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Zulu
Précédemment...
Il est arrivé pareil
juste avant l'arrivée d'Odin.
On parle
d'un milliardaire qui espionne illégalement des gens
avant de les faire tuer.
Vous n'avez rien.
Toute la NSA est à la botte d'Odin
ou seulement vous ?
Nous devons planifier un meurtre.
Voilà ce que c'est.
J'ai été attiré sur le pont par un imposteur.
J'ai affronté un cinglé.
J'ai réussi à lui arracher son arme
et je l'ai utilisée pour me défendre.
Vous avez tué Sherlock pour l'empêcher de parler,
de révéler au monde ce que vous êtes.
Le berceau de la Renaissance est à vos pieds, signor Altamont.
J'achète.
À la une aujourd'hui :
la condamnation d'Odin Reichenbach.
L'ancien PDG d'Odker a été reconnu coupable
de douzaines de crimes
engendrés par son rôle dans un complot meurtrier
contre ses propres clients.
Et aujourd'hui,
le juge Omar Cortez a prononcé une sentence de 148 années de prison
pour ces crimes.
Ma prochaine invitée devrait être reconnue
par ceux ayant suivi cette affaire.
Elle et feu son associé
ont rendu public les crimes de Reichenbach il y a trois ans.
Bonjour, Joan.
Bonjour. Merci de me recevoir.
Vous attendiez ceci depuis longtemps.
Trois ans.
Mais le jeu en valait la chandelle.
Odin Reichenbach a enfin ce qu'il mérite.
Il restera en prison à perpétuité,
mais il y a un meurtre pour lequel il n'a pas été inculpé,
celui de votre associé, Sherlock Holmes.
Cela a été frustrant quand le procureur a décidé
d'abandonner ces poursuites, mais c'était stratégique
de leur part, et aujourd'hui, on dirait que ça paie.
Si Sherlock était encore là,
il serait ravi de cette fin.
J'ai adoré en apprendre plus sur lui dans votre livre.
Le Recueil de cas de Sherlock Holmes.
Quel incroyable hommage à votre associé.
Merci.
Il doit vous manquer.
Tous les jours.
Qu'en dites-vous ?
Vous avez assuré,
mais je n'appelle pas pour ça.
Un problème ?
Il est revenu.
Vous plaisantez.
Il est en face de moi.
D'accord, j'arrive.
Où est-il ?
Arthur !
Maman !
Il m'a suppliée
toute la matinée pour venir.
Il adore cet endroit.
Telle mère, tel fils.
Mon chat, tu sais quoi ?
Aide Rose à rassembler nos affaires
et on rentrera manger à la maison ?
Super.
Merci.
Vous avez été parfaite ce matin.
Merci.
Du nouveau pour...
L'affaire Smith ? Vous aviez raison.
C'est bien l'oncle qui lui a envoyé la boîte en ivoire.
En fouillant son bureau, on a trouvé
le poison mis sur ce mécanisme.
A-t-il avoué ?
Il a tout déballé.
Franchement, je m'intéresse plus
à l'affaire Tellavecchio.
Tout va bien ?
Tout va bien.
Au revoir, capitaine Bell.
Arthur, mon pote. On en a déjà parlé.
Je préfère "oncle Marcus".
Au revoir, oncle Marcus.
Rose, viens voir. Maman a trouvé...
Tu sais à quel point tu fais le buzz ?
Environ 100 % de plus que ce que je voudrais ?
Je dis ça comme ça.
Ton éditeur devrait
penser à réimprimer.
Je n'ai pas fait ça pour vendre.
Dis-lui qu'il lui faut un attaché de presse.
C'est vrai.
Ce qu'il me faut, Sean, c'est un assistant sérieux
quand il dit qu'il va se calmer sur les boissons énergisantes.
L'entrepreneur a appelé il y a 20 minutes.
Je dois te donner son estimation
pour les rénovations de la salle multimédia.
Il va me falloir vendre plus de livres.
Je te l'appelle ?
Non, je suis claquée.
Je veux me changer et jouer avec Arthur.
Tu sais quoi ? Rentre chez toi aussi.
Sûre ?
Certaine.
Mince, j'ai failli oublier.
Quelqu'un t'attend en bas, un avocat.
Il est arrivé quelques minutes avant toi.
Demande le nom de son client,
de quoi on l'accuse et je le rappellerai.
En fait, il a été formel.
Il ne veut pas engager de détective.
Il voulait te parler d'une amie commune.
Une certaine Jamie Moriarty ?
"La descente aux enfers est facile,
"mais il n'est pas aussi facile
de revenir sur ses pas et de revoir la lumière des cieux."
Virgile.
Enchantée, Virgile. Je suis Joan Watson.
En fait...
Vous citiez Virgile, je sais.
Il fait sombre ici, mais personne n'avait encore parlé d'enfers.
Mes excuses. Je suis Ronald Adair.
Mon assistant dit que vous êtes un ami de Jamie Moriarty.
Je vous promets que vous n'avez rien à craindre de moi.
Et d'elle ?
Personne n'a rien à craindre d'elle.
Plus maintenant.
Jamie Moriarty est morte.
Pardon ?
Disons que c'était lié à son travail.
Je présenterais bien mes condoléances, mais c'était une personne abjecte.
Elle vous tenait en haute estime.
Je suis là en tant qu'exécuteur testamentaire.
Elle a clairement stipulé que ceci soit livré
à Sherlock Holmes en cas de décès.
Sherlock est mort il y a trois ans.
Je le sais.
Tout comme je sais que vous êtes son unique héritière.
Il voulait que vous ayez tout.
Donc ceci vous revient, non ?
Je n'en veux pas.
Jamie Moriarty était folle.
Ça pourrait être une bombe.
Je ne crois pas.
Rappelez-vous qu'elle avait une certaine disposition
à votre égard et celui de M. Holmes.
Elle n'aurait jamais essayé de vous tuer de son vivant.
Il me semble impensable qu'elle s'y emploie
maintenant qu'elle est morte.
Le petit est prêt pour le dodo.
Je le couche avant de partir ou vous voulez le faire ?
Je le ferai, merci.
Ça va ?
Vous n'avez pas l'air en forme aujourd'hui.
Sûrement parce que je ne suis pas en forme aujourd'hui.
Odin a été condamné, j'ai dû donner cette interview.
Je n'avais plus pensé
autant à Sherlock depuis longtemps.
Et quelqu'un a laissé ça pour lui.
Vous plaisantez.
Vous allez l'ouvrir ?
Ce serait déplacé.
Ça vient de quelqu'un qui tenait à lui.
Pouvez-vous le renvoyer ?
Non, elle est morte aussi.
S'ils tenaient l'un à l'autre,
au moins, les voilà réunis, non ?
J'ai changé d'avis.
Pouvez-vous rester une heure ?
J'ai quelque chose à faire.
Vous jouez encore à ce jeu ?
Ce n'est pas un jeu.
"C'est un exercice", je me rappelle.
J'ai eu votre message.
Qui essaye de vous tuer ?
Et en quoi puis-je vous aider ?
♪ Elementary 7x13 ♪ Their Last Bow Diffusé le 16 août 2019
Synchro par elderman Traduit par benaddicted www.addic7ed.com
Hier, vous avez reçu la visite
d'un homme se prétendant l'avocat de Moriarty.
Il a dit qu'elle était morte...
en me laissant ceci.
Vous êtes allée sur ma tombe
démolir ma pierre tombale.
Je ne devais le faire qu'en cas d'urgence...
Mes instructions précises étaient
seulement si votre vie était en danger.
C'était Moriarty, OK ?
Vous l'aimiez. Je...
Quoi que ce soit, cela vous revient.
Vous avez vu pour Odin ?
Notre plan a fonctionné.
Mon plan. J'avais parlé
d'orchestrer mon meurtre.
En prédisant qu'au cours
de l'enquête qui suivrait,
les autres crimes d'Odin feraient surface, et ç'a été le cas.
Je ne minimise pas votre rôle.
Si vous n'étiez pas arrivée
avant l'IJ pour remplacer
les douilles tirées,
la police aurait pigé
le coup des balles à blanc.
Et soyez remerciée
pour avoir répandu mon sang.
Vous deviez trouver un moyen
de me contacter une fois par mois.
Ça a duré quoi, un an ?
À peu près.
Je m'inquiète pour vous depuis deux ans.
Je vous croyais vraiment mort !
Je vous parle !
Navré de vous avoir inquiétée,
mais je vous assure
que ce silence radio était nécessaire.
J'ai été très occupé après ma mort.
J'ai voyagé. À Florence, puis au Tibet.
J'ai passé pas mal de temps en Norvège.
Vous avez peut-être lu les exploits
d'un Norvégien appelé Sigerson.
Il ne vous est pas venu à l'esprit
que vous receviez des nouvelles d'un ami.
Qu'est-ce que vous racontez ?
Être mort ne m'a pas empêché d'être détective.
Ç'a même été une aubaine.
Depuis trois ans, j'emprunte
diverses identités dans divers pays,
dans le but de frapper
de puissants criminels en douce,
dont notre vieille amie Moriarty.
C'est à cause de vous qu'elle est morte ?
Elle n'est pas morte.
Vous avez été piégée.
- Pardon ? - Après la mort de mon père,
elle a fait exactement ce que nous pressentions
depuis longtemps.
Elle a repris les rênes de son groupe ?
Au fil des ans, sous divers alias,
j'ai saboté ses efforts.
À l'évidence,
elle s'est mise à me croire en vie.
Elle a envoyé un lieutenant ici
pour vous pousser à m'attirer à New York.
Et il a réussi.
C'est naturel que vous soyez rouillée en mon absence.
Êtes-vous sûr qu'elle n'est pas morte ?
À mon insu ?
Je n'en sais rien. Aucune nouvelle de vous depuis deux ans.
Si j'ai raison, un de ses sbires
surveillait cette maison
en attendant mon retour.
Peut-être pouvons-nous
l'empêcher de la contacter.
Je vois que vous avez changé la déco.
La sortie secrète existe encore ?
Quelle sortie secrète ?
Maman, à qui tu parles ?
Une seconde, trésor.
Je ne vous dérange pas, au moins ?
Non, Arthur est à la maternelle.
Quelqu'un a été abattu ici ?
Ça ressemble à une exécution.
Le corps est sur le rivage.
D'après ses papiers
et les cartes de visite dans son portefeuille,
c'est un avocat dénommé Ronald Adair.
Ça va ?
Excusez-moi.
Restez naturelle.
Ne dites pas que vous le connaissez.
Vous croyez toujours Moriarty morte ?
Non.
J'ai remonté la piste d'Adair après son passage chez vous hier.
Un Uber l'a déposé à un bloc.
Si vous essayez de me localiser, arrêtez.
Réglons ça entre nous.
Vous êtes sûr ?
Certain.
On se retrouve à la maison.
Vous avez gardé les abeilles.
J'ai pensé qu'elles plairaient à Arthur.
Et le miel est gratuit.
Il est remarquable, votre fils.
Quand je suis arrivé dans la rue,
sa nounou et lui sont passés devant moi.
C'est une ancienne militaire, non ?
Trois missions en Afghanistan.
Si quelqu'un condamné grâce à moi veut l'utiliser pour m'atteindre...
Elle l'enverra au lit sans dîner.
Quelque chose de ce genre.
Vous êtes toujours blonde.
Vous venez de le voir ?
D'où vient la... ?
Une divergence d'opinions
avec un membre corrompu de la Garde suisse.
Il pensait que le Pape méritait d'être enlevé.
Moi pas.
Pardon pour tout à l'heure, pour mon empressement.
Trois ans de solitude,
j'ai oublié les bonnes manières.
Je vous dois une explication pour avoir rompu
tout contact comme ça.
Je vous l'explique devant un thé ?
Les premiers jours de mon exil
furent difficiles.
J'ai renoncé à mes amis
en quittant New York,
mais aussi à ma carrière.
J'ai voulu me concentrer sur ma santé, ma désintox,
mais ça n'a pas suffi.
J'avais besoin d'un exutoire.
De travailler. Je l'ai fait.
Vous avez emprunté de nouvelles identités.
Altamont à Florence.
Sigerson en Norvège.
À chaque nouvelle ville, un nouveau nom
et une nouvelle profession.
Une nouvelle profession ?
Détective consultant n'était pas envisageable.
Trop de risques
d'être reconnu par un ancien allié,
ou pire, un ancien ennemi, alors...
Je me suis forgé des alias
me permettant d'approcher des criminels
sans éveiller les soupçons.
En France, je me suis fait passer
pour un chercheur bossant dans le coaltar.
En quelques mois,
j'ai pu démontrer au gouvernement français,
anonymement, bien sûr,
que le géant de l'énergie Puissance Générale
était lié à des mines illégales au Maroc
et à la mort de douzaines de mineurs.
C'était vous ?
C'était l'une de mes aventures.
Elles se sont accompagnées d'ennemis puissants.
Des entreprises et organisations criminelles
qui ne reculaient devant rien pour me trouver.
Communiquer avec vous devenait
encore plus dangereux.
En cas de pépin,
je refusais
qu'on vous croie impliquée.
Vous auriez pu me le dire dans le dernier message il y a deux ans.
Je ne pouvais pas prendre le risque que vous m'aidiez.
Pas après votre dernier message.
Je vous ai parlé de lui.
De son adoption approuvée.
Ça a tout changé pour nous deux.
S'il lui était arrivé quelque chose à cause de moi...
J'avoue n'avoir compris à quel point
mon silence vous avait affectée
qu'à la sortie de votre livre.
Je vous rendais hommage.
Vous vous vengiez.
Vous saviez que je détesterais qu'on en sache autant sur moi.
D'accord, je me vengeais.
Vous semblez en forme.
Heureux.
J'en ai la prétention.
Le travail que j'ai effectué
a été l'un des plus gratifiants de ma carrière.
Un seul coup d'œil à votre frigo
et je vois que vous êtes également heureuse.
Ma mort il y a trois ans est née du désespoir.
Mais, au final...
c'est peut-être la meilleure chose qui nous soit arrivée.
Si elle vous sait en vie, sommes-nous en danger ?
Elle n'a jamais voulu notre mort,
mais nous avons changé en trois ans.
Elle aussi, peut-être.
Ronald Adair était
notre seule chance de prédire sa prochaine action, non ?
Sinon, pourquoi l'aurait-elle fait tuer ?
Son nom ne m'est pas inconnu.
Il est de sa garde rapprochée.
Mais une fouille approfondie s'impose.
Nous devrions aller fouiner chez lui.
Inutile. Appelons Marcus.
Il me croit mort.
À ce propos...
Incroyable, vous lui avez tout balancé.
Il vous croyait vraiment mort.
Il le prenait mal. Tout comme le capitaine.
Au bout de quelques semaines, je n'en pouvais plus de mentir.
Vous l'avez aussi dit au capitaine ?
Ils auraient pu nous dénoncer.
Reichenbach aurait pu s'en tirer.
Étaient-ils contents de nos actions ? Non.
Mais Odin avait menacé leurs familles.
Ils savaient qu'il devait disparaître.
Ravi de vous revoir, Marcus.
Je fais ça pour vous.
Pas pour lui.
Avez-vous aussi frappé Watson quand elle vous l'a dit ?
Le capitaine Gregson et moi
étions bien énervés quand elle nous l'a expliqué,
mais elle avait le mérite d'être là.
Elle a reconnu ce que vous nous aviez fait subir.
Je suis content de vous voir épanoui.
Vous voilà capitaine, ainsi que mari et père.
Quand Gregson a-t-il pris sa retraite ?
Il y a environ un an.
Il voulait passer autant de temps que possible avec Paige
avant la fin.
- Elle est décédée ? - Oui, et pour votre gouverne,
elle est vraiment morte,
pas partie combattre le crime en Europe.
Je ne savais pas.
C'est drôle
ce qui vous échappe
quand vous vous faites passer pour mort auprès de vos amis.
J'ai trouvé quelque chose.
Venir me voir n'a pas été
la seule activité intéressante d'Adair hier.
D'après ceci,
il a reçu un virement de 200 000 $
d'un compte de Dubaï.
Une heure plus tard, il a viré
la même somme à un certain Hernán Zielenko.
Comme s'il servait d'intermédiaire.
Peut-être sur ordre de Moriarty.
Je connais la banque.
Réputée pour sa discrétion.
Leur soutirer la source de l'argent prendra des jours.
Alors commençons par le destinataire.
Ron Adair est mort ?
Je lui ai parlé hier.
C'est pour ça que nous venons.
Vous me croyez mêlé à ça ?
Nous nous intéressons aux 200 000 $
qu'Adair vous a envoyés d'un compte à Dubaï.
Nous avons fait nos devoirs avant de venir, M. Zielenko.
À notre connaissance, vous êtes réglo,
mais certains noms de vos employés nous ont alertés.
Le genre de noms associés à des emplois fictifs
sur les chantiers... d'amis.
Il soupçonne vos potes
d'être de mèche avec la mafia.
Vos amis ont dit qu'ils étaient de la police,
mais je n'ai pas saisi votre nom.
Gareth Lestrade. Détaché par Scotland Yard.
Nous voulons en savoir plus sur le virement.
Étiez-vous un intermédiaire
pendant qu'un de vos amis faisait affaire
avec la personne qui nous intéresse ?
Je le jure devant Dieu,
Adair m'a juste remboursé une dette de jeu.
On joue au poker dans le même club.
Il y a deux semaines, on s'est laissés prendre au jeu.
Ça a duré des heures.
Adair ne savait pas s'arrêter. Il perdait sans cesse.
En fin de soirée, il me devait 200 briques.
Et voilà la main
qui l'a enfin emporté.
Pouvez-vous nous dire où est ce club,
pour confirmation ?
Ça, je ne peux pas.
Mes amis...
dont vous avez parlé, c'est leur opération.
Je ne serai pas celui qui y enverra les flics.
Si vous voulez m'arrêter, allez-y.
J'appelle mon avocat.
Marcus continue d'enquêter sur Adair.
S'il était aussi flambeur que le dit Zielenko,
ses proches le sauront.
Entre-temps, je pensais
mettre la pression à la banque de Dubaï.
Essayez donc,
moi je ne lâche pas encore Zielenko.
Il en sait plus qu'il ne le dit.
Ce n'est pas faux, mais comment comptez-vous le prouver ?
Avec ceci.
Rose va rentrer avec Arthur.
Ce ne sera pas long.
Je peux vous aider ?
Dans le bureau de Zielenko,
j'ai remarqué ces cartes en plastique.
Une astuce de joueurs. Elles durent plus longtemps.
C'est vrai, mais ça m'a ouvert une piste.
Acétone ?
Pour quoi faire ?
Faire fondre les cartes.
En quoi ça va nous aider
à déjouer les plans de Moriarty ?
Ça ne nous y aidera pas. Je ne la soupçonne plus.
Quoi ?
Quelqu'un d'autre m'a débusqué
et a fait prétendre à Adair qu'il venait de la part de Moriarty.
Regardez cette carte.
Une puce RFID.
Tout comme on peut les utiliser
dans un badge pour identifier les employés,
elles peuvent servir dans les cartes
pour les identifier.
Zielenko s'en servait pour tricher.
D'où sa victoire contre Adair.
C'était un coup monté.
Quelqu'un, une tierce personne,
voulait qu'Adair ait une dette envers Zielenko.
Pourquoi ? Pour régler sa dette pour lui.
Il ne lui restait plus qu'à...
Venir ici l'autre soir m'annoncer la mort de Moriarty.
C'est pour ça que vous ne la soupçonnez plus.
Si elle avait voulu qu'Adair me mente, elle le lui aurait ordonné.
L'utilisation de ces cartes demande une table spéciale,
avec un détecteur à chaque place.
Le club devait être de mèche.
Zielenko a quasiment avoué qu'il était tenu par la mafia.
Les Delluci.
Nos chemins ne se sont jamais croisés.
Nous n'avons aucun contentieux.
Difficile d'imaginer qu'ils me recherchent.
Et donc ?
C'était quelqu'un capable
d'infiltrer un club mafieux
pour y planquer le matériel sans se faire gauler.
Que faites-vous ?
Ces cartes ont un dessin bien particulier.
Un de mes alias a un contact à New York qui pourrait
nous aider à identifier le club dont elles viennent.
Et l'affaire Tellavecchio ?
L'affaire Tellavecchio.
J'ai entendu Marcus vous en parler devant l'entrepôt.
Ça avait l'air sérieux.
Tant que je suis là, je pourrais...
C'est réglé. Merci.
Il y a un autre moyen d'identifier
les gens que nous cherchons.
Mais vous devrez agir seule.
Qu'est-ce ?
Si Moriarty n'a pas envoyé Adair ici,
la personne qui l'a fait connait bien son groupe.
Et alors ?
Peut-être que c'est réciproque.
Ellory ?
Votre message m'a surprise.
Le café où vous avez connu Sherlock il y a quatre ans
a dit que vous n'y travailliez plus depuis longtemps.
Ils ignoraient comment vous contacter.
La première partie est vraie.
Vous avez gravi les échelons dans l'organisation de Moriarty ?
Je suis venue voir la pièce.
Enfin, surveiller quelqu'un
venu voir la pièce.
Que vouliez-vous me demander ?
Un avocat du nom de Ronald Adair est venu me voir hier.
Il m'a dit que Moriarty était morte.
Mais je n'y crois pas.
Quelqu'un l'a forcé à le dire.
Alors voici ma question :
qui voudrait me faire croire à la mort de Moriarty ?
C'est drôle.
Vous voulez des infos, mais pour l'instant,
c'est vous qui m'en fournissez.
L'une de mes tâches consiste
à suivre les faits et gestes de nos troupes à New York.
Quand j'ai vu qu'Adair était allé chez vous hier,
je l'ai contacté.
Pour lui demander pourquoi.
Il a dit que je me trompais.
Qu'il n'avait pas approché votre domicile.
C'est vous qui l'avez tué.
Merci de m'avoir confirmé qu'il avait retourné sa veste.
Laissez-moi vous poser une question.
Pourquoi supposez-vous
que quelqu'un veut vous faire croire que ma patronne est morte ?
Aucune idée.
Peut-être, je dis bien peut-être,
qu'ils croient votre associé vivant.
Et que vous alliez le prévenir.
N'importe quoi.
Joan, c'est bon.
On le sait en vie depuis des mois.
Il a travaillé pour le Vatican l'an dernier.
Il a fini avec une cicatrice ici.
Ça nous est revenu.
Admettons que Sherlock soit vivant.
Si Moriarty le savait...
Pourquoi l'a-t-elle laissé interférer avec ses opérations ?
Parce qu'il faisait encore plus de mal à ses ennemis.
Tout bénef pour elle.
Et... vous savez ce qu'elle ressent pour lui.
Ç'a été un plaisir de vous rencontrer enfin.
Si vous trouvez le commanditaire d'Adair, vous me le direz ?
Nous adorerions lui parler.
En tout cas, ma patronne, votre associé...
la partie continue.
On se reverra.
Vous aviez à moitié raison.
C'est à moitié improbable.
Moriarty est en vie,
mais n'a pas envoyé Adair.
Où me suis-je trompé ?
Les commanditaires d'Adair ne l'ont pas tué.
Les sbires de Moriarty l'ont tué parce qu'elle ne l'avait pas envoyé.
Et invoquer son nom en vain est un péché capital.
Quant à son commanditaire,
ils sont aussi avancés que nous.
Avec un peu de chance, nous trouverons.
Mon contact m'a aidé à trouver le club
où Zielenko a plumé Adair.
Est-ce un sous-marin ? Je vous reçois vraiment mal.
Je ne suis pas sous l'eau, je suis sous terre.
J'ai trouvé le matériel utilisé pour arnaquer Adair.
Si nous remontons la piste...
Vous.
Moi.
Je dois dire que je vous trouve bien fringant pour un mort.
Quand mon téléphone est devenu bleu,
je m'attendais à moitié à voir apparaître Reichenbach.
Vous pensiez que c'était son programme ?
Allons. Nous le lui avons donné.
En regardant son procès ces trois dernières années,
je m'attendais à voir votre nom apparaître.
En vain. Comment avez-vous fait ?
Disons qu'il a compris qu'il y allait de son intérêt
de ne mentionner ni moi, ni la NSA.
Au risque d'être brutalement assassiné dans une prison fédérale ?
Je crois savoir que les félicitations sont de mise.
Non seulement vous avez réussi à éviter le scandale,
mais en plus, vous avez été promu.
Que fait exactement le directeur des affaires étrangères de la NSA ?
C'est compliqué à expliquer.
Il espionne tout le monde, partout, tout le temps ?
Ce n'est peut-être pas si dur à expliquer.
À la vérité, sans cette nouvelle affaire,
je n'aurais jamais su que vous étiez encore en vie.
Votre travail à Florence ?
Au Tibet ? En Norvège ?
Tous ces criminels offerts sur un plateau
à la police.
Personne pour récolter les lauriers ?
Je n'étais pas sûr de mon coup,
mais j'ai jugé que ça se tentait.
Vous avez corrompu Adair.
Vous m'avez attiré à New York.
À bien des égards, je suis un homme mort.
Pourquoi vous donner la peine de me déterrer
pour rendre ça officiel ?
Vous pensez que je viens vous tuer ?
Je vous ai attiré ici
parce que je trouve votre travail des plus remarquables.
Je voulais savoir si vous accepteriez de le faire sous contrat.
Moi ?
Un agent du gouvernement américain ?
Sous vos ordres ?
Vous n'auriez rien à changer à vos pratiques.
Mon travail a été effectué entièrement à l'étranger.
J'ai résolu les problèmes d'autres pays, pas des États-Unis.
Allons. Nous avons un peu perdu
de notre superbe,
mais nous donnons toujours le tempo.
Les soucis d'autres pays deviennent nos soucis.
Leurs criminels deviennent nos criminels.
Vous nous avez rendu service sur service.
Je veux officialiser ça.
Je veux que vous ayez accès aux outils dont vous avez besoin.
Le kit complet de surveillance de la NSA ?
Tout ce dont nous sommes capables.
Tout ce que nous savons déjà.
Vous pensez vous amuser, là ?
Quel est le hic ?
Il faut qu'il y en ait un ?
Vous êtes un fantôme depuis trois ans.
Je vous demande d'en être un pour le restant de vos jours.
Cette femme, Ellory,
a tout avoué, mais vous pensez
qu'on ne peut rien en faire ?
Connaissant Moriarty, Ellory a déjà dû changer de pays.
Si l'ex tarée de Sherlock ne l'a pas attiré
à New York, qui l'a fait ?
Il étudie la question. Il m'a appelée hier soir,
mais il captait mal, on a été coupés.
Il ne vous a pas rappelée ?
Vous savez comme il est doué pour garder le contact.
Ça doit vous faire bizarre qu'il soit de retour.
C'est un euphémisme.
Vous n'êtes pas fâchée ?
Je passe l'éponge.
Il a l'air heureux.
Son travail lui correspond.
On n'aurait pas pu le faire ensemble,
même avant Arthur.
Vous comptez le lui dire ?
Comme dit, il a l'air heureux.
Je ne lui dirai rien.
C'est bien ce que je dis.
Je suis vraiment navré.
Je le croyais à l'école.
Pas grave.
Arthur, voici un vieil ami de Maman.
Tout l'honneur est pour moi.
Chaton, va mettre ton kimono
et on ira à ton cours, OK ?
Vas-y.
Arts martiaux ?
Il n'est jamais trop tôt.
Je me suis inquiétée pour vous.
Désolé.
La nuit a été chargée.
J'ai trouvé la personne qui me cherchait.
McNally.
Je ne pensais jamais réentendre ce nom.
Bienvenue au club.
Donc la bonne nouvelle, c'est que personne ne veut vous tuer.
La mauvaise, que la NSA vous sait en vie.
Sachez qu'ils ne sont pas les seuls.
D'après Ellory, Moriarty le sait depuis des mois.
Impossible.
Elle savait pour votre cicatrice.
Comment vous l'avez eue. Quand.
Deux groupes dangereux vous savent en vie.
Si vous comptez me demander
de vous aider à nouveau à mettre en scène votre mort, oubliez.
En fait, je pensais accepter la proposition de McNally.
Pardon ?
Ça me permettrait de fouiner dans l'agence.
De voir ce qu'ils font.
Si je n'aime pas ce que je vois,
ils deviendront le prochain groupe criminel à démanteler.
En plus,
si Moriarty sait pour moi...
Elle sait.
Je pourrais monter les deux groupes l'un contre l'autre.
Il n'y a qu'à vous que ça ferait plaisir.
Non, je pourrais être tué.
Je suis quasiment sûre que vous êtes immortel.
Je vais partir demain.
Quand vous m'avez convoqué,
j'étais sur une affaire sensible à Reykjavík.
Je dois la finir.
Et McNally ?
Je ne sais pas. Si je me fais désirer...
Qui sait ? Peut-être qu'il proposera encore mieux.
J'ai appelé le capitaine Gregson.
Je voudrais le voir pour lui présenter mes condoléances.
Après, peut-être que vous, Arthur et moi
pourrions dîner ensemble ?
Nous ne nous reverrons peut-être pas de si tôt.
Un dîner, c'est parfait.
Bien joué, ma grande.
Comme vous m'avez donné rendez-vous ici,
je m'attendais à ce que vous soyez le golfeur.
Le vieux cliché du retraité, naturellement.
C'est la petite-fille de Paige.
Elle sera la prochaine Annika Sörenstam.
Le propriétaire du club
m'en doit une. Tant que je l'accompagne,
il la laisse taper ses balles gratuitement.
Marcus m'a frappé hier, si vous voulez l'imiter.
Ravi de vous revoir, mon vieux.
J'admirais beaucoup Paige.
Navré de ne pas avoir été là.
Pas grave, je comprends.
Alors, vous voilà de retour ?
Vous comptez rester à New York ?
Quelques personnes ont flairé
votre survie.
Les carottes sont cuites.
Je dois prendre le risque.
Mon travail est trop important.
On n'a pas de travail important ici ?
Je me suis fait trop d'ennemis.
Vous n'en aviez pas avant ?
Watson n'avait pas de fils avant.
C'est vrai.
Mais ce n'est pas pour ça que vous ne voulez pas rester.
Je ne lirai jamais dans les pensées des gens comme vous,
mais allons.
On se connait depuis longtemps.
Alors pourquoi est-ce que je ne veux pas rester ?
Je ne sais pas.
Je sais juste qu'il n'y a qu'une personne
que vous aimez vraiment au monde
et qu'elle est ici.
Je lui ai dit l'autre jour
que les premiers jours de mon exil avaient été durs.
Mais je lui ai caché que j'avais rechuté.
Je me suis réveillé à l'hôpital, ils m'ont dit
que j'avais failli y passer.
Drôle de coïncidence, au même moment,
j'ai reçu un communiqué de Watson
me disant que l'adoption de son fils était imminente.
Avant ça,
je songeais à revenir à New York.
À tout reprendre, en fait.
Mais l'idée de son petit garçon
me retrouvant mort avec une seringue dans le bras...
Je ne peux pas y retourner.
Paige ne voulait pas sortir avec moi au début.
Son diagnostic venait d'être posé.
Elle ne voulait pas que j'aie à traverser
toutes les épreuves à venir.
Vous savez ce que j'ai fait ?
Je l'ai épousée.
Meilleure décision que j'aie jamais prise.
Les années passées ensemble...
je ne les échangerais pour rien au monde.
Mais vous dites que Paige pensait
menacer votre bonheur,
et je menace le bonheur de Watson,
mais votre analogie est biaisée.
Paige vous proposait un choix.
Je ne ferai pas de même avec Watson.
Je ne peux pas.
Vous avez raison.
Je veux que vous compreniez
que quand vous aimez quelqu'un,
vous pouvez laisser la personne choisir d'être à vos côtés.
Mais ce n'est pas que pour ça
que je compare votre situation à celle de Paige et moi-même.
Il y a un truc que vous devriez savoir sur Joan.
J'allais vous appeler.
J'ai supposé que vous ne vouliez pas sortir dîner,
étant un macchabée célèbre
et tout ça, mais j'avoue
que le choix de plats en livraison a bien baissé
ces dernières années et...
Qu'y a-t-il ?
L'affaire Tellavecchio.
Je sais ce que c'est.
Je lui avais dit de ne rien dire.
Pourquoi ?
Pour que vous ne vous sentiez pas obligé de rester.
Le... capitaine a dit
qu'on vous avait enlevé une tumeur il y a un mois
et que Tellavecchio est le nom de votre cancérologue.
Je ne l'ai dit qu'à quelques personnes.
Pour qu'on ne s'inquiète pas pour moi au commissariat.
Le rapport de biopsie a...
conclu à un cancer.
Je commence une chimio dans quelques jours.
Tu m'aurais vraiment laissé partir sans me le dire.
Tu dis ça
comme si je ne comptais pas m'en tirer.
Je te reverrai, Sherlock.
Sérieusement.
Je reste.
Je reste.
Bien sûr que je reste.
Je vous présente mes condoléances.
C'était un sacré bout de femme.
Vous avez réfléchi à quoi faire maintenant qu'elle est partie ?
Un peu.
Vous n'avez pas travaillé depuis près d'un an.
Watson avait besoin de moi.
Mais c'est terminé.
Vous savez ce que je veux dire.
Je dois y aller.
Je dirais bien content de vous avoir revu, mais ce serait faux.
Avez-vous des regrets ?
De ne pas avoir accepté ma proposition ?
Pas une seconde.
Alors, comment c'était ?
Intéressant.
Intéressant ? C'est tout ?
Tu t'attendais à plus ?
Oui, je m'attendais à plus.
C'étaient les obsèques de Jamie Moriarty, bon sang.
Je te l'ai dit, elle n'est pas morte.
Parce que bien sûr, tu le saurais.
Elle copie évidemment sur nous.
Elle fait croire à sa mort
pour continuer ses trafics.
C'est pour ça que tu as dépensé près de 500 $ pour une gerbe ?
Avons-nous une pelle ?
- Pourquoi ? - À ton avis ?
Tu ne la déterreras pas.
C'est toi qui veux une preuve qu'elle est vivante.
Tu vas me dire ce que tu penses de cette perruque ?
Elle fait très naturelle.
Je doute que tes cheveux jouent sur la décision de Marcus.
As-tu amené le mail du Dr Tellavecchio ?
Pas besoin d'un certificat de bonne santé
pour récupérer mon boulot.
T'inquiète, je l'ai sur ma boîte mail.
Je soulignerai le passage qui dit "en rémission".
On devrait l'appeler avant,
sous-entendre qu'on veut retravailler.
Il appréciera la surprise.
Ou il me frappera.
L'un ou l'autre.
Le mardi va poser problème.
Je n'ai pas Rose le mardi et Arthur finit l'école à...
Nous nous débrouillerons.
- Et s'il refuse ? - Il ne refusera pas.
Et alors ?
Tant qu'on reste ensemble, quelle importance ?
Synchro par elderman Traduit par benaddicted www.addic7ed.com
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