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Original subtitles

Écoulement d'eau

Bismillah...

Appel du muezzin lointain

Prière en arabe

Chantonnement crescendo

Bonjour, benti. Ça va ?

- Ça va et toi ? - Très bien.

- Salam, tout le monde. - Ça va ?

- Salam, ma fille. - Tu chantes bien.

- Merci, ma chérie. Au moins une qui est positive, ce matin.

Sur ta crêpe ?

- Tiens. - Je t'explique quelque chose...

- Tu la veux à quoi ? Tiens. Du miel, du chocolat ?

- Maman, la prochaine fois... - Attends.

- T'as pris tes médicaments ? - Non, j'ai pas pris.

Pourquoi tu les prends pas ?

Je peux avoir un café ?

Ça y est, t'es grande.

Ça y est, il commence, lui.

Je suis occupée, je fais les crêpes.

C'est trop bon, maman.

Tu seras gentille.

Tu emmènes le café à ton père ?

Papa d'amour, je t'amène ça.

Il voit pas que je suis occupée.

Je dois supplier pour avoir un café ?

Va trouver une aussi gentille que moi.

À mon âge ? Qui va m'apprendre ?

Ça fait 30 ans, c'est la même histoire.

Oui, c'est ça.

Il est jamais content.

- Tiens, papa. - Merci, ma fille.

- Tu veux une autre crêpe ? - Pour après.

Arrête de manger.

- Y a des meufs qui vont en Tunisie pour avoir mon uc.

- En Tunisie ? - En Tunisie.

Tu parles de cul devant ton père ?

T'as vu comment c'est moche ?

- Je vais devenir une star. - Tu vas devenir diabétique.

- J'en ai marre. - Moins fort.

T'en as marre de quoi ?

Va acheter du pain. Non, mais va acheter du pain.

Bonjour, Fatima. Ça va ?

- Ça va et vous ? - Ça va bien.

- Bonne journée. - Merci, à vous aussi.

Taxi Benjamin pour Mme Fatima.

Arrête tes conneries.

Salam Aleykoum. Votre casque.

- Ça va ou quoi ? - Bien ou quoi ?

La forme ?

La forme.

- On prend les marches. - T'es sérieux ?

Vrombissement du moteur de la moto

Discussions mêlées d'élèves

Wesh ! Ça dit quoi, mon reuf ?

T'as vu, j'ai réussi.

Wesh, la tige. Tranquille ?

- Tranquille, Fatima ? - Djodjo !

- Ça dit quoi, Nassim ? Tranquille ? - Ça va ou quoi ?

Ils parlent tous en même temps.

C'est bon, c'est bon, c'est bon.

Vous avez vu le site de MILF ?

- On en a capté deux. - Sérieux ?

- Attends, on en a capté deux ce week-end.

Mais gros, c'est une histoire de baisé.

- Explique ! - Raconte.

- On les capte, tranquille. On va chez elles.

Déjà, gros studio de malade. Frère...

Laisse tomber. On arrive, à manger, à boire.

Petits toasts saumon, sushis, champagne...

Champagne.

On mange, on rigole.

Cinquantaine. Prisca, Samantha.

- Cinquantaine ? - On se pose dans le canapé,

elles nous sucent.

- Vous êtes sérieux, là ? - J'arrête de raconter, alors !

- Non, vas-y, vas-y !

Vas-y, finis !

À un moment, on était pas loin,

elles nous lèvent les jambes, on se dit : "Elles font quoi ?"

Elles nous mangent le cul.

Rires

Il a kiffé ! Comment t'as aimé !

Arrête de mentir !

Ouais, et alors ?

La dinguerie.

C'est de la prostitution, tu le sais ?

Elles vous ont achetés avec de la bouffe.

Elle t'a léché le trou de balle ?

Y a quoi ?

- Non, j'ai pas fait ça, t'es un ouf. - Prostitution ?

Ouais, y a un problème ?

- Ton trou ? Derrière ? - Prisca, Samantha... Trop bonnes.

Et vous faites ça à côté ?

L'un à côté de l'autre ?

Non, quand on dit à côté...

Ils se regardaient pas.

Arrête de faire le bon samaritain !

- C'est des pratiques d'homosexuels, désolé !

Mais en quoi ?

- Tu connais Sodome et Gomorrhe ? - Qui ?

Vous avez pas lu la Bible ?

- Un homme utilise que son pénis dans le sexe.

- Tu te branles aussi, de quoi tu parles ?

- Depuis quand ? Tu te branles, pas moi !

Tu vas faire un infarctus.

- "Je me branle pas". Il doit se la tuer.

Liquide vaisselle... Clac, clac, clac, clac.

- C'est les 3 aspects romantiques... Discussion

Messieurs !

Chut !

Messieurs, chut !

Venez pas

si c'est pour foutre la merde. Rentrez chez vous.

Exclamations choquées

Ça va pas ou quoi ? T'arrêtes !

Ramassez ça tout de suite !

Elle a commencé.

- C'est simple. Avant que je rende les copies,

je veux que ces boulettes... Chut.

...soient ramassées, sinon...

Tarik, vous arrêtez vos simagrées.

Allez, ramasse.

Exclamations choquées

C'est bon, allez.

Elle a des copies à rendre !

- Vous voulez qu'on appelle vos parents pour leur expliquer ?

Ils vont appeler ta daronne.

Tarik, arrêtez de faire le perroquet.

- Je vous rends vos copies. - Et ton daron.

Rires

Victoire, c'est très bien.

- Bravo. - Merci.

Regarde. 20.

Ensuite,

Fatima.

- C'est très bien, continuez. - Merci.

- T'as eu combien ? - 17 sur 20.

Acclamations et applaudissements

- T'as révisé. - Ouais, je travaille.

On continue... Tarik.

- Accent anglais - Tarik.

On applaudit, wesh. 18,5.

18,5 ?

- Il a combien, madame ? - Les gars, il a eu 5 !

- Vous voudriez qu'on fasse la même chose avec vous ?

- T'as eu ta note, toi ? - Tarik ! Tarik !

Coucou.

- Ça va ou quoi ? - Ça va et toi ?

Ça va.

Tu m'as manqué, tu sais.

Pas de "toi aussi", rien ?

Si, toi aussi.

- Ça fait deux semaines qu'on se voit pas.

J'ai plus de nouvelles, plus rien. Il se passe quoi ?

Je révise le Bac à fond.

C'est bien.

Tu l'auras ton Bac, Inchallah. Je vais prier pour toi.

Ouais, Inchallah. C'est gentil.

Sinon,

toujours pas d'efforts, hein ?

Tu veux pas me plaire. Tu cherches même pas un peu.

- Je suis bien comme ça, non ? - T'es bien, mais voilà, quoi.

Fallait venir, je sais pas moi...

en robe, en jeans, touche féminine.

Mais c'est pas grave, t'es bien quand même.

Sinon, wallah, j'avais une bonne nouvelle à t'annoncer.

Septembre prochain,

j'ai mon patron qui m'embauche en CDI.

Et...

je veux que nous deux...

on avance, on passe aux choses sérieuses.

Si je viens demander ta main ?

Ouais, c'est...

Au lieu de se voir ici,

on se cache de tout le monde...

C'est mieux qu'on fasse les trucs...

dans le hlel, non ?

Ouais, t'as raison.

- Histoire qu'on ait des enfants, une petite fille...

Une petite princesse comme toi.

Une petite princesse comme toi.

Madame Fatima Ben Ahmoud, ça t'irait bien.

Inchallah.

Léger acquiescement

Musique en fond

Vous aviez un mois

pour lire Le portrait de Dorian Gray.

J'espère que ça a été fait soigneusement et aussi...

- Tu l'as fait ? - Et toi ?

- Ouais. - Jure.

- Quelqu'un va venir au tableau faire la présentation.

Sans que j'aie besoin de désigner.

Qui est volontaire ?

Rayan, je vous en prie.

- Ben voilà, l'heureux élu. - T'aimes les histoires de dep.

Rires

Je veux rien entendre.

- C'est un très grand écrivain irlandais.

Il est né le 16 octobre 1854 à Dublin.

Bonne nuit.

- Dans son enfance, Oscar a toujours été brillant à l'école,

et a étudié à Oxford, une des écoles les plus réputées de son pays.

Putain, arrête !

Arrête !

- Pourquoi tu fais ça ? - Me touchez pas ! Ça va pas ?

Arrêtez de le frapper !

Pourquoi tu te moques de moi ?

- Je t'ai vu me frapper. - Ta gueule. Avance.

Avance, avance.

- Pédale. Oscar Wilde. - Votre copine la lesbienne, là.

Vous avez pas capté ?

- Tu parles à qui, là ? - Elle traîne qu'avec des mecs.

- Pousse-toi, toi !

La touche pas !

Laisse-moi tranquille.

Gros pédé.

- Rends-moi mes lunettes.

Ça va pas ? Mes lunettes !

Propos confus

Mais vous êtes malades !

- Tu veux que je te nique ta mère ? Pédé !

- Tu joues à quoi ? - Tu veux quoi ?

Toi aussi, tu veux quoi ? Arrête de le défendre, sale traître.

Fatima, stop.

- Je vous encule ! - T'es lesbienne, assume !

- Tu joues à quoi, putain ? Arrête !

- Arrête de le défendre ! - T'es trop nerveuse.

- Elle m'a craché dessus. - Ça suffit ! Circulez !

Ça suffit, allez-y.

- Petit con ! - Pédale !

Elle les a cassées.

- Elle lui a cassé ses lunettes. On fait que le harceler.

Ta gueule, sale poucave.

C'est bien fait pour lui.

Ça va aller, d'accord ? Allez.

Respire.

- Pédale ! - Oh, stop !

- C'est des gamins, ils comprennent rien.

Tu veux te faire virer bêtement.

Qu'est-ce que tu fabriques ?

- C'est bon, toi. - Reste là, reste là.

Te mets pas dans cet état pour lui.

Il dit que de la merde.

- C'est bon, vas-y.

- T'inquiète, Fatima, y a rien. - Lâche-moi, toi.

Sanglots

- Allez, Fatima. - Fatima ?

- C'est à nous. - Allez, lève-toi.

Allez, ma fille.

Je t'attends.

- Bonjour, madame. - Bonjour, docteur.

J'ai votre souffle

et on a les images à regarder.

- Bonjour. - Bonjour.

Les bronches sont ici. Il y a des sécrétions.

Vous avez été gênée récemment ?

J'ai fait une petite crise.

- Il y avait une cause particulière ? Un facteur déclencheur ?

Non, rien.

- Un stress particulier ? Il s'était passé quelque chose ?

Non plus.

- Qu'avez-vous fait quand ça s'est passé ?

Vous avez retenu votre souffle ? Pris votre traitement ?

Vous l'avez dans votre poche ?

J'ai essayé de me calmer seule.

Normalement, il faut l'avoir sur soi.

Le prendre quand il se passe quelque chose.

Vous jouez toujours au foot ?

- Oui, de temps en temps. Mais je cours, je préfère courir.

- Vous courez beaucoup ? - Ouais.

Et le tabac ?

Un peu...

Vous fumez beaucoup ?

Non, mais faut pas le dire à ma mère.

- On va pas le dire à maman, c'est évident.

On n'est pas au commissariat ni chez le juge d'instruction ici.

Mais le problème, c'est surtout vous.

Vous pouvez avoir une vie sans tabac, c'est possible.

- Vous fumez pas ? - Non.

J'ai de la chance. J'ai un papa qui fumait beaucoup.

Avec mon frère, on faisait tout le contraire de lui.

Donc, il nous a sauvé la vie.

Vous vous souvenez de ça ? Le petit nuage ?

Je l'ai fait y a longtemps.

- On va le mesurer, on va voir s'il y a une inflammation

dans vos bronches.

Vous vous souvenez, on voit le petit nuage...

D'accord ?

On inspire pour le mettre sur la ligne de départ

et après, on l'accompagne par son souffle. D'accord ?

Faites gaffe, car si vous soufflez trop fort,

il s'en va sur la planète Mars et c'est game over.

D'accord ? Et si vous soufflez pas assez fort,

il reste pogner, comme on dit à Québec, en bas,

et c'est game over aussi. Il tombe dans la Méditerranée.

D'accord ? On essaie ?

Allez, on y va.

D'abord, j'inspire ?

- On inspire pour le mettre sur la ligne de départ.

Allez-y, inspirez. Ouais, super.

Et maintenant, vous soufflez.

Un peu... oui, oui ! Bruitages de la machine

Doucement ! Doucement ! Oui !

Fantastico.

Génial. Ouais.

Ouais, il est content. Maintenant, il fait l'analyse.

Ouah.

Il y a beaucoup d'inflammation.

C'est aussi important de savoir comment vous prenez les médicaments.

Vous vous souvenez de l'École de l'Asthme ?

Vous étiez venue à l'École quand vous étiez plus petite.

- Je sais plus. - OK.

Il y a une séance, c'est moi qui vais l'animer.

Si vous avez envie, venez.

Vous pourrez dire ce qui est désagréable dans ce que vous vivez avec l'asthme,

et puis, échanger avec d'autres.

Ça va pas vous prendre 10 plombes.

Ça prend une après-midi ou une matinée.

OK.

Allez, je vous fais une ordonnance.

Musique douce intrigante

Le Bac qui approche, les révisions,

ça me stresse un peu.

- Et c'est une raison ? Je te dérange, moi ?

J'ai pas dit ça.

- C'est quoi, alors ? C'est tes potes ?

Ils te montent la tête ? T'as trouvé quelqu'un d'autre ?

Mes potes, c'est mes frères.

Arrête de dire que c'est tes frères.

Y a pas d'amitié fille-garçon. Tu le sais très bien.

J'essaie d'être le plus parfait avec toi pour pas te déranger.

C'est toujours toi qui décides quand on se voit.

Je t'aime comme t'es, moi.

C'est quoi ? Tu m'aimes plus ?

Tu m'aimes plus ?

- Je t'ai déjà expliqué. Ça a rien à voir.

T'es sûre ?

T'es sûre de toi ?

Je sais pas. Ouais, je crois.

En vrai, fais ce que tu veux.

Je me prends plus la tête.

Bonne continuation.

Pas dans les escaliers

Claquement de la porte

Linda, c'est ça ?

- Ingrid ? - Oui. Tu montes ?

- Ça va ? - Ouais.

- Tu veux faire quoi ? Qu'on aille boire un verre ?

Tu veux manger quelque chose ?

Non, ça va.

- Non ? - Non.

Roule. Je connais un endroit tranquille où on peut se caler.

Ah oui ? OK, super.

C'est près d'ici ?

Ouais, t'inquiète, je te dis.

Va tout droit, je te dirai quand tu tournes.

OK.

C'est joli, "Linda". C'est de quelle origine ?

- Égyptien. - Égyptien ?

Ça va être bientôt à droite.

Là ?

Ouais, c'est là.

Petits rires

- C'est là, sérieux ? - Ouais.

Là ?

On est calées, là. On est tranquilles.

- C'est quoi ? On va construire une maison ?

Original.

Tu veux qu'on attaque direct ?

C'est pour ça que tu m'as emmenée là ?

Pour ça, ou pour m'égorger.

Je vois que ça.

Sérieux, c'est un coupe-gorge. Y a personne.

Je te fais sourire, au moins.

Ouais, t'es drôle.

Il paraît.

Je peux t'embrasser ?

Ben non.

Rideau.

Pourquoi tu veux me voir si je peux pas t'embrasser ?

Je sais pas, on parle... Non ?

- Ouais, je sais pas. De quoi tu veux qu'on parle ?

Comment t'as su ?

Comment j'ai su quoi ?

Que tu préférais les femmes.

Très vite. Je devais avoir...

peut-être 14 ou 15 ans.

Je suis tombée amoureuse d'une de mes copines au lycée.

Banal.

OK.

Et toi ?

Tu sais pas encore.

Ouais, bref.

- Non, pas "bref". Tu me dis "on parle", on parle.

Est-ce que tu veux un vrai baiser,

doux, avec la langue, et avec quelqu'un qui sait faire ?

Je pourrais être un super professeur.

Je peux peut-être t'apprendre des choses.

Des spécialités...

- Des spécialités... - Ouais, c'est comme au restaurant.

- Comme pour la cuisine. - C'est quoi, ta spécialité ?

- Ma spécialité ? - C'est quoi ? Vas-y.

J'en ai plusieurs.

La première, bouffer des culs.

- T'as déjà fait ? - Non.

- Même pas avec un garçon ? - Non.

- T'as l'air dégoûtée. Y a rien de sale dans le sexe.

Tu fais ce que tu veux.

- M'agresse pas, je fais ce que je veux...

Tu me demandes ma spécialité, je te le dis.

Drôle de spécialité.

- C'est pas "drôle de spécialité". C'est parce que t'es jeune.

- T'as quoi d'autre, comme spécialités ?

Cunni.

Tu sais ce que c'est, quand même ?

- Vas-y, développe.

Donc, cunni.

Tu baisses doucement

la culotte de la meuf.

T'es même pas obligée de la baisser. Tu peux la laisser.

Et t'écartes juste comme ça, sur le côté, avec tes doigts.

Et là, tu l'embrasses.

Attention, langue molle. Jamais la langue dure.

Horrible.

Bien molle, bien souple. Sinon, c'est horrible. Un mec, quoi.

On déteste.

Et là, tu lèches doucement. Doucement.

Et après, tu mets ta langue à l'intérieur.

Tu peux faire des cercles si tu veux.

Après, on peut ajouter des petits ingrédients persos.

T'as des ingrédients persos ?

- Non, mais c'est pas du sel et du poivre !

Rajouter des doigts, des objets... Plein de choses.

- En l'occurrence, le cunnilingus... - Des objets ?

Ben oui...

Des godes...

Je sais pas, des objets sexuels.

T'as d'autres trucs à m'apprendre ?

- Elle réfléchit. - Qu'est-ce que je peux t'apprendre ?

Ah, je sais, le ciseau.

- Je connais pas. - Grand classique.

C'est les jambes qui s'entremêlent

et les sexes qui se frottent.

Comme ça, quoi. Clairement.

Et un 69, tu sais ce que c'est ?

Rien que le dessin parle.

Le 6 qui fait une tête,

et le 9 qui fait une tête en haut, et les pieds en bas.

69.

Chacune a la tête dans le sexe de l'autre.

La séance est terminée, ça fait 50 euros.

Bonjour !

Bonjour à tous et à toutes ! Bienvenue.

Je m'appelle Louan Prévost,

et je suis pneumologue.

J'interviens ici et aux urgences.

Et avec Ji-Han, aujourd'hui, nous allons animer cette séance.

Bonjour.

Bonjour.

Je m'appelle Ji-Na Kim, et non pas Ji-Han.

Je suis désolé.

Je suis infirmière à l'hôpital.

Aujourd'hui, je vais vous accompagner avec le Pr Prévost.

Et je suis ravie d'être ici.

Vous allez mettre une main sur votre ventre.

Oui, comme ça.

Agrandissez-vous bien. Ouvrez bien vos épaules.

Fermez les yeux.

Et vous allez inspirer.

Mais sans rien forcer. Ça doit être naturel.

Plus bas.

Euh...

Continuez à inspirer.

Ouvrez bien vos épaules.

Et quand vous expirez,

vous expirez par la bouche et de façon naturelle.

Super.

Maintenant que vous avez tous appris à percevoir comment vous respirez,

on va mesurer le DEP. Vous connaissez tous le DEP ?

C'est le Débit Expiratoire de Pointe.

On a un petit instrument qui s'appelle le débitmètre de pointe

qui nous permet de le mesurer.

On peut distribuer

les débitmètres ?

Ça sert, en cas où on n'est pas bien à la maison,

quand on connaît sa valeur habituelle...

Merci beaucoup.

À ce moment-là, on voit si c'est les bronches qui vont pas bien,

ou alors si c'est autre chose.

On le met bien dans sa bouche,

on gonfle les poumons et on souffle très vite et très fort.

Je vous montre.

Allez-y, essayez.

Si on fait ça, ça sert à rien.

Une dernière fois.

Gonflez.

Soufflez !

Allez-y.

Il faut bien gonfler, arrêter,

le mettre dans sa bouche et souffler très vite et très fort.

Le professeur souffle.

- Mais il exprime notamment de la souffrance...

- Tu suis ou tu manges ? - Je t'écoute.

Non, tu vérifies même pas !

Je t'écoute, continue.

- Je suis perdue, maintenant. Je sais plus.

- "...exprime la joie qu'il éprouve face à l'expérience de sa liberté."

- "De ses possibilités..." - De ses possibilités infinies...

Il exprime...

- C'est la 3e cuillère. - Attends !

- Vas-y, c'est bon. - Continue !

Vos bruits de bouche, là...

Comme ça, tu seras mieux préparée.

- Tu fais trop du par cœur. Faut qu'on comprenne.

- Tu comprends pas ? C'est pas français ?

- Si, mais tu comprends pas ce que tu dis.

- Faut qu'elle connaisse bien et après...

Faut que ce soit tes mots.

C'est mes mots.

Bref, continue.

- Vas-y, Fatima.

Recommence.

- Être libre, est-ce n'obéir qu'à soi ?

Dans sa chanson intitulée "Ma liberté"...

Musique intrigante

Vous pouvez retourner vos sujets.

Vérifiez qu'il est bien composé du nombre de pages nécessaires.

Je vous souhaite à toutes et à tous une bonne épreuve de composition.

- Je sais pas si j'ai mis des réponses au hasard.

Je sais même pas si j'ai écrit, cousin.

J'ai foiré.

- En vrai, je m'en bats les couilles du Bac.

- Moi, si je l'ai pas, je suis branché avec un gars, il me donne le Bac.

- Comment ça ? - Wesh, jure.

- Un gars d'Auber est branché avec le ministère de l'Éducation,

150 euros, t'as le Bac.

Sans mention. Notification

C'est sûr 100 %.

- C'est sûr 100 %. - Que 150 euros ?

Musique électro

Yasmine ?

Ouais.

- Enchantée, Aurélia. - Enchantée.

- Comment ça va ? - Ça va et toi ?

Ça va super.

- Tu connais l'endroit ? - Pas du tout.

- T'es jamais venue ? - Jamais.

Bonsoir. Une eau pétillante, s'il vous plaît.

Merci.

- Tu bois pas d'alcool ? - Non.

- Voilà. - Merci.

- On trinque ? - Ouais.

- T'es sur le site depuis longtemps ? - Non, pas trop.

Et toi, ça fait longtemps ?

Plus longtemps que toi, je pense.

T'as pas trouvé ?

J'ai trouvé...

J'ai trouvé, j'ai trouvé, j'ai trouvé...

- Ça a pas marché ? - Pas vraiment.

Tu devrais pas cacher ton visage avec ta casquette.

- T'es vraiment très jolie. - Merci. Toi aussi.

Merci.

Tu viens d'où ?

- T'es de quelle origine ? - Je suis égyptienne.

- OK. T'es la première Égyptienne que je rencontre.

- Et toi, t'es ? - Allemande.

- T'es la première Allemande que je rencontre.

T'as des frères et sœurs ?

Ouais, j'ai sept frères.

- Sept frères ? - Ouais.

- Vraiment ? - Ouais, vraiment.

Et toi ?

- J'ai un grand frère. Il s'appelle Simon.

- Simon ? - Ouais.

- Il chante ? - Non.

- Il a des lunettes ? - Ouais, il a des lunettes. Pourquoi ?

Comme dans Alvin et les Chipmunks.

C'est quoi, cette comparaison ?

Je sais pas, ça m'a fait penser à ça.

- T'es plus branchée filles du coup ? Ou garçons ?

Non, pas garçons.

- Que les filles ? - Que les filles.

Et toi ?

Je suis ouverte à tout.

- Ouverte à tout ? C'est-à-dire ?

Ouverte à plein de choses différentes.

Les filles, les garçons...

Tout.

Voilà, la troisième.

La dernière.

Propos en arabe ... d'avoir permis ça pour mes filles.

Elle renifle.

Long soupir

La fierté.

- Salut. - Salut.

- Je t'ai pas fait trop attendre ? - Non, je viens d'arriver.

- On se fait la bise ? - Ouais, si tu veux.

- On y va ? - Ouais.

- Je peux goûter ? - Ouais, si tu veux.

Merci.

- T'aimes bien ? - Ouais, c'est trop bon.

Merci.

Ça fait plaisir de te voir.

Sans la tenue.

Moi aussi, ça me fait plaisir.

- T'es de quelle origine, déjà ? - Coréenne.

T'es née en Corée ?

Je suis née en Corée.

Je suis arrivée à 7 ans en France.

Toute seule ?

Avec ma mère et mon frère.

- Pas trop dur de venir en France à 7 ans ?

Si. J'ai des souvenirs

qui sont assez durs.

Comme je parlais pas du tout français,

j'étais très stressée pour aller à l'école.

- Comment t'as fait du coup ? - J'ai appris sur le tas.

Tu vis avec ta maman ?

Non, elle est rentrée vivre en Corée.

- Tu vis toute seule ? Ou avec ton frère ?

- Mon frère aussi est rentré. - OK.

C'est pas trop dur, toute seule ?

Ça dépend des jours, mais...

mais ça va.

- T'es de quelle origine ? - Algérienne.

- T'as des frères et sœurs ? - Ouais, j'ai deux sœurs.

Des grandes.

T'es la dernière.

Ouais, je suis la petite dernière.

Rassure-moi, tu manges pas de chien ?

- J'ai vu des reportages... - C'est quoi, cette question ?

Non, y a très peu de restaus, enfin...

Si tu vas au restau, y a pas sur le menu "chien".

Elles rient.

C'est rassurant.

- J'adore les animaux, donc... - Moi aussi.

- T'en as ? - Non.

Je travaille trop, je peux pas en avoir.

- T'as un emploi du temps chargé. - Ouais.

- T'es toute seule ? - Non, je suis avec des collègues.

- Une équipe de jour et une de nuit ? - Ouais.

- Tu préfères quoi ? Le jour ou la nuit ?

J'aime bien la nuit.

Pourquoi ?

Je sais pas, c'est...

une autre ambiance.

C'est vrai.

T'aimes bien la nuit ?

- J'aime trop la nuit. Tout est plus beau, la nuit.

- C'est vrai, tout est plus beau, la nuit.

C'est quoi, tes passions dans la vie ?

J'aime bien le sport.

- Tu fais quoi comme sport ? - Du foot.

Dans une équipe ?

Non, toute seule.

Comme une tocarde.

Sur un terrain.

- Tu fais tous les numéros ? Toutes les positions ?

Je sais jouer tous les postes.

- Vraiment ? - Ouais.

- Gardien ? - Non, je peux pas.

C'est chiant, faut sauter, plonger...

Je peux pas faire ça.

Sauter, si, mais plonger, c'est dur.

Du coup, tu fais quoi en dehors de l'hôpital ?

- Tu veux dire genre mes activités ? - Ouais.

J'aime beaucoup dessiner.

Peindre aussi.

Tu dessines quoi ?

Je dessine très souvent mes rêves.

Tes rêves. Comment tu fais ?

Eh ben, je rêve et ensuite...

je me réveille et je les note, souvent.

Ça me permet

de les retravailler en dessin ou en peinture.

- Tu te rappelles de tout ? Les couleurs, tout ?

- Oui. - Trop forte.

Cris d'amusement en fond

J'habite là.

Marie Duplessis.

Cette jeune femme n'a vécu que 23 ans, de 1824 à 1847.

Mais en 23 ans de vie...

Tu veux regarder autre chose ?

Musique douce

Notification

Prière en arabe murmurée

Fredonnement lointain

J'ai oublié les paroles. Je vieillis.

Même fredonné, c'est joli.

- Je vais mettre des trucs par-dessus.

Du sucre... Ça va être joli dans les caissettes.

On va les disposer dans les caissettes.

C'est ta faute si elles sont grosses.

Tu pourrais me le dire.

- Ça va et toi ? - Ça va.

Salam, tout le monde.

- Salam, ma fille. - Ça va, maman ?

- T'as bien dormi ? - Oui, et toi ?

Ça va, hamdoullah.

Maman, j'ai besoin du couteau.

C'est beau, tout ça.

Fatima, t'as les mains dégueulasses !

- Quoi ? J'ai prié tout à l'heure, elles sont propres.

- Fais-toi des œufs. Montre ce que tu sais faire un peu.

- Je sais faire. - Bah vas-y.

On va voir les œufs de Fatima. Vas-y.

"De Fatima", c'est mignon.

- Je rigole pas ! - Laisse ta sœur goûter !

- Merci, papa ! - Elle vient de se réveiller.

Tu sais rien faire, va dormir. Va dormir !

- Apprends à faire des pâtes. - Si, je sais en faire.

- Tu sais même pas t'habiller. - Chut ! Ça suffit.

Tu vas faire comment avec ton mari ?

Qui va vouloir l'épouser ?

À part un blédard pour les papiers.

Mais la vérité, elle a zéro féminité. Regarde.

On dirait un animal.

Tu te tiens comme ça, H24.

Et toi ?

- Tu attaques le physique de ta sœur ? Ça va pas ?

- Arrête, Nour. - Cette conversation sert à rien.

Fatima !

- Ça suffit. - Nour, calme-toi.

- Allez, vas-y. - C'est pas possible...

Nour, je t'en prie.

- Elle bousille notre travail. Fatima grommelle.

- Tu cherches, toi. - Bah oui.

Ça y est.

Toi, faut dire quand elle est là.

- C'est quelle matière ? - Du latex.

Oh. Montre, fais voir.

Attends.

Oups. Pardon.

Ouah.

- C'est bizarre, hein ? - De ouf.

- C'est toi qui l'as fait ? - Ouais.

Trop bien.

- C'est quoi dessus ? - Dessus ?

C'est de l'encre incrustée

avec des perles.

Et c'est du latex que j'ai teint en différentes couleurs.

Là, c'est bleu clair. Là, c'était un peu marron.

Tu crois aux fantômes ou pas ?

- Pas aux fantômes, mais aux djinns. C'est différent.

OK.

Figure-toi qu'un jour,

j'étais en train de dormir dans mon lit, en mode tranquille.

Ma mère était pas chez moi.

Je me réveille parce que je sens que je suis paralysée du corps. Vraiment.

- Et je sens une présence à ma gauche. - Ah ouais, chelou.

Du coup, j'essaie de tourner mes yeux.

J'arrive un peu à tourner mon cou.

Et là, je vois ma mère accroupie, qui me regarde comme ça.

Ouh là.

- Et du coup, je fais... Enfin, je me dis :

"Qu'est-ce que tu fais là, maman ?"

Elle était vraiment pas chez moi.

D'un coup, elle me saute dessus et elle m'étrangle.

Genre...

Moi, je suis comme ça.

Et j'ai réussi à me décoincer les bras

et tout était normal, mais j'ai eu vraiment peur.

- C'est une crise de paralysie du sommeil.

- Voilà. - Pas un fantôme.

Si, je l'ai vu. Je te jure.

- T'as vu ta mère, comme ça ? - Je l'ai vue comme ça.

Elle t'a sauté dessus...

Ouais, non, mais c'était...

Elle était énervée.

Je voulais prendre quoi ? Ah oui.

- Je fais aussi des paralysies du sommeil.

- C'est vrai ? - C'est trop chiant.

Franchement... Ça fait un peu peur.

Moi, j'avais peur.

- C'est la sauce aigre-douce ?

Non, c'est de la sauce soja.

Je me régale, c'est trop bon.

Brouhaha

Cris de joie

Regarde, regarde.

Musique douce

Ça va ?

C'est quoi, ça ?

Les médicaments... T'es malade ?

Parle-moi, qu'est-ce que t'as ?

Je vais pas très bien, Fatima.

Je crois qu'il faut que tu t'en ailles.

Je comprends pas...

Ça va pas marcher entre nous.

Ça marchait bien, là.

- J'ai fait quelque chose ? - Non, c'est pas toi.

J'ai des problèmes...

à la tête.

C'est quoi, le rapport ?

Dis-moi, je peux t'aider. Tu veux pas que je t'aide ?

- Tu peux pas m'aider. Personne n'a jamais réussi.

Même moi, je peux pas m'aider.

Je suis en dépression.

- On va trouver des solutions, c'est pas grave.

Tu pourras pas trouver.

- Si je pars, tu vas trouver une solution ?

Insiste pas.

Faut que tu t'en ailles.

Je suis désolée.

Laisse-moi seule.

Je vais pas bien.

Musique triste

Bonjour.

Bonjour. Bienvenue à l'université.

Je suis M. Ostulz,

je suis un enseignant de votre cursus.

Et... Entrez, s'il vous plaît.

N'attendez pas derrière la porte si vous êtes en retard.

Je vais vous présenter votre cursus de cette année.

La philosophie,

c'est l'ensemble des questions

que l'être humain se pose sur lui-même, sur la société.

Brouhaha

J'ai pris qu'un surimi.

- "Surimi" en japonais, ça veut dire "nique ta race".

- Rires - Arrête ! Ça va pas ?

Pardon, c'était vulgaire.

En vrai, c'est dégueulasse.

C'est unanime. Je vous jure, on va demander...

Voilà.

Bonjour. Pardon.

- Il l'imite. - Je suis un secrétaire.

- Outre mes débiles de potes, je voulais te demander...

Tu penses quoi du repas ?

- J'aime pas. - Voilà.

- Elle aime pas. - T'as goûté ?

- Ouais, j'ai goûté. C'est pas... - On est d'accord.

- T'es très belle. - Oh là là...

T'as...

Ça va ! Tu as un très beau regard.

- Il fait des compliments. - C'est gênant.

- Vraiment, t'es très belle. - Pas du tout.

T'es de quelle origine ?

Algérienne.

- Tu dis ça quand tu rencontres quelqu'un ?

Bonjour, je suis Nino. Je suis français, enchanté.

- Je peux lui demander... - Et toi, t'es quoi ?

- Je suis gaulois, y a pas de problème. Gaulois pur.

T'aimes quoi dans la vie ?

Ça se voit, tu fais du sport. Oui ? Tu fais quoi ?

- Du foot. - Ah ouais ? Stylé.

- T'écoutes de la musique ? - Ouais.

- T'écoutes quoi ? - De tout.

- On fait un entretien d'embauche. "Vous êtes engagée.

"Bonjour, enchanté."

- Moi, c'est Hugo. Tu t'appelles comment ?

Salut, Vincent.

Fatima.

- Il a inspiré DiCaprio dans Titanic ? - Présentez-vous.

Nino, enchanté.

- Celui qui râle, c'est Yann. - Je râle pas. Je suis content.

Je gère la troupe.

Qui est le plus marrant ?

Attends ! Grand débat.

Ça me fait pas rire. Qui est le plus marrant ?

C'est toi.

Rires

- Sérieux ? - C'est rien, frère.

- Tu nous as pas côtoyés assez. Il se prend des bides.

Tu le mets sur scène, une catastrophe.

- J'ai entendu : "Il se prend des bites !"

Mais comment tu oses parler comme ça ?

T'aimes les dessins animés ?

- T'aimes quoi ? - Les zinzins de l'espace.

Ils chantent un générique.

Quoi d'autre ?

- Je suis un pro de l'imitation. - Oggy et les cafards ?

Ah, mais c'était ça, en fait.

- Je suis excellemment bon pour faire Marge Simpson.

"Homer !"

Rires

- C'était un mélange de Scooby-Doo et Marge.

Il essaie d'imiter Marge. Pas du tout, frère.

- "Lisa !" - Il fait quoi ?

Pourquoi Marge Simpson est psychopathe ?

Rires

- Marge Simpson est alcoolique. - J'en peux plus.

- Attends, mais deux secondes ! Je refais.

Il réessaie. Éclats de rire

- Messagerie de Ji-Na. Laissez un message et je vous...

Messagerie de Ji-Na...

- Les filles, vous êtes bien silencieuses.

Pour une fois.

Rires

- C'est bien bon. - Merci, ma chérie.

Brouhaha étouffé

Sonnette

- Salut. - Salut.

Mot de passe ?

Tiramisu.

OK, bienvenue.

Merci.

- Merci. - Pas de souci.

Brouhaha mélangé à de la musique

Oh, ça va ?

Ça va ou quoi ?

- T'es belle, t'es stylée ! - Nino !

Ça va ? Trop cool que tu sois venue.

- Salut, Paolo, enchanté. - Fatima, enchantée.

Bienvenue chez moi.

- J'ai apporté ça. - Fallait pas.

Mets-toi à l'aise, enlève ta veste.

Merci, Paolo.

Faut que je te donne un truc.

Ce soir, ça va danser.

Tiens, c'est pour toi.

- C'est qui ? C'est moi ? - Ouais.

Bah merci.

On vous dérange ?

Vincent, tu présentes pas ta copine ?

Cassandra, ma cousine, et Jade.

Salut.

- Tu t'appelles comment ? - Fatima.

Quoi ? Tu veux notre photo ?

- C'est bon, là. - C'est ton amoureuse ?

- C'est une pote de fac. - Ah ouais ?

Tu m'as jamais parlé d'elle.

- Leur parle pas, c'est des folles. - Pardon ?

- On vous appelle pas "les détourneuses" ?

- T'as vu mes tchoutch ? J'ai besoin de détourner personne.

Je claque des doigts, j'ai le monde à mes pieds.

Et malpoli, tu proposes pas à boire.

Ça commence. Je prends tes affaires.

- On l'appelait Pinocchio petit. C'est un mytho.

- Si elle te fait chier, appelle-moi.

Allez, zou !

- Je te sers, tu veux quoi ? - Une eau pétillante.

- Que eau pétillante ? - Ouais.

- Tu bois pas d'alcool ? - Non.

Avec des citrons, au moins ?

- Ouais, pourquoi pas, vas-y.

Merci.

Santé.

Tu viens d'où ?

Annaba.

Moi, Alger. Je savais.

On dirait pas un peu Lara Croft d'Algérie ?

Ambiance Ninja.

- C'est quoi la signification de "Fatima" ?

- "Petite chamelle qui vient d'être sevrée."

- "Petite chamelle qui vient d'être sevrée." T'es sevrée, toi ?

Dommage, j'ai beaucoup de lait.

J'adore, t'es toute timide.

C'est ma femme, elle. Petite porcelaine.

Elle est pas trop belle ?

Si, elle est jolie.

Et elle, elle est pas trop belle ?

Ouais.

- T'es pas lesbienne, toi ? - Non.

- Arrête de mentir. Je suis une professionnelle.

- T'as jamais embrassé une fille ? - Non.

- Regarde-moi dans les yeux. Jamais ? - Non.

Menteuse.

Bon, je vais rejoindre les autres.

- Vas-y.

Calm Down Rema ft. Selena Gomez

- Fatima, regarde. Tu vois Yann dans toute sa splendeur.

Regard proche, sourire très fort...

Il parle de très près.

Rires

- Tu veux pas qu'on sorte un soir, toutes les trois ?

On va s'amuser.

Pour quoi faire ?

- Vas-y, "pour quoi faire" ! Arrête ton blabla.

Je sais ce que c'est de pas s'assumer, pas être bien dans sa peau,

mais à un moment, faut vivre, non ?

Tu serais notre petite Joconde.

Moi, je serais Cassandra Da Vinci.

C'est quoi ? Un cœur brisé ?

Moi, je te le recouds ton cœur.

Tu dis que de la merde.

Je suis bourrée.

Je suis trop bourrée.

Vas-y, j'ai faim.

Paolo, commande des burgers, s'il te plaît !

C'est un crevard.

Burgers.

Tu réfléchis.

Musique douce enjouée au piano

- J'en vois des qui s'donnent, donnent des bijoux dans le cou

C'est beau, mais quand même, ce n'sont que des cailloux

Des pierres qui vous roulent, roulent et qui vous coulent sur les joues

J'aime mieux que tu m'aimes sans dépenser des sous

Moi, je m'en moque, j'envoie valser

Les trucs en toc, les cages dorées

Car quand tu m'serres très fort, c'est toi mon trésor

Et ça, et ça vaut de l'or

Discussion étouffée de deux femmes

Rires

La discussion continue.

Salut.

- La question de l'émancipation est une question fondamentale

qui se pose particulièrement dans la philosophie politique.

La première fois, d'une manière virulente,

d'une manière très directe,

a été posée par un auteur

qui était un ami de Montaigne, au 16e siècle.

Il s'appelle Étienne de La Boétie

et son ouvrage,

qui s'appelle Discours sur la servitude volontaire,

est toujours d'actualité.

L'émancipation, c'est une demande

d'être reconnu comme égaux parmi les égaux,

c'est-à-dire, une libération d'une dépendance,

qui peut être le capital, qui peut être l'Église,

les hommes, ou qui peut être un état dominant.

Appel du muezzin

Cris d'une foule

- Est-ce que ce soir,

il y a des gens qui sont prêts à faire des LGBêtises ?

Cris d'approbation

Je pense que vous connaissez un peu la lyrique.

1, 2, 3, vive les...

Lesbiennes !

Percussions

- C'est pas mal, pour commencer. Alors...

on y va ?

Cris

Musique techno

On est queer, mais on n'est pas mous.

Allez, on remue !

1, 2, 3, vive les lesbiennes !

1, 2, 3, vive les lesbiennes !

- Je ne vois pas de lesbiennes qui s'embrassent dans la salle !

Allez !

Cris

On est des fucking queer !

Nique le patriarcat !

Tsoin, tsoin !

Je veux que danser !

1, 2, 3 ?

Vive les lesbiennes !

1, 2, 3 ?

Vive les lesbiennes !

1, 2, 3 ?

Vive les lesbiennes !

Allez !

1, 2, 3 ?

Vive les lesbiennes !

- 1, 2, 3 ? - Vive les lesbiennes !

- 1, 2, 3 ? - Vive les lesbiennes !

- 1, 2, 3 ? - Vive les lesbiennes !

LGBêtises !

LGBêtises !

LGBêtises !

LGBêtises !

LGBêtises !

Les lesbiennes !

Les lesbiennes !

Les lesbiennes !

Les lesbiennes !

Musique techno

Allez ! Vive les queer !

Let's go!

1, 2, 3 ?

Vive les lesbiennes !

- 1, 2, 3 ? - Vive les lesbiennes !

- 1, 2, 3 ? - Vive les lesbiennes !

- 1, 2, 3 ? - Vive les lesbiennes !

- 1, 2, 3 ? - Vive les lesbiennes !

Musique douce

- Yasmine, c'est ça ? - Oui, c'est ça.

Gabrielle, enchantée.

C'est cool de te voir, je suis contente.

J'ai une très bonne amie

qui est musulmane, qui pratique aussi.

Je suis venue pour elle parce qu'elle est un peu timide.

Cette amie priait beaucoup.

Elle croit énormément en Allah, et...

récemment, elle a rencontré une personne

avec qui ça s'est bien passé, au début.

Elles s'entendaient bien,

elle était presque amoureuse. Elle l'aimait beaucoup.

Sauf que cette personne a disparu.

Et depuis sa disparition, bah...

elle a beaucoup de mal

à reprendre sa religion, à avoir foi en Allah, en sachant

qu'elle pense elle-même que c'est Allah qui la punit

en la privant de cette personne-là.

J'aimerais savoir comment elle pourrait faire pour se relancer dans sa prière.

Si j'ai bien compris,

ta copine avait une relation hors mariage avec un homme,

et cette relation

s'est interrompue et elle est triste.

Au contraire, elle devrait être contente

de ne plus avoir de relation hors mariage.

Non ?

C'est plus compliqué.

- Ah d'accord. Alors vas-y, raconte-moi.

C'est pas une... Enfin...

Elle est en relation hors mariage, oui, mais pas avec un homme.

En fait, elle s'est rendu compte...

qu'elle était attirée par les femmes, et cette femme en l'occurrence.

Et c'est de ça...

- D'accord, donc si j'ai bien compris, ta copine est homosexuelle.

On va dire les choses telles qu'elles sont.

C'est vrai

que l'homosexualité est prohibée,

mais c'est pas l'islam qui l'a prohibée, c'était bien avant.

La religion de Dieu a toujours prohibé...

Je dis bien, la religion. Le christianisme, le judaïsme,

vécus par ces croyants qui ont vécu à l'époque de ces prophètes,

avant l'avènement du prophète Mohammed,

que la paix et le salut de Dieu soient sur lui,

étaient des prophètes de la religion de Dieu.

Ce qu'on appelle en arabe l'islam.

Donc, cette interdiction est ancestrale,

depuis l'époque du peuple de Loth.

Tu as entendu parler du peuple de Loth, Linda ?

Un petit peu. Sodome et Gomorrhe ?

- Oui, en effet, c'est Sodome et Gomorrhe.

C'est un peuple qui vivait dans la région sud de la mer Morte,

dans une ville appelée Sodome,

et qui a été effectivement anéantie par Dieu

parce que ces hommes, justement,

cherchaient un rapport sexuel avec d'autres hommes.

- Oui, mais ça parle pas... Enfin, ça parle pas des femmes.

- C'est vrai, dans la Sourate... Il parle en arabe.

comme dans la Sourate... Il parle en arabe.

les hommes sont concernés.

Le Coran nous dit... Il parle en arabe.

Est-ce que pour autant,

l'islam autorise cette homosexualité chez les femmes ?

Non, bien sûr.

Elle est interdite aussi. Elle est proscrite.

Une femme n'a pas le droit de toucher, de voir le corps d'une autre femme.

Encore moins ses parties intimes.

C'est aussi interdit, mais à moindres mesures.

C'est pas aussi grave que l'homosexualité des hommes.

Il n'y a pas rapport sexuel à proprement dit.

Il n'y a qu'attouchement.

Ça, en l'islam, ils appellent ça... Il parle arabe.

Donc il faut dire à ton amie,

tout d'abord, qu'elle demande l'aide de Dieu.

En aucun cas

qu'elle se retrouve dans un état de défaitisme

et de découragement.

Elle n'est pas moins musulmane que celle qui prie 5 fois par jour.

Simplement, elle doit se remettre à la prière, ne pas la délaisser.

C'est la plus grave erreur que ta copine a pu commettre,

avoir arrêté la prière.

D'accord ? Courage, Inchallah. Faut être courageuse.

Tout le monde est éprouvé dans la vie.

Certains par leurs enfants,

d'autres sont éprouvés par... un animal.

D'autres par une maladie.

Et d'autres sont éprouvés par cette déviance, cette tendance,

et il y a une explication scientifique.

Mais c'est à elle de retrouver la nature qu'elle a en elle.

Et pour cela, il faut qu'elle fasse en sorte d'être beaucoup plus...

efféminée, de manière à ce que les hommes soient attirés par elle,

aient envie de la rencontrer et pourquoi pas même,

s'engager vers un projet de mariage.

L'instinct de l'homme, c'est d'être attiré par les femmes.

Et l'instinct des femmes, c'est d'être attirée par les hommes.

Musique sombre

Ça va ?

Ouais, et toi ?

Ça va, ça fait plaisir de te revoir.

Ça fait longtemps. Léger acquiescement

Qu'est-ce que tu fais ?

Attends, attends !

Tu fais quoi ? T'es un malade !

OK, la nuque.

Cris de joie

Ça va, Fatima ?

Propos en coréen

Fatima !

Hey, Fatima ! Viens ! Oh !

- OK, à moi ! Vous êtes prêts ? Champion du monde !

Chant en arabe

Crève, sale lesbienne !

Musique intrigante

Chant en arabe lointain

Musique électro

Musique électro planante

- Nino, il va pécho ! Nino, il va pécho !

Elle a dit : "Samedi, je suis preneuse."

Notification

- Fatima, tu vas où ? - J'arrive, j'arrive.

Ça va ?

Je t'écoute.

Ça me fait plaisir de te voir.

Assieds-toi.

Assieds-toi, s'il te plaît.

Merci d'être venue.

J'ai beaucoup pensé à toi.

- Vraiment, j'ai... - Arrête tes disquettes.

- C'était hyper fort quand on s'est rencontrées.

Je crois que j'ai eu peur.

Est-ce que tu voudrais qu'on se revoie ?

Pour quoi faire ?

T'as rencontré quelqu'un ?

Comment ça, j'ai rencontré quelqu'un ?

- Tu peux me le dire. - Te dire quoi ?

Quand tu te fais soulever, je te pose des questions, moi ?

- T'as rencontré quelqu'un ? - Allez, ça va.

"T'as rencontré quelqu'un ?" Ça sert à rien, Casper.

- Tu vas où ? - Je parle pas aux fantômes.

- Reste avec moi. - Rester, pour quoi faire ? Hein ?

Dis-moi, pour quoi faire ? T'étais où, hein ?

- T'étais où ? - Je suis désolée.

Je m'en fous.

Je t'appelais, tu répondais pas. Et là, t'es désolée ?

C'est pas comme ça, la vie.

Je suis un jouet, moi.

On s'amuse avec moi, je suis un jouet. Hein ?

Je suis désolée.

Arrête.

Je vais mieux, je te jure.

J'ai besoin de toi.

T'es, t'es...

T'es la plus belle chose qui me soit jamais arrivée dans ma vie.

Musique douce

Salam, benti.

Ça sent trop bon. Quelle artiste.

- Tu rentres du footing. - Oui.

T'as la tête dure.

- Y a plus d'eau pétillante. - C'est ça, détourne la conversation.

Tu veux te faire agresser un jour ?

- Agresser par qui ? - Comment ça ? Par un fou.

C'est moi qui les agresse.

On est là, maman. T'inquiète.

- D'accord, oui. J'aime pas les problèmes, je te le dis.

Ça datait, les madeleines.

- Tu me flattes pour me faire oublier ? - Non.

Si Nour était là...

on aurait entendu les oreilles siffler.

- Mais elle est pas là. - Donc t'en profites.

Quand le chat n'est pas là...

J'ai fait une razzia de chocolat.

Y avait une promo, j'ai dévalisé le magasin.

- T'es la fille de la promo. - Ah oui.

J'aime bien les promos.

Je sais que t'aimes bien.

- Il est où, papa ? - Il est sorti.

Comme d'habitude, jouer aux dominos avec son copain.

Il fait sa petite vie.

- Je t'apprends à les faire ? Vu que ça te plaît.

C'est facile. Des œufs, du sucre, de la farine, du beurre...

C'est pas mon truc.

- Je t'apprends à les faire pour peut-être...

pour ton chéri.

Qu'est-ce qui se passe ?

J'enlève ça d'ici.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Pourquoi ce regard ?

J'ai pas de... Bon, bref.

Tu veux pas m'en parler ?

En ce moment, je te vois vraiment...

très renfermée.

Que ce soit dans ta chambre ou à table avec tes sœurs, tu dis rien.

Non, y a rien, ça va.

Mmh.

Long soupir

Vas-y, je t'écoute.

- J'écris un truc. J'ai envie d'écrire un roman.

C'est bien.

Oui, c'est bien.

C'est bien, d'écrire.

- Je suis dedans ? - Ouais.

C'est sûr.

C'est tout ?

Tu me racontes un peu l'histoire ?

C'est l'histoire d'une...

Je te raconterai quand j'aurai fini.

- Quand ça viendra, tu pourras me parler.

Allez, j'arrive.

Bouge pas. Mange pas toutes les madeleines, j'arrive.

Ferme les yeux.

Triche pas, hein ?

- Tu triches. - Non.

- Allez, vas-y. Tu peux.

Ma fille.

Allez, vas-y.

- T'es la meilleure. - C'est pas des bijoux.

Trop forte.

- Il te plaît ? - Oui.

- J'ai pris une taille au-dessus.

C'est une dinguerie, le maillot.

T'as vu ? "Fatima" ?

Il est trop beau.

- Merci, maman. - De rien.

Joyeux anniversaire.

Tu sais que je t'aime.

Je serai toujours là pour toi.

Les mamans, même parties,

elles veillent sur leurs enfants.

Soupir de la mère

Musique triste

Musique douce

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