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*- Vous annoncerez l'investissement de 12 milliards.
Et mes actionnaires ?!
Il a nos enfants.
- Si tout se passe bien, vous serez dehors
- dans quelques jours. - Vous voulez de l'argent ?
*- Nous donnons
12 milliards d'euros à la fondation Climate Shield,
sous la tutelle du Pr Jean Humbel.
Cris.
- C'est qui ? - Ma petite sœur.
Elle est malade.
Y a quelqu'un ?
Il est pas avec eux !
Cris. Coups.
*X-Ray Dog, "Outta Control".
…
…
…
*Rap allemand hardcore.
…
On vient.
…
…
…
- Nina, file-moi les clés ! Vite ! - Tiens ! Tiens !
Il se passe quoi ?!
C'est quoi, ce bordel ?
Putain, c'est quoi ?!
C'était elle !
- Qu'est-ce qui s'est passé ?
Lyne, elle a…
- Elle l'a tapé. - Il s'est passé quoi ?
Antoine,
ouvre les yeux.
Il s'est passé quoi ?
- Lyne ! - Elle est tarée !
J'ai pas réfléchi.
Elle a balancé
le tabouret !
- Math, viens m'aider. - Alma,
tiens-la en joue.
Fais attention à sa tête.
Gémissements d'efforts.
- Alma, tu gères ? - Pourquoi, Lyne ?
Qu'est-ce qui t'a pris
de faire ça ?
J'avais peur…
que vous nous fassiez du mal.
Je veux pas rester ici,
- s'il te plaît. - OK.
Allez, viens avec moi.
Elles vont où ?
Je veux venir aussi. Hé !
Tu bouges pas !
Me laissez pas
avec la folle !
- Mettez-le là.
OK. Math, tu peux me trouver une compresse ?
Là-bas, ouais.
James, il me faut de l'eau.
Tu vas en chercher ?
- Oui. - Merci.
*- C'est quoi, cette histoire
*de Climate Shield ? Tu l'annonces sans en parler à personne ?!
- Je sais, Franck. *- T'as reçu l'accord du board
*parce que l'argent était censé revenir.
*Pas question de le donner sans contrepartie.
*- Le titre a déjà perdu 12%, même Bercy s'inquiète.
*Ils ont essayé de t'appeler. - Je les rappellerai.
*- Les Saoudiens menacent d'annuler la fusion.
On m'a menacé.
- *-Qui ? - Des activistes. Pour eux, Ice Back
et le forum ne reposent sur rien et ils nous font chanter.
*- Il fallait pas entrer dans cette magouille de Frankenheimer.
*Pourquoi t'as rien dit ?
- C'est arrivé d'un coup, j'ai dû décider.
Je vais faire en sorte
que les Saoudiens reprennent les négociations. Tout ira bien.
Rassurez les actionnaires,
je me charge du reste.
Vibreur.
Ma chérie ? *- Je te réveille ?
- Non, je termine une réunion. *- J'ai pas de nouvelles d'Antoine.
*- Bonjour à tous. 7 heures sur Radio Rhône-Alpes. Actualités.
*Après les mesures choc annoncées au B.E.E. Forum,
*plusieurs associations de protection de l'environnement
*se demandent si les Four West respecteront leur engagement.
Tous les pompiers du département ?
Ils ont besoin de renforts, mais on fait comment, nous ?
Tu sais le nombre de personnes
que j'ai en ville ? - Il se passe quoi ?
L'incendie des Bauges grossit.
- Que veux-tu que je te dise ? On fera avec.
(Merci.)
Bon. En tout cas, merci
de m'avoir prévenue.
(On croit rêver.)
C'est bon.
Il a pas mal saigné, mais ça ira.
T'as été top, Elo.
Va te reposer, je m'en occupe.
- Tu penses pouvoir gérer, s'il y a un problème ?
Je suis désolée, je suis sur les nerfs.
T'inquiète, je vais m'en occuper. Va rassurer
les autres, si tu veux.
Porte.
- Si le berger les avait entendus appeler à l'aide,
on serait foutus. Elle frappe Antoine, c'est débile.
Elle a paniqué, c'est tout.
Et toi,
t'en dis quoi ? C'est toi qui la connais le mieux. Nina ?
J'en sais rien. Pourquoi
elle mentirait ?
De toute façon, c'est réglé.
OK.
- C'est quoi, le plan, maintenant ? - Désolé, je suis crevé.
Je vais dormir un peu avant mon tour de garde.
Gémissements d'efforts.
…
On vient.
Vous faites quoi ?!
Ça va ?
T'as l'air nerveux.
- Ça part en couille ? - Ferme-la.
- T'as rien bouffé ? - Non.
- Pourquoi ? - J'ai pas faim.
Putain.
Putain !
C'est comme ça que tu veux
la jouer ?!
Un pseudonyme.
Vous avez que ça ?
C'est son nom de graffeuse.
On n'a pas encore sa vraie identité.
- Lyssa. Pourquoi ça me dit quelque chose ?
- Elle avait fait la bannière sur la tour SaxeChem.
Ça va, je connais la photo.
C'est elle qui a enlevé Lyne ou pas ?
Les recherches sont en cours.
Changez de disque.
- Cette Lyssa en a après vous. - J'ai bien compris.
Lyne n'est pas idiote,
que fait-elle avec cette fille ? - Elle est
maligne.
Elle n'était pas seule.
Un complice a pu faire
- une erreur. - Trouvez-la,
cette putain d'erreur.
Si Lyne leur donne la carte SD, on est fichus !
- Slogans. - Je suis devenu une sorte de star.
Le forum m'a même proposé une protection policière.
*- Toi avec un flic collé aux basques !
- Je les ai envoyés balader. *- Je te fais confiance.
*Jean, dis-moi que t'as pas pris tes mocassins.
Ils sont très bien, ces mocassins.
*- Horribles. J'imagine même pas qu'on te photographie avec.
- Je suis ton patron, ne l'oublie pas.
*- Ça devrait être l'inverse. - C'est quoi, ce bruit ?
*- Je suis à la gare.
- Tu voulais pas rester à Paris ? *- Avec toi sous les projecteurs ?
*Pas question. - Je me disais bien
que les dirigeants d'entreprise préparaient un coup médiatique,
mais je m'attendais pas à ça. *- Tant qu'ils donnent,
*on s'en fout. Ça fait au moins 10 000 fois plus
*que ce que la fondation a touché en 15 ans. Incroyable.
Oui, mais je dois y réfléchir.
*- Non, Jean. Me dis pas que tu vas refuser.
- Ces gens ne donnent rien sans contrepartie.
*- Et alors ?
*Ils donnent, on prend. - J'ai reçu un message étrange
à mon arrivée. Je t'en parle quand tu seras là.
On déverrouille la porte.
Aux toilettes.
Je peux aller pisser ?
Non, juste elle.
Comment je fais ?
Tu prends ça.
Allez !
…
ET UN, ET DEUX, ET TROIS DEGRES !
C'EST UN CRIME CONTRE L'HUMANITE !
Cris, acclamations.
HUMBEL ! HUMBEL !
HUMBEL ! HUMBEL ! HUMBEL !
HUMBEL ! HUMBEL ! HUMBEL !
Faut pas rester là !
Monsieur Humbel, faut pas rester là.
… J'ai ma voiture là-bas.
… Laissez passer !
…
Vous dégagez !
S'il vous plaît !
Allez !
HUMBEL ! JUSTICE !
HUMBEL ! HUMBEL ! HUMBEL !
Arrêtez.
…
Vous comptiez aller où comme ça ?
- J'allais chercher du tabac pour ma pipe.
Ceinture.
- … - Vous êtes
- presque aussi célèbre que Beyoncé. - Qui ?
En tout cas,
- merci. - Mon fils va être fou de jalousie,
- il est complètement fan. - Ah bon ?
Eh ben !
…
Il y a de l'eau, là.
Deux jours sans douche,
j'ai l'impression d'être un clodo.
Quoi ? T'es gênée de me voir nue ?
Tiens, du savon.
…
Je t'ai pas menti sur tout.
En tout cas, ça n'aurait pas été si compliqué,
si j'étais pas tombée amoureuse.
Mon père, c'est un sale con.
Prenez-lui un maximum d'argent.
Tu fais quoi ?
Moi aussi, je suis désolée.
Pourquoi tu dis ça ?
T'as rien fait de mal.
Hors de question !
- On s'est engagés face aux médias du monde entier.
On doit donner l'argent
à Climate Shield.
Et on regarde
Humbel tout dilapider dans les pays du Sud ?
Mon board n'acceptera jamais.
Malgré ses airs de professeur inoffensif,
je n'ai pas confiance en lui. - On ne peut pas renoncer.
Ça ne fera qu'empirer la situation.
Ice Back.
- Quoi ? - Il accepterait
- d'investir dans le projet ? - Jamais.
- Pourquoi pas ? - Humbel ne croira jamais
*en Ice Back. *- Mais si. Nos ingénieurs
*ont camouflé les défauts.
*Le grand public va gober la pilule et Humbel fera pareil.
Il peut faire ce qu'il veut,
tant que je récupère Sony.
Je vais lui parler.
Quoi ?
- On doit reprendre le contrôle. - On ne fera rien sans l'accord
d'Amaury.
Amaury n'est pas là.
Je me laisserai pas entuber par un pseudoscientifique.
Il remboursera les 12 milliards
en investissant dans le projet.
- Hans, tu ne peux pas partir… Porte.
(C'est pas vrai.)
Respiration haletante.
*- Ils vont demander à Humbel de réinjecter l'argent
*dans Ice Back. - (Putain.)
Vrombissement d'un avion.
…
Soupir de soulagement. - (Putain.)
Respiration difficile.
…
Ça va ?
- Ça me brûle, j'arrive pas à respirer.
Ça te brûle où ? Là ?
- Ça te fait mal là ? - Ça brûle.
…
- J'arrive. Tu respires le plus doucement possible.
J'arrive.
…
Il fait un hémothorax !
Il a dû se blesser.
J'étais focus sur sa tête, j'ai rien vu.
- Il se passe quoi ? - C'est Antoine.
Je réfléchis.
- Eloïse, il faut faire quoi ? Tu sais faire ça.
Non, j'ai pas appris ça.
J'ai pas le bon matos.
- Calme-toi. Si on fait rien, il se passe quoi ?
- Il… - T'as besoin de quoi ?
L'espace aérien est fermé.
- L'hélicoptère de ma femme est à 10 minutes.
Seul le contrôle aérien
- autorise à atterrir. - Appelez-les !
Je peux rien faire.
Renaud, c'est Amaury.
Monsieur.
Le ministre de l'Intérieur
aimerait vous dire un mot.
Allô ?
- 11h43 sur Radio Rhône-Alpes. Tous les yeux sont tournés
vers le B.E.E. Forum, après les annonces inattendues
des organisateurs, lors de la cérémonie d'ouverture.
Une question demeure : comment Climate Shield et le Pr Humbel
comptent-ils faire bon usage de cette somme astronomique ?
Nous le saurons lors de la conférence…
- Bonjour. - Bonjour.
- Retrouvons notre envoyée sur place…
C'est moi qui vous remercie.
- Bonjour. - Bonjour, monsieur.
*- La conférence aura lieu
*dans 10 minutes. - Tout le monde est en panique
- à cause des annonces. - Ouais.
Tu fais un truc ce soir ?
Enfin, on se voit ?
Euh…
Vibreur. Je… Attends.
…
Faut que je voie…
Bonjour, madame.
Ce soir, ça va être compliqué.
Désolé. Mais demain, oui.
Je peux te laisser 2 minutes ?
Juste 2 minutes.
- Ça va ? - Ouais, ça va.
(Mec, t'es malade de m'appeler sans prévenir.)
*- Je vais t'envoyer une liste de trucs à trouver à la pharmacie.
- Y a un problème ? *- Trop long à t'expliquer.
*James et Alma viendront tout récupérer, trouve un endroit.
(T'es pas sérieux ?)
*- Si, putain ! On a un blessé grave !
- Y a une pharmacie au bout de la ville, pas loin de chez vous.
*- Envoie-moi l'adresse, ils seront là dans 30 minutes.
Rien que l'an dernier,
la concentration de CO2 dans l'atmosphère
a été mesurée en moyenne
à 421 parties par million.
Des chiffres qui n'ont pas été observés
depuis 3 à 4 millions d'années. Cette concentration inédite
aura des répercussions pendant des siècles.
Même si on arrête d'émettre des gaz à effet de serre aujourd'hui,
il faudrait 10 000 ans avant que le surplus soit absorbé par les océans
et les sols. En résumé : quoi qu'on fasse,
le monde qu'on connaît ne sera plus jamais le même.
Il est donc
- déjà trop tard ? - Non, simplement,
il est plus qu'urgent d'agir, et de toutes les façons possibles.
- À présent, on va prendre quelques questions.
Des questions sans rapport
avec les annonces récentes.
Madame ?
- Les gigantesques incendies actuels vont-ils devenir la norme ?
*- Vous avez un nouveau message reçu aujourd'hui à 9h25.
*- Amaury, Franck retourne le board contre toi.
*On a une réunion de crise dans 1h pour discuter de ta mise à pied.
*Je voulais que tu le saches.
Antoine, il est pas là ?
Amaury, qu'est-ce qui se passe ?
Il applaudit.
Bravo.
C'était… passionnant.
- M. Frankenheimer, vous avez assisté
- à ma modeste conférence. - Depuis hier, on est partenaires.
J'aime pouvoir regarder dans les yeux
les personnes avec qui je fais affaire.
- Je croyais que ces 12 milliards étaient un don.
Ça n'interdit pas
le pragmatisme.
Je suis étonné
que vous n'ayez pas proposé d'investir
cet argent dans notre projet pour les glaciers.
Cela peut être une bonne opportunité pour vous
et une preuve
de notre combat commun contre le changement climatique.
Je vois.
Et si nous arrêtions ce petit jeu ?
Nous savons que ce projet
n'a aucune chance de fonctionner.
Ice Back pollue bien plus que ce que vous voulez faire croire.
Vous êtes bien sûr de vous.
Vous seriez plus apte à en juger que des ingénieurs renommés ?
Des ingénieurs renommés
qui valent à votre entreprise d'être cernée par les procès.
- Les produits de SaxeChem n'ont aucun impact négatif sur la santé,
études à l'appui.
- C'est ce que j'ai entendu dire. Ce sera à la justice d'en décider.
- Il y a une chose que j'aimerais vous demander.
Quand vous dites
qu'il faut agir de toutes les façons possibles,
vous entendez vraiment toutes les façons,
y compris la violence ?
Bon, ni actions ni obligations.
Vous ferez un virement sur notre compte. Vous avez le RIB,
je suppose.
- On n'aurait jamais dû venir ici. - Arrête.
- Imagine si on se fait choper à cause de ce gamin de riche.
On n'a pas le choix.
- Tu penses des fois à tes parents ? - Le moins possible.
Mon père était…
C'était un connard
qui me tapait du matin au soir.
Ouais, quand il était pas trop…
- Bourré ? - Ouais.
Je suis désolée.
Pas lui.
Non, il s'est…
il s'est jamais excusé.
Et la seule chose que je regrette,
c'est de pas lui avoir…
pété la gueule
avant sa mort.
Je te comprends, tu sais ?
Il est là, je vais y aller.
Je te félicite, t'as jamais dit autant de mots d'un coup.
On klaxonne.
Désolé, monsieur.
…
Deux minutes, monsieur !
Vous en êtes sûr ?
Comment il a fait venir sa femme ? L'espace aérien était fermé.
Il soupire.
Je vois. D'accord.
- Pourquoi on n'avance pas ? - Je suis désolé,
un véhicule bloque toute la rue.
Coups de klaxon.
…
Vous vous croyez où ?
Bougez de là.
Dégagez ou j'appelle la police.
- Vous comprenez ? - Oui.
- Pardon, monsieur. Excusez-nous. On s'en va tout de suite.
On est désolés.
- T'as vu qui c'était ? - Oui, faut qu'on se casse.
- LES PATRONS, VOUS ETES FOUTUS ! LA JEUNESSE EST DANS LA RUE !
*- Ton éviction sera annoncée dans 2h.
*Entre les cours qui s'écroulent et le deal avorté avec les Saoudiens,
*j'ai rien pu faire. - Vous avez voté comment ?
*- À l'unanimité. - Même toi ?
Merci de m'avoir prévenu.
(Putain.)
Bon.
Ben, je suis viré.
(Putain.)
Et l'argent ?
Tu crois qu'ils vont l'envoyer quand même ?
Je t'ai pas tout dit.
J'ai fait suivre Antoine par un détective.
- Quoi ? - À cause de son problème de drogue.
- Mais j'ai aucune nouvelle du type. - Ça fait des mois
que je bataille pour qu'il voie un psy.
Tu préfères le faire suivre ? T'es à côté de la plaque.
Maintenant, on va récupérer Antoine.
Et on le fait à ma manière.
- Vous avez ce qu'il faut, c'est bon ?
Oui.
On a croisé Frankenheimer.
- Quoi ? - Il a rien capté.
On voulait juste que tu sois au courant.
On y va, vous allez m'aider.
- J'ai jamais fait ça. - Moi non plus.
Gémissements.
- Je peux pas voir ça. - Ouvre ça et donne.
James.
Désolé, je peux pas.
- … - OK.
- Tu sais ce que tu fais ? - C'est bon.
Prépare-moi une compresse avec deux sparadraps.
(Entre la 2ᵉ et la 3ᵉ côte.)
Elle chuchote.
- Pourquoi une compresse ? - Ça va saigner.
Profonde expiration.
…
(OK.)
T'es sûre de toi ?
- Si je pique bien, le sang s'évacuera.
Et si ça coule pas ?
Je lui aurai percé le poumon.
(OK.)
Gémissements.
(Oh, putain.)
…
- (OK.) - Ça saigne, là.
- C'est normal ? - Oui. Donne.
- (C'est dégueulasse.) - Ça rentre pas.
…
Ça doit s'écouler.
…
- Ça s'écoule pas, Elo. - Tu peux garder ton calme ?
OK.
…
(Putain.)
…
(Putain, ça marche !
(Putain, ça marche !)
Mathias éclate de rire.
- … - Oh, putain !
Tu l'as fait. Putain, c'est ouf.
- Ça te ressemble vraiment. - Merci.
Tu me donnes le jaune ?
Merci, Sony.
Hé, Sony.
Je peux te parler ?
Merci.
Je voulais juste m'excuser
de t'avoir crié dessus hier.
Et… je te demande pardon.
- Tu promets que tu seras plus méchant ?
- Je promets que je vais essayer, d'accord ?
- Merci. - Lyne est plus méchante que toi,
de toute façon.
Pourquoi tu dis ça ?
Lyne n'est pas méchante.
T'as pas quelque chose
- à me dire ? - Quoi ?
- Pourquoi t'as dit que t'étais désolée aussi ?
Je sais pas de quoi tu parles.
Pourquoi t'as frappé Antoine ?
- J'ai eu peur quand il a crié… - Tu ne fais
que mentir !
Sony t'a vue. Il avait pas commencé à crier que t'avais le tabouret
- dans la main ! - Tu vas pas croire la petite…
Pourquoi t'étais désolée ?
- Hé ! - Lyne nous prend pour des cons.
Pose ton flingue.
- Tu prends sa défense ? - Non,
on va discuter dehors. D'accord ?
Nina.
Pourquoi
tu le regardes, lui ?
C'est moi qui te parle !
J'hallucine.
- Vous vous connaissez ? - Non, on se connaît pas.
Arrête, Nina !
Ouvre la porte !
Arrête !
Fais pas l'enfant !
Nina, je vais t'expliquer.
- Tu comptais nous le dire quand, exactement ?
- J'attendais le bon moment. - J'hallucine, en fait.
On aurait aimé savoir que Lyne était avec nous.
- Sois honnête, t'aurais accepté ça ?
Comment vous croyez qu'on a eu l'oseille
pour l'opération
et qu'on a su qu'ils détournaient
du fric ?
Lyne est la fille de Frankenheimer, mais sans elle, on serait pas là.
C'est moi
- qui ai voulu garder le secret. - Tu te prends pour qui ?
À cause des produits de son père,
ma sœur est handicapée !
Tu nous caches d'autres trucs, Mathias ? Et toi,
comment t'as pu me faire ça ?
Me touche pas !
- C'est pour ça qu'on voulait rien te dire.
- Elle travaille peut-être pour son père.
Je bosse pas pour lui !
- T'as pris un gros risque seule. - Si tu bosses
- pour lui, tu vas pas nous le dire. - Stop.
- T'es une menteuse ! - Stop !
- Mathias a raison, on l'aurait jamais acceptée.
- Vous le savez. - T'étais au courant ?
Non, il m'avait rien dit.
- On fait quoi avec les autres otages ?
"Alma Castera…
"Ils vivent une histoire d'amour passionnée…"
*- Direction des parkings du Palais des sports, j'écoute.
J'aimerais parler au gardien.
J'ai fait tomber un truc de ma voiture.
*- Un instant, je vais le chercher. Restez en ligne.
D'accord. Merci beaucoup.
Ça va ?
T'as pas
trop mal ?
- Mon héritage contre un joint. - Tu viens d'avoir
une intervention au poumon.
- C'est con, mon père est sacrément blindé.
Hm, très con.
Ça va piquer un peu.
Ton hématome va encore grossir,
mais c'est normal.
Dans quelques jours, il va se résorber.
Tu fais quoi, là ?
T'es pas comme ton frère.
T'es plus… calme.
Plus belle aussi.
- Tu délires. C'est l'effet de la post-op.
Pourquoi tu l'as suivi ?
Euh…
Parce que t'as des gens
qui sont leaders. Il est convaincant,
mais naturellement, t'as envie de suivre.
Même lui est convaincu.
- Convaincant et convaincu ? - Quand tu crois en quelque chose…
Il est les deux, le double.
Antoine rit.
- Tu te fous de ma gueule ? - Non.
- OK. - Et en vrai ?
- En vrai quoi ? - Pourquoi tu l'as suivi ?
Parce que c'est mon frère.
…
Ça rend bien.
Je suis désolée de t'avoir menti.
Moi aussi, je suis désolée.
T'imagines même pas à quel point.
Désolée que ma petite sœur passe sa vie à l'hôpital comme un légume.
Désolée qu'elle n'aille pas à l'école
et qu'elle ne tombera jamais amoureuse.
Tout ça à cause de ton connard de père.
On s'est battus pour elle.
Pendant des années.
Et SaxeChem a voulu nous payer pour qu'on retire la plainte.
Mes parents étaient à bout.
Il fallait se coltiner les avocats, toutes ces procédures,
et évidemment qu'ils ont accepté l'argent.
Et tout s'est arrêté.
Sauf pour Sascha, qui était toujours dans la merde.
Je te promets qu'il le paiera.
Donne ta main, s'il te plaît.
- J'aurais pu te convaincre de nous rejoindre.
*- Dans l'actualité de ce mardi, l'incendie en Rhône-Alpes
*qui gagne du terrain. Julien, notre reporter,
*nous donne les dernières informations.
*- Oui, Marc. Au moment où je vous parle,
*le feu est hors de contrôle et se trouve à 50 km d'Annecy.
*Le capitaine des pompiers…
C'est le fils Sanchez ?
- Ça vient d'une caméra de vidéosurveillance
de là où il a été enlevé.
J'ai parlé au gardien qui a envoyé la photo à la presse.
Je lui ai promis une récompense,
s'il en avait d'autres. - Qui est cette fille ?
- Alma Castera, une militante climatique.
C'était elle dans la camionnette.
Pardon ?
Je l'ai vue.
Sa camionnette bloquait une rue en ville.
- Elle était seule ? - Non, le conducteur avait
- un accent anglais. - Ils sont pas loin.
- Hans ! - On a un peu d'avance.
Il se passe quoi ?
Bordel, tu vas m'ouvrir cette porte ?!
- Qu'y a-t-il ?
- Jure-moi que tu ne savais pas.
Quoi ?
- Ça ! *- S'il vous plaît.
*Je vous ai réunis ce soir pas en tant
*que PDG de Dedal Industries, mais en tant que père.
Il fout quoi, cet abruti ?
- Mon épouse et moi-même avons une grave nouvelle à vous communiquer.
Bien qu'on respecte le travail de la communauté scientifique,
les annonces faites hier au nom de Dedal Industries
ont été dictées sous la contrainte.
On n'a jamais eu l'intention de verser une somme
*à Climate Shield.
C'est quoi, ce bordel ?
Et voici pourquoi.
*- Dans cette enveloppe se trouve une déclaration pour la presse.
*Au forum, vous annoncerez l'investissement de 12 milliards.
*Et puisqu'on peut plus vous faire confiance,
*c'est nous qui prendrons les décisions.
*On en a marre d'attendre
*que le monde change, alors c'est nous
*qui le changerons.
*- Je récupèrerai la vidéo en entier…
- Salut. *- Nos enfants sont en danger.
*Toute personne ayant des informations
*permettant de les retrouver… - Mon Dieu.
- Ça devait arriver. - Ils ont enlevé
des mômes. Imagine que ça soit Elias.
Un portable sonne.
Pardon, chéri.
*- Sony Barker, Lyne Frankenheimer ont besoin de votre aide.
*Mon fils a été vu la dernière fois dans le 16ᵉ
*en train de monter dans un VTC.
*Une berline noire dont on a perdu la trace…
- Madame, je peux vous aider ? - Non, excusez-moi.
Ça fait 20 minutes que je te cherche.
Tu réponds pas au téléphone ?
- Il est dans ma chambre. - Regarde.
On doit faire une déclaration.
*- Vous transfèrerez l'argent à Climate Shield.
*- Climate Shield n'a pas d'autre choix que de refuser cet argent.
*Nous ne cautionnons
*aucune violence et nous supplions les ravisseurs
*de libérer les otages.
*- Pourquoi ce choix des terroristes ?
*- Je l'ignore.
*- Comment ont réagi vos équipes ? *- Je suis désolé,
*je n'ai rien d'autre à dire. *- S'il vous plaît, M. Humbel !
- Tu as juré qu'Humbel nous lâcherait pas.
*- Coup de tonnerre à Annecy. Après la conférence de presse
*improvisée par Amaury de Montchanin,
*la police espagnole
*a lancé un mandat d'arrêt
*contre la militante climatique Alma Castera
*pour enlèvement et séquestration. La presse
*avait d'abord cru à une idylle entre elle
*et l'héritier de TDT Moda,
*suite à la parution de cette image dans les tabloïds.
*Une perquisition est en cours au domicile de sa mère,
*où la police espère
*retrouver la trace des autres suspects…
- Shit ! -Qu'est-ce qu'on fait ?
- Tant pis pour Climate Shield. - Comment ça, tant pis
pour Climate Shield ?
- On n'a pas le choix. Si on veut récupérer l'argent,
ils doivent nous prendre au sérieux.
On va tuer un otage.
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