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- Chouette. - Tenez.
Merci.
Bienvenue, mesdames et messieurs.
Merci d'être venus.
Commençons.
J'irai droit au but, à la nouvelle que vous attendiez.
On a arrêté quelqu'un.
Une robe style kimono. J'aime bien.
J'hésite.
Il y a un fute en dessous.
Oui.
Oui.
Je me disais,
vu qu'Evert n'a plus les bêtes, pourquoi pas un appart en ville ?
Et c'est reparti, les péquenauds.
Qui vous traite de péquenauds ?
- J'adore notre village. - Oui.
Non, vraiment. Il est temps de rentrer, non ?
J'habite là-bas depuis 20 ans.
- La vache. - C'est là-bas, ma maison.
L'addition, s'il vous plaît.
Moi, je dis fonce.
Histoire de faire halluciner les braves gens de Griesbeek.
Au total, 8 080 hommes, âgés de 16 à 60 ans,
evront le 15 septembre une invitation à participer
cette recherche génétique à grande échelle.
ÉCHANTILLON D'ADN
Ces hommes vivent ou vivaient dans un rayon de 5 km...
Ça marche, Syl.
Il y a déjà foule.
Quelques tordus.
Quelques épouses inquiètes.
Coucou !
Ohé !
Oh, Evert.
Quelle tête de linotte.
- Quoi ? - C'est le second rappel.
- Que vont-ils penser ? - De quoi tu parles ?
- Du prélèvement buccal. - Oh, ça.
- Oui, fais-le. - Ouais.
- Tu dois y aller. - Oui, OK !
- Tu connais Jan Akkerman ? - Non.
Il a été élu meilleur guitariste au monde en 1973.
Je savais pas.
Meilleur que Page et Clapton.
Pourquoi tu éludes ma question ?
Quelle question ?
Tout le monde y est allé.
Maman dit que tu as reçu deux lettres.
- Thijs van Leer au clavier. - Papa.
Une affirmation, pas une question.
Ça va te rendre suspect.
Chérie, c'est des bêtises, tout ça.
- Quoi ? - Ces histoires d'ADN.
C'est ridicule.
Comme si après 12 ans,
ils allaient retrouver le coupable grâce à une goutte.
Ils font ça pour nous faire croire qu'ils ont une piste.
Pas besoin du coupable.
Quoi ?
Quoi "quoi" ?
Tu as dit quoi ?
J'ai entendu que l'ADN d'un frère ou d'un cousin suffit.
- Tu devrais y aller. - D'accord, j'irai.
J'irai.
J'irai demain remplir le flacon, tout spécialement pour toi.
On passe à autre chose ?
Écouter des albums avec ton vieux ?
Oui.
Imagine...
tu es un garçon ordinaire d'Achterhoek.
Et du jour au lendemain, le monde entier sait qui tu es.
Evert.
Tout va bien ?
Oui. C'est juste mon dos.
Mince.
Vous pouvez m'aider ?
Merci.
- Ça va mieux ? - Oui.
Oui, je sais ce que c'est.
Content que vous soyez venu.
Oui.
Bonjour, contente de vous voir.
- Je... - Voici quelques informations.
Signez ici...
On le fera la prochaine fois, OK ?
Oui, OK.
Allez, les enfants !
On va installer la table de présentation de l'automne.
Vous y arrivez ?
Vous aurez les résultats quand ?
À supposer que ça marche, ça prendra longtemps ?
Non. On les aura d'ici deux à six semaines.
Et voilà.
- Au revoir. - Au revoir.
- Chérie. - Oui ?
Je me disais, pour notre 25e anniversaire de mariage...
Oui ?
Ce serait chouette de faire un truc, non ?
Comme quoi ?
Ben...
On pourrait...
Organiser une grosse fête, pour une fois.
- D'où te vient cette idée ? - Comme ça.
Je me disais que ce serait sympa de marquer le coup.
Oui, super idée !
- Pas vrai ? - Oui !
Oui !
Un orchestre à la mairie ?
Non.
Non, trop compliqué à planifier.
Faisons une fête dans notre jardin dans deux semaines.
Formidable. C'est lui qui a eu l'idée ?
Tu recevras l'invitation par la poste,
mais je voulais vérifier que tu étais libre.
Je vais être très prise dans les mois qui viennent,
mais j'aime beaucoup l'idée. Ce serait avec plaisir.
Super. On a encore le choix de la date entre le 25 et le 27.
- Plutôt le 27. - D'accord.
Je me rendrai disponible.
Tu feras le trajet d'Amsterdam pour une fois. Un point, c'est tout !
Je vais venir dans ton village. J'ai hâte.
- Génial ! - Oui.
- Super. Ciao, ma belle. - Ciao, trésor.
Allô, c'est Inge.
Oui, on organise une fête.
Oui.
Tu permets ? Pousse-toi. Va aider ta sœur.
- Oui, secoue-toi. - Oui.
Prends les verres.
- Coucou. - Wahou, maman.
Oui ?
Très joli.
On te donnerait 20 ans, max.
Tiens.
C'est mon humeur du jour.
Ça va dans le four.
On a des trucs à décongeler dans le coffre.
Oui.
- Super, merci. C'est à droite. - Merci.
Bonjour.
Trois, deux, un.
Dans un pays vert, vert, vert De tulipes
Deux agiles petits lièvres Étaient assis côte à côte
L'un jouait joyeusement de la flûte
L'autre du tambour, ratatata
Quand soudain un chasseur arriva
Visa l'un des lièvres et tira
Comme vous pouvez l'imaginer L'autre lièvre paniqua
Un autre chasseur survint
Le visa et tira
Heureusement, ils se plurent
Et ils se marièrent
J'y vais.
Regarde-moi ça.
Quel charmant bouquet.
"Mes chers amis, je regrette vraiment de ne pas avoir pu assister à la fête.
"Venez tous les deux à Amsterdam.
"On cuisinera ensemble, on fêtera la vie.
- "Gros bisous. Renate." - Renate.
- À quoi bon ? Peine perdue. - C'est gentil, non ?
Notre vie...
On a tout ce qu'il nous faut ici.
Je me mets aux fourneaux. Fenna dîne avec nous ?
Non, je crois pas.
Dis...
Si on faisait un truc, tous les deux ?
- Comme quoi ? - On pourrait...
Aller se balader et manger quelque part.
Chouette idée.
- Je vais me changer. - OK.
Evert Schepenaer, je vous arrête pour le meurtre d'Anneke Boorsma.
- Vous faites quoi ? - On vient arrêter Evert.
- Quoi ? - Pour le meurtre d'Anneke Boorsma.
D'après la recherche génétique, son ADN correspond.
Alors, on l'embarque.
Prenez un avocat, si vous voulez.
Vous lui poserez vos questions.
On s'attend pas à de la résistance,
mais on doit vous passer les menottes.
Il a des rhumatismes. C'est vraiment nécessaire ?
- Il a besoin de médicaments. - On les prendra plus tard.
- Il lui faut ses cachets ! - Appelez un avocat.
Il en a besoin ! Evert, attends ! Il lui faut ses cachets !
Bon sang !
Ces cachets... Il me les faut, et sa carte d'assurance maladie.
- Vous avez tout le temps. - Non...
Ils sont où, bon sang ?
Les voilà.
Vous devriez...
Où ils sont ?
Vous avez quelqu'un à prévenir, non ?
- Vos enfants ? - Les enfants. Oui.
Non.
Robbie est au foot et Fenna au travail.
On les appellera à son retour. Attendez ! Là !
J'ai trouvé sa carte. Mais pas ses cachets.
Il reviendra pas.
Oui.
Oui.
Je leur dirai quand ils seront là. J'arrive.
Coucou.
Merci d'être venu.
- Ça va, toi ? - Oui.
- Oui ? - Oui.
J'ai eu très faim, d'un coup.
Où est papa ?
Vous devez être Robbie et Fenna.
Oui.
Oui, c'est... Voici Me Nijman.
J'ai pas compris. Qui a engagé qui ? Vous ou nous ?
J'ai proposé mes services, vous m'avez engagé. Puis Evert devra le faire.
Asseyez-vous, on va discuter de tout ça.
C'est une tragédie pour tout le monde. Ça, c'est sûr.
Pour Inge... Son propre mari.
Ils savent pas ce qui s'est passé.
Peut-être que...
Restons unis et soutenons les deux familles.
On les connaît depuis toujours.
Qui est chez les Boorsma ?
J'ai vu une ambulance passer.
- Quoi ? - Oui.
Papa, ça va ?
Attention à la roue.
Papa.
- Bonjour, Evert. - Bonjour.
Merci.
Asseyez-vous.
Tout d'abord, les médicaments pour votre estomac et vos articulations.
- C'est ça ? - Oui.
De puissants antidouleurs ?
Non, pas du tout.
OK, on contactera un médecin.
On peut pas vous laisser une grosse dose de médocs,
vous comprenez.
Pour la même raison qu'on vous a retiré vos lacets.
Oui.
Vous avez une déclaration à faire ?
Je veux d'abord parler à mon avocat.
Les preuves sont accablantes, Evert.
Plus tôt vous passerez aux aveux, mieux ça vaudra.
D'accord, mais avant, j'aimerais parler à mon avocat.
OK, je vais voir ce que je peux faire.
Inge !
Inge ?
Bon Dieu.
Ma chérie, je suis là.
Oh là là.
Bon sang.
Ça va aller.
Messieurs-dames, merci de nous laisser entre nous.
Ceux qui sont pas de la famille, vous pouvez y aller.
Coucou, chérie.
Merci beaucoup à tous.
Merci beaucoup, merci à tous. Au revoir.
Pour commencer,
je ne vous demanderai pas si vous êtes coupable.
Honnêtement, ça n'aidera pas votre cas.
Mais si vous voulez me donner votre version des faits...
Ça restera confidentiel.
À vous de voir.
Oui.
Pour plein de gens, c'est par considération...
pour la famille, par culpabilité,
par besoin d'apaisement.
J'ai du mal à m'en souvenir.
Il va plutôt bien.
Inge, quelques détails pratiques.
L'assurance juridique dont jouissait la ferme d'Evert
est toujours active.
Ça, c'est la bonne nouvelle.
Ce type parle tellement que j'en oublie ce que je dois faire.
Il faut prendre les choses minute par minute,
heure par heure,
au jour le jour.
Du moins, c'est ce que m'a appris le décès de Peter.
Ça n'a rien à voir. Je le sais bien.
Viens t'asseoir, la miss.
Coucou, maman.
- Tu as faim ? - Non.
- Où est Robbie ? - Il dort sur le canapé.
Le pauvre, il doit être complètement épuisé.
- Tu devrais t'allonger aussi. - Non.
Chérie, si tu n'aimes pas ce Nijman,
pas grave, on trouvera quelqu'un d'autre.
Maman, c'est toi qui vois.
Je me disais qu'on devrait engager une femme.
Des chips de crevette ?
- Une femme ? - Oui.
- Il s'agit de sa vie. - Vous faites comme s'il était coupable.
- Ton assiette. - Je suis persuadée que c'est une erreur !
Je ne crois pas.
- Je me tais. - Pourquoi ?
Je sais pas. Honnêtement, c'est pas important.
- Pourquoi ? - Je suis ici pour te soutenir.
Je suis ici pour toi. Le reste, je m'en fiche.
Inge, s'il est coupable, c'est comme ça.
Pourquoi t'as raté la fête ?
Pas assez grandiose pour toi ?
Mais quand on fait la une, là, tu sautes dans ta voiture !
Tu es sous le choc, je comprends.
- Si tu veux que je parte... - Je vais me coucher !
- OK, trésor. - Maman.
Ne bois pas trop.
Bonne nuit, chérie.
Renate est rentrée chez elle.
- Pardon, j'ai... - Maman, franchement.
S'ils disent que c'est ma faute ?
- Quoi ? Arrête. - Ça marche comme ça.
Quoi donc ?
Je sais déjà ce qu'ils diront.
- "Ils ont arrêté de coucher ensemble." - Arrête.
Non. "Si cette femme avait fait l'effort de satisfaire son mari..."
Arrête.
Salut.
Bon...
Content de vous voir.
Comment ça va ?
Nijman me tient au courant, mais...
- Je loupe des trucs. - Ça va.
On a beaucoup de soutien.
C'est bien.
Le lycée t'a accordé quelques jours ?
Non, mais le proviseur m'a dit que je pouvais sécher.
- Que c'était plus important. - Oui.
Oui, c'est bien.
Et toi ?
Oui, je...
Je sais pas quoi dire.
Non.
Non, je comprends.
C'était toi ?
C'est un peu compliqué.
Pourquoi ?
- La réponse devrait être facile ! - Inge, écoute...
- Non ! - Inge.
Je comprends que tu croies ça, mais...
Mes souvenirs de...
C'est quoi, cette réponse ? Réponds oui ou non.
- Maman, du calme. - Non !
Chéri, dis que c'est pas toi !
- C'est pas si facile. - Dis : "C'est pas moi".
Mon chéri, dis que c'est pas toi !
Dis-le, bon sang ! J'en peux plus !
J'en peux plus !
On s'en va.
Mme Schepenaer ?
Vous connaissez un spécialiste du divorce ?
Oui, bien sûr.
Mais dans ce cas, je ne pourrai plus vous tenir au courant.
Oui.
Je comprends. Moi non plus, je saurais pas comment gérer la situation.
- Et les enfants... Les enfants. - C'est horrible.
Son propre mari. Je comprends, mais le divorce, c'est pas la solution.
On parlait, là-bas...
Merci.
Comment allez-vous ?
Très bien.
Vous savez qu'on vous soutient tous, hein ?
On sait que vous y êtes pour rien.
Que vous êtes une victime aussi.
Vous êtes des nôtres.
Si vous le voulez bien, on aimerait vous aider.
Evert aussi.
Comment ça, Evert aussi ?
Quoi qu'il arrive, l'amour disparaît pas comme ça.
Ah, oui.
Ne nous...
Inge, vous comprenez. Vous comprenez qu'au fond de vous...
Aidons-nous les uns les autres.
Je vous dis pas de lui tenir la main.
- Non ? - Non.
Pour la paix d'esprit de tous et de celle du village.
Je vois.
C'est mon mari, après tout.
Ça va aller.
Reste près de moi, trésor.
Coucou, ma puce.
Salut.
Tu es toute seule ?
Ça va ?
Oui.
Ça va.
On se penche sur les preuves qu'ils ont.
Leur dossier a pas mal de lacunes.
Quel genre ?
Par exemple,
on sait pas si l'ADN reste fiable après 13 ans.
Et...
C'est le bazar dans le département de la police.
Alors...
Oui.
Je sais que c'est toi depuis mes 15 ans.
Je sais pas comment appeler ça.
À la fois, je savais...
et je savais pas.
Je savais...
mais pas totalement.
Le plus fou...
c'est qu'après toutes ces années...
je me suis faite à l'idée.
J'ai pitié de toi aussi.
Je sais pas ce que ça dit de moi.
Allez.
Il est plus que temps.
D'abord, vous pouvez nous dire ce qui a conduit à cette nuit-là ?
Rien n'y a conduit.
Non.
Ni problèmes conjugaux, ni traumatisme, ni psychose.
J'étais juste là...
dans une prairie.
Vous faisiez quoi ?
J'attendais.
Quoi ?
Je le savais pas encore.
C'est là que je l'ai vue.
Toute seule.
Et j'ai pensé...
"Tu es à moi."
Ça va ?
J'habite à côté. Mon père sait que je suis en route.
Vous avez des enfants ?
Ils jouent ici aussi ?
Tu es si jolie.
"La police et le parquet ont retrouvé Evert Schepenaer
"grâce à une enquête génétique d'ampleur.
"Plus de 7 000 hommes y ont participé,
"dans le but de retrouver l'assassin d'Anneke Boorsma.
"Le procureur a dû batailler
"pour rendre la procédure légale.
"Rinus Boorsma, le père d'Anneke,
"s'est aussi impliqué pour faire approuver la recherche.
"Ces aveux mettent fin à des années d'incertitude pour la famille."
Très bien.
Ils l'ont attrapé.
Finalement...
Tu as dit quoi, papa ? J'ai pas entendu.
Finalement, c'était l'un des nôtres.
L'un des nôtres.
Je me suis trompé.
Je me suis trompé.
Je me suis trompé.
Je me suis trompé.
On s'est trompés tous les deux.
Non.
Par ailleurs, il est indiqué
qu'Inge aura la garde exclusive de Robbie jusqu'à sa majorité.
Surtout qu'on peut supposer
que M. Schepenaer sera en prison toutes ces années.
Oui.
D'accord, bien sûr.
C'est mieux pour Robbie aussi.
En ce qui concerne la maison, l'épargne et les factures...
Bien, on a terminé.
Sous-titres : Louise Monge
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