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501
Qu 'elles font là, ces putains de saloperies.
Non, non, non, non, non, non, non, non.
Non !
Excusez
-moi, juste une petite question.
Est -ce que les trois enfants sont concernés ? J 'ai lu dans le rapport que
père de Mariana a été d 'accord pour avoir sa garde.
Oui, c 'est ça. Elle ira chez lui.
Mais comme il est à l 'étranger en ce moment, on la prend en charge jusqu 'à
retour. Ok.
Donc on embarque les trois enfants ? Les trois, oui.
Oui ? Oui, bonjour madame.
Toril Dour, des services de protection de l 'enfant.
Ah. Comme prévu, je viens pour une petite visite.
Vous vous rappelez ? Ah.
Oui. On a choisi cette date et je vous l 'ai confirmée par mail.
Euh... Ah bon ? Oui, mardi dernier.
J 'ai des choses à vous dire. J 'ai aussi une bonne nouvelle.
Le rapport sur Carrie est très encourageant.
Le rapport psychiatrique.
Ah oui ? Pardon, laissez -moi passer.
Il ne manquait plus qu 'un foutu parasite pour nous emmerder.
Bon, alors, ils sont où, ces putains de petites titides ? Elle est où, le poison
? Elle est où ? Elle est où, la cave de l 'empoisonneuse ? Elle est où ? Elle
est là ? T 'empoisonnes tout le monde avec tes saletés.
Ah, voilà.
Avec ça, ils vont pas faire long feu.
Comment j 'ai pu croire que c 'était mieux que toute une merde ? C 'est cette
bande de bouseux incultes.
Parasite, alors là, c 'est le pompon.
Non ! Vous le savez, c 'est pour le bien des enfants.
Je vous avais dit que si je faisais des efforts, vous ne seriez pas obligés de
faire des efforts. Vous n 'avez pas vraiment fait d 'efforts. Mais j 'en ai
fait. Vous n 'êtes pas venu au rendez -vous. Il n 'y avait pas de rendez
Je vous ai envoyé un mail. J 'en ai ras -le -bol de ce foutoir.
Goula, écoutez -moi. Dites -le.
Dites -le, c 'est toi. Viens m 'aider, s 'il te plaît. J 'ai besoin de toi.
Viens m 'aider.
S 'il vous plaît, écoutez -moi, pensez à vos enfants.
Vous étiez d 'accord avec moi quand on en a parlé.
Pour le bien de tous, nous n 'entendons pas la situation.
Mariana, cours ! Dépêche -toi et sauve -toi ! Mariana, reviens
! Elle va aller où ? C 'est pas dangereux pour elle. Vous n 'avez pas le
La police ? Comment ça, la police ? Écoute -moi, ma puce, tu iras chez ton
c 'est promis. Mais pour l 'instant, il est à l 'étranger.
Donc tu dois d 'abord venir avec nous. Mais t 'inquiète pas, c 'est provisoire.
Mon papa rentrera, j 'irai chez lui. Mais je veux pas partir avec vous. Je
savoir ce qui se passe ? Ça ne vous concerne pas.
Désolée, je ne peux rien vous dire si vous n 'êtes pas de la famille. Ils
veulent pas qu 'on reste avec maman.
Et moi, je veux aller directement chez papa. Je veux pas partir avec la police.
On ne peut pas te laisser ici, mais je te promets que dès que ton papa sera là,
tu iras chez lui. Mais en attendant, on doit s 'occuper de toi. C 'est la loi
qui l 'exige.
Tiens, Mariana, regarde, on dirait que c 'est ton papa qui arrive dans sa
voiture, là.
Euh... Ah oui, c 'est mon papa.
Ben voilà.
Problème réglé.
Ok, Mariana, on va aller parler à ton père et voir qui peut t 'emmener. Elle
devrait peut -être rester avec moi.
Elle n 'a pas besoin de tout entendre.
Bon, très bien. Bouge pas, je reviens.
S 'il vous plaît ! Est -ce que vous êtes le père de Mariana ? Mariana
Oskarzouti. Vous parlez de la fille de Goula ? Oui. Ah non, non, non, je ne
pas son père.
Enfin, en tout cas, pas que je sache. Oh, c 'est pas vrai.
Allez, mes chéris ! Doucement ! Laissez -moi leur parler ! Laissez -moi leur
dire au revoir, mes enfants ! Laissez -moi leur dire au revoir ! Écoutez -moi,
rappelez -vous... Tu vas devoir être fort comme un viking, chérie !
N
'ayez pas peur, tout va bien se passer.
Assieds -toi de ton petit frère, Karine.
Prends soin de lui, Karine, prenez soin de lui.
Excusez -moi, vous savez ce qui se passe ? Qu 'est -ce qu 'il y a ? C 'est un
véritable drame.
A priori, ce sont les services de la protection de l 'enfance.
Ils vont mettre les enfants au lieu sûr.
Bonne journée.
Je ne comprends pas. Qu 'est -ce qui se passe ?
Salut, dis -te.
Est -ce que tout va bien ? Non, ça va pas bien du tout.
Tout est foutu.
Ah oui ? Tu sais ce qui s 'est passé avec les fois ? Non, j 'en sais rien. J
autre chose à faire. Je verrai ça plus tard.
On a une nouvelle à t 'annoncer.
Quelle nouvelle ? Une bonne nouvelle.
La situation de Salima a été régularisée. Le dossier est accepté.
Ah oui, votre dossier. Vous avez eu le courrier ? Oui, c 'est ça. On a reçu un
super courrier tout à l 'heure. Notre avocat Arnie ne revient pas et pourtant,
tout est confirmé dans les courriers.
Donc, ça y est, vous voilà presque islandais. Oui, c 'est ça.
Dites, c 'est pas tout. Il y a autre chose. C 'est un secret, mais on a
confiance en toi et tu es sa marraine. On a décidé d 'aller en Amérique.
Pardon ? L 'Amérique, oui. C 'est devenu possible d 'y aller maintenant qu 'on a
ces papiers.
On va pouvoir partir aux États -Unis et réaliser nos rêves.
En Amérique.
Vivre les rêves américains. C 'est vrai, c 'est un peu ridicule, mais j 'ai un
coussin en Floride qui s 'en sort très bien là -bas.
Et aussi, on sent tous les deux que c 'est notre destinée.
Dite, tu sais, tu as été d 'un grand soutien. Je t 'en foutrai du soutien.
Quoi ? Vous êtes des idiots.
Les États -Unis, vous savez ce que c 'est ? Oui, on sait.
cancer du monde.
C 'est la culture de la consommation qui ravage la planète tout entière. C 'est
un monde de violence et de superficialité.
Ce pays n 'est même pas une véritable démocratie.
C 'est une plutocratie, un pays gouverné par l 'argent.
C 'est un empire aussi destructeur que tous les autres empires. Il n 'y a rien
de plus monstrueux.
En fait, quels que soient nos problèmes, Tout est toujours la faute des
Américains et de leur individualisme.
D 'accord, mais... Et vous deux, après tout ce qu 'on a fait pour vous, tous
putains de sacrifices qui ont été faits pour vous, vous trouvez rien de mieux à
faire que de trahir ces personnes qui vous ont accueillies à bras ouverts ? Je
le prends comme une insulte.
Non ! Vous me crachez à la gueule ! Barrez -vous, allez -vous -en ! Je ne
plus jamais vous voir.
Je ne veux plus jamais voir vos têtes d 'abrutis ! Foutez le camp !
Allez vivre dans la pauvreté et la misère et vous faire humilier et violer
les Américains ! Allez -y ! Livrez votre fils à l 'enfer de cette soi -disant
culture américaine ! Mais ne m 'adressez plus jamais la parole !
Qu 'est -ce que tu fais ? Je vais voir une amie, je reste chez elle quelques
jours.
Ah bon, quelle amie ? Bah, une amie d 'enfance. Pourquoi faire ? Juste comme
En fait, j 'ai besoin de prendre un peu de recul en allant chez elle.
Est -ce que je te fais peur ? Non.
Enfin, si, un peu.
Pourquoi tu as peur de moi ?
Pourquoi tu n 'as aucune reconnaissance envers moi ? J 'en ai plein, dite.
Tu te fous de moi, oui ? Tu cours chez ta copine pour parler de moi dans mon
? Non, mais non. Mais ta véritable amie.
Ta véritable amie, c 'est celle qui était là pour toi. Dis -moi qui t 'a
la vie. Est -ce que c 'est ta copine d 'enfance ? C 'est elle ? Vas -y, dis
C 'est toi. Oui, c 'est moi.
C 'est dite.
Moi, je t 'ai aidée.
Je me suis occupée de toi.
Tout comme je m 'occupe de ta mère.
Toute seule, la pauvre, dans sa maison de retraite en Norvège.
À eux, sous bâtiment 4, chambre 12.
Je fais le nécessaire pour qu 'elle soit bien en sécurité.
Eh oui, c 'est peut -être pas une bonne idée de laisser tomber dite maintenant.
Jamais je te laisserai tomber.
Ou ton serpent te manque, peut -être ? Déjà ?
Je peux faire le serpent, si c 'est ça.
Dites -le, je peux te parler ? Non, attends, dites -le, je peux... Dites
dites -le, je dois te parler.
Vas -y.
Tu sais, les parents de Gummy, ils veulent un test ADN et...
Ils y comptaient et ils croient que je me suis un peu embrouillée.
J 'ai l 'impression que Gummy, c 'est pas lui le père.
Ou alors, mais ça peut pas être lui.
Comment ça ? Qu 'est -ce que tu racontes ? Alors tu m 'as menti ? Non, je te
jure, j 'ai pas menti. Je te promets, je le savais pas.
Tu le savais, tu as choisi Gummy parce que tu voulais que ce soit lui le père.
'ai pas raison.
Oui, enfin, je veux dire, je voulais que ce soit lui, mais en fait... Dis -moi,
qui est le vrai père alors ? Qui est le père ? C 'est au rire.
Quoi ? C 'est au rire. C 'est qui ça ?
Torir le mec du quatrième.
Tu sais, Björk, tu as le droit d 'avoir tout un tas de partenaires sexuels.
Et de ne pas savoir lequel d 'entre eux t 'a mis enceinte.
Même si c 'est stupide, c 'est humain.
Mais tu ne peux pas mentir sur l 'identité du géniteur.
C 'est malhonnête vis -à -vis de lui, mais aussi vis -à -vis de l 'enfant. Tu
comprends ça ? Oui, je regrette.
J 'avais tellement honte.
Je pouvais rien dire à personne. Même pas à toi, j 'osais pas t 'en parler.
Et j 'étais complètement perdue.
Combien de fois ? Quoi ? Avec ton rire.
Oh, c 'est juste une fois, c 'est tout.
Ah bon ? Pourquoi pas plus ? Ben, parce que c 'était
pas... Il a été violent ? Non.
Il t 'a fait prendre de la drogue ?
Oui. Et il a couché avec toi après, c 'est ça ? C 'est ça, oui.
Tu peux me dire quel âge tu as ? Alors, je t 'écoute, quel âge tu as ? Tu vas me
répondre ? Tu pars en voyage ? C 'est vrai.
Torir Mortensené, en avril 1976.
Et qui tu es ? Tu es un vieux bonhomme de presque 50 ans qui drogue une enfant
de 15 ans pour pouvoir abuser d 'elle.
Tu es un violeur.
Voilà ce que tu es.
Il faudrait que ton passeport le mentionne, que tu aimes violer les
Non, non, non, non, non, j 'étais pas dans mon état normal, j 'étais défoncé.
Mais je lui ai parlé, je me suis équilibré.
Dites, je suis désolé, vraiment, je ferai tout pour me racheter. Autrement
on devrait te pardonner parce que t 'es toxico ? Ou parce que t 'as rencontré
Dieu ? Si ton oeil entraîne ta chute,
arrache -le.
Je devrais peut -être m 'inspirer de Saint -Mathieu.
Qu 'est -ce que t 'en penses ?
Dites -le ! Lâche -le !
Apportez cette merde !
Je
te demande pardon.
Non, c 'est ma faute. Je suis désolé. C 'est pas vous comme ça.
Amsterdam. Pour le Suédois ? Ben ouais.
Regarde dans quel état il m 'a mis. J 'ai pas le choix, putain.
Bien, regarde.
Ce type à côté de toi est non seulement un toxico et un violeur de jeunes
filles, mais c 'est aussi un trafiquant de drogue qui risque la tombe. Tout ce
que je te conseille, c 'est d 'aborder. Le Suédois va me tuer, je te jure. J 'ai
vraiment pas le choix, là.
T 'es enceinte ? Oui.
De moi ?
Sous -titrage FR ?
Sous -titrage Société Radio -Canada
Sous
-titrage Société Radio -Canada
Tout est...
Bien, tout le monde s 'ouvre.
Sigrun, de ce côté.
Échangez vos places.
Pour sortir.
Venez de ce côté. Et vous, par là.
Il n 'y a rien à voir.
Voilà.
Vos Majestés, soyez les bienvenus à Bethesda, c 'est -à -dire.
Merci, Monsieur le Président.
Quel temps sportif ! Très rafraîchissant. Eh ça, oui.
Je dois dire qu 'aujourd 'hui, le ciel est particulièrement hostile.
Enfin, ce qui va être très bien à moi, croyez -moi.
Et puis, les Nordiques vous savent très bien que c 'est dans notre cœur que loge
la chaleur.
Permettez -moi de vous présenter la première ministre, madame Christine
Ennardottir. Très honorée de vous rencontrer, votre majesté. C 'est un
pour moi, madame la ministre.
Votre majesté.
Si je peux me permettre, votre signe est différent. Le costume que porte mon
épouse appartenait jadis à ma grand -mère.
Vraiment ? C 'est formidable.
Oui, c 'est même elle qui l 'avait brodé.
Ah, d 'accord.
Très intéressant. Oui, oui. Ah, et voici Torodour Torodson, le ministre des
Affaires étrangères.
Tenez.
Merci, c 'est gentil.
Vous me sauvez la vie, vous savez.
Avec plaisir.
L 'Islande vous remercie pour votre contribution et vous honore en vous
remettant la croix de chevalier de l 'ordre islandais du Faucon.
Merci beaucoup.
Merci.
Madame Ditte Jensen, pour son action dans les secteurs de la santé et de l
'humanitaire. L 'Islande vous remercie pour votre contribution et vous honore
vous remettant la croix de chevalier de l 'ordre islandais du Faucon.
Merci infiniment.
Madame Vilborg Aldosdottir.
Pour sa contribution à la création artistique islandaise... Fourmée Rouge a
décorée. Bien reçu.
Elle est dans ton champ de vision.
Affirmatif.
Elle s 'est fait une copine.
Une copine ? Qui ça, la fille ? Fourmée Rouge et la fille, elles sont en pleine
conversation. C 'est énorme.
Reste connectée. Terminé.
Tiens, reprends. Non.
Elle est géniale, je te jure. Cette femme est un putain de génie.
Elle n 'a pas allumé l 'oreille. Qu 'est -ce qu 'il dit ? L 'oreille est
éteinte. Non, t 'inquiète, elle l 'allumera au dîner.
Elle sait exactement ce qu 'elle veut.
Tout roule, Miller.
On sera bientôt chez nous, loin de ce trou à rats.
Ce trou à rats ? Comment on peut vivre ici ? C 'est pire que les ferroés.
Je peux vous aider ?
Oui, c 'est le mien, pardon, j 'ai oublié mes lunettes.
Alors, voilà.
Je suis ici.
Je vous en prie, entrez. Merci.
Tout ceci est vraiment magnifique.
Merci. Je vous en prie. Merci.
Bonsoir. Bonsoir.
Ce qui est très à la mode, c 'est le pas d 'aile. Il faut absolument que vous
étayiez. Oui.
Ah, voilà.
Madame. Votre Majesté.
Votre Alpès Royal, très chers invités, nombre de discours ont été
prononcés en cette journée et ils seront encore très nombreux durant toute la
soirée. Je vais donc faire de mon mieux pour être concis.
Ma première intervention tiendra en deux mots.
Bon appétit.
Qu 'est -ce qu 'il y a au milieu ? Je crois qu 'il est plutôt correcteur.
L 'entrée est finie. Vous pouvez servir le plat principal.
Fourmirouge est à quelle distance du sac ? Je ne vois pas le sac, mais la fille
et Fourmirouge sont comme les deux pains d 'un sandwich avec oignon et sauce
mayo.
Merci pour la métaphore. Il est où, Casper ? Il est assis pile en face d
Fantastique. Ne les lâche pas.
Le plat part en salle.
Et alors ? Depuis combien de temps êtes -vous en Islande ?
Pas très longtemps.
Cette distinction ne me semble pas très méritée.
Ce qu 'on mérite ou non est très subjectif.
Je l 'ai moi -même reçu il y a quelques années.
En tant que ministre.
Juste parce que je faisais ce pour quoi j 'étais payée. Oui, c 'est aussi mon
cas, je crois.
Acceptez -la de bon cœur.
Est -ce que je peux vous le confier un instant, s 'il vous plaît ? Oui, bien
sûr.
Eh bien, Votre Altesse Royale, Monsieur le Président, et vous tous, très chers
convives, je ne voudrais pas que ce discours interrompe votre dégustation de
mets délicieux, alors je vous en prie, gardez vos couverts en main, ça se fait
en Islande.
Pendant que vous vous régalez, laissez -moi ainsi vous adresser ces quelques
mots.
Tout d 'abord, je dois dire que pour nous, Islandais, c 'est une immense
que d 'avoir des liens aussi forts avec nos voisins et parents du Danemark, car
nous sommes bien plus que de simples cousins.
On peut dire d 'une certaine manière que le Danemark est à la fois notre mère et
notre père et que l 'Islande est une adolescente qui a du mal à s 'émanciper.
La fille fait un discours.
Elle le tient.
Non.
Fourmi Rouge tient le sac de sa nouvelle meilleure amie pendant que celle -ci
fait son discours.
Une relation, quelle qu 'elle soit, n 'est jamais simple.
Pour l 'entretenir, il faut de la sincérité, de l 'empathie, du courage.
Par exemple, il faut savoir exprimer ses besoins, fixer des limites.
Dans une relation saine, on partage l 'autorité et chacun devient plus fort
grâce au soutien que l 'autre lui apporte.
Chaque partie donne et reçoit. Elle vient de faire le signal.
Rien du tout.
Peut -être qu 'il a loupé le signal.
Redonne -le.
Une relation saine.
Je veux vous raconter une anecdote personnelle.
Tout à l 'heure, quand je suis arrivée, ma coiffure n 'a pas résisté aux
caprices de la météo.
J 'ai donc fait une entrée particulièrement sauvage.
Eh oui, voilà dans quel état j 'ai franchi la porte de ce lieu d 'histoire.
Et je trouve très pertinent que ce soit votre majesté qui en personne me l 'ayez
discrètement signalé.
C 'est ainsi que j 'ai su que je ressemblais à une botte de foin.
Puis c 'est ma voisine de table danoise, tout juste décorée de l 'ordre, dite
Jensen, qui m 'a offert un élastique et son aide pour que je retrouve une
apparence acceptable.
Et que je puisse m 'asseoir à cette table, en votre compagnie, comme un être
civilisé.
Je trouve cette anecdote très symbolique.
Et je voudrais dire mon bonheur d 'être ici, entourée d 'amis.
Alors, j 'aimerais que chacun de vous lève son verre avec sincérité
et amour, comme on le ferait dans une famille qui vous entoure de ses soins.
Et de ton affection.
Santé. Santé.
Tout va bien ? Ça va ?
C 'était top.
Non, Jens.
On est malhonnêtes avec ces gens.
Ils nous font confiance.
On le fait pour la bonne cause.
Tu as eu ce que tu voulais.
À mon tour d 'avoir ce que je veux.
Ok.
Bien.
Ça, c 'est ta convention de départ en retraite. Je vais avoir besoin d 'une
petite signature sur mon exemplaire.
Tiens.
Et le mien ? Tous les documents que tu as exigés sont dans ce dossier. Tu vas
laisser tranquille, maintenant ? Oui.
Mais, Lotte...
Désormais, tu n 'es plus qu 'une simple infirmière retraitée.
Si tu as des ennuis, tu seras seule.
Il n 'y aura plus d 'hélico pour voler au secours de Fourmirouge.
Je m 'en sors très bien toute seule.
Stop, je descends.
Sa Majesté est toi.
Vous pouvez aller vous faire voir.
Va te faire voir, toi aussi.
On ferait bien de surveiller la pape cette nuit.
Ou alors on planque devant chez son père.
C 'est là où elle va aller.
Ouais, ok, ok.
Et on la déclare disparue quand ? D 'accord, je vois, ok.
Compris.
Qu 'est -ce qui s 'est passé ?
Tu sais qui a fait ça ?
C 'est moi.
Pourquoi t 'as fait ça ? Parce qu 'on récolte toujours ce qu 'on aime.
Tu es gelée, on va rentrer. Tu veux bien ?
Je ne peux pas rentrer à la maison et la police me cherche.
Tu veux bien que je dorme chez toi ? Oui.
Excusez -moi.
Je suis désolé de venir vous déranger comme ça. Ah, lui, c 'est mon fils.
Je l 'ai emmené avec moi pour vous montrer que je viens à la main tendue en
que Scandinave rendant visite à une autre Scandinave.
Franchement, dites -le, sans prendre ma famille, mais félicitations, vous avez
trouvé mon point faible.
Donc je... Enfin voilà, je ne touche pas. Je ne toucherai plus à Torir
Il ne me doit plus rien, on efface tout.
Oui, qu 'est -ce qu 'il y a ? Papa, j 'ai envie de faire pipi.
Attends un peu, j 'en ai pas pour longtemps.
Je ne toucherai plus à Torir, il est à vous. Mais je vous demande de me
promettre de ne pas toucher à mon fils, de ne pas toucher à Gudrun, ma femme.
Laissez ma famille tranquille et on sera quittes.
Accord conclu, Ingmar.
Mais avant que vous partiez, je souhaiterais revenir sur vos
propos du collectivisme suédois.
Pardon ? Le collègue ? Ah, d 'accord, bien sûr.
Papa ? Papa ? Mon chéri, qu 'est -ce que tu veux ? Je veux aller aux toilettes.
Oui, mais attends encore un petit peu.
Je ne peux pas attendre. Non, tu ne peux pas attendre.
On va rentrer à la maison. Viens si tu veux. Non, non, ne vous en faites pas.
Oui, si, entre. Viens faire pipi. C 'est juste là.
Non, mais ça va lui. Les toilettes sont juste là.
Viens.
N 'aie pas peur.
Regarde, c 'est à côté.
Comme ça, ton papa et moi, on va parler du mensonge du système social suédois.
Vous avez pris rendez -vous avec un médecin ou un professionnel de santé en
Suède dernièrement ? Non. C 'est impossible à obtenir.
Oui, quel que soit le numéro qu 'on appelle, on tombe sur un répondeur qui
dit d 'appeler un autre répondeur qui nous invite à prendre rendez -vous en
ligne. Vous avez non seulement privatisé votre système de santé, mais vous l
'avez automatisé pour que les propriétaires touchent plus de
vous, les Suédois, vous trouvez ça normal ? Vous appelez même votre système
maison du peuple. Ce sont les sociodémocrates qui ont privatisé la
sociale suédoise. Et ils sont passés où, les sociodémocrates ? Ils sont dans
leur grande villa ou dans leur manoir cossu.
Le diable en enfer et ses démons rient de bon cœur.
en nous voitant.
Et les bandes de voyous qui pullulent.
Elles prennent possession du quartier entier et la police n 'ose pas venir
protéger les citoyens.
Mais à vous, ça vous convient.
N 'est -ce pas ? Une mare.
Et puis vous continuez de tuer vos ministres à tout bout de champ.
Genre aucun autre pays au monde en a tué autant de ministres en pleine rue.
La Suède détient le record.
Franchement, Ingmar, cette solidarité dont vous parlez, elle n 'existe pas.
Reconnaissez -le.
La Suède est devenue le pays du capitalisme, du deux poids, deux mesures
'humiliation des masses.
Voilà ce que c 'est devenu.
Absolument, oui.
On est d 'accord ? Je n 'ai rien de plus à vous dire.
Merci.
Vous avez tout dit.
Allô ? D
'accord,
Mariana. Merci.
On s 'appelle plus tard.
T 'inquiète pas, ça va aller. Tu n 'as rien à craindre.
Ne te fais pas de soucis.
On y va.
Police ! Police ! C 'est bon.
Chambre sécurisée.
Salon sécurisé.
Salon sécurisé.
L 'appartement est sécurisé. Vous pouvez commencer la fouille.
Vous pourriez l 'enlever ?
J 'ai toujours eu un doute sur elle.
Le Suédois ne nous a pas menti.
Vide.
Héroïne, sans nombre d 'indoutes.
L 'arme du meurtre de Birkilid, à tous les coups.
Très bien.
On va la trouver.
Personne ne l 'a vu sortir.
Groupe 1, venez avec moi.
Groupe 2, vous ne bougez pas.
Non ! Non ! Non !
Une minerve.
... ... ...
...
Sous -titrage ST'
501
... ... ... ...
Merci à tous.
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