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- Le seul non identifié pour l'instant, c'est le chauffeur.
- Ces lettres de revendication, quelqu'un les a bien déposées.
On s'est pas trompés de vallée ?
- Si Lyne leur donne la carte SD, on est fichus.
- Mon père est un con. Prenez-lui un maximum d'argent.
- Je suis foutu. - Je dirai qu'on était ensemble.
- Qui est-ce ? - Mathias Boissel, un ex-étudiant.
- On doit devenir actionnaires. - On n'a pas la thune.
Nos parents peuvent nous aider.
Cris étouffés.
- On a trouvé une solution ! - Attends !
Râle.
Eloïse halète.
…
La banque vient de m'appeler.
Faut que tu me dises ce qui se passe, et vite.
Papa, on avait dit qu'on arrêtait les crédits.
On est déjà dans la merde.
C'est bon, on y va.
Passez en dessous.
Allez, j'y vais.
- Suivez-moi.
- Ecoute-moi. Je m'en tape.
Papa, c'est moi qui bosse.
Si tu veux du cash, va bosser !
- Passe-moi la banderole.
À toi, Nina.
Bon, je dois raccrocher.
Je suis au boulot, j'aurai des emmerdes si je raccroche pas.
- Eloïse, tiens. - (Ouais.
(Vas-y, passe.)
- Elias, vas-y.
Allez-y, passez.
OK.
Merde !
- Hé, vous foutez quoi ? - Mathias !
Viens, viens, viens.
Vite, vite !
- Arrêtez-vous !
Eloïse crie de peur.
Reste calme.
On veut juste accrocher une banderole.
- Tu sais ce qu'ils fabriquent ? - C'est privé, ici.
Laisse juste partir ma sœur.
Je reste avec toi.
Barre-toi !
Putain !
Allez, go !
Je bouge pas. C'est pas moi le méchant.
- Hé ! - Il fait quoi ?
- Laisse-le partir,
s'il te plaît !
Eloïse !
Go.
- Il a dit "go". - Go !
- Dépêche-toi !
On se casse !
Pourquoi tu fais ça ?
- Je déteste ce boulot. - Cherche les Phoenix.
- On recrute. - Mathias !
Les autres vigiles l'interpellent.
- Mais qu'est-ce que t'as foutu ?
…
Elle détache du papier journal.
James.
- Ça y est, il est sorti. - Où ?
Ah… ! Ah ah !
Tu vois, je te l'avais dit.
L'incendie a dû le faire sortir de son terrier.
Les bêtes sentent ces trucs-là.
Ah !
Regarde, regarde !
- Comment tu connais tout ça ? - J'adore les animaux.
Des fois, ils sont plus gentils que les humains.
Elle fait une roulade.
Oh, c'est mignon !
J'adore les renards.
- Qu'est-ce qui se passe ?
Petit déjeuner.
On vous a aidés,
pourquoi on est encore là ? - Si vous voulez autre chose…
Attends, je te parle !
Hé ! Nina barre la porte.
Il renifle.
…
…
…
Ça va ?
Math.
Je me dis que c'était un accident,
mais… je sais pas.
Peut-être qu'il avait une femme, des enfants.
*- Depuis sa publication hier, la vidéo de Phoenix
*continue d'enflammer la toile.
*Elle a dépassé les 4 millions de vues
*et des millions d'internautes soutiennent les ravisseurs.
*Une vague de sympathie qui suscite de vives in…
- Il a eu raison. - De quoi ?
- De pas nous dire pour le gars au sous-sol.
- Sinon, on aurait flippé. - Evidemment qu'on aurait flippé.
Les gens vont nous lâcher
quand ils apprendront
- qu'on a tué quelqu'un. - Je sais.
- Vous parlez de quoi ? - De rien.
Toujours pas de nouvelles d'Elias.
Non mais il va appeler.
Ce sera pas facile d'approcher Barker,
avec tous ces flics.
S'il appelle pas ?
Il va appeler.
- Et si les patrons nous donnent pas les actions ?
Quelqu'un manipule une caisse.
Béa, ça va ?
Tu fais quoi ?
- (Fait chier.) - Béa !
Béa, qu'est-ce qui se passe ? La sonnette retentit.
On ouvre la porte d'entrée. Ils entament la discussion.
Béa, tu peux descendre ?
Béa ! - Je suis là.
- Clémence ? - Bonjour.
- Que fais-tu là ?
Je cherche Elias.
Vous savez où il est ?
Le mobile sonne.
Il décroche.
- Elias, tu nous as fait peur. *- Passez-moi
*Lyne Frankenheimer. Elle met en suspens.
C'est le mec de la sécurité
de mon père.
Où est Elias ?
*- Avec moi.
Il va bien pour l'instant.
- Je veux parler à Lyne. - (Comment c'est possible ?)
- (J'en sais rien !) - Elle est pas là.
Mauvaise réponse.
Elias gémit de douleur.
*… *Dis bonjour à tes amis.
Je suis désolé.
Je suis désolé.
Je suis désolé…
*- OK. Vous voulez quoi ? - Un échange.
*Lyne Frankenheimer contre votre ami.
*Je vous envoie une adresse.
Soyez ici dans une heure.
- T'as vraiment aucune idée d'où il pourrait être ?
Murmure de négation. Béatrice soupire.
Est-ce que t'as remarqué
quelque chose de différent, un comportement étrange ?
Comment ça, étrange ? C'est Elias.
Pas plus que d'habitude.
Il était un peu…
- préoccupé par les événements. - Clémence.
On est ses parents.
Donc si tu penses qu'il a fait quelque chose de grave, dis-le.
Nous, on peut l'aider, tu comprends ?
Je crois qu'il est avec eux.
- Qui, eux ? De quoi on parle ? - De ceux qui ont enlevé les mômes.
Quoi, les Phoenix ?
Attendez…
Mon fils serait un terroriste écolo et aurait kidnappé des gosses ?
- J'ai pas dit ça. - Alors quoi ?
(Charles.)
On est en plein délire.
On parle de notre fils. Béa ! Oh !
- Tu as pas vu qu'il avait changé ? - On a tous changé !
Il a pas pu faire ça.
Non, non, non, non…
Elle gémit.
Hum… Du coup,
- qu'est-ce qu'on fait ? - Toi, rien.
Tu reprends ton poste à l'hôtel et tu dis rien à personne.
S'il t'appelle,
préviens-moi directement. C'est compris ?
- Oui. - OK.
…
(Fait chier. Fait chier !)
Et s'il a prévenu les flics ?
- C'est peut-être un piège. - Mais c'est moi
que mon père veut, il se fout des autres otages.
Comment tu le sais ?
Parce qu'il pense qu'à sa gueule.
- On peut pas laisser Elias avec ce type.
Et si elle nous balance ?
- Elle va pas le faire. - Et pourquoi ?
- Je lui fais autant confiance qu'à toi.
On doit se casser,
- l'incendie arrive. - Mais pour le plan, alors ?
C'est Elias qui devait parler à Barker pour les actions.
Je peux le faire, moi.
Tout le monde pense
que je suis un otage.
Je peux aller le voir et lui demander pour les actions
sans que personne se méfie.
Ouais.
- Tu foutais quoi ? Le préfet est arrivé il y a 20 mn,
et il est pas de bonne humeur. Pire qu'à la Fête de la musique.
- Tu peux me localiser un portable ? - C'est pour l'enquête ?
Pas vraiment, non.
Tu sais qu'il me faut un mandat.
C'est Elias.
Il a fugué avec une nana,
alors je suis un peu inquiète.
- Je veux juste savoir où il est. - C'est le début des emmerdes.
- Je vais voir ce que je peux faire. - (T'assures, Laurent. Merci.)
Préviens-moi dès que ça borne.
Bonjour ! Allez…
*- La pression monte autour du B.E.E. Forum.
*Nous retrouvons Claire Cavalli, notre correspondante.
- Je vais me chercher un truc à manger.
- Tu veux quelque chose ? - Non merci. C'est gentil.
*- La foule amassée devant le palace n'a qu'une question en tête.
*Où sont Amaury de Montchanin, Cassandra Sanchez,
*William Barker et Hans Frankenheimer ?
*Avant-hier, ils étaient les patrons
*les plus puissants d'Europe et ont depuis disparu des radars.
*Sont-ils toujours à Annecy ?
*La DGSI ne laisse filtrer aucune information,
*et tout le monde spécule sur le sort des otages.
*- Merci, Claire. Le Dr Bernard, psychiatre,
*va nous éclairer…
- Mes hommes ont interrogé les employés de l'hôtel et du forum.
On recoupe les témoignages
pour établir un lien de…
- Capitaine. Merci de vous joindre à nous.
Vous avez une idée
de là où ils se cachent ?
- On fouille la région, mais l'incendie complique les choses.
On va interroger
les habitants.
Et la vidéo, on a une piste ?
- Ils ont utilisé des VPN et des proxys
pour crypter les metadata. - Et… ?
On galère.
- Le monde entier nous regarde, on n'a pas le droit à l'erreur.
On va les trouver.
- J'ai eu le commandant des pompiers :
l'incendie est incontrôlable.
- Il me conseille d'évacuer. - Surtout pas.
- Les ravisseurs profiteraient… - Au contraire !
C'est du bon sens. On se doit de protéger les gens.
- On a encore de la marge. J'attends de voir l'évolution.
D'ici là, il va falloir gérer les manifestants.
Capitaine,
je compte sur vous.
Trouvez-moi ces enfoirés ! Je vous remercie.
- À quoi vous jouez ? - Pardon ?
Ne me contredites pas
devant le préfet.
Je vous tolère sur l'opération mais je peux changer d'avis.
- C'est clair ? - Très clair.
- Sur les affaires d'enlèvement, les premiers jours sont décisifs.
Pourquoi ajouter une évacuation ?
C'est pour la sécurité.
Le lieutenant referme la porte.
- Faites attention à vous. - Oui.
Je te laisse là.
Bon courage.
Merci.
- Bonne chance. - Merci.
Nous plante pas.
T'es sûre de toi ?
- C'est que mon père. Tu veux qu'il me fasse quoi ?
J'ai un truc à te dire.
Je suis pas douée pour ça.
- Faut qu'on y aille. - Oui, j'arrive.
Prends ça et garde-le avec toi.
C'est quoi ?
- Un moyen de pression contre mon père.
Tu verras en ouvrant le fichier. Mais n'en parle à personne.
Lyne.
On fait comme on a dit ?
Dans trois jours au bateau.
*- Salut, c'est Elias.
*Je suis pas dispo, laissez un message.
(C'est pas vrai…)
Béatrice.
Il a borné.
- Où ça ? - À la remontée mécanique
- des 3 Cerfs il y a une heure. - Et tu me l'as pas dit avant ?
Je viens d'avoir l'info.
Laisse-lui le temps de se rhabiller.
Elle met le contact.
- On n'est pas très loin. Ça va aller ?
- Elle prend une grande inspiration. - Bon… Attache-moi les mains.
Bogdan est super paranoïaque.
C'est pour ça que mon père le paie.
Léger gémissement de douleur.
Tu sais ce que tu fais ?
Et toi ? Tu vas tenir le coup ?
Ouais.
Le gars qui est mort…
Ça va aller.
Je suis désolée.
Si on s'était pas rencontrés, ça serait différent.
Justement, ça serait différent.
Prends soin de Nina.
- Je crois qu'elle a pas besoin de moi, mais ouais.
Thanks.
- Je vais aller derrière. - Hmm.
Il met le contact.
…
Il est là ?
Seul ? - Ouais. Tu me laisses parler ?
(Oui.)
On s'appelle vers 13 h,
quand t'as rassemblé les patrons.
Où est Lyne ?
Elias d'abord.
Elias ?
Dehors.
Viens.
Tu prends ça.
Allez.
Monte dans la voiture.
- Vite. - Ouais.
Aïe.
Il désarme son pistolet.
Pas un merci, rien.
- T'es mon sauveur. Que ferais-je sans toi ?
Lyne soupire.
- Je suis désolé ! - T'inquiète, ça va aller.
- Je marchais, j'ai vu… - Je sais !
C'est terminé ! Regarde-moi ! Respire.
- J'ai cru qu'il allait me buter. - Tu lui as dit quoi ?
Il a appelé les flics ? Il sait où est la colo ?
Non, il parlait que de Lyne.
OK ! Respire.
Oh putain.
- On va pas à la colonie ? - Y a plus urgent.
Chope les casquettes.
Mets-en une et file-moi l'autre. Il nous faut un accès à Internet.
Elle prend une photo. Son téléphone vibre.
Oui ?
Vous êtes où, bordel ?
- Mon mari handicapé a eu un problème, mais je suis pas loin.
*- On a pu remonter
jusqu'à leur ordinateur, il est dans un rayon de 30 km.
Quels sont les ordres ?
*- Le préfet va annuler le forum et donner l'ordre d'évacuer.
Ça va être le bordel. J'ai obtenu un délai, mais le GIGN
*va débarquer dans vos locaux. - J'arrive, je suis pas loin.
*- La réouverture de l'A17 est attendue dans 2 jours.
*L'onde de choc provoquée par les prises d'otages
*autour du B.E.E. Forum
*continue de se propager.
*Des manifestations spontanées dénoncent les manipulations
*attribuées à ceux désormais surnommés les Four Waste.
- C'est bon. *- Des milliers de manifestants…
Manifestation.
Quelqu'un ouvre la porte.
Lyne ! Comment ça va, ma puce ?
Dis-moi tout.
- Ils t'ont fait du mal ? - Fais pas semblant, y a personne.
- On vous a vus entrer ? - On est entrés côté parking.
Lyne.
Où est la carte SD ?
Quelle carte SD ?
- Où est-ce qu'elle est ?
Dis-moi où est cette carte.
- Je me souviens quand tu partais au boulot en costume, petite.
Pour moi, t'étais un super-héros.
Que ne ferait-on pas pour le profit ?
Ça a dû coûter cher de convaincre
tous ces gens de retirer leur plainte contre SaxeChem.
On va pas laisser quelques enfants handicapés
tuer notre poule aux œufs d'or.
Sincèrement,
je sais pas ce que tu cherches. Je suis pas conne.
J'ai hâte de voir
la tête du juge quand il apprendra que tu savais tout.
- Du juge, hein ? - Ouais.
Tu fais la maligne
mais t'es qu'une écervelée. Tu comprends rien !
Chef, s'il vous plaît.
T'as pas idée de ce que t'as fait.
Un jour, tu me remercieras.
C'est pour toi que je fais ça.
- Pour notre famille. - Y a plus de famille.
Y a plus de famille, y a que toi.
C'est ce que tu crois ?
OK.
T'es avec eux, c'est ça ?
On avait besoin d'un mécène.
Pour une fois, ton argent sert à faire le bien.
Elle se sert à boire.
Maintenant, fais ce que je dis. Ah, et si je me fais mal,
que ce soit une entorse ou un ongle cassé,
ta carte SD sera envoyée à la presse.
- Ça va ? - Ouais.
Tu nous as fait peur, mec.
- Oh putain. Ils t'ont défoncé ? - On a la connexion.
Lyne va pas tarder à appeler. J'installe l'ordi.
- Allez, viens. - T'es sûr que ça va ?
On ouvre vigoureusement la porte.
Où sont les autres ?
- Où est Antoine ? - Elle est là depuis longtemps ?
Où est ma fille, Sony ?
Il a été blessé ?
Tu t'es échappée ?
Du calme.
Du calme !
Laissez-la respirer, s'il vous plaît.
- Est-ce qu'ils vont bien ?
Oui, ils vont bien.
- Tu es sûre ? - Comment t'as fait
pour qu'ils la relâchent ? T'as donné quoi ?
- Rien. - Vraiment ?
Pourquoi nos enfants y sont toujours ?
- Demandez-le-lui.
- Ils m'ont libérée pour transmettre un message.
Ils se cachent dans ce périmètre.
On a identifié 46 bâtiments pouvant servir de planque,
mais vu la visibilité, on oublie les drones et on y va à pied.
- Si on tombe sur eux ? - Vous êtes autorisés à faire feu.
- Hein ? Mais enfin, ce sont des gamins !
- Et si votre fils était un des otages ?
Ce ne sont plus des gamins,
ce sont des terroristes. OK ?
On commence à l'est. On a divisé en 12 secteurs.
On remonte jusqu'à ce qu'on tombe sur eux.
OK. Mes hommes sont prêts.
- On ne peut pas obtenir le feu vert pour une chose pareille.
- Vous croyez que c'est si simple ? - C'est impossible.
*- Vos parts valent-elles plus que la vie de vos enfants ?
- On ne peut pas céder autant d'actions
sans la validation de nos boards. *- C'est votre problème.
*On s'est montrés coopératifs en relâchant un otage.
*À votre tour,
*si vous voulez revoir vos enfants.
Vous n'irez nulle part.
La police vous traque et les actions seront identifiables.
Ils vous retrouveront.
*- Je ne doute pas de votre talent, Barker.
*C'est simple : rendez-les anonymes.
- Anonymes ? *- Je vous laisse 15 mn.
- *Sinon on agira. - Attendez !
On ne pourra jamais…
*Mathi… ! - Jamais on aurait dû
changer de plan à la dernière minute.
- Barker contourne les règles au quotidien, ça va le faire.
Ça va le faire ?
Ça crame, les flics arrivent. On est dans la merde,
et c'est à cause de toi. - Elle a raison.
Il expire.
C'est ce que vous pensez tous ?
Mathias…
Allez me chercher Sony.
- Quoi ? - T'es pas sérieux, là ?
Allez la chercher, j'ai dit.
- On veut une bonne image et tu veux menacer la petite ?
Imagine s'ils filment. - Allez la chercher !
- Elias, va la chercher ! - Si tu la touches,
je te bute ! - Mathias ! Stop.
On réfléchit ensemble,
on est tous d'accord, non ?
Tu peux te calmer ?
- Ça va prendre 5 mn. Je gère. OK ? - Pose ça.
Mec, tu vas trop loin.
Coup de feu.
- Putain ! - T'es taré !
- C'était quoi ? - Je sais pas.
Viens.
Montez.
OK. OK.
Putain, montez !
Elo, monte.
Y a un truc ?
- (Attends.) Voix de Mathias.
Ouvre cette putain de porte !
- Ils s'embrouillent. On déverrouille la porte.
Mathias crie.
Entre.
Dépêche-toi !
Allez au fond.
Va au fond !
- Il se passe quoi ? - Ta gueule. Sony.
- Regarde-moi. - Ferme-la !
Recule. Sony, viens avec moi.
Viens, Sony.
Je t'en supplie.
Ta gueule, James ! Recule.
Je rigole pas. James !
- Je bouge pas. - Sony, viens.
On va dire bonjour à ton père.
Sony. Sony, viens.
Allez, dépêche-toi. Allez. - Mathias.
T'approche pas !
Je vais vous sortir de là.
La touche pas !
Mathias ! Ouvre la porte !
Je vais t'éclater, espèce d'enfoiré ! Mathias !
On parle pas uniquement d'actions.
Ça vient aussi avec un droit de vote.
- On parle de la vie d'Antoine, là. - (Arrête.)
Et puis, qui nous dit
qu'ils tiendront parole ?
- Et c'est impossible, selon William. - Laisse-moi réfléchir.
Et vous, vous en pensez quoi ?
- Je pense qu'il faudrait appeler la police
- et que Lyne… - Cassandra, on n'a pas le choix.
Il faut leur obéir. C'est la seule solution.
- Regardez qui dit ça. - Ce n'est que de l'argent.
- Sonnerie. - Il faut absolument récupérer…
C'est Mathias !
*- Sony,
*viens dire bonjour à ton papa. *- Papa !
- Coucou, mon cœur. Ça va ? *- Ça va.
- Ils sont gentils avec toi ? *- Oui. Ce matin,
*j'ai vu un renard. Et j'ai une poupée toute décousue.
- Tu manges… *- Bon…
*Dis au revoir. *- Au revoir.
Sony !
Mathias, j'ai peut-être une idée. Amaury a raison :
on ne peut céder autant d'actions sans l'aval de nos boards
ou conseils de direction, à part dans une situation bien précise.
Si on transmet des parts à nos enfants,
cette obligation ne s'applique pas.
Sauf quand le nombre de parts ne dépasse pas les 5 % du total,
ce qui est notre cas. Nous pourrons alors
rendre les parts anonymes en les transférant
vers une société-écran. *- Les merveilles du capitalisme.
- C'est possible, mais pas tout à fait légal.
*- Il vous faut combien de temps ? - Eh bien, je ne sais pas.
On utiliserait une de nos sociétés au Panama
avec le nom d'un autre bénéficiaire,
avant de lancer le transfert des actions.
*- Très bien.
*Je vous rappelle dans 2 h.
Je veux parler à Sony.
Mathias !
Sony…
William sanglote.
- Il va se passer quoi ? On est tous enfermés.
- C'est quoi, ce délire ? - Et s'il revenait pas ?
On déverrouille la porte.
CA VA ?
Eh ! Eh ! Eh !
- La prochaine fois que tu la touches, je te bute !
Y aura pas de prochaine fois,
on a obtenu un compte offshore !
On les a, ces putains d'actions !
Il grogne.
Je vous avais dit que je vous sortirais de là, non ?
Eh bah voilà, c'est fait. On peut passer à la phase 2.
Ah… Elias.
Il y a quelqu'un à l'hôtel à qui tu fais 100 % confiance ?
Ouais.
Ouais ?
Voilà, c'est nickel.
*- Nous avons le regret de mettre fin
*au B.E.E. Forum. - La navette ne va pas tarder.
*- Dans le cadre de l'évacuation d'urgence…
Pardon.
*- Rassemblez vos effets personnels.
- Allô ? *- Clémence, tu m'entends ?
Elias ? T'es où ?
*- J'ai pas le temps de t'expliquer. Tu peux parler ?
Euh… Oui, oui.
Tout va bien ?
*- Je peux rien dire. J'ai un service à te demander.
OK.
On toque doucement à la porte.
Je suis pas tout à fait prêt.
- J'en ai pour un instant. - Ne doutez jamais que des individus
conscients et engagés puissent changer le monde.
C'est toujours ainsi
- que ça s'est passé… - Pardon ?
Quelqu'un aimerait vous parler.
- Messieurs dames, excusez-moi !
Des bus vont venir vous chercher,
il y aura de la place pour tout le monde.
Ne prenez pas vos voitures, ça encombrerait les routes.
Vous servez à quoi ?
- Est-ce que t'as vu mon fils ce matin ?
- Pas depuis hier. - Nous parlions.
Il me faut un passe.
- J'ai le mien. - Merci.
Obéissez aux consignes et montez dans le bus.
La clé sécurité :
14-17-22-83…
- C'est ça. Non, c'est pas une blague.
- À virer tout de suite. - La totalité de mes actions.
Un virement instantané.
- Tu pourrais au moins faire semblant.
- Oui. Mais c'est dur, tellement je m'amuse.
- OK. Ma fille va aller se reposer. Tes affaires.
La journée a été longue. Allez, bonne nuit.
- Bonne nuit. - Bogdan.
Ça va, je sais marcher.
Et voilà, mon père est foutu.
Ton père ne sera jamais foutu.
- Tu vas pouvoir arrêter de jouer les bons chiens-chiens.
Tu vas où ?
- À la douche. Tu vas m'accompagner ?
Boissel ?
Vous êtes complètement fou !
Bonjour, professeur.
On brasse du vent depuis des années.
C'était le seul moyen
- pour qu'on nous écoute. - Epargnez-moi votre petit couplet.
Vous savez ce que je pense de la violence politique.
- Pardon, mais vous m'avez jamais convaincu.
Regardez ce qu'on a fait en quelques jours.
Vous avez fait quoi en 25 ans ? Tout est en train de cramer !
Ça y est, c'est la révolution.
- La révolution… - Ouais !
- Vous savez ce qu'est une révolution en sciences ?
Non.
- La rotation complète d'un corps autour de son axe.
Tourner en rond !
Maintenant, les climatosceptiques seront légitimes
à nous traiter de terroristes. Et vous risquez
- la prison à vie ! Vous réalisez ? - Oui !
Qu'est-ce que vous voulez ?
De toute façon, c'est déjà trop tard.
Il soupire.
Je me suis trompé.
J'aurais jamais dû vous laisser croire
qu'on pouvait changer le monde.
Je suis un grand garçon,
vous savez.
- Libérez les otages avant qu'il ne soit trop tard.
Mais c'est prévu !
Mais avant ça, il faut que vous m'aidiez.
J'aurais pas pris le risque si c'était pas important.
Professeur, on a eu une idée.
Si vous m'aidez, on va pouvoir changer le monde. Vraiment.
Et on le fera ensemble et à votre manière.
Sans violence.
- Qu'est-ce que vous attendez ? On évacue l'hôtel.
Allez.
La douche coule. Vous n'êtes pas seul ?
…
(Putain !
(Ton flingue.
(Allez.
(Au sol.)
Il est où, mon fils ? Il est où ?
Mais qu'est-ce qu'elle fait là, elle ?
- Hein ? Je te parle ! - Je vais vous expliquer.
- Toi, tu vas dans le salon. Toi, debout.
Dans la salle de bains.
- Ferme la porte. - Vous faites une erreur.
- Ça, c'est le téléphone de mon fils.
Elias. Ça te dit quelque chose ?
- Oui. - Pourquoi son téléphone est là ?
- Laissez-moi sortir. - Dis-moi qu'il va bien.
- Je crois, oui. - Tu crois ?
Officier.
J'ai des infos. - Tu sais où ils sont ?
Non, je sais rien.
- Vous m'entendez ? - Il va falloir faire un effort.
Le GIGN les cherche partout et finira par les trouver.
- Et par leur tirer dessus. - Laissez-moi sortir !
- Ils vont peut-être tous mourir. Tu comprends ce que je dis ?
- Oh ! - Toi, tu te calmes !
S'il te plaît.
- J'ai peut-être un numéro pour le contacter.
Tiens.
Tonalité. *- Le numéro n'est plus attribué.
Un téléphone vibre. - Je suis désolée.
…
Elle soupire. - Oui, lieutenant ?
Vous avez du nouveau ? *- On les tient.
Comment ça ?
*- Un berger les a croisés dans une colonie abandonnée.
*On est en route.
- Où ça ? Allô ? Tonalité.
- Qu'est-ce qui se passe ?
C'est…
Je vais avoir besoin de toi.
L'incendie gronde.
- Le feu est proche, on peut pas rester.
- Je suis d'accord. Faut qu'on se tire.
- Pour aller où ? - Au bateau.
- Vous allez pas nous abandonner ! Et Sony ?
Je l'emmène
retrouver son père. - Tu déconnes ?
On a les actions. On a réussi.
- C'est fini ! Plus rien nous retient ici. Surtout pas Sony.
- On aurait pu au moins prévenir Mathias.
Arrête avec Mathias !
On va tremper nos habits.
Toi, Eloïse ?
- On peut pas l'attendre. Il faut libérer les otages
et partir maintenant.
*Informations à la radio.
*- Nouveau rebondissement dans l'affaire du B.E.E. Forum.
*Nous avons appris la libération d'un des otages,
*qui va donner une conférence de presse
*en direct d'Annecy.
Brouhaha des journalistes.
…
…
…
Les gars ?
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