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Dès le début, tout le monde était sûr qu'un réfugié avait tué Anneke.
Dans cette émission, on a toujours soutenu qu'il n'y avait qu'un seul vrai suspect.
Quelqu'un avec un mobile et pas d'alibi.
Quelqu'un que la police a trop vite négligé.
2009 - DIX ANS APRÈS LE MEURTRE LA CÉRÉMONIE COMMÉMORATIVE
Et soudain, dix années ont passé.
Avec le temps, la douleur se transforme aussi.
Parfois aussi intense qu'au premier jour,
parfois pas autant.
- Jeroen est pas là ? - Non, il bosse.
... ou quelqu'un avec qui on apprend à vivre.
Mon moment préféré. Je peux vous donner ça ?
n sûr, la douleur demeure parce qu'une question reste sans réponse...
Qui est responsable de ça ?
Cette personne vit-elle ses jours
avec une douleur peut-être différente, mais tout de même bien présente ?
Onno voulait y aller, alors je le remplace.
Une douleur qui ne s'efface pas, mais devient plus aiguë, plus intense.
Jusqu'à ce qu'un jour, espérons, elle devienne insupportable.
Trop insupportable pour s'y faire.
Pour s'y faire.
La famille, les amis et les villageois ont commémoré la mort d'Anneke Boorsma.
Demain marquera les dix ans jour pour jour de son meurtre sanglant.
Le matin du 24 avril 1999, un corps a été découvert dans une prairie,
- celui d'Anneke Boorsma, 16 ans. - Alors, la cérémonie ?
Je n'irai plus à cette église.
Le vicaire, Anton, est si pénible.
Tu trouves pas ?
Quelle idée absurde.
De dire que le coupable souffre aussi.
Que doit en penser la famille d'Anneke ?
J'en sais rien.
Alors quoi, il faut prier pour ce type ?
Commémorer son souvenir aussi ?
- C'est toi qui voulais y aller. - Oui, mais maintenant, c'est fini.
On ira à la mosquée du centre d'asile la prochaine fois.
On a même évoqué l'idée
qu'Anneke ait été victime d'un rituel satanique sacrificiel.
On a oublié les fleurs.
Il y a aussi la théorie des jonquilles.
On a découvert qu'une personne inconnue
laissait des jonquilles sur la tombe à chaque anniversaire de sa mort.
Les recherches pour la retrouver n'ont rien donné.
On ne sait jamais.
Cette théorie des jonquilles, quelle absurdité.
On n'a rien de mieux.
Ça se tente. Demain, ça fera dix ans.
Allons voir. Si ça ne donne rien, on laisse tomber.
- Passez une bonne journée. - Merci.
- Au revoir. - Au revoir.
Tu nous ridiculises, Jeroen.
- La cinquième, ce mois-ci. - Tu sais compter, Wouter.
Mon petit doigt m'a dit que les Allemands voulaient te parler.
Tu es sérieux ?
Qui sait ? Je t'apporterai peut-être le café à l'avenir.
- OK. Dis-moi quand. - Demain, si possible.
- Oui. - Sauf si tu es pris.
- Non, pas de problème. - Bon.
Oui.
Jeroen.
Jeroen, faut te lever.
Jeroen, réveille-toi.
- Non. - Allez, debout.
Réveille-toi, Jeroen. Ohé !
An, pourquoi tu me réveilles ?
Parce qu'il est presque 17 h.
- Merde, mon père va rentrer. - C'est bon, ça va.
T'es ouf ? Pourquoi tu m'as pas réveillé ?
- Quel est le problème ? - Faut pas qu'il te trouve ici.
À 17h30, il va...
Espèce de... Tu vas le regretter.
- Tu vires ça ? - T'as pas intérêt.
Tiens.
- Je t'en mets dans les cheveux. - Au secours.
- Demande pardon. - Pardon.
- Dis que je suis joli. - Trop joli.
- Tu vas épouser qui ? - Toi !
- Moi ? - Oui, toi !
- On aura combien d'enfants ? - Sept.
CAMÉRA DE SURVEILLANCE
- Onur. - Jeroen.
C'est quoi, cette fois ?
La télé a beaucoup parlé de toi à cause de l'anniversaire.
- Et ? - Ton adresse est apparue sur un blog.
Elle a vite été retirée, mais je m'assure que ça va.
Ne dites rien à Kim, OK ?
Ça l'obsède, elle peut pas s'en empêcher.
Prends soin de toi.
Merci de m'avoir tenu au courant.
- Coucou ! - Dans la cuisine.
Coucou. T'es dans la boîte ?
J'ai trouvé ça dans ma chaussure, ce matin.
C'est à toi, non ?
- C'était comment ? - Triste.
Oui ?
J'aurais voulu venir, mais j'ai pas pu me libérer.
Pourquoi Onur est là ?
Une histoire de blog.
- Tu vas appeler Rinus ? - Oui.
Passe demain, ce sera plus calme.
- Je dois bosser. - Un samedi ?
Les Allemands veulent me parler.
Ça pourrait être pour une promotion.
On peut se souvenir à vie, mais à quoi bon ? En quoi ça aide ?
- La moitié du village me croit coupable. - Pas moi, ni Rinus.
- Je vais l'appeler. - Bon.
Où est l'épée ?
Allô, Rinus. C'est Jeroen.
- Jeroen ? - Oui.
- Salut. Comment tu vas ? - Bonsoir.
Ça va. J'espère que j'appelle pas trop tard ?
- Que je vous réveille pas ? - Non, je suis pas couché.
Bon, tant mieux.
Je voulais vous appeler.
Tu voulais m'appeler ? C'est gentil.
La cérémonie était bien, il paraît.
Dommage que j'aie pas pu venir...
Je veux y être pour 22 h, peu de temps pour boire.
Ouais.
Finis, allons-y.
Jeroen, je suis prête.
- Sympa. - J'allais te le dire.
Et demander ma permission ?
Mieux vaut toi que moi, mec. Amusez-vous.
- Et pas de mains baladeuses. - Nan.
Faut que je te présente à maman.
- Tu savais ? - Je m'en mêle pas.
Maman ? Je veux te présenter quelqu'un.
- Te voilà. Tu dois être Jeroen. - Oui. Bonsoir.
- Bonsoir. Dinie. - Bonsoir, Dinie. Jeroen.
- Rinus, regarde qui est là. - Qui ?
Jeroen.
- Quel Jeroen ? - Bonsoir.
Tu sais bien, Jeroen. On a parlé de lui.
Jeroen. Oh, le fameux.
C'est lui ? C'est toi, Jeroen.
- C'est moi. - Eh bien.
Anneke, explique-lui qui je suis.
C'est mon père.
- M. Rinus. - Bonsoir, M. Rinus.
- C'est Mme Rinus. - Oui, on s'est déjà...
Oui. On y va, OK ? Je rentrerai avant 1 h.
- Bonne soirée. - Jeroen ?
Oui ?
D'habitude, Anneke et Lukas rentrent ensemble en vélo.
- Tu vas prendre le relais. - Je crois bien.
Alors, c'est entendu, c'est toi qui la ramènes chez elle.
- Absolument. - Jusqu'à la porte d'entrée.
Certainement.
Il y a deux semaines, une fille a failli être enlevée par des réfugiés.
Jusqu'à la porte. Toujours. Promis.
Bonne soirée. Au revoir, trésor. Un bisou ?
- Non. - Anneke.
- Sois sérieux. - Anneke.
Il y a dix ans jour pour jour, Anneke était brutalement assassinée.
Dans cette émission, nous résumerons encore une fois les faits.
En commençant par le soir en question, celui du 24 avril 1999.
Anneke Boorsma est avec son petit ami Jeroen Bovenkamp
dans une discothèque, le Sombrero. Après une dispute, le couple...
Et là ? C'est papa. Tu la trouves rigolote ?
- Oui. - Regarde comme il était beau.
Tu vois ? Pas mal, hein ?
- Et là, c'est qui ? - Je sais pas.
Là, c'est moi et là, c'est tonton Lukas, bien sûr.
Là, c'est Anneke, tu te rappelles ? On a déjà parlé d'elle.
Anneke était une très bonne amie de maman et papa.
- Tu fais quoi ? - On regarde des photos.
- Oui ? - Oui.
- Tu lui parles d'Anneke ? - Comment ça ?
- Il est pas un peu trop jeune pour ça ? - Trop jeune pour quoi ?
- C'est parce que j'ai raté la cérémonie ? - Jeroen, arrête.
Dis-lui comment elle est décédée, tant que t'y es.
Arrête, Jeroen.
Et là, c'est qui ?
Alors, Jeroen. J'ai vu vos chiffres, on m'a dit beaucoup de bien de vous.
Votre conscience professionnelle nous intéresse.
Je dois dire que ça se présente bien.
Je suis ravi de l'entendre.
Le siège a besoin de certains papiers, de vérifier
vos antécédents. Ça ne posera pas de problème, si ?
Jeroen ?
Non, allez-y.
- Je vous tiendrai au courant. - Oui.
- Bonne journée. - Merci, vous aussi. Au revoir.
C'est dans la poche !
Oui.
On va se mettre une caisse ?
- Le pape est pédophile ? - Bien dit.
Par contre, je vais pas fumer.
- Non. - Non.
Cet Alex continue de parler de ces conneries.
Il est content, c'est tout.
Messieurs, une autre bière ?
- Oui, d'accord. - Merci bien.
- Une autre bière ? - OK, je finis celle-ci.
Oui ?
Vous vous amusez bien ?
- T'es jalouse ? - Il me reste un joint.
Non, on doit rentrer.
- Bientôt. On doit être rentrés pour 1 h. - Ah oui.
On a interro lundi, certains d'entre nous doivent réviser.
Encore ? C'est bon, le bac, c'est dans la poche pour toi.
On veut être pris dans une bonne fac, Richard.
J'irai pas à la fac.
- Quoi ? - Non.
Pourquoi ?
J'ai mis de côté mes pourboires, je vais voyager avant.
- Peut-être surfer aux Antilles. - Et ensuite ?
Ensuite quoi ? Rien. Je sais pas.
Tu comptais me le dire quand ?
Je te le dis, là.
Hésite pas à venir.
Bonjour, vous avez un nouveau message.
Coucou, chéri, c'est moi.
J'ai eu tort de lui parler de ça. Pardon.
Je t'aime.
- Fais pas la tête. - Je fais pas la tête.
Tu fais quoi, alors ?
Tu crois pas que tu aurais pu m'en parler ?
Ben voilà, c'est fait.
Honnêtement, je m'attendais pas à ce que tu veuilles venir.
Pourquoi ?
Parce que t'es une mauviette, Jeroen Bovenkamp.
Je dis pas qu'on reviendrait pas.
Mais pas avant de savoir ce qu'on veut faire.
Bon.
On va faire un test.
- Ferme les yeux. - Je pédale.
Et ? C'est tout droit. Je te préviendrai, au besoin.
Bon, imagine.
Tes plus grands rêves,
tes plus grands désirs.
- Tu me visualises ? - Toute nue.
Non, sérieusement, pense à ton rêve.
C'est bon, arrête.
Ouvre les yeux.
Alors ? Ça correspond ?
OK, à toi.
- OK. - Ferme les yeux.
Ne triche pas.
Et maintenant ?
Jeroen ?
Jeroen, arrête.
Jeroen, c'est pas drôle !
- Putain ! - Alors, c'est qui, la mauviette ?
- J'ai hyper peur du noir. - OK, désolé.
Pardon, c'était pour rire.
- Arrête. - Et tu veux voyager seule ?
C'est mal barré, non ?
Je vais devoir venir avec toi.
- Richard bosse encore ici ? - Plus depuis un moment.
- C'est tout ? - Non, des Camel, s'il vous plaît.
Il t'arrive quoi ?
C'est comme ça avec les affaires de meurtre.
C'est peut-être rien, c'est peut-être la clé de tout.
Ça commence par un bouquet de jonquilles jaunes.
Quand, il y a quelques années, le jour de l'anniversaire
de la mort d'Anneke Boorsma, quelqu'un a nettoyé sa tombe
et laissé un bouquet de jonquilles.
On pourrait trouver que fleurir une tombe n'a rien d'extraordinaire.
C'est ce qu'a dû se dire la famille d'Anneke Boorsma.
Jusqu'à ce qu'ils s'aperçoivent qu'ils ignoraient qui c'était.
La théorie des jonquilles.
Le coupable visite la tombe chaque année et y laisse ces fleurs.
À JAMAIS DANS NOS CŒURS
Hé, c'est Jeroen Bovenkamp.
Non ? Jeroen !
Jeroen Bovenkamp.
Je peux te poser une question ? Jeroen ?
Allez, mec. Oh, Jeroen.
En vitesse, rapide.
Je rigole.
Ici.
OK.
J'espère que c'est bon.
Je rêve.
Je pensais commencer la fac avec quelques mois de retard.
Pourquoi ?
Je me disais que je pourrais voyager.
Avec qui ?
Tout seul.
Sympa.
Vas-y.
Je vais sortir.
Coucou.
J'ai parlé à mes parents.
- C'est vrai ? - Oui.
Ça s'est bien passé.
Sérieux ? Arrête ! On part ?
- C'est pas fait encore. - Si, on part demain.
- Oui ? - Jeroen.
Bon sang, tu es où ? Tu étais injoignable.
Jeroen ?
On part à l'étranger ?
Quoi ?
C'est pas une vie.
On devrait vivre partout sauf ici, non ?
On aurait dû partir direct, loin d'ici.
- OK, tu devrais... - Non, Anneke. Écoute.
"Anneke" ?
Kim.
- Pardon. - Bon sang.
- J'ai pas les idées claires. - Je vois ça.
Ressaisis-toi avant de rentrer. Salut.
Attends, Jeroen !
- On peut parler ? - Non, merci, j'ai rien à dire.
- On t'a vu au cimetière. - Oui.
- Tu y es allé pour une raison spéciale ? - Non, laissez-moi.
Tu as omis de dire un truc aux enquêteurs ?
Rends-toi service, il est temps de passer aux aveux, non ?
Laissez-moi tranquille. Fichez-moi la paix.
Hé, du calme, mec.
Détruis pas notre matos, on fait que notre boulot.
Pourquoi tu es si agressif ? Tu trouves ça normal ?
Hein, pourquoi ? Par curiosité.
- Lâchez-moi. - Tu fais quoi ?
- Désolé, mais laissez-moi tranquille. - Désolé ? Va dire ça à Anneke.
T'as dit quoi ?
Tu sous-entends quoi ?
T'es malade ou quoi, putain ?
Casse-toi avec ta caméra !
- Doucement, mec. - Connard !
Tu veux savoir quoi ? Vas-y, demande, je suis devant toi.
Sale parasite de merde !
Avec ton émission à la con. Je la connais !
Jeroen, regarde-moi. Monte dans la voiture.
Monte.
Voilà pourquoi j'exige qu'on l'enferme.
Il fallait le faire il y a dix ans.
Vous voyez pas ?
- Ce type est complètement taré. - C'est noté, Menno.
On l'emmène au poste.
Surtout envers les journalistes.
Tu vas où ?
On va te déposer.
Je sais pas trop.
Tu n'étais pas à la cérémonie.
Qu'est-ce que vous avez tous avec la cérémonie ?
À quoi ça sert ?
Comment...
Vous êtes vraiment les pires inspecteurs au monde.
Une enquête ouverte depuis dix ans !
Même deux singes auraient déjà bouclé l'affaire.
- Bonjour. - Bonjour. Jeroen, viens voir.
Viens voir.
Tu tombes bien.
- J'ai besoin de toi. - Oui ?
Passe-moi ces pinces.
- Jeroen ? - Oui ?
Anneke t'a déjà parlé de son, disons...
trouble ?
- Non. - C'est peut-être pas le bon mot.
Trouble.
Disons qu'elle est assez inconstante.
Tu as dû le remarquer.
Il y a une chose
sur laquelle je veux être très clair.
Un an en Amérique du Sud, c'est non.
Quelques semaines avec toi, pourquoi pas, c'est génial,
mais je veux qu'Anneke fasse des études.
Sérieuses. Alors, c'est pas une bonne idée.
- L'Amérique du Sud. - OK.
Anneke n'est pas encore majeure,
alors ce sont ses parents qui décident.
Ce que je veux dire...
Anneke est un peu une maboule...
qui fait tout ce qui lui passe par la tête.
En ça, elle est comme sa mère. Regarde, la voilà.
Pas vraie, Dinie ?
Mais c'est aussi ce qui la définit et qui fait qu'on l'aime.
- Toi aussi, j'espère ? - Oui.
Mais parfois, il faut la protéger d'elle-même.
En tout cas, c'est mon rôle de père.
D'accord.
Oui, je comprends.
Super. Jeroen, on trouve tous que tu es formidable comme...
Comment on dit ?
- Mec ? Gars ? - Mec, c'est bien. Oui.
- Tu es un mec archi super. - Merci.
Anneke est en haut, vas-y.
Oui.
On se voit au barbecue.
Déposez-moi au Sombrero.
C'est une bonne idée ?
Tu devrais rentrer chez toi.
Je suis chez moi.
Pardon, faut que tu m'expliques.
Tu discutes de mon avenir avec mon père ?
Non, c'est pas ça, il a demandé à me parler.
- Je pouvais pas dire non. - Tu sors avec qui ?
Hein ? Mon père ou moi ?
Qui t'a sucé ce matin, mon père ou moi ?
- An, arrête. - Garde tes "An, arrête".
Et puis, rien à foutre. Je me casse.
Je prendrai un billet pour lundi, avec ou sans toi.
Et ton bac ?
On s'en tape, ça me sert à quoi ?
J'en aurai pas besoin là-bas.
Faut que je me tire d'ici.
Tu es un dégonflé, je sais.
- J'ai pécho Romy toute la soirée. Bourré. - Je rêve.
Bref.
Merde. Je suis encore bourré, je crois.
Trop bonne soirée.
Salut, Jeroen.
Salut.
- De l'eau dans le gaz ? - Quoi ? Anneke t'a dit ça ?
Non.
- Tu sais ce que tu devrais faire ? - Quoi ?
Non, attends, oublie.
- Vas-y. - Non, je m'en mêle pas.
Si, vas-y. Je sais plus quoi faire.
Dis-moi.
Le truc avec An...
Elle sait qu'elle peut être méga relou, parfois.
Elle peut être un peu cinglée parfois.
Tu peux lui donner ce qu'elle veut, comme son copain précédent.
Mais ça a donné quoi ?
Pas vrai ?
Merci.
Tu es rentré chez toi ou tu es là depuis hier ?
Allô, Rinus. C'est Jeroen.
Non, c'est vous que j'appelle.
On peut discuter d'un truc ?
- Jeroen ? - Oui ?
- Tu as parlé à Anneke ? - Oui.
- Oui ? Et ? - Elle t'en a parlé ?
- Non, à moi, non. - OK.
- Ça s'est bien passé ? - Ça va.
Ouais ? Cool.
C'est parti !
- Salut ! - Ça va ? Je peux passer ?
An !
- Pardon. - An !
- Salut. - Salut.
- Tu attends depuis longtemps ? - Un moment.
- Jeroen ! Allez, viens ! - Salut.
- C'était hyper antisocial. - Tu étais où ?
Désolé.
Y a la queue ?
On vérifie l'âge.
Tu viens chercher quelqu'un ?
- Oui. - Oui ? OK.
Vous avez vu Anneke ?
Là-bas.
Pourquoi ?
Mon père a trouvé la thune. Dans sa chambre.
Tu vas faire quoi ?
Pourquoi tu as appelé mon père ?
Tu as appelé mon père ?
Ton père et moi...
An !
An, attends.
- Salut, Fenna. - Coucou.
- Ça va ? - Oui. Toi ?
- T'as du feu ? - Oui.
- Oui ? - Tiens.
- C'est cool, hein ? - Oui.
- Merci. À plus. - OK.
Pardon.
Pardon.
Tu veux bien me répondre ? C'est pas difficile.
Je veux répondre, mais je veux savoir qui t'a dit.
Tu peux me regarder ?
Regarde-moi et jure que t'as pas appelé mon père.
- Je te le jure. - OK, dégage. Tu mens !
An. Attends.
On peut en parler ?
- An. - Non !
Allez !
Allez, c'est pas la fin du monde, le prends pas comme ça.
- Dégage ! - Calme-toi.
Calme-toi, allez.
- Tu veux faire quoi ? Attends. - Va-t'en !
- Parlons-en. - Lâche-moi !
OK, barre-toi !
- T'attends quoi de moi ? - Rien.
- Je rentre. - Rentre, alors !
Moi, j'y retourne.
Si tu me laisses partir,
tu me reverras jamais.
Salut, Anneke Boorsma.
An, attends !
An, reviens !
Reviens !
Reviens !
Purée...
Bon, le pire inspecteur au monde va prendre une douche.
Et l'autre va boire du vin blanc.
Purée...
- À demain. - À demain.
- Bonsoir. - Oui ?
Pardon, désolé.
- Alors ? - Une amie du passé.
soir, il ne s'agit que d'une personne, d'Anneke Boorsma.
Dès le début, tout le monde était sûr qu'un réfugié avait tué Anneke.
Dans cette émission, on a toujours soutenu qu'il n'y avait qu'un seul vrai suspect.
Quelqu'un avec un mobile et pas d'alibi...
- Allô ? - Allô, Jeroen.
- Bonjour. - Bonjour.
Merci de vous être libéré.
- Pas de souci. - On ignore ce qui s'est passé.
En gros, on a promis le même poste à deux personnes.
Et c'est l'autre qui a gagné.
- OK. C'est la vie. - Oui.
C'est pas de chance, mais d'autres occasions se reproduiront.
- Oui. Espérons. - Super. Allez, bon courage.
- Au revoir. - Au revoir.
- Ça te paraît normal ? - Alors ? Tu l'as eu ?
Hé, je te pose une question. Ressaisis-toi.
Désolé, laissez-moi tranquille.
- Oublie ça. - Va dire ça à Anneke.
Quoi ?
Je l'ai pas tuée...
mais je suis pas innocent.
Sous-titres : Louise Monge
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