč est le patron ?
- C'est moi, le patron. Je vais tout vous dire.
- Vous faites quoi ? - C'est bon.
Va voir tes biquettes, toi.
- Ils m'ont pas laissé le choix. - Tu vas nous raconter ça.
- Leurs rÚgles sont trop compliquées.
Alors, oui, j'ai fait les certificats.
- De quels certificats tu parles ? - Les certificats halal.
Un organisme indépendant doit les signer.
Mais ils font payer 19 centimes le kilo.
J'ai refusé, ils m'ont dénoncé.
Mais ma viande est halal.
- De quoi on parle, lĂ ? - Tu te tires pour des faux
certificats ?
- Vous ĂȘtes pas venus pour ça ?
- Cédric Devincq, tu connais ?
- Oui... - Cédric Devincq.
-Il travaille Ă la compta.
Enfin, plus maintenant. - Pourquoi plus maintenant ?
-Il a eu un accident
de scooter. Fracture du tibia, il est Ă l'hĂŽpital.
-Il est Ă l'hĂŽpital ? - Oui.
- Le tronc, c'est pas celui de Devincq ?
- Vous ĂȘtes renvoyĂ©
devant les assises pour avoir commandité
le meurtre de votre pĂšre. Vous et votre complice affirmez
depuis 2 ans qu'il s'agit
d'un accident, un cambriolage qui aurait mal tourné.
Vous maintenez cette version ?
Bon...
Pourquoi avoir voulu cambrioler l'appartement de votre pĂšre ?
- C'est marqué dans le dossier.
- Je vous déconseille ce genre de réponse aux assises.
Je résume.
Octobre 2014,
vous ĂȘtes virĂ© du lycĂ©e car vous sĂ©chez les cours.
Votre pĂšre est fou de rage.
Pour vous punir, il vous supprime
argent de poche, sorties et vacances au ski.
Vous décidez de vous venger.
Vous mettez votre ami Rudy Lamanac sur le coup
en lui promettant 3 000 euros pour le cambriolage.
L'idée étant de voler ses montres de luxe et de les revendre.
Rudy passe par la fenĂȘtre de la salle de bains.
Y a encore l'échafaudage du ravalement.
Il va dans la chambre.
Il prend les montres. En partant,
votre pĂšre arrive.
"C'était pas prévu, il devait dßner dehors."
Votre pĂšre frappe Rudy
avec un tisonnier. Rudy se défend et tue votre pÚre.
Toujours d'accord ? Quand Rudy vous a appelé,
pour vous dire ce qui s'était passé,
pourquoi ne pas avoir appelé les secours ?
- Ils auraient rien pu faire. Rudy m'a dit qu'il était mort.
- Rudy aurait pu se tromper.
- J'ai pas réfléchi, je l'ai cru.
- Qu'avez-vous Ă l'Ćil ?
Vous vous ĂȘtes fait tabasser ?
- Je suis tombé dans la douche.
- Les montres que Rudy a volées,
vous en avez fait quoi ?
- Je les ai jetées.
- Des montres Ă 10 000 euros ?
- J'ai eu peur qu'on remonte jusqu'Ă nous.
- Et le marteau ?
- Quoi, le marteau ?
- La police a trouvé chez votre mÚre
un ticket de caisse correspondant Ă l'achat d'un marteau
3 jours avant les faits.
Votre pĂšre vous aurait demandĂ© de l'acheter. Mais il est oĂč ?
- J'en sais rien.
- Ăa suffit pas.
- Mon pÚre a pas été tué avec.
- Pourgagnen il faut parer les coups.
Les montres que vous avez jetées
et le marteau disparu, c'est des uppercuts.
Si on est pas crédible, on va au tapis.
- Je voulais juste lui donner une bonne leçon, c'est tout.
On s'entendait pas super, mais c'était mon pÚre.
- Bonjour, la chambre de Cédric Devincq.
Il a été admis vendredi. -Il vient de sortir.
- Quand ? - A l'instant.
- C'est lui, avec les béquilles.
- LĂ ? - Oui.
- Merci.
Cédric Devincq ? - Oui.
- Bonjour. Commandant Berthaud, 2e DPJ.
A compter d'aujourd'hui 18h20, vous ĂȘtes placĂ© en garde Ă vue.
- Quoi ? - Vous avez un avocat ?
- Vous m'accusez de quoi ?
Doucement. Vous m'accusez de quoi ?
- On va vous expliquer.
- On va te changer de service.
- Vous m'emmenez oĂč ? J'ai fait quoi ?
Attention la jambe. -Il sait conduire.
- Vous connaissez ces lunettes ?
- C'est mes lunettes de piscine. Elles Ă©taient oĂč ?
- Ce sac de sport est Ă toi ?
- Le sac, non.
- Pourquoi vos lunettes étaient dans ce sac, alors ?
- Je sais pas. Je les avais oubliées à la piscine.
- Quand ? - La semaine derniĂšre.
- Quelle piscine ? - Nakache, dans le 20e.
Je fais 50 longueurs
tous les matins. - Qui les a récupérées ?
- Faut voir avec les employĂ©s. Peut-ĂȘtre le type
qui s'entraĂźne en mĂȘme temps. - Son nom ?
- Je sais pas, moi.
- Ăa doit ĂȘtre un abonnĂ©. Tintin,
tu les appelles ? - OK.
-Il ressemble Ă quoi, physiquement ? - Heu, la vingtaine,
sportif, les cheveux chĂątains, grand.
- PlutĂŽt normal, plutĂŽt voyou ?!
-Il vous ressemble un peu, mais en plus jeune. En maillot,
c'est pas facile Ă dire.
-Il vous a dit ce qu'il faisait comme boulot?
- On se connaĂźt Ă peine.
- Répondeur. Le mardi, ça ferme à 18h.
C'est mort.
- OK, on ira demain Ă l'ouverture.
- Tu vas oĂč ?
Tintin, checke-le.
Tu vas oĂč ? - A l'hĂŽpital.
- Je t'accompagne ?
- Non, occupez-vous de lui.
Tant qu'on a pas identifié le type, il bouge pas d'ici.
- T'es sûre, ça va ?
- Oui.
Pleurs de bébé
...
...
- J'en ai rien Ă foutre.
C'est mon fric, tu me le dois.
Tu te démerdes, tu m'entends ?
Ne me prends pas pour une conne. Je sais que t'en as mis de cÎté.
Mais arrĂȘte de mentir !
- Ăa va ? - Ouais.
- Tu t'engueulais avec qui ?
- Heu... avec une copine.
C'est rien. Tu veux une biĂšre ?
- Ouais.
Il soupire.
Tu t'engueulais avec qui ?
- Avec Djibril. -Il est sorti de taule ?
- Non,
mais il a un téléphone.
Il me doit 10000 euros pour tous les extras que j'ai faits
dans son bar.
- Touche pas Ă son pognon. - C'est le mien.
Il me le doit. Je veux t'aider pour la caution et les frais.
- Je me fous du pognon de ton ex.
Tu sais pas d'oĂč ça vient, t'y touches pas.
- De toute façon, il veut pas me le donner.
- C'est un garçon sensé finalement. Tchin.
- Vous ĂȘtes bien installĂ© ? Je vous laisse profiter.
- Le peau à peau, c'est le meilleur médicament.
Regarde comme elle est calme.
On dirait un petit chat.
Tu peux nous prendre en photo ? Les filles préparent un album.
- Les fais pas trop rĂȘver.
Elle est loin
d'ĂȘtre tirĂ©e d'affaire.
- Pourquoi tu dis ça ?
Si tu veux qu'elle vive, la seule chose Ă faire, c'est de l'aimer.
HĂ©...
Tes grandes sĆurs parlent beaucoup de toi.
Elles ont hĂąte
que tu sois Ă la maison. Elles sont gagas.
Hein ?
- J'y arrive pas.
- Je crois pas Ă l'histoire de Thomas Weber.
- Pardon ?
-Il ment. - Pourquoi tu dis ça ?
Il a jamais changé de version. Mon client, pareil.
- Un avocat sait quand son client
est coupable.
Pour moi, ils l'ont fait. Ils ont tué Roland Weber.
- Ăa m'a traversĂ© l'esprit,
mais quand on creuse, ça tient pas.
Ils se sont tapé un délire qui a mal tourné, point.
- Mais on a jamais retrouvé le marteau.
- Dans tous les dossiers, y a des trucs
qui s'expliquent pas.
Le légiste a dit que l'arme du crime était un tisonnier, pas un marteau.
On s'en tient
à ma ligne de défense. - Si on la suit,
on va dans le mur. Faut la revoir. - Tu plaisantes ?
Tu fais chier pour une histoire de marteau qu'on a pas retrouvé.
Tu peux encore dire non, tu sais.
Mais si tu restes, t'es avec moi.
- OK, mais je demande le huis clos. Pas de presse ni de public.
Thomas est un garçon fragile. Ăa lui mettra moins de pression.
Tu pourras pas faire ton show en public. Tu vas survivre ?
- Je me rattraperai plus tard.
...
- Je vais vous mettre la poire dans la main. On vous entend pas,
alors si vous avez besoin, vous appuyez.
- D'accord.
- Je vous mets le casque.
Est-ce que ça va, monsieur ?
Ne bougez pas.
Bips
...
- Ăa va ? - Oui.
...
- Vous avez des vertiges, en ce moment,
ou des pertes de mémoire ?
- Des pertes de mémoire, un peu.
- Y a quelque chose qui me plaĂźt pas, venez voir.
Vous voyez cette zone claire ?
Elle est située dans le lobe occipital.
Soit c'est une lésion, soit c'est une tumeur.
Pour savoir, il faut faire une biopsie.
Vous comprenez ce que je dis ?
- Oui, une biopsie.
- Si c'est une tumeur, il faut vite intervenir.
Prenez rendez-vous, le bureau est Ă gauche en sortant.
VoilĂ la prescription.
Et vos radios, le compte-rendu est à l'intérieur.
Surtout, Ă gauche en sortant.
Au revoir, monsieur.
Ăa va aller ?
- Oh oui...
- Je peux garder ça ? Merci.
"Mercier Laurent."
- Alors ? - Y a un de leurs abonnés
qui est pas venu depuis un moment.
Il correspond Ă la description du nageur faite par Devincq.
-Il a une adresse pas loin. Rue Pouchet.
- Ben, on y va. - Ben oui.
...
- C'est le dernier étage ? - Oui.
- LĂ ? LĂ ? - Juste lĂ .
Sonnette
- Police.
Police, ouvrez.
- Vous avez pas un double ?
- J'ai jamais eu les clés.
- Y a personne.
- J'appelle notre serrurier. - Ăa va prendre du temps.
Ăa donne sur le toit ?
Vous avez les clés ? - Oui.
- Allez, hop.
Je checke en haut, hein.
Merci.
C'est la terrasse de l'appartement, lĂ ?
- Oui, c'est juste lĂ .
LĂ . - D'accord.
...
- T'avais une échelle ?
- Ben oui.
- Fais gaffe, y en a pas, lĂ .
- Je suis pas un grand nageur, mais je sais escalader un balcon.
Ăa va.
- Tu vois quelque chose ?
...
- Oh, putain...
Il halĂšte.
...
On frappe.
- Gilou ? Gilou ?
- Ouais, j'arrive.
- Ăa va ?
- C'est par lĂ . C'est pas beau Ă voir.
- Merci, monsieur, on va faire le nécessaire.
C'est bon, merci.
- C'est par lĂ .
...
Laure ?
- Oh, putain...
- Une photo de remise de diplĂŽme
de l'école de police. - Merde...
C'est un flic.
Sous-titrage ST' 501
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