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- Bonjour, Dinie. - Bonjour.
Des toqués viennent encore parfois me trouver.
Pour savoir si j'ai une théorie ou recueillir un commentaire.
Moi qui pensais être tranquille dans les bois.
Vous vous êtes coupée de ce monde, hein ?
J'en ai un peu honte, à dire vrai.
Mais bon, ce qui est fait est fait.
- Alors ? - Oui.
Je vous ai fait une promesse, jadis.
Vous le tenez.
Insiste sur la dynamo.
Oui.
Une foule énorme est venue participer à la marche pour Anneke.
Les gens sont venus de Griesbeek et des villages voisins,
mais également d'aussi loin que Limburg et Zeeland.
La nation entière semble en deuil.
Après avoir quitté le centre du village,
la procession arrive chez les Boorsma.
Le maire est attendu un peu plus tard.
Une délégation venue du centre d'asile sera également présente.
Ils font route vers le village avec des couronnes de fleurs.
Beaucoup de résidents veulent présenter leurs condoléances...
Maman.
Oui.
Les premiers jours, les gens avaient peur de me parler.
Comme s'ils craignaient que je prenne feu d'un coup.
Désolée, Marco, je t'ai pas entendu arriver.
- Détends-toi. - Oui, il faut que je...
- Quelqu'un voulait du vin, mais... - Allez.
Sers-toi un verre.
Et puis un autre après.
Le corps n'est qu'un aspect.
On te demande comment tu vas ?
On m'interdit surtout plein de choses.
"Assieds-toi, femme. Ne fais plus rien."
Ils le font à ta place ?
Non, pas vraiment.
Si tu me rejoignais au sport ?
Juste un après-midi.
Pour t'évader un peu.
Je sais pas, pour faire quoi ? Soulever de la fonte ?
Oui. Pour te défouler un bon coup.
Taper dans un punching-ball.
C'est mieux que sur ton mari, non ?
Tu es le seul à oser faire des blagues.
C'est pas une blague.
Dis-moi quand tu veux venir, je me libérerai.
Avec le recul, c'est très facile de se dire :
"Comment succomber à un type pareil ?"
C'est pas comme si j'en avais pas conscience. Parce que si.
C'était son odeur. Un mélange de fer, de résine d'arbre et de miel.
J'étais sous le charme.
Il faut dénoncer le centre d'asile.
Ils s'acharnent à dire que tous étaient rentrés.
Balivernes.
Pedrigree nous dit pas tout.
Si on demandait les vidéos ?
C'est simple, y a des caméras au centre. On peut les voir ?
Ça va, trésor ?
Non, Dinie.
- Ne range pas, on va le faire. - Faisons-le ensemble.
C'est gentil, mais on fera ça après.
- On devrait... - Non, Jeroen. Ne bouge pas.
Attendez.
Je reviens. Viens.
Bon, écoute.
Le centre protège ces gens. La police ne fait rien.
OK.
Et tu ne devrais pas nettoyer. Tu as besoin de sommeil.
La nuit, tu t'agites.
Pour tenir, il faut que tu dormes.
J'ai besoin de toi.
NON AU CENTRE D'ASILE
Je comprends pas bien.
Vous avez vu tout le monde. Certains, deux fois.
Vous espérez quoi ?
Cherchez plutôt le vrai coupable.
Ferhad a été vu dans le village.
Cette fille dit n'importe quoi. Je vous cite, Joanna.
On peut reparler à Ferhad, Sonja ?
- Il est parti. - Pardon ?
Il n'était pas suspect, si ? Il a pris ses affaires, il est parti.
Vous trouvez pas ça suspect ?
Il avait un coquard. Lukas Boorsma l'a frappé sans raison.
À sa place, je serais partie plus tôt.
Désolée. La prochaine fois, envoyez-moi une demande par écrit.
À l'avance. Qu'on fasse venir notre avocat.
- On fera ça. - Oui.
Oui, Kees, il est libre d'aller où il veut.
C'est le fameux Ferhad ? Celui qui a fait le geste, ce soir-là ?
D'après le témoignage de deux filles.
La famille Boorsma est au courant ?
Une huile. De ma composition.
Badigeonnes-en tempes et poitrine le soir, tu dormiras comme un bébé.
Dis-moi si ça marche. On verra bien.
- Salut, Dinie. - Salut.
Pardon, j'étais sur le départ.
Fais pas cette tête. À mardi prochain, Rita.
Oui. Salut.
Ouais.
- Installe-toi sur le tapis. - Oui...
J'ai pas trop l'énergie pour du sport.
Ce sera pas nécessaire. Assieds-toi, déjà.
Bravo.
Je vais me mettre debout derrière toi.
Tu est toute bloquée ici.
Tu veux bien mettre les paumes derrière ta tête, s'il te plaît ?
Les deux.
Ça va te faire un peu bizarre.
Expire par la bouche, penche-toi.
Très bien.
Très bien.
Remonte doucement. Ferme les yeux.
C'est curieux, comme sensation.
Tout le monde est sûr du coupable.
J'ai tout de suite eu le pressentiment... que les réfugiés n'y étaient pour rien.
- Pardon, je divague. - Pourquoi ?
- En quoi tu divagues ? - Je me base sur un pressentiment.
Quand une mère ressent des choses concernant sa fille...
Pardon, mais...
Je pense que ça compte.
Oui ?
Je suis content qu'on se voie pour se mettre à jour.
On t'écoute, Syl.
Parlez-nous de Ferhad et de quand il sera arrêté.
Pas de sitôt, on dirait.
Ferhad est en Turquie.
- En Turquie ? - Quoi ?
Oui, mais on essaie de le faire revenir.
On a contacté la police turque, déjà.
- On essaie de le faire... - C'est vrai ?
- Il semblerait. - Comment il a pu s'enfuir en Turquie ?
- S'enfuir ? - Oui.
- Lukas... - Il est libre d'aller où bon lui semble.
La planque parfaite.
Les amis, allons.
- On est du même côté. - Vraiment, Kees ?
J'ai décidé de venir aux nouvelles.
Mon mari et mon fils me tiennent au courant.
- Je veux entendre de moi-même. - Vraiment, Dinie ?
Je comprends. Non, c'est bien.
C'est mieux d'apprendre les choses de première source.
Je sais que tu trouves que ça traîne trop.
Mais on fait ce qu'on peut.
Pour moi aussi, ça traîne. Je me dis : "Allez, secoue-toi."
Et je fais mon possible pour tenir tout le monde informé.
- Si tu trouves que non, dis-le. - J'ai pas dit ça.
C'est l'impression que j'ai eue.
Ne te focalise pas sur une seule théorie.
Chérie, un réfugié l'a tuée !
Ça me fait pas plus plaisir qu'à toi.
J'étais de ceux qui ont approuvé le centre.
J'ai dit : "Qu'ils viennent, ça me gêne pas."
Tu penses qu'on met ça sur le dos d'un étranger.
Mais c'est pas ce que je fais. Je t'assure.
Je veux coincer le vrai coupable.
Chère Anneke...
nous voici ici rassemblés pour te dire adieu.
C'est si injuste que tu nous aies quittés.
Beaucoup trop tôt.
Tu étais si pleine de vie...
On a dû attendre un mois pour enterrer Anneke.
On était inséparables depuis le CP.
J'ai jamais rencontré quelqu'un... d'aussi aventureux que toi.
Chaque semaine, tu élaborais un nouveau plan foutraque.
Anneke adorait voyager.
Elle voulait voir le monde.
Elle l'aurait parcouru avec une telle joie.
Quelle tristesse qu'elle n'en ait jamais la chance.
Ton amour, Jeroen, se bagarrait parfois avec toi.
Des centaines de gens sont venus l'enterrer.
Qui la connaissaient même pas.
Tu sais, chère Anneke ?
Ils ont entendu des choses sur elle que même moi j'ignorais.
En restant aventureuse...
Ça n'a pas aidé, que tant de gens aillent trouver Rinus.
Une séparément, et une autre avec Jacques.
Des journalistes...
des chroniqueurs, des politiciens.
Le préfet royal.
Le préfet royal.
Un député qui est devenu ministre de la Justice.
Tous très à droite.
ANNEKE BOORSMA À JAMAIS DANS NOS CŒURS
J'ai pas compris pourquoi ils se prenaient en photo avec lui.
C'était pas une fête, si ?
Ils voulaient apporter leur soutien.
Tu en penses quoi ?
Comment ça, j'en pense quoi ?
À ton avis ? C'était les réfugiés ?
Non. Ne partons pas là-dessus.
Pourquoi ?
Non.
Fais-moi confiance. Viens.
Expire et penche-toi vers la gauche.
Tout le monde a une théorie. T'es pas là pour ça.
- Tu sens ? - Je veux connaître ton avis.
Il pourrait être très différent du tien.
Et alors ? Vas-y, dis-moi.
Pour moi... Et tu vas me traiter de chiffe molle gauchiste...
mais on accuse toujours les gens de couleur.
- Oui. - Les gens veulent un bouc émissaire.
Pour couvrir qui ?
Chérie, ça, j'en sais rien.
Je vais te dire un truc.
Ils vont arrêter ce pauvre réfugié et le parader.
Au bout de quelques semaines, quand ce sera retombé,
ils diront : "En fait, on s'est gourés."
T'as pas idée des horreurs qu'on trouve sur le net.
Tous les ados, Anneke aussi, y étaient exposés.
Va savoir qui elle y a rencontré.
J'ai du mal à comprendre le plan, Kees.
Je te dis pas comment faire ton boulot.
- On dirait, pourtant. - Mais je suis le maire.
Je suis le garant de l'ordre public et de la sécurité.
Les pompiers et la police locale m'obéissent.
Oui, mais pas nous.
On est en contact avec la Turquie. Attrape-moi ce gamin.
C'est tout ce que je te demande.
Même s'il y a peu de chances que ce soit lui, allez le cueillir.
- On sait que c'est pas lui. - C'est ce que je viens de dire.
Ces gens ont perdu leur fille.
Donnons-leur quelque chose.
- Ça la ramènera pas. - Non.
Mais ça leur donnera le sentiment qu'on se bouge, au moins.
Mme Boorsma, je vous avais pas vue.
- Tout va bien ? - Oui.
Je peux vous aider ?
Non, Fenna, merci.
Sauf si tu es douée en informatique.
Papa, tu es calé en informatique, non ?
Fenna, j'ai du travail.
- Ce serait gentil de les aider. - Je suis occupé, là.
Papa, allez.
Pourquoi tu veux pas ?
Evert ?
- Bonjour, je suis Dinie. - Bonjour.
C'est probablement rien.
La police prétend n'avoir rien trouvé.
Je les soupçonne de se planquer derrière un écran.
Oui, j'ai une fille du même âge.
- Un peu plus jeune. - Pardon ?
Fenna est un peu plus jeune.
Oui.
Je nous fais du café.
Je veux savoir ce qu'elle faisait.
De ses journées.
C'est très simple.
Non, allez-y. Moi, j'y connais rien.
Dinie ?
Je savais que c'était pas du joli.
J'avais entendu des histoires.
Et pas juste Anneke. Plein de gens sont sur ces sites.
Tu connais la boîte de discussion TMF ?
- Non. - Je sais pas par où commencer.
Elle parlait en ligne avec des hommes qu'elle connaissait même pas.
De sexe.
- De fantasmes obscènes. - Dinie.
Avant d'aller plus loin...
Tu es sûre que c'est ce que tu veux ?
Que c'est pas moi qui te pousse
et qui aurais mieux fait de me taire ?
Non.
Je me dirai pas ça.
OK.
Pour moi, c'est pas un réfugié qui a tué Anneke.
Tu l'as déjà dit.
Je pense qu'elle a rencontré un inconnu.
Ça arrangerait bien certaines personnes qu'on n'en sache rien.
Quelles personnes ?
Je vais te montrer un truc.
Je te préviens, c'est assez intense.
Le Sacrifice d'Iphigénie.
Un couteau. Regarde bien.
Ça symbolise l'agneau immolé.
- Ça va ? - Oui.
- On arrête ? - Non.
Ici, tu peux voir
Saturne dévorant un de ses fils, un tableau de Goya,
qui était membre en Espagne d'une société satanique secrète.
Satanique ?
Satanique.
Bah voyons.
Oui.
Jettes-y un œil.
Je nous fais du thé.
Je regrette, on doit s'abstenir de tout commentaire pour l'instant.
Comprenez bien qu'une telle arrestation n'a aucune valeur en soi.
Vous n'allez pas réclamer quelqu'un à la Turquie.
Non, bien sûr.
C'est plus ancien ?
C'était raconté en trois séquences.
Le triangle dans le cercle, les pyramides, l'œil sur le dollar.
- Et la mort. - Le chef...
- Le rouge aussi ? - Oui.
Elle a écrit qu'elle était allée au bal dans une robe rouge sang.
Tu es une femme très forte.
Mais je vais te dire un truc. Fais gaffe à toi.
Les gens ont rarement envie d'entendre la vérité.
Maman !
Maman ?
Qu'est-ce que tu fais ici ? Tu fais quoi ?
Attends, je t'aide.
- Mon livre. - Tu fais quoi ici ?
Papa, on l'a retrouvée.
Non, tout va bien.
Chacun surmonte ça à sa façon, je comprends ça.
Je veux te montrer...
Je comprends aussi qu'on attend trop un résultat.
On devrait peut-être voir un psy.
Écoute, c'était pas un réfugié.
- Tu en doutes, je le sais. - Non, tu sais pas.
- Laisse la police faire son boulot. - Écoute-moi !
D'après Marco, c'était un rituel satanique.
C'est des conneries.
Je veux pas de ça chez moi !
Le village entier te cherchait...
et tu étais avec ce dingo.
Un jour, on découvrira que c'était pas un réfugié.
Ils l'ont attrapé.
Ils le tiennent.
Il vient d'atterrir à Schiphol.
Il aurait fait des aveux à son camarade de chambre au centre.
Entendu, mais si vous voulez l'aider, rentrez chez vous
et laissez-nous faire notre travail.
S'il est innocent, on le découvrira.
Joanna, vous l'avez arrêté en Turquie, sans motif valable.
Le témoignage d'un camarade de chambre ne vaut rien
- Bonne journée. - Oui.
Désolée. Il faut être patients.
Dans un centre d'asile, les raisons ne manquent pas
d'accuser un autre.
- Peut-être une brouille. - Pardon,
mais vous faites tout pour prouver que c'était pas un réfugié.
On creuse cette histoire. Si c'est vraiment lui, on le saura vite.
- Vous le croyez coupable ? - Mais quelle question !
Bien sûr que oui.
Sinon, ils l'auraient pas fait revenir, ils auraient pas alerté la presse.
Syl, franchement.
- On attend son avocat. - On croit rêver.
On ne peut rien faire avant.
C'est...
C'est une bonne nouvelle.
Quand ce sera fini, on pourra avancer.
Faire notre deuil, aller voir un psy ensemble.
Oui.
Tu sais ce qu'on va faire ?
Quoi ?
On va se servir un verre.
Je crois que c'est là que j'ai décidé
qu'il était plus facile de croire la police et Rinus.
- Vous êtes encore en contact ? - Avec Rinus ?
Plus trop.
Parfois, sur la tombe, ou aux anniversaires des enfants.
C'est par eux qu'on communique.
Il est toujours actif ?
Un peu moins, ces temps-ci. À cause de sa santé.
Je me disais que c'était toi.
Salut, Marco. Oui.
Tu étais injoignable.
Je sais. Pardon. J'ai été très prise.
Moi aussi, je voulais te parler.
- Ils ont arrêté un garçon. - J'ai su ça.
Un Afghan, comme on s'y attendait.
Oui, mais pour le coup, je pense qu'on tient le coupable.
OK.
Oui.
- Désolée. - T'en fais pas.
Si c'est ce que tu penses.
Oui.
OK.
Bon... faut que j'y aille.
À un de ces quatre.
- Salut. - Salut.
On a reçu le rapport du labo.
J'en étais sûr. Merde.
Du nouveau en provenance du nord.
Ferhad K, récemment arrêté pour le meurtre d'Anneke Boorsma,
a été innocenté.
Les analyses médico-légales l'ont mis hors de cause.
Par conséquent, il a été relâché.
Marco.
Tu as su la nouvelle ?
Oui, à l'instant.
Viens dans mes bras.
Disons que Willem est...
Comme un père pour moi. Ça m'importe qu'on soit les bienvenus.
- OK. - Il est impatient de te rencontrer.
Tout ce qu'il faut savoir sur le 20e siècle est là.
Des révélations bien sombres.
Enlève tes chaussures.
À un degré plus élevé de conscience, qui peut dire ici
que le millénaire passé ne s'est pas fini de façon effroyable ?
Et...
Et il nous reviendra à nous de décider...
si on veut continuer sur cette voie lors du prochain millénaire.
Ou si on peut s'unir et se débarrasser de tout ce raffut...
qui nous entrave depuis la nuit des temps.
Mais ça demande du courage.
J'aimerais vous signaler qu'on a une femme très courageuse parmi nous.
Dinie.
Pardon de t'avoir affichée.
Ne te sens pas obligée de parler.
Merci infiniment d'être venue.
Prends place.
Dinie...
est une mère.
Pas n'importe laquelle.
Dinie est la mère...
d'Anneke Boorsma.
Anneke Boorsma.
Je pense qu'il est important de continuer à dire son nom.
Parce que je crois qu'en faisant ça...
on maintient en vie un peu plus longtemps les gens qu'on aime.
Tu es d'accord, Dinie ?
Oui.
Anneke Boorsma, 16 ans.
La gorge tranchée.
Nue. Nue dans un champ.
Je ne sais pas pour vous,
mais moi, j'en ai ras le bol de tous ces gens...
qui croient pouvoir faire ce qu'ils veulent de nous.
On a largement de quoi se débrouiller.
Je ne veux pas vous angoisser davantage,
mais ils ne peuplent pas que les petits villages.
Non, mais nos écoles aussi.
Ils travaillent dans les médias,
les universités, le secteur de la finance.
Il n'y a pas un seul secteur où ils n'aient pas leurs sales pattes.
Ils fouillent, ils tâtonnent, ils empoignent...
Ça peut aussi être un meurtre banal. Gardons l'esprit ouvert.
- Tout n'est pas un complot. - Oui, c'est ce qu'on dit.
Curieusement, pour beaucoup, c'est aussi une sorte de consolation.
C'est plus facile de se dire que l'assassin
est un dirigeant puissant et satanique plutôt qu'un voisin.
On en a parlé aussi.
Je verrai vite s'il s'agit d'un rituel.
Tu as des photos ?
Pas que d'Anneke, mais aussi du champ autour ?
- Des lieux ? - Oui, de la scène de crime.
Si tu peux me les procurer, je veux bien y jeter un œil.
Si tu veux. Peut-être que cet homme a raison, que c'est un meurtre banal.
Ça aide à digérer la chose, pour pouvoir tourner la page.
Il pourra te le dire direct.
Je ne comprends pas bien.
Vous ne voulez pas les voir, mais vous voulez les emporter ?
Oui.
Pour me laisser le temps.
Je veux les regarder chez moi.
C'est vous qui voyez, bien sûr.
Si on hésite à vous les confier, c'est parce qu'il existe des tarés
qui paieraient une belle somme pour ce genre de photos.
On veut éviter ça.
Vous saviez le jeune innocent.
Pourquoi le taire ?
On n'avait rien exclu.
Je vous promets une chose.
Quand on tiendra le coupable, vous le saurez en premier.
Les photos sont encore en ligne.
Oui.
Marco en a même mis une en couverture de son livre.
LE MEURTRE DE SATAN MARCO VERTIER
J'ai vu cette photo tant de fois.
Au bout d'un moment, ça devient une sorte de tableau.
On en oublie presque l'atrocité de la chose.
L'ADN a désigné quelqu'un ?
On l'annoncera demain et il y aura une conférence de presse.
Une enquête ADN après 12 ans.
Et, comme de bien entendu, elle a donné des résultats.
C'était sûr.
Le coupable leur a soumis volontairement un échantillon de son ADN.
"Bien joué, vous me tenez."
Non. La vérité, c'est qu'on ne saura peut-être jamais
qui a fait le coup.
Ils ont trouvé un nouveau bouc émissaire.
Qui d'entre vous peut vérifier cette analyse ADN ? Personne. Voilà.
Bien pratique pour boucler l'affaire. Pour offrir une conclusion à la famille.
À Dinie, la mère d'Anneke.
Pas vrai, Dinie ?
Je sais que tu me regardes.
Tu crois que tu peux disparaître ?
Je sais où tu te caches.
Sous-titres : Louise Monge
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