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Original subtitles

Dans le système pénal américain, le ministère public est représenté

par deux groupes distincts, mais d'égale importance.

La police, qui enquête sur les crimes,

et le procureur, qui poursuit les criminels.

Voici leur histoire.

Quatre côtes d'agneau, trois Martinis, une tarte au citron.

Soirée entre mecs. Laisse-moi tranquille.

Et un Montecristo que ton haleine sent encore.

Alors, évite d'inhaler.

Plus vite, Byron.

Pourquoi ? Pour vivre une heure de plus ?

Si tu veux bien.

Byron, regarde.

Il fait quelque chose. Qu'est-ce...

- Qu'est-ce qui se passe ? - Regardez.

Hé !

Attention !

Un homme. Il est parti par là.

Il attaquait cette femme.

Je m'en occupe.

Ici 22. Un cadavre potentiel dans le rond-point sud.

Femme à terre. Suspect à pied.

Il est allé par là, Central Park West.

Je n'ai pas pu... J'ai un de ses gants.

Restez tranquille.

Central, ici 22. Il nous faut une ambulance.

Tenez bon, mon vieux. Tenez bon.

Il était assis, il parlait,

avec ce couteau planté là, jusqu'à l'arrivée de l'ambulance.

Le coupable a sauté par-dessus un mur.

- Il l'a vu ? - De près et en personne.

Environ 1,70 m, manteau noir, cheveux bruns, hispanique.

Il a arraché un gant du type dans la bagarre.

Le corps est emballé.

Des héros.

Qui est-elle ?

Inconnue, pas de papiers, juste une clé dans sa chaussette.

Trop lourd, le portefeuille ?

Pas belle à voir.

Elle est couverte de sang

et il y a une pierre ensanglantée à côté d'elle.

- Viol ? - Pas eu le temps.

Il lui baissait son jogging quand les Bickerson l'ont vu.

Tombée sur la pierre ?

Ce n'était pas un accident.

Il l'a frappée pour l'assommer.

Comment elle est ?

Morte.

LA LOI

L'ORDRE

NEW YORK, POLICE JUDICIAIRE

Il y a une heure ?

Je prenais ma pause au sous-sol.

- Qui était à la porte ? - Personne.

- Merci. - D'accord.

Rien.

Ce type aidait Mme Bronsky avec ses courses, au 11D.

Salut.

C'est pour le parc ?

Un type qui a sauté par-dessus le mur ?

- Oui. - Manteau noir, cheveux bruns ?

- Vous l'avez vu ? - Oui. Hispanique.

Il fonçait. Il a failli se faire renverser.

- Où est-il allé ? - En bas.

Dans le métro.

Super.

Il vit dans le nord ou dans le sud.

Merci.

Le maire est arrivé ?

Une joggeuse blanche se fait agresser à Central Park.

Ça arrive une fois par an, et c'est le crime du siècle.

- Et sur les lieux ? - Des camions caméra.

Profaci et Newman montrent sa photo aux autres joggers.

Inspecteur. J'ai quelque chose pour vous.

Je vous porte ? Ou vous préférez me porter ?

Le joggeur a plaqué votre suspect ici.

Voici son empreinte.

Arrêt net. Pointure 41, peut-être une Reebok.

Une fois à terre, il sort son couteau.

Il l'avait peut-être déjà sorti ?

Non, quand il a fourré sa main gantée dans sa poche,

il a sorti des pièces aussi.

Elles couvrent les traces de pas.

Des empreintes sur les pièces ?

On va vérifier.

Regarde celle-là.

C'est 20 pesos colombiens.

Il tue des gens, mais ne veut pas dépenser 1,50 $ pour le métro.

Même taille que le nouveau jeton ?

Ouais, les nouveaux faux jetons.

Il a couru dans le métro.

Il avait peut-être encore des pesos sur lui.

Il a dû enlever son gant pour le mettre dans le tourniquet.

La station a vidé ses tourniquets

à notre demande.

Une pièce colombienne ?

J'en ai trois.

Celle-ci et celle-là avaient de belles empreintes,

et l'une d'elles était dans notre système.

"M. Francis Murphy."

"Vol, vol, recel."

Pas d'agression ni de violence.

Il aurait voulu essayer un truc nouveau.

Et le nôtre n'est pas Noir.

Autre chose ?

Les pièces par terre étaient pleines de boue.

Les gants, c'est du tout-venant.

On a ses empreintes sur le couteau.

Le tueur doit pas être content de l'avoir laissé.

Pourquoi ? Sa grand-mère l'a signé ?

C'est un Mercer.

Manche en cuivre gravé.

Ça a dû lui coûter au moins 200 $.

Une vingtaine de magasins en vendent.

Merci.

Tu veux leur montrer le portrait-robot ?

Francis Murphy a peut-être vendu la pièce à notre type.

Ou alors il le connaît.

On sait même pas si notre type a utilisé la pièce.

Il y a une vingtaine de couteliers. Il n'existe qu'un Francis Murphy.

Ne bougez pas.

Vous voulez ma photo ?

Ce naze doit pas me repérer.

S'il ne va pas vite au boulot,

il enfreint sa conditionnelle.

C'est un citoyen modèle.

Pour le comité de probation.

Je ne sais pas ce qui leur a pris.

Vous surveillez Francis Murphy comme ça ?

Murphy ? Ce n'est pas la priorité.

Il ne tue personne. Ne frappe personne.

On pense qu'il connaît des gens qui le font.

Dites-moi s'il trempe dans un truc.

On n'y manquera pas. Où peut-on le trouver ?

En théorie, il est grilladin au Roosevelt's Ribs.

Les chances qu'il y soit ? Deux sur cinq.

C'est l'heure du déjeuner.

Merci.

Murphy ?

Il est tête en l'air.

Il a cramé un porc entier.

Vous l'avez laissé partir ?

Oui.

Plein d'ex-taulards dans son coin.

Vous employez souvent des détenus ?

J'en suis un, moi aussi.

Mais je ne me laisse pas faire.

Ils font leur boulot ou ils s'en vont.

Et si M. Murphy avait trouvé mieux ailleurs ?

Des arnaques de rue.

Il vous vendra un magnétoscope volé, flambant neuf dans sa boîte.

- Avec des pierres dedans. - Oui.

Il va faire un joli paquet. Et vendre un peu de drogue.

La dernière fois que je l'ai vu,

il vendait des faux jetons de métro, quatre pour un dollar.

- C'était où ? - Sur la 42e rue.

Près de Chez Lulu. Merci.

Ça vous dit ?

Avec du coleslaw et des pommes de terre ?

- Tout ce que vous voulez. - Ça marche.

Je n'ai rien fait, je ne sais rien

et je ne veux rien savoir.

Tu fais dans le zen, Francis ? Ta vie doit rester pure et simple.

Je ne sais pas.

Malgré ton ignorance, tu connais ce type ?

Non.

Regarde, Francis.

Non.

- Hé... - On s'est renseignés.

Tu vends ces pesos, quatre pour un dollar.

Je collectionne les pièces.

Oui. Et tu lui en as vendu.

Je ne le connais pas.

Et il a utilisé une de tes pièces pour fuir après un meurtre.

Écoutez.

Peut-être que je vends ces trucs,

toute la journée, à plein de gens différents.

Mais je ne demande pas de papiers et je ne regarde pas leurs visages.

Juste leurs dollars.

Combien de couteliers, t'as dit ?

Je vais vérifier.

Hé !

Quoi ?

Dix-sept vendeurs de couteaux. Personne ne le reconnaît.

Pour l'instant.

Acier au carbone, inoxydable.

Des années que je coupe la dinde avec le mauvais couteau.

C'est M. Conover. Il faisait son jogging du soir.

Il a reconnu la photo de la victime.

Ils ont discuté en courant, une fois.

C'était Emily.

- Nom de famille ? - Non.

Elle a dit qu'elle habitait sur la 86e rue.

Et maintenant ? Encore des couteliers ?

Ou tous les portiers entre la 5e Avenue et le fleuve ?

Profaci s'occupe de l'identification, vous des couteaux.

ARTICLES DE SPORT WELLER LUNDI 30 JANVIER

Les Mercer ? Jolis couteaux.

Mais vous le savez déjà.

Vous lui en avez vendu un ?

- Il a pété des jambes ? - Vous le connaissez ?

Je pariais un peu. J'aimais bien les Lions.

J'ai tardé à payer

après avoir perdu et il est venu.

Il a pris un couteau en échange ?

Non, juste pour le plaisir.

J'ai dû payer.

Son nom ?

Il ne s'est présenté qu'avec une tape sur la tête.

Pour qui faisait-il la collecte ?

Je veux pas le savoir. J'ai réglé ma dette.

D'accord. On n'est jamais venus ici.

Je ne sais pas.

Il a tué une femme.

Avec mon couteau ?

Non.

Fils de pute.

Il travaillait pour Joey Giabone.

- Le petit Joey ? - Oui.

Ne lui parlez pas de moi.

Vous vous adressez à moi ?

On n'est pas insolents, Joey.

Sois pas comme ça.

Si vous avez des questions,

voyez avec mon avocat.

Vous connaissez les règles.

Hé, toi.

Si tu veux jouer ici, loue des chaussures.

Sinon, tu dégages.

Je suis copropriétaire. Je fais dans le divertissement.

C'est ça.

Le FBI te suit pour jeux d'argent et extorsion.

Le procureur te soupçonne pour prostitution

et deux membres de chez Lopez ont disparu

depuis qu'ils sont témoins.

Oui. Mais violer et tuer dans un parc ?

On pense que c'est lui, pas toi.

Pourquoi tu paierais pour lui ?

Quoi ? Je le connais ?

Il travaille pour toi. On nous l'a certifié.

Pourquoi ouvrir de nouvelles enquêtes

dont tu te passerais sur ta boîte de divertissement ?

Écoutez.

Il a travaillé pour moi. Dans le passé.

Je m'en suis débarrassé il y a un an.

T'as un nom ?

Oui, j'ai un nom. Luis Cruz, d'accord ?

Oui. D'accord.

Sa dernière adresse ?

Parfait.

Luis Cruz a eu de belles années.

Trois condamnations pour agression. Deux incarcérations.

Quoi, Giabone l'a engagé sans diplôme en divertissement ?

Il a dû apprendre sur le tas.

Ça correspond au portrait-robot ?

Jusqu'aux sourcils. Ils nous envoient sa tronche.

RÉSIDENCE ARANCIA MERCREDI 1ER FÉVRIER

Lui ? La galère.

Il est là ?

Il ne vit plus ici.

Depuis longtemps.

Combien de temps ?

Un an. Peut-être deux.

Il a laissé une adresse ?

Lui ?

Curtis. Oui.

D'accord, merci.

Profaci a identifié la victime.

Son mari vient de rentrer.

Il nous retrouve à la morgue.

Sympa, hein ?

Tu atterris à LaGuardia

et tu vois ta femme, morte, en première page du journal.

Allez.

Inspecteur Briscoe ?

Dobson ?

Et votre coéquipier ?

Vous vous connaissez ?

On l'a arrêté pour le meurtre de sa première femme.

C'est elle.

Vous ne deviez pas être mariés depuis longtemps, Dobson.

Quatorze mois.

J'imagine que t'as écourté la période de deuil

pour ta première femme ?

Je n'ai pas pu faire son deuil correctement

grâce à vous et au procureur.

T'aurais dû la pleurer 25 ans ou à perpétuité.

Inspecteur Briscoe, ma femme est morte.

Oui. Parlons-en.

Je peux rester seul ?

Sa première femme allait divorcer,

prendre son argent et leurs enfants.

Oui. Il adore ses enfants.

C'est avec les femmes qu'il a un problème.

Mais il a été acquitté ?

L'affaire a été classée sans suite.

Un indic nous a envoyés chez un toxico qui s'est avéré être le tireur.

On a toujours pensé que Dobson avait tué sa femme.

Mais c'était le toxico ?

Oui. Dobson a été libéré.

Plus tard, on a découvert que le toxico

jouait dans un café-théâtre appartenant à Dobson.

Ils se connaissaient.

Quelle coïncidence !

Même si on avait pu prouver que Dobson l'y avait poussé, c'était trop tard.

Double incrimination.

Tu crois qu'il recommencerait ?

Sacrée coïncidence !

Et le mobile ?

Ils étaient mariés, non ?

Toujours romantique.

Emily était très gentille.

Dobson était du genre exigeant avec les femmes.

Ça n'a rien de très charmant.

Les femmes aiment ces hommes-là.

Ça me rendait fou quand j'étais célibataire.

Une fille Barnard m'a largué pour un type qui la battait.

Vous avez vu Dobson frapper sa femme ?

Non.

Lui crier dessus ? Elle avait des bleus ?

Non, je les voyais qu'aux réunions de copropriété.

Tant qu'elle s'occupait de ses enfants,

il avait ce qu'il voulait.

Les enfants sont numéro un ?

Numéros un à mille.

CHEZ RHONDA LEVINE VENDREDI 3 FÉVRIER

Vous connaissez bien les Dobson ?

Ce sont mes voisins.

Emily arrosait mes plantes en mon absence.

Elle était toujours là, toujours à travailler.

Ils ont un restaurant ensemble.

Entre ça et les enfants...

Très gentille avec ses enfants,

je croyais que c'était leur mère.

Comment s'entendait-elle avec M. Dobson ?

Bien.

Vous voulez parler de disputes ?

Où sont les gants de Jeremy ?

- Juste là. - Tu les tiens ?

Dites-leur la vérité.

Vous voulez la liste de nos amis et voisins ?

Pour harceler tout le monde ?

Voici ma carte. Tu n'as qu'à nous la faxer.

C'est une enquête normale.

Pour un meurtre aveugle ?

On ne l'a pas encore déterminé.

Vous êtes déterminés à pas le faire.

Je vais vous aider, inspecteur.

L'hiver dernier, j'ai trop serré les patins de ma femme.

Une autre fois, j'ai mis trop de sel dans sa soupe.

J'ai des témoins.

On verra où ça nous mène, Dobson.

Et là, ça vous mène où ?

À ton restaurant.

Bonne idée.

Si vous y croisez le tueur, dites-lui que je recommande le crabe.

C'est la saison ?

Les clients l'adoraient.

Elle s'asseyait avec eux et leur offrait le digestif.

Je m'attends à la voir arriver.

Elle serait déjà arrivée.

Et M. Dobson ? Toujours là, aussi ?

Bien sûr.

Vous savez ce que c'est, d'ouvrir un restaurant ?

Je n'en reviens pas qu'elle soit morte.

Ils l'ont ouvert ensemble ?

Oui. Avec l'argent que M. Dobson a obtenu en vendant son café-théâtre.

Il gère le côté commercial.

Et pourquoi était-il absent

quand Mme Dobson est morte ?

Il devait voir des gens à San Francisco

pour une histoire de franchise, je crois.

Je sais qu'il ne voulait pas y aller.

- Il vous l'a dit ? - Ça se voyait.

Il n'a pas bougé depuis l'ouverture.

Il stressait.

Il appelait trois fois dans la soirée pour voir comment ça se passait.

Et pour que tout le monde sache qu'il n'était pas là.

Comment ça ?

Madame Nash, vous savez qui s'occupe de l'assurance ?

Je peux vérifier.

BERYL ASSURANCES MARDI 7 FÉVRIER

Drôle de type, ce M. Dobson.

Comment va-t-il ?

Drôle bizarre ou drôle ha-ha ?

Il me fait rire.

Je crois qu'il était comédien.

Oui. Ce n'est pas mon genre d'humour.

Quelle assurance avait-il ?

Il les avait toutes.

Incendie et vol, responsabilité et association.

Oui. Parlez-nous de la dernière.

Sa femme et lui sont propriétaires du restaurant.

Si l'un d'eux meurt,

l'autre a un million de dollars pour sauver l'entreprise.

C'est très courant.

Il avait ces assurances avant ?

Le restaurant ne marchait pas aussi bien que prévu.

M. Dobson a supprimé la responsabilité et le vol.

- Mais il a gardé l'association. - Oui.

Je lui ai conseillé de plutôt garder les autres.

Un million de dollars, ça réconforte.

Je me fais l'avocat du diable,

mais personne les a vus se disputer.

Et il est indéniable qu'Emily Dobson a été tuée par Luis Cruz.

Dobson a engagé un tueur la première fois aussi.

On a eu du mal à faire le lien.

Et si on essayait de le faire un peu plus tôt cette fois ?

Cruz bossait pour Joey Giabone, qui trempe dans toutes sortes de trucs.

Les restaurateurs sont confrontés à tout un tas de voyous.

Rey, appelez vos amis du OCLCO.

Voyez qui ramasse les ordures de Dobson.

OCLCO JEUDI 9 FÉVRIER

C'était facile.

Le restaurant de Dobson est dans une zone anticorruption.

Ses ordures sont ramassées par une boîte nickel.

Et les distributeurs ? Le linge ?

Le linge, c'est la mafia.

Dieu merci.

Mais Dobson prend ses nappes chez Sonny Salvo.

Pas de Luis Cruz dans son équipe.

Super. D'autres impasses ?

J'ai regardé pour l'ancien café-théâtre de Dobson.

- Il y avait des déchets aussi. - Et ?

Old Town Carting. Propriétaire : Joey Giabone.

- Merci, madame. - Merci.

Tu te la pètes tellement que tu viens pas à la fête de Noël ?

Je n'avais pas de cavalier.

Rey, tu danses jamais avec moi.

Non.

Tu ne veux pas savoir qui a tué ta femme ?

Cette fois, vous essayez vraiment de le savoir ?

Il s'appelle Luis Cruz.

Ça te dit un truc ?

J'étais à 5 000 km quand c'est arrivé. Je n'ai pas bien vu.

Vous l'avez arrêté ?

On ignore où il est.

Tu pourrais nous aider.

Comment ? En faisant l'école d'inspecteur ?

Les ordures de ton café-théâtre étaient ramassées

- par Old Town Carting. - Oui.

Qui appartient à un truand, Joey Giabone,

pour qui travaillait Luis Cruz.

Tu commences à voir le truc venir ?

Non.

Cruz bossait pour le gangster qui t'a fait tomber.

Tu l'as déjà rencontré ?

On le saura.

Ma femme est à la morgue

et vous voulez m'y envoyer aussi ?

Vous voulez que je vous rencarde sur cette racaille

que je dois gérer en tant qu'homme d'affaires honnête

parce que vous êtes trop corrompus ou fainéants pour agir ?

C'est un oui ?

Attention à la porte en sortant.

On a un fax de la police de San Francisco.

Dobson était là-bas quand sa femme a été tuée.

Quitter la ville, c'est bien vu.

On a les relevés de l'hôtel et de son mobile.

Il a juste appelé chez lui et au restau.

Il a appelé deux fois après la mort de sa femme.

- Pour parler aux enfants ? - Ils étaient en voyage.

- Il a eu le répondeur. - Et un alibi.

"J'appellerais ma femme si je sais qu'elle est morte ?"

Il coche toutes les cases.

On ne peut pas espérer qu'il ait payé Cruz par chèque.

On a ça.

Dobson a reçu un appel de 10 secondes

quand il était à San Francisco

d'une cabine sur la 8e Avenue à Chelsea.

Vingt minutes après la mort de sa femme.

La 8e Avenue.

C'est la ligne de métro de Central Park West.

L'appel a été payé par carte de crédit.

Herbert Jaffe.

C'est qui, celui-là ?

Vous avez déjà vu une facture de téléphone de 20 000 $ ?

La compagnie de téléphone a envoyé ça par UPS.

San Francisco ?

Oui, Nigéria, Inde, Sénégal, Guam.

Et ce n'est pas vous ?

J'ai peu d'amis au Sri Lanka.

Il y a trois jours, je rentrais tard chez moi.

Je me suis arrêté dans une cabine pour appeler ma femme.

- J'ai mis ma carte de crédit. - Et quelqu'un a tout vu.

Midwest Express

Les petits malins voient le numéro

à trois mètres au mouvement des doigts.

Oui. Maman disait toujours : "Trouve-toi un talent."

En dix minutes, le numéro est vendu

à des Latinos qui ont le mal du pays.

L'Immigration devrait installer un bureau ici.

On ouvrira l'œil.

Pour éloigner les petits malins des téléphones.

C'en était un ? Luis Cruz ?

On pense qu'il a utilisé un numéro volé ici l'autre jour.

Je ne le connais pas.

La liste des escrocs du téléphone.

On la met à jour et on la distribue.

Pas de Luis Cruz.

Mais ce visage m'est familier.

Francis Murphy.

Je ne connais pas ce type.

Tu le connais pas, tu lui as pas vendu de jeton

ni donné un numéro de carte volée

récupérée au port.

Tu as plein d'activités intéressantes, Francis.

Et chacune d'elles mène à lui.

Tu l'as aidé à aller jusqu'au lieu du meurtre.

Tu lui as donné un numéro pour appeler son employeur.

Pas du tout.

Il a peut-être raison, c'est peut-être pas lui.

C'est les empreintes de Francis sur la pièce.

Le numéro de la carte, c'est Francis.

C'est Francis, le coupable.

Vous savez que c'est pas vrai.

Si c'est pas cette ordure-là, ce sera une autre.

Et je rentrerai dîner à l'heure.

Menotte-le.

Supposons que je veuille partir d'ici.

Oh non, ce serait pas drôle.

D'accord.

Luis Cruz ? Il est Mexicain.

- On sait. - Où peut-on le trouver ?

- Je sais pas. - Dommage.

D'accord. Écoutez.

Il a une copine.

Une merveille asiatique. Sur la 8e Avenue.

Tu sais combien de filles s'appellent Joy, ici ?

Ce serait mieux si elle s'appelait Agnes.

Elle est asiatique. Ça vous aide ? Elle traîne avec ce type.

Ah oui, M. Personnalité.

Celui qui a voulu mettre Phoebe dans le coffre du taxi ?

C'était Vincent.

C'est celui qui sort avec Mini Joy.

- Elle est Noire, pas asiatique. - Pas celle-là.

Celle qui a la nausée si elle fume trop d'herbe.

Écoutez, c'est passionnant, mais...

Hé, tu nous payes pas à l'heure.

Bon, dites-nous quand vous aurez fini.

Je la connais.

Elle habite au coin de la rue.

Merci.

Qu'est-ce qu'on a en échange ?

La liberté.

Ne bougez pas.

Que faites-vous ?

- Je cherche Luis Cruz. - Vous plaisantez ?

Vêtements d'homme. C'est à qui ?

À Luis, d'accord ?

Où est-il ?

Où est-il ?

Il se fait la malle avec mes 400 dollars

et il envoie la police défoncer ma porte.

Trouvez-le et tuez-le.

D'accord, dites-nous où il est allé.

Au Mexique.

Arrivés au Texas, prenez à gauche.

Vous m'embarquez parce qu'un type

a appelé sur mon mobile avec une carte volée ?

Merci, je me ferai rembourser.

C'était Luis Cruz, pour te dire que c'était fait.

C'est le type qui a assassiné ma femme ?

Pourquoi vous le cherchez pas au lieu de me harceler ?

L'appel, c'était pour quoi ?

M. Dobson n'a rien à vous dire.

Je pensais que votre client aimerait se disculper.

Il était en affaires avec Giabone. Cruz bossait pour Giabone.

Cruz a tué sa femme, et ensuite Cruz l'a appelé.

Et alors ? Et alors ?

Si je le vois, je le tue.

Et faux.

Je vais chercher mes enfants.

Une seconde, maître.

Vous en dites quoi ?

Je n'y crois pas.

Il me donne toujours la chair de poule.

Il ne signera pas ses aveux. À vous de voir.

Ça nous aiderait d'avoir ce Cruz. Où est-il ?

Il est recherché pour meurtre.

On a prévenu l'Immigration et demandé l'aide de la police mexicaine.

On ne le reverra pas de sitôt.

Il touche un million de dollars.

Il reçoit un appel du tueur 20 minutes après le meurtre.

Le reste, on s'en fout.

En plus, il en a tué une autre de la même façon.

Allez-y.

Vous m'avez apporté un soda ?

Michael Dobson, je vous arrête pour le meurtre d'Emily Dobson.

Vous pouvez garder le silence.

Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous.

"Affaire 64030. Ministère public contre Michael Dobson.

Accusé d'homicide volontaire."

Volontaire ?

- Par tueur à gages, votre honneur. - Non coupable.

Maître.

Potentiel crime capital.

Le risque de fuite est élevé.

Mon client dirige une entreprise en ville.

Il a deux enfants.

Ils n'ont que moi.

Parce qu'il a tué leur mère.

C'est ce dont il est accusé ici ?

Non, homicide subséquent.

Non, c'est une vendetta. Les charges ont été abandonnées.

Homicide, pas de caution.

- Suivant. - Allons-y.

Encore lui.

ll aurait besoin d'un spécialiste du divorce.

Cette fois, il ne s'en tirera pas.

C'est vous qui avez abandonné les poursuites.

Oui.

Avant d'apprendre qu'il était lié au tueur.

On peut lier Dobson à Luis Cruz avant et après le meurtre.

On les a vus ensemble au café-théâtre de Dobson.

Après l'appel à Dobson avec la carte volée, il a appelé

sa mère au Mexique.

On a tout, sauf Señor Cruz.

Meurtre par tueur à gages, sans le tueur à gages.

Le jury n'en aura pas besoin

quand il saura ce qui est arrivé à sa première femme.

Bonne chance.

BUREAU DU JUGE HAROLD KAISER LUNDI 27 FÉVRIER

Parler de la mort de sa première femme de quelque manière que ce soit

va empoisonner l'esprit des jurés.

Deux épouses mortes, assassinées par tueur à gages

ça représente un schéma criminel,

et c'est admissible selon l'arrêt Molineux.

Ce qui est caractéristique,

c'est l'acharnement du parquet à profiter des tragédies qu'a vécues cet homme.

Toutes les femmes qu'il épouse meurent.

De la main de qui ?

Mon client n'a pas été condamné pour le meurtre de sa première femme.

Molineux ne requiert ni condamnation ni procès.

L'absence de condamnation compte pour évaluer la valeur probante.

Nous avons des preuves pour le premier meurtre.

Ce qui permettrait de contourner la double incrimination.

Si ce jury le condamnait,

on ne saurait pas pour quel crime.

Le parquet est pénalisé,

car cet homme a déjà tué et s'en est tiré ?

Oui.

On ne parlera pas de la mort de la première Mme Dobson.

Quand verrai-je mes enfants ? Leur tante ne les amènera pas ici.

Adressez-vous aux services sociaux.

Vous voulez qu'ils vous voient ici ?

Vous vous souciez de leur bien-être ?

Et vous ?

C'était sympa de discuter.

Asseyez-vous, M. Dobson.

- Garçon. - On n'a pas fini.

Vous venez me proposer un accord.

Il est venu pour ça.

On vous écoute.

Parlez pour vous.

Homicide involontaire.

Et la peine ?

On s'en fout. Allô ? Votre attention.

Je n'ai pas tué Emily. Je l'aimais.

Jusqu'à ce qu'elle vous soit plus précieuse morte.

Comme la première.

Mes problèmes avec elle, que je n'ai pas tuée, seraient pécuniaires ?

Épargnez-nous, M. Dobson.

J'ai voulu divorcer uniquement parce que

j'aimais Emily.

À l'époque ?

Elle était serveuse dans mon club.

C'était une femme belle, chaleureuse et sensible.

Tout le contraire de moi.

C'est pour ça que je suis tombé amoureux d'elle.

Je voulais passer le reste de ma vie avec elle.

Penser que je puisse la tuer...

Vous ne pouvez pas comprendre.

C'est pas Dobson, c'est Roméo, ce type.

Il trompait sa première femme avec celle-ci.

Un nouveau mobile pour son premier meurtre.

Oui. Deux ans trop tard.

Je veux demander la peine de mort.

C'est un tueur en série au ralenti.

On a encore du temps avant de prendre cette décision.

Avant que je prenne cette décision.

S'il passe sa vie en prison,

il ne tuera pas d'autres épouses.

Un tueur à gages, c'est 500 dollars.

Dobson y a eu recours deux fois.

Il ne pourra pas faire ça depuis la prison.

Peut-être pas.

Mais dehors, ils pourraient y penser à deux fois

si le prix passait

à 500 dollars plus...

une injection mortelle.

Voici notre demande de peine de mort pour Michael Dobson.

Mais on doit faire condamner Dobson sans mentionner sa première femme.

Ça va aller.

Et on sait que Dobson avait une copine

quand il a tué sa première femme.

Vous pensez qu'il recommence ?

Appelez Briscoe et Curtis.

M. Dobson est en deuil. Sa femme est morte.

- Vous comprenez ? - Oui.

On est là pour ça.

Ce n'est pas le moment de parler de ça.

Hé, on vous dit comment faire la plonge ?

Et le respect ? Pour la famille ? Pour les morts ?

Si M. Dobson la trompait, c'est lui qui manque de respect.

Dans mon pays, on voit pas ça comme ça.

Bienvenue en Amérique.

D'ailleurs, vous avez votre carte verte ?

Oui.

D'accord.

M. Dobson est un homme. Il a une maîtresse.

C'est une autre coutume de votre pays ?

Pas seulement dans mon pays.

Je l'ai vu... une fois.

Ils disent que vous avez une liaison avec M. Dobson.

C'est mon patron. C'est tout.

Un plongeur nommé Antonio

dit qu'il vous a vue avec M. Dobson dans la réserve.

Et alors ? On était dans...

Vous le caressiez.

Ce n'était rien. Juste amical.

Mlle Nash, on va vous citer à comparaître.

Pour témoigner contre Michael ? Je ne le ferai pas.

Vous n'aurez pas le choix.

Vous allez tout déformer.

Déformer quoi ?

Michael et moi, on est amoureux.

Aucun rapport avec le meurtre de Mme Dobson.

Comment le savez-vous ?

Michael allait divorcer pour qu'on puisse vivre ensemble.

Il n'avait pas besoin de la tuer.

Il en avait parlé à sa femme.

Tout était arrangé.

Je suis pas sûre.

Pas trace d'une consultation pour divorce.

C'est impossible. Michael me l'a dit.

Michael lui a dit.

Si les Dobson ont vu un avocat pour divorcer,

il est invisible.

Il a une meilleure idée

pour mettre fin à son mariage de façon plus profitable.

Ni frais, ni pension alimentaire, et un bonus d'un million de dollars.

Et un mobile de plus, la petite amie.

Le jury a le choix.

Dobson le sait. Son avocate vient d'appeler.

On plaide l'homicide volontaire.

Plaidez-vous coupable, M. Dobson, bien que vous soyez innocent ?

Vous me donnerez l'air coupable. Je dois être réaliste.

Vous devez être honnête.

Toute négociation de peine doit inclure le récit total des faits.

Vos faits.

J'avais besoin d'argent.

Montrez-moi un restaurateur qui n'en a pas besoin.

J'ai menti à propos de mon divorce à une nana que je sautais.

Alors, tuez-moi. Je retire ça.

Pas de négociation.

Bureau de Jack McCoy.

Quand ?

Retiens-le. Il voudra le voir tout de suite.

L'Immigration a arrêté un de vos amis à JFK.

Il voulait entrer en douce dans le pays.

Luis Cruz.

Avec lui, je vais négocier.

PRISON DE RIKERS ISLAND MERCREDI 22 MARS

Qu'est-ce que M. Cruz y gagne ?

Le fait de ne pas être exécuté ?

J'aurais dû rester à Oaxaca.

Tu n'aurais peut-être pas dû tuer Emily Dobson.

C'est qui ?

On a trois témoins qui vous ont vu sur les lieux,

dont l'homme que vous avez poignardé.

Homicide volontaire et il coopère.

Involontaire. Je n'ai pas besoin de lui pour condamner Dobson.

C'est la cerise sur le gâteau.

D'accord.

Je l'ai tuée pour Dobson

pour 10 000 dollars.

Comment connaissiez-vous Dobson ?

De son ancien café-théâtre.

Il faisait affaire avec mon patron.

Joey Giabone ?

Oui.

On ramassait les ordures du club,

on donnait des fonds de roulement et on assurait la sécurité.

Racket, prêt usuraire et extorsion ?

C'est ce que disait Dobson.

Il devait aimer mon travail.

Tu dis qu'il t'a payé 10 000 $.

Ta copine dit que tu lui as piqué 400 $ avant de quitter le pays.

Où est passé l'argent ?

Je ne l'ai jamais reçu.

Dobson me l'a envoyé dans une de ces boîtes postales privées.

Et ? Il s'est perdu ?

Les flics sont arrivés,

je ne pouvais pas attendre.

J'allais revenir, genre l'an prochain.

Pourquoi ne pas l'avoir fait ?

Ils ont appelé ma copine.

Le courrier devait être ramassé sous 30 jours

ou ils le renvoyaient.

Alors, j'ai tenté ma chance.

T'as pas envoyé ta copine ?

Ouais, bien sûr.

Voilà les décisions que j'aime.

On appelle le tueur à gages à la barre

avant l'agent d'assurance et la petite amie,

ou la petite amie et l'agent d'assurance

avant le tueur à gages ?

Maîtres.

L'argent était dans la boîte aux lettres.

Tout est là ?

Dix mille, comme prévu.

On l'a fait analyser, comme demandé.

- Priorité. - Et ?

Je pensais qu'on y trouverait les empreintes de Dobson.

- Et non ? - Pas une seule.

Celles de Joey Giabone, partout.

Giabone ?

- C'est ça. - L'ancien employeur de Cruz.

Peut-être pas ancien.

Un instant.

Vous ne dites pas que Dobson ne l'a pas fait ?

D'accord, vous expliquez.

On lui offre une chance de nous donner une explication simple.

Comment ses empreintes sont sur les billets.

M. Giabone vous dira tout ce que vous voulez savoir

concernant M. Cruz et M. Dobson

Si vous négociez avec Adam Schiff et le bureau du procureur

son immunité totale par rapport à ce qu'il dira.

Immunité transactionnelle ?

Il fait l'objet d'une enquête pour une dizaine de crimes.

Un bowling ? C'est la journée des femmes.

M. Giabone, ça nous aiderait. Ça vous aiderait aussi.

Un dollar la partie.

Vous n'êtes pas la cible, mais vous pourriez l'être.

Faites la queue.

Autant jouer au bowling.

Il a fait affaire avec Dobson.

Extorsion.

L'argent est passé de Dobson à Giabone,

pas l'inverse.

Aux usuriers de Giabone aussi. Cruz dit que Dobson a emprunté de l'argent.

Quand il avait le café-théâtre.

Oui. Il a emprunté. Quand a-t-il remboursé ?

L'a-t-il remboursé ?

Vous vous êtes déjà servis de moi pour essayer de le tuer.

Vous faisiez la comptabilité.

On veut savoir si Dobson devait de l'argent à Joey Giabone.

Un autre gangster, hein ?

Et si c'était le cas ?

Ça va l'aider ou l'enfoncer ?

- Ça dépend. - Écoutez.

S'il devait de l'argent à un type comme ça,

ils auraient pu tuer Mme Dobson pour lui faire peur ?

Il devait de l'argent ?

Oui.

Il avait des dettes.

Et il avait peur.

Comment le savez-vous ?

Il refusait certains appels.

Il a installé une caméra devant le restaurant.

Il m'a même emprunté 6 000 dollars une fois.

Il aurait pu être tué.

Pourquoi ne pas l'avoir dit avant ?

Il avait besoin d'argent pour rembourser quelqu'un.

Je pensais que vous l'utiliseriez contre lui.

Je ne veux pas en parler.

Vous dites ne pas l'avoir tuée.

Si vous savez qui...

Vous parlez de Joey Giabone, le truand ?

Non, la fée Dragée. Laissez tomber.

Vous préférez être condamné ?

Avec votre super dossier,

ai-je le choix ?

Que protégez-vous ?

Que peut-il y avoir de pire que ce que vous vivez là ?

Vos enfants.

Donnez-lui un cigare.

Il a menacé vos enfants.

Vous autres...

Voir vos méninges tourner lentement est presque aussi douloureux

qu'être traîné dans le couloir de la mort.

Alors, secouez-nous.

Je devais de l'argent à ce salaud.

Le restaurant, c'était pas une si bonne idée.

Il a dit : "Paie." J'ai dit : "J'adorerais, mais je ne peux pas."

Il a tué ma femme,

ma belle et innocente épouse,

tout ça à cause de moi.

Parce que je me suis assis avec une ordure pareille.

Et l'appel de Cruz ?

Il a dit : "Je viens de tuer votre femme.

Allez payer M. Giabone."

Une fois que vous êtes intervenus, il y a eu un autre appel.

"Ferme-la ou tes enfants..."

Mes enfants.

Mais mon client a déjà coopéré.

Oui. Mais avec qui ?

- Avec vous. - C'est vrai ?

Monsieur Cruz ?

Quand avez-vous arrêté de travailler pour Joey Giabone ?

Vous vous êtes renseignés, je crois.

Vous avez su à Rikers ?

Je peux téléphoner, je suis pas condamné.

J'ai réfléchi.

Je veux faire le bon choix.

C'est un peu tard pour ça.

Vous voulez Giabone, non ?

Vous avez dit que Dobson vous a engagé.

J'aimerais continuer à respirer.

Puis-je parler à mon client ?

On peut parler maintenant.

Ils veulent Giabone et je peux le leur donner

s'ils font ce qu'il faut.

On a un accord,

que vous avez violé en mentant.

Ça compte pas.

Alors, recommençons.

Giabone est bien plus important qu'un mari cinglé.

Homicide volontaire.

Le minimum.

Et protection des témoins.

Fédérale.

Et je dis tout.

La tête d'affiche de Dobson

dans "Quand les méchants paient."

C'est sa nouvelle version. Giabone lui a ordonné de tuer la femme.

Dobson toucherait l'assurance

et pourrait le rembourser.

Qu'est-ce qu'on a ?

Un tueur à gages qui change d'histoire pour avoir mieux ?

Quand Cruz est arrivé,

c'était le dernier clou du cercueil de Dobson.

Dobson n'aurait pas fait mieux pour s'en sortir.

C'est intéressant, non ?

Tu as le numéro de téléphone de la boîte postale ?

Oui. Tiens.

Cruz est revenu parce que quelqu'un a appelé sa copine

pour aller chercher son courrier.

Allô, c'est la boîte postale ?

J'ai une boîte là-bas, et je vais quitter la ville un moment.

Vous allez garder mon courrier ?

Merci.

Indéfiniment, tant que je paie la facture.

C'est gentil de leur part.

Qui a appelé l'amie de Cruz ?

Numéro un.

"C'est la boîte postale, j'ai un message pour Luis Cruz."

Ce n'était pas elle.

Et numéro deux.

"C'est la boîte postale, j'ai un message pour Luis Cruz."

Je ne crois pas.

Numéro trois.

"C'est la boîte postale, j'ai un message pour Luis Cruz."

C'est elle. Cette garce. Tu m'entends, salope ?

- Je vais t'attraper ! - Allez.

T'as eu mon Luis ! Salope, je t'aurai !

Il ne fait plus aucun doute que Dobson est notre homme.

Quel esprit peut monter un truc pareil ?

Elle lui a rendu visite à Rikers.

Quand ça a commencé à sentir mauvais pour lui.

"Margaret, pourrais-tu passer un coup de fil pour moi ?"

Il l'a arnaquée.

Il croit qu'il nous arnaque encore.

Je vous l'ai dit, McCoy. Je ne témoignerai pas.

Si votre enquête confirme la version de M. Dobson,

je sais que vous ferez ce qu'il faut.

En tout cas, je ne mettrai pas ma famille en danger.

Très touchant, M. Dobson.

Ça doit être votre cœur pur qui a fait fondre Mme Nash.

Elle n'a rien à voir avec ça.

Au contraire.

Claire.

Chérie, tais-toi. Il essaie de m'avoir.

Non, Mme Nash, il se sert de vous. Il l'a déjà fait.

Margaret, il raconte des conneries.

Vous avez passé deux appels à la demande de votre petit ami.

L'un à la copine du tueur, l'autre à l'Immigration.

Un tuyau anonyme disant d'être à l'affût de Luis Cruz.

Voici les relevés.

Mon client a quelque chose à voir avec ça ?

Il lui a demandé d'appeler.

- N'est-ce pas ? - Margaret.

Pourquoi ferait-il ça ?

Il savait que si Cruz revenait, on trouverait l'argent.

Et les empreintes de Joey Giabone.

Si les empreintes de Giabone sont...

Dobson a utilisé l'argent emprunté à Giabone pour payer Cruz.

Si Cruz était pincé avec l'argent, ça incriminait un autre.

Un autre l'a engagé. Michael est innocent.

Quelle confiance aveugle !

C'est pour ça que vous l'avez utilisée ?

Il vous a donné le numéro de la copine du tueur.

Comment l'avait-il ?

Il connaissait ces gens. Ils le cherchaient.

Le fait que l'argent du tueur à gages soit à la boîte postale,

comment il a su ?

Je ne sais pas.

Expliquez-nous, M. Dobson. On vous écoute.

Michael ?

Vous allez témoigner à ce sujet.

Margaret, tu n'as pas à leur parler.

Dans ce cas, je vous inculpe pour complicité de meurtre.

Margaret.

Vous voulez aller en prison pour lui ?

Vraiment ?

Vous voulez être la troisième Mme Dobson ?

Voici la première.

Et voici la deuxième.

Qu'attendez-vous de moi ?

Les femmes.

J'en reviens pas qu'il ait commis deux fois le même meurtre.

Il pensait que personne ne le remarquerait ?

Un type comme lui pense s'en sortir avec la parole.

Et maintenant, il va faire son numéro devant le jury.

Puis devant la Cour d'appel, et la Cour suprême,

les journaux, le gouverneur.

Le couloir de la mort, dans un siècle.

Il va avoir le temps de répéter son numéro.

CETTE HISTOIRE EST PUREMENT FICTIVE.

Sous-titres : Catherine Biros

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