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Original subtitles

LES FANTASTIQUES ANNÉES 20

Une période semblable

peut se reproduire un jour.

Si c'est le cas, je prie pour que l'on se souvienne.

Les événements décrits dans ce film

se sont réellement produits.

Ce film est un souvenir qui m'est cher.

La terre résonne du pas des troupes en marche.

Des hommes ivres de pouvoir menacent le monde.

On a peine à se souvenir

d'une époque aux U.S.A. Si incroyable,

qu'avec le temps,

elle paraîtra invraisemblable.

1918.

Un million d'Américains mènent un combat

duquel dépend, leur a-t-on assuré, le sort du monde.

- Te gêne pas ! - J'ai oublié de frapper ?

C'était ma dernière cigarette.

Veux-tu une turque à bout de liège ?

Où as-tu déniché ca ?

On m'en envoie toutes les semaines.

Ces poux sont affamés. Le voilà qui bouffe du tabac.

Il ne fume pas, j'espère ?

Vous ne pouviez pas trouver un autre trou ?

Aucune intimité !

Je le croyais vide.

Mets une pancarte: Occupé !

Mes cigarettes ont fichu le camp. Où sont-elles ?

Qu'est-ce qui te prend ?

T'as peur ?

Il me semble.

- La frousse ? - Je commence à le croire.

J'espérais que la guerre serait finie avant que j'arrive.

- T'es étudiant ? - Je viens de finir mon droit.

Un avocat ? Sors-nous d'ici, veux-tu ?

Il n'en ferait rien !

Lls pavoisent chez eux, mais ici,

y a plus personne.

Ta gueule ! J'ai horreur des héros et des grandes gueules.

On a tous peur.

Tu crois qu'on joue aux Indiens ?

Tu me plais.

Toi, au moins, tu es franc.

Venez. Ca s'est calmé.

C'est tout ce que je reçois !

Si c'est bon, on partage.

Des marraines de guerre pour remonter le moral !

Il a dû recevoir du fric.

Elle est gentille.

Dire qu'elle est tombée sur une cloche comme lui !

Elle ne l'a jamais vu.

Ecris-lui: "Nous voudrions être avec vous."

Pourquoi "nous" ?

Vous n'entendez pas le clairon ?

T'es dur d'oreille ?

J'arrive. T'énerve pas !

Et que ça saute !

Comme quand mon père t'a pris la main dans le sac.

Je ne travaille plus pour lui.

Pour moi, peut-être ?

Comme barman.

Tu pourras porter tes médailles.

Allez, suivez !

Un de ces jours, je lui casserai la gueule.

T'es quelqu'un dans le civil !

Je m'débrouille.

On parle d'armistice.

Des bruits ! Cette guerre ne finira jamais.

Si j'en reviens, j'ouvrirai un cabinet

tout en haut d'un gratte-ciel à New York.

Pour voir quoi ?

Il a sauté. Je ne l'ai pas loupé.

Moi, je reprendrai mon bar.

Mais la prohibition...

Ils ne pourront jamais la faire observer.

Ils appliqueront la loi.

Penses-tu !

Et toi, que feras-tu ?

Je reprendrai mon boulot au garage.

En économisant, j'espère avoir, un jour, le mien.

A la sueur de ton front !

Je veux un peu de calme, après tout ça.

Il s'est planqué ?

Non, mais c'est un gosse.

Il ne grandira plus.

Cessez le feu ! L'armistice a été signé !

A moi, les gratte-ciel !

A moi, les moteurs !

Il me plaît. Je crois que je vais l'emmener.

1919. La guerre est finie.

New York se lasse des rapatriés.

Nouvelles inquiétantes ! Les jupes raccourcissent.

La mode est aux cheveux courts.

Dempsey rencontrera Willard

en championnat du monde.

Tout augmente:

Nourriture, loyers, impôts !

La prohibition a été votée.

On danse au son de "Dardanella".

Les derniers détachements

gardant le Rhin rentrent,

oubliés de tous, sinon de leurs parents.

Eddie Bartlett !

- Vous n'êtes pas mort ? - On a oublié de m'enterrer.

Depuis le temps... On vous croyait mort.

J'étais en Allemagne.

Danny Green est là ?

Si vous voulez emménager, le loyer a augmenté.

Quatre dollars par semaine pour chacun.

C'est raisonnable.

Mais je ne les ai pas.

- Crevé ? - Oui.

J'ai baladé un type dans tout New York.

Je suis content de te voir !

- Je croyais que... - Que j'étais mort.

Ça fait plaisir.

J'ai cru que tu avais été tué.

Tu aurais dû m'avertir.

Tu m'aurais écrit...

- Tu ne sais pas lire. - Mes amis savent.

Rien de changé.

- Tu as l'air en forme. - Ça va mieux depuis la fin de la guerre.

Tu m'aurais vu au conseil de révision.

Pieds plats, vue basse, des troubles au cœur.

- Toujours le même ! Et le taxi ? - Ca marche mal.

Trop de piétons.

Ça va, en France ?

Je t'ai ramené un souvenir.

Fallait pas. Qu'est-ce que c'est ?

Un casque allemand.

J'ai eu du mal à trouver ta taille.

Il est trop petit.

Je le ferai agrandir.

- Il me va ? - Comme à une jeune mariée.

Si j'ai des gosses, je leur donnerai.

Chargez !

Je vais le planquer, pour qu'on ne me le chipe pas.

Viens déjeuner,

j'en ai assez pour deux.

Faut que j'aille au garage. Tu m'emmènes ?

Bien sûr. Dans mon bahut.

T'as appris le français ?

A peine.

- Où est Fletcher ? - Dans le bureau.

Il croit qu'il aura ma place à cause de son uniforme.

Ils se sont fait entretenir

pendant qu'on travaillait.

- Quand es-tu rentré ? - J'arrive.

Un peu de repos

et je reprends le travail.

Où vas-tu travailler ?

- Je reviens ici. - Désolé. Je n'ai rien pour toi.

Mais vous m'aviez promis de me reprendre.

Ce garçon travaille ici depuis deux ans.

Tu veux que je le flanque dehors ?

Je ne vous demande pas ça.

Eh bien, merci.

Qui va à la chasse perd sa place.

Vous ne restez pas ?

Avec un fusil, tu aurais eu la place.

Coup double !

Les rapatriés s 'aperçoivent vite

que le monde a évolué pendant qu'ils combattaient.

Je regrette. Pas d'emploi !

New York a changé.

Certains endroits célèbres ont disparu.

L 'effet de la prohibition se fait sentir aux Etats-Unis.

On s 'efforce de retrouver une activité normale.

Mais le chômage sévit dans tout le pays.

Une nouvelle lutte s 'engage:

Combattre pour survivre.

Oui, monsieur. Où voulez-vous aller ?

Conduisez-moi en France.

Je devine que tu n'as rien trouvé.

Ca se voit.

Tu as l'air éreinté.

J'en ai assez de me faire bousculer,

des portes que l'on me claque à la figure.

Calme-toi !

Je perds du temps. Faut que je trouve quelque chose.

La casse pas !

Boxe-moi, ce sera moins cher.

Je n'utilise mon taxi que de jour.

Pas la nuit. Prends-le.

On partagera.

Ça devrait marcher, Danny.

Je ne peux pas rester inactif.

Y a personne !

Une lettre de France.

- Avec surtaxe. - Ajoutez à la note !

- Je n'y manquerai pas. - Je vous fais confiance.

De qui est-elle ?

Elle est jolie.

- Une petite française ? - Une américaine de Mineola.

Habiter un tel patelin !

C'est loin, Mineola ?

25 km si on connaît la route. Pour les poires, c'est 50.

Emmène-moi ! J'ai besoin de changer d'air.

Ça ne peut faire de mal à personne.

De l'essence ?

Elle marche à l'espoir.

Attendez, mon brave.

- Pourquoi "mon brave" ? - Je veux l'impressionner.

Mlle Jean Sherman habite-t-elle ici ?

Oui. Je suis sa mère.

Entrez !

Eddie Bartlett, son soldat de rêve !

C'est ainsi qu'elle vous appelle. Elle va être ravie.

- Venez. Vous l'attendrez. - Avec plaisir.

Nous avons prié pour vous comme si vous étiez un parent.

Jane jouait du piano.

Nous chantions des hymnes. Elle est douée.

Merci. Ca me suffit.

Ne soyez pas timide.

La limonade me sortira par les oreilles.

J'aimerais mieux des sandwiches.

Ça valait le coup, tu crois ?

A moi de juger.

Elle a peut-être une amie pour moi ?

Quand elle sera là, surveille ton langage.

Elle a de la classe.

Instruite, elle chante, elle danse...

Il faudra la manœuvrer avec délicatesse.

Si tu allais faire une promenade ?

M'man, j'ai eu un 10 en algèbre !

- Vous attendez quelqu'un ? - Oui, votre sœur aînée.

Mais, je n'en ai pas.

Pas de sœur aînée ?

Ne seriez-vous pas Eddie Bartlett ?

Mon soldat de rêve !

J'ai souhaité vous rencontrer.

Exactement comme je vous imaginais.

Brave, fort, romantique et séduisant !

Et ceci, alors ?

C'était quand j'ai joué dans une pièce au collège.

Vous écriviez que vous chantiez.

Dans le chœur, à l'église. Tous les dimanches.

Chez les scouts aussi.

Vous voulez écouter ?

Je n'entends rien à la musique.

- Alors, à bientôt. - Vous partez déjà ?

Le général nous attend.

Parlez-moi de vos souffrances...

Vous ne saurez jamais à quel point j'ai souffert.

Je vous téléphonerai.

Dans deux ou trois ans, quand vous aurez grandi.

Tu aurais dû l'aider pour ses devoirs.

1920 ! On peut encore

facilement se procurer de l'alcool.

La prohibition est en vigueur, mais la loi est impuissante.

Le vote du décret Volstead oblige le trafic de l'alcool

à entrer dans la clandestinité.

Le "speakeasy" fait son apparition

et les gangs, en marge de la loi,

trouvent une source de revenus dont nul ne peut évaluer l'importance.

Soixante cents !

Remettez ça là contre 12 $. Demandez Panama Smith.

Je vais porter ça

et je vous retrouverai ici.

Un petit coup de raide ?

Ca va venir.

Panama Smith ?

C'est pour vous. 12 $ !

Ah oui, la viande.

Vous voulez nous faire coffrer ?

C'est interdit, ça !

Ça ne me regarde pas. Mes 12 $ !

Des bootleggers ! Vous ne connaissez pas la loi ?

Infraction au décret Volstead !

C'est de l'eau de Seltz, peut-être ?

Pour rendre service à un ami !

Vous vous expliquerez au tribunal.

Vous êtes complice.

Mais pas du tout !

Je ne suis au courant de rien.

C'est vrai.

Un type m'a prié de le remettre à un client.

J'avais oublié le nom.

Vous me faites pitié. Allez, ouste !

Il devait m'attendre dehors.

C'est pas un bootlegger.

- Je ne l'ai jamais vu. - Vous le voyez maintenant et ça suffit.

Des relations ?

- Un avocat. - Un juge serait mieux.

Le témoignage

de votre co-accusé étant favorable

et le flagrant délit n'étant pas constaté,

vous êtes libre.

Vous avez enfreint le décret Volstead.

100 $ d'amende ou 60 jours de prison !

En cas de récidive, ça vous coûtera plus cher.

Merci.

A charge de revanche.

Ça, c'est le comble !

Je la sors du pétrin, elle ne me demande même pas si je peux payer l'amende.

Elle a trouvé une bonne poire !

100 $ !

Il aurait aussi bien pu dire 10000 !

Dommage que mon taxi soit gagé.

Je n'ai pas été brillant.

Tu es mal tombé, c'est tout.

Un coupable est plus facile à faire acquitter.

Je n'ai pas d'argent.

- Vous faites crédit ? - Bien sûr !

Vous avez 60 jours pour payer.

Je te reverrai en septembre.

Inutile.

C'est une maison de fous.

T'as été soldat ?

Moi aussi.

Impossible de rester peinard.

On en a trop bavé

pour se tourner les pouces à présent.

J'ai fait un hold-up.

J'étais à bout.

S'ils me rendaient mon arme, je me ferais

sauter la caisse.

Allons, ne dis pas de bêtises.

Il a payé l'amende.

Et plus d'idées noires !

Salut.

Ca fait du bien d'être libre.

- Où as-tu trouvé l'argent ? - Ce n'est pas moi.

J'ai deux mots à vous dire. Vous m'avez eu.

- C'est elle qui a payé. - Fallait que je trouve l'argent.

Je vous le rendrai.

Que me voulez-vous ?

Dois-je cambrioler une banque ou tuer quelqu'un ?

Allons prendre un verre.

Je vous emmène.

Un client !

Je te verrai plus tard.

Au bain turc !

C'est pour une décoration intérieure.

Un gin !

Un verre de lait.

Vous buvez du lait dans un speakeasy ?

Je n'y vais jamais.

Quelle idée avez-vous derrière la tête ?

Aucune.

Vous êtes un brave type.

J'aimerais bavarder avec vous.

Vraiment ? Alors, causons.

- Ça a été dur, non ? - Pas trop.

L'autre détenu voulait se suicider,

mais pas moi.

C'est tout le lait qui me reste.

Encore !

J'espère qu'il fera analyser ma boisson.

A qui est l'auto immatriculée au Vermont ?

C'est interdit de parquer devant une bouche d'incendie.

Vous mériteriez une contravention.

Déplacez-la !

Vous voyez. C'est facile. Il suffit de graisser la patte.

L'argent des poires, depuis la prohibition, ça ne manque pas.

- Malin comme vous êtes... - Pas de mise en boîte.

De quoi s'agit-il ?

Vous m'avez évité la prison.

Je n'aime pas vous voir dans cet état.

Le trafic de l'alcool se développe vite.

Profitez-en. Chauffeur de taxi, ça ne mène à rien.

Il faut avoir des relations,

- de l'argent. - Je peux en trouver. Pour les débuts.

Quel est votre intérêt ? Votre part ?

Rien.

Triste histoire, celle de votre détenu.

Je ne veux pas que cela vous arrive.

J'ai connu un soldat

qui n'est jamais revenu.

Je ne m'en suis pas encore remise.

C'est tout ?

Si vous voulez une autre histoire...

Ça ira pour l'instant.

Eddie se joint donc aux milliers

d'Américains comme lui.

Il fait partie d'une armée du crime née

d'une loi impopulaire et d'un peuple réticent.

Le mot de passe c'est "alcool"

et ça s 'écrit "argent" en se répandant

dans tout le pays.

Aux yeux du public, le bootlegger est un héros,

un croisé qui s 'occupe de bouteilles au lieu de batailles.

Et cette armée se multiplie,

gagnant des recrues sans souci du lendemain

tant que l'argent est facile.

POMPES FUNÈBRES

J'en prends deux douzaines.

C'est un dollar de plus par bouteille.

Comment ?

Pour qui me prenez-vous ?

Je peux en fabriquer moi-même. J'ai une baignoire.

C'est du vrai ! Je m'y connais.

1922 !

La fraude est devenue une institution nationale.

Des étudiants,

qui n 'avaient jamais bu

se procurent facilement de l'alcool.

La flasque est à la mode

aux matches de football, en automobile.

La demande

dépasse l'approvisionnement.

On distille clandestinement l'alcool brut.

Le produit est écoulé rapidement.

Encore un taxi ?

On achète autant qu'on peut.

On sera obligé de prendre des clients, si ça continue.

Ce serait plus sage.

Qui de vous est Bartlett ?

Artie nous a dit de venir.

- Pour quel motif étiez-vous en prison ? - Cambriolage.

Je sais conduire.

J'étais dans une banque.

Et vous vous êtes servi ?

Je peux vous utiliser.

- Et vous ? - J'ai été condamné par erreur.

Rien à faire.

Allez-vous-en !

Ce que vous avez fait m'importe peu,

mais ici, il faudra être régulier.

Compris ?

Danny, montre-leur !

J'ai de bons amis en prison.

Tu n'en veux pas d'honnêtes ?

Un séjour en prison les mûrit pour ce boulot.

Il est en route pour vous livrer.

Deux caisses ?

Montez-les !

- Ça part vite. - Alors, livrez plus vite !

Achète-toi des livres de droits neufs.

C'est trop pour l'achat d'un taxi !

Ce n'est qu'un début. Avec moi,

tu deviendras riche.

Un taxi est fait pour être taxi. Ce que tu fais est illégal.

Tant que le fric abonde, j'en veux ma part.

Je voulais être avocat-conseil.

Ceci est un bon conseil, il rapporte.

Je regrette. Pas besoin.

Tu veux donc rester un pauvre avocat ?

Saisis l'occasion. Personne ne te fera de cadeau.

Les 1000 $ de Morley !

- Tu as encaissé la note de Masters ? - J'ai pas pu l'approcher.

Sa revue a du succès. Il peut me payer.

Ne crois pas que tout va mal si tu ne crèves pas de faim.

C'est de l'extra.

- On vient de le débarquer. - En fûts. Douze ans d'âge !

M. Masters est là ?

Vous l'avez déjà vu. Accordez-moi un instant.

Je n'ai pas besoin de spiritueux.

Vous me devez 700 $.

Je veux être payé.

Je vous enverrai un chèque demain.

Je préfère cash tout de suite.

Attendez que ce soit fini.

Elle est mignonne, celle du bout.

Je peux vous présenter.

Je peux le faire moi-même.

Votre soldat de rêve !

Je me souviens.

- Vous n'avez pas changé. - Vous, si.

Trois ans, c'est long.

Oui, j'ai changé.

Il faut que je m'habille.

Je regrette, je suis prise.

Ce soir et demain.

- Toute la semaine ? - Oui.

Et si je passais vous voir ?

Je ne serai pas chez moi.

Je passerai prendre le chèque demain soir.

Vous ne m'attendiez pas ?

Un ami doit venir... Je vais l'attendre.

Pas prudent de rester seule.

Je dois prendre le train de minuit.

Vous êtes une vedette, mais nous sommes de vieux amis.

Je suis un brave type.

Je peux vous aider en algèbre.

Je dois prendre mon train. Le suivant est à 3h30.

Puis-je vous accompagner à la gare ?

Encore ! J'adore ca !

Je pourrais le réveiller.

S'il a bu ma camelote, il ne se réveillera pas.

Je suis trop gaie pour chanter ça.

Une soirée merveilleuse.

C'est mon premier speakeasy.

Etiez-vous au couvent ?

Je pensais à haute voix.

Une habitude de guerre.

Vous devez faire des gâteaux,

du jardinage, de la couture... ce chapeau ? Il est joli.

Je n'en ai pas le temps.

Je travaille pour devenir vedette de revue.

Vous êtes "girl" pour payer vos leçons ?

Ça ne vous emballe pas, mais il faut bien vivre.

Vous ne me croyez pas ?

Mais si. Pourquoi pas ?

Trop fatiguée pour me lever !

Vous devez sans doute vous lever de bonne heure.

C'est exact.

Ce n'est plus de votre âge.

Pas si la poupée est gentille.

Merci pour cette charmante soirée.

Un peu rapide comme adieu.

Je me reposerais bien avant de repartir.

Il est 4 h du matin.

Vous avez réponse à tout.

Nous pourrions nous asseoir ici un instant.

J'attraperais froid.

Je suis homme d'intérieur.

Eh bien, entrons.

Il ne faut pas réveiller votre mère.

Vous l'ignoriez. Elle est morte l'année dernière.

Je suis désolé.

Vous vivez seule ici ?

Oui, faute d'argent.

Depuis quand jouez-vous dans la revue ?

Trois semaines. Dans huit jours, c'est fini.

Je chercherai autre chose.

- Vous n'entrez pas ? - Non.

Il est tard. Je vous téléphonerai.

Dans trois ans ?

Plutôt trois heures.

- Vous n'en voulez pas ? - Oh si.

Je crois qu'elle me plaira.

A moi, sûrement.

Que faites-vous là ?

On vient écouter une chanteuse, une vraie.

Ne vous inquiétez pas.

Attendez ici.

Quelle est ton idée et qui est-elle ?

Une fille de grande classe. Ce qu'il vous faut.

Il est vexant.

Sans blague. Une voix splendide !

Voyons voir cet oiseau rare.

J'espère que vous ne serez pas déçus.

Montrez-leur ce que vous savez faire.

Que chantez-vous

et quel accompagnement voulez-vous ?

"Melancholy Baby" et pas trop vite.

Vous êtes parmi des amis.

Viens. Le coup d'œil du consommateur.

C'était très bien.

La meilleure que j'aie jamais entendue.

Merci de m'avoir écoutée.

Attendez dehors.

Je m'en occupe.

- Sensationnelle, non ? - J'ai vu pire.

Merveilleuse !

- Je n'ai rien pour elle. - Vous vous arrangerez.

Quand commence-t-elle ?

Pas plus de 35 $ par semaine.

100 $.

100 $ ? Je ne peux pas !

Je paierai la différence,

- mais qu'elle ne le sache pas. - Tant que ce n'est pas moi !

Vous voulez qu'elle commence quand ?

Dans 8 jours.

Tu seras peut-être guéri.

J'en doute.

A bientôt.

A la semaine prochaine.

Elle est gentille. J'espère qu'elle le dissuadera.

J'espère qu'elle le distancera.

Eddie importe tous ses vins.

Vous l'aurez !

Voici Lloyd Hart. Notre expert juridique.

Je peux t'avoir 5 taxis de plus, cash.

Achète-les !

Je vais vous montrer où ça se fabrique.

Voici l'alambic.

Nous distillons notre alcool.

Il fait du whisky avec de l'alcool, de l'eau, un colorant.

On nous paie 6 $ le litre. Il nous coûte 50 cents.

Un peu d'eau salée comme s'il venait de débarquer.

Lui, il fabrique du champagne.

15 $ la bouteille dans le grand monde.

C'est du brandy.

Ils prennent ça pour du vin.

C'est malhonnête.

Si on est pris. Mais il suffit de graisser quelques pattes.

C'est une très grosse affaire.

Tu devrais faire ce qu'on te dit

au lieu de picoler.

J'ai embauché la claque à 2 $ par tête.

L'un d'eux a même une casserole.

Dis-leur d'applaudir ou ils se retrouveront manchots.

Mélangez avec du ginger ale. C'est moins cher.

Jane a du succès. Jamais vu tant de monde.

La plupart sont payés pour ça.

Faut-il être poire !

Ne m'appelez jamais comme ca. Jamais !

- Ça vous plaît ? - C'est parfait !

Ça fera 10 $ de plus sur ta note, ballot !

Jane va chanter bientôt.

Pourquoi si nerveux ?

Je ne t'ai jamais vu ainsi.

Comme un gosse.

Je vais te confier un secret.

Tiens, regarde !

Quelle merveille !

Mais qu'a donc cette fille ?

Ce qu'il faut pour me plaire.

Elle est au courant ?

Je lui dirai après le spectacle.

Il t'est déjà arrivé de te tromper.

Pas cette fois-ci.

Tu as plutôt fréquenté des femmes... comme moi.

Et si elle t'envoie promener ?

Pourquoi le ferait-elle ?

Pourquoi refuserait-elle ?

Tu me raconteras ça plus tard.

Préparez-vous à applaudir.

Pour la première fois au cabaret, une nouvelle vedette.

Elle va chanter. Vous êtes priés

de ne pas faire de bruit.

Voici Jane Sherman.

Vous serez fous d'elle !

A vous, Jane.

Comme elle est belle.

Ce n'est pas ce que j'attendais.

- Je crois que je leur ai plu. - Vous ne me répondez pas.

Vous êtes bon envers moi.

Vous aurez tout ce que vous pouvez désirer.

Je ne sais pas.

Je n'y ai pas songé.

Vous avez dû voir à quel point je tenais à vous.

Mais...

Je ne sais pas.

Vous devez savoir si vous m'aimez ou non.

Je vous aime bien, mais...

Je ne peux rien vous dire.

Je sais de quoi il s'agit.

Panama avait raison.

Nous ne sommes pas du même milieu.

Mes fréquentations, mon racket vous déplaisent.

Vous les détestez.

Je vous aime trop pour ne pas supprimer cet obstacle.

Dans peu d'années, j'abandonne.

Ca vous va ?

Cela paraît bien.

Gardez la bague.

Elle servira bientôt.

Arrêtez de vous empiffrer et écoutez-moi !

Ma camelote n'a qu'un marché limité.

Les rupins n'en veulent pas.

Je veux leur clientèle.

Votre syndicat

monopolise les alcools de luxe.

Vendez-m'en un peu.

Qu'en dites-vous ?

Je ne traite pas avec des minables. Je vends moi-même.

Je vous l'ai demandé gentiment.

J'en prends note.

N'oubliez pas. Nous sommes la Garde Côtière.

Emparez-vous du stock.

- Et ne tirez pas. - A moins d'être obligé.

Observez mes instructions !

Une vedette s'approche.

Les gars à Nick, sans doute.

Ralentissez !

Ce ne sont pas nos gars.

On dirait la Garde Côtière.

Ils ne peuvent rien faire. On est à 12 miles de la côte.

Attention ! On monte à bord.

On est hors des eaux territoriales.

Au boulot !

Ouvrez les écoutilles !

Nous sommes hors des limites...

Je m'en fiche.

Quittez ce navire !

Ce n'est pas un fédéral.

Je te croyais dans un garage.

- Mon docteur m'a prescrit une croisière. - Comme à moi.

Content de te voir.

Moi aussi.

Tu vas avoir des ennuis.

C'est le bateau de Nick Brown.

En vitesse. Il faut avoir fini avant l'aube.

Viens prendre un verre.

Ca va atterrir chez des rupins.

Pas pour moi !

C'est du vrai. J'en bois moi-même.

Je n'aime pas ça.

Mais t'en rafles pour 100000 $.

Pas forcé de boire.

Désolé de te piller !

Pas moi. Brown, mon patron.

Il sera furieux.

Pas le temps de m'en faire.

Je prends mes risques.

Et si...

on s'associait.

Ça vaudrait le coup, à deux.

Tout seul aussi.

Pas si facile.

Brown ne va pas se laisser faire.

Tu pourrais tomber sur un bec et te faire descendre.

Et adieu, la galette !

Ecoute-moi !

J'amène la marchandise.

Toi, tu la distribues.

Tu veux doubler Brown ?

Ça s'est déjà vu.

Qu'en penses-tu ?

Je n'ai pas confiance en toi.

Tu as besoin d'être surveillé aussi.

Une bonne base pour une association.

D'accord !

1924 ! Un vent de folie souffle sur les Etats-Unis.

Le trafic d'alcool est devenu colossal.

L 'appât du gain entraîne inévitablement

la corruption et le meurtre.

Une arme: La mitraillette

permet l'assassinat en gros.

ENTREPÔT

T'es pas fou ?

Tu veux l'autre gardien, non ?

Ouvrez !

Occupe-toi des gardiens !

Allez-y ! En vitesse !

- Oncle Sam travaille pour nous. - Il l'a pris à Brown.

Nous le récupérons.

Va-t'en ! Je ne veux pas te voir ici en cas de coup dur.

Tu n'es pas de taille à te défendre.

Sors !

La relève vient d'arriver.

Que les camions partent ! Va avec eux !

Montez ! On part !

Tiens !

Mon ancien sergent !

Assomme-le et on s'en va.

C'est notre ancien sergent !

Je t'avais dit qu'on se retrouverait.

T'avais pas besoin de faire ca.

Un de ces jours, tu seras bon pour la chaise électrique !

Et tu seras sur mes genoux.

Elle est gentille, non ?

Elle chante bien.

Vous la voyez souvent.

Il faut bien que je vienne ici.

Pourquoi pas, après tout.

Elle est de votre milieu.

Vous avez les mêmes goûts, vous parlez le même langage.

Comme Eddie et moi.

Et maintenant,

vous pouvez danser.

Ce qui vous donnera soif.

Allez-y ! Dansez et buvez !

Quelle foule, hein ?

Il n'est jamais content.

On a un nouvel arrivage pour vous.

100 caisses.

Je n'en veux pas.

Vous n'allez pas nous décevoir ?

Et il se plaint encore !

Il se plaindrait de gagner le gros lot.

J'ai des questions importantes à régler avec toi.

Rien ne presse.

Travaille un peu et arrête d'acheter des taxis.

L'affaire marche bien.

J'en achète si ça me plaît.

Pour mes vieux jours.

Des vieux jours dans ce racket ?

Encore des taxis ?

- Ca en fait 2000. - Minable !

- Je vais danser. - Elle va sauter de joie.

On vous demande au téléphone.

Restez.

Elle va chanter à nouveau.

Un chic type !

Je parie qu'il va te soulever

ta petite un de ces jours.

Là, tu te trompes.

Vois les choses en face, Eddie.

Les filles comme elle préfèrent des gars éduqués.

Il l'emmènera au football.

Il finira par gagner.

Si Georges a raison,

tu ne pourras rien y changer.

Je fais confiance à mes amis.

Il est dingue. Je fais pas confiance aux miens.

Eux ne te font pas confiance, non plus.

Merci pour la radio.

On entend très bien.

Des discours ?

J'ai eu du jazz avant.

Une telle invention pour faire entendre du jazz !

Et les lecons de chant ?

Vous gaspillez votre argent pour moi.

Ce n'est pas gaspillé.

Je vous emmène au football samedi.

Je croyais que vous n'aimiez pas ça.

On peut aimer n'importe quoi si on le veut.

Oui, je le suppose.

Panama m'a dit qu'Eddie était ici.

Tu as oublié de signer ces chèques.

Vous avez bien chanté ce soir.

- Votre radio marche bien ? - Je l'espère. Pour le prix !

Oui, c'est tout ce qui compte.

Les informations !

Ecoutez !

J'aime mieux les journaux.

Une information de dernière heure.

L 'entrepôt d'Etat n º 7 a été cambriolé.

250000 $ de spiritueux volés,

deux gardiens blessés.

L 'un d'eux, Pete Jones,

ancien combattant, est mort.

Quel nom a-t-il dit ?

J'ai compris Pete Jones.

Notre ancien sergent.

Des Jones, il y en a plein.

Où étiez-vous ce soir, Georges et toi ?

Je ne m'en souviens pas. Correct, comme réponse ?

Brown est en route pour venir ici.

Je m'en occupe.

Vous êtes pressé ?

J'ai beaucoup à faire.

J'aimerais que vous restiez.

Je ne vous vois plus.

Ce n'est pas nécessaire.

Ne dites pas cela, Lloyd.

Je ne veux pas lui faire de mal.

Il a été si bon envers moi.

Vous ne vous en dépêtrerez jamais.

Dites-lui que vous ne l'aimez pas, que vous...

Que je quoi ?

Que vous ne l'aimez pas.

Vous assisterez au spectacle ?

C'est mon tour.

Je vous verrai là-bas.

Le voici !

Vous vous croyez malins !

Vous avez tuyauté les fédéraux.

Il en fait du bruit !

- Et vous avez raflé mon stock. - Vous déraillez !

Un gardien a parlé avant de mourir.

Il a débloqué.

Vous êtes malins, mais pas assez.

Vous n'allez pas partir pour une peccadille pareille.

Emportez-le !

Votre chapeau. N'attrapez pas froid.

Mettez-les dans l'eau pour moi.

C'est fini, Jane.

Dans une salle pleine !

Je n'y peux rien. Allez vous reposer.

5000 $ de dégâts, au moins.

Vous pleurez toujours ! Je vous l'achète, votre boîte.

- Etablissez le contrat, vous deux. - Je ne veux plus

travailler pour toi.

La fusillade t'a flanqué la frousse ?

C'est toi qui as attaqué l'entrepôt

et tué le gardien ?

Je ne l'ai même pas approché.

Je n'y peux rien.

On va en discuter calmement.

Inutile. Pour moi, c'est fini.

Définitivement.

Ce n'est pas si simple !

Copain ou pas, il en sait trop long sur nous.

Il ne mouchardera pas.

Tu es venu avec nous de ton plein gré.

Tu en sais long.

Si tu parles, tu ne vivras pas vieux.

Je veux m'amuser.

On s'ennuie ici.

Nous avons des amis en haut lieu.

Il faut s'organiser.

Plus de fusillades. Il faut s'entendre.

Travailler en commun.

- Où est Nick Brown ? - Danny est parti le chercher.

On va l'attendre.

Allez boire un verre à ma santé.

Tu as dû étudier Napoléon.

Avant on discutait. A présent, tu m'ignores.

Pauvre petit chou. Tu es vexé ?

Tu te plains alors que l'argent rentre.

Appelle-moi dès que Brown sera là.

Ça te plaît, d'être son valet ?

Moi pas.

Il faudra que ça change.

Je lui dirai moi-même.

Sans faute !

J'en ai assez de me cacher.

Dis-lui ou je le ferai.

Je lui dirai. Ce soir.

Je t'attendrai à la sortie.

Rentrez !

FICHE-MOI LA PAIX ET J'EN FERAI AUTANT

Un de vos hommes ?

Il l'était.

Je t'avais bien dit que ce jeu-là n'était pas pour toi.

Pourquoi ce cri ?

Brown a tué Danny.

Viens, on y va.

- Chez Brown. - Pas moi.

Je ne suis que le groom ici.

Alors nettoie les crachoirs et rentre chez toi.

Il rentrera chez lui, les pieds devant.

J'ai horreur de faire ca à un copain.

Brown à l'appareil.

Qui parle ?

Eddie Bartlett est parti te rendre visite.

Il fera le boulot à ma place.

Le dîner est fini. Dehors !

Je paie tout ! Dehors !

On ferme !

Plus rien à manger !

Laissez !

Ça vous ferait engraisser.

Vous me ruinez !

Vous ne serez pas le seul.

Vous ! Restez !

- On a fini. - Non, vous avez faim.

Des spaghettis !

Mais, je ne peux plus...

Vous en mangerez encore avec plaisir.

Laissez jouer le piano mécanique !

Bartlett arrive. Charlie, va à la cuisine !

Manny, au comptoir ! Rocco, dans la cabine !

Toi, tu restes là.

Mangez comme si ça vous plaisait.

Quand Bartlett arrivera, faites-lui les honneurs.

Brown est parti, mais il va revenir.

On l'attendra.

Pourquoi transpirez-vous ?

Il fait très chaud ici.

Nous voulons partir.

Bulletin d'information.

Les gangs à l'œuvre.

Trois morts dans un café

au cours d'un règlement de comptes.

Les morts sont: Nick Brown,

Rocco, son bras droit, et Manny Eckert.

Nous reprenons le programme musical.

Ils ne m'ont pas eu. Bas les pattes !

Je n'ai pas de preuve.

Mais si j'en trouve... Il y a une balle ici qui porte ton nom.

Revenez nous voir la semaine prochaine.

- J'ai vengé Danny. - Je l'ai entendu à la radio.

Je vais ramener Jane chez elle.

Elle est partie.

Elle devait m'attendre.

Ne te fâche pas !

Elle a quitté la boîte.

Pourquoi ?

Tu veux un dessin ?

Si tu as quelque chose à dire, dis-le !

Elle est amoureuse.

Je sais, de moi.

C'est dur à avaler.

Ne t'énerve pas.

Elle ne t'a jamais aimé.

C'est Lloyd qu'elle aime.

Ils se voient régulièrement.

J'ai essayé de te le faire comprendre.

Tout le monde le savait.

En ce qui concerne Jane, tu as été...

- Tu sais, pour Danny ? - Oui.

Il faut que tu partes d'ici.

J'ai abandonné.

Non, je n'ai pas vu Eddie.

On va l'attendre.

Taxi, monsieur ?

Inutile.

J'irai à pied.

Tu veux prouver quoi ?

Rien.

Je regrette.

Eddie sait que Jane est partie ?

Je ne crois pas. Dis-le-lui !

Dis-moi,

mon alcool, il est bon ?

Une bouteille.

Non, deux. Une pour chacun.

Ça me plaira peut-être.

1929. Tout le pays investit

dans les valeurs boursières.

Citadins, fermiers, dames et vendeuses

tous achètent des actions.

Personne ne semble perdre.

Le mardi noir en octobre 29 arrive comme une bombe.

La confusion envahit les milieux financiers.

Les hommes contemplent le spectacle de la ruine.

16 millions de parts changent de mains en un seul jour.

Des fortunes s 'écroulent dans un désastre

qui affecte tous les Américains.

Votre compte est débiteur de 200000 $.

Je vous donne une heure

- ou je vends tout. - Je les trouverai.

Tu me dois 5 $.

Tu dois prendre des leçons.

- Tu es encore vivant ? - Pas de temps à perdre.

Il me faut 200000 $.

Et après ?

Je te vends une part dans ma compagnie de taxis.

Il en a près de 6000 !

Je t'offre 250000 $ pour le tout.

Une Société de Chicago m'en a offert 2 millions.

Il me faut l'argent tout de suite.

Tu as entendu, 250000.

Je les prends !

Je vais te dire.

Je ne les prendrai pas tous.

Je t'en laisserai un.

Tu vas en avoir besoin.

Les premiers à souffrir de la crise

sont les speakeasies et les bootleggers.

Les gangsters ne peuvent plus

corrompre les fonctionnaires.

Les raids, les arrestations se multiplient.

Au plus profond du désastre économique,

Roosevelt, élu Président,

abolit la prohibition.

Les New-Yorkais célèbrent le retour de la bière.

La bière à 3,2% devient légale.

Un référendum national est institué.

Fatigués des violences et de l'atteinte aux libertés,

l'abolition est votée à une immense majorité.

Après 13 ans, la prohibition est supprimée.

Les puissants criminels sont incapables

de lutter avec un public désireux

de rétablir l'ordre.

J'ai entendu.

Eddie, c'est moi, Jane !

- Je sais. Comment allez-vous ? - Bien.

Que devenez-vous ?

Je mange.

- Comment va Panama ? - Très bien.

Où est-elle, à présent ?

Par-ci, par-là.

Lloyd travaille au bureau du procureur.

Je sais. Ca doit lui aller.

Nous avons un petit garçon de quatre ans.

Cachez-le avant qu'il ne le voie.

Donnez votre manteau.

Une tasse de café ?

- Tu as été sage ? - Je viens de tuer trois Indiens.

Haut les mains !

Je me rends !

M. Bartlett, un vieil ami !

Vous savez tirer ?

Je n'ai plus l'habitude.

Venez un jour tuer des Indiens.

Comment va mon cow-boy ?

Quelle surprise !

Content de te voir.

J'ai ramené Jane de New York.

J'ai été ravi. Il faut que je parte.

Je ne peux pas rester.

On parlerait du bon vieux temps.

Non, il faut que je m'en aille.

Une autre fois, alors.

C'est ça, une autre fois.

Si je peux t'aider...

Je ne demande rien.

J'ai eu la poisse, c'est tout.

Je retrouverai un moyen de remonter la pente.

Les rackets, c'est fini.

Il y aura toujours des gars ambitieux comme moi.

Tu prends ton travail au sérieux. Je te préviens...

Ton bureau s'attaque à Georges.

Souviens-toi de sa menace si tu parlais.

Il y pense, lui.

Joyeux Noël, Eddie.

Je ne vous ai pas payé. 3,20 $.

Ce ne fait rien. Achetez un cadeau au fiston.

A quelle heure va-t-il au boulot ?

C'est lui, là !

Apporte-moi un cadeau !

Que votre mari enterre les pièces compromettantes

ou c'est lui qui sera enterré.

Connaissez-vous Eddie Bartlett ?

Demandez aux chauffeurs.

Je le connais.

Il n'est pas là.

Il était saoul, la dernière fois que je l'ai vu.

Demandez aux chauffeurs du Royal.

Il boit.

Cherchez dans les bars.

Il y habite.

Les chauffeurs de la gare vous le diront.

Peut-être là où Pamela chante.

Flannigan's, sur la 3e Avenue.

Je vais vous conduire.

Ca va. Ca suffit.

Le pire endroit où j'aie jamais travaillé.

Quelle importance. Tu me plais.

Joyeux Noël !

Lls ont un garçon.

Tu me l'as déjà dit.

Et Jane est...

- Elle est... - Tu me l'as dit aussi.

Plus jolie que jamais.

Tu ne cesses de le répéter.

Je suis malade de te voir boire pour l'oublier.

A qui ressemble le garçon ?

A Jane.

Ils ont une belle maison ?

Oui, si tu aimes ce genre.

J'aime mieux l'hôtel.

Moi aussi.

On a toujours les mêmes goûts.

Tu te vois à la campagne,

cultivant des fleurs !

Ce serait drôle !

J'aurais bonne mine !

On parlait de vous.

Je vous ai cherché toute la journée.

J'ai des ennuis.

Les hommes de Georges sont venus.

Ils menace de tuer Lloyd.

Allez voir Georges. Parlez-lui !

Pour quoi faire ?

Lloyd sera tué.

Pas s'il obéit.

Il ne peut pas. C'est son devoir.

Bien sûr, son devoir ! Le devoir de Georges est de le stopper.

- J'en ferais autant. - Je vous en prie. Faites-le pour moi !

Comme toujours. Quand il faut l'aider, elle vient me voir.

Je ne suis bon qu'à ça !

J'ai été pris une fois, mais pas deux !

Tu pourrais parler à Georges.

Il ne connaît qu'un seul langage.

Je ne tiens pas à me faire descendre.

Bien. Je voulais juste vous demander.

Vas-y ! Dis ce que tu penses.

Tu as tout dit.

Tu dois les aider. Ils ont l'avenir devant eux.

Moi aussi.

Je regrimperai au sommet.

Tu te fais des illusions. Nous sommes finis.

- Toi, peut-être. Pas moi. - C'est fini pour nous.

Une ère nouvelle commence.

Alors ?

Je vous paie pour chanter ou bavarder ?

Vous vous souvenez ? Bartlett.

Je vous vendais de l'alcool.

Du poison à des prix exorbitants.

Vous étiez quelqu'un, à l'époque.

Je contrôlais la ville !

Plus maintenant. Alors, sortez !

Ou je vous fais jeter dehors.

- Chantez ! - Achetez un phonographe.

Je pars avec lui.

Tu as raison.

Nous sommes finis.

Attends-moi ici !

Non, reste ici.

Sois prudent !

Ne t'inquiète pas !

Je prendrai soin de moi

et de Georges peut-être aussi.

Je veux voir Georges.

Je ne sais pas s'il te recevra.

Laisse-le monter. Ça amusera le patron.

Il est descendu bien bas.

Un vrai clochard.

Tu profites de la veille du nouvel An ?

Bon. Combien veux-tu ?

Je ne veux pas d'argent.

Tu viens présenter tes vœux ?

C'est à peu près ça.

Merci, et toi de même.

Au revoir. Je suis pris.

Je suis venu te parler de Lloyd.

Tu dois m'écouter.

Fiche-le dehors !

Si tu tues Lloyd un autre prendra sa place.

- On verra ca. - Ils ont un fils.

Toujours amoureux de Jane ?

Et si je l'étais ?

Je te fais une fleur en le tuant.

- Il n'a qu'à la boucler. - Il ne peut pas.

Les temps ont changé.

Au lieu de tout démolir comme nous,

Lloyd bâtit.

Toi et moi, on n'est plus dans la course.

Toi, peut-être. Moi, j'y suis n'importe où, n'importe quand.

Bon,

eh bien, on laisse tomber.

Où vas-tu ?

Chez moi.

Il est tard.

On va t'accompagner.

Tu ne rentreras pas seul !

Tu prends soin de moi, hein ?

Tu l'as dit, tu n'es plus dans la course. Tu vas en sortir.

Désolé, Eddie. Tu aimes Jane

et tu veux l'aider.

Tu risques d'aller me dénoncer aux flics.

Je vais donc te coiffer au poteau.

Adieu, Eddie, et bonne année !

Je n'ai jamais mouchardé !

Je règle mes comptes moi-même.

Veux-tu une affaire ? On va s'associer comme avant.

Je laisse tomber Lloyd. Je ficherai le camp.

Et tu ne reviendras plus.

Eddie a dû l'ouvrir de trop.

Vous aimez la rigolade ?

Vous serez servis !

Il est mort.

Qui c'est ?

Qu'aviez-vous à voir avec lui ?

Je me le demande.

Que faisait-il ?

C'était un caïd.

Sous-titrage: SDI Media Group

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