All language subtitles for Kill Bill

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American) Download
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

CE FILM EST DÉDIÉ AU MAÎTRE CINÉASTE

KINJI FUKASAKU 1930-2003

Tu me trouves sadique ?

Tu sais,

je pourrais faire cuire un œuf sur ton front,

si je voulais.

Tu sais, petite...

J'ose espérer,

même maintenant, que tu te rends compte

qu'il n'y a rien de sadique dans mes actions.

Peut-être envers les autres rigolos,

mais pas envers toi.

Tu sais, petite, en ce moment...

je ne pourrais pas être...

plus...

masochiste.

Bill.

C'est ton bé...

CHAPITRE UN NUMÉRO 2

LA VILLE DE PASADENA, CALIFORNIE

J'arrive !

Sarah, j'y crois pas, tu es en avance.

Alors ?

Amène-toi, pétasse.

Allez.

Viens te battre.

Maman, je suis là.

Salut, chérie. C'était comment, l'école ?

Maman, qu'est-il arrivé à toi et au salon ?

Ton foutu chien

s'est ramené dans le salon et a tout mis en l'air,

voilà tout.

Barney a fait ça ?

Chérie, tu ne peux pas venir ici.

Il y a du verre brisé partout, et tu pourrais te couper.

C'est une vieille amie que je n'ai pas vue depuis longtemps.

Salut, chérie.

Je suis ... Comment tu t'appelles ?

Elle s'appelle Nikki.

Nikki.

C'est un joli prénom pour une jolie fille.

Quel âge as-tu, Nikki ?

Nikki, ... t'a posé une question.

J'ai quatre ans.

Quatre ans ?

Tu sais quoi ? J'avais une petite fille.

Elle aurait quatre ans aujourd'hui.

Écoute, ma chérie,

maman et son amie doivent parler entre adultes.

Va dans ta chambre

et ne nous dérange pas à moins que je t'appelle.

D'accord ?

Nikkia !

Dans ta chambre, tout de suite.

Tu veux un café ?

Oui, je veux bien.

Elle s'appelle Jeanne Bell, cette femme au foyer de Pasadena.

Son mari est le Dr Lawrence Bell.

Mais il y a quatre ans, quand on se connaissait,

elle s'appelait Vernita Green.

Son nom de code était Mocassin Cuivré.

Le mien, Black Mamba.

Tu as une serviette ?

Oui.

Merci.

De la crème et du sucre, c'est ça ?

Oui.

Des excuses, c'est trop tard, je suppose.

Tu supposes bien.

Écoute, pétasse,

je veux savoir si tu vas refoutre le bordel devant ma fille.

Pour l'instant, on se détend.

Je ne te tuerai pas devant ta fille, d'accord ?

Tu es plus sensée

que ce que Bill m'a laissée penser.

C'est de pitié, de compassion et de clémence que je manque.

Pas de rationalité.

Bon, je t'ai fait un coup de salope.

Un vrai coup de pute.

Je le regrette, mais c'est fait.

Et tu veux qu'on soit quittes.

Non, non.

Non.

Pour qu'on soit quittes, ma petite,

je devrais te tuer,

aller dans la chambre de Nikki, la tuer,

puis attendre que le bon Dr Bell

rentre à la maison, et le tuer.

Là, on serait quittes.

Les comptes seraient réglés.

Je changerais tout ça si je pouvais remonter le temps.

Mais je ne peux pas.

Je peux juste te dire que je suis quelqu'un d'autre.

Super.

- Je m'en fiche. - Qu'il en soit ainsi.

Je sais que je ne mérite ni ta pitié ni ta clémence.

Mais j'implore les deux au nom de ma fille.

Pétasse, arrête ça tout de suite.

Oui, je veux éviter de te tuer sous les yeux de ta fille,

mais me mettre sa photo sous le nez

ne suscitera pas ma pitié.

Toi et moi, on a un compte à régler.

Et rien de ce que tu as fait pendant ces quatre années,

y compris te faire mettre en cloque, n'y changera quoi que ce soit.

Alors, on règle ça quand ?

Ça dépend.

Quand veux-tu mourir ?

Demain ?

Après-demain ?

Et ce soir, pétasse ?

Splendide. Où ?

J'entraîne des gamins sur un terrain de baseball

à deux kilomètres d'ici.

Tu m'y retrouves vers 2h30,

habillée en noir, tes cheveux dans un bandana noir.

On règle ça à l'arme blanche.

On ne sera pas dérangées.

Maintenant...

Je prépare les céréales de Nikki.

Selon Bill, tu excellais

à l'arme blanche... pour une femme.

Arrête ces conneries, pétasse.

Il n'a pas dit "pour une femme".

Te fous pas de ma gueule, Black Mamba.

Black Mamba.

C'est moi qui aurais dû être Black Mamba.

Tu veux choisir l'arme ?

Le couteau de boucher, ça me va.

Très drôle, pétasse.

Très drôle !

Je n'avais pas l'intention de faire ça devant toi.

Pour ça, je suis désolée.

Mais crois-moi sur parole.

Ta mère le méritait.

Quand tu seras grande,

si tu as encore du ressentiment...

Je t'attendrai.

Pour ceux considérés comme des guerriers...

Au combat,

vaincre ton ennemi doit être ton unique préoccupation.

Réprime toute émotion, toute pitié...

Tue tous ceux qui font obstacle, fût-ce Dieu ou Bouddha lui-même.

Les 5 à tuer 1 - O-Ren Ishii

2 - Vernita Green Mocassin Cuivré

Cette vérité est au cœur de l'art du combat.

CHAPITRE DEUX LA MARIÉE ÉTAIT EN SANG

Venez nous voir à Dallas.

"QUATRE ANS ET SIX MOIS PLUS TÔT À EL PASO, AU TEXAS"

... Rockabilly Rhythms sur KTRN.

On a quelque chose à vous faire écouter.

Notre Charlie Feathers à nous, bien déchaîné.

Eh bien,

fils numéro un, donne-moi les détails sanguinolents.

C'est un putain de massacre, pa.

Ils ont exécuté tous ceux présents à la noce.

Combien de tués ?

Neuf cadavres.

Et tout le monde y est passé.

La mariée, le marié.

Le révérend.

La femme du révérend.

Ils ont même fumé le vieux noir qui jouait de l'orgue.

Quelqu'un voulait s'opposer à cette union

et n'a pas voulu se taire à jamais.

Par toutes les saintes vierges.

Je te l'avais dit, pa.

C'est comme l'œuvre d'un putain d'escadron nicaraguayen.

Surveille ton putain de langage, petit.

- Tu es dans un lieu de culte. - Désolé, pa.

C'est du travail de pros.

Probablement un commando de la mafia mexicaine.

Quatre, peut-être cinq hommes.

Comment tu le sais ?

Ils avaient la main sûre et ferme.

C'est pas du boulot d'amateur.

C'est l'œuvre de vieux briscards.

Ça se voit à la propreté du carnage.

Même s'il s'agit d'une tuerie sauvage,

les couleurs ne dépassent pas des lignes.

Un abruti pourrait presque admirer le travail.

Qui est la mariée ?

Je sais pas.

Sur le certificat de mariage, le nom est Arlene Machiavelli.

C'est un faux nom.

On l'appelle "La Mariée" à cause de la robe.

Tu m'avais pas dit qu'elle était enceinte ?

Faut être une sacrée ordure

pour tirer une balle dans la tête d'une si jolie fille.

Regarde-la.

Des cheveux dorés.

De grands yeux.

C'est un petit ange maculé de sang.

Fils numéro un ?

Ouais ?

Elle n'est pas morte, cette grande perche suceuse de queues.

ELLE DRIVER DU DÉTACHEMENT DES VIPÈRES ASSASSINES

NOM DE CODE : SERPENT DE MONTAGNE CALIFORNIEN

Je ne t'ai jamais aimée.

En fait, je te méprise.

Mais ça ne signifie pas que je ne te respecte pas.

Peu des nôtres ont le luxe de mourir dans leur sommeil.

Je te fais ce cadeau.

Putain.

Bonjour, Bill.

Dans quel état est-elle ?

Dans le coma.

Où est-elle ?

Je l'ai juste sous l'œil.

C'est bien, ma chérie.

Elle, tu vas annuler la mission.

Quoi ?

On lui doit mieux que ça.

Tu lui dois que dalle !

Tu peux parler moins fort ?

Tu lui dois que dalle !

Je peux dire quelque chose ?

Parle.

Vous l'avez tabassée sans réussir à la tuer.

Je lui ai tiré dans la tête,

mais son cœur a continué à battre.

Tu l'as vu toi-même

avec ton bel œil bleu, n'est-ce pas ?

On a fait beaucoup de mal à cette dame.

Et si elle se réveille un jour, on lui en fera encore plus.

Mais une chose qu'on ne fait pas,

c'est se glisser dans sa chambre comme des sales rats pendant la nuit

pour la tuer dans son sommeil.

Et si on ne fait pas ça,

c'est parce que ça nous rabaisserait.

N'es-tu pas d'accord, Mlle Driver ?

Je suppose que oui.

Tu as besoin de supposer ?

Non.

Je n'ai pas besoin de supposer.

Rentre à la maison, ma chérie.

D'accord.

Je t'aime beaucoup.

Je t'aime aussi.

Bye.

Ça a dû te faire marrer, hein ?

Un conseil, connasse.

Ne te réveille jamais.

QUATRE ANS PLUS TARD.

En ce moment, je ne pourrais pas être...

plus masochiste.

Bill, c'est ton bé...

Mon bébé.

Quatre années.

Quatre années.

C'est 75 dollars la baise, mon ami.

Alors, elle te fait bander ?

Pour sûr, mec.

20, 40, 60, 75.

Très bien. Voilà le règlement.

Règle numéro un, pas de coups.

Si l'infirmière voit un coquard

ou des dents en moins, fini la baise.

Donc, sous aucun prétexte tu ne la frappes au visage.

Et puis, elle crache, cette salope.

C'est un réflexe moteur. Même si elle crache, pas de coups.

T'as bien compris

la règle numéro un ?

Très bien. Règle numéro deux.

Ni morsures ni suçons.

On laisse aucune trace.

À part ça, prends ton pied, mec.

Sa tuyauterie ne marche plus.

Tu peux balancer la sauce.

Pas de bruit. Ne salis pas trop.

Je reviens dans 20 min.

Ouais.

Oh, merde.

Au fait,

de temps en temps,

sa chatte est plus sèche que le sable du désert.

Si elle est sèche, lubrifie avec ça et amuse-toi.

Bon appétit, mon pote.

Oh, oui.

Bon sang.

T'es la plus belle fille que j'ai eue aujourd'hui.

Yo, l'étalon ! C'est fini, mon pote.

Prêt ou pas, j'entre.

Mon pote, tu t'es bien amusé ?

Où est Bill ?

Où est Bill ?

Pitié, ne me frappez pas.

Où est Bill ?

Je sais pas qui est ce Bill !

Arrête tes conneries !

T'es aussi mignonne qu'ils l'ont dit.

Mme X, hein ? On sait que dalle sur toi, pas vrai ?

Je viens de Huntsville, au Texas.

Je suis Buck, ton pote, et je vais te niquer sans capote.

Tu t'appelles Buck.

Mon pote ?

Et t'es venu me niquer sans capote.

C'est bien ça ?

Attendez un peu.

"Baisodrome".

Enfoiré.

Le Texas. D'accord.

BAISODROME

Remue le gros orteil.

Remue le gros orteil.

Remue le gros orteil.

Remue le gros orteil.

Remue le gros orteil.

Allongée à l'arrière de la camionnette de Buck,

j'essayais de sortir mes membres de l'entropie.

Remue le gros orteil.

Je revoyais les visages des garces qui m'ont fait ça.

Et des salopards qui les accompagnaient.

Tous membres

du Détachement des Vipères Assassines.

Quand la chance sourit à un projet aussi horrible que la vengeance,

cela semble prouver définitivement l'existence de Dieu,

et qu'on accomplit Sa volonté.

Alors que j'en savais si peu sur mes ennemis,

le premier nom sur ma liste,

O-Ren Ishii, était la plus facile à trouver.

Car bien sûr, quand on a réussi l'exploit

de devenir la reine de la pègre de Tokyo,

on ne garde pas ça secret, n'est-ce pas ?

O-REN ISHII DU DÉTACHEMENT DES VIPÈRES ASSASSINES

NOM DE CODE : MOCASSIN D'EAU

CHAPITRE TROIS LES ORIGINES D'O-REN

O-Ren Ishii est née sur une base militaire américaine

à Tokyo, au Japon.

Cette gamine mi-japonaise mi-sino-américaine

a croisé pour la première fois la mort à l'âge de neuf ans.

C'est à cet âge qu'elle a assisté

à la mort de ses parents

aux mains de Boss Matsumoto, le chef yakuza le plus impitoyable.

GÉMISSEMENT

Maman.

Elle jura de se venger.

Heureusement pour elle,

Boss Matsumoto était pédophile.

À 11 ans, elle obtint sa vengeance.

Regarde-moi, Matsumoto.

Regarde bien mon visage.

Regarde mes yeux.

Regarde mon nez.

Regarde mon menton.

Regarde ma bouche.

Je te rappelle quelqu'un ?

Est-ce que je ressemble à quelqu'un

que tu as assassiné ?

Deux ans plus tard, à 13 ans,

elle a entamé son dernier acte de vengeance sanglante

contre le diabolique lieutenant de Matsumoto,

Pretty Riki.

Je te rappelle quelqu'un ?

Alors, Riki ?

Quand j'y pense,

tu me rappelles quelqu'un.

Tu dois être la gamine d'Ernie Ishii.

Tu as 13 ans, maintenant.

J'ai toujours eu un regret à propos de cette nuit-là.

J'avais l'intention

de violer ta mère.

Mais la situation a dégénéré.

Ça n'arrivera pas cette fois, G.I. Jane Junior.

Je m'appelle...

O-Ren !

O-Ren a réussi à sauver deux choses qui étaient à son père.

Un, son sabre de samouraï.

Et deux, des grenades.

La première chose a été utilisé contre les gardes du corps de Matsumoto.

La deuxième, à ce moment précis.

Un cadeau

de mon père.

À 20 ans, elle était devenue l'une des meilleures tueuses du monde.

À 25 ans, elle a pris part au meurtre de neuf innocents,

dont ma fille à naître,

dans une petite chapelle à El Paso, au Texas.

Mais ce jour-là, il y a quatre ans,

elle a commis une grosse erreur.

Elle aurait dû en tuer dix.

Mais avant de savourer ma vengeance,

j'avais d'autres priorités.

Remue le gros orteil.

Le plus dur est fait.

Bon, essayons de remuer ses petits camarades.

TREIZE HEURES PLUS TARD

Bienvenue à Air O. Je peux vous aider ?

Okinawa, un aller simple.

JAPON

CHAPITRE QUATRE L'HOMME D'OKINAWA

L'ÎLE D'OKINAWA, JAPON

Bonjour.

Bienvenue.

Bienvenue.

Vous êtes anglaise ?

Presque. Américaine.

Bienvenue, l'Américaine.

Je parle très bien l'anglais.

Vous avez dit domo. Vous parlez japonais ?

Non.

J'ai appris quelques mots depuis hier.

Je peux m'asseoir au bar ?

Bien sûr, asseyez-vous.

Quels autres mots connaissez-vous ?

Un instant.

On a une cliente ! Apporte du thé, vite !

Je regarde mon feuilleton.

Espèce de fainéant.

J'emmerde ton feuilleton. Dépêche-toi !

Le thé est chaud. Sers-le toi-même, pour une fois.

Ferme-la !

Ramène tes fesses ici !

Excusez-moi.

Vous connaissez d'autres mots japonais ?

Voyons voir.

Arigato. Bien !

J'ai déjà dit domo.

Oui.

Konnichiwa, veuillez répéter.

Parfait.

Bien.

Vous le prononcez comme une vraie Japonaise.

Vous vous moquez de moi !

Non, sérieusement.

Très bonne prononciation.

Vous dites arigato comme on dit arigato.

Eh bien, merci.

Vous devriez apprendre le japonais.

C'est très facile.

Non, il paraît que c'est très difficile.

Extrêmement difficile.

Mais vous avez une langue de Japonaise.

D'accord.

Mon Dieu.

Où est ce foutu thé ? Dépêche-toi, bon sang !

Cette espèce de gros fainéant.

Que voulez-vous ?

Pardon ?

Comme boisson.

Oh, oui.

Du saké chaud, s'il vous plaît.

Du saké chaud ?

Très bien !

Un saké chaud !

Du saké en pleine journée ?

Le jour, la nuit, l'après-midi. On s'en fout ! Apporte le saké.

Pourquoi c'est toujours moi qui dois apporter le saké ?

Écoute-moi bien.

Ça fait 30 ans que tu fais le poisson et que j'apporte le saké.

Si c'était l'armée,

je serais général !

Toi, général ?

Si t'étais général, je serais empereur,

et tu resterais de corvée de saké !

Alors, ferme-la et va le chercher !

Tu comprends ?

Je suis pas chauve, je me rase la tête.

Vous me comprenez ?

Désolé.

Première fois au Japon ?

Qu'est-ce qui vous amène à Okinawa ?

Je suis venue voir un homme.

Ah, oui ?

Vous avez un ami qui vit à Okinawa ?

Pas tout à fait.

Ce n'est pas un ami ?

Je ne le connais pas.

Vraiment ?

Qui est-ce ?

Si je peux me permettre.

Hattori Hanzo.

Que voulez-vous à Hattori Hanzo ?

Il me faut de l'acier japonais.

Pourquoi de l'acier japonais ?

J'ai de la vermine à tuer.

Ça doit être de gros rats

s'il vous faut de l'acier d'Hattori Hanzo.

Énormes.

Je peux ?

Vous pouvez.

Attendez.

Le deuxième en partant du haut.

C'est drôle.

Vous aimez les sabres de samouraï.

J'aime le baseball.

Je voulais vous les montrer.

Cependant,

quelqu'un comme vous, qui en sait autant, doit sûrement savoir

que je ne fabrique plus d'instruments de mort.

Ce que j'ai ici,

je les garde pour leur valeur esthétique et sentimentale.

Mais aussi fier que je sois de l'œuvre de ma vie,

j'ai pris ma retraite.

Alors, donnez-m'en un.

Ils ne sont pas à vendre.

Je n'ai pas parlé d'acheter.

J'ai dit : "Donnez-m'en un."

Pourquoi je devrais vous aider ?

Parce que ma vermine est un de vos anciens élèves.

Et vu l'élève,

je dirais que vous avez une sacrée responsabilité.

Vous pouvez dormir ici.

Ça me prendra un mois

pour fabriquer le sabre.

Vous en profiterez pour vous exercer.

UN MOIS PLUS TARD

J'ai accompli

ce que j'avais juré devant Dieu, il y a 28 ans,

de ne plus jamais faire.

J'ai créé quelque chose qui tue les gens.

Et en ce sens, je me suis même surpassé.

J'ai fait cela car, au fond,

votre quête est justifiée à mes yeux.

Je peux le dire, en toute humilité, c'est mon meilleur sabre.

Si dans votre quête, vous rencontrez Dieu,

ce sabre le coupera.

Guerrière aux cheveux dorés,

continue ta route.

CHAPITRE CINQ - BATAILLE RANGÉE À LA VILLA AUX FEUILLES BLEUES

Un an après le massacre d'El Paso, au Texas,

Bill décida d'aider sa protégée nippone financièrement et philosophiquement

dans son combat shakespearien

contre les autres clans yakuza

pour contrôler le vice dans la ville de Tokyo.

Quand le dernier sabre fut rengainé,

ce fut O-Ren Ishii et sa puissante escorte,

les 88 Fous, qui en sortirent vainqueurs.

Cette belle dame à la droite d'O-Ren,

habillée comme une méchante tout droit sortie de Star Trek,

c'est l'avocate d'O-Ren, sa meilleure amie

et son bras droit.

Sofie Fatale, la Franco-Japonaise,

une autre ancienne protégée de Bill.

La jeune fille en uniforme d'écolière

est la garde du corps d'O-Ren, Gogo Yubari, 17 ans.

Gogo est peut-être jeune, mais ce qui lui manque en âge,

elle le rattrape par la folie.

Tu aimes les Ferrari ?

Les Ferrari... De la merde italienne.

Tu veux baiser avec moi ?

Ne ris pas ! Tu veux me pénétrer, oui ou non ?

Oui.

Et maintenant, mon grand ?

Tu veux toujours me pénétrer ?

Ou c'est moi...

qui t'ai pénétré ?

Vous voyez le genre ?

Le chauve en costume noir avec le masque Kato est Johnny Mo,

le général en chef des 88 Fous, l'armée personnelle d'O-Ren.

Et au cas où vous vous demanderiez

comment une métisse nippo-sino-américaine

a pu devenir la cheffe des parrains à Tokyo, au Japon...

Je vais vous le dire.

Le sujet des origines et de la nationalité d'O-Ren

ne fut abordé au conseil qu'une seule fois,

le soir où O-Ren prit le pouvoir au conseil du crime.

L'homme qui semble déterminé à casser l'ambiance, c'est Boss Tanaka.

Et voici ce que pense Boss Tanaka.

Boss Tanaka !

Pourquoi cet emportement ?

C'est un moment de célébration !

Et on célèbre quoi ?

La perversion de notre illustre conseil ?

Tanaka, tu es devenu fou ?

Je ne tolérerai pas ça !

Ne manque pas de respect envers notre sœur !

Tanaka-San, de quelle perversion parles-tu ?

Mon père,

ainsi que le tien, et le tien, ont créé ce conseil.

Et tandis que...

vous riez comme des ânes,

ils pleurent dans l'au-delà...

Tais-toi !

... à cause de cette perversion.

Scandaleux !

Tanaka, c'est toi qui insultes ce conseil.

Espèce d'enflure !

Tête de nœud !

Messieurs !

Tanaka a visiblement quelque chose à nous dire.

Laissez-le s'exprimer.

Je parle de la perversion infligée à ce conseil,

que j'aime...

plus que mes propres enfants,

en mettant à sa tête une bâtarde sino-américaine !

Pour que vous compreniez à quel point je suis sérieuse,

je vais le dire en anglais.

En tant que leader,

je vous encourage, de temps en temps, mais toujours de manière respectueuse,

à questionner ma logique.

Si vous avez des doutes

concernant une de mes décisions pour un plan d'action, dites-le-moi.

Mais laissez-moi vous convaincre.

Et je vous promets, ici et maintenant, qu'aucun sujet ne sera jamais tabou.

Mis à part le sujet qui vient d'être abordé.

Le prix à payer

pour évoquer mon origine chinoise ou américaine

d'une manière négative,

c'est votre putain de tête.

Comme celle de cet enfoiré.

Si l'un de vous, fils de putes,

a encore quelque chose à dire, c'est le moment de déballer !

C'est bien ce que je pensais.

Messieurs, la séance est levée.

Un billet pour Tokyo, s'il vous plaît.

Gogo.

Tu dois répondre "oui" à tous leurs caprices.

Ils exigent des choses ridicules.

Tu sais ce qui se passerait s'ils t'entendaient ?

- Que se passerait-il ? - Comme pour Tanaka.

Ils te couperaient la tête.

Je veux pas ça.

Oui, c'est moi.

Si vous nous donnez un numéro, nous vous recontacterons.

Qui est-ce que tu me rappelles ?

Charlie Brown !

Vous avez raison, il ressemble à Charlie Brown.

Charlie Brown,

quatre pizzas pepperoni.

Ce n'est pas au menu.

Je m'en fiche, apporte-nous-en !

Charlie, fais-moi un bisou.

O-Ren Ishii !

Toi et moi, on a un compte à régler !

Charlie Brown, tire-toi.

Miki.

MASSACREZ CETTE GARCE !

Alors, O-Ren,

tu m'envoies d'autres sous-fifres à tuer ?

Salut !

Gogo, c'est ça ?

Bingo.

Et tu es Black Mamba.

Nos réputations nous précèdent.

N'est-ce pas ?

Gogo,

tu te sens obligée de protéger ta maîtresse,

mais je t'en supplie,

va-t'en.

Tu appelles ça supplier ?

Tu peux supplier mieux que ça.

C'est ce que je crois ?

Tu ne pensais pas que ce serait si facile, n'est-ce pas ?

Pendant un instant,

je l'ai cru.

Petite souris idiote.

- C'est fini les jeux... - ... d'enfants.

Voilà ce qui arrive quand on fricote avec les yakuzas !

Rentre chez ta mère !

Ceux qui ont la chance d'être encore vivants,

restez-le en partant maintenant !

Cependant,

laissez ici les membres que vous avez perdus.

Ils m'appartiennent à présent.

Sauf toi, Sofie !

Tu restes où tu es.

Ton instrument est impressionnant.

Où a-t-il été fabriqué ?

Okinawa.

Qui t'a fait cet acier à Okinawa ?

C'est de l'acier Hattori Hanzo.

TU MENS !

Les sabres, eux, ne se lassent jamais.

J'espère qu'il te reste de l'énergie.

Sinon...

tu ne tiendras pas cinq minutes.

Mais comme dernière image avant de mourir,

on a vu pire.

Stupide fille blanche qui aimes jouer avec des sabres de samouraï.

Si tu n'es pas capable de combattre en samouraï,

efforce-toi au moins de mourir en samouraï.

Attaque-moi

avec tout ce que tu as.

Pour m'être moquée de toi plus tôt,

je te présente mes excuses.

Je les accepte.

Prête ?

C'était vraiment un sabre d'Hattori Hanzo.

O-REN ISHII MOCASSIN D'EAU

HÔPITAL GÉNÉRAL DE TOKYO

Sofie.

Sofie.

Ma Sofie, je suis désolé.

Je t'en prie, pardonne ma trahison.

Arrête ça.

Mais enfin...

Ce n'est rien.

Sauf que j'ai mal au cœur à cause de ce qu'elle a fait

à ma belle et brillante Sofie.

J'ai épargné ta vie pour deux raisons.

La première raison, c'est l'information.

Mais je vais te poser des questions.

Chaque fois que tu refuseras de répondre,

je te couperai quelque chose.

Et je te promets

que ce seront des choses qui te manqueront.

Donne-moi ton autre bras !

Je veux tout savoir sur les Vipères Assassines.

As-tu une idée...

Sur leurs activités.

... de pourquoi...

Sur leur repaire.

... elle t'a épargnée ?

Je sais pourquoi.

Elle me l'a dit.

Elle a parlé des deux raisons d'épargner ma chienne de vie.

Comme je te l'ai déjà dit,

j'épargne ta chienne de vie pour deux raisons.

Et voilà la deuxième.

Pour que tu lui racontes en personne

tout ce qui s'est passé ici ce soir.

Je veux qu'il puisse mesurer l'étendue de ma clémence

en voyant ton corps estropié.

Je veux que tu lui dises toutes les informations que tu m'as dites.

Je veux qu'il sache tout ce que je sais.

Je veux qu'il sache que je veux qu'il sache.

Je veux qu'ils sachent tous

qu'ils seront bientôt aussi morts qu'O-Ren.

ENTRACTE

CHAPITRE SIX MASSACRE À TWO PINES

L'incident qui s'est produit à la chapelle de Two Pines,

à l'origine de cette histoire sanglante,

est depuis entré dans la légende.

"Massacre à Two Pines".

Les journaux l'appelaient comme ça.

Les infos locales l'ont appelé

"Le massacre du mariage à la chapelle d'El Paso, au Texas".

Comment c'est arrivé ? Qui était là ?

Combien ont été tués ? Qui les a tués ?

L'histoire change en fonction de la personne qui la raconte.

En réalité,

le massacre n'a pas eu lieu pendant un mariage.

C'était une répétition de mariage.

Puis on arrive au moment où je dis :

"Vous pouvez embrasser la mariée." Alors, vous pouvez embrasser la mariée.

Mais sans mettre la langue dans sa bouche.

Ce serait drôle pour vos amis,

mais embarrassant pour vos parents.

On essaiera de se retenir, révérend.

Vous avez une chanson ?

"Love Me Tender" ? Je peux la jouer.

- Très bien. - Oui.

"Love Me Tender", ce serait super.

Rufus, c'est le meilleur.

Rufus, avec qui tu as joué ?

Rufus Thomas.

Rufus Thomas.

J'ai joué avec les Drells, les Drifters.

Avec les Coasters.

Avec Kool & the Gang, avec les Bar-Kays.

S'ils sont passés au Texas, j'ai joué avec eux.

Rufus, c'est le meilleur.

J'ai oublié quelque chose ?

Oui, tu as oublié le placement des invités.

- Merci. - Oui.

D'habitude, on procède ainsi,

avec le côté de la mariée

et le côté du marié.

Mais comme la mariée n'a personne

et que le marié a trop de monde...

Oui, ils se ramènent depuis l'Oklahoma.

Je ne vois pas d'inconvénient

à ce que la famille du marié se mette aussi du côté de la mariée.

Ça t'embêterait ?

Ça ne me pose aucun problème, mais...

Chérie, ce serait bien que quelqu'un vienne pour vous.

Juste pour faire bonne figure.

Je n'ai personne,

à part Tommy et mes amis.

Vous n'avez pas de famille ?

Je m'efforce de changer ça.

Mme Harmony, ce petit ange n'a besoin que de nous comme famille.

Je me sens pas très bien, et cette conne commence à m'énerver.

Je vous laisse papoter

pendant que je sors prendre l'air.

D'accord.

Révérend, désolée.

Elle a besoin de prendre l'air.

Oui, vu son état délicat.

Il lui faut quelques minutes.

- Ça va aller. - Oui.

Bonjour, petite.

Comment m'as-tu trouvée ?

Je suis le meilleur.

Qu'est-ce que tu fais ici ?

Qu'est-ce que je fais ici ?

J'étais en train de jouer de la flûte.

En ce moment,

je regarde la plus belle mariée que ces yeux usés aient jamais vue.

Pourquoi es-tu ici ?

Pour un dernier au revoir.

Tu vas être gentil ?

Je n'ai jamais été gentil de ma vie.

Mais là, je ferai de mon mieux.

Je t'ai toujours dit

que ton côté gentil est ton meilleur côté.

C'est pour ça que tu es la seule à l'avoir vu.

Tu as un polichinelle dans le tiroir ?

Je suis en cloque.

Bon sang, ton jeune prétendant

ne perd pas de temps, dis donc.

Tu as vu Tommy ?

- Le grand type en smoking ? - Oui.

Oui, je l'ai vu.

J'aime sa coupe de cheveux.

Tu as promis d'être gentil.

Non, je n'ai pas fait de promesse, mais j'ai dit que je ferai de mon mieux.

Mais tu as raison.

Que fait ton jeune homme dans la vie ?

Il gère un magasin de disques d'occasion à El Paso.

Un amoureux de la musique ?

Il adore la musique.

Comme nous tous, non ?

Que fais-tu comme J-O-B ?

Je travaille dans son magasin.

Alors...

Tout semble si clair, tout à coup.

Ça te plaît ?

Oui, ça me plaît, gros malin.

J'écoute de la musique toute la journée.

C'est vraiment cool de parler musique toute la journée.

Ma petite fille va grandir dans un super environnement.

Et c'est mieux qu'avant

quand tu traversais le monde en avion pour tuer des êtres humains

pour de grosses sommes d'argent ?

C'est exactement ça.

Ma vieille amie,

à chacun son truc.

Quoi qu'il en soit,

et en omettant le fait qu'il t'a enlevée à moi,

j'ai hâte de rencontrer ton jeune homme.

Je suis assez regardant sur qui épouse ma nana.

Tu veux venir au mariage ?

Si je peux m'asseoir de ton côté.

Tu vas t'y sentir un peu seul.

À tes côtés, on se sent toujours un peu seul.

Mais je ne m'assoirais nulle part ailleurs.

J'ai fait un rêve magnifique sur toi.

Voici Tommy ! Appelle-moi Arlene.

Vous devez être Tommy.

Arlene m'a beaucoup parlé de vous.

- Chérie, ça va ? - Très bien.

Tommy, je te présente mon père.

- Salut. - Oh, mon Dieu !

C'est génial !

Ravi de vous rencontrer, monsieur... Papa.

Je m'appelle Bill.

Ravi de vous rencontrer, Bill.

Selon Arlene, vous ne veniez pas.

- Surprise. - C'est tout mon père.

Toujours plein de surprises.

Pour les surprises,

tu es bien la fille de ton père.

- Quand êtes-vous arrivé ? - À l'instant.

Vous venez directement d'Australie ?

- Bien sûr. - J'ai parlé de toi à Tommy.

Il sait pour ta mine d'argent à Perth et que personne n'arrivait à te joindre.

Heureusement pour nous, ce n'était pas le cas.

Alors, de quoi s'agit-il ?

Les répétitions de mariage, je connais,

mais je n'avais jamais entendu parler d'une répétition en robe de mariée.

On s'est dit : "La robe coûte cher.

"La porter une seule fois, c'est dommage."

Surtout quand Arlene est si belle dedans.

Donc, on fait en sorte de rentabiliser.

Ne dit-on pas que ça porte malheur

si le marié voit la mariée dans sa robe

avant la cérémonie ?

Disons que j'aime vivre dangereusement.

Je vous comprends.

Mon fils, certains d'entre nous ont d'autres choses à faire.

Absolument.

Écoutez, on doit le refaire une fois,

alors pourquoi...

Mon Dieu.

Mais vous devriez la conduire à l'autel !

Tommy, ce n'est pas son truc, à papa.

Il serait plus à l'aise

assis parmi les invités.

Vraiment ?

Ce serait beaucoup demander.

D'accord, on oublie ça.

Et si on sortait dîner pour fêter ça ?

À condition que je paie pour tout.

Je suis d'accord. On doit aller répéter.

Je peux regarder ?

Bien sûr, asseyez-vous.

Quel est le côté de la mariée ?

C'est celui-ci.

Chérie, on reprend !

Maintenant, mon fils, pour les vœux...

Bill, je veux juste...

Tu ne me dois rien.

Si c'est ton choix, va le rejoindre.

Tu me trouves jolie ?

Oh, oui.

Merci.

Bien.

C'est quoi, ce bordel ?

Non ! Bill !

Tu me dis qu'elle a éliminé 88 gardes du corps

avant d'avoir O-Ren ?

Non, il n'y en avait pas 88.

Ils s'appellent juste "les 88 Fous".

- Pourquoi ? - Je ne sais pas.

Ils ont dû trouver ça cool.

Bref, elle les a tous tranchés avec son sabre Hanzo.

Elle a un sabre Hanzo ?

Il l'a fabriqué pour elle.

Il n'avait pas promis de ne plus en fabriquer ?

Apparemment, il n'a pas tenu sa promesse.

Ces Japs sont sacrément rancuniers, non ?

Ou peut-être que c'est toi qui provoques ça chez les gens.

Je me sens un peu ridicule de poser cette question,

mais pour une raison quelconque, aurais-tu poursuivi ta pratique du sabre ?

Je...

Ça fait déjà des années que j'ai vendu mon sabre.

Tu as vendu un sabre Hattori Hanzo ?

Ouais.

Ça a une valeur inestimable.

Pas à El Paso.

À El Paso, il m'a rapporté 250 dollars.

Je suis videur dans une boîte de strip-tease.

Si elle veut se battre avec moi,

qu'elle vienne foutre la merde au club,

et y aura de la baston.

Ça fait un bon moment qu'on ne s'est pas parlé,

et la dernière fois, ça n'a pas été très agréable,

mais tu dois arrêter de m'en vouloir

et commencer à t'inquiéter de ...

Parce qu'elle va venir ici pour te tuer.

Et elle réussira si tu n'acceptes pas mon aide.

J'assume ma culpabilité

et je suis toujours prêt à payer pour mes fautes.

J'aimerais... qu'on oublie le passé.

Cette femme mérite sa vengeance.

Et...

on mérite de mourir.

Mais bon,

elle aussi.

Alors, je suppose... qu'on verra bien.

Pas vrai ?

CHAPITRE SEPT LA TOMBE SOLITAIRE DE PAULA SCHULTZ

FILLES À POIL

Encore en retard.

Budd, tu sais lire l'heure ?

Il n'y a personne ici.

- C'est Budd ? - Oui.

Dis-lui de ramener son cul ici !

D'accord.

Budd, Larry veut te parler.

Renifle-moi ça. Comme une star, poupée.

Tu me demandes ?

Je sais pas dans quel lave-auto tu bossais avant d'être ici,

où tu te pointais 20 min en retard,

mais j'étais pas le proprio. Et j'en ai un, de putain de lave-auto.

Tu veux que je parte ?

Non, tu patientes, assise ici.

Larry, le bar est vide, alors...

"Le bar est vide, Larry."

Où veux-tu en venir ? On n'a pas besoin de toi ici ?

Je suis le videur,

et y a personne à vider.

Donc, la raison

pour laquelle tu fais pas le boulot pour lequel je te paie,

c'est qu'il n'y a pas de boulot à faire ?

- Non... - C'est ce que tu dis ?

De quoi essaies-tu de me convaincre ?

Que tu es aussi inutile qu'un trou de balle placé juste ici ?

Devine quoi, Buddy ?

Tu viens de me convaincre.

C'est l'heure de jeter un œil au calendrier.

L'heure du calendrier pour Buddy.

- Tu bosses demain ? - Oui.

Non, c'est faux.

Tu ne sais même pas quel jour tu travailles.

Tiens. Tu bosses pas demain.

Tu travailles mercredi. Tu es noté là. Voilà.

- Tu travailles jeudi ? - Oui.

Je ne crois pas. Vendredi ?

- C'est ton nom. - Si tu le dis.

Il y avait ton nom. D'accord ?

Samedi. Il y avait ton nom.

Lundi... Tiens, tu sais quoi ?

Vous sucrer votre salaire, c'est la seule chose que vous comprenez.

Rentre chez toi et attends mon appel.

Attends mon appel.

Avant de partir, parle à Rocket.

Elle a une mission pour toi.

Et...

le chapeau,

ce putain de chapeau.

Ce putain de chapeau.

Combien de fois je t'ai dit de ne pas porter ce chapeau ?

Combien ?

Les clients portent des chapeaux.

Je ne suis pas le patron des clients.

Je suis ton patron à toi.

Et je te demande de laisser ce couvre-merde à la maison.

Budd, chéri, les toilettes font encore des leurs.

Il y a de l'eau dégueulasse partout sur le sol.

D'accord, Rocket.

Je vais nettoyer.

Ça t'a un peu adoucie, non ?

Oui.

Personne ne joue les durs à cuire avec une double dose de sel

logée dans les nichons.

N'ayant pas de nichons

aussi beaux

ni aussi gros que les tiens,

je n'imagine pas à quel point ça doit piquer.

Et...

j'en ai pas envie.

J'ai gagné.

Bill.

Tu t'es trompée de frère, espèce de salope.

- Budd. - Bingo.

Et que me vaut ce plaisir douteux ?

Je viens d'attraper la cow-girl qui n'a jamais été attrapée.

Tu l'as tuée ?

Pas encore.

J'ai tiré avec des balles de sel.

Elle est si calme

que je pourrais l'achever avec une pierre.

Quoi qu'il en soit...

Devine ce que j'ai dans la main ?

Quoi ?

Un sabre Hattori Hanzo flambant neuf.

Et je vais te dire, Elle,

y a pas plus aiguisé.

Combien ?

C'est dur à dire, vu que c'est...

inestimable et tout.

Quelles sont les conditions ?

Ramène ton cul maigrichon ici à l'aube

avec un million de dollars en liquide,

et je te donnerai la plus belle épée jamais fabriquée par l'homme.

Qu'est-ce que tu en dis ?

Marché conclu, à une condition.

Quoi ?

Elle doit souffrir jusqu'à son dernier souffle.

Eh bien...

ça, ma belle,

je peux te le garantir.

Alors à demain matin, M. le millionnaire.

D'accord.

Debout, ma jolie.

Le petit déjeuner est servi.

J'ai fini !

Sors-moi de ce trou !

Bien.

Regarde ces yeux.

Cette salope est furax.

Je l'avais pas dit ?

C'est-y la plus belle blonde que t'as vue de ta vie

ou c'est-y pas la plus belle blonde que t'as vue de ta vie ?

J'ai vu mieux.

Tu as quelque chose à dire ?

Les blanches appellent ça "faire la gueule."

On leur fait croire qu'on n'aime pas ça.

Attrape les pieds, je prends la tête.

Hé !

L'asticot, tu vois ça ?

Tu le vois bien, non ?

C'est du gaz lacrymogène.

Non.

Tu vas aller sous terre ce soir.

Fin de l'histoire.

Je veux t'enterrer.

J'allais t'enterrer...

avec ça.

Mais si tu fais la conne...

je te verse le contenu de cette canette

en plein dans les yeux !

Je vais te les réduire en cendres.

Tu seras aveugle, les yeux en feu...

et enterrée vivante.

Alors, tu choisis quoi, ma sœur ?

Sage décision.

C'est pour avoir brisé le cœur de mon frère.

CHAPITRE HUIT LA TUTELLE CRUELLE DE PAI MEI

Il était une fois,

en Chine,

vers l'an 1003 selon certains,

le prêtre du clan du Lotus blanc, Pai Mei,

qui marchait le long d'une route

en réfléchissant à toutes ces choses

auxquelles un type aux pouvoirs infinis comme Pai Mei réfléchit.

En d'autres termes : "Qui sait ?"

Soudain, un moine Shaolin apparut sur la route,

marchant dans la direction opposée.

Alors que le moine et le prêtre se croisèrent,

Pai Mei,

dans un élan de générosité presque inimaginable,

fit un très léger signe de tête au moine.

Ce dernier ne lui rendit pas son salut.

Le moine Shaolin avait-il l'intention d'insulter Pai Mei ?

Ou n'avait-il pas vu ce geste de courtoisie sociale ?

Les motivations du moine restent inconnues.

Ce qu'on connaît, ce sont les conséquences.

Le lendemain matin, Pai Mei se rendit au temple Shaolin

et demanda à l'abbé en chef du temple

de lui offrir son cou pour réparer cette insulte.

L'abbé, au début, essaya de consoler Pai Mei,

mais il se rendit compte que Pai Mei était...

inconsolable.

Ainsi commença...

le massacre du temple Shaolin

et des 60 moines présents

aux mains du Lotus blanc.

Ainsi commença la légende

de la technique des cinq points qui font exploser le cœur.

C'est quoi, la technique des cinq points qui font exploser le cœur ?

C'est le coup le plus fatal de tous les arts martiaux.

Pai Mei te frappe avec le bout des doigts

à cinq points de pression différents sur ton corps,

puis il te laisse partir.

Mais après avoir fait cinq pas,

ton cœur explose à l'intérieur de ton corps

et tu tombes raide mort.

- Il te l'a enseignée ? - Non.

Il n'enseigne à personne

la technique des cinq points qui font exploser le cœur.

Mais...

une des choses que j'ai toujours aimées chez toi...

c'est que tu sembles très sage pour ton âge.

Alors, permets-moi de te donner un conseil.

Quoi que dise Pai Mei, obéis.

Si tu lui montres, ne serait-ce qu'un instant, un œil rebelle,

il l'arrachera.

Et si tu fais preuve d'insolence à l'américaine,

il te brisera le dos et la nuque comme si c'étaient des brindilles.

Et ce sera terminé pour toi.

Il t'accepte comme élève.

- Que t'est-il arrivé ? - Rien.

Tu t'es battu ?

Un concours amical.

Pourquoi m'a-t-il acceptée ?

Parce que c'est un très, très, très vieil homme.

Et comme tous les salauds,

en vieillissant, ils se sentent seuls.

Ce qui n'a aucun effet sur leur tempérament,

mais ça leur apprend la valeur de la compagnie.

Je souffre rien qu'en revoyant ces marches.

Tu vas bien t'amuser à porter des seaux d'eau

de haut en bas.

Quand vais-je te revoir ?

C'est le titre de ma chanson préférée de soul des années 70.

- Quoi ? - Rien.

Quand il me le dira.

C'est pour quand ?

Ça, ma chère, ça dépend entièrement de toi.

N'oublie pas, pas de sarcasme, pas d'insolence.

Du moins, pas la première année.

Laisse-le s'ouvrir à toi.

Il déteste les blancs, méprise les Américains,

et n'a que du dédain pour les femmes.

Dans ton cas, ça prendra un peu de temps.

Maître...

Ton mandarin est nul.

Ça me fait mal aux oreilles.

Tu braies comme un âne !

Tu ne dois parler que si on te parle.

C'est trop te demander de comprendre le cantonais ?

Je parle très bien japonais...

Je ne t'ai pas demandé si tu parles japonais.

J'ai demandé si tu comprenais le cantonais.

Un peu.

Tu es ici pour apprendre les mystères du kung-fu, pas de la linguistique.

Si tu ne me comprends pas, je communiquerai avec toi comme un chien.

Quand je crie, quand je pointe du doigt, quand je te frappe avec mon bâton !

Bill est ton maître, n'est-ce pas ?

Oui.

Ton maître m'a dit que tu n'étais pas complètement ignare.

Quelle formation as-tu ?

Je suis douée en hung-gar

et plus que douée dans l'art exquis du sabre samouraï.

L'art exquis du sabre samouraï. Quelle blague !

Ton art soi-disant exquis n'est adapté

qu'à ces andouilles de Japonais !

Ta colère m'amuse. Crois-tu être à ma hauteur ?

Non.

Tu sais que je tue à volonté ?

Oui.

Tu souhaites mourir ?

Non.

Alors tu dois être stupide. Vraiment stupide.

Lève-toi, et laisse-moi regarder ton visage ridicule.

Lève-toi.

Alors, ma pathétique amie... Y a-t-il quelque chose que tu peux faire ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

Tu as donné ta langue au chat ?

C'est vrai, tu parles japonais.

Je déteste ces foutus Japs !

Va vers le chevalet.

Retire l'épée.

Voyons si tu es vraiment douée.

Si...

tu arrives à me frapper une fois,

je m'incline et t'appelle maître.

D'ici, tu as une belle vue sur mon pied !

Tu manies l'épée comme un amateur, au mieux.

Ton soi-disant kung-fu est vraiment pathétique.

Je t'ai demandé de montrer ce que tu sais faire et tu...

n'as rien fait du tout !

Voyons si ton hung-gar est à la hauteur de mon aigle.

Comme toutes les Américaines...

tu ne sais que commander au restaurant et dépenser l'argent d'un homme.

C'est insoutenable, non ?

Oui !

Si j'en avais envie...

je t'arracherais le bras.

Non, ne faites pas ça !

C'est mon bras, j'en fais ce que je veux.

Si tu peux m'arrêter, je te suggère d'essayer.

Je ne peux pas.

Car tu es sans défense ?

Oui.

Tu as déjà ressenti ça ?

Non.

Face à moi, tu es aussi impuissante qu'un ver qui combat un aigle ?

Oui !

C'est le début !

Tu aimerais posséder ce genre de pouvoir ?

Oui !

Ta formation commencera demain.

Comme ton bras m'appartient,

je veux qu'il soit fort.

Tu peux faire ça ?

Oui, mais pas d'aussi près.

Alors tu ne peux pas.

Et si ton ennemi est à 5 cm devant toi...

que feras-tu ?

Te mettre en boule...

ou le transpercer ?

Commence.

C'est le bois qui devrait craindre ta main, pas l'inverse.

Normal que tu échoues. Tu acceptes la défaite avant même de commencer.

Si tu veux manger comme un chien...

tu peux vivre dehors comme un chien.

Si tu veux vivre comme un humain...

prends ces baguettes.

Allez, putain.

D'accord, Pai Mei.

J'arrive.

Je peux avoir un verre d'eau ?

CHAPITRE NEUF ELLE ET MOI

C'est donc ça, un enterrement façon texane ?

Oui.

Je dois te l'accorder, Budd.

C'est une façon de mourir assez tordue.

Quel est le nom sur la tombe où elle est enterrée ?

Paula...

Schultz.

Je peux voir l'épée ?

C'est mon argent dans ce sac rouge, non ?

Absolument.

Alors, c'est ton épée, maintenant.

Tu as dit quoi ?

C'est donc ça, un sabre Hattori Hanzo.

Oui, c'en est bien un.

Bill m'a dit que tu en avais un aussi.

Oui, autrefois.

Il était comment, comparé à celui-ci ?

Si tu dois comparer un sabre Hanzo,

compare-le à tous les autres sabres

qui n'ont pas été fabriqués par Hattori Hanzo.

Tiens. Bois ça.

Alors...

de quel "R" tu es ?

Quoi ?

On dit que la principale cause de mortalité chez les vieux,

c'est la retraite.

Les gens ont un travail à faire,

ils vivent un peu plus longtemps pour pouvoir le faire.

J'ai toujours pensé que les guerriers et leurs ennemis

ont la même relation.

Maintenant que tu n'auras plus à affronter ton ennemie sur le champ de bataille,

quel "R" ressens-tu ?

Le repos ?

Ou le regret ?

Un peu des deux.

C'est des conneries.

Je suis sûr que tu ressens un peu des deux.

Mais je sais très bien que tu ressens l'un plus que l'autre.

Et la question était : lequel des deux ?

Le regret.

Il faut lui accorder ça, à la petite.

Personne n'avait jamais roulé Bill comme elle a roulé Bill.

Bill la trouvait tellement futée.

Et j'ai essayé de lui dire

qu'elle était futée pour une blonde.

Merci.

Désolée, Budd.

C'était malpoli, non ?

Budd, je te présente mon ami, le Black Mamba.

Black Mamba, voici Budd.

Avant de prendre ce petit gars,

je me suis renseignée sur Internet.

Une créature fascinante, le Black Mamba.

Écoute ça.

"En Afrique, le dicton dit :

"'Dans la brousse, un éléphant peut te tuer,

"'un léopard peut te tuer,

"'et un Black Mamba peut te tuer.'

"Mais il n'y a qu'avec le Mamba,

"et ce, depuis la nuit des temps en Afrique,

"que la mort est garantie.

"D'où son surnom, 'la mort incarnée.'"

Plutôt cool, hein ?

"Son venin neurotoxique est l'un des poisons les plus efficaces,

"il agit sur le système nerveux et provoque une paralysie.

"Le venin d'un Black Mamba peut tuer un être humain en quatre heures

"s'il est mordu à la cheville ou au pouce.

"Cependant, une morsure au visage ou au torse

"peut entraîner une paralysie mortelle en 20 minutes."

Tu devrais écouter ça, car ça te concerne.

"La quantité de venin injectée par une seule morsure

"peut être gargantuesque."

J'ai toujours aimé ce mot, "gargantuesque".

J'ai rarement l'occasion de l'utiliser.

"Si elle n'est pas traitée rapidement avec un antivenin,

"10 à 15 mg peuvent être fatals à un humain.

"Cependant, le Black Mamba peut injecter

"entre 100 et 400 mg de venin avec une seule morsure."

Alors...

durant ces dernières minutes douloureuses de ta vie,

laisse-moi répondre à ta question plus en détail.

En ce moment,

le plus grand "R" que je ressens, c'est le regret.

Le regret que celle qui était peut-être

la plus grande guerrière que j'aie jamais rencontrée

soit morte aux mains d'une raclure de merde

d'alcoolo comme toi.

Cette femme méritait mieux.

Bill.

J'ai une nouvelle tragique.

Ton frère est mort.

Je suis désolée, chéri.

Elle a mis un Black Mamba dans sa caravane.

Je m'en suis occupée, chéri. Elle est morte.

Disons ça comme ça,

si tu es pris d'un élan sentimental, va à Barstow, en Californie.

Entre chez un fleuriste

et achète un bouquet de fleurs.

Ensuite, emporte ces fleurs au cimetière de Huntington

au croisement de Fuller et Guadalupe,

cherche la pierre tombale marquée "Paula Schultz",

et pose-les sur la tombe.

Parce que tu te tiendras devant la dernière demeure

de Beatrix Kiddo.

Marty Kitrosser ?

Présent.

- Melanie Harrhouse ? - Présente.

- Beatrix Kiddo ? - Présente.

Je peux y être dans quatre heures.

Tu veux que je vienne ?

Non, si tu as besoin de moi, chéri, je viendrai.

Je me mets en route.

Va fumer de l'herbe. J'arrive bientôt.

Dégueulasse.

"À mon frère, Budd. Le seul homme que j'aie jamais aimé.

"Bill."

C'est quoi ?

Le sabre Hanzo de Budd.

Il a dit qu'il l'avait mis au clou.

Alors on dirait bien que c'était un menteur.

Elle ?

Bea.

Une chose m'a toujours intriguée.

Entre nous,

qu'as-tu dit à Pai Mei pour qu'il t'arrache l'œil ?

Je l'ai traité de vieil idiot pathétique.

Mauvaise idée.

Tu sais ce que j'ai fait ?

J'ai tué ce vieil idiot pathétique.

Tu aimes cette tête de poisson, vieil idiot pathétique ?

J'ai empoisonné ses têtes de poissons.

Elle, sale chienne de traîtresse.

Je te donne ma parole...

Et je lui ai dit :

"Pour moi, la parole d'un vieil idiot comme toi

"n'a absolument aucune valeur."

C'est exact.

J'ai tué ton maître.

Et maintenant, je vais te tuer aussi.

Avec ta propre épée, en plus.

Qui, dans un avenir proche, deviendra la mienne.

Salope.

Tu n'as pas d'avenir.

Espèce de salope !

Putain de salope !

Je vais te tuer ! Rends-le-moi !

Salope !

Je vais te tuer, salope !

Je t'aurai !

Je vais...

Où es-tu ? Laisse-moi t'attraper !

Où tu es ? J'arrive, salope !

T'es morte, putain ! T'es morte !

Salope !

DERNIER CHAPITRE FACE À FACE

Bill n'ayant jamais connu son père, il collectionnait les figures paternelles.

La première était Esteban Vihaio.

Esteban était un proxénète et un ami de la mère de Bill.

Il a tenu un bordel à Acuña, au Mexique, pendant plus de 50 ans.

Son armée, les Acuña Boys,

composée de la progéniture sans père de ses putes,

contrôlait Acuña.

Et il contrôlait les Acuña Boys.

À l'âge de 80 ans,

c'était cet homme de loisir à la retraite

qui pouvait m'indiquer la direction de Bill.

Señor Esteban Vihaio ?

Oui.

Puis-je me joindre à vous ?

À condition que vous m'appeliez Esteban.

Puis-je me joindre à vous, Esteban ?

Je vous en prie.

LES CARRUCANS DE KURRAJONG PAR JASMINE YUEN

Oui.

Je parle un peu espagnol, si vous préférez.

Non. Je préfère l'anglais.

Je ne l'ai pas parlé depuis longtemps,

mais je me réjouis de pouvoir discuter

avec une si jolie compagne que vous.

C'est un plaisir d'être en compagnie d'un homme aussi charmant que vous.

Je vous préviens, jeune fille,

je suis sensible à la flatterie.

En quoi puis-je vous être utile ?

Où est Bill ?

Vous devez être Beatrix.

Je comprends l'attirance.

Je me souviens quand Bill n'avait que cinq ans,

je l'ai emmené au cinéma.

C'était un film avec Lana Turner.

Le facteur sonne toujours deux fois, avec John Garfield.

Et quand elle apparaissait à l'écran,

Bill se mettait à sucer son pouce de façon obscène.

Et j'ai su dès cet instant

que ce garçon était fou des blondes.

Être fou d'une femme comme vous,

c'est toujours la bonne chose à faire.

Si on s'était rencontrés à l'époque où j'étais dans les affaires,

vous auriez été ma préférée.

Je suis flattée.

Vous avez intérêt à l'être.

Mais on m'a dit que vous conduisiez une camionnette.

Mon Baisodrome a rendu l'âme.

Le Baisodrome est mort ?

Bill vous a tiré dans la tête, non ?

Oui.

J'aurais été plus gentil.

Je vous aurais juste défigurée.

Vous devez me pardonner.

Je vous en prie, prenez un verre avec moi.

Clara !

J'arrive.

De quoi on parlait ?

Bill.

Où est Bill ?

Où est Bill ?

Bill est à la Villa Quatro, sur la route de Salina.

Je vais vous dessiner une carte.

Bill est comme un fils pour moi.

Vous savez pourquoi je vous aide ?

Non.

C'est ce qu'il voudrait que je fasse.

J'en doute fortement.

Sinon, comment vous reverra-t-il ?

Ne bouge plus, maman.

Elle nous a eus, BB. Maman nous a eus.

Je meurs.

Je meurs.

Tombe, chérie, maman nous a tiré dessus.

Mais Kiddo la Gâchette ignorait

que BB ne faisait que jouer la morte

parce qu'elle était insensible aux balles.

Je suis "sensible" aux balles, maman.

Hé, allonge-toi.

- Tu fais la morte. - Oui.

Alors que la tueuse avançait en souriant vers ce qu'elle pensait être

un cadavre criblé de balles, la petite BB tira.

Tu es morte, maman. Alors, meurs.

BB.

BB.

J'aurais dû m'en douter.

Tu es la meilleure.

Maman, ne meurs pas.

Ce n'était qu'un jeu.

Je sais.

Je lui ai dit que tu dormais,

mais qu'un jour, tu te réveillerais et lui reviendrais.

Et elle m'a demandé : "Si maman dort depuis ma naissance,

"comment saura-t-elle à quoi je ressemble ?"

Et j'ai répondu : "Parce que maman rêve de toi."

C'est ce que j'ai dit.

Tu as rêvé de moi ? Moi, j'ai rêvé de toi.

Toutes les nuits, ma chérie. Toutes les nuits.

J'ai attendu tellement longtemps que tu te réveilles, maman.

Laisse-moi te regarder.

Quelle jolie petite fille tu es.

Tu es jolie aussi, maman.

Dis à maman ce que tu as dit quand je t'ai montré sa photo.

Allez, ne sois pas timide.

Allez. Tu sais ce que tu as dit.

Dis-le à maman. Ça lui fera plaisir.

Vas-y.

Oui, vas-y.

J'ai dit :

"Tu es la plus belle femme que j'aie vue dans le monde entier."

C'est vrai. C'est ce qu'elle a dit.

BB, tu ne trouves pas que maman a les plus beaux cheveux

du monde entier ?

Si.

Même plus que beaux.

Qu'est-ce qui est mieux que beau ?

Magnifique.

Très bien. Magnifique.

Maman est magnifique.

Tu sais, ma chérie, maman en veut à papa.

Pourquoi ? Tu as été un mauvais papa ?

Hélas, oui. J'ai été un très mauvais papa.

Notre petite fille a appris ce qu'était la mort l'autre jour.

Tu veux raconter à maman ce qui est arrivé à Emilio ?

Je l'ai tué.

Emilio était son poisson rouge.

Emilio était mon poisson rouge.

Elle a accouru dans ma chambre,

le poisson à la main, en larmes : "Papa ! Emilio est mort."

Et j'ai dit : "Vraiment ? C'est triste.

"Comment est-il mort ?"

Qu'as-tu répondu ?

Je l'ai écrasé.

En fait, jeune fille,

tu as utilisé des mots stratégiques : "Je l'ai accidentellement écrasé."

J'ai alors demandé :

"Comment ton pied a-t-il pu entrer accidentellement dans le bocal d'Emilio ?"

Et elle a dit : "Non.

"Emilio était sur le tapis quand je l'ai écrasé."

L'intrigue se corse.

"Et comment Emilio est-il arrivé sur le tapis ?"

Maman, tu aurais été si fière d'elle.

Elle n'a pas menti.

Elle a dit qu'elle avait sorti Emilio de son bocal

et l'avait mis sur le tapis.

Et qu'est-ce qu'Emilio faisait sur le tapis ?

Il s'agitait.

Et c'est là que tu l'as piétiné.

Et quand tu as levé ton pied,

que faisait Emilio ?

Rien.

Il a arrêté de s'agiter, hein ?

Elle m'a dit plus tard

qu'à la seconde où elle a levé le pied

et a vu Emilio arrêter de bouger, elle a su ce qu'elle avait fait.

N'est-ce pas l'illustration parfaite de la vie et la mort ?

Un poisson qui s'agite sur le tapis

et un poisson qui ne s'agite plus sur le tapis.

C'est si fort que même une enfant de quatre ans

qui n'a aucun concept de la mort a su ce que ça signifiait.

Tu aimais Emilio, n'est-ce pas ?

J'aime maman aussi.

Mais j'ai fait à maman ce que tu as fait à Emilio.

- Tu as piétiné maman ? - Pire.

J'ai tiré sur maman.

Pas pour faire semblant comme on l'a fait.

Je lui ai tiré dessus pour de vrai.

Pourquoi ? Tu voulais voir ce qui se passerait ?

Non, je savais ce qui se passerait si je lui tirais dessus.

Ce que je ne savais pas,

c'est ce qui m'arriverait à moi.

Il est arrivé quoi ?

J'ai été très triste.

Et c'est là que j'ai appris

qu'une fois qu'on fait certaines choses, on ne peut plus revenir en arrière.

Qu'est-il arrivé à maman ?

Pourquoi tu ne lui demandes pas ?

Ça va, maman ? Ça fait mal ?

Non, ma chérie.

Ça ne fait plus mal.

Ça t'a rendue malade ?

Non.

Ça m'a fait dormir.

C'est pour ça que je n'étais pas avec toi. Je dormais.

Mais tu es réveillée, maman. N'est-ce pas ?

Je suis bien réveillée, ma belle.

BB, tu veux que maman

regarde un film avec toi avant de dormir ?

Maman, tu veux regarder un film avec moi

avant que je dorme ?

Oui, j'adorerais.

- Tu veux regarder quoi ? - Shogun Assassin.

Non, BB. Shogun Assassin, c'est trop long.

Non, pas du tout.

Très bien, je vous laisse, les filles.

Quand j'étais petite, mon père était célèbre.

C'était le plus grand samouraï de l'empire.

Et il était le décapiteur du shogun.

Il a coupé les têtes de 131 seigneurs.

Mon père rentrait auprès de mère,

et quand il la voyait, il oubliait les meurtres.

Il n'avait pas peur du shogun, mais le shogun avait peur de lui.

C'était peut-être ça, le problème.

Un soir, le shogun a envoyé...

J'admirais ton sabre.

C'est un bel ouvrage.

D'ailleurs, comment va Hanzo-san ?

Il va bien.

Ses sushis se sont améliorés ?

J'ai eu du mal à y croire.

Tu l'as convaincu de te faire un sabre.

C'était facile.

Il a suffi que je dise ton nom, Bill.

Ça a fait l'affaire.

L'idée, c'est que l'on croise nos sabres Hanzo.

N'est-ce pas ?

Il se trouve que

cette hacienda a sa propre plage privée.

Et il se trouve que cette plage privée

est particulièrement belle baignée de clair de lune.

Et il se trouve qu'il y a la pleine lune ce soir.

Alors, l'épéiste,

si tu veux un combat à l'épée, je te suggère cet endroit.

Mais si tu veux faire ça à l'ancienne,

et tu sais que je suis vieux jeu,

on pourrait attendre l'aube et se trancher la gorge

comme deux vrais...

Si tu ne te calmes pas,

je devrai t'en mettre une dans le genou.

Et on m'a dit que c'est très douloureux de se prendre une balle là.

Je plaisante.

Pour ce qui est de toi...

et de nous...

j'ai quelques questions sans réponse.

Avant que cette vengeance sanglante n'atteigne son apogée,

je vais te poser quelques questions,

et je veux que tu me dises la vérité.

Cependant, on est face à un dilemme.

Parce qu'en ce qui me concerne,

je te crois profondément incapable de dire la vérité.

Surtout à moi. Et plus que tout, à toi-même.

Et en ce qui me concerne,

je suis profondément incapable de croire la moindre de tes paroles.

Comment proposes-tu de résoudre ce dilemme ?

Il se trouve

que j'ai une solution.

Je t'ai eue !

Bon sang !

C'est quoi ce truc, putain ?

Ma plus belle invention. Ou du moins, ma préférée.

Ne touche pas, ou je t'en colle une autre dans la joue.

La substance qui se trouve dans cette fléchette,

qui tente désespérément de se frayer un chemin dans tes veines,

est un sérum de vérité

incroyablement puissant et infaillible.

Je l'appelle "La Vérité Incontestée".

Bien plus fort que le thiopental sodique, sans effets secondaires.

Sauf une légère vague d'euphorie.

Tu la sens ?

- L'euphorie ? - Oui.

- Non. - Dommage.

Comme tu le sais,

j'aime beaucoup les comics,

surtout ceux sur les super-héros.

Je trouve toute la mythologie autour des super-héros fascinante.

Prends mon super-héros préféré, Superman.

Pas une super BD. Pas très bien dessinés.

Mais la mythologie...

La mythologie n'est pas seulement géniale, elle est unique.

Combien de temps ça met à agir ?

Deux minutes.

Juste assez de temps pour que je termine mon argument.

Un élément de base de la mythologie des super-héros,

c'est le super-héros et l'alter ego.

Batman est en fait Bruce Wayne,

Spider-Man est en fait Peter Parker.

Quand ce personnage se réveille le matin,

il est Peter Parker.

Il doit mettre un costume pour devenir Spider-Man.

Et c'est là que Superman est unique.

Superman n'est pas devenu Superman.

Superman est né Superman.

Quand Superman se réveille le matin, il est Superman.

Son alter ego est Clark Kent.

Sa tenue avec le grand "S" rouge,

c'est la couverture dans laquelle il était enroulé

quand les Kent l'ont trouvé. Ce sont ses vêtements.

Ce que Kent porte, les lunettes, le costard cravate,

c'est ça, le costume.

C'est le costume que porte Superman pour se fondre dans la masse.

Clark Kent, c'est l'idée que Superman a de nous.

Et quelles sont les caractéristiques de Clark Kent ?

Il est faible,

il manque d'assurance,

c'est un lâche.

Clark Kent est la critique de Superman de la race humaine.

Un peu comme Beatrix Kiddo et Mme Tommy Plympton.

Donc...

l'argument devient clair.

Tu aurais pu porter le costume d'Arlene Plympton.

Mais tu es née Beatrix Kiddo.

Et chaque matin, quand tu te réveillais, tu étais toujours Beatrix Kiddo.

Tu peux retirer l'aiguille.

Tu me traites de super-héros ?

Je te traite de tueuse.

Un tueuse-née.

Tu l'as toujours été et tu le seras toujours.

Déménager à El Paso, travailler dans un magasin de disques,

aller au cinéma avec Tommy,

découper des bons de réduction.

C'était pour essayer de te déguiser en abeille ouvrière.

Tu essayais de t'intégrer à la ruche.

Mais tu n'es pas une abeille ouvrière.

Tu es une abeille tueuse et rebelle.

Tu peux boire de la bière, manger du barbecue,

prendre du cul,

rien au monde ne changera ça.

Première question...

Tu pensais vraiment que ta vie à El Paso allait marcher ?

Non !

Mais j'aurais eu BB !

Ne te méprends pas.

Tu aurais été une merveilleuse maman.

Mais tu es une meurtrière.

Tous ces gens que tu as tués pour m'avoir,

ça t'a plu, non ?

Oui.

Chacun d'eux ?

Oui.

Ce n'était qu'un échauffement.

Voici maintenant la question à 64 000 $.

Pourquoi t'es-tu enfuie avec mon bébé ?

Tu te souviens de la dernière mission que tu m'a confiée ?

Bien sûr.

Lisa Wong.

Le matin de mon départ, j'étais malade.

Dans l'avion, j'ai vomi.

J'ai commencé à me dire

que j'étais peut-être enceinte.

"Facile à utiliser : Retirer le capuchon et uriner sur l'extrémité absorbante.

"Résultats précis en seulement 90 secondes.

"Attendre que la ligne

"apparaisse dans la lucarne."

Merde.

Ce que j'ignorais,

c'est qu'au cours de mon voyage, j'avais été repérée.

Après mon arrivée, il n'a pas fallu longtemps à Lisa Wong

pour envoyer son propre assassin.

Bonjour, je peux vous aider ?

Bonjour, je suis Karen Kim.

Je suis la responsable clients de l'hôtel.

J'ai un cadeau de bienvenue.

C'est sympa.

Vous pouvez le laisser dehors ?

Tu es douée avec ce fusil ?

À cette distance, pas besoin,

mais je manie ce fusil comme un chirurgien.

Tu sais quoi, salope ? Je suis meilleure qu'Annie Oakley,

et je t'ai dans le viseur.

Je pourrais t'arracher ta tête.

Et moi t'en mettre une entre les yeux.

Alors parlons.

Karen...

Je viens d'apprendre,

à l'instant,

juste avant que tu fasses exploser la porte,

que je suis enceinte.

Tu joues à quoi ?

Sur le sol près de la porte,

il y a un test qui dit que je suis enceinte.

C'est des conneries.

Une autre fois, tu aurais raison à 100 %.

Mais cette fois,

tu te trompes à 100 %.

Je suis la femme la plus mortelle au monde.

Mais là,

je suis terrifiée pour mon bébé.

S'il te plaît.

Regarde le test.

Je t'en prie !

Reste où tu es et ne bouge pas.

Je sais pas ce que ça veut dire.

La boîte avec les instructions est là.

"Facile à utiliser.

"Retirer le capuchon et uriner sur l'extrémité absorbante."

Bleu, ça veut dire enceinte.

Je sais lire, merci.

D'accord.

Disons que je te crois. Et ensuite ?

Rentre chez toi.

Je vais faire pareil.

Félicitations.

Avant que cette bande ne devienne bleue,

j'étais une femme. Ta femme.

J'étais une tueuse qui tuait pour toi.

Avant cette bande bleue,

j'aurais sauté à moto sur un train en marche.

Pour toi.

Mais quand cette bande est devenue bleue,

je ne pouvais plus faire ça.

C'était terminé.

Parce que j'allais être mère.

Tu comprends ça ?

Oui.

Pourquoi ne pas me l'avoir dit à l'époque, pourquoi maintenant ?

Tu aurais voulu ta fille.

Et je ne voulais pas ça.

Ce n'est pas à toi de décider.

Oui.

Mais c'est la bonne décision, et je l'ai prise pour ma fille.

Elle méritait de naître sans bagage.

Mais avec toi, elle serait née dans un monde qui n'était pas pour elle.

J'ai dû choisir.

Je l'ai choisie.

Tu sais, il y a cinq ans,

si j'avais dû faire une liste de choses impossibles

qui ne pourraient jamais arriver,

que tu me portes un coup de grâce en me tirant une balle dans la tête...

ça aurait été en haut de la liste.

J'aurais eu tort, non ?

Pardon.

C'était une question ?

De choses impossibles qui ne pourraient jamais arriver ?

Oui, dans ce cas, tu aurais eu tort.

Alors ?

Comme tu n'es jamais revenue,

j'ai naturellement pensé que Lisa Wong,

ou quelqu'un d'autre, t'avait tuée.

Et pour info,

laisser croire à quelqu'un que celle qu'il aime est morte

alors qu'elle ne l'est pas, c'est très cruel.

Je t'ai pleurée pendant trois mois.

Et au troisième mois de mon deuil,

j'ai retrouvé ta trace.

Je n'essayais pas de te retrouver.

J'essayais de retrouver les connards

que je suspectais de t'avoir tuée.

Et je t'ai trouvée.

Et qu'est-ce que j'ai trouvé ?

Non seulement tu n'es pas morte,

mais tu vas te marier avec un connard.

Et tu es enceinte.

J'ai réagi de façon excessive.

De façon excessive ? C'est ça, ton explication ?

Je n'ai pas dit que j'allais m'expliquer.

J'ai dit que j'allais dire la vérité.

Mais si c'est trop énigmatique, soyons plus littéraux.

Je suis un tueur.

Je suis un salaud d'assassin, tu le sais.

Et il y a des conséquences

quand on brise le cœur d'un salaud d'assassin.

Tu en as fait les frais.

Ma réaction était si surprenante ?

Oui.

Est-ce que je te savais capable de faire ce que tu as fait ?

Bien sûr.

Mais je ne pensais pas que tu pourrais, ou voudrais,

me le faire à moi.

Je suis vraiment désolé, Kiddo,

mais tu t'es trompée.

Toi et moi, on a des choses à régler.

Chérie, tu l'as dit.

Pai Mei t'a appris

la technique des cinq points qui font exploser le cœur ?

Évidemment.

Pourquoi tu ne m'as rien dit ?

Je ne sais pas.

Parce que je suis...

une mauvaise personne.

Non.

Tu n'es pas une mauvaise personne.

Tu es une personne géniale.

La personne que j'aime le plus.

Mais de temps en temps...

tu peux être une vraie garce.

De quoi j'ai l'air ?

Tu as l'air prêt.

LE LENDEMAIN MATIN

Tiens, tiens, tiens. C'est la petite fleur.

Bonsoir, l'Amérique et tous les bateaux en mer.

Un point presse.

Avez-vous une pie chez vous ?

Si c'est le cas, vous avez de la chance.

La pie est l'oiseau le plus charmant du monde.

C'est la meilleure amie qu'un fermier ait jamais eue.

Soyez doux avec elle. Soyez gentil.

Et n'oubliez pas, la pie mérite votre respect.

Merci.

Merci. Merci.

Merci.

Je vais vous dire ce que je vais faire.

J'ai pas mal à la tête.

Si, mon frère.

LA LIONNE A RETROUVÉ SON PETIT

ET TOUT VA BIEN DANS LA JUNGLE

Et... action !

Coupez.

Allez, on recommence.

Traduit par Chloé Nicolin

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.