Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Autrefois...
la forêt couvrait le pays...
où, depuis la nuit des temps...
habitaient les esprits des dieux.
Les hommes et les bêtes vivaient en harmonie.
Mais au fil des siècles...
les grandes forêts ont presque toutes été détruites.
Les dernières étaient gardées par de gigantesques bêtes...
vassales du grand esprit de la forêt...
car c'était l'âge des dieux...
et des démons.
PRINCESSE MONONOKE
Yakul ! Viens.
- Les filles ! - Ashitaka !
Il se passe quelque chose d'étrange. Vous devez faire vite.
La chamane veut que tout le monde rentre tout de suite au village.
- Nous arrivons de chez Ji-san. - A-t-il vu quelque chose ?
Dans la forêt. Il se passe quelque chose.
- Les oiseaux ont fui. - Et les animaux aussi.
Je vais à la tour de guet et je demanderai à Ji-san.
- Dépêchez-vous de rentrer. - D'accord. Sois prudent !
Il y a quelque chose là.
Ji-san, l'as-tu vu aussi ?
Oui. Ce n'est pas humain.
La chamane rappelle tout le monde au village.
Là. Regarde.
- C'est une sorte de démon ! - Un démon ?
Fuis, Yakul ! Fuis !
Il va vers le village. Je dois l'arrêter.
Prince Ashitaka, attends !
Sois prudent ! Cette bête est maudite ! Ne la laisse pas te toucher !
Par ici, Yakul !
Calme ta fureur, puissant seigneur !
Qui que tu sois, dieu ou démon...
laisse-nous en paix !
- Le monstre ! - Viens !
Va-t'en ! Je t'en prie, laisse notre village tranquille !
Arrête, je t'en prie ! Arrête !
Relève-toi !
Kaya !
- Courez ! - Venez ! Vite !
- Il l'a tué ! - Ashitaka !
- Allez chercher la chamane ! - N'éteignez pas encore le feu.
- Aidez-le. - Ça va ?
Kaya, ne touche pas.
- Cette plaie est maléfique. - Le prince est blessé.
- Où est la chamane ? - Elle arrive !
Éloignez-vous de lui. Arrière, tout le monde.
- Qu'allons-nous faire ? - Verse ceci lentement sur sa plaie.
Ô dieu sans nom de rage et de haine...
je m'incline devant toi.
Nous t'élèverons un tertre et t'y ensevelirons...
sur le lieu où tu es tombé.
Repose en paix et ne nous tiens pas rancune.
Répugnantes petites créatures...
bientôt vous ressentirez tous ma haine...
et souffrirez comme j'ai souffert.
J'ai peur que ce soit terrible.
Les pierres me disent que le dieu sanglier vient de l'Occident.
Il a en lui une sorte de poison qui le rend fou...
une haine vénéneuse qui a consumé son cœur et sa chair...
et l'a transformé en un monstre démoniaque.
Prince Ashitaka ?
Oui.
Montre-leur ton bras droit.
Qu'est-ce que ça veut dire ?
Mon prince, es-tu prêt...
à être informé du destin que les pierres te prédisent ?
Oui. J'y étais prêt du moment que j'ai décoché ma flèche.
L'infection envahira tout ton corps...
tes os comme ta chair.
Elle te causera de grandes douleurs, puis t'emportera.
N'y a-t-il pas moyen de l'arrêter ?
Le prince a subi cette blessure pour nous sauver la vie.
Resterons-nous assis à le regarder mourir ?
Tu ne peux pas changer ton destin, mon prince.
Mais tu peux y faire face si tu veux.
Regarde ceci.
Cette boule de fer a été trouvée dans le corps du sanglier.
C'est ce qui lui faisait si mal.
Elle lui a brisé les os et a labouré ses tripes.
C'est ce qui l'a transformé en démon.
Il se passe des choses funestes en Occident, prince Ashitaka.
Ton destin te commande d'aller voir sans haine ce qui s'y passe.
Tu trouveras peut-être une façon de te libérer de ton sort.
- Tu comprends ? - Oui.
Nous sommes les derniers des Emishis.
Il y a 500 ans que l'empereur a détruit notre tribu...
et chassé ce qui restait de notre peuple vers l'Orient.
Quelques-uns ont réussi à survivre ici pendant toutes ces années...
mais le sang de notre tribu s'est éclairci et affaibli...
avec chaque génération.
Notre dernier prince doit maintenant couper ses cheveux...
et nous quitter pour ne plus revenir ?
Des fois je pense que les dieux se moquent de nous.
Nos lois nous interdisent de te voir partir, Ashitaka.
Quoi qu'il arrive maintenant...
tu es mort à jamais pour nous.
Adieu !
Kaya, que fais-tu ici ? Tu sais que c'est interdit.
Tu crois que je m'en soucie ? Je suis venue te donner ceci...
pour que tu n'oublies pas ta petite sœur.
Ta dague de cristal. Je ne peux pas l'accepter.
Je t'en prie, garde-la pour te protéger.
Tu dois la prendre.
Je veux que tu l'aies pour que tu ne m'oublies pas.
Kaya, tu sais que je ne pourrais jamais t'oublier.
Une bataille ?
Non, un massacre.
Où allez-vous ? Revenez, bande de lâches !
Ils ne sont pas armés ! Avancez !
Regardez ! Là-haut, sur la colline !
C'est un guerrier !
Bien ! Sa tête est à moi !
Toi ! Arrête !
Arrête !
- Mon bras ! Que m'arrive-t-il ? - Arrêtez-le !
Vite ! Arrêtez-le avant qu'il s'échappe !
Laissez-moi passer ! Je vous préviens !
Un démon.
La plaie s'agrandit.
- Regardez là-bas. - Qui est-ce ?
- Je ne l'ai jamais vu. - Tu vends de la soupe ou de la pisse ?
Maman, regarde !
Le voilà.
Ça suffit ?
A quel jeu joues-tu ? C'est pas de l'argent.
Rends-moi mon riz, voleur.
Excuse-moi, fais voir ?
Allez.
Mon Dieu !
C'est une pépite d'or, idiote.
Si c'est de l'argent que tu veux, je paye le riz et je garde la pépite.
Qu'en dis-tu ?
Bonnes gens...
y a-t-il un cambiste qui peut nous dire ce que ça vaut ?
D'accord.
Je ne suis qu'un moine, mais je dirais au moins trois sacs de riz.
Tu as raison, peut-être plus.
- Où vas-tu ? - Où vas-tu ? Rends-moi mon or !
Qu'est-ce qui te presse ? Ne pars pas tout de suite.
Nous venons de faire connaissance.
Nous avons ton riz et tout est bien.
Tu es un homme de peu de mots. Je comprends.
Ne me remercie même pas. Je t'en prie.
C'est moi qui devrais te remercier en fait.
J'étais dans la bataille. J'ai vu ce que tu as fait à ces samouraïs.
Tu te bats comme un démon. Où as-tu appris à te battre ainsi ?
Tu as vu que nous sommes suivis.
C'est le prix à payer pour avoir brandi cette pépite d'or.
Ils attendront qu'on dorme et nous couperont la gorge.
Que dis-tu de leur montrer comme on peut courir ?
Le monstre démon était donc un sanglier géant.
J'ai suivi sa trace vers l'ouest au-delà des montagnes...
où les samouraïs s'en prenaient à ces villageois, mais après...
Tu l'as perdue. C'est la vie. Tu vois cet endroit ?
Quand j'y suis venu la dernière fois, c'était un joli petit village.
Il a dû y avoir un glissement de terrain...
une inondation ou un incendie.
Ce qui est sûr, c'est que tout le monde est mort.
Maintenant, il y a des fantômes en colère tout autour de nous...
morts de la guerre, de la maladie, de la faim...
et personne ne s'en préoccupe.
On t'a jeté un sort, dis-tu ? Et après ? Tout le monde est maudit.
J'ai eu tort de me battre là-bas. Deux hommes sont morts à cause de moi.
Des voyous de samouraïs ! On en gagne et on en perd.
Tiens, donne-moi ton bol.
Tout le monde meurt, mon garçon. Tôt ou tard.
La fille de bordel comme l'empereur.
J'ai entendu dire que l'empereur a promis...
une montagne d'or à quiconque le rendrait immortel.
Joli bol. Je n'en ai vu qu'un autre semblable.
As-tu entendu parler des Emishis ? Ils montent des élans rouges, dit-on.
Ils utilisent aussi des pointes de flèches en pierre, comme toi.
Bien sûr, ils ont été décimés il y a 500 ans.
Ne t'en fais pas ! Je ne dirai à personne d'où tu viens.
De toute façon, j'ai mieux à faire.
As-tu jamais vu rien de tel ?
Jamais.
Ça vient du sanglier géant. C'était dans son corps.
Je suis sûr que c'est cette boule de fer qui l'a tué.
Il y a un endroit en haute montagne loin à l'ouest d'ici.
C'est là où habite l'esprit de la forêt.
C'est un lieu très dangereux pour les humains.
- Y entrer, c'est la mort assurée. - L'esprit de la forêt ?
On me dit que les bêtes qui sont là sont toutes géantes...
comme elles l'étaient dans la nuit des temps.
Je t'y verrai, mon ami.
Allez ! Avancez !
Hue ! Avancez !
- Allez ! - Attention à la charge !
Pousse-le !
Plus vite nous engrangerons ce riz, plus vite nous mangerons. En avant !
Ils viennent de ce côté... des loups !
Ne laissez pas les bœufs s'énerver ! Restez calmes ! Prenez vos positions !
Gardez la poudre sèche.
Attendez qu'ils soient à portée de tir.
Prêts !
- Feu ! - Feu !
Rechargez. Feu !
Feu !
C'est tout ? Ils n'étaient pas si gros.
Ce ne sont que des louveteaux. Attends de voir leur mère.
Où sont-ils ?
C'est Moro !
Viens !
Nous l'avons tuée !
Tu oublies que c'est une déesse. Il en faudra plus que ça.
- Elle a sûrement fait des dégâts. - Partons !
Et les hommes qu'elle a poussés dans le précipice ?
Ils sont morts. Ramenons les vivants au village.
Il respire encore.
Tiens bon !
Je m'appelle Ashitaka !
Je viens des terres lointaines de l'est !
Êtes-vous d'anciens dieux ?
Suis-je enfin au royaume de l'esprit de la forêt ?
Va-t'en !
Au secours !
Un kodama. Je n'ai jamais cru que j'en verrais un ici.
Doucement. Tu ne veux pas aggraver tes blessures.
C'est l'esprit d'un arbre. Il apporte la chance.
- C'est signe que la forêt est saine. - Ils conduiront leur maître à nous.
Ces gros loups que je viens de voir ?
Non, un vrai monstre, un cerf énorme...
sauf qu'il a parfois un visage humain, dit-on, et la nuit...
Où est-il passé ?
Regarde ! Des renforts ! Nous sommes fichus !
- Oh, non ! - Si Yakul n'a pas peur...
nous n'avons pas de quoi nous inquiéter.
Aurais-tu l'amabilité de nous laisser traverser la forêt, petit ?
Je crois vraiment que nous devrions faire demi-tour.
Ai-je dit qu'aucun humain n'est jamais sorti vivant de ces bois ?
Il y a une jolie piste de l'autre côté de la rivière.
Le courant est trop fort et ton ami est gravement blessé.
Si on ne le ramène pas bientôt, il ne s'en tirera pas.
Petit, tu nous indiques le chemin ou tu cherches à nous égarer ?
Je suis pas mal sûr qu'ils nous entraînent sur une fausse piste.
Mon Dieu ! Ils sont des milliers.
Regarde. Ce doit être leur mère.
Un vieil arbre magnifique.
Ce lieu est magique.
Les traces de ces loups et de la fille qui les accompagne.
Ce doit être ici qu'ils habitent.
Je pense que nous avons pris un mauvais tournant quelque part.
C'est un antre de dieux et de démons.
Je pense que nous sommes en sûreté. Reposons-nous un peu.
D'autres traces ?
Celui qui les a faites...
les a faites récemment.
Ça va ?
Qu'est-ce qui s'est passé ? Tu étais blanc comme un drap.
- Je t'ai prévenu au sujet de ce lieu. - Tiens !
- As-tu vu quelque chose ? - Comme quoi ?
Laisse tomber.
Tiens bon encore un peu. Tu es presque rendu.
Je l'ai déçue.
C'est parti...
peu importe ce que c'était.
C'est étrange. Il semble soudain très léger.
Mon bras ne fait plus mal.
Il est guéri ! Non, il est encore cassé.
Tu avais raison ! Nous sommes revenus, comme tu as dit.
- C'est une forteresse. - La ville de fer de dame Eboshi.
On fait du fer ici à partir du minerai dans le sable.
Hé, là-bas ! Bonjour ! C'est moi !
- Regarde, là-bas ! - Bonjour !
- Quelqu'un est sorti du bois. - Est-ce la fille-loup ?
Regardez, c'est moi !
Kohroku, le charretier !
C'est Kohroku ! Il est vivant !
Kohroku est vivant !
C'est vrai. Kohroku est encore vivant.
Allons voir.
Chut ! Taisez-vous !
J'essaie d'additionner ces comptes, taisez-vous !
Tu n'as pas entendu ? Kohroku est revenu des morts.
Quoi ?
Les voilà ! Le voici !
Viens. Doucement.
C'est ça.
C'est incroyable.
- Où sont les autres ? - Oui. Mon fils est-il avec toi ?
Nous sommes les seuls à être revenus.
Les gardes ne meurent jamais.
Écartez-vous !
Cet homme en costume bizarre, qui c'est, penses-tu ?
C'est évidemment un étranger.
Sois prudent avec lui.
Écoutez-moi, tout le monde ! Cet étranger nous a sauvé la vie.
Il a porté le fusilier sur son dos jusqu'ici.
Vous lui devez reconnaissance.
Hé, attention au bras !
Ne bougez pas !
Je te suis reconnaissant de nous avoir ramené ces hommes...
mais ça ne sent pas bon.
Vous êtes revenus aussi vite que nous et à travers la forêt interdite.
En plus, c'était avec deux hommes grièvement blessés...
et tu veux me faire croire que toi...
- Tu es vivant ! - Toki, mon amour !
Génial ! Comment vas-tu mener les bœufs estropié de la sorte ?
Ma petite fleur...
Tu m'as fait peur à mort !
Ne me traite pas de "petite fleur". Autant te faire dévorer par les loups !
Peut-être aurais-je pu trouver un vrai mari !
Pouvons-nous en parler plus tard ?
Toki, réserve tes gentillesses pour un autre moment.
Toi, Gonza, tu fais un joli capitaine de la garde...
toujours à plastronner et à faire la loi une fois le danger passé.
- Tu ne fais jamais rien ici. - C'est injuste et faux.
Merci, étranger.
Mon mari est idiot, mais je suis contente de le voir sauf.
Quel soulagement !
Je commençais à penser que j'avais fait une erreur en les ramenant.
Dis, pourquoi tu n'enlèves pas ton masque ?
Je parie que tu es mignon.
Gonza ?
Amène-moi l'étranger plus tard.
Je voudrais le remercier personnellement.
Kohroku.
Oui ?
Je suis contente de te revoir et je m'excuse.
Tu ne devrais pas lui dire de telles choses.
Si tu es trop gentille avec lui, il profitera de toi.
Pardonne-moi aussi, Toki.
Je suis responsable. Je n'aurais jamais dû le permettre.
Ça va. Milady, si tu n'avais pas été là...
les loups les auraient dévorés et il faudrait trouver d'autres maris.
Repose-toi, voyageur.
Je te verrai ce soir.
Holà !
Tu n'es pas mignon, tu es à croquer !
Tirez !
Ils ont dû combattre les loups pour apporter ce riz.
Contente-toi de le distribuer !
- Est-il là ? - Le voilà.
- Où est-il ? - Là-bas.
Toki avait raison. Il est splendide.
- Oui, pas mal. - Mais il est si jeune.
Ça ne t'a jamais arrêtée.
Silence là-bas ! Nous avons perdu de bons hommes aujourd'hui.
Il y a plein de beaux hommes ici, ma chérie !
J'ai vu des bestiaux qui paraissaient mieux.
Écoute, étranger. Pourquoi ne viens-tu pas chez nous ?
Ne reste pas dans cette écurie dégueulasse.
Nous avons risqué notre vie...
pour vous apporter le riz que vous mangez, un peu de respect !
Et qui a fait le fer pour payer le riz ?
Nous pompons les soufflets tandis que vous dormez, fainéants !
Si vous permettez, mesdames, j'aimerais voir où vous travaillez.
- Vraiment ? - Nous devrons nous maquiller ce soir.
Et nous laver les cheveux.
- Ne sois pas timide ! - N'oublie pas. Nous t'attendrons.
Vaut mieux ne pas faire attention à elles.
Dame Eboshi les gâte. C'est pourquoi elles sont comme ça.
On dit que les femmes heureuses font un village heureux.
Heureux ? Ah ! Le genre de femmes qui travaillent ici ?
Ces femmes sont une disgrâce. Elles profanent le fer.
Dame Eboshi achète les contrats...
de toutes les filles de bordel qu'elle peut trouver.
Milady a bon coeur, c'est tout.
- Et tu as du riz au menton, le vieux. - C'est vrai.
Tout est sens dessus dessous ici depuis son arrivée.
C'est vrai. Elle ne craint même pas les dieux.
Tu aurais dû voir comme elle a traité Nago. N'est-ce pas ?
Qui est Nago ?
Le gigantesque dieu de la guerre. Il dominait autrefois la forêt.
On ne pouvait même pas approcher de la montagne quand il était là.
Rien d'autre à faire que de regarder des sangliers en colère pour des mois.
Le fer dans le sable sous la ville avait été entièrement miné.
Nous avons tenté d'extraire le fer sous la montagne...
mais Nago ne voulait rien entendre.
Le problème, c'est qu'avant d'extraire le fer...
il fallait dégager la forêt et c'est ce qui a mis les sangliers en colère.
Il ne souffre pas trop.
Un jour, dame Eboshi est venue avec ses guerriers et ses fusils.
Jeune homme, qu'y a-t-il ?
Ton bras te fait mal ?
Non. Je pensais au dieu sanglier.
Je me disais qu'il a dû mourir chargé de haine.
Pardonne-moi de te faire attendre, étranger.
C'est du bon fer.
Nous avions du retard pour l'expédition de demain.
Reposons-nous.
- Tu peux le dire aux autres. - Oui, madame.
On te croit espion de la fille-loup ou du seigneur Asano et de ses samouraïs
Beaucoup de gens convoitent ce fer.
Pourquoi es-tu ici, si je peux me permettre ?
Je crois que vous reconnaîtrez ceci.
Ça a brisé les os d'un sanglier géant...
ça a pourri sa chair et ça l'a transformé en monstre.
Pour l'avoir combattu, j'ai été affligé de cette marque au bras...
et j'en mourrai bientôt.
D'où viens-tu ?
Je n'ai jamais vu d'élan rouge auparavant.
J'arrive de très loin.
Je ne peux vous dire rien de plus.
Réponds à la question de milady ou je te coupe en deux !
Que comptes-tu faire ? Pourquoi es-tu ici ?
Pour voir sans haine.
"Voir sans haine" ?
Ça explique tout. Viens. Je vais te faire voir mes secrets.
- Est-ce sage, milady ? - Gonza, remplace-moi.
C'est mon jardin. Aucun villageois n'ose venir ici.
Suis-moi si tu veux connaître mon secret.
Bonsoir.
Nous venons de le finir, milady.
Il est encore trop lourd.
Peut-être que si vous le teniez un peu plus fermement ?
Si nous les faisons plus légers, ils vont se désagréger.
Je vous fais confiance.
Ce n'est pas pour moi, mais pour les autres femmes.
J'ai bien hâte de voir ça.
C'est le dernier modèle de fusil que j'ai commandé à ces gens.
Les fusils que nous avons apportés sont trop lourds.
Ils tueront les monstres de la forêt et perceront l'armure la plus épaisse.
Attention, jeune homme. Dame Eboshi veut dominer le monde.
Je suis désolée de vous faire travailler si fort.
- Je vous ferai porter du vin. - C'est gentil.
Vous volez la forêt du sanglier, puis vous le transformez en démon.
Maintenant vous fabriquez des armes encore plus mortelles.
Combien de haine et de souffrances nous faut-il, croyez-vous ?
Oui, c'est moi qui ai blessé le sanglier et votre mal me désole.
Vraiment.
C'est à moi que cette sale bête aurait dû jeter un sort, pas à toi.
Est-ce que ta main droite veut me tuer maintenant ?
Si elle se libérait de son sort, je la laisserais vous tuer.
Mais même cela n'arrêterait pas la tuerie.
Non. Il lui faudrait nous tuer tous pour trouver la paix.
Milady, Osa veut dire quelque chose.
Pardonnez-moi, milady...
mais vous ne devez pas prendre la force du garçon à la légère.
Jeune homme, comme toi, je sais ce que sont la rage...
le chagrin et l'impuissance.
Mais ce n'est pas à dame Eboshi que tu dois le faire payer.
Elle est la seule à nous avoir...
considérés comme des êtres humains.
Nous sommes lépreux.
Le monde nous hait et nous craint...
mais elle nous a accueillis...
a lavé nos plaies et les a pansées.
Osa ?
La vie est souffrance.
C'est difficile. Le monde est maudit.
On trouve quand même des raisons de continuer à vivre.
Je suis désolé. Ce que je dis est insensé.
Ils ne cessent de revenir.
Tous les soirs, ils sont là à planter des arbres...
essayant de transformer de nouveau la montagne en forêt.
Reste ici. Aide-moi à tuer l'esprit de la forêt, Ashitaka.
Vous le feriez, tuer le coeur même de la forêt ?
Sans ce dieu ancien...
les animaux ne seraient de nouveau rien de plus que de sottes bêtes.
Une fois la forêt dégagée et les loups exterminés...
cet endroit désolé sera la terre la plus riche du monde...
et la princesse Mononoke deviendra humaine.
La princesse Mononoke ?
La princesse des esprits goules, des bêtes et des anciens dieux.
Les loups ont ravi son âme et elle ne vit plus que pour me tuer.
La légende dit que le sang du grand esprit de la forêt peut tout guérir.
Peut-être pourrait-il guérir mes pauvres lépreux.
Il pourrait peut-être même te libérer de ton maléfice, Ashitaka.
Milady ?
Comment vous semble-t-il ? Mieux ?
Aussi doux que la soie. L'arme idéale pour dominer le monde.
Elle pèse encore trop pour les filles.
D'accord.
Nous sommes les femmes du minerai
- Eh bien ! Voyez qui est ici. - Je peux pomper les soufflets ?
Je suppose.
Excusez-moi. Puis-je essayer ?
Ça va. Tu peux le laisser essayer.
Mais...
Quand tu seras fatigué, je te remplacerai.
Ça ne devrait pas tarder.
Tu as intérêt à bien fermer ton kimono, fille.
Je suis impressionnée, mais tu ne pourras jamais tenir ce rythme.
Dur labeur, n'est-ce pas ?
Tu parles, et nos quarts durent quatre jours.
La vie doit être dure ici.
Oui, je suppose. Ouais.
Mais ça vaut mieux que travailler au bordel en ville, n'est-ce pas ?
Ici on mange autant qu'on veut et les hommes ne nous embêtent pas.
A moins qu'on le veuille.
Quoi ? Tu ne peux pas partir demain.
- Ne peux-tu rester plus longtemps ? - Tu peux rester et travailler ici.
Merci, mais il faut que je trouve quelqu'un dans la forêt.
Elle est ici.
Les loups arrivent ! C'est la princesse louve !
Arrête !
Attends ! Je ne veux pas me battre contre toi. Je suis un ami.
Elle est ici.
Vite ! Elle veut attaquer dame Eboshi !
Barrez-lui la route !
Elle se dirige vers la forge !
Continuez à alimenter les feux !
Fusiliers, sur la palissade. Nous la tenons.
Une arme pour chaque homme ! Tout le monde défend la ville de fer !
Toki, elle est sur le toit.
Ne vous énervez pas. N'arrêtez pas les soufflets.
Quoi qu'il arrive, il ne faut pas laisser les feux s'éteindre.
- Est-elle seule ? - Oui.
Elle ne peut s'échapper. Elle est piégée.
Vous savez qu'elle entend vous tuer cette fois.
Nous verrons bien. Venez.
Laissez passer milady !
Tu m'entends, princesse des bêtes ?
Si c'est moi que tu veux, me voici.
Si tu cherches à venger les animaux que nous avons tués...
il y a ici deux femmes que je voudrais te présenter.
Elles veulent aussi venger leurs maris tués par tes loups.
Montre-toi, petite sorcière ! Mon mari est mort à cause de toi !
La voilà !
Dégagez, tout le monde !
Fusiliers, préparez-vous à faire feu !
C'est un piège. Non ! Attends !
Princesse des dieux loups, n'y va pas ! Retourne dans la forêt !
Écoute-moi, je t'en prie ! Ne risque pas ta vie !
Dois-je l'arrêter ?
Laisse-le. Laisse-le faire ce qu'il veut.
Elle est tombée ! Nous la tenons !
Arrière !
Coupe la tête d'un loup et il peut quand même mordre.
Quoi ?
- Visez l'endroit où elle tombera. - D'accord.
Feu !
Non ! Arrière !
Que diable était-ce ?
Réveille-toi !
- Écorchez-la ! - Tuez-la, milady ! Tuez-la !
- Ça va ? Je peux vous aider ? - Ça va.
Allez ! Fichez le camp !
Oui, monsieur !
Traître ! T'es un espion des loups, n'est-ce pas ?
N'approche pas !
- Halte ! - Hors de mon chemin !
Que crois-tu faire, petit ?
Pas un geste ! La vie de la fille m'appartient.
Je suis sûre qu'elle te fera une bonne femme.
Il y a un démon en vous. Il est en vous deux.
Regardez, tout le monde ! Voici ce dont a l'air la haine.
C'est ce qu'elle fait quand elle s'empare de vous.
Elle me dévore tout vif et bientôt elle me tuera !
La peur et la colère ne font que l'aiguiser.
Tu commences à me casser les pieds avec ton maléfice, Ashitaka.
Laisse-moi couper cette saloperie !
Dame Eboshi !
Venez m'en libérer.
Milady !
Vous en faites pas ! Elle n'est qu'assommée. Elle s'en remettra.
Moi, je pars avec la louve !
Oh, non ! Personne ne traite dame Eboshi comme ça !
Si tu fais un pas, je tire !
Kiyo, qu'est-ce que tu fais ?
Comment peut-il encore marcher ?
- Est-elle sauve ? - Oui, milady est sauve.
Donnez-moi mon fusil ! Fusiliers sur la place, et que ça saute !
Ils ne sortiront pas d'ici vivants !
Toki, viens ici.
Quoi ? Qu'est-il arrivé ?
Je ne peux vous laisser passer.
La porte est fermée. On ne peut pas l'ouvrir.
Fais demi-tour, je t'en prie.
Nous te sommes redevables de nous avoir ramené ces hommes.
- Nous ne te voulons pas de mal. - De grâce !
Je suis entré par cette porte ce matin.
Je sortirai par la même porte.
Ne sois pas bête ! Il faut dix hommes pour ouvrir la porte.
Arrête ! Tu vas te tuer.
Écartez-vous !
Les loups attaquent !
Ça va ! Votre princesse est en sûreté avec moi !
Ne bougez pas, je vous l'emmène ! Viens, Yakul.
Je vous remercie.
Bonne chance, étranger.
Arrêtez !
Lâchez-le ! Il est à moi !
Ses propres gens ont tiré sur lui.
Il meurt.
Pourquoi m'as-tu empêchée de la tuer ? Dis-moi tandis que tu respires encore.
Je ne voulais pas qu'ils te tuent. C'est tout.
La mort ne m'effraie pas. Je ferais tout pour vous chasser de ma forêt.
Je le savais du moment que je t'ai vue.
Et je n'ai pas peur de toi ! Tu mérites que je te tue !
Cette femme est méchante et personne ne m'empêchera de la tuer.
Non. Vis.
Ça suffit ! Je ne t'écoute plus !
Tu es belle.
Qu'y a-t-il, San ? Tu veux que je lui arrache le visage ?
La tribu des singes.
D'accord ! Qu'est-ce que vous voulez ?
Singes, comment osez-vous manquer de respect au clan des loups ?
C'est notre forêt.
L'humain... Donnez-le-nous.
Donnez-nous l'humain et partez.
Vous, partez avant que mes crocs vous trouvent.
Nous ne partirons pas.
Nous dévorerons l'humain.
Oui, laissez-nous dévorer la créature humaine.
Êtes-vous fous ? Qu'est-il arrivé pour changer la tribu des singes ?
Depuis quand les singes mangent-ils de la chair humaine ?
Si nous mangeons l'humain, nous aurons sa force...
et nous chasserons les autres humains d'ici.
Donnez-nous la créature humaine.
Arrêtez. Vous n'aurez pas la force des humains en les dévorant.
Vous serez transformés en autre chose...
autre chose pire qu'humain.
Nous plantons des arbres. Les humains les font tomber.
La forêt ne revient pas.
Si nous tuons les humains, nous sauverons la forêt.
Nous trouverons un moyen. L'esprit de la forêt est avec nous.
Continuez de planter vos arbres et un jour nous les aurons.
L'esprit de la forêt refuse de se battre. Nous mourrons tous.
La louve s'en fiche. Elle est humaine.
Suffit ! Je vais t'arracher la tête, bavard de singe.
Arrêtez ! Attendez ! Revenez !
Laissez-les en paix !
Ne vous inquiétez pas d'eux. Ça ira.
Continuez tous les deux. Je vais m'occuper de l'humain.
- Et l'élan ? - Oui.
On peut le manger ?
Non, vous ne pouvez pas. Rentrez !
Viens ici. N'aie pas peur ! Je suis une amie.
Je ne te ferai pas de mal. Je veux que tu m'aides à le porter.
Je t'en prie ?
Tu es sage. Tu sais qu'il ne faut pas venir sur l'île, n'est-ce pas ?
Je sens l'humain.
Tu peux aller où tu veux. Tu es libre maintenant.
Enfin.
Le voici. Venez voir. Vite.
Vite, idiots. C'est le rôdeur nocturne.
C'est à cause de lui qu'on se terre ici dans ces foutues peaux d'animal.
Mais on ne peut pas. C'est péché de le regarder.
Et vous prétendez être les plus grands chasseurs de l'ouest.
Écoutez ! Nous avons une lettre de l'empereur...
nous pardonnant de couper la tête du grand esprit de la forêt.
La légende raconte qu'à la tombée de la nuit...
l'esprit de la forêt devient rôdeur nocturne...
et au lever du soleil, il redevient ce qu'il était.
Regardez ! Vous voyez ? Ça arrive.
- Regardez, maître Jigo. - Qu'y a-t-il ?
Là-bas.
Regardez. Il doit y en avoir des centaines.
Ces sangliers ne sont pas de cette région.
Ils ont dû marcher des mois pour venir jusqu'ici.
Celui-là, c'est Okkoto !
C'est impossible. On dit qu'il est mort il y a cent ans.
C'est bien lui. Je reconnais ces défenses.
Et il semble avoir amené toute sa tribu.
Il nous a vus ! Déguerpissons !
Venez, bande de lâches ! Bougez ! Vite !
La blessure de balle est disparue.
Yakul.
La marque est toujours là.
Tu es enfin réveillé.
Tu devrais remercier Yakul. Il n'a pas quitté ton chevet.
Comment sais-tu qu'il s'appelle Yakul ?
Il me l'a dit. Et il m'a parlé de toi...
de ton village, de ton peuple et de ta forêt.
L'esprit de la forêt t'a ramené à la vie. Il veut que tu vives.
J'ai fait un rêve étrange. Il y avait une créature d'or.
Mange ceci.
Mâche.
Nous sommes venus tuer les humains et sauver la forêt.
Pourquoi y a-t-il des humains ici ?
Ils sont partout de ce temps-ci.
Retournez à votre montagne. Tuez-les chez vous.
La fille est San, ma fille.
Nous les tuerons ici. Nous sauverons cette forêt.
Que fait ici l'autre humain ?
Il a été blessé d'une balle et le grand esprit l'a guéri.
Cet homme n'est pas notre ennemi !
L'esprit de la forêt l'a sauvé ?
Il a sauvé la vie de ce minable avorton ?
Pourquoi n'a-t-il pas sauvé Nago ?
N'est-il pas le gardien de la forêt ? Pourquoi ?
L'esprit de la forêt donne la vie et la reprend.
La vie et la mort lui appartiennent, l'avez-vous oublié ?
Tu mens ! Tu dois avoir supplié l'esprit de la forêt de le sauver !
Mais tu ne l'as pas supplié de sauver Nago, n'est-ce pas ?
Nago avait peur de mourir.
C'est à mon tour d'avoir en mon sein une balle humaine empoisonnée.
Nago a fui et les ténèbres l'ont pris.
Je reste et contemple ma mort.
Mère, je t'en prie, demande à l'esprit de la forêt de te sauver !
J'ai assez vécu, San.
Bientôt l'esprit de la forêt me laissera reposer à jamais.
Tu as défendu l'esprit de la forêt toutes ces années ! Il doit te sauver !
Nous ne sommes pas dupes. Nago était beau et fort.
Il n'aurait jamais fui devant rien. Vous devez l'avoir dévoré, les loups !
Du calme ! Gare à ce que tu dis, sale cochon !
Dieux de la montagne, écoutez-moi, je vous prie.
Nago est mort loin d'ici. C'est moi qui l'ai tué.
Il était devenu une sorte de démon.
Il a un jour attaqué notre village.
Si vous en voulez la preuve, regardez où il m'a touché.
Je viens prier l'esprit de la forêt de me libérer du maléfice de Nago.
Il a guéri ma blessure au flanc, mais la marque du démon reste là.
D'abord elle me déchirera l'âme, puis elle me tuera.
Okkoto, enfin, un sanglier qui entendra raison.
Non, seigneur Okkoto, attendez ! Je vous en prie, ne le dévorez pas.
Tu es l'enfant humaine de Moro, non ? J'ai entendu parler de toi.
Vous êtes aveugle.
Éloigne-toi. Je ne le mangerai pas.
Ça va, San.
Seigneur Okkoto, je n'ai pas menti à propos de la mort de Nago.
Je te crois et je t'en remercie, petit.
Je suis simplement peiné...
et honteux qu'un tel démon ait été issu de notre tribu.
Puissant seigneur, y a-t-il une façon de me libérer du maléfice de Nago ?
Quitte cette forêt, sinon...
la prochaine fois que je te verrai, je devrai te tuer.
Vous ne pouvez vaincre les humains. Leurs fusils vous détruiront.
Regarde ma tribu, Moro.
Nous sommes de plus en plus petits et de plus en plus stupides.
Nous ne serons bientôt plus que du vulgaire gibier...
que les humains chasseront pour manger.
Tu risquerais tout dans un dernier combat ?
C'est ce que veulent les humains.
Je ne demande pas d'aide de la tribu des loups.
Même si nous périssons tous...
ce sera une bataille que les humains n'oublieront jamais.
L'esprit de la forêt.
Allez ! Gardez vos bœufs ensemble ! Dépêchez-vous !
Tenez-vous prêts. Laissez-les approcher.
Feu !
Mon bras !
Rechargez ! Feu !
A l'attaque !
Prêts...
Je vois que quelqu'un devra aller faire la paix.
Prends nos fusiliers et cachez-vous derrière l'escarpement.
Oui, monsieur.
Allons.
Restez là jusqu'à mon signal.
Allez ! Poussez les bœufs Il faut rentrer dans la ville !
Les voilà ! Ils franchissent le col.
- Les chasseurs sont prêts. - Excellent ! Bien fait, mon garçon.
Passe le mot. Nous avancerons bientôt.
Oui, monsieur.
Salut, Jigo.
J'ai l'empereur sur le dos...
et tu t'amuses à faire la guerre au seigneur Asano.
Et tu n'as rien à voir à la présence d'Asano chez nous, n'est-ce pas ?
Bien sûr que non. Qu'est-ce qui te fait croire ça ?
Il déclarera une trêve si je lui donne la moitié de mon fer.
Vraiment ? Ce qu'il est avide !
Néanmoins, tu ferais aussi bien de lui donner son fer.
Les sangliers se rassemblent pour se battre. Tu sais ce que ça signifie.
Tu me l'as promis. Donne-moi la tête de l'esprit de la forêt...
et nous reviendrons t'aider à détruire le seigneur Asano.
Attention, milady ! Il y a des chevaliers derrière ! Entrez !
Eh bien ! En parlant du diable, un messager du seigneur Asano.
Nous avons des visiteurs. Gare à vos manières, mesdames !
Oui, madame.
Bienvenue, milady !
Holà ! Attends ! Tu ne veux même pas lui parler ?
Dame Eboshi, maîtresse de la ville de fer !
J'ai un message pour vous de monseigneur Asano.
Vous vous êtes battue vaillamment et bien.
Maintenant ouvrez votre porte que nous puissions vous parler.
Nous vous entendons très bien d'ici.
Milady a arraché cette montagne aux dieux, aux sangliers et aux bêtes !
Maintenant qu'elle vaut quelque chose, vous la voulez !
- Eh bien ! Vous ne l'aurez pas ! - Quelle impudence !
Nous devons vous enseigner un peu de respect, mesdames !
Du respect ? Qu'est-ce donc ?
On ne nous en a jamais montré depuis notre naissance !
Vous voulez notre fer ? En voici !
Elles n'ont pas froid aux yeux.
Dieux de la forêt ou samouraïs, elles sont prêtes à les affronter.
Étonnantes, tes filles ! Elles étaient perdues dans les bordels.
Impressionnant pour un bout de papier.
Eh bien, tu sais, il m'a rallié les meilleurs chasseurs et trappeurs.
Rappelle-toi, nous sommes à l'affût d'un dieu, pas juste d'une bête.
Les filles, venez.
Oui, milady, qu'y a-t-il ?
Avez-vous idée de qui vient ce bout de papier ? De l'empereur lui-même.
- C'est charmant. Qui est-il ? - Est-il censé être important ?
- Sérieusement. Qui est-ce ? - Oui. Elles sont quelque chose.
- Merci. - Oui, milady.
Plus nous coupons d'arbres et extrayons de fer...
plus la forêt et ses créatures s'affaiblissent.
De ma façon, il n'y a pas de perte de vie, Jigo.
Écoute, tu m'en dois et je viens percevoir.
Quand tu avais besoin de fusiliers, je t'en ai envoyé.
Sans ces fusiliers, tu perds la ville de fer.
Je suis désolé. Est-ce que ça t'a semblé une menace ?
Ne me dis pas que l'empereur croit ce conte de bonne femme...
voulant que la tête du grand esprit procure l'immortalité.
Je ne sais pas ce que croit l'empereur.
Je ne suis qu'un humble moine. Je ne cherche qu'à survivre.
Je tiens mes promesses. Nous avons déjà combattu les sangliers, du reste.
Ils sont bien plus faciles à tuer que Moro et ses louveteaux.
Tu peux faire sortir ta bande de voyous de sa cachette, Jigo.
Je suis donc démasqué. Une chose encore, milady.
Est-ce qu'un étranger est passé par ici, par hasard ?
C'est un jeune homme qui monte un gros élan rouge.
Il est venu et reparti.
Ils m'ont l'air d'une sale bande, je vous dirai.
Ces hommes ne sont pas de simples chasseurs.
- Ce sont des tueurs. - Des tueurs ?
Milady, laissez quelques-unes d'entre nous vous accompagner.
Vous ne pouvez pas vous fier à eux. Ce sont des étrangers.
Si ça tourne mal et que nous sommes coincées ? Nous ne pourrons vous aider.
Vous avez dit vous-même que nous tirons mieux que les hommes.
C'est pourquoi je vous veux ici dans la ville de fer.
Je ne crains pas les bêtes. Ce sont les humains qui m'inquiètent.
Une fois l'esprit de la forêt mort, nous ne savons pas ce qui arrivera.
Jigo se satisfera-t-il de la tête de la créature...
ou voudra-t-il aussi mes forges ?
Les fusiliers de Jigo peuvent se retourner contre nous.
Dans ce cas, j'aurai besoin de vous pour les combattre.
On ne peut se fier aux hommes.
Ne craignez rien pour madame.
Je serai à ses côtés pour la protéger.
- C'est ce qui nous inquiète. - Quoi ?
Même si tu étais femme, tu ne serais pas moins idiot.
Tu sais, tu peux toujours sauter, petit.
En finir.
Dès que ta force reviendra, la marque s'étendra et te détruira.
Il me semble avoir dormi pendant des semaines.
J'ai rêvé que San était à mon chevet, prenant soin de moi.
J'espérais que tu cries dans ton sommeil.
Je t'aurais arraché la tête pour te faire taire.
C'est une belle forêt. Okkoto et les sangliers sont-ils en marche ?
Oui, les sangliers sont en marche.
Les arbres geignent en mourant, mais tu ne peux pas les entendre.
Je m'étends ici. J'écoute la souffrance de la forêt...
je ressens la douleur de la balle dans ma poitrine...
et je rêve au jour où je croquerai la tête de cette femme au fusil.
Moro, pourquoi les humains et la forêt ne peuvent-ils s'entendre ?
Pourquoi ne pouvons-nous mettre fin à cette lutte maintenant ?
Les humains se rassemblent pour le combat final.
Les flammes de leurs fusils nous brûleront tous.
Et qu'arrivera-t-il à San ? La laisseras-tu mourir avec toi ?
Typique. Egoïste. Tu penses en humain.
San est ma fille. Elle est de la tribu des loups.
Quand la forêt mourra, elle mourra aussi.
Tu dois la libérer ! Elle n'est pas louve ! Elle est humaine !
Tais-toi, petit !
Comment oses-tu parler ainsi à un dieu.
J'ai surpris ses parents humains en train de profaner ma forêt.
Ils ont jeté leur bébé à mes pieds et se sont enfuis.
Au lieu de la dévorer, je l'ai élevée comme mon enfant.
Maintenant, ma pauvre, laide, belle petite fille...
n'est ni humaine ni louve.
Comment peux-tu l'aider ?
Je ne sais pas, mais nous pourrions trouver au moins une façon de vivre.
Comment ? Te joindras-tu à San pour combattre les humains ?
Non. Cela ne ferait qu'engendrer plus de haine.
Il n'y a rien que tu peux faire, petit.
Bientôt la marque du démon s'étendra et te tuera.
Quitte ce lieu au lever du soleil.
Si tu reviens, je te tuerai.
Tu te sens mieux ?
Je suis bien, grâce à toi et à l'esprit de la forêt.
D'accord.
Yakul, désolé de t'avoir inquiété.
Je suppose que mes jambes sont encore faibles, hein ?
C'est tranquille. Je me demande où sont passés nos amis kodamas ?
Je sens l'odeur des forges.
Merci de nous avoir indiqué la voie ! J'ai encore une faveur à demander !
Veux-tu donner ceci à San pour moi ?
Allons.
Ça pue et ça me brûle les yeux.
C'est ce qu'ils veulent, tuer notre sens de l'odorat.
C'est cette fichue femme encore.
Elle sait que nous sommes ici.
- C'est un piège et stupide avec ça. - Quoi ?
Ils essaient de faire sortir les sangliers de la forêt.
Les humains ont un plan en tête.
Il faut trouver Okkoto et l'arrêter, sinon ils seront tous tués !
Okkoto est têtu. Il ne voudra rien entendre. Personne n'écoutera.
Ils soupçonnent peut-être le piège. Mais les sangliers sont fiers.
Le dernier survivant foncera encore aveuglément.
Pourquoi abattre les arbres ?
Pour les mettre en colère, ce qui les rend stupides.
Mère, je dois partir. Okkoto est aveugle.
Je dois être ses yeux. Tu comprends ?
Fais ce que dois.
Tu sais, ce garçon voulait partager sa vie avec toi.
Je le hais ! Je hais tous les humains.
D'Ashitaka pour moi ?
Joli.
Vous deux, restez avec San.
- Je vais voir l'esprit de la forêt. - D'accord. Allons.
La tribu de Moro vient combattre avec vous. Où est le seigneur Okkoto ?
Bonne chance, mon ami.
Ça vient de la ville de fer.
Allons-y !
Halte ! Qui va là ?
Les samouraïs encore.
- Halte, j'ai dit ! - Hors de mon chemin !
Que diable était-ce ?
Épargnez vos flèches. Il les pare toutes.
- Il est fini de toute façon. - Cessez le feu ! Cessez le feu !
- Toki, viens voir. - C'est impossible.
- C'est Ashitaka. - Ce n'est donc pas un fantôme.
- Ça va ? - Oui, ça va.
Les samouraïs d'Asano pensaient nous tendre une embuscade.
- Ils ont cru qu'on se rendrait. - Mais on leur a montré !
- Et comment ! - Où est dame Eboshi ?
Elle est allée avec les hommes tuer l'esprit de la forêt.
Nous sommes isolées. Impossible d'envoyer un message à dame Eboshi.
L'esprit de la forêt. Cela explique les explosions.
Hé, j'ai encore ton arc et tes flèches !
Tu ne lui dis pas que tu as aussi sa cape et sa selle ?
- Oh ! Je les ai ? - Vaurien, va !
Merci, Kohroku !
Je reviendrai avec de l'aide ! Pouvez-vous tenir le coup ?
T'inquiète ! On peut toujours verser du fer brûlant sur eux.
- Ramène dame Eboshi ! - Et ne tarde pas trop !
J'ai raté. Ils traversent la rivière en bateau !
Va chercher dame Eboshi. Nous leur tiendrons tête !
Je reviens ! Je le promets !
- Nous t'attendrons ! - Sois prudent !
Attrapez-le ! Arrêtez cet homme !
Il semble qu'ils vont tenter de nous intercepter. File, Yakul !
Vous deux, prenez par là !
De la chair animale qui brûle.
Arrêtez !
Fais voir ta blessure.
Tu devras rester ici. Attends-moi ! Je reviendrai te chercher.
J'ai dit, reste !
Nous y sommes presque, mon ami.
Qui va là ?
J'ai ordre de ne laisser passer aucun étranger.
D'accord, mais j'arrive de la ville de fer.
J'ai un message pour dame Eboshi. Dis-moi où je peux la trouver.
La femme Eboshi n'est pas ici. Donne. Je le lui remettrai.
Je dois lui parler. Où est-elle ?
Est-ce vraiment toi ? Tu es toujours en vie, petit !
Il semble que vous avez eu plus de mal que moi.
- Nous avons enterré nos amis. - C'était horrible, horrible.
- La ville de fer est assiégée. - Quoi ?
Les femmes et les lépreux se sont repliés à l'intérieur.
- Nous avons peu de temps. - Ces fichus samouraïs !
Asano devait attendre le moment où nous quitterions la ville.
Je dois trouver dame Eboshi.
Elle traque l'esprit de la forêt.
Quelqu'un doit l'arrêter alors, rappelez-la.
Suffit, je veux que tu partes ! Les autres, continuez à creuser !
- Attends ! Et la ville de fer ? - Oui ! C'est chez nous !
Qu'est-ce qu'ils pensent, que nous abandonnerons la ville ?
Vous avez entendu le garçon ! Nous n'avons pas de temps à perdre.
Envoie un message à dame Eboshi !
La forêt est trop grande. Aucun messager ne pourra la trouver !
Envoie un chasseur alors ! A quoi d'autre servent-ils ?
Dame Eboshi est manipulée par Jigo.
Dis-moi. Y avait-il des loups avec les sangliers ?
As-tu vu San, la fille louve ?
Je n'ai pas idée. Il faisait noir quand les bêtes ont foncé sur nous.
Elle y était. Je l'ai vue.
J'étais en première ligne. J'ai tout vu, tout.
- Qu'est-il arrivé ? - Je ne sais trop !
Tout est arrivé si vite. C'était un vrai cauchemar.
Les troupes de Jigo nous ont placés en avant pour attirer les sangliers.
On ne nous a pas dit que le sol était miné...
ni que des grenades voleraient au-dessus de nos têtes.
Où est-elle ? Où est San ?
Doucement. J'essaie de te dégager.
Il y a un loup ici ! Dépêchez-vous ! Jeune maître, qu'est-ce que tu fais ?
- Que se passe-t-il ? - Ecartez-vous ! Que fais-tu ?
Je dois trouver dame Eboshi. Ce loup m'aidera à la trouver.
Tu es dans leur camp, n'est-ce pas, petit ?
Écartez-vous !
Qu'est-ce qui vous importe le plus ?
La tête de l'esprit de la forêt ou sauver votre ville ?
Ces dards sont empoisonnés.
Ça suffit !
Je ne serai plus esclave !
Allons ! Dégageons-le ! Tous ensemble !
Ho ! Hisse !
Attention !
Après avoir traversé le marais, cachez-vous au lac jusqu'à mon retour.
- D'accord. - Sois prudent.
Ces fusiliers avec milady sont sous les ordres de Jigo.
Tenez ! Prenez-les. Où je vais, je n'en aurai pas besoin.
Va avec eux, Yakul. Prenez soin de lui !
Trouve San ! C'est là où nous trouverons Eboshi !
Allez. Avancez. Tout droit. Nous en finirons aujourd'hui.
- Monsieur. - Oui ? Tu les as repérés ?
Okkoto est gravement blessé.
Lui et la louve se dirigent vers le royaume de l'esprit de la forêt.
Ils vont le prier de les aider. Reste sur leurs traces...
mais ne te montre pas pour ne pas effrayer l'esprit de la forêt.
Oui, monsieur. Je comprends.
C'est du sang de sanglier qu'il avait sur le visage, non ?
Un petit truc du métier pour masquer l'odeur humaine.
Nous arrivons à l'étang de l'esprit de la forêt.
C'est juste un peu plus loin. Encore un petit effort.
Qu'était-ce ?
Seigneur Okkoto, c'est louche. Il faut continuer de marcher.
Il y a quelque chose là.
Quoi ? Il y a tant de sang dans l'air que je ne sens rien.
- J'aurais dû m'en douter ! - C'est ton oeuvre.
A cause de toi, la forêt mourra !
Tu as tort ! Nous luttons tous pour la sauver !
C'est ainsi que tu nous remercies ?
Tu amènes des fléaux !
Des fléaux se préparent, ni humains ni animaux.
Qu'est-ce que tu veux dire, "ni humains ni animaux" ?
- Ils arrivent ! - C'est la fin pour nous !
Ce sont des guerriers.
Ils sont revenus.
Mes guerriers !
Ils me sont revenus de la terre des morts.
- En avant, mes guerriers ! - Seigneur Okkoto, écoutez.
Allons à l'étang de l'esprit de la forêt !
Non, attendez !
Non, seigneur Okkoto ! Vos guerriers ne sont pas revenus.
Ce sont des humains revêtus de peaux de guerriers pour masquer leur odeur !
C'est un piège !
Vous ne comprenez pas ? C'est une ruse humaine...
pour qu'on les conduise à l'esprit de la forêt !
Montre-toi, esprit de la forêt !
Si tu es vraiment le maître ici...
donne à mes guerriers le pouvoir de tuer les humains et de vaincre !
Arrêtez, seigneur Okkoto ! Je vous en prie, écoutez-moi !
San, nous sommes encerclés. Okkoto est fichu. Laisse-le !
Non ! Je ne le laisserai pas se transformer en démon comme Nago !
Dis à mère que les humains tendent un piège à l'esprit de la forêt.
Elle saura quoi faire.
Tu dois faire vite ou ce sera notre fin à tous !
Va.
N'avancez pas ou vous mourrez !
Et toute la forêt verra qui vous êtes !
Arrière !
Je brûle !
Les flammes se font plus ardentes dans mon sein.
Vous devez résister ! Ne vous transformez pas en démon !
Seigneur Okkoto !
Qu'y a-t-il ?
- Est-ce San ? - Elle est en danger.
Allons-y.
Je suis en feu.
Non ! Je ne veux pas devenir démone !
Arrêtez, Okkoto !
Tu es trop lent ! Monte !
Un loup !
Continue !
Eboshi ! J'ai quelque chose à dire !
- Cessez le feu ! - Qu'est-ce que tu veux ?
Les samouraïs du seigneur Asano ont attaqué la ville de fer !
Les femmes sont trop peu nombreuses ! Elles ne résisteront pas longtemps !
Oublie l'esprit de la forêt !
Tes hommes y retournent, mais ils ont besoin de toi pour les mener !
Comment sais-je que ce n'est pas un mensonge ?
Un mensonge ? Ne sois pas ridicule ! Quelle raison aurais-je de mentir ?
Tu veux que je tue les samouraïs au lieu des dieux de la forêt.
Non ! Je veux que les humains et la forêt vivent en paix !
- De quel camp est-il donc ? - Ne devrions-nous pas retourner ?
Les femmes doivent faire face. J'ai fait ce que j'ai pu pour elles.
Elles peuvent prendre soin d'elles.
Voilà l'étang dont Kohroku a parlé. La créature doit être tout près.
C'est l'heure de vérité, gardez l'œil ouvert.
Qu'avons-nous besoin d'elle ?
Si vous devez tuer un dieu, laissez un autre s'en charger.
Moro, que t'est-il arrivé ?
San ! C'est moi, Ashitaka !
Okkoto ? Transformé en démon.
Va-t'en, petit.
Si vous vous en prenez à moi, l'esprit de la forêt ne viendra jamais.
Seigneur Okkoto, calmez votre fureur !
Ô tout-puissant, rendez-moi la fille ! Je vous en prie ! Laissez-la aller !
San ! Es-tu là ? C'est moi... Ashitaka !
Tuez-le !
Arrêtez-le ! Il va tout gâcher !
Quand je pense que j'épargnais mes forces...
pour arracher la tête de cette femme.
Je dois sauver San.
Serrez les rangs ! Servez-vous de vos grenades !
Ne le touchez pas. Il n'est plus dieu.
Tu ne peux même pas parler, non ?
Bien fait. Repliez-vous maintenant et évacuez les blessés.
Allez.
Quel spectacle révoltant !
C'est lui.
Rends-moi ma fille, démon.
Ashitaka, peux-tu sauver la fille que tu aimes ?
L'esprit de la forêt.
Eboshi ! Retiens ton feu !
Eboshi ! Ton ennemi n'est pas l'esprit de la forêt.
- Ça aurait dû le tuer. - Il est dieu. Il faut plus que ça.
Ne meurs pas !
Je ne pige pas. Le grand esprit de la forêt a pris leur vie.
- Vite ! Il commence à changer. - Regardez bien, tout le monde.
Je vais vous montrer comment on tue un dieu...
un dieu de vie et de mort.
Le secret, c'est de ne pas avoir peur.
Non ! Arrête !
Tu vas mourir !
Elle a réussi ! Vite ! Allez chercher la tête !
Vite, Jigo ! Apporte-moi ta boite !
Les porteurs sont tous morts ! Vite ! Vite !
Ne touchez pas au corps de l'esprit ! Il aspirera votre vie !
La voici ! Une tête, comme promise !
Attention !
Milady !
Je t'ai dit. Une tête de loup peut encore mordre.
Allez ! Il faut fiche le camp.
- Dépêchez-vous ! - Ça s'en vient, monsieur !
Courez !
Gonza, nous devons atteindre l'île !
- L'île ? Je ne sais pas nager ! - Marche au fond de l'eau alors.
Donne-la-moi ! Je vais lui couper la gorge !
Tu es vengée. Ta mère y a déjà vu. Tiens.
- Dame Eboshi. - Aide-moi.
Ne gaspille pas ta sympathie.
J'ai promis à Toki de te ramener dans la ville de fer.
Il cherche sa tête. Nous ne pouvons rester ici.
San, tu dois nous aider.
Non ! Tu es dans leur camp ! Tu l'as toujours été !
Emporte cette mégère et va-t'en !
Jamais ! Je hais tous les humains !
Oui, je suis humain, San, et toi aussi.
Arrête ! Je suis louve, tu m'entends ?
Arrière !
Désolé. J'ai essayé de l'empêcher.
C'est fini. Tout est fini. La forêt est morte.
Rien n'est fini. Nous sommes vivants tous les deux. Tu veux m'aider, San ?
Hé, attendez ! Revenez ! Aidez-nous !
Une petite crise et ils s'affolent. Holà !
Holà ! Que faites-vous ? Par ici !
Regardez ! La tête bouge !
Elle l'appelle à nous !
Voilà, Toki. Il ne devrait plus se coincer.
Merci.
- C'est affreusement tranquille. - Asano attend le lever du soleil.
Je me demande si ce garçon a finalement trouvé dame Eboshi.
Ne t'inquiète pas. Il l'a sûrement trouvée.
Ils apparaîtront sur la colline d'un instant à l'autre.
Grosse andouille ! Ne me demande pas pourquoi je l'aime.
Laisse-le dormir, Toki, tandis qu'il peut.
- Qu'est-ce que c'est que ça ? - Je ne sais pas, mais ça m'énerve.
C'est le rôdeur nocturne !
Tenez vos positions !
- Toki, il se dirige vers nous. - Fuyez ! Il faut partir !
Non ! Nous avons promis à dame Eboshi de défendre la ville de fer !
Regardez ! Là-bas ! Il est revenu !
Sortez tous !
Le grand esprit s'est fait couper la tête et il veut la ravoir !
Si cette marée noire vous touche, vous en mourrez !
Fuyez vers le lac ! L'eau va la ralentir !
Dame Eboshi et les hommes sont en route de l'autre côté.
Je vais tenter de lui rendre sa tête avant qu'il nous tue tous. Vite !
- Qu'allons-nous faire ? - Il nous tuera tous !
- Nous n'arriverons pas à sortir ! - Ça suffit !
Allez au lac et restez calmes. Nous transporterons les malades.
Pas par là ! Arrêtez !
Le voilà !
Nous sommes fichus !
Une fois la forge en feu, ça y est. Ce sera la fin de la ville de fer.
Nous sommes toujours vivants. Nous nous débrouillerons. Allons.
Les voilà !
Allez !
Pas un pas de plus !
Super ! Vous êtes tous deux vivants. C'est charmant !
Je rends sa tête à la créature. Pose la boite et dégage.
Lui rendre sa tête ? Allez, petit. Sois sérieux.
Au moment où le soleil s'apprête à se lever ? Regarde.
C'est un dieu de la mort gonflé et sans cervelle.
Au lever du soleil il se dissipera comme un mauvais rêve.
Monsieur, il arrive ! Il faut fiche le camp !
Écoutez, tout le monde veut tout.
C'est ainsi que le monde est fait. Mais il se peut que j'y arrive.
Ne me force pas à te tuer.
Oh, mon cher ! Tu laisses croire que ce serait si facile.
Détends-toi un peu !
Continuez !
Je l'ai ! Holà !
Tout est... sous contrôle !
Ça sent mauvais.
Maître, nous sommes entourés !
- Allez, soleil ! Lève-toi ! - Ouvre la boite !
Ne voyez-vous pas ? Il est trop tard pour ça déjà !
Pourquoi perdre ton temps à lui parler ?
Des mains humaines doivent la rendre !
Vous aurez été prévenus.
Esprit de la forêt !
Nous te rendons ta tête !
Prends-la et va en paix !
Ça a vraiment attiré son attention.
- Je pense que c'est fini. - Regardez, ce sont les hommes.
Les hommes sont de retour !
Je ne peux pas croire. Je pensais ne plus jamais revoir la maison.
- Milady ! Vous êtes là ! - Elle est blessée.
Regardez ! Ça tombe sur la ville !
Accrochez-vous, tout le monde ! Ne lâchez pas prise !
J'ignorais que l'esprit de la forêt faisait pousser les fleurs.
San, regarde.
Même si tous les arbres reviennent, ce ne sera plus sa forêt.
Le grand esprit de la forêt est mort maintenant.
Jamais. Il est la vie même. Il n'est pas mort, San.
Il est ici à l'instant et essaie de nous dire quelque chose...
qu'il est temps pour nous de vivre.
Ashitaka, tu signifies tant pour moi, mais...
je ne peux pardonner aux humains ce qu'ils ont fait.
Je comprends. Tu vivras en forêt et je les aiderai à rebâtir la ville.
Je serai toujours près.
Yakul et moi te rendrons visite chaque fois que nous pourrons.
Incroyable ! Les loups et cette petite louve nous ont sauvés.
Ashitaka. Peut-on le trouver ? Je dois le remercier.
Nous recommencerons à neuf. Nous bâtirons une meilleure ville.
Eh bien ! J'abandonne. Les nigauds gagneront toujours.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.