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- Tous les pompiers du département ? - Il se passe quoi ?
- L'incendie grossit. - Plus de jambes
ni d'autonomie.
- J'ai engagé un détective, aucune nouvelle.
- On aurait aimé savoir Lyne avec nous !
Comment on aurait su ?!
- Si Lyne leur donne la carte SD, on est fichus !
Pas ce soir, mais demain, OK.
- Nous n'avons jamais voulu verser un seul euro à cette association.
- C'est quoi, ce bordel ?! - On fait quoi maintenant ?
On tue un otage.
Le vent souffle fort.
…
Papa !
… Papa !
Papa !
Hé ! Papa !
Papa !
Papa !
Papa !
Papa !
P'pa !
Allez, papa ! Respire ! Papa !
Il halète.
…
- Ça va ? - Oui, oui, ça va.
- T'es sûr ? - Oui, il fait chaud. Bizarre…
- Ça fait 10 jours que t'as pas vu ton père.
- Tu veux pas venir à l'hôpital ? - Non, maman, je veux plus y aller.
Je supporte plus
- de le voir comme ça. - OK.
Sors aujourd'hui, fais quelque chose.
- T'as hockey ce soir ? - Ouais…
Très bien, à plus tard.
"NYC Hip Hop", Retroactive.
…
*Propos de protestations entremêlés.
- Chéri, viens prendre ton petit déjeuner.
- Oui, j'arrive. - Tu sors de ta chambre.
…
Il claque la porte.
Elias ?
…
*- Le préfet n'a pas souhaité s'exprimer sur l'enquête.
*Mais je peux vous dire
*que la DGSI a été dépêchée sur place.
*Tout le monde est dans l'incompréhension.
*Le programme a été chamboulé…
- Quel bordel… *- … de Montchanin et son épouse,
- *qui ont affirmé… - Où est maman ?
- Au boulot. Elle va être bien occupée avec ce bordel.
*- … un groupe terroriste non identifié.
- Ça va, fils ? - Oui, t'inquiète. Ça va.
C'est juste flippant.
Je devrais déjà être parti !
*- … a annoncé refuser l'argent qui lui avait été promis.
Je propose Antoine.
- Hier on le sauve et aujourd'hui on le tue ?
- Logique, son père donne la conférence.
- En quoi c'est logique ? - Et les thunes ?
Mais Jean Humbel a refusé !
- On tue pas les otages. - Ça faisait partie des risques.
Quels risques ?
Faut montrer qu'on plaisante pas.
- Une révolution, c'est toujours violent !
Y a toujours des gens qui vont plus loin !
C'est comme ça que des idées révolutionnaires passent
- pour des idées acceptables ! - On a toujours dit
qu'on n'utiliserait pas la violence. On parle de tuer !
Désolée…
- Qui va le faire ? - Quoi ?
Tu veux qu'on tue un être humain,
- mais qui… - J'ai pas parlé
de vous. Moi, je vais le faire.
Ah super, tout va bien !
- T'as perdu la tête ! - Mathias !
Complètement taré !
- Tu t'entends parler qu'on va tuer des gens ?!
T'as pété un plomb ? Putain, on va tuer personne !
Mais il est où,
- mon frère ? Celui que j'ai suivi ! - Ils font pire que nous !
- Qu'est-ce qu'on fait ? - On n'est pas ces gens-là !
On tue personne.
Là, tu vrilles.
- SAU-SAU-SAU ! SAUVONS LA PLANETE !
- *Annonce du programme. - Tout se passe bien ?
*- La conférence de 14h
*est également suspendue.
- Les conférences sont maintenues, oui ou non ?
Je te laisse t'en occuper.
- Qu'est-ce qu'on fait ? - Alors ?
- Des mecs de Paris ont pris toutes les chambres.
- Les clients se barrent. - J'y peux rien.
Désolée. Oui, alors ?
- Faudrait que tu passes à la gendarmerie.
- *-Y a un problème ? - On va manquer de stock de café…
…
Tu veux quoi, toi ?
- Je peux venir dans ton lit ? - Non.
- Laisse-moi tranquille. - J'ai peur toute seule.
- Et alors ? C'est pas mon problème !
Tu vas pas pleurer !
- J'aurais préféré que Lyne te tape, toi. Antoine était plus gentil.
Hé ! Tu saoules, viens.
- C'est vrai que les îles disparaissent
et que les animaux vont mourir ?
Je sais pas.
Peut-être.
- "Les oiseaux-éléphants et les lémurs géants, comme la plupart
"des autres gros animaux de Madagascar…"
- Nos spécialistes ont remonté l'identité des Phoenix.
Le seul qu'on n'a pas encore réussi à identifier,
c'est le chauffeur de la voiture.
Attendez.
Lui, je le connais.
Il travaille au centre équestre.
James Willis, 24 ans,
originaire de Liverpool,
délits mineurs, a même été vigile.
- La conférence de presse et maintenant ça !
Tu veux nous couler ?
- Rien d'étrange dans son comportement ?
- Sony était pas censée participer à cette sortie.
On va la retrouver.
Vos enfants doivent encore être
en France, peut-être même pas loin d'ici.
Et tu as fait
- cette conférence dans notre dos ! - T'aurais fait pareil !
- Non, pas si ça mettait la vie de ton fils en danger !
S'il vous plaît, madame !
Pour retrouver vos enfants, on doit travailler ensemble
et rester calmes, d'accord ?
Chaque minute compte en matière d'enlèvement.
- Et le forum ? - Il continue.
Faut qu'on garde le contrôle
- de la situation. - Bon !
- Merci. - Je vous tiens au courant.
- *Tonalité. - Décroche…
*- La personne que vous essayez de joindre…
Réponds, putain !
*- … après le bip.
- Mathias, il se passe quoi ? Je sais pas quoi faire !
S'ils trouvent le micro, j'suis dans la merde !
Rappelle-moi ! Ah, salut ! Ça va ?
Je te dépose ?
- Bah… vas-y ! C'est gentil.
- C'est dingue les incendies, non ?
Les pompiers maîtrisent pas le feu. Ils pourraient évacuer la ville.
Ta mère t'a rien dit ?
Ouais !
Petit rire.
C'est toujours bon pour ce soir ?
- Ce soir. - Ouais… Ouais ! Carrément.
Sauf si t'as autre chose…
Je finis à 20h.
Petit rire.
T'en penses quoi, toi, des gens
qui ont fait la prise d'otages ?
C'est dingue, mais je suis pas contre. Même si c'est pas
la meilleure solution, fallait bien faire quelque chose.
- Non ? - Ouais. Ouais, ouais…
*- Dans l'actualité aujourd'hui, cet incendie dévastateur
*qui continue sa progression dans les Alpes, malgré le combat acharné
*des pompiers. Des centaines d'hectares partis en fumée,
*plusieurs villages
*réduits en cendres, tels que Hauteluce et Villard-sur-Doron,
laissant les habitants dans le désarroi.
Tout de suite, un témoignage…
Aïe !
- Pardon, excuse-moi.
Y a un truc qui va pas ?
Non, ça va.
T'es sûre ?
Hum.
Tes parents ont fait une conférence pour annoncer
- ta disparition. - Ah…
Jean Humbel a refusé l'argent.
La police nous cherche, et mon frère…
Laisse tomber.
Mais t'inquiète.
Tu seras bientôt dehors.
Je suis vraiment désolé.
Tu sais quoi ?
Je crois que je fumerais bien un joint.
- Je croyais que c'était mauvais pour la santé ?
Foutu pour foutu…
- Voyez avec les commerçants. Y aura bien une caméra exploitable.
Lt Kacem ?
- Cpt. Bochatay, en charge ici. - Je sais qui vous êtes.
Relancez la plaque d'immatriculation.
On va avoir besoin de vos hommes pour tenir les gens à distance.
- Pardon ? Ma brigade ne demande qu'à vous aider.
- Je comprends votre frustration. Et le négociateur ?
- Ça avance. - Qu'il se bouge.
Le parquet antiterro' nous a confié l'affaire. J'ai 4 gouvernements
- sur les bras, la pression… - Lieutenant…
Récoltez les lauriers si ça vous fait du bien,
je m'en fous.
- Je veux juste retrouver ces mômes. - Moi aussi.
Vous avez des enfants ?
- Non. - Moi, j'ai un fils.
Je peux imaginer ce que ça fait. Ce sont les ravisseurs ?
- C'est des gosses ! - Le plus vieux a 25 ans
alors monter une telle opération sans aide extérieure…
- Y aurait quelqu'un au-dessus ?
4 enlèvements simultanés
dans 4 pays différents, un peu gros
pour des gamins. À qui profite le crime ?
On touche pas 12 milliards sans se salir les mains.
- Il est hors de question de négocier avec ces terroristes.
*Rien ne justifie de s'en prendre
*à des enfants. La radicalisation de ce groupuscule
*nous impose…
*- Des gens capables de faire ça sont totalement déconnectés
*de la réalité !
*C'est ça, la démocratie ?
*- Parler de climat, réchauffement, OK, mais pas avec un flingue
*sur la tempe. Le seul message
*à leur passer, c'est libérez
*les otages et rendez-vous !
*- Ou flinguez-vous ! *- On peut pas le dire comme ça…
Chute d'objets.
- … - C'est quoi, ça ?
…
- Qu'est-ce qui se passe ? Tu vas où avec ça ?
- Nina ? - Vous avez vu les infos ?
La police nous recherche, faut se casser !
Tu peux pas partir maintenant.
Mathias va trouver une solution.
- Ça va faire 1h qu'il est enfermé dans sa putain d'chambre !
Depuis qu'il a dit de tuer un otage, il est parti en couille !
On est foutus, OK !
Lyne, viens avec moi.
OK… Tu vas aller où ?
- Au bateau, comme on avait prévu de s'enfuir.
Non mais… Attendez…
Je pense que j'ai une idée.
Tout le monde nous pourrit dans les médias.
Si on réagit pas, personne va comprendre ce qu'on fait ici.
Tu proposes quoi ?
- Publier une vidéo pour nous défendre.
Quoi ?
- Mettre l'opinion de notre côté. - Sans Internet,
comment on publie la vidéo ?
J'ai pas encore trouvé la manière.
Le fermier.
Celui qui est venu ici l'autre fois.
- Le berger ? - Le berger !
Il a dit avoir une connexion GPS pour retrouver ses moutons.
- Bien joué. - Merci !
- On pourrait peut-être même faire encore mieux.
Si on arrivait à faire dire aux otages qu'ils sont d'accord
avec nous, ça pourrait nous rallier les gens.
Et comment ?
- En étant honnêtes. Je pense que ça peut marcher.
Pas qui approchent.
Mathias ? Mathias.
J'ai une super idée. Faut qu'on fasse une vidéo…
Alma, s'il te plaît… Dégage !
Dégage…
OK…
Comme tu veux.
- Comme la banquise fond, les ours polaires n'ont plus de place.
Donc ils chassent ailleurs. C'est très grave.
Tu vois ?
Porte. Sony, va là-bas, ma grande ! Va.
Ça va ?
Quoi ?
Non, je refais pas
- de vidéo. - Non, vous devez dire
- que vous êtes d'accord avec nous. - Pour nous et vous.
Je pense que tu le sais,
mais on va forcer personne.
Alma. Hé, hé ! Alma.
- Mais c'est des faux. - Oui.
On n'est pas vos ennemis. On vous le répète depuis le début.
…
…
Il allume le caméscope.
Bonjour.
- J'ai droit à un avocat, non ? - Vous n'êtes pas inculpé,
nous avons quelques questions, M. Humbel.
Pourquoi les ravisseurs voulaient que l'argent vous soit versé ?
Je n'en sais rien.
- Des terroristes soutirent 12 milliards et vous les donnent ?
Par pure générosité…
- Vous le reconnaissez ? - Mathias Boissel,
un de mes anciens étudiants.
- Quand avez-vous été en contact
pour la dernière fois ?
- Y a deux ans, quand il a refusé son diplôme.
- Il pourrait être le leader des ravisseurs.
Vous avez pas l'air surpris…
- Que la jeunesse utilise tous les moyens
pour sauver son avenir, non.
- Vous n'avez rien remarqué ? Signe, comportement ou phrase
- qui vous auraient alerté ? - Non.
Je n'ai rien à voir là-dedans.
Cet argent, c'est ce que j'ai toujours voulu,
je l'ai refusé quand j'ai su sa provenance.
Si j'avais su, j'aurais tout fait pour les dissuader.
La jeunesse pense par elle-même, que vous le vouliez ou non.
Tu prends ça ?
- Ouais. - Ouais.
C'est bon.
- "Le plus grand mépris" ? - Oui.
- On n'est pas des terroristes. Ce qui nous pousse à risquer
notre vie, c'est qu'on a choisi de répondre à la question que tous
devraient se poser : jusqu'où
iriez-vous pour empêcher quelques entreprises
de détruire la planète ? C'est bon ?
On la fait ensemble ? OK…
Comme ça ! Oh !
Je vois mieux !
ON RIPOSTE !
- Gardez votre sérieux. - ON RIPOSTE !
- Ça veut dire quoi ? - … se défendre.
Sois plus convaincant.
Maintenant, on va se défendre.
Tu montes.
1, 2 et 3 !
- Je peux dire que je sauve les ours polaires ?
OUI !
À toi, James !
Maintenant, on riposte.
Elles répètent sa phrase en rythme.
- Maintenant, on riposte ! - BRAVO !
- Acclamations. - Trop fort !
Merci.
Raccompagne M. Humbel.
Pourquoi vous m'avez pas dit avant qu'il connaissait Mathias ?
Si vous la jouez solo, on va jamais y arriver ! Franchement…
- Café ? - Oui, merci.
Vous en pensez quoi alors ?
- Si Humbel est pas impliqué, ça veut pas dire que les ravisseurs
ont pas un relais ici.
Tous les parents on eu une lettre devant leur porte.
Vu le contenu, ils ont pas fait appel à un coursier.
Le délai entre les prises d'otage et l'arrivée des lettres,
- ça colle pas. - Mais encore ?
- Leur complice est arrivé à rentrer dans l'hôtel,
malgré la sécurité.
Ou il est très discret ou il a une accréditation.
Pas mal.
Je suis arrivé à la même conclusion.
Mes hommes ont vérifié la vidéosurveillance de l'hôtel.
Les caméras dans le couloir des chambres étaient HS…
- Et celles des alentours ? - On a regardé aussi. Revérifiez.
- Ça va me prendre des heures. - Vous connaissez
tout le monde. Vous remarquerez
peut-être quelque chose. Je vais interroger
le personnel de l'hôtel.
…
- Bah, qu'est-ce que tu fais là ?
Y a la police qui nous interroge. On est tous convoqués.
Qu'est-ce qui se passe ?
Dis-moi, Elias, qu'est-ce qu'il y a ?
Tu peux m'en parler si y a un problème. Tu sais.
Je suis dans la merde.
On était ensemble vendredi.
Hein ?
- Bah, on a passé l'après-midi
autour du lac. À 18h, on a voulu prendre un verre,
sauf que, comme d'habitude, le bar de la place est plein
donc on est allés à la petite brasserie.
J'ai pris un Monaco… Un demi.
- Attends… Mais de quoi tu parles ?
- C'est ce que je vais dire à la police.
Donc si tu veux, tu peux dire la même chose.
Mais… pas en pinte, hein.
En demi.
J'aime pas les pintes.
Petit rire.
Il soupire.
- T'as quelque chose, toi ? - Non.
- Je fais une pause, tu veux un truc ?
Non, merci.
…
Ça va ?
- Oh oh, ça va ? - Oui.
- Tu veux une mini-gaufre ?
Euh… non, merci.
Allez… On y retourne…
…
Ils rient.
…
- Et toi, tu veux faire quoi plus tard ?
- Euh… à la base, je voulais faire médecin.
Mais là, je crois que j'ai changé d'avis.
Là, je vise plutôt PDG de Dedal Industries…
Et tu changerais quoi ?
Tu me poses vraiment la question ?
Et toi, tu voudrais faire quoi ?
- Hum… Laisse-moi réfléchir.
PDG de Dedal Industries.
Plus facile avec le piston.
- Pistonné, moi ? - Non, jamais.
- Ça fait longtemps qu'on me l'avait pas dit !
Ils rient.
Et…
Le livre qu'il y a dans ton sac, "Ravage", tu l'as lu ?
Deux fois.
- Pourquoi ? - Vraiment ?
Ouais.
- Non parce que c'est un de mes romans préférés.
C'est vrai ?
- Tu crapotes en fait ? - Je crapote pas.
Mais si !
- Je fume bien ! - Montre !
Elle aspire la fumée.
Elle souffle la fumée.
J'ai mal vu du coup.
Tu la refais ?
Elle aspire la fumée.
Elle souffle la fumée.
…
…
(Pardon…)
Notification.
C'est prêt.
- Ça va marcher, non ? - J'espère.
- Prête ? - Ouais.
- OK, on y va. - Comment vous allez faire
- pour trouver la cabane du berger ? - Il a dit
"de l'autre côté de la crête",
- y a pas beaucoup d'habitations. - James, je veux pas que tu partes.
Hey !
- T'inquiète, je reviens vite. - Tu promets ?
Oui, je promets.
Et tu restes avec Nina.
Tu veux continuer
les dessins ? Viens.
Hop là !
- À tout à l'heure ! - Si on n'est pas revenus ce soir,
faites ce que vous voulez.
Mais vous allez revenir.
Allez, on y va !
- Alma, je voulais te dire un truc. - Quoi ?
- J'ai repensé à ce qui est arrivé à la télé.
Et à ce que tu as subi.
Avec les "haters" et tout.
À l'époque, j'ai partagé des publications,
mais je captais pas.
Bref, je voulais te dire que je suis désolé.
Quoi ?
- C'est vrai que tout serait différent si c'était nous,
les dirigeants des Four Wastes.
On serait pas PDG, y a d'autres moyens.
Ouais, du genre ?
- Les conseils d'administration en ont rien à foutre des manifs.
Par contre, ils sont obligés d'obéir à leurs actionnaires.
Si on arrivait à rentrer dans le capital de ces boîtes,
on ferait des trucs de fou.
On aurait accès à leurs comptes, on voterait en AG,
- on déposerait des motions. - Pourquoi tu dis ça ?
Il soupire.
- J'en ai marre d'avoir peur de me sentir impuissant.
Si on était actionnaires, on pourrait changer les choses !
- Très bonne idée, mais on n'a pas la thune pour les actions.
Pour les acheter, non.
Mais nous, nos parents peuvent nous les donner.
Attends…
Comment ça ?
La rémunération d'un patron
est composée d'une part fixe,
ça, on s'en fout, et d'un bonus
en actions, ce qui nous intéresse.
Mon père en a des dizaines de milliers,
- les parents des autres aussi. - Et ?
- Les marchés donnent un prix indicatif
aux actions. Tu peux les céder pour zéro.
- Vos parents vont pas accepter de donner des actions.
- Ils vont pas kiffer mais ça se tente.
Une boîte de cette taille, suffit d'avoir 0,5 % des parts
pour déposer des motions en assemblée générale
et changer les choses.
- OK. J'ai une question : comment les utiliser derrière,
- si on est recherchés ? - Vous, vous pourrez pas,
mais vous devez juste
nommer un administrateur qui le fera pour vous.
T'en penses quoi ?
- Elle frappe. - Mathias ?
(Putain !)
Où on va ?
Tu m'emmènes où, là ?
Attends ! Attends ! Attends ! Tu fais quoi là ?
S'il te plaît, non !
- J'ai pas l'intention de vous faire du mal.
OK ?
J'ai juste besoin de vous pour passer les barrages de flics.
Après, je vous libère.
Je vous promets.
Vous pouvez conduire ?
Oui.
Mathias, fais pas ça !
- On a trouvé une solution ! - Je sais ce que je fais !
- Mathias ! - Attends, attends !
- Fracas. - Ah !
Elle halète.
…
Il suffoque.
… …
(Oh putain…)
…
Qu'est-ce qui se passe ? Hé ?
Non ! Nina, non non !
(OK… OK…)
- Putain… - C'est qui, lui ?
- Ça va… - Mathias ?
- (Je suis là…) - Mathias !
- (Putain…) - C'est à cause de moi
s'ils ont fait tout ça.
- On n'a obligé personne à transgresser la loi.
- Au contraire ! C'est notre faute, à tous ! Les gens qui polluent,
et nous qui leur avons mis toutes ces idées
dans la tête ! Regarde…
"Ne doutez jamais qu'un petit groupe d'individus conscients
"et engagé puisse changer le monde."
- Tu te souviens ? - Oui, Margaret Mead.
On frappe.
Professeur, on peut se parler ?
C'est par là ?
(Ouais.)
Ils sont essoufflés.
…
Merde.
Il était pas censé être dans la vallée d'à côté ?
Faut qu'on bouge.
Oui…
- Quand l'avez-vous reçu ?
- À mon arrivée, on me l'a donné à la réception.
Pourquoi ne pas en avoir parlé ?
Je vous l'ai déjà dit…
Je n'ai rien à voir avec cette histoire.
Je… Oh…
- Je peux savoir ce que vous faites, là ?
Vous allez m'arrêter, non ?
- Pour l'instant, je garde cette lettre.
Et restez joignable.
- Tu crois que c'est là ? - Y a qu'un moyen de le savoir.
Mais s'il est dedans ?
Non, il est…
En ce moment, il est avec ses moutons, non ?
- J'ai une tête à m'y connaître en moutons ?
…
OK, on dirait qu'il y a personne. Comment on entre… ?
Bris de verre.
…
…
Et… je monte la garde ?
Oui.
(Oh, putain…)
…
(Allez, allez, allez…)
Plus vite.
Aboiements.
…
Allez !
- Alma, il arrive ! - (C'est pas terminé !)
- Alma ! - Oui, je sais !
- Bouge-toi !
- (C'est pas ma faute si c'est une connexion de merde !)
Putain, plus vite !
- Faut qu'on se casse tout de suite ! Dépêche-toi !
J'arrive !
- (Allez !) - On n'a plus le temps !
(Il est là !)
Sonnerie.
- Lieutenant ? *- Pourquoi vous n'êtes pas là ?
- *Et la vidéosurveillance ? - Rien
- *pour l'instant. - Ils ont posté un truc.
*- Qui sont les vrais terroristes ?
*Nous qui sommes prêts
*à tout pour garantir au monde un avenir viable
*ou eux qui accélèrent la crise climatique
*en méprisant l'avenir de leurs enfants ?
*- ON RIPOSTE ! *- Jusqu'où êtes-vous
*prêts à aller pour les empêcher
*de détruire la planète ?
*- On va se défendre ! *- Je veux sauver les ours polaires.
*- On riposte ! *- MAINTENANT, ON RIPOSTE !
*- Aidez-nous à changer les choses, nous sommes les Phoenix.
*- Vous avez 7 nouveaux messages. *Bip.
*- Elias, c'est maman. Rappelle-moi, s'il te plaît.
*Faut qu'on se parle, c'est important.
*Bip. *Rappelle-moi, c'est urgent !
*Bip. *Je deviens inquiète, vraiment.
*Bip. *Rappelle-moi, mon cœur.
*C'était maman.
- Antoine a eu une super idée, ça peut marcher.
Si j'étais pas…
… arrivée, tu te serais vraiment tué devant tout le monde ?
- Tu connais l'histoire de Jan Palach ?
Non.
- C'est un étudiant tchèque qui s'est immolé par le feu
- à Prague en 1969. - Pourquoi ?
- Parce qu'il luttait contre l'oppression soviétique.
Il avait tout essayé, faire des manifs,
distribuer des tracts,
organiser des actions, y a rien qui marchait.
Jusqu'à ce qu'il se fasse cramer par le feu sur la place publique.
Et là on l'a écouté.
Moi, je veux qu'on nous écoute pareil !
- Il avait une sœur, ton Jan Palach ?
Vibreur.
(Putain…)
- Quoi ? - J'ai un message d'Elias !
*- Vous avez un nouveau message, reçu à 8h57.
*- Mathias, il se passe quoi ?
*Je sais pas quoi faire. S'ils trouvent le micro,
*j'suis dans la merde ! Rappelle-moi.
- Rappelle-le. - Oui.
Vibreur.
(Putain !)
Mathias, c'est quoi, ce délire ?!
J'ai failli me faire prendre ! *- Calme-toi !
*On a trouvé un nouveau plan.
*Va falloir que tu rentres en contact avec le père de Sony.
- *Je te rappelle. À tout'. - OK.
Elias crie.
…
…
france.tv access
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