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Original subtitles

On fait tous des erreurs.

La différence, c 'est qu 'on ne met pas tous le même temps à s 'en rendre

compte.

Moi, à l 'école, des erreurs, je n 'en faisais jamais.

J 'étais bon élève.

Mon parcours scolaire, c 'est un sans faute.

Même après, mon parcours professionnel, c 'est un sans faute.

Il y en a qui ne s 'emmerdent pas.

Qu 'est -ce que tu fais là ? Dépêche -toi. J 'arrive, j 'arrive.

Bon, OK.

Je sais ce que vous vous dites.

Quand on veut ouvrir un coffre la nuit dans des bureaux vides... Oh ! Beau bébé

! C 'est pas celui -là. Ça ressemble plus à une faute qu 'à une bonne action.

C 'est celui -là.

Non, mais ça sort d 'où ? Ça, c 'est chinois.

Pourquoi ? C 'est un problème ? Évidemment que c 'est un problème. On n

même plus capable de ne plus rien produire nous -mêmes.

Non, mais c 'est la mondialisation à outrance.

Chapeau ! Chapeau ! Non, mais je parle pour l 'ouvrir. Oui, oui.

J 'avais compris.

J 'avais compris.

Sauf que nous, on n 'est pas venus pour prendre.

On est venu pour remettre.

Et remettre, c 'est une bonne action, pas une mauvaise. Magic.

Un truc complet quand on est honnête.

C 'est sûr qu 'il n 'y aura pas de trappe. Non, non, non, s 'il te plaît, j

besoin de respirer, là.

Espace vital.

Lui, je ne sais pas s 'il est honnête.

Enfin, si.

Je sais, mais bon, ce n 'est pas à moi de juger.

Sérénité, sérénité.

C 'est la mère de tout bon travail.

Et voilà, c 'est bon, je l 'emprunte.

Ok, à bientôt.

Mais moi, les gars, je suis honnête.

Allez, dépêche -toi, là, on n 'a plus le temps.

Passe -la moi.

D 'accord. Passe -moi ta montre. C 'est même ça, mon problème. J 'ai toujours

suivi les règles. J 'ai toujours fait ce qu 'on m 'a dit de faire vite et bien.

Tu as fait appel à un professionnel. Alors tu lui fais confiance.

C 'est compris ? Oui. Voilà.

Non ! Non, montre. C 'est une leçon de vie, tu comprends ? Il faut le temps qu

'il faut.

Voilà. Mais si tu fais confiance à la mauvaise personne...

Ce que tu risques, c 'est de perdre ce que tu as de plus précieux.

Salut, bonne soirée.

Oui, mon amour.

Stan, ça fait 20 minutes que je t 'attends comme une conne toute seule.

J 'arrive, je suis dans le taxi.

Stan, je te vois.

Il fallait juste que je termine un petit truc, mais là, hop là, je vous... Oui ?

Richard veut l 'avenant du contrat des matériaux de l 'aérogare de Tashkent.

Ouzbékistan. Oui, voilà, là -bas.

Ça, c 'est le service juridique, il faut voir avec eux directement.

Oui, mais il n 'y a plus personne, mon chéri, à cette heure -ci.

Et Richard en a besoin demain matin, il a un zoom. Mais moi, j 'ai que l

'avenant de la propale, il n 'est même pas à jour. Eh bien, tu le mets à jour.

Tu vas savoir changer une date. Non, il te faut peut -être une formation.

Je me barre.

Non, attends, mon amour, tu sais quoi ?

Je voulais te parler d 'un truc ce soir au dîner, mais je vais te demander tout

de suite.

Quoi ? Ça te dirait de venir habiter à la maison ? Enfin, je veux dire

définitivement.

C 'est quoi ton fantasme, là ? Que je sois disponible à t 'attendre quand tu

rentres, c 'est ça ? Et ton fils, il va se cogner la meuf de son père une

semaine sur deux ? Maxime, qu 'est -ce que tu dis ? Maxime, il t 'adore. Moi, j

'ai eu une belle -mère, je la détestais.

Attends, mais Mickaël, il y a les prix sur l 'avenant, là. So what ? Faut tout

changer, là. Va falloir recalculer les matières premières.

Bon, dis donc, Stan.

Tu es en train de me dire que tu ne peux pas faire l 'avenant et que tu veux

décevoir Richard ? Ou tu es en train de me dire que tu peux le faire et que tu

veux que Richard soit joyeux et satisfait ? Je me barre. Non, attends,

amour, s 'il te plaît, réfléchis à ce que je t 'ai dit. Dis donc, fais

parce que ça verroie tellement là, mon chéri.

Accroche -moi le nez, je ne te dirai rien.

Stan, je préfère être chez moi.

Il faut refaire les prix du hangar sur l 'avenant de Tashkent. Richard a un zoom

demain, il en a besoin. Non.

Tu en as besoin parce que Richard te le demande.

Pardon ? C 'est pas ton service qui s 'occupe de ça, normalement ? Je crois

non.

En revanche, je te confirme que c 'est mon service qui vérifiera que le tien n

'a pas fait d 'erreur.

Bonne soirée.

Marine ? Oui, c 'est bon, j 'ai entendu.

Tu sais quoi ? Demain, on dîne ensemble et tu dors à la maison, ça te va ?

Marine ?

Et voilà, c 'est encore moi qui m 'y colle.

Bon, en même temps, c 'est mon métier.

C 'est moi qui l 'ai choisi.

Ça, c 'est les pimentiers réunis.

Troisième groupe mondial de BPP.

C 'est là que je travaille.

Pourquoi ? Parce que depuis tout petit, ce que j 'aime faire, c 'est construire.

Des immeubles, des routes, des ponts. J 'ai toujours voulu comprendre comment

construire. Alors j 'ai appris.

Et je suis monté haut.

Tout en haut.

Enfin, presque.

Mais vous savez quoi ? Un jour, ce bureau, ce sera mon bureau.

Il a refusé de porter une valise, Richard

a pas aimé.

Un goodie, pour l 'aéroport de Tashkent.

Pourquoi ? Un pot de vin, du cash.

Oui, oui, oui, monsieur.

C 'est pas cette tête, c 'est pas un drame. C 'est une opportunité.

Et la question qui vient avec, c 'est... C 'est... Pour qui ? Stan ! Stan,

Richard, je vais te voir. Allez ! Tu sais ce que c 'est que le futur aéroport

Tashkent ? Le plus grand aéroport du monde après Pékin. Deux ans de travail

relâche. La conquête de l 'Asie. Non. Non ? Non. C 'est ma nomination au poste

de président.

Fini les emmerdes.

Luxe, pouvoir et volupté.

Et je vais m 'asseoir là -dessus parce que Mathieu refuse une valise de cash au

ministre Ousbeck. Ça s 'appelle une faute lourde. Et c 'est la peine de

Tu pars demain à Riga, première heure, porter la valise. Ah non, non, non.

Pourquoi l 'Ousbeck a choisi un avocat laiton ? Ne me demande pas. Mais c 'est

Schengen. Il n 'y a pas de contrôle.

Demain, ça va être compliqué.

Parce que moi aussi, du coup, première heure, j 'ai un rendez -vous chez le

dentiste.

Comme en ce moment, j 'ai une dent de sagesse qui pousse et en plus, elle s

'infecte. J 'ai mis du temps, en fait, à prendre le rendez -vous. C 'est

difficilement d 'être une femme, et je me suis dit... J 'hésite entre Fred et

toi pour reprendre le poste de directeur des opérations du groupe.

Maintenant que Mathieu nous quitte, Fred est déjà directeur financier. Et s 'il

ne s 'est pas déjà fait, il tuera son père et sa mère pour avoir ce poste. Et

sais pourquoi ? Parce qu 'il veut être moi.

Et qui sait que c 'est le chemin pour me succéder ? Il a tout mieux que toi,

Stan.

Mais toi, t 'as un truc qu 'il n 'a pas.

Ah bon ? Tu me touches.

Tu m 'émeux.

Ce matin, quand je lis ton avenant, j 'ai les yeux qui piquent. C 'est beau, c

'est propre, c 'est appliqué.

Tu leur as mis des marges d 'enculé à ces connards.

J 'ai envie de te donner ta chance.

T 'as toujours mal aux dents ? Ben, moins.

Eh, mets des chaussures.

La clé du bonheur, j 'écoute.

Articulez, madame, je ne comprends rien.

Oui, oui. Vous êtes dans quel quartier ? Oh là là, c 'est hyper loin.

Oui, bon, d 'accord, d 'accord.

Ok, d 'accord, d 'accord. Je termine une urgence et puis j 'enquête et j

'arrive. Oui, monsieur.

Évidemment.

Si vous me payez en cash, je vous enlève la TVA, ça fait 20 % de moi.

Eh oui, tout le monde est gagnant. Madame, s 'il vous plaît, vous êtes à

numéro exactement ?

Parfait. C 'est parti.

Allez, hop.

Pardon.

C 'est vous qui m 'avez appelé, mademoiselle ? C 'est la clé du bonheur.

absolument que je rentre chez moi.

Mes parents vont arriver. Ils vont me tuer. Je vous avais fait pour vous

dans cet état.

J 'ai fait un concours de chatte avec mes potes avant de sortir.

Un concours de quoi ? De chatte.

Tu bois vite, t 'es bourrée.

Ah oui, d 'accord, c 'est réussi.

Bon, on va voir l 'état du problème.

Vous avez de la chance, c 'est une porte claquée, ça c 'est pas une porte

verrouillée, la clé est dedans ? Je sais pas.

Oui, d 'accord, ok. Mais je vous croyais, c 'est 400 euros, parce que c

euros pour le déplacement, 225 euros pour l 'intervention.

400 balles ? Oui, je sais, c 'est cher. Enfin, la nuit, ça compte double.

Mais attendez, si vous me payez en liquide, je vous enlève la télé, 20 % de

moins, je vous fais un 320, je vous le fais à 310 parce que je suis trop

On ne se refait pas.

Mais je n 'ai pas d 'argent.

Comment ça, vous n 'avez pas d 'argent ? Vous appelez un serrurier en pleine

nuit, vous n 'avez pas d 'argent ? Vous avez bien une carte, non ?

Moi, je prends les cartes aussi, mais attention.

Alors là, on est total officiel. Ah oui, parce que nous, les petits commerçants,

on est emmerdés, mais je ne vous dis pas comment on est emmerdés. Donc, je suis

obligé de rajouter la TVA. C 'est 400 plein pot. Je m 'en fous de ta TVA. Mes

parents, ils vont arriver dans une heure.

Oui. Je fais comme moi. Il faut que je rentre. Dans l 'appartement de vos

parents qui ne sont pas là pour l 'instant, est -ce qu 'il y a de l

liquide ? Je ne veux pas que tu

portes cette valise.

T 'es en train de te faire avoir, Stan.

On est obligés de se prendre la tête à 4h30 du mat', là.

Oui. Tu sais ce qu 'on dit ? Non. Quand tu veux qu 'un homme te soit fidèle, j

'ai vu ça dans une série sur la mafia, il faut lui faire sacrifier ce qu 'il a

de plus précieux. Plus le sacrifice est douloureux, plus il te sera fidèle.

Et qui est -ce que je sacrifie de si précieux ? Mais t 'as moral, Stan ! Oh !

C 'est de la corruption ! Pas du tout !

Je sais pas nous, c 'est nos concurrents qui vont le faire.

Ah oui ? Oui. Tout le monde porte des valises ? Bah oui, à peu près.

Pourquoi c 'est toi qui y va et pas Fred ? Parce que c 'est moi que Richard a

choisi.

Eh, qu 'est -ce que c 'est ça ? Le code du coffre.

On n 'est que trois à le connaître. Fred, Richard et moi.

Tu doutes bien que je l 'ai appris par cœur ? Il me fait tellement confiance,

Richard, qu 'il m 'a donné la clé du coffre et le double.

Il t 'a donné deux clés ? Non, pas physiquement.

Il m 'a dit que la première, elle était dans le bureau de Fred et la deuxième

dans son pétataire. Il a un pétataire ?

Comme ça, s 'il y a un problème avec la première, je l 'appelle et il m 'envoie

la deuxième directe. Pourquoi t 'aurais un problème ? Il y aura pas de problème.

T 'as pas le caractère.

Richard, on profite.

Tu vois pas qui t 'utilise ? Qui m 'utilise ? N 'importe quoi.

Il va me nommer directeur des opérations du groupe.

Et t 'l 'a dit ? Bah oui.

Enfin, il me l 'a dit sans me le dire, oui.

Il a dit quoi exactement ? Il m 'a dit... Il m 'a dit, Stan, vas -y.

J 'ai envie de te donner ta chance, mon gros.

C 'est tout.

Ben oui, c 'est pas mal déjà, non ? Non ? Marine.

En fait, t 'as pas compris.

Richard... Richard,

il hésite entre Fred et moi.

Si c 'est Fred qui a le job, tu sais ce qui va se passer ? Ça va devenir les

patrons. Et tu sais ce qu 'il va faire en premier ? Augmenter ? Hyper drôle,

Non, il va me virer.

Et ça, ça arrivera pas. Tu sais pourquoi ? Parce que c 'est moi que Richard va

choisir. Pourquoi tu l 'admires tant ? Je l 'admire pas.

Je rêve juste d 'être à sa place.

Allô ? Oui, je descends. Non, tu descends pas. Si, Marine, je descends.

Stan ? Oui ? Stan, t 'es là valide ou moi ? C 'est ma chance, Marine.

Personne m 'empêchera de la saisir.

Oh non ! Putain, je crois que je me suis gourée d 'étage. Quoi ?

Vous lui avez pété le nez ? Ah non, je sais ce que c 'est qu 'un nez pété.

C 'est tout gonflé, il a un groin.

Non, je ne te crois pas.

Non, c 'est une catastrophe.

Ce n 'est pas parce que c 'est gonflé que c 'est pété.

Il faut attendre que ça dégonfle pour voir si c 'est réellement pété.

Là, effectivement, il a un groin. Là, il a une tête de groin. Mais c 'est

passager, ça va passer.

Vous êtes médecin, vous ? Non, on n 'est pas médecin, mais c 'est à cause de la

porte.

Mais oui, parce que ces grosses portes, il faut pousser comme un malade dessus.

D 'où le résultat. Vous savez comment ça s 'appelle, ce que vous venez de faire

? Une effraction.

Ah non, monsieur, pardon.

Je vous demande pardon, mais moi, ma cliente, qui est fatiguée, qui est très

fatiguée, m 'a demandé d 'ouvrir sa porte.

Il se trouve qu 'elle s 'est gourée de palier.

Ses parents habitent au -dessus, au -dessous, je ne sais pas. Et moi, je n

suis strictement pour rien. Mais il n 'y a plus de peur que de mal. Votre porte

est intacte. Ma gueule, elle est intacte ? Est -ce que quelqu 'un peut m 'aider

? Je ne me sens vraiment pas bien. Il faut que je rentre chez moi.

Asseyez -vous sur le petit canapé.

Tout de suite, une seconde.

Non, écoutez, vous avez de la chance de tomber sur un super professionnel.

J 'ai fait ça en...

Douceur. Quel professionnel, regardez ! Mais je ne pouvais pas savoir que vous

étiez planqué derrière aussi.

Non, mais là, la chose, ça dégonfle, madame.

Regardez. Ah non.

Ah non, je te vois extrêmement gonflé. Oh non ! Je suis défiguré. Mais à la

base, il a plutôt un gros nez, non ? Non, pas du tout, il a un petit nez très

mignon. Ah bon ? Mais là, vous allez voir, le petit nez très mignon va

réapparaître. Mais ça, ça devient normal, ça ? Ah ben ça, c 'est...

Oh, ben, c 'est une petite griffure, quoi.

Mais la mauvaise foi du gars, hein ? Vous avez une carte ? Une carte ? Ah

J 'ai pas le temps de faire la déclaration d 'assurance. On va se

du bonheur, c 'est ma boîte.

Vous êtes déclaré ou vous faites ça au black ? Ah non, mais vous plaisantez. Je

suis parfaitement légal. J 'ai un numéro de sirète, monsieur.

Et je paye mes impôts. Et je peux vous dire que c 'est en gratiné, les impôts.

Parce que nous, les petits commerçants, les artisans, là, on est massacrés.

Oh la vache ! Oh, mais c 'est dégueulasse ! Oh, la vomie sur le

'est cadastre.

Vous allez être obligé de changer le tissu, mais c 'est hyper facile, le

'ai pas le temps. Faut que j 'achète Naziri, s 'il te plaît. Vous gardez ma

carte ? Oui, mais évidemment que je sors pas de ça. Mais où l 'est -il tout ?

Vomissez par terre, vomissez.

Ranger.

Ranger.

Ici.

Tu viens me faire ça à chaque fois ? Ça fait huit ans que je bosse ici, il me

reconnaît toujours pas. Il est pas un peu con, ton chien ? Il sent la peur.

C 'est un peu de sa faute si j 'ai peur, non ? Non, il le sent en premier.

Non, en premier, il me saute dessus.

Non, en premier, il te sent. Oh là là.

C 'est un bon mot.

C 'est ça que tu cherches ? Rêve ? Une foularde.

Je crois que c 'est le bon jour pour sortir te mettre une race.

T 'as vu l 'heure ? A partir de 6h30, tous les couloirs aériens sont pris.

On va prendre une heure dans la vie avec tes conneries. Mais je pars pas avec

toi.

Tout l 'argent qui rentre et qui sort de cette boîte est sous ma responsabilité.

Richard saura même pas que tonton Fred t 'a tenu la main pour ta première fois.

Bon, j 'ai pas besoin qu 'on me tienne la main.

Je vais te nommer directeur des opérations du groupe.

T 'as pas le niveau, Stan.

Richard me fait confiance.

S 'il y a quoi que ce soit qui déconne, tu pourras pas dire à Richard, c 'est

pas ma faute.

Tu pourras pas. Ok, donne -moi le sac à cacher.

Tu pourras pas.

Qu 'est -ce qui s 'est passé ? J 'ai parti avec la mauvaise sacoche. Quoi ? J

'entends pas.

J 'ai parti avec la mauvaise sacoche. Et t 'as porté quoi ?

Le

cadeau du conseiller urbanisme de la mairie

de Tourcoing.

Oh.

Tu pars avec une sacoche ? Tu vérifies pas ce qu 'il y a dedans ?

Pourquoi tu me déçois, Stan ? Je peux repartir tout de suite. L 'avocat Letton

touchera ça comme dans la nuit. Son client sera même pas que sa forêt. À mon

avis, il le sait déjà.

Je dîne ce soir avec les actionnaires.

Tu sais ce que ça devait être, ce dîner ? Mon triomphe.

Ferme ta gueule ! Mickaël, tu mets à l 'heure du jour de la prochaine ex -com

départ de Stan et la nomination de Fred.

Direction financière des opérations.

Tu l 'envoies à tout le monde.

C 'est compliqué.

Pourquoi tu m 'as déçu, Stan ? Ça s 'appelle une faute lourde, et c 'est la

peine de mort.

Allez, dégage.

Allez, dégage !

Je

vous ai réservé un petit spa pour... Ferme ta gueule.

Bon, Mickaël, ce soir, tu vas aller chez moi prendre des affaires. Ma femme sera

prévenue. Ensuite, t 'iras acheter une boîte de chocolat.

Comment la boîte ? Grosse. Une grosse boîte pour le béton. C 'est pas le

de faire mesquins.

Arrête d 'écrire. Écoute -moi, s 'il te plaît.

T 'apporteras tout ça dans mon appartement en ville.

J 'y serai à 22h30 après mon dîner.

T 'as bien fait.

Stan.

T 'as bien fait de le virer.

Ça m 'a pris 10 minutes pour le baiser.

Mickaël ! Monte.

C 'est pas la peine, j 'ai pris ma décision.

Monte. Stan, ma réunion commence en 5 minutes, nos plus gros clients.

Marie, fais -moi confiance. Monte.

A l 'aéroport.

Non, c 'est ma réunion ! Non, non ! Non ! Je ne vais pas à l 'aéroport ! Marine,

offre des gardes. C 'est quoi ? Un million d 'euros.

C 'est la com' du laiton.

T 'as volé un million d 'euros ? Non, alors concrètement, je ne les ai pas

parce que cet argent, il n 'existe pas. C 'est une pièce noire. L 'argent

apparaît de nulle part, donc c 'est pas du vol. T 'as volé un million d 'euros à

Richard ? Mais non, je viens de te dire que c 'est comme si il n 'existait pas

cet argent. J 'ai rien volé. Laissez -moi détendre, s 'il vous plaît. Non,

non,

Marine, attends. T 'en as pas marre de te faire avoir ? Bien sûr que si, t 'en

as marre.

T 'en as marre, j 'en ai marre, on en a tous marre

Tiens, c 'est lui qui m 'appelle. Je suis en retard. Allô ? Oui, Rodolphe,

Oui, je sais, le client est là -bas. Bien sûr qu 'il est là.

Hein ? Non, mais... Écoute, Rodolphe, je me dis, est -ce que ça vaut vraiment le

coup que je vienne ? Hein ? Oui, mais... Tu vois, vu comment tu défends notre

travail, je me dis... Hein ? Non, mais c 'est vrai, tu... Oui, mais tu te

couches beaucoup.

Comme une petite merde.

Tu te couches comme une petite merde. Un grande merde que t 'es, va. Oui, achète

-moi une grande merde que t 'es. Ah là, sale merde. Oui, t 'es une grosse merde.

Bien sûr que t 'es une grosse merde. Dans la vie, Rodolphe, il y a les lâches

les courageux. Toi, tu fais partie des lâches.

Oui, tu m 'as bien entendu.

Oui, tu m 'as bien entendu, des lâches. Non, je continue, tu es un caniche.

Un caniche, Rodolphe. Marine.

Un trou du cul, une petite bite. T 'es un vacheur que t 'es. Va chercher,

Rodolphe. Marine, Marine. Va chercher. Non, raccroche.

Non, non, ça y est, ça y est. Mais bien sûr, tu le dis. Oui, Richard. Et

pourquoi tu m 'as pas dit, ce fils de pute m 'a donné la mauvaise cinq coches

Mais non, toi, tu es parti digne, loyal.

Et ça, mon Sven... Mais le tout petit, trop du cul ! Ah, ça, ça m

Le tout petit, tout tout, chichi, ta toute petite merde ! Ouais ! Je

pas comment j 'avais pu me tromper à ce point sur toi.

Et maintenant, moi, je suis sûr d 'une chose. C 'est que je peux compter sur

toi. On va faire des grandes choses.

À commencer par cet aéroport.

Demain matin, à 6h, je prends l 'argent dans le coffre et je la porte au laiton.

Je peux l 'amener, moi ? Non, non, non.

Il veut que je vienne me prosterner devant lui. Mais j 'en ai rien à foutre.

sais pourquoi ? Parce qu 'on va faire le deal du siècle.

C 'est le premier jour du reste de notre vie, mon Stan.

Tu sais que je t 'aime, toi ? Ça va ? Ça va.

Tu peux pas choisir Stan Médinger. Ce mec n 'a aucune vision. Tu lui dis de

faire un trou dans la coque en pleine mer, il le fait.

C 'est exactement ce que je veux.

Un type capable de faire un trou dans la coque en pleine mer si je lui demande.

Pas un enfoiré capable de foutre en l 'air mon aéroport pour faire avancer sa

carrière.

Allez, dégage.

Petit con.

Marie, attendez -moi quelques minutes.

Qu 'est -ce que tu fais ? Ça va, excuse -moi, j 'ai merdé, ça va. Tu réalises

que je viens de perdre mon job ? Mais bon, t 'as vu comment tu parles aux gens

aussi. Tu te fous de moi ?

Tu crois vraiment que Richard va te donner tout ce que t 'attends, là ? J

ce métier, Marine.

Vraiment. Ce qu 'on fait, personne peut le faire. C 'est pas vrai.

Vous laissez mon tri réuni, vous salopez tout, vous planquez votre merde partout

dans le monde. Vous êtes des pollueurs. Mais pas du tout.

Justement, c 'est de l 'intérieur que je vais pouvoir changer les choses.

Arrête.

Je me suis battu comme un chien pour en arriver là.

C 'est pas le moment où tout bascule de mon côté que je vais abandonner.

Fred a voulu me niquer, il s 'est niqué tout seul.

C 'est ma putain de chance, Marine.

Mais tu vois pas que c 'est trop tard ? Dès que Richard saura que t 'as voulu

lui prendre ton argent, il va te dégager, tu crois quoi ? Qu 'il va te

dans ses bras, que vous allez danser de joie. Non, il va te défoncer, Stade. Tu

peux pas revenir.

Au moins, il faut d 'ailleurs... Putain, je viens de traiter Rodolphe de... Va

chercher, va chercher.

C 'est pire que l 'escu, va chercher.

Richard saura pas que j 'ai volé l 'argent.

Parce que je vais le remettre.

Oh putain, l 'acné.

Richard doit prendre l 'argent à 5h demain matin.

J 'ai jeté l 'acné à la poubelle comme un con.

Putain, c 'est pas vrai.

Permettez un instant.

M 'en prie, réunis. Oui, allô, est -ce que tu as de mes dangers ? J 'ai besoin

de savoir si le camion poubelle est passé.

Pardon, le quoi ? Non, les poubelles. Un instant.

Allô ? Est -ce que le camion poubelle est passé ? Non, ils viennent de partir.

Oui, merci.

Ils viennent de passer.

Mais non, mais non, mais non ! Ok, je vous rappelle, je vous rappelle. Marine

Là, ta gauche ! Ta gauche ! Il y a un

petit copain qui va nous tuer ! Marine !

Mais t

'es malade ! Ah, je me suis massacrée ! Mais normal !

Allez t 'accroche ! Allez t 'accroche ! Ouais ! L 'appareil t 'accroche !

Bonsoir.

Dix minutes, c 'est pas avant.

Attendez, j 'étais sur une urgence. Je peux pas laisser les clients en race

campagne. Il fallait que j 'encaisse.

Beaucoup mieux votre nez. Vous êtes devenu normal.

Et le petit pète, ça vous donne un côté un peu plus viril.

Allez, on y va.

Il faut mettre cet immeuble.

C

'est

là.

Ah.

Ah oui, oui, d 'accord.

Ah oui, non, c 'est une porte verrouillée, c 'est pas une porte

Ah, elle est pas simple, simple.

Un, deux, trois, quatre.

Il y a cinq, il y a six points, hein. Ça, oui, c 'est du costaud.

Bon, vous pouvez l 'ouvrir ou pas ? Bah, à votre avis.

Bah, le rallye ? Bah, vous oubliez pas quelque chose ? Ah oui, ah, putain, oui,

là, oui, quand même. Quand même, c 'est 600 euros.

Je sais ce que vous allez me dire, c 'est cher.

Moi, je vous réponds que des collègues qui travaillent de nuit, il n 'y en a

beaucoup. Il n 'y en a même qu 'un dans le coin, c 'est moi, c 'est Bibi.

Si vous me payez en liquide, je vous enlève le TBA. Ça vous fait 20 % de

ça tombe à 480.

Allez, je vous le fais à 470 parce que je suis la bonne poire.

On ne se refait pas. Ok, pas de problème.

Mais non, attends, attends, attends, je vais trop vite. Oh là là, oh là là, je

me giflerais, je suis con.

J 'ai oublié la prime de pénibilité.

C 'est quoi cette connerie ? Vous travaillez comme un bœuf toute la nuit,

Et c 'est combien en plus ? C 'est 10%, ça vous fait un petit 520.

Non,

ça fait 517.

Oui, 517, 520, d 'accord.

On est pas à 3 euros pro, on est quand même pas des radins.

OK, 520, c 'est bon.

80, pardon, pardon, 80, 80.

Je ne sais pas ce que j 'ai à ce moment, je perds la tête. Pour les produits d

'entretien, je vais automatiquement salir un peu. Donc après, je vais

parce que le maître mot de la maison, c 'est je remets tout en place très

propre, nickel. Voilà, ça, c 'est très, très bien. Au contrat.

C 'est pour ça, 582.

Voilà. OK.

Définitif. Très bien. Voilà.

OK.

En euros, hein ? Oui, en euros.

Pourquoi ? Normalement, vous prenez les dinars.

Je ne vous sens pas, vous.

Pardon ? Non, je ne vous sens pas. Vous avez un humour de hyène.

Non, vous voyez, ce matin, j 'étais persuadé que vous étiez un petit peu

bien, ce soir, je ne suis plus du tout certain.

700. 700 euros. C 'est bon ? Vous vous sentez mieux, là ?

700 euros ? Non attendez, alors là, moi je donne pas dans les cambriolages. On

peut prendre entre 3 et 5 ans pour ça. Non mais attendez, ça je peux tout vous

expliquer. Non mais surtout pas, ne m 'expliquez rien, faites comme si on s

'était jamais rencontrés. Non mais c 'est pas du tout ce que vous croyez.

Allez, bye bye. Non mais c 'est même l 'inverse de ce que vous pensez.

Vous voyez cette sacoche ? Je dois la remettre dans un coffre avant 6h demain

matin. Et les clés sont dans l 'appartement, enfin le double des clés.

Vous voyez, on prend pas, on remet. C 'est une bonne action, non ? Il y a qui

coffre ? Comment ça, je peux pas vous dire. Ah bon, bah lance -toi.

Ok, à mon patron.

C 'est bon ? Enfin, la société dans laquelle je travaille.

Alors, une question.

Si vous devez la remettre, la sacoche, c 'est que vous l 'avez prise.

Pourquoi vous l 'avez prise ? Parce que j 'ai fait une erreur.

Vous ne faites jamais d 'erreur.

Je prends, je remets, je remets, je reprends, je reprends, je remets.

Je ne le sens pas.

Je n 'aime pas ça du tout. Mille euros.

Mille euros pour cette porte. S 'il vous plaît, on n 'a plus beaucoup de temps.

Il est parti dîner, il ne va pas tarder.

Mille euros, c 'est encore pire.

Là, vous foutez les jetons, carrément.

Vous ne voulez pas ? Allez, j 'appelle quelqu 'un d 'autre.

Pourquoi vous montez sur vos grands chevaux tout de suite ? Pourquoi vous

?

En cash ? Oui.

Et voilà le travail.

Ah non,

c 'est hyper chic ici.

J 'aime pas ça.

J 'aime pas trop ça.

Qu 'est -ce que vous faites ? Je cherche.

Vous cherchez quoi ? La clé.

Et le coffre, il est où ? Il est au bureau.

La clé, elle est ici.

Oui, mais vous ne savez pas où elle est, la clé ? Pas précisément.

Comment ça, pas précisément ? Vous savez où elle est ou vous ne savez pas où

elle est ? Je ne sais pas où elle est. C 'est bon ? Non, mais attendez, le

proprio, il va rappliquer, il va nous trouver le nez dans ses tiroirs.

vous ne m 'avez pas dit que vous ne saviez pas où était cette clé ? Parce

vous ne me l 'avez pas demandé.

Je le savais, je le savais, j 'aurais dû me faire mon instinct.

Vous êtes un faux jeton.

Ça vous est où ? C 'est bon, j 'ai compris.

Aidez -moi à chercher au lieu de râler. Je vais gagner du temps.

Non, mais attendez, attendez, attendez.

Mais une fois qu 'on aura remis la sacoche dans le coffre, la clé, il

ramener ici ? Il faudra d 'abord faire un double et après... Oui, il faudra la

ramener ici. Oui, mais alors ça, c 'est impossible.

Alors ça... Rideau.

Pourquoi ? Vous savez pas faire le double ? Non, non.

J 'ai pas dit que je ne savais pas.

Ah, ok. On recommence.

Allez, combien ? Non, c 'est pas une question d 'argent. Du tout. C 'est

toujours une question d 'argent. Non. Si.

Et vous voyez bien en plus que j 'ai besoin de vous. Donc profitez -en, j

'aurais fait la même chose. Allez, crachez votre pilule.

Donnez -moi votre prix.

Les clés de coffre. Les doubles de clés de coffre. On n 'a pas le droit de les

faire. C 'est interdit par la loi. On peut prendre entre un à trois ans pour

Alors pour moi, merci.

Oh, ah d 'accord.

Ah, donc c 'est ça le problème. Par contre, rentrer chez quelqu 'un en son

absence, on a le droit.

Mais vous m 'avez vendu quand vous avez une bonne action.

Eh ben, je vous ai menti. Ah.

Vous voyez ça ?

C 'est une statue à un million d 'euros. Et je suis venu la voler.

Et vous, vous m 'avez ouvert la porte. Vous savez pourquoi ? Parce que vous

mon complice.

En tout cas, c 'est ce que je dirais si on me demande.

Ah, l 'enflure.

Ah, là, j 'ai gagné le cocotier, là.

Là, c 'est un beau gosse bien mis, mais la grosse enflure. Oui, bon, allez, c

'est bon.

Personne ne saura que vous m 'avez fait un double.

Si, si, si, vous, vous le saurez.

Ah, vous voyez ? Allez, combien ? 500 ? Je vous ai dit que ce n 'est pas une

question d 'argent.

600 ?

Oh, putain.

800 ? Allez, 800 pour le double. Avec les 1 000 de l 'ouverture de porte, ça

fait 1 800 euros ? Votre soirée n 'a même pas commencé.

Ça va, elle est belle, non ? Bon, déjà, on dit à 2 000. Et je vous compte pas la

deuxième réouverture de porte pour ramener la clé parce que je suis la

poire. On se refait pas. 2 000 en plus.

Donc vous êtes un voleur, en fait.

Vous pouvez ouvrir ce tiroir, s 'il vous plaît ? Sans problème.

Enfin, je vous préviens, ça ne fait pas partie du forfait, là. Il va falloir

rajouter un plus.

Mais ce n 'est pas vrai, espèce d 'enfoiré. Alors attention, je ne

dans le presse, ni dans l 'insulte. Parce que je vous préviens, je suis à

de peau, là. Alors allons -y, mollo, mollo. Vous vous répétez là, combien ?

dépend, si c 'est un échange standard, une clé, deux doubles, en laiton ou en

acier, ce n 'est pas le même prix.

Moi, je peux vous la faire en titane aussi.

Franchement, je m 'en branle.

Bon, enfin, c 'est pas une oration pour une grossier.

Bon, alors, ça vous fait, je vous fais un total, ça vous fait un total de 3744.

Donc j 'arrondis à 3750. Je fais le facture à quel nom ? Les bides ? Oui.

Ça, c 'est typique, c 'est ce qu 'on appelle un leurre. On le ferme à clé, on

met rien dedans, c 'est pour piéger les casseurs.

Ça leur fait perdre du temps.

Ça les énerve aussi.

Comment vous savez ?

Je ne sais rien, moi je dis ça comme ça, c 'est du pur bon sens.

Allez ! On est

foutus ! Fermez votre gueule ! Pourquoi vous avez fait ça ? Je vous le dis,

je vous le dis à un million d 'euros.

Je ne vais pas laisser ça comme ça.

On est morts, on est morts.

Qu 'est -ce que vous faites ? Qu 'est -ce que vous faites ?

C 'est quoi ça ? Qu 'est -ce que vous avez fait ? Il m 'a regardé droit dans

yeux, ce con.

On ne peut pas laisser de témoin derrière nous, non ? Vous avez buté mon

collègue ! C 'est vraiment une clé de coffre, ça ? Sur la gauche, là.

C 'est une clé de coffre.

Vous avez du scotch ? Pourquoi faire ? Donnez -moi du scotch.

Voilà.

Là, avec ce qu 'il a pris dans la tronche, on n 'a pas besoin de scotch.

On n 'a pas le choix.

On n 'a pas le choix.

Elle n 'a pas le choix de quoi ? Prenez -moi ma sacoche. Ma sacoche ! Qu 'est

-ce qu 'il y a là -dedans ? On s 'en fout.

Ça ne vous gagne pas.

Elle est hyper lourde. Je ne sais pas, la sacoche. Ne la touche pas, je la

prends. Vous m 'avez demandé de l 'amener. On va la poser là, quelque

Et donnez -moi le sac, là -bas, s 'il vous plaît. Mais pour quoi faire ?

-moi le sac ! Pourquoi vous le saciez avec du scotch ?

Qu 'est -ce que vous allez faire comme...

Pétise, là.

On va le prendre, on va le mettre dans votre camionnette et on va le déposer

dans un terrain vague.

Mais jamais de la vie ! Vous n 'avez plus le choix, donnez -moi un coup de

Non, mais là, c 'est un enlèvement. Là, c 'est 12 à 15 dans le tôle.

Bonsoir, salut.

Pas du tout, c 'est un enlèvement. Vous savez ce que c 'est, un enlèvement ? Un

enlèvement ? C 'est quand on demande une rançon.

Là, on ne demande pas de rançon.

Mais même pas en rêve.

C 'est qui ? C 'est qui ? C

'est

qui ? Michael, c 'est Richard.

Dis -moi, c 'est quoi ce bordel ? Je vois pas les chocolats, là. Tu me

? Ouais, ma chérie, ça va ?

Non, ça fait très mes passés, mais je les supporte plus, tous ces cons.

En plus, c 'est moi qui les invite, mais bon, je le fais avec leur argent.

Ça me console.

Excuse -moi, j 'ai un double appel, c 'est mon chantier ouzbek.

Je t 'appelle demain avant de prendre mon avion ? Je t 'embrasse très fort.

Non,

non, moi plus fort.

Moi plus fort.

Etienne ? On a un problème, patron. Attendez, vous êtes où, là ? On peut pas

lancer les bulldozers, il y a un type qui s 'est accroché dans un arbre. Ah

ouais ? C 'est qui, ce clown ?

Qu 'est -ce qu 'il veut ? Qu 'est -ce qu 'il dit ? Il veut pas qu 'on coupe l

'arbre. Il veut pas qu 'on coupe l 'arbre ? Mais comment c 'est possible,

Je sais pas, patron. Il s 'est faufilé.

La zone est bouclée depuis 5 jours. On doit lancer les bulles. Je sais pas

comment il a fait.

Bon, dites -lui qu 'on est tout à fait sensibles à sa cause, qu 'on a déjà

de replanter tous les arbres qu 'on va devoir enlever.

Ah bon ? On a prévu ça ? Je l 'ai pas vu dans mon devis, ça. Mais non ! On nous

déquistons, c 'est un deal global. On a prévu de replanter ailleurs, dans un

autre pays.

Ah bon ?

Mais on s 'en fout, dans quel pays ? Vous lui dites qu 'on va replanter, c

tout.

Il dit que celui -ci, c 'est un arbre particulier, il a 300 ans. Mais c 'est

rien du tout, 300 ans pour un arbre.

Il dit qu 'il vit ici depuis qu 'il est né, que toutes les générations de sa

famille jusqu 'à lui ont vu cet arbre et qu 'on ne peut pas le couper pour faire

l 'aéroport. Mais elle a exproprié sa famille, d 'accord ? On leur a donné de

'argent pour qu 'ils partent, alors tu l 'arrêtes de nous faire chier.

Mais il est en train de jeter l 'argent au patron.

Attends, mais quelle honte.

Ils n 'ont pas faim, ces gens -là ?

Vous sécurisez la zone, j 'appelle le ministre.

OK.

Moussafar ? Richard Payet. Vous savez pourquoi je vous appelle ? Bien sûr que

si, vous savez. Vous savez tout avant même que les choses arrivent.

Mais je vous parie qu 'il y a Moussafar.

Vous savez pourquoi ? Parce que vous allez trouver une solution.

C 'est très simple, vous assumez votre part du contrat et nous la nôtre, chacun

sa compétence.

Il y a un excité qui gesticule dans un arbre. C 'est votre problème.

Pas le mien.

Est -ce que je me fais comprendre ? No stress, vous affares.

Vous avez 24 heures.

Là, il commence à y en avoir marre.

Qu 'est -ce qu 'il fait ? Qu 'est -ce qu 'il fout ? Vous allez où ? C 'est une

merde ! Vous m 'avez mis, vous ! Attendez, attendez, attendez.

On se calme.

On va remettre la sacoche dans le coffre.

Ensuite, on va le laisser dans la nature.

Vous me faites mon double et après, c 'est terminé. On ne se revoit plus

Et c 'est qui, Richard Payet ? Parce que lui, c 'est l 'air d 'être un fumier.

Un vrai gros fumier. Je n 'ai pas envie de l 'énerver. Cinq mille.

5 000 euros et vous faites tout ce que je dis.

Vous payez cash tout de suite ? Oui, si vous voulez, j 'ai tout dans la voiture.

Bon, on va chercher du cash. J 'ai ma carte bleue dans ma veste.

Putain, on nous a tiré la camionnette ! Oh non, je n 'aurais jamais dû vous

rencontrer, mais vous êtes un poissard ! Vous êtes un poissard ! On vous a tiré

la camionnette. Mais oui, c 'est ce que je viens de vous dire.

On vous a tiré la camionnette ! Mais arrêtez de réposer ça, espèce de

je viens de vous le dire ! Mais c 'est quoi votre problème ? Vous laissez une

camionnette en plein milieu de la route avec les clés dessus ? Mais non, mais...

Vous avez pris votre cerveau, vous l 'avez mis sur bon coin, quoi ! Mais ça

deux mois qu 'ils me pistent comme des charognards, en attendant que je baisse

la garde. À cause de vous, j 'ai perdu mon outil de travail ! Vous connaissez

les voleurs ? Mais oui, c 'est la d 'Abel, ce minable dame !

C 'est qui, Annabelle ? C 'est mon ex. C 'est un canon, mais elle est jalouse

comme une tigresse. Ok, ok, elle habite où ? On va la chercher tout de suite.

Mais non, c 'est un père pète. Il faut une bagnole.

On n 'a même plus de pognon pour prendre un taxi.

Tout est dans la cabionnette.

Tout est dans la cabionnette.

Mon ex.

Oui, qu 'est -ce qu 'elle a, votre ex ? Esther, mon ex, elle va nous trouver un

taxi. Ouais.

Non mais c 'est un marteau, lui.

Vous allez où ? Vous allez où ? C 'est encore loin ?

Ça va lui faire plaisir à votre ex de nous voir débouler à minuit.

Oui. Vous savez pourquoi ? Non. Parce que moi, contrairement à vous, j 'ai d

'excellents rapports avec mon ex.

Formidable.

Formidable.

C 'est là.

C 'est là ? Ouais.

Oui ? Oui, ma petite choups.

C 'est Stan. Qu 'est -ce que tu veux ? Alors, tu vas te marrer, mais il m

'arrive une grosse galère. J 'ai tout perdu, ma veste, mon téléphone.

Et comme j 'étais dans la rue, je me suis dit que tu allais peut -être

nous appeler un taxi.

Et là, du coup, tu penses à moi. Ben oui, j 'étais dans la rue, je me suis

pourquoi pas, Esther.

Ah ouais ? Ben démerde -toi.

C 'est quoi une mauvaise relation pour vous ?

Quoi encore ? Esther, j 'ai vraiment besoin que tu m 'aides, s 'il te plaît.

je t 'aide ? Mais toi, tu m 'aides avec Maxime ? J 'entends pas là, tu m 'aides

avec Maxime ? Bon, laissez -moi faire. Dis -moi, ma cocotte. Oui ? Tu vas nous

appeler un taxi immédiatement, sinon je reviens casser ton appartement

maintenant que je sais où t 'habites. T 'as compris ? Bravo, bravo.

Super. Quoi ? Vous pensez que c 'est en la menaçant qu 'elle va ouvrir ? Oui.

Vous savez ce qui se passe ? Vous avez un gros problème d 'autorité avec votre

ex. Elle ne vous respecte pas, vous êtes au courant ? Pardon, mon vieux, pardon.

C 'est lui le gros con qui m 'a menacé ? Oui, mais il est désolé, c 'est un ami.

Oui, désolé si j 'étais un peu rugueux.

Bon, ben, Esther, mon ex, Esther... C 'est quoi ton prénom déjà ? Ben,

Hippolyte. Non mais attends, tu te fous de ma gueule ? Tu dis que c 'est un ami

et tu sais même pas son prénom ? Et juste, au passage, arrête de m 'appeler

ex, je te rappelle qu 'on n 'est même pas divorcés. Bah, si, quasiment. Bah,

non. Bah, si. Bah, non. Ah, bah, non. Ah, bah, non. Eh, bah, non. Eh, bah,

Eh, bah, non. Esther, effectivement, vous avez une excellente relation.

Excellente. Esther, on a besoin d 'un taxi, c 'est vital, là.

Vraiment. Oui.

Il y a Maxime, il veut pas prendre sa douche.

Qui est Maxime ? Il dort pas à cette heure -là ? Non, et il veut pas prendre

douche.

Ah, ça y est, j 'ai compris. Vous êtes des parents de Maxime. Vous voulez

ce monde à prendre une douche à minuit. Mais c 'est pas humain. Je suis en train

de régler un problème. Vous pouvez la fermer, vous. Merci, très poli.

Non, en fait, il y a deux jours, il ne voulait pas prendre sa douche. Hier non

plus. Avant -hier, le mec, il ne veut pas prendre sa douche. Donc, je vais le

voir, il y a trois jours, le mec, toujours pas sa douche. Il y a quatre

il ne veut pas prendre sa douche. Il y a cinq jours, il ne veut pas prendre sa

douche. Il ne prend pas de douche, quoi. Il ne prend pas de douche. Oui, il ne

veut pas prendre de douche.

Eh bien, regarde, prends -nous un taxi.

Et puis, mercredi, quand je vais le récupérer, j 'aurai une discussion avec

Mais

C 'est vrai que ça chevaute pas mal dans cette canduse là.

Bon, qu 'est -ce qui se passe Max ? Maman elle me dit que t 'as pas envie de

doucher.

Je sais pas pourquoi tu refuses, mais papa il te demande d 'aller prendre ta

douche, ok ? Elle t 'a mis la pression ou quoi ?

D 'habitude tu débarques pas dans la chambre en disant on va te laver, d

'habitude tu t 'en bats les couilles. Mais comment il parle ce garçon ? Pas du

tout. C 'est qui le gros là ? Pardon ? Non mais attends, tu sais ce qu 'il te

dit le gros ? Oui non mais pardon, après c 'est vrai Stan, de base tu t 'en bats

les couilles. Quand il dit je m 'en bats les couilles, c 'est tout.

Esther, afficher nos désaccords devant Max c 'est contre -productif, tu

comprends ? Ah ouais ? Mais c 'est exactement ce que t 'es en train de

jamais, non mais MDR. Je te demande de pas me contredire devant Max, ça crée un

espace entre nous et tu vois qu 'il s 'en sert là.

Au niveau de l 'espace, ça serait plutôt un gouffre. On veut pas ton avis,

connard. Arrête d 'être vulgaire, là, putain. Ça pète les couilles, la

vulgarité. T 'es grossier, bordel.

Mais ça, c 'est vraiment son problème. Il est grossier de ouf. Mais oui, il est

grossier de ouf. Dès qu 'il ne maîtrise plus, il devient vulgaire. Et ça déteint

sur le petit, évidemment.

Bon, Maxime, tu vas te lever et tu vas prendre ta douche. Dépêche -toi, je

compte jusqu 'à trois. Un.

Deux.

Et trois.

Trois.

Et quatre.

Ouais, 4, ouais.

Lol. Eh ben, tu sais quoi ? Pas de Noël, pas d 'anniversaire. C 'est ça que tu

veux ? Les anniversaires, Noël, Pâques, Halloween, tout ça, ça sert à rien. Ça

sert qu 'à faire acheter des trucs débiles aux gens qui pourrissent la

Très précoce, ce petit.

Ah, oui, oui. J 'ai décidé de prendre qu 'une seule douche par an. Oui, ben, tu

vois, mon grand, si tu avais la gentillesse de prendre ta douche

maintenant, ça nous rendrait un grand... Vous pouvez me laisser parler à mon

fils, s 'il vous plaît ? Merci.

Max, maintenant, tu vas m 'écouter, tu vas te doucher. Je suis ton père, je

responsable de toi. Lève -toi. T 'es pas responsable. Ce que tu fais, c 'est pas

cool. Ah, ouais, c 'est pas cool. Mais qu 'est -ce que je fais ? Oui, qu 'est

-ce qu 'il fait ? Ben oui, Max, qu 'est -ce que je fais ? Réponds -nous, Maxime,

parce que là, ça fout les jetons si tu réponds pas.

Tu sais très bien.

Ben non, dis -moi.

Toi et ton groupe, vous détruisez la planète. Vous avez fraudé sur la taxe

carbone.

Qu 'est -ce que tu connais à la taxe carbone, toi ? Ben je le sais, c 'est

Il est très impressionnant.

Vous avez pensé à lui faire passer les têtes ? Mais Max, c 'est n 'importe

Qui t 'a dit ça ? Maman.

Une terre.

Ouais. On peut parler deux secondes ? Bah non. Bah si. Bah non. Si. Bah non.

Bah non. Si. Bah non. Si. Bah non. Esther ! Ok, deux secondes, et après tu

dégages. Viens. Allez, vas -y.

Pardon, le gros. Hein ? Quoi, le gros ? Non mais attends, il faudrait peut -être

que ça cesse, les réflexions sur le physique.

Pourquoi tu lui dis des conneries comme ça, là ? Il va grandir en pensant que

son père, c 'est Marco Mouli ? Non, là, là, non, mais Stan, moi je m 'en fous,

hein. Tu bosses pour une boîte de pollueurs.

Juste, ramène l 'oseille, quoi. Tu sais quoi, cette chemise de vigile.

J 'ai pas la veste, donc oui, ça donne moins que d 'habitude, mais... Sam, le

problème, c 'est que ton fils, il t 'aime pas. Mon fils, il m 'aime pas ? Je

'ai une semaine sur deux, il se régale ! Mais tu sais quoi ? Il déteste ta

nouvelle meuf. Il fait des cauchemars, il déteste... Comment elle s 'appelle,

? Le primant éclaté au sol, là ? Pauline. Marine. Non, Pauline. Non. Il

la blairer, Pauline. C 'est Marine. Non, il déteste Pauline. Marine. C 'est la

même chose, c 'est la même chose, je m 'en fous. En tout cas, il vomit à chaque

fois qu 'il parle d 'elle, donc excuse -moi. Il vomit parce qu 'il est une

gastro -ester. Il est là, je veux pas voir Marine.

Ah, il fait comme ça ? Ouais, il fait ça,

Ok, je te commande un taxi. Merci.

De rien.

Merci. Je déconne, je déconne. J 'ai une gueule de centrale téléphonique.

Démerde -toi ! Bon, je te commande un taxi, mais tu plaques ta meuf. Mais

mais t 'en as pas ou quoi ? T 'as pété les plombs, on n 'est plus ensemble.

Choisis une autre meuf avec un prénom normal. Tu connais une seule Marine,

? Et voilà.

Marine. Allez, j 'en connais un qui va se prendre une très bonne douche où je

m 'y connais pas.

Allez, allez, allez, à la douche.

Allez, ta sauce là maintenant parce que...

Ok, va se doucher, c 'est bon pour le taxi ? Oui, oui, je t 'appelle le taxi,

dégage ! Dégage avec le gros, là, prends -le avec toi ! C 'est ce qu 'il dit, le

gros ! C 'est évident, c 'est un enfant qui a besoin de voir son père.

De toute façon, tous les moments qu 'on passe pas avec le petit, on ne les

rattrape jamais.

Vous avez des enfants ? Non.

Non, mais je l 'ai lu, ça, je l 'ai lu. Je sais pas où, mais je l 'ai lu.

Alors fermez -la.

Comment vous avez fait pour la douche ? Je vous parle.

Je peux l 'ouvrir maintenant ? Oui.

Je lui ai dit ce qu 'il fallait pour qu 'il l 'apprenne.

Donc vous lui avez dit quoi ? Je lui ai dit, si tu prends ta douche, si tu obéis

à tes parents, moi j 'ai une bonne raison de penser qu 'ils vont se

ensemble. D 'ailleurs, je suis même sûr, c 'est eux qui me l 'ont dit.

Non, vous ne lui avez pas dit ça. C 'est lui.

Vous êtes cons ou quoi ? Enfin, quoi cons, quoi ? Il y avait une urgence ou

? Non, mais c 'est extraordinaire de m 'engueuler, ça.

Non, mais ça va être de ma faute, maintenant. C 'est vous qui les foutez

merde. Non, mais ça va, hein.

Pour un type qui trafique dans la taxe carbone, il n 'y a quand même pas de

leçon à donner à qui que ce soit, surtout pas à moi. Je ne trafique pas

taxe carbone. Oh, tiens.

Mais là, je le savais.

On a de la chance, ils n 'ont pas enlevé les pneus.

Qu 'est -ce que vous faites ? Montez des petits bouts.

Vous plaisantez, ça.

Je monte pas là -dessus, c 'est un truc assez strampier. Montez, dépêchez -vous.

Ça s 'ouvre. Vous avez l 'air sain, là -haut.

Allez, allez, évitez de nous être strampis.

Tu veux jeter un, Hippolyte ? Tu vas demander la permission avant de la

cette camionnette ! Hein, tête de gland ! C 'est un malade qui est en train de

nous raffoler, là ! Mais non, c 'est jaloux ! Il a peur qu 'elle revienne

avec moi.

Elle m 'a dans la peau, Annabelle. Attention, attention, il vaut mieux qu

barre, parce que jamais d 'avis. On n 'est pas venus pour la camionnette, c

juste qu 'il y a dedans. Oui, c 'est dedans, dedans.

Allez, rentrez.

Au moindre mouvement agressif, je vous bute.

Je vous l 'avais dit, c 'était ma boule.

Chérie !

Regarde qui vient nous rendre visite.

Bonsoir, chérie. Annabelle, bonsoir. Si t 'es venue pour me racheter la

camionnette, Hippolyte, je t 'écoute. Comment ça, la racheter ? Elle est à

la camionnette. Elle est à moi. Tu veux voir la carte grise ? T 'as encore

menti, Hippolyte. C 'est une maladie. Faut le faire enfermer, ma chatte. Oui,

c 'est sûr, mon bébé d 'amour.

Elle n 'est pas à vous, la camionnette ? Bien sûr qu 'elle est à moi.

Je veux dire, elle est à son nom. Mais c 'est moi qui la paye, comme tout ici.

Comme le loyer, comme les meubles, comme la patente de ton salon de coiffure, et

même le stand de brocante de machin truc.

Aslan, mon prénom, c 'est Aslan, gros con ! Oh, pardon, pardon. On s 'en fout,

en fait. Il pense qu 'elle va revenir avec lui. Tu rêves, t 'as vu ta tête ? N

'enfonce pas trop mon bébé d 'amour, n 'enfonce pas. Oui, t 'as raison, ma

chatte. Mais il me crispe ! Bon, vous voyez bien que ta chatte, elle a pas

de se remettre avec vous. Mais attends, je rêve pas, Alain ! Moi, elle m 'a fait

des avances, hein ! Tu lui as fait des av

Enfin, il rêve, tu vois pas, là. C 'est un fantasme. Un fantasme.

J 'espère, parce que sinon, je lui arracherai un oeil. Non, non, OK. Vous

rien arracher du tout. On se calme.

Je récapitule la situation.

Donc, lui, il ment.

Non, mais pas du tout. C 'est elle qui ment. Mais qu 'est -ce que tu fais

avec ce ringard, Annabelle ? Parce que c 'est un lion au lit.

Hein ? Oui.

Non,

mais t 'as vu la tête qu 'il a, le lion ? Mais putain ! S 'il vous plaît, aidez

-moi, parce que sinon, on va pas s 'en sortir. Bon, je récapitule. Alors, c

très vite fait de récapituler.

Il ne paye plus rien depuis trois mois. Pourquoi tu ne payes plus rien, espèce

de pain ? Parce que j 'ai très bien compris que les avances que tu me

étaient uniquement intéressées. Voilà pourquoi je ne paye plus. La vache salée

mal au pied ! Quelle savance, Andouille ! Mais tu ne vois pas que c 'est un

pauvre type ? Regarde comme il est fagouté. Il prend ses délires pour des

réalités. Ah bon ? Ah oui. Et les photos à Wall Play qu 'il m 'a envoyées sur

mon portable ? Moi, je vais les envoyer à Machelan, là ! Quelle vidéo, quelle

vidéo, quant à merde ! Stop, stop, stop ! Vous êtes ridicule ! Stop ! Combien

pour la camionnette ?

T 'en penses quoi, toi, mon bébé d 'amour ? La même chose que toi, ma

100 000 ? Homme d 'escroc.

Jamais, moi, vivant, on paiera ce prix -là pour cette camionnette.

Attendez, excusez -moi, madame Annabelle, mais pour le coup, il a

000, c 'est cher, non ? C 'est cher ? Et lui, là, hein ? Allez, venez, les

toccards ! Vous croyez qu 'on va le prendre en pension gratos ?

C 'est qui ce type ? Aucune idée.

Et toi ? J 'ai jamais vu.

T 'es sûr ? Regardez -le bien.

Parce qu 'une tête de cul comme ça, ça s 'oublie pas. Il a un papier.

Tu vas prendre cher dans ta gueule, Hippolyte.

Enlève -moi en séquestration.

T 'es parti pour un bon bout, là. Je croyais que t 'avais arrêté tes

Tu te rends compte de ce que tu risques ? J 'ai rien à voir avec ce type, moi.

J 'ai jamais vu de ma vie. Moi, je sais même pas de qui c 'est. C 'est lui qui a

voulu l 'emmener.

Ben, merci.

Ben quoi, merci ? Mais c 'est la vérité, non ? Non, mais là, ça devient grave.

Appelle la police, mon amour. Non, non, non, ok, ok. Je paye 100 000 euros.

Quoi ? Demain matin, première heure, je vous fais un virement.

Voilà. Vous avez un Iban ? Un Iban.

Et puis pour Noël, tu nous envoies une carte postale de Miami, c 'est ça ? Tant

que t 'as pas payé, il reste là.

Ok, j 'ai du cash dans la camionnette.

Quoi ? Ah, voilà.

Ça, c 'est raisonnable.

Ah, mais dépêche -toi ! Je vous préviens, putain de monde, il n 'est pas

heure de plus. Ah, il est enceinte.

C 'est quoi ce bruit ? Je m 'en occupe ! Attendez -moi avant d 'ouvrir !

C 'est quoi le bordel ?

Bébé, elle est vide ! Il se fout de notre gueule !

Alors là, tu vas m 'offrir, pépère.

Mon pépère ! Mais il l 'a tué ! Il l 'a tué ! Mais non ! Espèce de gros connard

! Mais non, je suis désolé. Il est hyper sensible. J 'ai une gâchette. Il est

fou, lui.

Courez.

Courez ! Fais quoi, Méride ? M 'amènes -moi, il y a mes empreintes ! Pour le

plaid ! Pépé d 'amour ! Dépêchez -vous, il y a les clés dessus.

Comptez ! Comptez ! Les morts ! Les morts, des putains !

Oh, merde, le portail ! Oh ! Fierce ! Oh

! Déparito !

Royal

Leopard ! Carrément ? T 'es une grande balle. Allez, tentez.

Il faut vivre, hein ? Tu disais qu 'on m 'appelle Monsieur Météo ?

Je prévois la pluie.

Oui, je sais, c 'est court.

Il est où l 'argent marine ? L 'argent

pourrit tout, même toi.

Elle a la bossa nova.

J 'ai reconnu la musique.

Tournez à gauche. Ah oui, c 'est sûr.

Comment ça ? Dépêchez -vous, elle va te barrer.

Gros, gros, gros problème d 'autorité avec vos femmes, hein.

Foncez, je vous dis ! Allez, allez, allez ! Travaillez, bossez là -dessus,

vieux, hein, parce que c 'est... Mais il me serre ! Il me

serre !

Gros problème d

'autorité, hein. C 'est marrant, parce qu 'avec ce que je viens de voir avec

votre ex, c 'est l 'hôpital qui se fout de la charité, non ? C 'est pas vous qui

m 'avez dit qu 'elle vous avait dans la peau ? Merde.

Faut que j 'y aille, Bichon.

C 'est vous ou Annabelle qui êtes partie ? C 'est moi.

Vous ? Pourquoi ? J 'étais retenu ailleurs.

Ah ouais, j 'ai compris.

C 'était avec une autre meuf.

Hypocrite. J 'étais en prison.

Prison ? Pourquoi ils vous ont mis en prison ? Vous avez tué quelqu 'un ?

Je cassais des coffres, voilà. J 'avais des doigts magiques.

J 'étais très demandé, même dans les pays de l 'Est, je vais vous dire.

Pourquoi vous disiez ça ? Mais pour elle, pour la garder.

Elle ne peut pas s 'empêcher de dépenser. C 'est une boulimique.

Elle bouffe de tout.

Des parfums, des meubles, des fringues. Même des dents de jardin. On en a

partout à la maison. C 'est même tout au marché.

Vous faites quoi, là ? Je m 'arrête parce que c 'est rouge. Je respecte le

de la route. Il n 'y a aucune raison de se prendre une prune.

Vous êtes cons, quoi ? Grillez -moi ce putain de feu. Elle va se barrer, là.

Ah oui, d 'accord. Je vois que vous n 'avez rien à foutre de ce que je vous

Moi, je pensais que je pouvais me confier à vous en toute amitié.

Mais enfin, c 'est quelqu 'un pour toi.

À belle mentalité. Alors vraiment, bravo la nouvelle génération.

Oh, oh, oh, oh, oh ! Tu m 'as dit de compter, je... Mais pas d 'autre camion

Pourquoi, monsieur ? T 'es là, fais le bioto.

Rends -toi, rends -toi.

Devant vous ! Regardez devant vous ! Bonsoir les jeunes.

Vous ne savez pas quoi en faire ? Pensez à vos proches. Un mot gentil, un billet

de camp, ça fait toujours plaisir.

La prochaine à droite.

Là, là, là ! Bonsoir madame Ledoux.

Comment il va le petit tout ? Regardez qui va trouver par terre mille balles.

Marie ! C 'est un malentendu, je suis vraiment

désolé. Marine !

Marine

!

Elle est où ? Elle est là ! Il

pète tout ce type !

Non, mais attendez. Allez, laissez -moi faire. Je m 'en occupe.

Vu que vous êtes déjà client, je vous fais l 'ouverture de la porte pour 150

euros, TVA comprise. Pardon.

Alors, attention.

Arrêtez -vous. Quoi ? Poussez -vous.

Je vais me débrouiller tout seul.

Merci. Marine, Marine, attends, attends, attends.

Ne te proches pas.

Marine, tu vas briser des milliers d 'emplois si tu brûles cet argent. Le

emploi que tu veux sauver, c 'est le tien. Pas du tout, je te jure. Tu te

baiser, Stan. Et de la pire des façons, sans amour.

Richard, t 'as déjà fait trop de mal.

Et comme tu ne pourras jamais préparer lui, C 'est lui qui va se séparer de

Je vais vous brûler des bichetons ! Non, non, non, non, non ! Pas les bichetons

! Ah non, non, non, non ! C 'est pas moi, Farid ! C 'est vous, Farid ! Papa !

Farid ! Et voilà.

Elle a les brûlés, les bichetons ? Farid ? Évidemment.

Je... Je... On t 'appelle ?

J 'ai pas bien compris.

Alors ? 1400.

Ok. 2700.

2700. C 'est pas tard.

Ça fait 2300.

Il manque 2300.

Deux heures quarante -cinq.

Dans trois heures et quinze minutes exactement, Richard va ouvrir le coffre.

Et tout va s 'arrêter.

Deux mille trois cents euros ! Il va peut -être pas le voir.

Bien sûr que si, il va le voir !

Vous pouvez pas me dépanner ?

De quoi ? De deux mille trois cents euros.

Vous rigolez, ma carte, elle est plafonnée à 120 euros semaine, alors on

loin du compte.

Allez, s 'il vous plaît, mais comme vous, c 'est sûr qu 'il a une petite

de billets cachée quelque part.

Vous n 'allez pas me dire que vous ne faites pas de blagues, quand même ? Non,

non, non, je ne fais pas de blagues, voilà, du tout.

Parfois, je me fais payer en liquide parce que ça arrange le client, mais

dans ma situation, faire du blague, ça serait suicidaire. Je n 'ai rien pour

vous le dire comment.

On est mort.

Richard va comprendre que j 'ai voulu le niquer et il va déclencher la Vendetta.

La Vendetta ? Il va nous donner un manger à ses potes ouzbeks.

Il donnera nos restes à la police.

Mais pourquoi la police ? Vous avez gardé des contacts en prison ? Parce que

'est le moment de leur envoyer des mandats.

Oh là là, pique -moi la bouche.

Récidiviste. Les juges, ils vont vous massacrer. Mais moi, je ne vais pas

retourner en prison. Mais je n 'ai rien fait, enfin.

Un petit peu quand même.

Non, mais non. Moi, je n 'ai pas volé.

Richard, c 'est vous qui l 'avez volé.

Attendez, excusez -moi. Autant pour la clé, à la limite.

Mais le double, il est où ? Mais comment je suis rentré chez lui ? Ah non, là...

Même si je voulais vous épargner, je pense que je n 'y arriverais pas. Et je

traîne mon mur.

Mais je n 'y arriverais pas.

Non, mais là, c 'est un modèle d 'enfoiré que je vois devant moi. Je vais

'expliquer pour nous deux.

Je vais me supplier de vous épargner. Non, mais ça ne marchera pas, parce que

Richard, c 'est une grosse merde.

C 'est la seule solution là, il faut la tenter.

Non, non, non, attendez, attendez.

Ça va, c 'est bon, t 'as gagné, t 'as gagné.

De quoi ? Les 2300 euros en liquide, je sais où les trouver.

Elle m 'a sorti une placard, je suis retourné chez elle.

C 'est bien tombé d 'ailleurs parce que je commence à fatiguer ma mère.

Elle ne sait plus très bien quel jour on est, si tu vois ce que je veux dire.

C 'est moi maman, c 'est Hippolyte.

Enlève la chaîne.

C 'est qui cet abruti ? Ah oui, c 'est bien ta mère. Non, c 'est un copain. Ce

'est pas la peine d 'être grossière tout de suite.

Excuse -la, elle est très joueuse.

Allez. Rentre.

Viens, viens, viens, c 'est maman.

Ferme la porte.

Toujours aimable, hein ? Parle -lui doucement, mais articule, parce qu 'elle

reste un peu dehors de la feuille, sinon elle prend le mauvais caractère. Je

vais chercher le blé.

Bon, va t 'asseoir, le copain.

Merci beaucoup, madame. Je suis très aimable à vous. Pourquoi tu me parles

ça ? C 'est pas des bibles ! Non, mais parce qu 'il m 'a demandé d 'articuler,

alors je... Tu veux un casse -croûte ?

C 'est Hippolyte, il mange toujours un casse -croûte quand il rentre de l

'école. Non merci, j 'ai pas faim.

Ça marche, je vais t 'en faire un.

Il y a des

gros trous de tartable.

Il y a quoi dedans ? Des cahiers et des livres.

Et Paulette, il n 'emporte même plus les chiens à l 'école.

Et Figerien, il est nul.

Il faut dire que les autres ne sont pas gentils avec lui. Il l 'appelle

Hippopotame.

J 'aimerais bien que son père s 'en mêle, mais celui -là, pour l 'attraper,

alors il faut se lever de bonheur.

Toi aussi, tu l 'appelles Hippopotame ? Moi ? Ah non, pas du tout. Non, pas moi.

Ah, mais c 'est pour ça qu 'il t 'aime bien.

T 'es mignon, mon grand.

Bon, allez, maman, merci, mais maintenant, il faut qu 'on y aille. Mais

Mais regarde -le, il n 'a pas mangé son casse -croûte.

Regarde -le, il est gros comme une patte de moineau.

Mais remporte -le, tu le mangeras à la récré. Ah bah, à la récré, oui, c 'est

une très bonne idée. Voilà.

Merci beaucoup.

Il est poli, la bruté.

Allez, au revoir, maman.

Merci. Elle t 'en semble, hein ? Tiens.

Attention, hein.

Les vivetons, ça peut le revient, parce que ma mère, elle a jamais pris de

vacances de sa vie. Tu captes ? Cinq sur cinq. Allez.

Demain matin, première heure, je te les remets.

J 'espère.

Merci. Ce que tu fais pour moi, c 'est... C 'est cool.

Tu n 'oublies rien ? Vraiment cool.

C 'est super... Vraiment cool ? Non, je veux dire, ton double de clé, il va se

faire tout seul ? Bon, allez, suis -moi.

Ah,

mais quelle... J 'en ai copié les clés interdites.

Ça fait longtemps que je ne l 'ai pas utilisée, cette machine.

Souvenirs.

Allez, ta clé.

Oui, bon.

Et voilà.

Ici, l 'original.

Et là, le double.

Comment ça ? Quoi ? Oh là là là là là là là là.

Oh putain, je m 'en veux.

Comment ça ? Mais qu 'est -ce que... Comment j 'ai pas verrouillé la sécurité

Ok, ok, mais tu peux la refaire la clé là. Tu pratiques plus, mais là tu perds

tout. Ça c 'est une leçon de la vie. Ok, la clé tu peux la réparer ou pas ? Je

suis pas magicien, j 'ai oublié qu 'elle est morte.

Comment je fais pour remettre l 'argent moi qui j 'ai pas la clé ? Oui, c 'est

pas faux.

C 'est pas faux, on est dans une impasse.

Je ne te garantis pas à 100%. Parce que tout le monde te dira que refaire une

empreinte de clé sans retirer la serrure, c 'est une performance.

Dis donc, tu ne manges pas ton sandwich ? Non.

Donne -le -moi, on ne va pas te gâcher.

Même dommage, non ?

Il y en a qui ne s

'emmerdent pas.

Qu 'est -ce que tu fais là ? Dépêche -toi.

Oh, beau bébé.

Pas celui -là.

Et celui -là.

Magic.

Et voilà, c 'est bon, je n 'en prends pas hâte.

On va aussi refaire un double et la remettre à sa place.

Ah oui, ça c 'est sûr. Si tu n 'avais pas jeté la première clé, on n 'en

pas là.

Non, c 'est surtout si tu n 'avais pas niqué la deuxième.

On ne fait pas d 'omelette sans casser les oeufs.

C 'est très délicat comme boulot. C 'est de la haute technicité.

Ouais.

Allez, dépêche -toi, on n 'a plus le temps.

Passe -la -moi.

Je veux quoi ? Passe -moi ta montre.

Voilà. Il me faut le temps qu 'il faut, mon petit gars. Tu as fait appel à un

professionnel. On est d 'accord ? Alors tu lui fais confiance.

C 'est compris ? Oui. Voilà.

Non ! Fais -moi la montre. Je suis désolé par la montre. Mais c 'est une

de vie. Tu comprends ? On prend le temps qu 'il faut.

Voilà. Tu sais combien elle coûte, cette montre ? Elle te laisse de fou, va ! Tu

la changeras.

Non.

Et voilà. Bon, là, on va voir. Je pense que ça devrait fonctionner.

Bon, allez, on y va.

Non, attends.

Oh là là.

Il y a quand même un truc qu 'il faut que tu m 'expliques. Quoi ? Il vient d

'où, cet argent ? De nulle part. Il n 'existe pas.

Pardon ? Non, je trouve qu 'il existe tout à fait. Non, il n 'existe pas. Mais

excuse -moi.

Bon.

Ouais. Je vais t 'expliquer.

Imagine que ça, c 'est des billets de 100 euros. OK ? Toi, tu me factures 200.

Donc, on est d 'accord, je te les donne.

Maintenant, je change de cafiette. Et c 'est moi qui vais te facturer 100 via

une société écran avec une étude bidon. Donc là, vas -y, redonne -moi 100.

J 'ai dépensé 200, pourtant il me reste 100. Tu comprends ? Oh là là, ok.

Imagine que je suis responsable d 'un marché public de grande envergure.

Disons, la création d 'un aéroport.

A chaque fois que je vais dépenser 200 d 'argent public, je récupère 100.

Donc plus je dépense et plus je gagne.

Et cet argent, il est visible ou pas.

Tu veux dire que personne ne peut le réclamer légalement ? Personne. Même pas

Richard ? Non.

Ah oui ? Ah oui, ça ouvre des perspectives.

Je ferme.

Il n 'y a plus qu 'à faire le code.

L 'autre.

L 'autre clé ? L 'autre clé, oui.

Je t 'appelle pour qu 'on la remette chez Richard. Tu m 'ouvres la porte et

te paye quand tout est fini.

J 'y compte bien.

Je t 'en raccompagne pas ? Non, merci, je connais le chemin.

Hippolyte ? Merci.

Denada.

Quoi ? Parce que j 'avais un catalan dans ma cellule.

Après, ils l 'ont infiltré parce que c 'était une tête de cochon.

C 'est pas bon que je te raconte ça.

Oh ! C 'est quand j 'appelle les filles ! C 'est moi, maman, c 'est Hippolyte !

Enlève la chaîne ! Allez, habille -toi, on part en vacances.

En vacances ? Je veux que je prépare un pique -nique. Non, il n 'y a pas besoin,

on ira au resto.

On a les moyens.

Tu es comme ton père.

Tu dépenses.

Mais tu fais quoi ?

Va t 'habiller, je t 'ai dit. Bon, allez.

C

'est

moi, madame, c 'est le copain d 'Hippolyte. Vous m 'aviez fait entendre,

la dernière fois.

Nous, monsieur, en tout cas, c 'est un escroc.

Mais non, c 'est un gentil, lui.

On le fait entrer.

Ça va ou non, je te dis.

Va t 'habiller tes mains et viens manger un casse -croûte. Mais mince, maman,

pourquoi tu l 'as laissé rentrer ? Donne -moi la facoche, il t 'arrivera rien.

Sûrement pas.

Non, mais un type comme moi, il prend trois enfermes pour 15 000 euros et toi,

tu peux tirer un million sans personne te désirer. Mais qu 'est -ce que t 'as

plus que moi ? C 'est pas moi qui fais les restes. Je suis pas atteint, je te

bute ! Donne -moi ça ! Donne -moi ça ! Non !

Limier ! Limier, pourquoi...

Mais pourquoi tu l 'as étranglé ? C 'est un gentil.

Faut que tu l 'aides Hippolyte.

Tête de pioche.

T 'es un corrigible.

On n 'en comprend pas, vous êtes trempé là.

Pardon ?

Descendons

5 minutes.

Bonjour, Monsieur. Bonjour.

Pour diriger ce chantier colossal, c 'est le groupe Les Cimenteries Réunies

est le grand favori, ce qui serait pour son président Richard Payet, je cite,

une fierté nationale et un aboutissement personnel.

Hé ! Hé ! S 'il vous plaît, s 'il vous plaît ! Vous pouvez m 'emmener avec moi,

c 'est une chance ! S 'il vous plaît !

Allez, monte ! Et dépêche -toi avant que je change d 'avis ! Pourquoi tu m

'aides ? Hein ? Parce que ma mère trouve que t 'es un gentil, faut le dire vite.

Je te préviens, je te compte l 'intervention.

Bah oui, bien sûr. Et attention, avant 6h du matin, c 'est tarif de nuit.

Evidemment.

Oui, c 'est normal.

Oui, je crois.

Pardon ? Hein ? Non, alors, très bien. Non, non, non, d 'accord, d 'accord, d

'accord. Ah bon ? Dans ce cas, on y va.

Pardonnez -moi monsieur, je vais vous demander de reculer, je suis sur une

urgence. Pardon monsieur, excusez -moi.

Excusez -moi monsieur, je ne vais absolument pas vous importuner, je suis

une urgence. Je dois absolument aller libérer une famille dans un ascenseur et

la maman est enceinte.

D 'accord, laissez -moi descendre.

Vous reculez, je passe et

vous remettez après.

Non mais attendez monsieur, attendez monsieur, attendez.

Attendez, attendez, monsieur.

Bon courage, monsieur.

Ne partez pas à vieux. Je me calme.

Qu

'est

-ce qui t 'arrive, mon beau ? Bonjour.

Bonjour, monsieur.

Bonjour.

Allô patron ? Ouais Etienne, je t 'écoute. C 'est bon, les Ouzbeks ont

neutralisé l 'Ouzbek. Je vous ai envoyé la vidéo. Ah d 'accord, très bien. D

'accord, je regarde tout de suite. Merci.

Ah,

ouais ma chérie. Excuse -moi, j 'allais te rappeler.

Écoute, j 'ai la présidence à portée de main. Ouais.

Et j 'ai choisi mon directeur financier des opérations.

Stanislas Médinger.

Il me vénère, j 'en fais ce que je veux.

Le genre à faire un trou dans la coque en pleine mer si je lui demande.

Je vais le charger comme une mule.

Par contre, il va falloir que je trouve quelqu 'un pour me remplacer.

On fait tous des erreurs.

Non mais je vais lui laisser croire, bien sûr.

Mais il n 'a pas l 'étoffe, pas assez de caractère.

La différence ?

c 'est qu 'on ne met pas tous le même temps à s 'en rendre compte.

Bon, écoute, moi, je te laisse parce qu 'après 6h30, je perds mon couloir

aérien.

Je t 'aime.

Je t 'embrasserai fort.

Non, non, moi, plus fort.

Moi, plus fort. Je t 'aime. Moi, plus fort.

Mais quand t 'as enfin compris ton erreur, l 'important, c 'est plus l

C 'est le choix que tu fais pour la corriger.

Et pour ça, il te faut juste un petit peu de courage.

Il n 'a pas aboyé.

Le chien, il n 'a pas bruit.

Tu as gardé la sacoche ? Tu prends, tu remets, tu reprends.

C 'est pas très bien tourné, mon gars.

Maintenant, si.

Maintenant, si ? La nuit n 'aura pas servi à rien.

T 'inquiète. Ben va, tu me laisses tout faire toute seule ? Tu te fous de ma

gueule ou quoi ? C 'est toi qui voulait pas que je gêne.

J 'avais peur que tu changes d 'avis au dernier moment.

Je suis désolé, Margot.

J 'ai fait que j 'ai merdé, je te demande pardon.

Tu me pardonnes ?

Excusez

-moi.

Excusez -moi, vous êtes...

Richard Fayet, vous avez rencontré le ministre de l 'économie. Il a parlé de

défaite concernant nos accords de développement avec l 'Ausbekistan. C

finalement le groupe chinois Zangotai qui construira le nouvel aéroport de

Tashkent. Vous avez perdu la bataille ? Non. Vous savez, nous aussi, menterie,

on joue dans les règles. Qu 'est -ce que vous voulez dire ? Les souptables, la

corruption, ce n 'est pas notre éthique.

Alors, parfois, ça a un prix.

Mais je me dis, le matin, quand je me regarde dans la glace...

J 'aime bien ce que je vois.

Il y en a pour 500.

Vous payez comment ? Par carte.

Ça fait 100 de plus.

Je suis obligé de vous compter la TVA. C 'est très cher.

Si j 'ai un conseil à vous donner, c 'est d 'éviter d 'oublier vos clés.

Votre carte.

Votre carte de crédit. Passez -la moi.

Vous allez voir.

Tu t 'es réveillé dans une poubelle.

Quel genre de poubelle ?

Bon, c 'est quoi l 'histoire, Mickaël ? Qu 'est -ce que tu foutais dans ma salle

de bain ? Mais j 'en sais rien, moi ! Je sais pas, voilà, c 'est trop noir !

Mais qu 'est -ce que vous avez tous à me trahir ? Ah non ! Non, moi j 'ai pas

trahi. Non.

Bon, je vais faire un truc que j 'ai jamais fait, Mickaël.

Je vais te pardonner.

Oh ! Et voilà.

Oh, ah bah mince.

Ah bah ça l 'est pété.

Oh non.

En même temps, vous avez de la chance.

Moi j 'en connais plus d 'un qui vous aurait niqué la serrure juste pour vous

changer. Et alors là, le prix... Bon, allez, comme vous avez une bonne tête,

vous fais le dépannage pour zéro.

Merci. Eh oui, parce que je suis vraiment une bonne poire, on se refait

Je vais vous donner ma carte, comme ça vous en parlez autour de vous. La clé du

bonheur.

C 'est mes filles, bonne journée.

Allez, vous pouvez rentrer.

Bon, alors tu me pardonnes ? Je vais réfléchir.

Tu te calmes tout de suite. Je n 'ai pas dit que j 'avais hâte qu 'on fasse des

petits -enfants ensemble. J 'ai dit, je vais réfléchir.

Ok.

C

'est

quoi ? C 'est un don ? Ouais.

Bon, c 'est bon, t 'as tout donné ? Ouais.

Enfin presque.

Comment ça, enfin presque ? C 'est une blague.

Tu m 'as prise pour Mère Thérésa ? T 'as tapé dans la sacoche ? Tu me fais la

morale pour qu 'elle soit remise entre deux bonnes mains et tu tapes dans la

sacoche, sérieux ? C 'est bon, on leur a déjà filé un million, ils vont même pas

le sentir.

On n 'y croit pas.

C 'est pour nous.

Faut qu 'on s 'installe.

Un truc à nous, bien et tout.

Franchement, je suis pas sûr.

T 'es pas sûr de quoi ? De leur faire ma vie avec une voleuse.

Allez !

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