All language subtitles for Phoenix - 1x02 - Épisode 2

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Original subtitles

*- Ce message est pour vous.

- Faut que tu voies ça. - C'est qui ?

La fille de Barker.

*- On sait que les 12 milliards d'investissements

*sont un écran de fumée. - Ils ont dit quoi ?

Ils ont parlé des Four West.

- Les 4 sociétés les plus polluantes.

C'est qui vos parents ?

*- Vous annoncerez l'investissement de 12 milliards

*et vous transférerez l'argent à la fondation Climate Shield.

- File-leur ça. - C'est quoi ?

Je peux pas le dire.

*- On en a marre d'attendre. Ce monde, on va le changer.

…

C'est par ici.

- À partir d'ici, parlez moins fort. - OK.

*- … à cause des manifestants qui bloquent les établissements.

*- Mon gouvernement a toujours été clair.

*C'est malheureux, mais… - Je vous laisse ici. Au revoir.

- Attendez. - Oui ?

Je dois faire quoi ?

- Premier plateau ? - Oui.

- Ne vous inquiétez pas. Vous voyez la lumière ?

Quand elle passe au vert, vous entrez.

- OK. - Tout va bien se passer.

- Merci. - Avec plaisir.

*Applaudissements en plateau.

- *… - C'est la 1re fois que ce groupe

*d'activistes se rend sur un plateau de télévision.

*Ils vont débattre avec vous, M. le ministre de l'Education.

*Veuillez accueillir leur porte-parole, Alma Castera.

*Applaudissements. *Jingle.

*… *…

*- En tant que ministre

*de l'Education, je ne peux encourager

les actions de votre groupe,

Mlle Castera.

Bloquer les établissements scolaires, c'est compromettre

- l'avenir de la jeunesse. - Sérieusement ? Vous répétez

que les jeunes sont votre priorité, mais vos idées sont archaïques.

Au lieu de soupirer, regardez

autour de vous : la planète

meurt et vous, vous prônez une croissance infinie !

Je vous pose la question : quand comprendrez-vous

qu'on ne vous laissera pas sacrifier la jeunesse ?

Oh ? Vous me menacez ?

Non. Je vous préviens.

Ça ne peut que mal finir. - Vous approuvez

ouvertement la violence ?

- Je ne dis pas ça. - Vous dites

"Ça ne peut que mal finir".

Expliquez-vous, mademoiselle.

- Arrêtez avec ce ton condescendant.

Je ne suis pas une gamine.

C'est vous qui ne comprenez pas.

- Elle a raison. Applaudissements.

…

- Que répondez-vous,

- M. le ministre ? - Je dois dire

*que sincèrement, je vous admire. Votre engagement est noble.

Votre pugnacité impressionnante. Vous devez tenir ça de votre père.

- Quel rapport ? - Votre père est lui aussi

quelqu'un de très engagé.

Il est d'ailleurs tellement engagé

qu'au cours de ces six derniers mois,

il a effectué 5 allers-retours Madrid-Buenos Aires

en avion.

- Ça n'a aucun rapport avec notre débat.

Ah non ?

- Qu'en pensez-vous,

Alma ?

- Mon… père travaille… pour une ONG qui protège

les habitants de la Patagonie de l'exploitation minière.

- Tout le monde doit réduire son bilan carbone, sauf votre père

parce qu'il doit sauver

les habitants de la Patagonie ?

Alma, on vous écoute.

Ce que je veux dire…

- Les habitants de la Patagonie sont incapables de se défendre seuls ?

- Vous mélangez tout, là. - Non. Non,

mademoiselle. C'est vous qui mélangez tout.

Vous prônez une écologie punitive

qui pénalise le citoyen lambda

et en épargne d'autres, comme votre père.

Hmm ?

- Répondez-nous, Alma.

- C'est pathétique, ce que vous faites.

Vous me dégoûtez.

*Vous êtes dégueulasse. *- Retournez finir vos études !

Retournez à l'école, ça vaut mieux.

Réactions du public.

- Toutes nos excuses, M. le ministre.

Ce sont les aléas

du direct ! On revient après

une page de publicités. À très vite pour la suite.

…

*Rap.

*…

- C'est bon, t'as fini ? - Le culot, meuf.

*… Je passe ma vie à t'attendre.

*…

La voiture redémarre.

Bips. - (OK…)

Un, deux. Un, deux. Allô ?

- Allô ? - Elias !

Dépêche-toi, sinon je pars sans toi.

(Merde.)

Oui, j'arrive ! J'arrive !

Désolé.

Elle démarre.

*- Pour finir ce bulletin, retour sur l'incendie

*qui s'est déclaré tôt ce matin non loin du Planay.

*Julian, vous confirmez que les pompiers sont déjà sur place ?

*- Oui, Sarah.

Il monte le son. *On sait d'ores et déjà que ce feu

*pourrait être d'origine humaine. Elle baisse.

- Arrête avec tes ongles. C'est pénible.

Maxime ne vient plus à la maison. Vous êtes en froid ?

Non, non.

- Et il va bien ? - Bah oui.

Et toi ? Hmm ?

Tu vas comment ? - Pourquoi ?

- Parce que je m'inquiète un peu. Elle soupire.

On ne s'est pas parlé depuis que papa est rentré.

- Peut-être parce que tu bosses H24.

Mais bon.

*Actualités. - Peut-être, oui.

- *… - Arrête !

*…

C'est important de se parler.

Je vois bien que depuis l'accident,

tu es… Tu es fermé.

Voire carrément absent. - Non.

Si. Tu n'es plus là.

Tu es ailleurs.

Enfin, tout ça pour dire

que si tu as besoin d'évacuer, je suis là.

- Maman, je te jure que ça va. Regarde.

- Ils rient. - N'importe quoi ! N'importe quoi.

- Bonjour, capitaine. - Tout se passe bien ?

- Très bien. RAS. - OK.

- Et votre femme, alors ? - Elle a accouché il y a 3 jours.

Un petit garçon. Merci beaucoup.

- PLUS CHAUDS QUE LE CLIMAT, ON EST PLUS CHAUDS !

PLUS CHAUDS QUE LE CLIMAT, ON EST PLUS CHAUDS !

PLUS CHAUDS QUE LE CLIMAT, ON EST PLUS CHAUDS !

- Allez-y, merci. Bonjour, monsieur.

Tac…

Petit contrôle… Les bras, s'il vous plaît.

Merci. Allez-y. - Merci.

Elias.

- Elias ! - Ah, salut. Tu es déjà là ?

On m'a demandé de venir avant.

Les organisateurs ont besoin de café.

- Ils ont bossé toute la nuit. - Il y a un problème ?

- Euh… non. Ils sont juste en réunion depuis hier soir.

- OK. - Ah, tiens.

- Ton planning. - Ah, bien.

- On bosse ensemble toute la semaine. Cool.

Cool. Je suis content.

- On se voit plus tard ? - Ça marche.

À plus tard. Bon courage.

"Je suis content."

Il soupire.

…

Sonnerie de portable.

…

- Oui ? *- Ciel bleu aujourd'hui.

*Les infos parlent que de ça. - OK.

On frappe.

Pardon.

- Je t'ai surpris. - Non.

On va chercher les autres ?

J'arrive.

*- Plus de 200 morts, des populations déplacées…

(Mange un peu.)

(Juste un peu.)

*- Il nous est impossible de rester chez nous.

*Alors on reste sur le bord de la route.

*Nos enfants n'ont rien à manger.

*Toutes les maisons ont été inondées.

Bon, personne

parle de nous. Ni les flics ni la presse.

Le forum commence à 11h. On verra

ce que disent vos parents.

Vous commencez sans moi ? J'arrive.

*Journal télévisé.

*…

Bonjour.

- Bonjour. Je peux vous aider ?

J'espère.

- J'ai bien peur que l'hôtel soit complet.

Nous recevons un forum économique.

Toutes les chambres sont prises. Désolé.

Je m'appelle Jean Humbel

et je suis invité par les organisateurs.

- Excusez-moi. On reçoit beaucoup de monde.

- Je vous donne votre clé. - Merci.

- Ah. Quelqu'un a laissé ceci pour vous.

Tenez.

Merci.

- Qui vous a laissé ça ? - Je l'ignore.

- Vous voulez que je me renseigne ? - Non, merci.

- Tout est bon pour moi. Bon forum, M. Humbel.

Bip.

Professeur Humbel.

Quel hasard.

Pardon, je me présente.

Claire Cavalli, du journal…

- Je sais parfaitement qui vous êtes.

Je m'étonne de vous voir ici.

Vous acceptez l'invitation d'entreprises que vous fustigez ?

- Que voulez-vous ? Je m'étais habitué à prêcher dans le désert.

Il faut croire que…

- Justement. En tant que spécialiste,

que pensez-vous de cet Ice Back

- pour sauver les glaciers ? - Si vous voulez le savoir,

- assistez à ma conférence demain. - Allez.

Dites-moi ce que vous en pensez vraiment.

- Et vous, qu'en pensez-vous ?

Euh…

Je suppose que si ça marchait, ce serait formidable.

- Pour les glaciers ? Ou pour ceux qui pourront continuer à polluer

sans se soucier de les voir disparaître ?

Les portes s'ouvrent. Ah. Au revoir, Mme Cavalli.

M. Humbel.

Les portes se referment.

Alors,

on va faire un jeu. Ici, vous avez des cartes. Hmm ?

Vous allez les placer dans l'ordre, des causes aux conséquences.

C'est quoi, le but ?

- Vous faire comprendre certaines choses.

- Avec des petites cartes ? - Oui.

- Super pédagogie. J'adore. - Ta gueule, connard.

Intéresse-toi. Tu te coucheras

- moins con. - Alors…

Qui commence ?

Il ricane.

Mais pourquoi tu as fait ça ?

On frappe. Oui ?

- Humbel vient d'arriver. - Alors ?

- Il vous a paru comment ? - Pas particulièrement tendu.

- Ça ne prouve pas son innocence. - Et la jeune fille ?

On sait quelque chose de la fille

- de Francfort ? - On la trouvera.

- Ne restez pas planté là ! La liste ne doit pas être publiée.

Si je peux me permettre…

- Quoi ? - Ils ne savent peut-être pas

que Lyne a volé la carte SD.

- Retrouvez-la avant qu'ils le découvrent.

Je vais essayer de gagner du temps. Surveillez Humbel.

Je veux savoir si ce lèche-cul est lié à l'enlèvement.

La porte se referme.

- Il faut enlever ça alors ? - Regarde les couleurs.

- Alors c'est peut-être là ?

Là…

Ça, c'est où ? Là.

- Ça aussi ? - Je crois.

Ça me soûle.

Il y a un problème ?

J'en ai rien à foutre.

Si c'était vraiment la merde,

- on aspirerait le CO2 et c'est bon. - Tu crois que c'est possible ?

En attendant, tu dis quoi

aux gens que la canicule tue

ou dont la maison est engloutie ? Que c'est pas assez la merde ?

- C'est pas mon problème. Le climat a toujours changé.

- Ils vont trouver une solution. - T'as une idée

de l'empreinte carbone de la société

de ta mère ? Non ?

910 grammes de CO2 par euro.

Pour 35 milliards de chiffre d'affaires annuel.

À ce rythme, dans 100 ans il n'y a plus d'êtres humains sur Terre.

- Et ça, c'est la faute de ta mère. - C'est de la légitime défense ?

Même si demain nos parents ferment leur usine,

il y en a 100 qui ouvriront.

Vous savez ce qu'ils vont annoncer ? Spoiler :

que dalle. Par contre, ils feront tout pour nous libérer.

Donc vous, vous allez finir en prison et rien ne va changer.

Fils de riche !

T'as jamais connu la galère, toi.

Tu crois qu'il peut rien t'arriver.

- Baissez ceux-là.

Monte celle-là. Mets celle-là au-dessus.

- Et celle-là ? - Elle va juste là.

Brûler du pétrole, ça réchauffe la planète ? Le niveau des océans

monte ? Les forêts brûlent ?

Tout le monde s'en fout.

Levez la tête.

Il y a des avions partout.

On se gave de viande. En 6 mois, on consomme ce que la planète

nous donne pour un an !

À vous d'ouvrir les yeux.

Vous changerez rien en kidnappant 4 gamins.

De toute façon, c'est trop tard. L'humanité est déjà foutue.

(C'est toi ?)

Pourquoi tu as fait ça ?

Tu ne sais pas dans quoi tu as mis les pieds.

Prends ça.

- Ce serait plus simple si tu me détachais.

Me prends pas pour un con.

Bois.

Soupir de soulagement.

OK.

Le fils Montchanin…

Il est où ?

Ecoute, il n'est pas trop tard.

Si tu nous libères maintenant,

il ne t'arrivera rien.

Attends. Où tu vas ?

- S'il te plaît, détache-moi. - Arrête.

- Petit con ! Détache-moi !

- Crie autant que tu veux. Personne ne t'entend.

Porte.

Verrou. - S'il te plaît !

S'il te plaît !

Porte.

…

Psst. Sony.

Tu aimes le skate ?

Tu as déjà essayé d'en faire ?

Sony.

- La poupée te plaît ? - Oui.

- Elle est mignonne, hein ? Mais attention.

Ne la perds pas.

- Tu as vu mon frère ? - Non.

OK.

Il était bizarre ce matin, non ?

- J'ai pas remarqué. - Tu crois qu'il se passe un truc ?

Les patrons auraient déjà dû faire les annonces. Non ?

Je sais pas, ils ont…

Ils ont peut-être encore besoin de temps.

Sony, tu aimes le foot ?

Tu veux jouer ?

- Bêlement. - Hé, regardez.

Un mouton.

Brouhaha. - Excusez-moi. Pardon.

Pardon. Merci.

Pardon. Bonjour. Pardon, excusez-moi.

Excusez-moi, messieurs dames. Pardon. Merci. Désolé.

Bonjour à tous.

Le silence se fait. On prend des photos.

Suite à des événements indépendants de notre volonté,

due to circumstances beyond our control,

la cérémonie d'ouverture va devoir être légèrement reportée.

Protestations.

…

Elle n'est en aucun cas annulée. Simplement retardée.

Notification.

Brouhaha. Pardon ?

…

Notification.

Vibreur.

- … - Tu peux parler ?

- Oui, j'ai mis le VPN. *- Pourquoi ils ont pas fait

les annonces ? *- Il y a plus grave que ça.

Un article est sorti en Espagne : la mère d'Alma a déclaré

*sa disparition.

- Ils ont fait le lien avec Sandro ? *- Je crois pas.

A priori la police pense à une fugue.

*- OK.

Rappelle-moi quand tu as du nouveau.

*- Oui. - Le micro, ça en est où ?

L'ascenseur s'ouvre. *Elias ?

Bonjour.

Elias ?

Putain. Elias ?

- Oui. *- Le micro, ça en est où ?

- Ils sont enfermés depuis hier et ne laissent entrer personne.

- Trouve un moyen. *- Comment ?

- Tu vas trouver, mec. *- Hein ?

Change de carte.

Mathias raccroche. - Mathias ! Putain.

Il soupire.

- Pardon… - Vous êtes au deuxième ?

- Pardon. Excusez-moi.

Pardon.

Pardon.

- Sony. …

Viens ici.

Il va falloir que tu manges

à un moment.

Bon ! Y en a marre !

Ça suffit ! Tu vas venir

manger !

- Tout de suite ! - Hé !

Il se passe quoi, là ?

James !

- Elle veut pas manger. - Sans blague ? Pousse-toi.

Salut, Sony. Tu te rappelles mon nom ?

Je m'appelle Nina.

Tu aimes dessiner ? Je crois que j'ai un truc

qui pourrait te plaire.

Il soupire.

- Faisons la liste de nos ennemis. On frappe.

Entrez.

- Bonjour. - C'est pour quoi ?

- Je vous apporte des amuse-bouches

- offerts par la direction. - On ne devait pas nous déranger.

Peu importe. Posez ça là.

Elias fait tomber le verre. - Pardon. Excusez-moi. Désolé.

- Voilà. J'apporte de quoi nettoyer. - Pas la peine.

Sortez.

Oui.

Pardon.

- Alors comme je disais… - Non. Ecoute.

Je ne crois pas qu'on ait besoin d'une liste.

Pour moi, c'est tout simplement de l'écoterrorisme.

Hans.

- Qu'est-ce que tu fais ?

- C'est quoi, le problème ? - Rien. Continuez.

Je disais

que ça ressemble un peu à de l'écoterrorisme.

C'est de l'écoterrorisme.

- Est-ce vraiment pertinent de faire la liste de nos ennemis ?

- Comment en être sûr ? - Tu n'as pas vu les vidéos ?

- Ils ont dû recevoir des ordres. - On n'en sait rien.

*- Mon board m'a laissé 10 messages. Ils veulent savoir ce qui se passe.

*- On ne dit rien tant qu'on n'a pas pris de décision.

- On ne peut pas attendre indéfiniment.

Je fais plancher mes équipes sur leur projet.

Atteindre la neutralité carbone en 2 ans, ce n'est pas impossible

si on délocalise en Europe. - Arrête.

Tu réalises ce que ça impliquerait ?

Il faudrait réduire nos émissions de 90%.

Et ce, en 5 ans ! Mes actionnaires n'accepteront jamais !

Tes actionnaires ?

Ils tiennent nos enfants en otage et tu parles de tes actionnaires ?

- Si on commence à faire ce genre d'annonces, on est foutus.

C'est pour ça qu'ils veulent

- qu'on les fasse. - On ne peut pas reculer.

- On n'a pas le choix. - Alors on fait quoi ?

- Peut-être… Hum.

Peut-être qu'on devrait prévenir les autorités.

Et puis quoi encore ?

Vous voulez lire que le BEE était une arnaque dans tous les médias ?

- Il a raison. - J'essaye de trouver une solution.

Moi aussi.

- On en serait pas là si tu n'avais pas insisté pour qu'on te rejoigne.

- Je ne t'ai pas forcé. - Stop. Je vous en prie,

arrêtez.

Hans, n'oublie pas qu'ils ont ta fille.

Pense à ta fille, Hans.

Pensez tous à vos enfants. Je vous en prie.

Si on n'arrive pas à se mettre d'accord ici, votons.

- Il faut prendre une décision. Vite. - Il faut surtout

prendre une décision intelligente.

- Ne soyons pas impulsifs. OK ? - Tout à fait.

Mais s'il vous plaît, votons. OK ?

- C'est qui ? - Ma petite sœur.

Elle s'appelle Sasha.

- Elle est en quelle classe ? - Elle…

Elle ne va pas vraiment à l'école.

Elle est très malade. Ça la fatiguerait trop.

Et lui, tu le reconnais ?

- C'est James ? - Oui.

Mais il n'est pas très ressemblant.

Comme ça, c'est mieux, non ? Sony rit.

Tu veux essayer ? Attends.

Tu peux prendre ça.

On fait comment ?

- Comme ça. Et puis… Cliquetis de la bille.

Jet.

*- Malgré des épisodes pluvieux, l'incendie qui s'est déclaré

*continue…

- C'est quoi ta couleur préférée ? - Bleu.

- Comme mes cheveux ? - Tout va bien ?

- Oui. *- … complique le travail

- *des pompiers. - Les gars, venez ! Ça va commencer.

Ça dit quoi ?

- Rien d'important pour le moment. *Applaudissements.

*Jingle.

*…

Flashes.

…

- Toutes les entreprises ont des responsabilités.

Les grandes

entreprises en ont d'encore plus grandes.

*En tant qu'entreprises, nous devons

*rendre des comptes. - Où est Elo ?

Je sais pas.

*- Mais aussi désormais au niveau climatique.

*Tout le monde s'accorde à dire

que nous sommes à un tournant.

C'est notre avenir et celui de nos enfants qui est en jeu.

Nous pensons qu'une meilleure économie

nécessite une meilleure écologie. Les gouvernements,

comme les entreprises, ont repoussé

*trop longtemps des décisions cruciales.

*Cette situation n'est aujourd'hui plus tolérable.

On a fini. On s'en va.

*- On ne peut plus attendre.

*La situation doit changer. C'est indispensable.

*C'est pourquoi nous avons décidé de donner

12 milliards d'euros à la fondation Climate Shield

sous la tutelle du Pr Humbel. Vives réactions.

Cris de joie. - Putain, on l'a fait !

Rires. *- Nous souhaitons en effet…

Nous souhaitons en effet l'associer

à nos initiatives écologiques

à venir.

Brouhaha. De plus, nous prévoyons

également de publier

dans les jours à venir un plan

de réduction des émissions

de gaz à effet de serre

par nos sociétés, pour nous conformer

aux objectifs définis lors de l'accord

de Paris. En dernier lieu,

nous nous engageons à soutenir toute nouvelle loi

qui punira les grandes sociétés

qui manqueront à leurs obligations environnementales.

*Merci.

*- Merci,

Mme Sanchez. Brouhaha.

Une nouvelle plutôt inattendue. Doucement.

S'il vous plaît.

Dans le calme.

Il y a quelqu'un ?

Il y a quelqu'un ? S'il vous plaît !

Je suis prisonnier ! Aidez-moi ! S'il vous plaît, aidez-moi !

*- Les manifestants

*ont affiché leur satisfaction quand les organisateurs…

Les entreprises organisatrices

*du forum ont annoncé leur intention de donner

*12 milliards d'euros à la fondation…

Flot de questions. - Comment allez-vous gérer

une telle somme ?

- 12 milliards ! - Je n'en sais rien encore.

- Depuis quand le saviez-vous ? - Je l'ai su en même temps que vous.

Enfin les entreprises admettent qu'elles ont

*un rôle à jouer. Reste à savoir comment dispatcher cet argent.

*- Ici, c'est la stupeur

*qui domine.

*Alors que les ONG présentaient déjà des rassemblements…

Oh putain.

*Tonalité.

*…

*…

- J'ai adoré sa phrase. - "On ne peut plus attendre."

- Comment on dit en espagnol ? - "No podemos

"esperar mas." Il répète la bouche pleine.

- "No podemos esperar mas." - Vous avez vu

- leurs gueules ? - Dingue.

- Il faut qu'ils envoient l'argent maintenant. Comme ça,

les Four West vont piger qu'on est en train de les niquer.

Allez, à la nôtre.

- Eloïse ? - Non, merci.

- Tu peux venir, s'il te plaît ? - Ouais.

*Folk.

- La clé. - Quelle clé ?

- Les patrons ont fait les annonces. - Je reviens du sous-sol.

C'est qui le gars derrière la porte ?

Y a pas de gars, Elo…

OK.

- Viens t'asseoir. - J'ai pas envie.

Eloïse.

C'était un détective qui suivait Antoine. Il m'a agressé.

Tu voulais que je fasse quoi ?

- Pourquoi t'as rien dit ? - J'aurais dû

- t'en parler, mais… - Bien sûr !

- Ne le dis pas aux autres. - Tu déconnes ?

On peut pas !

Tu les as vus ce matin ?

Ils reprennent espoir.

- Ça n'a rien à voir ! Tu as merdé. Assume.

On est une équipe,

on doit le dire aux autres.

- Tu te fous de moi ? - Prends la carte.

- Va te faire foutre. - Elo.

Elo ! La porte claque.

Je comprends pas.

Elle ne devait pas rentrer avant la fin de la semaine.

Pourquoi c'est sorti ?

- J'en sais rien. Elle a dû appeler

la police en trouvant

la maison vide.

- Ils ont pas fait le lien avec l'annonce.

On peut encore s'en sortir.

Comment ? On est bloqués ici.

Alma, appelle

ta mère. - T'es sérieux ?

- La police va localiser l'appel. - T'as une meilleure idée ?

Si on fait pas ça maintenant, on est baisés.

Alma.

T'auras pas beaucoup de temps.

Il faut que les flics arrêtent les recherches.

Rassure-la sans donner d'indices.

- D'accord. - C'est bon pour toi ?

*OK. Elias. - Ouais.

*- On est bon. - OK. J'active le VPN.

C'est parti.

*Tonalité.

*…

*…

Alma ?

(Raccroche.)

*- Alma ?

*Alma ?

Alma raccroche.

Alma ? Il se passe quoi, là ?

Tu lui as dit quoi ?

- Mathias. - Quoi ?

Attends. Ça va, Alma ?

Hmm.

- (Putain.) - Qu'est-ce qu'elle a ?

Je vous expliquerai.

- Elles ont dit quoi ? - Je crois…

Je crois que sa grand-mère est morte.

Pff… Putain.

*- La progression de l'incendie… Elle change de chaîne.

*- Des flammes hautes de 5 mètres par endroits.

*L'incendie du Planay qui s'est déclaré ce matin n'a pas faibli.

*Des renforts ont été appelés. Aix-les-Bains et Gap

*ont mobilisé deux contingents. -Ça va ?

*- Le maire d'Annecy…

- Il y a un incendie dans le massif des Bauges.

Même pas à 100 bornes d'ici. *- … affrontent les flammes…

- Et Alma ? - Quoi, Alma ?

*- Le vent complique l'opération. - Elle va bien ?

- À ton avis ? *- Des habitations ont été évacuées.

- Je voulais te remercier. - Pourquoi ?

De n'avoir rien dit.

- Je l'ai pas fait pour toi. Je l'ai fait pour ça.

*- Les conditions météorologiques

- *restent préoccupantes. - Mathias.

On t'a suivi parce que tu as réussi

à nous convaincre que ça pouvait marcher.

On va aller jusqu'au bout. On continue à te faire confiance.

OK ? Par contre, je veux que tu me jures un truc.

Plus jamais de mensonges.

- Je te le promets. *- Vous êtes sur le front

*depuis des heures. On en est où ?

Ça va aller, Alma.

*Interview.

*…

- Je vais aller me reposer avant mon tour de garde.

- Tu devrais faire pareil. - Oui.

- À tout'. - À tout'.

*- On reste sur le qui-vive. *- Merci pour votre témoignage.

…

- Debout ! Allez, réveillez-vous ! Il frappe.

… S'il vous plaît, debout !

… Nina, réveille-toi !

- Qu'est-ce qui se passe ? - Je trouve pas le téléphone, mec.

- Le téléphone ! - Où sont les otages ?

- Dans leur cellule. Tout va bien.

Elle est où, Alma ?

Putain, non ! Alma !

Alma ?

Alma !

- Je vais au sous-sol. - Non ! Je m'occupe du sous-sol.

- Prends le parc. - OK.

Alma !

Alma !

Alma !

Alma !

Alma !

OK.

Alma ?

Alma.

Tu fais quoi ?

- Tu sais qu'on te cherche partout ? - J'avais besoin d'être seule.

J'arrive pas à croire qu'elle soit morte.

Je comprends.

Non, tu comprends pas.

Ma grand-mère m'a tenu la main quand j'étais au fond du trou.

Elle veillait sur moi depuis ce putain de plateau télé.

Si j'avais pas craqué,

j'aurais pas gâché ses dernières années.

Je suis pas d'accord.

Je suis sûre qu'elle adorait passer ces moments avec toi

et qu'elle était fière de toi.

- J'avais envie de lui dire au revoir.

Alma !

Alma ! Véhicule à l'approche.

Alma.

Viens là. Donne.

T'inquiète, je vais pas appeler.

Attends.

Véhicule.

Il y a un moteur.

Je crois qu'il y a une voiture.

Quoi ?

- On dirait pas leur voiture. Putain, je la vois plus.

Bonsoir.

- Bonsoir. - Vous pourriez baisser votre…

Merci. Je…

Bonsoir.

Bonsoir.

Je peux vous aider ?

- Je ne m'attendais pas à trouver du monde.

- Pardon. Excusez-moi. Je m'appelle Alex.

J'encadre des stagiaires pour un exercice

de survie sur quelques jours. On ne vous a pas prévenu ?

Non, on m'a rien dit.

- Ils devaient prévenir les voisins. - Je suis pas vraiment un voisin.

J'habite dans une ferme sur l'autre versant.

Une de mes brebis s'est égarée.

- C'est à vous, la brebis ? On l'a trouvée.

- Je l'aurais retrouvée sans vous.

Rien n'échappe à une puce GPS.

Je veux bien vous croire.

Les gars, tant pis pour le méchoui.

Petits rires. Harry, tu vas chercher le mouton ?

- Oui, oui. - Merci.

Ça sert à rien.

- Elle peut pas aller loin. Elle va revenir.

Bêlement.

Soyez prudents !

On fait hyper gaffe.

C'était chaud.

Où tu as appris à mentir comme ça ?

Elle revient. Elle revient.

- Il est pas avec eux ! Il est venu chercher

- le mouton ! - HE !

Ils tapent contre le grillage en criant.

- T'es dingue ! Pourquoi t'as fait ça ?

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