All language subtitles for Meurtres à ... Meurtres à Font-Romeu (2023)1h23

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Original subtitles

Ce programme est diffusé en audio description.

Là, ça va tomber.

Eh les filles ! On rentre ! L 'allonge qui arrive ! Allez !

Allez, on se dépêche ! Allez, allez !

Allez, vite, vite, vite !

Tu vois, ça c 'est un retap, c 'est un shut -up de l 'art baroque catalan. Ça

claque ? Ouais. En vrai, c 'est hyper beau.

Alors, Capitaine R .L .Bass, on a des petits sushis ce matin ? Désolé,

de messagerie. Ça passe toujours aussi mal en montagne.

C 'est pas beau à voir.

Superbe étude.

Vous le connaissez bien ? Je le vois de temps en temps, oui.

Alors je compte sur vous pour trouver qui a fait ça le plus rapidement

Ça va être un joli mis du teuf pour le premier jour de la parisienne.

Qui c 'est qui se débout pour aller chercher la princesse à la gare ?

Heureusement qu 'elle ne vous a pas attendu pour se mettre au boulot.

Julie Delpech, princesse.

J 'allais voir la scène de crime, vous venez avec moi ?

J 'ai

vu la quantité de sang, je pense qu 'il a été tué ici.

J 'ai jamais vu un truc pareil.

Le pic en acier, ça pourrait provenir d 'un bourdon, je pense.

C 'est bien comme ça qu 'on appelle les bâtons de pèlerins.

Ça ressemble à une prière pour une guérison.

Que de la fontaine jaillisse la vie.

La vie, c 'est plutôt ironique, non ? Oui, aussi une référence à la fontaine

miraculeuse.

Vous connaissez la fontaine miraculeuse ? C 'est à côté d 'ici.

C 'est la douce à la chapelle.

D 'ailleurs, c 'est ce que veut dire fond romain.

La fontaine des pèlerins qui se rendent à Rome.

Sinon, vous en savez des choses pour quelqu 'un qui débarque ? Vous avez beau

tasser, Pour mieux vous fondre parmi les indigènes.

On est pro ou on l 'est pas ? Bah du coup, vous pouvez noter.

Le tueur a utilisé un candélabre, il en manque un.

Il était dit, il y en a deux.

Et la blague, c 'est un ex -auto.

Qui a été décroché de la nef. Regardez, il en manque un.

Il est venu avec moi.

Au fait, la théorie c 'est bien.

Mais l 'observation c 'est mieux. Vous pouvez le noter.

J 'ai tout de suite remarqué qu 'il manquait un ex -voto quand je suis

Généralement, c 'est des remerciements à Dieu pour un vœu exoté. Ça peut être

une demande aussi. C 'est plus rare.

Le nôtre n 'est pas daté.

Mais si on regarde la chronologie, il est relativement récent, entre 20 et 30

ans.

Et ça, c 'est les bâtons de pèlerins, les preuves des miracles.

Vous croyez à ces conneries ? C 'est pas la question. La question, c 'est de

savoir ce que notre meurtrier a voulu mettre en lumière. Et visiblement, la

croyance en fait partie, non ? Bon, elle est où, cette fontaine ?

La légende dit qu 'un taureau serait sorti du troupeau et en grattant le sol

avec ses pattes, on aurait découvert une statue de la Vierge.

C 'est de là qu 'on a construit l 'ermitage.

Eh ben, si les taureaux commencent à avoir des apparitions, on n 'est pas

de l 'auberge. D 'où la réputation de la fontaine miraculeuse.

C 'est devenu un lieu de pèlerinage pour les croyants du coin.

C 'est quand même complètement dingue de s 'en prendre un curé comme ça, non ?

Moi, la langue transversée, ça me fait penser au châtiment qu 'on infligeait

menteurs au Moyen -Âge.

Les actes de torture, ça fait partie de votre formation en région parisienne ?

Ah merde.

Vous allez où là ? J 'y vais, j 'ai un truc à faire.

Et l 'enquête ? C 'est une urgence.

Si on vous demande où je suis, vous dites que vous ne savez pas.

Tu peux éplucher les données électroniques du curé ? Et si tu peux

des graffeurs sur marbre, pour savoir qui a réalisé cette blague ? Ça date,

c 'est jamais.

Ok Thomas.

La capitaine ? Oui ? Il faut qu 'on vous parle.

Il s 'agit de votre collègue R .L .Bad.

Il fait l 'objet d 'une enquête des services de l 'IGGM.

Qu 'est -ce qu 'il a fait ? On est à la frontière espagnole, Andorre est à 40 km

d 'ici.

Les trafics sont nombreux.

Il... Il semblerait qu 'il fasse partie d 'un groupe de trafiquants.

C 'est les douanes qui nous ont alertés.

Ok, qu 'est -ce que j 'ai à voir là -dedans ? On va vous demander de l

'observer, de lui rapporter tous ses faits et gestes suspects.

Vous plaisantez ? Je viens d 'arriver, vous me demandez de jouer les balances ?

Écoutez, on a accepté votre mutation malgré votre incident.

On sait que vous êtes dans une situation très délicate et ne pas coopérer pour

mettre en cause votre intégration dans la brigade.

Vous voyez ? Donc je compte sur vous.

Vous venez avec moi ? On retourne à l 'hermitage, on va passer voir le gardien

qui s 'occupe de la chapelle.

Bah non, on va rédiger le PV d 'abord. Non, on fera ça plus tard.

Ce qui est le plus important, c 'est les interrogatoires.

Et au pire, on l 'antidatera.

Pardon ? Ça va, ça sera pas la première fois.

Non, on va pas risquer un vice de procédure et faire foirer toute l

'est quoi ces méthodes -là ? Capitaine Delpech ? Vous me suivez ? Oui.

Atchoum dans, maintenant.

Oui.

Je vous présente le capitaine Delpech.

Je compte sur vous pour lui faire le tour de la maison.

Viens, mon commandant.

Bonjour.

Bienvenue parmi nous.

Moi, c 'est Evelyne. Bon, je sais, c 'est pas très hype comme prénom.

On a récupéré vos valises à la consigne de la gare. D 'accord, merci.

Vous allez faire envoyer le reste ? Non, c 'est tout ce que j 'ai.

Ah ouais ? Bah, vous voyagez léger.

Disons que j 'ai laissé mon ancienne vie derrière moi.

Et vous logez où ? À la caserne.

Oh, non, c 'est pas terrible.

Ah bon ? Non, il y a la part de mes parents, il est pas loué.

Ben, ouais, ce serait super, merci.

Je vous en prie, je m 'en occupe.

Et je vais taper le PV, comme ça, ça va vous laisser du temps et vous n 'aurez

qu 'à le valider.

On fait souvent ça avec le capitaine Hérald Basse.

Merci, vous faites souvent ça.

À plus tard. Oui, à tout à l 'heure.

Alors, quand ça, vous avez été muté ? Oui.

Puni ? Vous avez pour rien à faire ?

Laissez -moi deviner.

Vous avez refusé les avantages supérieurs.

Et puis, vous avez accepté ces avantages.

Une intervention musclée dans une cité sensible.

Un gamin est mort.

Un petit guetteur de 10 ans.

Vous lui avez tiré dessus ? Non mais c 'est pareil, c 'est moi qui dirigeais l

'affaire.

Et de l 'IgGN à conclure une nouvelle perdue.

Cet enfant est mort par ma faute.

Vous savez, il faut être content.

Pour les ex -votos, ça se passe comment ?

On te les apporte et c 'est toi qui les accroches ? Chacun se débrouille.

Elle le fait tout seul.

En général, ils se font discrets, ces gens -là.

Et croyez -vous au miracle ? Ne m 'embarquez pas sur ce terrain -là.

Moi, je fais mon boulot, Laura, je m 'en fous.

Vous pouvez nous parler du père Baptiste ? Il vivait ici depuis une centaine d

'années. C 'était notre curé et tout le monde l 'appréciait.

Oui, il y a au moins une personne qui partageait pas cet avis.

Tu lui connaissais des ennemis ?

Ou au minimum, des gens qui ne le portaient pas dans leur cœur. Non, pas

tout.

Et vous, vous étiez où hier soir ? Je suis suspecté.

Non, non, pas particulièrement. Je voulais savoir où tu étais, c 'est tout.

J 'étais chez ma sœur.

Elle habite à 20 kilomètres d 'ici. Elle s 'est cassée une jambe. Je vais la

voir tous les jours pour l 'aider.

Vous pouvez vérifier.

On le fera, oui.

Allô ? Ah oui, Evelyne.

Oui, excuse -moi, elle est un peu reine. Elle débarque de Paris.

Le grand hôtel, oui, très bien.

C 'est hyper gentil, merci.

Comment on fait pour les clés ? Il n 'y a pas eu d 'incident ces derniers temps

? Quelque chose de notant ? Il y a eu des vols dans la chapelle de l

J 'étais préoccupé.

Mais tu devrais aller voir Sœur Marie -Rose, presbytère.

Elle l 'aide dans son quotidien.

Je pense qu 'elle en sait beaucoup plus que moi.

On va où ? Au presbytère.

C 'est pas que je veux me planter, mais Katala m 'a filé des infos.

Et ouais, ça va leur parler aux gens du cru.

Bon, ok, c 'est quoi le délire là ? Vous me faites mon visitage de parisienne, c

'est ça ? Ben disons que votre côté cow -boy des cités, ça marche pas jamais.

Vous avez affaire à des montagnards purjus, mais taiseux.

Alors faut y aller en douce.

Bon, Evelyne nous a envoyé le PV, vous voulez relire ? Non.

Pardon ? Ben quoi ? Il va falloir que je relise tout derrière vous ? On est une

équipe, on se fait confiance, oui ou non ?

J 'ai peur ! Mon Dieu ! C 'est vous ? Vous m 'avez fait la peur de ma vie.

Vous êtes seule ? Oui, pourquoi ? Qu 'est -ce qui s 'est passé ? Je ne sais

Quand je suis arrivée, la porte était fracturée.

J 'ai pensé à un cambriolage, mais apparemment rien n 'a été volé.

Je ne comprends pas, le père Baptiste n 'est pas là.

Ce serait bien de vous asseoir.

C 'est abominable.

Comment on a pu lui faire ça ? Tout le monde l 'appréciait.

Est -ce que vous avez eu vent de certaines histoires ? Des vols qui se

reproduisent à l 'ermitage ? Oui.

Il y a eu des effractions et des objets de valeur ont disparu.

Je ne sais pas plus.

Réfléchissez bien.

Ça pourrait avoir un lien avec sa mort.

Je crois qu 'il avait découvert qui était à l 'origine des vols.

Une famille des marginaux de la région.

Je crois.

Vous avez leur nom ? Moi, je l 'ignore totalement.

Avec le tracage du téléphone, je vais peut -être trouver quelque chose.

En espérant qu 'Evelyne ait pu tout récupérer.

Et qu 'est -ce que vous faites ? Je vais continuer une course à pire.

Quoi ? Au point de plus tard.

Mais... Profitez -en pour vous installer.

C 'est beau, hein ? On y va ?

Bonjour,

madame Martinez.

Oh, ma petite Evelyne ! Je vous présente madame Delpes.

Bonjour. Ah, c 'est vous, la nouvelle locataire ? Oui.

Eh bien, vous allez être bien ici.

Vous savez que le bâtiment est en granit. Il fait 120 mètres de long sur 5

étages de haut. C 'est impressionnant, non ? Oui, c 'est majestueux.

Comme vous dites.

C 'est un des derniers vestiges de la splendeur passée de Jean -Romeu.

Alors évidemment, aujourd 'hui, c 'est partagé en appartement. Mais dans les

années folles, je peux vous dire que c 'était le repère de la jet set et tout

gratin de l 'aristocratie.

Et même après la Deuxième Guerre mondiale, vous savez.

Alors j 'en ai vu passer du bon bon ici, mon Dieu.

Picasso, Dali, Trenet et Madame Maillan, Jacqueline Maillan.

Excusez -nous, Madame Martinez, on va y aller ? Oui, bien sûr, je ne vais pas

pas te jouer en retard.

Si vous avez besoin de quoi que ce soit, madame, j 'ai juste cela, madame

Delpes. D 'accord.

Delpes, il y a un lien avec le chanteur ? Ah non, désolée, je ne vais pas

pouvoir signer le livre d 'or.

C 'est à quel étage ? Au cinquième.

La plus belle vue.

Ne prenez pas l 'ascenseur, Picasso.

Voilà, bienvenue.

Attends, je vais vous aider.

Donc là, c 'est la grande pièce à vivre.

C 'est trop beau.

Ouais, ouais, ouais. Et par là, c 'est la chambre. C 'est super calme. D

'accord.

Vous allez être bien là.

On n 'entend que les petits oiseaux.

Vous allez voir une belle vue, là.

Magnifique. C 'est dégagé.

Vous avez une vue imprenable. Mais après, le temps change vite.

On en a passé des moments ici.

C 'est parfait. Merci beaucoup.

De rien. Avec plaisir.

Et je voulais vous dire, pour ce matin, il ne faut pas vous sentir gêné quand je

me suis présentée.

J 'ai l 'habitude.

Vous appelez Evelyne quand on a 28 ans, ça fait toujours tiquer.

Maintenant, vous savez pourquoi je maudis mes parents.

Figurez -vous qu 'ils étaient fans de tourner manège.

Et c 'est comme ça qu 'ils se sont rencontrés grâce à l 'émission.

Formidable. Oui.

Enfin, attendez, le pire, c 'est que ma soeur s 'appelle Fabienne.

Mais non.

Mais oui.

Evelyne et Fabienne. Un hommage aux deux présentatrices. On s 'en serait bien

passé, hein.

Mais bon.

Écoutez, Evelyne, merci beaucoup. C 'est vraiment très gentil. Non, c 'est avec

plaisir, franchement.

Sentez -vous comme chez vous.

Et à la brigade, ça se passe bien, il y a une bonne ambiance.

Le capitaine est sympa. Ah bah super, on est une bonne équipe.

Et puis Thomas, c 'est un gars vraiment bien.

Il est sympa, fiable, rigolo, en plus d 'être beau gosse.

Et vous connaissez tous depuis longtemps ? Ouais, moi je suis la dernière

arrivée, c 'était il y a trois ans. Donc on se serre les coudes. Une fois, on a

eu un gars qui s 'est mal comporté, on lui a mis la misère.

Il est reparti aussi vite qu 'il est venu.

Oh, attendez, je vais vous allumer le chauffe -eau.

Ça peut faire bien, quand même.

On y va ? Où ça ?

On a épluché les trajets du prêtre.

On a vu qu 'à deux reprises, il est allé chez Alosa.

C 'est qui, ça ? Le père et le fils ont des casiers longs comme le bras.

X, vol, agression verbale et physique, conduite en état d 'ivresse.

Des bons clients, quoi.

N 'approchez pas ! Cassez -vous ! Gendarmerie nationale ! Allez vous faire

foutre ! On veut juste vous parler ! C 'est ça, ouais.

Le premier qui s 'approche, je fous un pruneau au cul ! Cassez -vous, je vous

dis ! Moi, j 'appelle les renforts.

Non, pas la peine.

Faites diversion.

Allez pas faire n 'importe quoi ! On veut juste des impôts ! C 'est ça ! C

toujours pareil avec vous ! J 'en ai marre de montrer vos trous ! On vous

deux, trois questions et on repart !

Cassez -vous, je vous dis ! Vous voyez raisonnable ? C 'est ça, ouais.

Pensez à votre fusil ! Foutez -moi la paix !

Il

faut pas nous tirer dessus.

Pourquoi ça a des avantages d 'être un cow -boy ?

Je dis que c 'est pas moi qui ai volé. Vous me prenez pour qui ? Désolée, mais

vu votre casier, vous n 'êtes pas crédible une minute. Mais voler dans une

église ? J 'aurais jamais fait ça.

On a des témoins qui vous ont vu. Ah ouais ? Et qui c 'est qui vous a dit ça

Parce que tout le temps que je fume.

Très bien, c 'est noté.

De toute façon, quoi que je dise, elle me cherchait des noix. Alors, faites ce

que vous avez à faire.

On sait que le curé a découvert que les vols, c 'était toi et ton fils.

Il est venu te voir, c 'est vrai ? Oui.

Il est venu, mais c 'est pas à nous, il débloque le vieux.

Si je vous montre ça, vous me dites quoi ? C 'est quoi cette connerie là ?

C 'était où hier soir ? Qu 'est -ce que ça peut vous foutre ? Stanis, si on t 'a

ramené ici, c 'est pas pour une histoire de statue ou de chandelier volé.

On sait que le prêtre est venu te voir.

Voilà comment on l 'a retrouvé ce matin.

Dans le décoïncidence, non ?

C 'est pas moi, j 'y suis pour rien.

Vu l 'accueil que vous nous avez réservé, je me permets d 'avoir quelques

doutes.

Ok, il est venu.

Je l 'ai envoyé chier et il est reparti tranquille.

Vous savez que si on montre tes photos à un jury et qu 'on leur déroule votre

CV, vous pouvez prendre pour 15 ans ferme.

On est en train de perditionner chez toi.

On va sûrement trouver des choses, alors dis -nous ce que tu sais.

Allez voir du côté de la mère Ortiz.

Il est toujours fort avec elle, cette grenouille de bénitia. Ils se voient

les jours.

C 'est la directrice du centre d 'entraînement. Elle est aussi très

dans la paroisse.

Vous pensez qu 'elle aurait pu le tuer ? Mais non, j 'ai pas dit ça.

Je dis qu 'elle doit savoir des choses.

Bon, écoutez, je veux bien prendre pour les vols, mais pour ça, non.

Bon, t 'es pas très convaincant, là.

T 'étais où hier soir ? J 'étais dans la sac de Prada avec des collègues. On

s 'occupait d 'un magasin de bricolage.

Vous l 'avez braqué, quoi ? Je suis rentré à 4h du matin.

Vous en pensez quoi ? C 'est un petit truand, mais je le vois pas tuer

le curé, et encore moins avec cette méthode.

On a le rapport du légiste.

Le prêtre a reçu un violent coup sur la nuque par un objet relativement fin.

Ça peut correspondre au camp des lames.

Mais visiblement, ce qui l 'a tué, c 'est un objet pointu.

Il lui a transpassé le foie. Et c 'était volontaire, il était attaché. Il avait

des marques de lien au poignet, sur la poitrine.

Il était encore conscient et il est mort entre 22 et 23 heures.

Une vraie exécution.

Vous voulez le faire souffrir et tu vois ça m 'en arriver.

C 'est une vengeance.

Oui.

Il faisait le foie, c 'est un homme de foie.

Peut -être que le tueur a reproché au curé d 'avoir trahi sa foi, d 'avoir

commis un péché.

Un crime ? Ou alors, avec l 'ex -voto, peut -être que le tueur ou un de ses

proches n 'a pas été guéri.

Du coup, ils ont fait payer le curé.

C 'est possible. C 'est un peu léger, mais on n 'a que ça en même temps.

Excusez -moi.

Allô ? Je vais boire un café, vous en voulez un ? Non, merci.

Si, je veux bien.

Mais je préfère ceux de la machine, là -bas. Ça vous dérange pas ?

Oui. Prat nous a confirmé le cambriolage au briconexte. Ok, super.

Et dernière chose, j 'ai remarqué sur la liste des appels du prêtre ce numéro

-là qui a appelé de manière insistante sur les trois derniers jours. Donc je

vais essayer de trouver le propriétaire. Très bien, merci.

Et ça, c 'est celui de Mme Ortiz. C 'est vrai qu 'il s 'appelait plusieurs fois

par jour.

En plus de se voir ? Oui.

Oui, ça fait beaucoup.

On va aller la voir, cette Mme... Ortiz, médaillée olympique. Elle dirige le

centre d 'entraînement en altitude.

C 'est là où toutes les équipes de France feront leur préparation.

Quel café ? Non mais on y va.

Je viens d 'un petit café.

Ah bah oui, merci.

Ça fait plus de vingt ans que je le connaissais.

Et oui, c 'est vrai, on se voyait quasiment tous les jours.

Il y avait une raison particulière à ça ? J 'ai institué des offices d 'ermitage

pour nos sportifs en fonction de leur planning.

On a au moins 40 nationalités et beaucoup sont croyants et pratiquants.

Vous savez qu 'il avait des soucis ces derniers temps ? Reçu des menaces ? Mais

comment est -ce qu 'on peut imaginer ça ? C 'était un saint ! Et puis s 'il

avait eu des soucis, il m 'en aurait parlé ! Des nouvelles personnes sont

rentrées en relation avec lui ces derniers jours ? Pas que je sache.

Et vous, vous faisiez quoi hier soir ? J 'ai participé à une réunion pour la

venue de l 'équipe de France de foot qui arrive dans une semaine.

On est finis à 23h.

Championne de France ? Championne d 'Europe ? Médaillée à Barcelone ?

Sacré palmarès, hein ?

C 'est à cette époque que j 'ai connu le centre.

Et mon mari aussi.

Il était préparateur physique ici. Et il est devenu mon préparateur attitré.

Vous êtes séparés ? Non.

Il est décédé il y a dix ans.

Désolée. Pas de mal.

Ah, excusez -moi, j 'ai un problème de matière. Il est dans une salle, il faut

que j 'y aille.

On va vous suivre.

Ah, ben, je vous présente mon fils Mathieu, qui est responsable de la salle

aussi du renforcement nucléaire, et Lisa, ma fille aînée, qui, elle, est en

charge de la gestion administrative du centre.

Bonjour. Bonjour, capitaine Narelda. Capitaine Depeche. Ils sont en charge de

'enquête sur le meurtre de Père Depeche.

Ah ouais, ça craint ce qui arrive.

Les filles ont été très choquées.

Dis donc, tu devais pas commencer à 16h toi ? 16h, c 'est 16h.

La rigueur pour la préparation, c 'est valable aussi pour les séances de muscu.

C 'est compris ? Bon, alors c 'est quoi le problème ? Le programmateur de la

salle hypoxique a pas l 'air de marcher.

Quoi ? C 'est quoi cette salle ?

C 'est la salle qui lui permet de créer les conditions atmosphériques jusqu 'à

7000 mètres d 'altitude.

7000 mètres ? Dites -moi, le père Baptiste, vous le connaissiez, vous, j

'imagine ? On a eu que lui comme curé.

C 'est le filtre à azote.

Il faut que j 'appelle les services techniques.

Excusez -moi.

Merci. Au revoir.

Au revoir.

N 'hésitez pas à m 'appeler si vous avez des questions.

Et vous, c 'est un détail qui vous revient. Tenez -nous au courant.

Ah, Paul.

Ah oui, c 'est vrai, c 'est la fin de la semaine.

Ça va ? C 'était bien l 'école ? Oui.

On est allés à Maison Eau, mercredi.

Très bien, très bien.

Et au niveau des notes, ça donne quoi ? J 'ai eu 12 en français et 13 en maths.

Parfait. Va poser tes affaires, commence tes devoirs tout seul et je te rejoins.

Bon, ben, merci. Au revoir.

Elle est charmante.

Et l 'amour du Christ, ça doit lui suffire.

C 'est terminé pour moi aujourd 'hui.

Quoi ? Vous me ramenez ?

Je ne trouvais pas qu 'il règne une

ambiance étrange au centre.

Vous n 'avez pas de temps.

Il y avait une jeune fille à gauche des escaliers. Elle faisait un geste avec sa

main. Vous avez vu ? J 'avais l 'impression que tu voulais nous parler.

Mais peut -être.

Ah ouais, c 'est bien paumé votre coin là.

Ouais, c 'est sûr, je l 'ai dit, je suis tranquille.

Vous avez l 'air pressé de finir cette journée, vous avez un truc à faire ?

rien de spécial, à demain.

À demain.

Salut Thomas, je t 'ai pris un café.

Merci. De rien.

T 'as bien dormi ? Oui, bien, merci.

Super. J 'ai fait le tour des draveurs sur marque, j 'ai trouvé où la plaque

avait été faite, c 'est à Eudélio, juste à côté.

C 'est vrai ? Oui, sauf que l 'artisan a dit que c 'était son père décédé qui

avait dû le faire, donc il n 'a aucune trace des clients de l 'époque.

Ah merde, on peut juste présumer que c 'est quelqu 'un du coin.

Et je suis restée tard hier pour avancer sur les données électroniques du

prêtre, donc rien d 'anormal sur ses comptes. Par contre, j 'avais l

de celui qui s 'affirma à l 'appeler ces trois derniers jours.

Super.

C 'est un certain Cyprien Radecki. Alors, ce qui est bizarre, c 'est qu 'il

habite Marseille. Il n 'a rien à voir avec la région.

Bonjour. Bonjour.

Bonjour, capitaine.

J 'ai très bien dormi, moi aussi, Evelyne.

D 'accord.

Euh, capitaine, j 'ai un truc à vous montrer.

Ça me trottait dans la tête, là, ce geste de la sportive hier. Du coup, j

fait des recherches.

Evelyne, tu peux tracer le téléphone de Radecki, là, pour savoir ce qu 'il a

fait ces derniers jours ? Ok. Merci.

Voilà.

Bien, j 'ai trouvé.

Donc c 'était bien l 'appel à l 'aide.

Elle a peur de quelque chose.

Faut lui parler.

Faut alors être discret, alors.

Ça risque d 'être un rôle de composition pour vous, ça, non ? Pas drôle.

Mademoiselle ? Oui ? Bonjour.

J 'ai eu l 'impression que vous aviez quelque chose à nous dire hier.

Oui.

On vous écoute.

En début d 'année, je suis devenue amie avec une nageuse.

Océane.

Et elle a fait une tentative de suicide, il y a un mois.

Elle est toujours dans le coma.

Vous savez pourquoi elle a voulu lui mettre fin à tout ça ? Elle m 'avait dit

'il lui était arrivé un truc pas cool.

Je lui ai demandé si c 'était une agression sexuelle.

Et elle m 'a dit un truc de genre.

Elle vous a dit qui a fait ça ? Non.

C 'était compliqué pour elle.

Elle est très croyante, issue d 'une bonne famille.

Je pense qu 'elle s 'était peut -être confiée au prêtre.

Madame Ortiz m 'a questionnée.

Et son ton n 'était pas cool.

Elle m 'a fait comprendre qu 'il fallait pas en parler.

Que sinon, ça pouvait compromettre ma carrière.

Vous voyez le genre ? Comment elle s 'appelle exactement votre copine ?

Océane Radecki.

Elle vient de Marseille ? Oui.

Comment vous savez ? Oui, oui.

Il y a un problème ? Non, non.

Simple enquête de routine.

On vous rejoint en salle 3G. Dans 10 minutes.

J 'attends.

Eh oui, il y a bien eu une enquête sur la tentative de suicide d 'Océane.

Elle a pris des cachets.

Aucune suite judiciaire, pas d 'antécédents.

Seuls ses parents et son entraîneur ont été interrogés.

Lex Boto, que de la fontaine jaillisse la vie, c 'est une prière pour que

se réveille de son coma ? Ce serait Radekik qui aurait tué le prêtre ? Ce

quoi son mobile ? Oui, oui. Oui, Thomas ?

Figure -toi qu 'il est aux abords du prestitaire.

On y va, merci.

Il y

aura

des qui ?

Non, non.

Et voilà.

Vous voyez, c 'est ça. Oui, c 'est l 'avantage du terrain.

Allez, avant.

Mais je ne savais pas qu 'on l 'avait assassiné. Et vous pouvez nous dire

pourquoi vous étiez chez lui, alors ? Je voulais juste le voir.

Ce n 'est pas moi qui l 'ai tué, je vous jure.

C 'est vous qui avez fracturé sa porte, hier ? Oui.

Comme il n 'était pas là, je suis revenu aujourd 'hui.

Je ne pouvais pas savoir qu 'il était mort.

Vous l 'avez appelé dix fois en trois jours.

On est au -delà du harcèlement, là.

Vous pensez qu 'il avait un lien avec la tentative de suicide de votre fille ?

Oui, on est au courant pour votre fille. On est désolés.

Je sais qu 'elle le voyait souvent en confession.

Je voulais juste qu 'il nous dise comment elle était juste avant son

S 'il a dû avoir dit quelque chose.

C 'était le cas ? Le téléphone m 'a assuré qu 'elle ne lui avait rien dit.

J 'ai très vite écourté la conversation.

Après, il ne prenait plus mes appels.

Et vous avez essayé d 'entrer en contact avec le centre d 'entraînement ? Oui,

bien sûr.

Je me suis rendu, mais ils n 'ont pas voulu me recevoir.

Je pensais que peut -être venant ici à Forum, j 'aurais pu avoir des réponses.

Ça m 'aiderait, mais...

C 'est encore plus difficile.

J 'ai du mal à penser que c 'est le vulture.

Effectivement. Mais si ça se trouve, Océane n 'est pas la seule victime.

Une autre personne a pu se venger, sachant que le père Baptiste essayait d

'étouffer l 'affaire.

Ou alors le père Baptiste avait découvert l 'inocuité de l 'agresseur.

Il aurait dû au silence.

Ce qui m 'étonne, c 'est que Ortiz ne nous ait même pas parlé d 'une tentative

de suicide dans son établissement.

Il doit avoir peur pour la réputation du centre.

C 'est peut -être de ça dont il parlait avec le prêtre, vu qu 'Océane s 'était

confié à lui.

Ça expliquerait pourquoi ils se voyaient tous les jours.

On va vérifier ça, mais en attendant, on va checker tout ce qu 'on a sur le CNA.

Le moindre incident, les mains courantes, tout.

C 'est quand même louche qu 'Ortiz n 'ait pas voulu recevoir le père d

Pas très catholique.

Tiens là, il y a un signalement qui date d 'un an.

Une fille a porté plainte pour tentative d 'attouchement. Et c 'est Paul Ortiz

qui est mis en cause. Voilà, c 'est pour ça que la mère n 'a pas voulu qu 'on

parle d 'agression.

Ça, ça correspond à ce que Noémie nous a raconté.

La mère et le fils ont été entendus.

L 'affaire a été classée sans suite.

Attendez.

Admettons que Paul ait récidivé.

Peut -être que Christine Ortiz et le prêtre se voyaient pour étouffer l

? Ou lui ne voulait pas l 'étouffer, l 'affaire, justement.

Auquel cas, Christine Ortiz aurait tué le curé pour l 'empêcher de balancer son

fils. D 'où la langue clouée.

Je suis assez curé de savoir ce qu 'elle va nous raconter.

Bonjour, Lisa.

Votre mère est là ? On aurait besoin de lui parler.

Justement, non.

Je m 'inquiète.

On n 'a aucune nouvelle depuis hier.

Comment ça ? Elle n 'est pas rentrée de la nuit et elle a laissé Paul tout seul.

Ce n 'est pas normal.

Il est où ? Il est là.

Il est sur ses jeux vidéo.

Pourquoi ? On a besoin de lui poser quelques questions.

Ok. Je vais le chercher.

Merci.

Paul, est -ce que tu peux nous dire quand tu as vu ta maman pour la dernière

fois, s 'il te plaît ? C 'est important.

Hier après -midi, elle était à la maison.

Et après, je suis allé au cinéma.

Tu es allé tout seul au cinéma ? Non, avec mon frère Mathieu.

C 'était très bien le film.

Et après, quand on est revenus, Maman, elle ne sait pas.

Au début, on ne s 'est pas inquiétés.

Souvent, elle rentre tard du bureau.

Dis -moi, Paul, tu as eu des petits problèmes au centre ? Pareil, avec des

jeunes filles ? Ma mère, elle dit... Paul, tu ne dois pas parler aux filles

tu ne connais pas.

Mais je ne viens pas souvent ici.

Je suis à Saint -Croix.

C 'est son lycée.

Il est pensionnaire dans la vallée.

Merci, Paul.

Je peux jeter un coup d 'œil aux affaires de votre mère ? Oui, bien sûr.

Et sinon, sa voiture est toujours là ? Euh, non.

Non, elle a dû la prendre. Ok, merci.

Oui, Evelyne.

On a une disparition inquiétante. Christine Ortiz.

Tu peux lancer les recherches ? Merci. Capitaine, je veux voir.

Apparemment, elle avait un rendez -vous médical ce matin avec le docteur C...

Cezron.

Je le connais bien.

Oui, Christine Ortiz avait rendez -vous, mais elle n 'est pas venue.

Il y a un problème ? On n 'a plus de nouvelles depuis hier soir.

Vous la connaissez bien ? C 'est ma patiente depuis longtemps.

Je la suivais quand elle était en équipe de France d 'athlétisme, une sacrée

sportive. Je suis toujours son médecin référent.

Et pourquoi elle devait venir ce matin ? Vous savez que je suis tenu au secret

professionnel. Oui, excusez -moi, mais sa disparition est inquiétante. Donc,

chaque information est capitale.

C 'était quoi ce rendez -vous ?

Moi pour des problèmes hormonaux qui nécessitent un suivi régulier.

Ça remonte à l 'époque où il cherchait à avoir des enfants.

Ça a bien abîmé son organisme.

Elle a suivi un traitement pour tomber enceinte ? Oui, mais pas seulement.

Comme ça ne marchait pas, elle a tout essayé.

Les médecines alternatives, les poutres de perlimpinpin, les prières, et j 'en

passe. Elle s 'est même tournée vers la fontaine miraculeuse de l 'ermitage.

Vous savez si elle a déposé un ex -auto ? Non, je ne sais pas.

Tout ce que je sais, c 'est qu 'elle y allait tous les jours pour prier.

Ça lui donnait de l 'espoir.

Mais attendez, je ne comprends pas bien. Vous lui administrez un traitement qui

lui bousille son organisme et elle revient quand même vous voir ? Oui.

Et elle m 'a été reconnaissante. Au contraire.

Avec mon mari, ils étaient désespérés.

Et elle a eu Lisa.

Je me souviens très bien de ses accouchements.

C 'était épique. Il y avait une sacrée tempête de neige. Impossible de

à la maternité.

Alors c 'est moi qui ai fait naître Lisa à l 'infirmerie du CNEA.

Avec les moyens du bord.

Vous travaillez où, c 'est neuf ? Actuellement.

Je suis le médecin attitré de l 'équipe olympique de ski de fond.

Je suis toutes les compétitions.

On n 'a toujours pas de nouvelles de Christine Ortiz ? À mon avis, elle s

barrée avant qu 'on ferme les routes.

Je suis sûr qu 'elle a tué le prêtre.

Elle avait peur qu 'il dénonce Paul.

On fait quoi, alors ? On parle plus tard, j 'ai des trucs à faire.

Encore ? Je vais à ta voiture.

Non mais vous vous moquez de moi là ?

Comment dans Nauri ? Oui, avec la capitaine Delpech.

Il faut que je vous le voie.

C 'est le sujet de notre affaire.

Excusez -moi, on a des lunettes en frein rouge à la caserne ? Ok, super.

Je vous expliquerai.

Je vais vous emmener dans un refuge pour la nuit. Mais surtout, on ne fait pas

de bruit, d 'accord ? Pas de bruit.

Tiens, regarde ce que j 'ai trouvé sur le chemin.

Qu 'est -ce que vous faites là ? Vous m 'avez suivi ou quoi ? Ce que je fais là

? Je ne sais pas, je vous le demande.

Comment ça ? Je ne retrouvais pas mon portable. Du coup, j 'ai lancé la

géolocalisation sur le portable de la gendarmerie. Et là, ça m 'a amené jusqu

vous. Alors, je ne sais pas.

Oh ! Vous faites quoi là ? Oh ! C 'est quoi ça ? Je sais pas, j 'ai... J 'ai dû

le prendre sans faire exprès, j 'en sais rien.

Bien sûr.

Et vous m 'expliquez ce que vous trafiquez là en pleine nuit ? On peut

rester ici, allez venez.

Allez, entrez, entrez, entrez.

Tiens, tu peux te mettre au fond là -bas.

Tu peux mettre ton sac en dessous.

Allez les enfants, il y a du chocolat chaud pour vous.

Entrez.

Vous avez vos sacs ? Comment tu vas ma soeur ? Ça va ? Super.

Tiens, tu peux le couper s 'il te plaît ? C 'est comment ton prénom ? Vas -y.

Bonjour, je suis Vanessa, la soeur de Thomas. Vous voulez nous aider ?

Julie, je suis une de ses collègues de travail. C 'est qui, tous ces gens ?

Tous ces gens, on les aide.

Parce qu 'ils sont dans une situation intenable et que tout le monde s 'en

Enfin, pire que ça, tout le monde les rejette.

Donc nous, on refuse de fermer les yeux.

C 'est le minimum qu 'on puisse faire, je crois.

Et vous faites quoi, concrètement ? Déjà, on les accueille, on les

Ils peuvent se poser un peu, retrouver des forces.

Et on est en lien avec une ONG qui les aide.

Donc vous êtes en train de nous faire croire que vous faites de l

c 'est ça ? Pardon ? Vous me prenez pour qui, là ? Pour un passeur ? Qui leur

pique leur pognon, c 'est ça ? Vous êtes vraiment trop connes.

Vous savez, il s 'est dit quelque chose qu 'il ne fallait pas.

Je ne sais pas si c 'est de l 'humour, mais il n 'en a pas beaucoup là -dessus.

Il a vécu avec une sans -papier, qui est arrivée sans rien justement parce qu

'elle avait donné tout son argent à un passeur des rues.

Et il y a six mois, elle a été expulsée et il n 'y a plus aucune nouvelle.

Voilà.

Bon, qui peut venir m 'aider à éplucher des carottes pour faire une soupe ?

Désolé,

je n 'ai pas dû vous parler comme ça.

Non, mais c 'est moi. Pardon, c 'était très maladroit.

En étant avec mon métier...

Aider des migrants, c 'est suspect.

Si vous me connaissiez, c 'est plutôt le fait d 'être gendarme qu 'il est.

Bonjour.

Si je me suis engagé, c 'est pour être au service des autres.

Aider les plus faibles.

Et là, je me retrouve à... à courser les migrants.

Et pour quelle raison ? Parce qu 'ils fuient la guerre, la misère.

Ça vous est jamais arrivé de recevoir des hommes que vous n 'avez pas envie d

'exécuter ? Si.

Moi, ici, à la frontière espagnole, c 'est quasiment tous les jours que ça m

'arrive.

Je me demande pourquoi je continue ce métier, moi.

Bon, je vais vous filer un coup de main.

Je ne sais pas ce qu 'il a.

Il n 'est pas bien en ce moment.

Oh, voilà un petit garçon.

Comment tu t 'appelles ? Issam.

C 'est joli.

Regarde, tu vas pouvoir choisir un jouet. C 'est une grande corbeille.

Prends celui que tu veux. D 'accord ? Oui,

c 'est un train.

C 'est joli.

T 'as quel âge, toi ? 8 ? 8 ans ? C 'est grand, enfin.

Allô ? Quoi ? Ok, j 'arrive.

Bonjour. Bonjour.

Oh, putain ! C 'est M. Catala qui a découvert Christine Horty ce matin à 7h.

C 'est même sûr.

Donc, parfait.

Et la main coupée, ça veut dire quoi, à votre avis ? Qu 'elle a volé quelque

chose ? C 'est ce qui paraîtrait plus logique, oui.

J 'ai vérifié.

Lui aussi était accroché dans la nef.

C 'est devenu une source de vie.

C 'est une réponse au premier ex -voto, ça.

En fait, c 'est Christine Ortiz qui les a fait. En fait, le miracle, c 'est qu

'elle était plus pérille.

Le mœur tournerait autour de la naissance de ses enfants.

Ben oui.

En attendant, il va falloir leur annoncer la nouvelle.

Non, mais c 'est pas vrai.

Comment c 'est possible de faire un truc pareil ? Je vous promets qu 'on va tout

faire pour le retrouver.

Est -ce que vous avez une idée de qui pourrait lui en vouloir ? Elle n 'avait

pas de des amis, mais pas au point de la tuer.

Elle avait ses défauts, mais elle a toujours été là pour nous.

On n 'a jamais douté de son amour.

C 'est juste qu 'elle n 'osait pas être à l 'âge.

Après la mort de papa, elle nous a élevés toutes seules.

Et c 'est sa rigueur qui nous a servi à tous les trois.

Vous savez si elle avait rendez -vous avec quelqu 'un hier soir ? On ne savait

pas trop ce qu 'elle faisait.

Votre mère et le père Baptiste se voyaient souvent.

Vous savez de quoi ils parlaient ces derniers temps ? Non, non, je ne sais

non.

Vous voyez peut -être avec Domecq.

L 'entraîneur.

Ma mère et lui sont proches.

C 'est ce qu 'il en sait plus.

Ça va aller ?

Monsieur Dumacq ?

J 'imagine que vous êtes au courant ? Oui,

bien sûr, oui.

Mais franchement, je ne vois pas trop ce que je peux vous raconter.

Vous connaissez bien madame Morty ? Oui, oui. Ça fait des années qu 'elle

travaille ici.

Elle était abrutie ? Vous savez très bien que non.

Elle dirigeait le centre d 'une main de fer, c 'est un secret pour personne.

Moi, personnellement, j 'ai jamais eu à m 'en plaindre.

Vous peut -être, mais les autres ? Oui, oui, oui, bien sûr, certainement.

Au niveau local, elle a quand même placé ses enfants à des postes importants.

Ça a fait craindre ses dents.

Mais bon, de là à la tuer... On peut écarter aucune piste.

On va avoir besoin de la liste des employés des derniers mois et on

avec vous si c 'est avec qui ça s 'est mal passé.

Je vais m 'en charger.

Et Océane Radéqui ?

Vous connaissez ? Oui, oui. C 'est vraiment

triste.

C 'est une super athlète. C 'est un travail. Je n 'ai pas vraiment compris

geste.

J 'espère qu 'il va se réveiller et qu 'on en saura plus.

Si quelque chose vous revient, vous nous contactez ?

Oui, je m 'occupe du listing. Oui, et on aura aussi besoin du planning de

présence de CN.

Ok.

C 'est moi ou j 'ai l 'impression qu 'il ne nous dit pas tout ? J

'ai appris pour Mme Ortiz. C 'est affreux.

Vous pouvez nous parler d 'elle ? Parce que quand on pose la question ici, c

'est une véritable omerta.

Je peux vous dire que son côté bigote, c 'était le bal des faux -culs.

Elle était peut -être compétente, mais à côté de ça, pas cool du tout.

C 'est -à -dire ? Manipulatrice, tyrannique.

Elle faisait l 'unanimité contre elle.

Et Paul ? Paul Ortiz.

Non, lui, il est gentil.

C 'est le plus choubidou de la famille. Pourquoi vous le suspectez ? On pense à

lui pour l 'agression sexuelle d 'Océane. Ah non, vous faites fausse

Il est toute la semaine à l 'internat et il rentre que les week -ends.

Quand les sportifs sont chez eux, en général.

Et Mathieu, le grand frère ? Il est clean.

Il n 'a vraiment aucun geste ambigu.

En général, on les sent, les mecs, un peu limite. Lui, il est à fond dans la

performance, comme sa mère.

Faut que je vous laisse, je vais être en retard.

Merci, Noël.

On va quand même comparer les plannings d 'Otian et Paul.

Bon.

Je viens de recevoir un couple de la région et du préfet. Vous en avez tout ?

Justement, on est en train de faire le point.

Alors ?

On a le père Baptiste qui a donc été retrouvé dans la chapelle.

Le mode opératoire fait référence à sa foi. Il aurait trahi, vol, meurtre, on

peut faire les dix commandements, mais a priori la langue transpercée nous

indiquerait que le mobile serait plutôt le mensonge.

Idem pour madame Ortiz qui elle aussi a la langue transpercée, on peut imaginer

qu 'ils se partageaient le même mensonge.

On se demande s 'il couvrait pas une agression sexuelle qu 'aurait commis le

petit Paul Ortiz.

D 'ailleurs, Evelyne, ça a donné quoi la comparaison des agendas d 'Océane et de

Paul ? Non, mais j 'ai appelé l 'internet de Paul, il n 'a raté aucune

de cours depuis la rentrée.

Concrètement, il n 'a jamais croisé Océane, elle est rentrée chez elle

week -end. Ok.

Evelyne, vous contactez le procureur, vous lui demandez d 'ouvrir une enquête

sur l 'agression sexuelle de cette jeune fille. Ok, je m 'en charge.

Alors, il y a un fait nouveau, c 'est que Christine Ortiz avait les mains

coupées. Donc en plus du mensonge, ça nous mettrait sur la piste d 'un vol.

Dernière chose, il y a sûrement un lien avec la difficulté de Madame Ortiz à

avoir des enfants.

Elle se rendait tous les jours à la fontaine miraculeuse dans l 'histoire de

tomber enceinte. Le miracle qui est arrivé d 'ailleurs, puisqu 'elle a fini

avoir Lisa. Le docteur Césaron nous a raconté une histoire un peu

autour de sa naissance, avec une tempête de neige.

Evelyne, est -ce que vous pourriez me donner la date de naissance de Lisa

s 'il vous plaît, tout de suite ? 15 janvier 2002.

Putain, le tout -bib nous a menti.

Il n 'y a pas de tempête de neige ce jour -là.

Donc il n 'y a aucune raison qu 'ils fassent l 'accouchement au sein, non ?

On va aller lui demander quelques explications ? Capitaine, je peux vous

avant.

Alors dites -moi tout.

Quel sujet ? Au sujet des Redman. Mon chef, ce n 'est pas le moment, mais j

besoin de savoir.

Ah oui, mais en fait, il est nickel, rien à signaler.

Comment ça ? Au téléphone, il a dit le contraire ? Non, vous avez du mal à

comprendre, je ne sais pas.

Vous faites marcher ou quoi ? Et c 'est pourquoi ces lunettes infrarouges alors

? Ah bah ça c 'était pour observer la faune la nuit.

J 'adore les ours.

Il y a bien des ours dans les Pyrénées.

Vous vous foutez de moi ou quoi ? J 'ai quand même pas inventé quelque chose

pour vous faire plaisir.

Écoutez Capitaine Delpêche, il s 'avère que vous aussi vous me cachez quelque

chose. Vous allez en payer les conséquences, vous m 'avez bien compris

Merci. Elle est là, vous.

Qu 'est -ce qu 'il vous prend ? Il n 'agit pas du tout le jour de la

de Lisa. On peut savoir pourquoi vous avez menti ? De quel droit vous vous

introduisez, vous, dans mon cabinet ? Vous jouez à quoi ? Sortez ! Docteur,

docteur, on se calme.

Je comptais de lui répondre.

Je vous rappelle que je suis tenu au... C 'est très médical, ça va. On l 'a déjà

eu, Trafrin, là.

Vous avez fait un faux témoignage, docteur. C 'est passif de deux ans de

ferme. Et selon ce qu 'elle va trouver, ça peut passer pour de la complicité.

Il y a un peu plus de 20 ans, le père Baptiste et Christine Ortiz sont venus

voir.

Une des religieuses de la paroisse était enceinte.

Vous imaginez le scandale.

Ils m 'ont demandé de les aider.

À quoi ? Les Ortiz voulaient garder le bébé sans passer par l 'administration.

'était une aubaine pour eux.

Du coup, vous avez fait défaut ? Tout le monde y trouvait son compte.

La religieuse n 'était pas signale et l 'évêché.

L 'enfant a évité les services sociaux.

Et les Ortiz allaient être parents.

Vous, vous avez fait ça de façon gracieuse, j 'imagine ?

Disons que j 'ai eu une sorte de défraiement pour mon dévouement et mon

Comment s 'appelait cette bonne sœur ? Sœur Dolorès.

Vous pouvez penser ce que vous voulez, je ne regrette pas.

Et pour Dolorès, je peux vous dire que ça a été un énorme soulagement, sans

parler du bonheur des Hortises. Oui, on peut la trouver où, cette sœur Dolorès ?

Elle est décédée il y a un an.

Suicide.

Docteur, il y a quelque chose que je n 'arrive pas à comprendre.

Paul et Mathieu, ils sont dotés aussi ?

Non, les deux garçons sont des fils biologiques.

Quand on adopte un enfant, ça peut débloquer les choses.

C 'est fréquent.

Elle est au courant de toute cette histoire, Lisa ? Non.

Christine a toujours gardé le secret.

Le père, c 'est qui ? Aucune idée.

La seule qui pourrait savoir quelque chose, c 'est...

Sœur Marie -Rose, qui a pris la relève de Sœur Dolorès.

Elles étaient proches.

Et si le père a eu vent de toute cette histoire ? Vous imaginez, on vous

votre môme à votre insu, c 'est un bon mobile de meurtre, ça, non ? Ouais, on a

le mensonge et le vol, effectivement.

Mais qui s 'appelle ? Qui a l 'âge d 'être son père ? Ben, plein de gens.

Katala, le gardien d 'ermitage.

Douminc, le préparateur physique.

Et puis, il y a le docteur aussi.

Il faut qu 'on aille voir Sœur Marie -Rose.

En plus, si elle sait quelque chose, elle peut être considérée comme une

complice.

On voit ça demain ? Oui, à demain.

Merci.

Oui,

j 'étais au courant pour l 'enfant.

L 'auteur de l 'oreille me l 'avait dit.

Elle était désespérée.

Vous savez qui est le père ? Non, elle n 'a jamais dit.

C 'était déjà dur d 'avoir bafoué son vœu de chasseter.

Elle a signé une déclaration d 'abandon.

En contrepartie, on lui a garanti que l 'enfant serait confié à une bonne

famille catholique à l 'étranger.

C 'est ce qu 'on lui a dit.

Et elle a accepté de signer la déclaration ? Oui, et je peux dire qu

porté la main.

On l 'a même obligé à s 'engager à ne jamais faire de recherche pour retrouver

'enfant.

Elle a tenu parole.

Après, elle est partie en mission humanitaire en Afrique.

Vous ne l 'avez jamais revue ? Si.

Une dizaine d 'années après.

Elle est revenue à fond romeux.

Pourquoi ? C 'était une enfant du pays.

Les Pyrénées lui manquaient, c 'est ce qu 'elle m 'a dit.

Pour elle, c 'était des histoires anciennes.

Elle avait rompu ses voeux et elle a trouvé un emploi grâce à la région.

Ah oui, c 'était où ? À la cantine du lycée. Le lycée, celui qui est à côté du

CN1 ? Il n 'y en a qu 'un.

Et j 'étais là quand le prêtre l 'a vu en ville.

Il n 'était pas ravi.

Et vous la voyez souvent ? Non, une fois ou deux au début, c 'est tout.

Les liens s 'étaient distendus.

Et puis j 'ai lui rappelé trop son ancienne vie.

Elle avait tourné la page.

On est compte, ils ont fait croire à Dolores que sa fille a été placée à l

'étranger, elle a grandi à 300 mètres de ses jambes.

À mon avis, ils ont fait en sorte d 'éloigner la mère.

Si elle avait été encore en vie, ça serait la première suspecte.

J 'aurais toutes les raisons d 'en vouloir encurer et aortir.

Il nous reste le père.

Oui, le père, mais comment savoir qui c 'est ? On peut avoir l 'artillerie

lourde. On peut faire un test ADN à tous les mecs de plus de 40 ans de la

région. Il est encore dans les parages, on va le retrouver.

C 'est une solution, mais il faut passer par le commandant pour ça.

Vous êtes soirée avec lui ? Non, vos mecs, c 'est à vous.

Ah bon ? Ok.

Appelez le vieux.

J 'appelle le vieux Naori.

C 'est une petite blague que je me fais.

Oui, allô ? Oui, commandant, on a besoin que vous fassiez une demande au parquet

pour faire un test ADN de toute la population masculine de plus de 40 ans

savoir qui est le père de Lisa Ortiz. Ça va coûter une blague.

Ils n 'ont jamais accepté.

Si vous leur dites que vous avez le préfet sur le dos, ça peut aider, ça,

Bon, ok, je vais voir. Du coup, on testera aussi la famille Ortiz.

Par contre, faites gaffe, Lisa n 'est pas au courant de son adoption.

En attendant, ça peut être intéressant de retourner voir Dwank.

Et lui, il pourrait nous dire si Ortiz a croisé Dolores au centre.

Merde.

Il fallait essayer de m 'appeler cinq fois.

Loma, t 'es où ? Basile s 'est fait arrêter par des collègues à toi. Ils l

embarqué pour l 'interroger.

Il va pas faire le poids. Il risque de tout balancer.

Rappelle -moi.

Bonjour,

vous êtes bien sur le répondeur de Vanessa ? Laissez -moi un message.

Oui, Vanessa, j 'ai bien eu ton message. Je vais à la gendarmerie. Je tiens au

courant.

S 'il nous voit à la gendarmerie, il va rien comprendre, vas -y.

Il va falloir la jeudi, quand même.

Sinon, ça donne quoi le PV sur la mort de Dolorès ? Aucun doute sur le suicide,

apparemment.

C 'est horrible.

Elle s 'est enfermée dans son appartement, elle a jeté la clé par la

elle s 'est tirée de Madame Ventre.

C 'est du souffleur et martyre. Faut vraiment être désespéré.

Le ventre ? Fruit de mes entrailles ? Ça a un rapport avec son accouchement ? En

tout cas, le rapport est qu 'elle avait pas de famille. Personne à prévenir.

Il me paraît que vous avez arrêté un migrant. Il est où ? Il est dans le

couloir, là. Je dois le ramener en cellule. Non, je m 'en occupe.

Je l 'emmène.

Très bien.

Je ne t 'ai pas dit, mais je suis gendarme.

Il ne faut pas leur dire que tu me connais et que je t 'ai aidé.

D 'accord ? Tu me fais confiance.

D 'accord.

Allez.

Ils t 'ont interrogé ? Oui, je suis désolé. J 'ai dû dire pour le refuge.

C 'est pas grave. J 'avais pas le choix. J 'ai eu peur qu 'il me tape.

Non, ici, on torture pas.

Mais par contre, maintenant, tu dis plus rien.

Même si on te pose des questions.

Je vais trouver une solution.

T 'inquiète pas. S 'il vous plaît.

Je veux pas repartir.

J 'ai vu qu 'il y avait quelqu 'un en cellule. Qu 'est -ce qu 'il a fait ? C

'est un sort papier.

On lui reproche quoi ? D 'être entré légalement sur le territoire.

Ah, c 'est tout ? Il a commis un crime ? Vous connaissez les prérogatives ? Ah

ben, je sais pas.

Nous, on nous demande de courir après les fumeurs de juin, les vélos qui

au rouge, et pourtant, on le fait pas.

Vous croyez pas qu 'on a autre chose à foutre que faire la chasse aux pauvres ?

Pour la passation, la contrôler par hasard. Ah, contrôler par hasard, mais

représenter un danger ? Écoutez, ça suffit. Moi, je suis les heures d

Et si les heures, c 'est de la merde ? Réfléchir, c 'est déjà désobéir. Moi

aussi, je me suis engagé.

C 'est pas pour courser les pauvres qu 'il fuit la misère ou la guerre.

derrière chaque migrant, il y a des filières. On doit s 'attaquer à eux et à

ceux qui favorisent leur venue D 'ailleurs, c 'est ce qui est prévu, on

intervenir dans les hauteurs dans un refuge.

Quoi ? Commandant, on en est où des tests ADN, s 'il vous plaît ? Parce que

ça commence à urger. On va peut -être relancer le parquet.

Je les appelle.

Merci.

Ça sert à rien de les reprendre dedans, vous allez juste vous le mettre à dos,

là.

Il va faire une perquise, hein.

J 'arrive pas à rejoindre ma sœur, c 'est la merde, il faut que j 'y aille.

non, c 'est beaucoup trop dangereux. Si vous venez là -bas avec votre sœur, elle

va faire le lien, vous êtes bon pour la radiation.

Oui Vanessa, c 'est Julie. Il y a les gendarmes qui débarquent à la bergerie,

faut évacuer tout le monde.

J 'arrive.

Montez,

montez, sans vous faire mal, attention.

Ça va ? Je ne vais pas vous prendre toutes les affaires, ils vont les

Non mais le principal c 'est qu 'ils ne les trouvent pas eux.

Et Issam, il est où ? Merde, il reste à l 'intérieur, je vais le chercher. Non,

je vais, je vais, file, file.

Issam ? Issam ? Issam

? Issam ?

Issam ? Issam ? C

'est moi, viens.

Viens, il faut qu 'on aille.

Fais -toi.

Je reviendrai le chercher plus tard, c 'est pas grave.

Dépêche -toi.

Attends deux secondes, j 'arrive.

Je vais te planquer dans le cadre de la voiture, d 'accord ? Ça va pas durer

longtemps. C 'est ma voiture, tu t 'inquiètes pas.

T 'as pas peur ? Non.

Mais pas contentante, pas con, ok ? Ça va pas durer longtemps.

Qu 'est -ce que vous faites ici, vous ? J 'ai entendu votre appel radio avec la

localisation, je suis passée voir. Mais il n 'y a personne à l 'intérieur, vous

êtes sûr que c 'est là ? Oui, j 'en suis sûr.

Bon, messieurs, vous fouillez la maison et aux alentours.

Compris, commandant. Allez, on y va ! Allez, on se déploie !

Les

dames, ça va, tu m 'entends ? Ça va.

Je vais m 'arrêter dans pas longtemps, d 'accord ?

Allez, tiens bon mon grand.

Ça va ? C 'est pas trop long ? Tiens.

Regarde, va te planquer devant.

Allonge -toi.

Hop, allez.

Ça va pas durer longtemps, je t 'emmène en lieu sûr, d 'accord ?

Bonjour, madame Delpes.

Ah, madame Martinez.

Oh, voilà, beau petit bonhomme.

Comment tu t 'appelles, toi ? C 'est un jeune réfugié que j 'ai réussi à cacher,

justement, qu 'il se fasse embarquer.

Embarquer par les gendarmes ? Oh, ça, c 'est pas banal, alors.

Oui.

Écoutez, il a plus de famille.

Je voudrais qu 'il reste chez moi un peu. Ça vous embête de garder un oeil

lui le temps que je finisse mon service ? Mais bien sûr, vous avez fait fi d

'immigrer. Je suis arrivée ici, j 'avais deux ans.

Je ne me rappelle pas, évidemment, mais je sais ce que c 'est.

Tu vas rester avec madame Martinez, d 'accord ? Ça va bien se passer. Elle est

très gentille. Je vais rentrer dans pas longtemps.

Allez. Tu viens avec moi, mon petit bonhomme ? Merci beaucoup, madame.

Tu sais quoi ? On va aller dans ma cuisine, parce que là -bas, je crois

j 'ai des gâteaux.

Alors, est -ce que tu veux...

Alors ? Alors rien.

Je vous l 'avais bien dit.

Ça va vous faire plaisir on dirait.

Pas du tout.

On a peut -être autre chose à faire que de courir après les migrants.

Attendez, vous n 'allez pas vous y mettre vous aussi.

Je ne sais pas à quel jour vous voulez.

Mais sachez que la mission que je vous ai donnée tient toujours.

Vous m 'avez bien compris ? Oui.

Allez, ça m 'a expliqué.

Merci.

Et Issam, ça va ? Ça va.

Il est en trop de bonnes mains.

Tant mieux.

Je voulais vous dire... Vous devriez faire gaffe à vos conversations

téléphoniques.

Je pense que vous êtes sur écoute.

Quand c 'est sur écoute ? L 'hygiène est sur votre dos.

Nauri essaye de vous faire tomber.

Et comment vous savez ça ? Parce que... On m 'a demandé de vous surveiller, de

faire un rapport sur vous.

Et vous avez accepté.

On n 'a pas vraiment eu le choix. On a toujours le choix.

Il m 'a fait jouer la suite de ma carrière. Je peux dire que vous n

pas vraiment confiance.

Ça ne vous a pas suffi de faire buter un môme ? Maintenant vous jouez les

balances ?

C 'est vraiment dégueulasse de me dire ça. C 'est ma faute, peut -être, s 'ils

pensent que vous m 'agouillez des trucs.

Si je m 'en foutais, on n 'en serait pas là.

Mais en fait, l 'autre soir, vous me suiviez.

Bah oui.

C 'est là que j 'ai vu que t 'étais un petit bien, franchement.

J 'aurais préféré que tu sois un ripou, ça m 'aurait arrangé. Parce que

maintenant, je te couvre, je suis dans la merde.

Donc, on se tue, toi.

Écoute -moi, ça me va.

Et je te remercie.

En fait, j 'avais raison.

De quoi ? T 'es vraiment une princesse ? Oui, oui, oui.

Viens, on a une enquête à mener.

Oui,

je savais que la vraie mère de Lisa était Dolores.

Christine me l 'avait dit. Et quand Dolores est revenue à Fort -Romeu, elle

était vraiment dans tous ses états.

Et Dolores, vous pensez qu 'elle savait que Lisa était sa fille ? Ça, je ne sais

pas, mais Christine lui mettait une sacrée pression au travail.

Ça a fini par un licenciement pour faute grave.

Pour quel motif ? Un bol de nourriture dans la réserve de la cuisine. C 'était

des quantités importantes.

C 'est juste suffisant.

C 'est pas impossible que Christine lui ait mis ça sur le dos pour s 'en

débarrasser.

Et le père de Lisa, vous savez qui c 'est ? Non.

Même Christine ne savait pas.

Et Lisa, elle est au courant de l 'identité de sa vraie mère ? Je suis sûr

non. Christine a tout fait pour que ça sache.

Ok, merci.

On va vous demander de ne pas quitter la région.

J 'imagine. D 'ailleurs, j 'ai eu droit à un prélèvement pour mon ADN.

Eh oui, la procédure.

Pour quoi ? Ça peut très bien être lui, le père de Lisa. C 'est 25 ans qu 'il

est là.

Très vite fixé avec les tests ADN. Oui.

Mais qui d 'autre peut être au courant de cette histoire ? Je suis sûre que

Delorette a découvert que Lisa était sa fille et allait aller lui dire.

Oui, mais on ne peut pas aller voir Lisa comme ça et lui poser la question de

but en blanc. Ce n 'est pas possible, ça.

Pardon ? Ben non.

On retourne voir Sœur Marie -Rose. Je l 'ai trouvée fuyante ce matin.

Ça suffit maintenant ! Vous nous cachez quoi, là ?

Je vous assure, je vous ai dit tout ce que je savais, j 'en sais pas plus.

Bon, faut arrêter avec les bondieuseries, les petits secrets, là.

deux personnes assassinées, vous êtes même peut -être la troisième sur la

Le nom du père, elle ne me l 'a jamais dit.

Ce que je sais, c 'est que Lisa est la fille de Dolores, elle l 'avait

découvert. En l 'observant, elle s 'est vue des airs de ressemblance.

Elle a vérifié la date de naissance de Lisa, ça collait. Pour en avoir le cœur

net, elle a fait faire un test ADN.

Avec la complicité de Lisa ? Non.

Elle a récupéré un de ses cheveux à son insu. Le test était positif. Ça a été un

choc pour elle de se retrouver à côtoyer son enfant. Et vous savez si elle lui a

révélé qu 'elle était sa vraie mère ? Aucune idée.

Ce que je sais, c 'est que Christine Ortiz l 'a renvoyée pour l 'éloigner.

Dolorès ne s 'est jamais remise de ne plus voir son enfant.

C 'est pour ça qu 'elle s 'est suicidée.

On n 'a plus le choix.

Il va falloir vérifier si les détails au courant.

Si elle sait tout, c 'est fédé de la suspecte numéro un.

Du coup, elle n 'avouera jamais.

Il va falloir être plus malin qu 'elle.

Viens.

On veut juste discuter avec vous pour essayer de mieux comprendre le quotidien

de votre famille. Oui, pas de soucis. Je vous en prie.

Ce ne sera pas long.

Alors, dites -nous.

On voulait savoir comment ça se passe avec vos frères.

Vous entendez bien ? Oui, vous avez bien vu.

Puis quand on a une mère sévère, ça renforce les liens, on se sert les

Vous aussi, vous avez fait du sport à haut niveau ? Oui.

Oui, ma mère ne jurait que par l 'excellence.

Elle reproduisait ce qu 'elle avait eu dans sa jeunesse.

Et chez l 'hortise, des champions, sinon t 'es rien.

Et son mari partageait les mêmes idées ? Euh, mon père, vous voulez dire ? Oui.

Euh, oui.

Oui, il était très compétition, lui aussi.

il était plus coulant.

Il me manque beaucoup.

Qu 'est -ce qui s 'est passé ? Il a eu une crise cardiaque sur la piste.

Il s 'est effondré d 'un coup.

Est -ce qu 'ils vous ont parlé de votre naissance ? Oui.

Ils n 'étaient pas du jour à se confier, mais ils m 'ont dit que j 'étais très

désirée, qu 'ils avaient eu du mal à m 'avoir.

Et puis qu 'à force de prière, Ma mère était tombée enceinte.

Dolorès, une ancienne employée de la cantine, ça vous dit quelque chose ?

je crois que je vois qui c 'est.

La date ? Elle a été licenciée, non ? On dévoilait la cantine, oui.

J 'avoue que je n 'ai pas suivi.

Pourquoi vous me parlez d 'elle ? Vous la soupçonnez du meurtre de ma mère, c

'est ça ? C 'est quoi, c 'est une vengeance ?

Ça paraît difficile, cette femme est morte l 'année dernière.

Ah, ok.

C 'est triste.

Je suis désolée, mais il faut vraiment que j 'aille.

Il faut que je m 'occupe de mes pires.

Et c 'est ainsi que le dragon retourne à vivre dans la forêt.

Voilà.

Encore. Ah non, pas encore.

Demain, je t 'en raconterai une, d 'accord ? Il te plaît ton nouveau petit

? Tu vas peut -être pas dormir avec.

Allez, à demain.

Bonne nuit.

Non, c 'est pas un grand vin.

T 'en as pensé quoi, toi, de Lisa ? Bah... Elle donne l 'impression d

'ignorer totalement son adoption.

Et qui est sa vraie mère.

Ou alors c 'est une sacrée comédienne.

Ouais.

Elle était très naturelle.

Très posée.

Tu devrais faire gaffe, tu sais.

Pour ? Bah, Nauri, il va pas te lâcher comme ça.

Pourquoi tu lèves pas le pied quelques semaines juste tant que l 'IgGN trouve

autre de l 'arrangé ? C 'est prévu.

Je voudrais m 'excuser quand même.

Pourquoi ? Non, c 'est vrai, je suis désolé de t 'avoir embarqué dans cette

histoire. C 'est ridicule. Non, t 'inquiète pas pour moi.

Je voudrais pas que ça te retombe dessus.

D 'ailleurs, je vais reprendre le petit.

Avec Vanessa, on va sûrement trouver une autre planque.

On a assez fait.

Ben non.

Il est bien avec moi.

Puis on se connaît maintenant.

Puis je l 'aime bien, moi, ce petit.

Merci pour ce que tu fais.

Non, non, excuse -moi.

Non.

Laissez -moi deviner.

Vous me le laissez, c 'est ça ? Je ne peux rien vous cacher.

Tu vas jouer ? C 'est ça.

Merci encore.

Je vous en prie, ça me fait tellement plaisir.

Des immigrés, j 'en ai vu, moi, ici.

Ils étaient pourtant contents de trouver du travail, même s 'ils n 'étaient pas

très bien payés.

La plupart étaient engagés au CMEA, c 'est les plus gros employeurs de la

région. Et puis après, ils atterrissent ici, en fait.

Ici ? Ben oui.

En attendant de trouver autre chose, comme vous, quoi.

Ça vous dit quelque chose, Dolorès, une femme qui serait passée par là il y a

environ huit ans ? Ah oui, Dolorès, bien sûr que je me souviens. Une femme si

gentille, mais gentille.

Et triste aussi, mon Dieu, est -ce qu 'elle était triste.

Et pourquoi triste ? Déjà, elle a perdu son boulot, donc rien n 'était comme

avant.

Et puis surtout, c 'est quand sa fille n 'est plus venue la voir, alors là... Sa

fille ? Oui, je n 'ai jamais su pourquoi elle se voyait en cachette, en fait.

Moi, je ne l 'ai jamais vue, mais je sais qu 'elles faisaient des randos

ensemble.

Vous le savez dans quel coin ? Oui, elles allaient souvent à la chapelle de

Saint -Saëns. C 'était un peu leur refuge.

Puis je ne sais pas pourquoi ça s 'est arrêté du jour au lendemain.

Thomas ? Si, de nouveau.

Moi aussi, les tests ADN ont parlé. Aucun homme testé ne matche.

Putain, arrête. Attends, attends, attends.

Aucun homme testé est vivant.

En revanche, il y avait un test positif. Le père Baptiste. C 'est lui le père

divin.

Tu ne crois pas ? Oui.

Attends, c 'est le père Baptiste qui a mis Sœur Delorette enceinte ?

Bah voilà, ça explique tout. Je comprends mieux l 'adoption clandestine.

Évidemment, ça arrangait tout le monde et surtout le père Baptiste. Et toi, tu

voulais dire quoi ? Lisa, elle le savait que Dolorès, c 'était sa mère. Elle se

voyait en cachette.

Du coup, quand Ortiz a poussé Dolorès au suicide, je pense que Lisa a pété un

câble. Eh oui, c 'est ça.

Elle s 'est vengée de tous ceux qui l 'ont séparée de sa mère.

C 'est elle la tueuse.

Faut faire vite.

Ouais, ça les prête à tout.

Voyons. C 'est Lida et Dolorès à la chapelle où elles avaient l 'habitude de

retrouver ? C 'est la chapelle de Sansa.

Regarde -moi ce que j 'ai trouvé.

Une lettre. Ça a l 'air d 'être une lettre d 'adieu juste avant que Dolorès

suicide. Elle lui révèle toute la vérité. Les mensonges du père Baptiste

Christine Ortiz, la conquistée du docteur Césaron, son renvoi du CNA, le

harcèlement qu 'elle a subi pour l 'émanier de sa fille, sa souffrance de

plus la voir.

Ecoute, ta mère adoptive t 'a fait croire que j 'avais tout inventé, que j

'étais folle.

Ma chérie, pour te prouver que je suis bien ta mère, j 'ai glissé dans cette

enveloppe une mèche de feu.

Fais un test, tu verras que je t 'ai pas menti. Tu me manques tellement, ta

maman qui t 'aime.

Mais tu imagines le choc quand Lisa a dû découvrir ça ? C 'est complètement

dingue. Tiens, regarde son historique.

Elle a fait des recherches sur des sites médicaux et elle s 'est arrêtée sur l

'insuline à haute dose.

Putain, elle a prévu de tuer quelqu 'un d 'autre ? La recherche médicale.

Le troisième complice.

Celui qui l 'a mise au monde, le docteur.

Elle l 'a enlevée.

De l 'insuline et des fringues.

Elle a pu l 'emmener.

C 'est toujours des lieux symboliques.

Là où il l 'a fait naître ? Non, c 'est pas possible, il y a trop de monde, c

'est trop risqué.

La chapelle où elle retrouvait sa mère ? Mais t 'as raison, c 'est isolé là.

Vous ne le savez pas ! Vous ne le savez pas ! J 'en ai rien à foutre ! Lisa,

écoute -moi.

Ils m 'ont gâchée ma vie.

Ils m 'ont jetée dans une famille où ils n 'en avaient rien à foutre de moi.

Avec mes frères, on a vécu un enfer.

Et encore eux, ça l 'est, parce qu 'eux, c 'est les préférés. Mais moi, c 'était

pire que tout.

J 'avais une mère qui voulait me garder.

Et ils l 'ont forcée à m 'abandonner. Lisa, tu ne changeras pas le passé.

Mais moi, j 'étais bien, moi.

Elle était douce.

Elle m 'aimait.

Elle s 'occupait de moi. Elle en avait quelque chose à foutre.

Contrairement à l 'autre, elle n 'avait rien à foutre.

J 'avais promis de vivre avec elle. Mais même ça, ils l 'ont enlevée.

Lisa, tu la feras pas revenir.

Gâche pas le reste de ta vie. T 'es jeune.

Mais c 'est trop tard.

Si je fais ça, c 'est pour la venger, elle.

Ils l 'ont pensée à Dieu.

Et à cause de ça, je connais très bien pas mon voisin.

Nous, on sait qui c 'est, ton père.

C 'est le père Vatron.

Je ne vous crois pas.

Je te jure que c 'est vrai.

Si Doloré ne t 'a rien dit, c 'est parce qu 'elle se sentait coupable.

Isa ?

Je suis mon père.

Lisa, écoute -moi.

Lisa ? Lisa, regarde -nous.

Regarde -nous.

Lisa ? Qui est -elle ? Lisa ? Lisa, non !

Oui,

Evelyne ?

J 'ai besoin de renforts et de secours à la chapelle de Santa.

Allez ! César, bouge pas ! Tu bouges pas ! Allez !

Merde ! César !

Les secours vont arriver, d 'accord ? Docteur ?

Docteur ?

Vraiment,

il va s 'en sortir. J 'avoue, félicité, capitaine.

On a fait notre boulot, c 'est tout.

Écoutez, c 'est peut -être pas le moment, mais il faut que je vous dise,

êtes convoqués par les GGN demain.

Vous savez comment ils sont ? Vous leur direz que c 'est pas la peine, je les

missionne.

Comment ça ? Vous voulez pas vous expliquer avec eux ? En fait, ce boulot,

est pas pour moi.

Je me sens trop mal.

Je vais pas continuer à suivre des directives qui sont à l 'opposé de mes

principes.

Vous allez faire quoi ? Réfléchissez un peu, quand même. C 'est tout réfléchi.

Certains sont prêts à tous les compromis pour leur carrière, moi, c 'est pas mon

cas. Par contre, une chose, commandant.

Je voudrais être reconnaissant envers Julie.

Sans elle, on n 'aurait jamais résolu cette affaire.

C 'est une bonne nouvelle qu 'Océane soit sortie du coma, non ? Oui.

Surtout qu 'elle a pu porter plein de contrats contre l 'agresseur.

Tu sais que c 'était ton ancien entraîneur du club ? Oui, quelle

Bon, et alors toi, qu 'est -ce que ça donne, ta nouvelle vie ? Bah écoute,

depuis que je travaille pour une ONG qui s 'occupe des migrants, c 'est vrai que

je suis un peu plus en phase avec moi -même.

Enfin.

Puis tu le fais dans la légalité, c 'est mieux, non ? Et toi, ça se passe

comment avec le vieux ? Oh bon, ça se passe.

Ça lui a fait bizarre que tu t 'en aïe, tu sais ? Je ne t 'y attendais pas,

celle -là.

Et du coup, toi, tu vas faire quoi ?

Tu vas rester parmi nous ? Je le crains.

Je cherche un appart, d 'ailleurs.

Si vous entendez parler de quoi que ce soit.

Oui, les parents d 'Evelyne ont débarqué du jour au lendemain.

Ça pouvait pas durer.

Enfin, de toute façon, je cherche plus grand. Parce que ça y est, j 'ai

les démarches pour avoir la garde d 'Issam.

Ça va être dans la légalité, moi aussi.

Voilà, t 'es beau.

Et qui est -ce ? C 'est toi et Thomas.

Tu veux voir ? Ah oui ? Il est très observateur ce petit -petit Sam.

C 'est très ressemblant en tout cas, bravo.

Merci à

tous.

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