All language subtitles for Law & Order S06E14 Custody 1080p Amazon WEB-DL DD+ 2.0 h.264-TrollHD

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish Download
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Dans le système pénal américain, le ministère public est représenté

par deux groupes distincts, mais d'égale importance.

La police, qui enquête sur les crimes,

et le procureur, qui poursuit les criminels.

Voici leur histoire.

Quentin Tarantino et ses potes

tournaient un clip.

Ils l'ont trouvé.

Ils ont repéré les lieux deux heures plus tôt, vers 19 h.

Ils n'ont pas remarqué le défunt. On a quadrillé la zone.

Merci, Kelly. Tenez-moi au courant.

Lawrence Bello, 47 ans. Il vit à Syosset.

Plus maintenant.

Trente-trois dollars. Ses cartes de crédit.

Et une femme.

On dirait une opération du cerveau qui a mal tourné.

Il a dû tomber des blocs d'escalade.

La brigade criminelle a trouvé du sang dans le coin.

- Il a glissé sur la glace ? - Avec un peu d'aide.

Il a des bleus sur le cou.

Des traces de doigts. Il a dû être pris à la gorge.

Grandes mains, vu l'écart.

La brigade criminelle a trouvé quelque chose en face.

Il y a un monogramme. Initiales "LB".

- Comme la victime ? - Oui.

L'agresseur laisse le portefeuille, mais prend la mallette ?

- Qu'espérait-il trouver ? - Je ne sais pas.

Bello n'avait pas l'air de porter des lingots d'or.

Carte de train Long Island Railroad.

Sporting News...

Un tournevis ?

Peut-être au suspect.

Les cadenas ont été forcés.

Emballez ça.

"Agence de protection de l'enfance de New York.

Lawrence Bello, superviseur."

Un travailleur social.

Les contribuables vont avoir le cœur brisé.

LA LOI

L'ORDRE

NEW YORK, POLICE JUDICIAIRE

Le terrain de jeu est-il connu pour son divertissement nocturne ?

D'après les flics,

le pire truc là-bas, c'est l'alcool chez les mineurs.

On dirait que M. Bello aimait les jeux d'argent.

Il avait entouré ses choix de la semaine

dans le Sporting News trouvé dans sa mallette.

Il a peut-être pas pu payer un bookmaker.

Ou un taré n'aime pas le système d'aide sociale.

Les seules empreintes sur la mallette sont celles de Bello.

Rien sur le tournevis.

Tradesman All-Pro. Ce n'est pas donné.

C'est pour les pros.

Plombiers, électriciens.

Une Mme Bello veut vous voir.

D'habitude, Larry prend le train de 18h30 à Penn Station.

Hier, il a appelé pour dire qu'il avait un rendez-vous tardif.

J'ai cru que c'était pour ses enfants.

Ses enfants ?

Ses enfants adoptifs.

Il sortait des enfants des mauvais foyers et leur trouvait des familles.

Savez-vous pourquoi il était dans ce parc hier soir ?

Non.

Il n'aimait pas le froid. Il était toujours malade.

Il a été agressé ?

On ne sait pas.

Madame Bello, votre mari vous parlait-il de ses paris ?

Des paris ? Il ne jouait pas.

Pourquoi dites-vous ça ?

On sait qu'il aimait le sport.

Non, il regardait le sport à la télé et lisait la page des sports.

Ses amis partageaient-ils ses intérêts ?

Larry et moi ne sortions pas beaucoup.

On était là l'un pour l'autre.

AGENCE DE PROTECTION DE L'ENFANCE JEUDI 5 JANVIER

Il venait quelques heures le matin

puis il allait sur le terrain.

Il était toujours occupé.

Occupé à parier ?

Vous ne lui rendez pas service en prétendant ne rien savoir.

Parfois, il préférait parler des scores des Jets

plutôt que du nombre de brûlures de cigarette trouvées sur un enfant.

Parfois, ce boulot...

Il gagnait souvent aux jeux ?

Je ne sais pas.

Tout semblait sous contrôle.

Vous avez vu ce qu'il avait dans sa mallette ?

Comme d'habitude.

J'ai rangé ses dossiers pour ses visites. Une liste de rendez-vous.

Il est passé dans l'après-midi ?

Pour ses messages.

Un de sa femme, un de notre superviseur, M. De Simio,

et un des Patterson.

- Qui sont-ils ? - Une famille d'accueil.

M. Bello n'arrêtait pas de les appeler.

Il devait les voir.

Leur dossier n'était dans sa mallette.

Il les a contactés en fin d'après-midi.

Vu le ton de la conversation,

j'ai pensé qu'ils allaient avoir une note de service.

M. Bello avait l'air furieux.

Vous avez une adresse ?

"Patterson, Henry et Sharlene. Au 300 Second Avenue."

À trois rues d'où il a été tué.

Oui, M. Bello était là. Il est parti peu avant 19 h.

Il a fait quelque chose de mal ?

À part se faire tuer dans votre quartier hier soir ? Non.

Sharlene, emmène les enfants jouer dans leur chambre.

Ils sont tous les deux adoptés ?

Juste le petit. Robbie est à nous.

On nous a dit que Bello vous en voulait.

Parce qu'on a versé un acompte pour une nouvelle maison.

On aurait dû lui demander avant.

Il a dit qu'un déménagement poserait problème à l'agence,

qu'on pourrait pas garder tous nos enfants.

Combien d'enfants adoptés avez-vous ?

Trois.

Bref, on avait tout réglé. J'ai signé des papiers et M. Bello est parti.

C'est drôle.

On n'a vu aucun formulaire avec votre nom dans sa mallette.

Il a dit qu'il reviendrait avec des formulaires.

Où sont les deux autres enfants ?

Ma sœur les a emmenés au cinéma.

Un soir d'école ?

J'ai trois enfants

et une pile de vêtements d'hiver près de la porte.

J'en vois à peine assez pour deux enfants.

Si je vais dans leur chambre, je trouverai deux lits,

tout pour deux enfants.

- Pas vrai ? - Que se passe-t-il ?

Il allait nous dire pourquoi il vous manque deux enfants adoptifs.

Sharlene, ne dis rien.

On sera plus à l'aise de rien dire au commissariat.

Venez.

Je jure que je n'ai pas tué M. Bello.

Vous savez quoi, Henry ?

Oublions Bello.

On veut ces enfants.

Je ne dirai rien d'autre. Je veux un avocat.

Ça nous va.

Peut-être que Mme Patterson sera plus coopérative.

Elle ne dira rien sans un avocat.

Contrairement à vous, elle n'est pas suspecte.

Elle peut partir quand elle veut.

Alors ? Madame Patterson ?

Que faisait votre mari avec ces enfants ?

Si on découvre plus tard que vous y êtes pour quelque chose,

ils vous prendront votre fils.

Et après ? Ils le mettront en famille d'accueil.

- Laissez-la. - Excusez-moi.

Vous ne parlez qu'en présence de votre avocat.

Alors, la ferme.

Bon, et ces enfants disparus ?

Il n'y avait pas d'autres enfants.

C'était l'idée de Bello.

Il inventait des noms et on faisait semblant de les adopter.

Et l'État vous envoie un chèque de 800 $ par tête tous les mois.

On n'en gardait que la moitié. On donnait le reste à Bello.

Il disait que tout irait bien, qu'il l'avait déjà fait.

Tout allait bien jusqu'à ce qu'on décide de déménager.

Bello a pété les plombs.

Déménager mènerait à une nouvelle inspection

de l'agence.

Il nous a dit de déchirer le bail.

Puis il est parti.

Juste avant 19 h, je vous l'ai dit.

Des enfants adoptés virtuels.

Pas étonnant, après le sexe virtuel.

Leur histoire tient debout ?

Ils avouent la fraude pour éviter d'être accusés de meurtre ?

Peut-être.

Ou on leur accorde trop de mérite.

Bello avait une dépendance aux jeux.

Ils sont sans doute pas les seuls parents adoptifs de son équipe.

Avec plusieurs pots-de-vin, il devait avoir du fric dans sa mallette.

Quelqu'un savait.

Un autre parent avec des enfants virtuels ?

Coffrez-les pour fraude.

Et trouvez qui d'autre était dans le coup.

AGENCE DE PROTECTION DE L'ENFANCE JEUDI 5 JANVIER

Je pourrais repérer tous les charlatans en une demi-heure

si on avait accès aux certificats de naissance.

Ils nous le promettent depuis deux ans.

Ils ont promis de réparer ma chaise depuis trois ans.

Ça va prendre plusieurs jours.

La première fois qu'une famille adopte un enfant,

ils sont scrutés au microscope ?

Il y a une période d'essai et des inspections hebdomadaires.

Plein de gens sont impliqués.

Mais pas pour un second enfant ?

La famille d'accueil a été validée.

C'est moins surveillé. Un seul travailleur social est impliqué.

Je vais chercher parmi les familles d'accueil avec plusieurs enfants,

et croiser les références au nom de Bello.

C'est parti.

Ça n'a aucun sens.

Ce dossier est inactif depuis plus d'un an.

Puis Bello l'a téléchargé hier.

Le jour de sa mort.

À qui appartient ce dossier ?

Les Corbin.

Deux enfants adoptés en quatre ans, puis rien depuis un an.

Et le dossier n'était pas dans le bureau ou la mallette de Bello.

- Alan Corbin ? - Qui êtes-vous ?

La police. On peut entrer ?

Lennie Briscoe. Que fais-tu ici ?

Je suis sur un homicide, Sal.

- Larry Bello. - Et toi ?

Larry Bello ?

De l'agence de protection ?

Vous le connaissez ?

Il a placé Alex avec nous.

- Alex étant... - Leur fils adoptif.

Il a été enlevé ce matin.

On venait d'arriver au zoo pour enfants.

Alex voulait voir les ours polaires.

J'ai tourné la tête une seconde et il a disparu.

C'est un beau garçon. Vous l'avez depuis quand ?

On a signé les papiers d'adoption il y a sept mois.

Il était chez nous neuf mois avant.

Alex était un bébé de toxicos.

Quand il est venu à nous, il était si petit, si frêle.

Mais maintenant, il va bien.

L'appel de rançon est arrivé une heure après l'enlèvement.

Une voix d'homme, il avait l'air Noir.

- Combien veulent-ils ? - Pas dit.

Il a dit que le petit allait bien et qu'il rappellerait.

Vous pensez que ceux qui ont tué M. Bello ont enlevé Alex ?

C'est peut-être une coïncidence.

On a interrogé tous ceux qui ont mis les pieds chez les Corbin.

Des bonnes, des artisans.

Mais un travailleur social ? Allez.

C'est du jamais-vu.

Si Bello était dans le coup, que fait-il à la morgue ?

Il a donné l'adresse des Corbin à ses partenaires,

et ils l'ont évincé par cupidité.

Il ne s'agit pas d'argent.

L'appel a été passé il y a huit heures. Il n'a pas donné de prix.

Qu'est-ce que vous pensez ?

Quand un enfant est adopté, son dossier est scellé.

Pour protéger l'intimité des parents biologiques.

Et celle du gamin.

Si les parents biologiques cherchent Alex,

Larry Bello est l'homme à voir.

Non, la mère se drogue.

C'est connu pour affaiblir l'instinct maternel.

Oui, mais un homme a tué Bello. Un homme a demandé la rançon.

On cherche peut-être le père.

La vache !

Le bleu a peut-être raison. Je m'en occupe.

Non, on va enquêter.

On s'occupe de l'homicide, Sal. Le bleu et moi sommes les chefs.

Votre défunt n'ira nulle part. Un enfant a disparu.

Calmez vos ego, messieurs. Il y en a assez pour tout le monde.

Inspecteur Martel, parlez aux Corbin.

Voyez ce qu'ils savent des parents biologiques.

Vous deux, allez à l'agence et ouvrez le dossier de ce garçon.

Vous savez ce qui m'attend

si je vous laisse voir ce dossier sans l'accord d'un juge ?

À part un dîner offert au Palm ?

Ça me changera de pointer au chômage.

Pas le temps de lécher les bottes d'un juge des affaires familiales.

Donnez-nous le nom des parents biologiques,

on promet que personne ne saura d'où ça vient.

Désolé, je ne peux pas. Je risque un procès.

Écoutez-moi bien.

Si on arrive trop tard à cause de vous,

un procès sera le cadet de vos soucis.

Rey, du calme.

On ne veut pas vous causer d'ennuis.

Mettez-nous sur la bonne voie.

La mère était accro au crack.

Quand Bello a pris en charge son enfant, il l'a recommandée

à l'un de nos six centres de désintox.

CENTRE DE DÉSINTOXICATION BASKIND VENDREDI 6 JANVIER

Une recommandation de Larry Bello il y a 16 mois ?

Même si j'avais le temps, ces fichiers sont archivés.

Ça vous aidera peut-être. Une photo de son fils.

Il s'appelle Alex.

Oui, j'ai vu une photo de lui bébé.

Je m'en souviens à cause de la tache de naissance au poignet.

Vous connaissez le nom de la mère ?

Mays, comme Willie. Jenny Mays.

Un sacré caractère.

Elle a dit qu'il s'appelait Jamal.

Et le père du garçon ? A-t-elle déjà parlé de lui ?

Elle parlait à peine du garçon.

J'ai dû la supplier de me montrer une photo de lui.

Une idée où elle est ?

Non. Elle a fait plusieurs séjours ici, pendant quelques mois.

Puis elle a attrapé une pneumonie.

On l'a envoyée à l'hôpital Mont Sinaï.

L'État lui a retiré ses droits parentaux à ce moment-là.

Ça a dû lui remonter le moral.

Procédure standard.

Elle ne s'intéressait pas à son fils. L'État devait agir.

Comme appeler sa famille ?

Elle a parlé de gens à Springfield, dans le Massachusetts.

Ils ont dû essayer de les contacter.

Contactez l'hôpital Mont Sinaï.

Ils ont son dossier médical.

Munroe.

Jenny Mays. Appartement 2D.

Deux carreaux cassés dans la salle de bain.

J'aurais pu la faire payer, mais je ne l'ai pas fait.

Elle a déménagé il y a cinq mois.

L'hôpital vous a donné cette adresse ?

Oui.

Elle n'avait pas l'air malade.

Rien de contagieux au moins ?

A-t-elle laissé une adresse ?

Non.

Elle doit vivre avec son petit ami.

Il est venu deux ou trois fois chercher son courrier.

- Il a un nom ? - Michael.

Un beau garçon. Grand.

Jenny avait un travail ?

Elle était caissière chez Loehmann's,

mais elle a arrêté avant de déménager.

Elle aurait trouvé mieux ailleurs.

Je vais repose la question.

Pour le loyer,

de quelle banque venait le chèque ?

Je ne prends pas les chèques.

Que du liquide.

Sauf un mois, je l'ai laissée payer en échange.

Elle a fait des cookies ?

Mon disjoncteur avait sauté. Son copain l'a remplacé.

Neuf à prix coûtant. Il est électricien.

Où travaille-t-il ?

Il y a un autocollant sur le disjoncteur avec un numéro de téléphone

au cas où j'aurais besoin d'aide.

Venez.

Nous cherchons Michael Walters.

Mikey.

J'ai fait quoi, mec ?

Rien, jusqu'à ce que tu coures.

Michael Walters, je vous arrête pour obstruction.

Vous avez le droit de garder le silence.

Ce n'est pas mon gosse.

Mais tu as aidé Jenny à l'enlever.

Non.

J'ignorais qu'elle avait un enfant.

Pourquoi être parti en courant ?

C'est un mécanisme de survie.

Visages pâles, costumes sombres. D'habitude, ça craint.

Voici ce qui craint.

Il a fait tomber son tournevis près de la mallette de Larry Bello.

Un Tradesman All-Pro, comme tout son équipement.

Comme beaucoup d'outils dans cette ville.

Ça nous a permis d'obtenir un mandat de perquisition.

On a des agents sur place.

Je crois que Mikey n'aime pas ça.

Fais comme chez toi.

Dis-nous où est le garçon.

Ne dites rien.

Il est avec Jenny ?

Où sont-ils ?

J'ignore de quoi vous parlez.

Curtis.

Oui. D'accord, merci.

C'était l'inspecteur Martel.

Il a trouvé une paire de chaussures chez M. Walters.

Elles correspondent aux empreintes au terrain de jeu.

Et devine quoi ?

Du sang sur les semelles.

Laissez-nous une minute.

- Merci d'avoir appelé. - C'était trop beau pour être vrai.

Martel a appelé de l'appartement de Walters.

Jenny y habite.

Il reste au cas où elle se montrerait.

Au royaume des "et si".

Bello a vendu une adresse à Jenny Mays.

Elle a demandé à mon client de faire l'intermédiaire.

Puis Bello a fait monter les enchères. Il y a eu une bagarre.

J'ai compris. C'était un accident.

Oui.

Il plaide l'homicide involontaire, peine minimale.

Et on a Alex Corbin.

Il vous aidera du mieux qu'il pourra.

Je vais recommander ça au procureur.

Maintenant, il parle.

Jenny l'a emmené chez ma sœur.

Ne lui faites pas de mal.

- Jenny Mays ? - Non, Darla. Darla Walters.

- Où sont-ils ? - Qui ? Il se passe quoi ?

Darla, tu veux rejoindre ton frère Michael au commissariat ?

Continue de faire la maline.

Elle est partie il y a une heure avec son fils. Elle a pris sa valise.

Où ça ? Où ?

Elle a appelé un taxi. Elle a dit Port Authority.

La famille dans le Massachusetts.

Garde un œil sur elle.

On l'a arrêtée à la sortie du terminal.

Les passagers sont encore à bord. Ils ne sont pas contents.

Merci.

Salut, petit.

C'est toi, Alex ?

Il s'appelle Jamal.

Et tu es Jenny.

T'inquiète, Jamal. Tout va bien se passer.

Debout.

Jenny Mays, je vous arrête pour l'enlèvement d'Alex Corbin

et le meurtre de Lawrence Bello.

Vous avez le droit de garder le silence.

À moins qu'ils n'aient changé les règles depuis la dernière fois,

un meurtre nécessite un crime.

Essayez enlèvement, Paul.

Perpétration et conduite menant à la mort de Larry Bello.

Mike ne m'a jamais dit ce qu'il faisait.

Je l'ai appris aux infos.

C'était votre complice.

Partagez le crime et la peine.

Complice de quoi ?

Elle n'avait aucune intention d'enlever son fils.

Elle voulait juste le voir.

J'étais une junkie malade quand ils me l'ont pris.

Je n'ai pas pu lui dire au revoir.

Vous dites au revoir en fuyant à Springfield ?

Elle a vu son fils dans la rue, l'émotion l'a submergée.

Elle l'a emmené.

Ça s'appelle l'instinct maternel.

Et la demande de rançon ?

Je voulais juste dire aux Corbin que Jamal allait bien,

pour qu'ils ne s'inquiètent pas.

Jack, on a un bureaucrate corrompu mort

et son assassin a avoué.

Une ex-toxicomane avec un bon travail,

qui n'est coupable que de vouloir son fils.

Faites une offre raisonnable.

Je vous tiens au courant.

Pour info,

on acceptera la garde de l'enfant et un sursis.

Sans nouvelles d'ici demain, je prépare ma demande de rejet.

Vous devez déjà avoir un brouillon dans votre serviette.

Elle voulait juste le voir. C'est tout.

On n'a organisé aucun enlèvement.

Vous avez dit aux Corbin que vous vouliez une rançon.

On ne voulait pas d'argent.

Elle m'a dit de les appeler pour les dérouter.

Elle a pensé à ça

et vous voulez nous faire croire qu'elle n'a pas pensé à kidnapper son fils

avant de le voir ?

Si elle m'avait dit qu'elle l'enlèverait, je ne l'aurais pas aidée.

Je ne veux pas d'enfants. Elle le sait.

La discussion est terminée. On nous avait promis un accord.

Pas d'accord tant qu'il ne dit pas la vérité.

Il a menti sur son départ et il ment encore sur son implication.

J'ignorais qu'elle prendrait le bus.

Elle a dû paniquer. C'est tout.

Je vous ai dit tout ce que je savais.

On ne voulait faire de mal à personne.

Les choses ont mal tourné.

Elle rejette le meurtre sur son petit ami.

Tant qu'il continuera à mentir pour elle, elle pourrait s'en tirer.

Ça me donne mal à la tête.

Oubliez le meurtre. Voyez si elle accepte l'accusation d'enlèvement.

Paul demande la garde de l'enfant et pas de prison.

C'est inacceptable.

Coupez la poire en deux.

Couper la poire en deux ? Vous avez lu le dossier de Jenny Mays ?

Vous allez m'en faire un résumé, j'imagine.

Accro au crack depuis l'âge de 17 ans.

Sans arrêt en désintox.

Arrêtée pour vagabondage, vol mineur, possession de drogue.

C'est dans l'ordre des choses.

À l'arrivée des services sociaux il y a 18 mois,

ils ont trouvé son fils étendu dans sa crasse.

Il a pleuré dix heures pendant qu'elle achetait de la drogue.

Il était sous-alimenté, maigre, couvert d'éruptions cutanées.

S'ils ne lui avaient pas enlevé, il serait mort.

Si la police ne l'avait pas trouvée,

imaginez ce qu'il aurait subi.

Elle n'est pas accusée d'être une mauvaise mère.

Son histoire ne tient pas debout.

Elle n'est pas accusée de nous avoir menti.

Si elle a prémédité l'enlèvement, prouvez-le.

Avant que Paul ne nous jette les charges à la figure.

NUCOR DATA MARDI 10 JANVIER

C'est son bureau.

La police a dit qu'ils passeraient prendre ses affaires.

Je n'aurais jamais imaginé la voir aux infos.

Elle vous parlait de Jamal ?

Juste qu'elle l'a fait adopter pour des raisons médicales.

Une dépendance au crack. Au passé.

Pas Jenny.

Elle avait bien gardé ça pour elle.

A-t-elle dit vouloir le récupérer ?

Non. Je n'étais pas si proche d'elle.

Elle emmenait son fils à Springfield quand elle a été arrêtée.

Avait-elle l'air de vouloir partir ?

Elle a parlé de Springfield il y a deux semaines

quand je l'ai aidée à changer le versement direct de son salaire.

Elle déplaçait son compte de la caisse populaire

à la banque d'Union Square.

Je ne vois pas le rapport.

Il y a une filiale de la banque à Springfield, où vivent ses parents.

Elle a dit qu'ils n'avaient que la sécurité sociale.

Elle voulait leur envoyer de l'argent tous les mois.

Elle était pressée de finir la paperasse.

Elle est méticuleuse.

Elle fuyait,

mais pas sans s'assurer qu'elle recevrait son dernier salaire.

Paul dira que le changement de banque était pour soutenir ses parents.

Elle fait briller son auréole.

Seuls ses parents portent une auréole.

J'ai vérifié auprès de l'état civil de Springfield.

Ils sont morts tous les deux.

Bien vu, Claire.

Ce n'est qu'une preuve indirecte de préméditation.

- Il faut étayer ça. - Le petit ami.

Sauf si Jenny ne lui a jamais dit.

Ça ne m'étonnerait pas.

Vous inventez tout.

Regardez la date tamponnée.

Elle a ouvert le compte une semaine avant l'enlèvement d'Alex.

Elle me l'aurait dit.

Monsieur Walters, mentir au nom de Jenny est noble,

mais c'est un gouffre sans fond pour vous.

Je n'arrive pas à le croire.

Bon, elle l'a manipulé.

Vous remuez le couteau ?

En fait, on espérait qu'elle lui ait dit quelque chose.

Et Larry Bello ?

Que vous a-t-elle dit sur lui ?

Elle savait qu'il risquait d'être blessé.

Il voulait 1 000 $ pour l'adresse, alors elle a tout réuni.

Une heure avant la réunion, il a dit qu'il voulait 2 000 $.

Jenny a pété les plombs.

Elle voulait cette adresse, quoi qu'il en coûte.

Y compris le meurtre ?

Non.

On pensait devoir lui faire peur, mais pas le tuer.

BUREAU DU JUGE CRYRUS METCALFE LUNDI 23 JANVIER

Je ne demanderais pas un non-lieu si ma requête était sans valeur.

J'ai poursuivi des dizaines d'accusations pour meurtre.

Je connais les conditions. Ce crime ne les remplit pas.

Classique.

Il faut un crime, dans ce cas un enlèvement,

et un meurtre pendant l'exécution de ce crime.

L'intention d'enlèvement n'était pas établie au moment du meurtre.

Ce sont des crimes séparés.

Au sujet des déclarations sous serment,

Mme Mays a préparé son départ de l'État avec son fils

une semaine avant la mort de M. Bello.

Cette preuve est sujette à interprétation.

Elle a dépensé son argent pour obtenir l'adresse du garçon.

Ce n'était pas que pour dire bonjour.

Quels que soient ses projets,

elle n'a rien dit à son petit ami.

En quoi le meurtre de Bello

est lié à un enlèvement qu'il ignorait ?

Sa connaissance n'est pas importante. Mme Mays menait la danse.

Elle a dit à Walters de trouver l'adresse des Corbin

par tous les moyens nécessaires, y compris l'usage de la force.

Ça me suffit.

Maître Robinette, votre requête est rejetée.

Les charges sont maintenues.

La sélection des jurés commence demain.

Pouvons-nous parler en privé ?

Demain, j'entends vous récuser de cette affaire.

Pour quel motif ?

Votre parti pris contre ma cliente.

Il y a trois ans,

vous avez dit que les drogués devaient être stérilisés.

Je n'ai rien dit de tel.

Je m'en souviens.

Si je le cite à comparaître Ben Stone confirmera ces propos.

On a failli en tomber à la renverse.

Vous pouvez vous récuser maintenant,

ou après que votre avis sur la stérilisation forcée

devienne de notoriété publique.

Faisons ça dans les règles, Paul. Je veux une audience.

Merci, monsieur McCoy.

Pour information,

je n'assisterai pas à l'audience.

Je renvoie l'affaire à la chambre 40 pour une réaffectation.

Félicitations, Paul. Vous venez d'harceler un juge.

Moi ? Harceler ?

Je n'ai pas 500 avocats dans mon bureau ni 200 millions de dollars,

ni le pouvoir d'enquêter et d'arrêter tous les citoyens

avec une police armée en renfort.

C'est vous, Jack.

Le plus gros caïd de la ville.

Ben Stone. Il voyage en Europe.

Il ne peut témoigner à aucune audience.

- Paul le savait. - Oui.

Coup de poker.

Il est bien tombé avec la nouvelle juge.

Lisa Pongracic.

Résidente permanente de la Grande Société.

Pas de la chance.

Paul a dû vérifier la liste avant d'agir.

Vous avez parlé d'un accord ?

J'ai proposé homicide involontaire. Il ne veut pas en parler.

Paul sait comment ça marche.

Si on va au procès, on demandera le maximum.

Homicide volontaire.

Quelles que soient ses raisons, je crois qu'il veut un procès.

COUR SUPRÊME, CHAMBRE 47 MARDI 28 FÉVRIER

Jenny Mays a envoyé son copain soutirer une adresse à Lawrence Bello.

Elle a ensuite suivi Alex Corbin à cette adresse et l'a enlevé.

Elle affirme n'avoir jamais pensé à l'enlever

jusqu'à ce qu'elle le croise dans la rue.

Les preuves montrent que c'était son intention depuis le début.

Si, après avoir entendu les témoignages, vous pensez qu'elle dit la vérité,

vous devez la déclarer coupable d'enlèvement.

Si vous pensez qu'elle mentait,

vous devez la déclarer coupable de meurtre.

M. Robinette vous demandera de la pitié envers Jenny Mays.

C'est normal. On peut éprouver de la pitié pour elle.

Mais n'oubliez pas qu'il y a un mort ici...

et une famille en deuil.

N'oubliez pas qu'Alex Corbin a été enlevé par la femme

qui l'a rendu accro au crack dans son ventre.

Elle l'a négligé au point de vous rendre malade

et a fini par l'abandonner

aux soins d'étrangers.

Allez-y, ayez pitié de Jenny Mays.

Mais n'oubliez jamais qui sont les vraies victimes.

L'accusation repose sur un seul mot.

Enlèvement.

Elle décrit ce que ma cliente a fait.

Elle aurait pu utiliser d'autres mots.

Droit de garde, restitution, justice.

C'est exact. La justice.

Mais l'accusation ne pense qu'à l'enlèvement.

Comme quoi ma cliente avait tout prévu.

Et à raison.

Elle a fait tout ça.

Mais peu importe.

Parce que le vrai kidnappeur

est l'État de New York.

Il a volé Jamal Mays à sa mère

et l'a confié à une famille blanche pour l'élever comme un Blanc.

Au cours des prochains jours,

je vais vous parler du racisme dans ce pays.

Des enfants noirs perdus dans une Amérique blanche.

Je vais vous montrer comment l'adoption interraciale

est devenue synonyme

du génocide culturel des Afro-américains.

Ils ne vous le diront pas.

Ils ne veulent pas parler de race.

Comme ce sont de bonnes personnes,

ils reconnaîtront l'existence du racisme en Amérique

et que c'est une tragédie.

Mais ils n'admettront jamais le lien

avec ce qui se passe dans ce tribunal

ou dans le bureau du procureur.

Je le sais...

car j'y ai travaillé sept ans.

Ils ne pointeront pas du doigt l'agence de protection de l'enfance,

car c'est donnant-donnant entre eux.

Ils font tous partie du même système raciste.

Je vais vous exposer les faits.

Ensuite, ce sera votre responsabilité

de réparer le tort fait à Jenny et Jamal Mays.

Le zoo venait d'ouvrir,

et j'ai acheté un chocolat chaud à Alex.

Et en une seconde, il avait disparu.

Et qu'avez-vous fait ?

Je l'ai cherché partout.

Pendant son absence, je n'ai ni dormi, ni mangé.

J'ai prié pour qu'il revienne.

Quand Alex a été placé chez vous, dans quel état était-il ?

Il était en insuffisance pondérale

Il était toujours malade, difficile à nourrir.

Il ne pleurait jamais.

Il ne connaissait que quelques mots.

Il avait 20 mois, et il ne pouvait pas marcher sans aide.

- Et maintenant ? - J'ai du mal à le suivre.

Il sait compter jusqu'à 20 et parle constamment.

Il est aussi normal que notre autre enfant.

Merci.

Vous avez l'air d'une excellente mère.

Dites-moi.

Pourquoi avoir changé le nom de Jamal ?

Alex est le nom de mon père.

Je voulais qu'il sente qu'il faisait partie de la famille.

Avez-vous envisagé que Jamal aurait pu être le nom de son père ?

Non, je ne savais rien sur ses parents.

Quand il aura grandi et vous posera des questions sur ses racines,

que comptez-vous lui dire ?

Je ne sais pas. Son dossier a été scellé.

On m'a dit que sa mère était accro au crack.

Vous ne saviez pas que son grand-père était ébéniste à Springfield.

Non.

Ou que l'arrière-arrière-grand-mère de sa mère

était infirmière dans l'armée de l'Union.

Ou que son oncle était géomètre pour l'Union Pacific Railroad.

Vous ne lui avez rien dit.

Non. Parce que je n'avais pas le droit de savoir.

Sauf que sa mère était toxico.

C'est pas ma faute s'ils lui ont enlevé Alex.

Elle ne pouvait pas s'occuper d'elle, encore moins d'un bébé.

Pourquoi n'ont-ils pas pris votre fille

après votre arrestation pour conduite en état d'ivresse ?

- Objection ! - Dans mon bureau.

Mme Corbin a été accro aux antidouleurs trois ans.

À son arrestation, sa fille de deux ans était là.

Il y a une trace ?

Grâce aux avocats de Mme Corbin, le casier a été effacé.

Mais M. McCoy peut confirmer les faits,

même s'il ne les a pas soumis.

Ce n'est pas pertinent. C'est hors sujet et préjudiciable.

Vous mettez en scène le double standard qui brime ma cliente.

Les drogués blancs vont chez Betty Ford, leurs enfants avec des nounous.

Les drogués noirs attendent des mois pour aller en désintox,

et leurs enfants sont enlevés par les autorités.

C'est un écran de fumée.

Même si c'était vrai, c'est une généralisation.

M. Robinette ne peut l'appliquer à cette affaire.

Pourquoi pas ?

Vous êtes avocat, pas sociologue.

Je me bats pour ma cliente.

Vous jouez avec l'avenir de votre cliente.

- Pour prouver quoi ? - Messieurs.

J'aimerais que la dernière question de l'avocat de la défense soit rejetée.

Et des instructions spéciales doivent être données au jury.

Rejeté, monsieur McCoy.

Parlez-en dans votre plaidoyer final.

Je supervise l'agence de protection de l'enfance depuis 15 ans.

Les critères de notre agence sont les mêmes pour tous,

quelle que soit la race.

Les parents noirs dont les enfants sont placés

sont traités comme les parents blancs.

D'habitude, combien de temps un enfant reste en foyer

avant d'être adopté ?

On essaie d'attendre environ un an,

pour permettre aux parents biologiques de se ressaisir.

D'après son dossier,

Jamal Mays n'a passé que neuf mois en foyer d'accueil.

Pourquoi si vite ?

Je ne sais vraiment pas.

Mais ce n'est pas convenable. Ce n'est pas notre politique.

Est-ce la politique de placer les enfants noirs dans des familles blanches ?

On encourage l'adoption des mêmes races, mais ce n'est pas toujours possible.

Notre priorité est de trouver un foyer à ces enfants.

- Peu importe la race. - C'est vrai.

Alors, dites-nous,

combien d'enfants blancs avez-vous placés dans des familles noires ?

Pour adoption ?

Aucun, je crois.

Quand votre agence a coupé les droits parentaux de Mme Mays,

l'avez-vous prévenue ?

Tout à fait.

On lui a envoyé une lettre recommandée. On a son reçu signé.

Si elle voulait s'opposer à cet ordre, quelle serait la procédure ?

C'est écrit noir sur blanc. Elle peut nous écrire, nous appeler.

Parfois, les parents débarquent au tribunal.

Qu'a fait Jenny Mays ?

Elle n'a rien fait.

On n'a jamais eu de nouvelles.

Merci.

Les mères noires sont programmées pour échouer, selon les agences.

Elles ont moins de chances que les mères blanches d'obtenir un logement stable,

et moins de chances de trouver un travail.

Avec quel résultat, Dr Simmonds ?

Si elles ne trouvent pas un foyer stable, elles ne récupèrent pas leurs enfants.

Un nombre disproportionné d'enfants noirs

sont placés en adoption.

Et que s'y passe-t-il ?

Les agences d'adoption limitent le nombre de parents en établissant

des normes auxquelles les parents blancs sont plus à même de répondre.

Pourquoi ?

Ils ont les emplois, l'éducation, les ressources.

C'est l'environnement idéal pour un enfant noir.

N'importe quel enfant.

Mes recherches ne le démontrent pas.

J'ai suivi un groupe d'enfants noirs élevés par des familles blanches.

Adultes, ils étaient en situation d'échec,

à risque de suicide ou de toxicomanie.

Ayant lu le dossier de Jenny Mays,

pensez-vous que l'agence de protection de l'enfance

a agi dans l'intérêt de Jamal en le plaçant dans une famille blanche ?

Non.

Docteur, êtes-vous en train de dire que Jamal Mays n'arrivera jamais à rien

s'il reste avec les Corbin ?

Oui, probablement.

Parce que c'est un enfant noir élevé dans une famille blanche ?

Oui.

Pas parce qu'il est né accro au crack

et négligé et sous-alimenté les 18 premiers mois de sa vie ?

Ça pourrait avoir un effet, oui.

Paul a provoqué une avalanche.

Le sujet des adoptions de Noirs par des Blancs soulève bien des passions.

Comme ce bureau.

Finissons-en.

Contactez Paul. Voyez ce qu'il accepte.

Je savais ce qu'il voulait

avant de voir "génocide culturel" à la une du Post.

Je ne vois pas pourquoi il reculerait.

Paul Robinette ne vend pas de tourtes aux haricots pour Louis Farrakhan.

Peut-être pas.

Mais quelque chose a changé.

Il est toujours avocat.

Faites-lui une offre raisonnable. Il acceptera.

Et que dois-je faire ?

Jenny Mays a perdu son fils de façon tragique.

Ce qu'elle a fait pour le récupérer est criminel.

Votre jury pourrait penser

qu'exercer l'instinct maternel n'est pas un crime.

Lisez les lois. Consultez la jurisprudence.

Trouvez quelque chose.

Et que quelqu'un parle à Paul.

GILKEY'S MERCREDI 8 MARS

Un scotch avec de l'eau.

J'ai parlé à Jenny.

On va décliner votre offre.

Navrée de l'apprendre.

Le système a fait d'elle une criminelle.

Sa place n'est pas en prison.

C'est une position politique, Paul, pas une défense.

C'est utiliser le racisme institutionnel pour justifier le meurtre et l'enlèvement.

Le racisme n'existe pas dans une bulle, Claire.

Il force ses victimes à vivre dans une autre réalité.

Regarde-nous.

Un Noir et une Blanche qui boivent un verre.

Combien d'hommes blancs ici l'ont remarqué ?

Combien désapprouvent ?

Et que vont-ils faire ?

À Manhattan ? Je ne m'inquiéterais pas pour ça.

Dans mon Manhattan, je serais stupide de ne pas m'inquiéter.

À cause des sectaires,

tout criminel noir a une excuse toute faite ?

Pas une excuse.

Un facteur atténuant.

Et nos verdicts finiront par porter sur la race, pas la justice.

Tout est une question de race.

Notre bonne volonté n'y changera rien.

Il y a école demain.

Très bien, Paul.

Mais cette conversation n'est pas terminée.

Qu'avez-vous pensé en lisant la lettre

vous parlant de l'adoption ?

L'infirmière a dû me la lire.

J'étais sous antibiotiques contre la pneumonie.

J'avais de la fièvre.

Ça semblait irréel.

Pourquoi ne pas avoir contesté l'adoption ?

Je ne connaissais aucun avocat.

Mais...

j'étais sûre qu'ils ne pourraient pas m'enlever Jamal

sans m'en parler.

À votre sortie de l'hôpital,

qu'avez-vous fait ?

J'ai arrêté la drogue, j'ai trouvé un boulot, un foyer.

J'ai parlé à l'aide juridique pour récupérer Jamal.

Ça peut prendre des années.

Donc, j'ai appelé M. Bello.

Qu'a-t-il dit ?

Il ne voulait pas me dire où était Jamal.

Il a dit qu'il ne pouvait rien me dire

sur les gens avec qui il vivait.

Mais il a fini par accepter de vous le dire ?

Oui, contre beaucoup d'argent. Je ne suis pas riche.

Je n'ai jamais voulu que Michael lui fasse du mal.

Je voulais juste l'effrayer pour qu'il nous donne l'adresse.

Que s'est-il passé à cette adresse ?

J'ai vu Jamal avec Mme Corbin.

Il était beau.

Il avait tellement grandi.

Mme Corbin s'en est bien occupée.

Mais ça ne lui donne pas plus de droits que moi.

Je suis sa mère.

Il a mon sang et ma peau.

Je l'ai mis au monde,

et je peux l'aider à devenir un homme noir fier.

C'est impossible qu'une Blanche,

aussi intelligente, riche et honnête qu'elle soit

puisse faire ça pour lui.

Merci, Jenny.

Vous vouliez retrouver votre fils avant même de savoir où il vivait.

- C'est exact ? - Oui.

Même avant de savoir que les Corbin étaient Blancs ?

Oui.

Si les Corbin avaient été Noirs, vous auriez aussi voulu récupérer Jamal ?

Oui.

Donc, ce n'est pas une question de race ?

Je devais le récupérer. Ils me l'ont volé.

Ils vous l'ont pris parce que vous étiez une toxicomane

qui préférait fumer du crack que changer ses couches.

Pas vrai ?

Je ne suis plus la même.

Non, vous avez maintenant causé la mort d'un homme,

enlevé un enfant dans la rue et demandé une rançon à ses parents.

- Je n'avais pas le choix. - Et l'aide juridique ?

Ils ne vous ont pas dit que vous pouviez récupérer la garde de Jamal

de manière légale ?

Ça aurait été trop long. Il serait déjà adulte.

Il aurait été trop tard.

Trop tard pour quoi ?

Pour me faire pardonner.

- Vous vous sentiez coupable ? - Oui.

Vous avez arraché ce petit garçon à sa famille

pour soulager votre conscience.

Je l'ai fait pour lui. Je voulais m'occuper de lui.

Comment ?

Vous avez démissionné. Pas vrai ?

Oui.

Vous n'aviez pas de maison.

- Non. - Pas de moyens de subsistance.

Vous ne pensiez pas à lui, mais à vous.

- À vos besoins. - C'est faux.

Tout comme vous pensiez à vos besoins

- quand vous fumiez du crack. - Vous déformez mes propos.

Je suis sa mère.

J'ai le droit naturel d'être avec lui.

À tout prix ?

Madame Mays,

la satisfaction de vos besoins justifie-t-elle le meurtre d'un homme ?

- Objection. - Mettre l'avenir de votre fils en jeu ?

Retenue. Monsieur McCoy.

Je n'ai plus de questions pour ce témoin.

COUR SUPRÊME, CHAMBRE 47 LUNDI 13 MARS

Madame le premier juré, la situation n'a pas changé.

- Est-ce exact ? - Oui, votre honneur.

Vous n'avez délibéré que trois jours.

Vous êtes sûre de ne pas pouvoir sortir de cette impasse ?

Nous avons besoin d'une clarification de la loi.

Pouvons-nous déclarer l'accusée coupable de meurtre

sans la déclarer coupable d'enlèvement ?

Elle est accusée de meurtre.

Vous ne pouvez pas la condamner pour meurtre

sans condamner le crime sous-jacent.

Dans ce cas, je ne pense pas que nous puissions arriver à un verdict.

Un délai pour poursuivre les délibérations me semble approprié.

C'est retarder l'inévitable.

Le procès est annulé. Le jury est libéré.

Contactez-moi d'ici la fin de la semaine

pour une nouvelle date de procès.

Ma dernière offre tient toujours.

J'en parlerai à ma cliente.

- Je m'arrangerai. - Je ne voulais pas que ça aille si loin.

Je voulais que le jury envoie un message,

et ils l'ont fait.

Ils nous ont envoyé un message.

Vous êtes loin du bureau du procureur.

Ben Stone a dit un jour que je devrais décider si j'étais un avocat de couleur

ou un Noir avocat.

Toutes ces années, je croyais que j'étais juste un Noir avocat.

Toutes ces années, j'avais tort.

CETTE HISTOIRE EST PUREMENT FICTIVE.

Sous-titres : Jérôme Salic

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.