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LES FILMS REDWIRE
IL Y A LONGTEMPS IL A VU LE JOUR
DANS LA GUERRE ET A GRANDI PARMI LES RUINES
IL S'AVANCE SUR UN SENTIER OBSCUR
IL SE NOURRIT DE CONVOITISE ET AGIT AVEC CRUAUTÉ
IL NE CONNAÎT NI LE REPOS NI LA FATIGUE
IL MURMURE DANS L'OMBRE ...EN T'ATTENDANT.
Ô SEIGNEUR, NOUS METTONS NOTRE CONFIANCE EN VOUS.
PROTÉGEZ CES FEMMES...
...EN CES TEMPS DE GUERRE.
BÉNISSEZ-LES.
Celui qui m'a extirpé
des entrailles de ma mère,
ma prière sera toujours là pour vous.
Je suis devenu, pour ainsi dire,
un monstre pour beaucoup de personnes.
Mais ma foi indélébile
et ma confiance subsistent en vous.
Que Dieu vous protège, mon enfant.
- Quel beau sermon, et ce qu'il a dit de la nouvelle vie.
- Dame May, quelle bénédiction de vous voir ici,
rayonnante comme la Vierge Marie elle-même.
Cela apporte tant de joie à mon cœur.
Oh, que le Seigneur ramène bientôt mon Seamus
et votre mari à la maison.
Mm-hmm.
Dieu est bon.
Merci.
Journée bénie, Dame.
Elle pourrait s'en apercevoir ?
- Elle en a des tonnes, nous, nous n'avons rien.
Allez, viens.
Qu'est-ce que tu regardes ?
Oh.
Oh.
Mm, mm.
Mm.
Hmm, mm.
- Le renard est tombé par une nuit froide.
Il a prié la lune de lui donner de la lumière.
Le renard et sa femme sans aucune querelle,
ont découpé l'oie avec une fourchette et un couteau.
Et les petits ont mâché les os,
et les os, et les os.
Anne, reviens.
- Tu as le pouce vert même avec cette terre récalcitrante.
Je n'ai jamais réussi à faire pousser quoi que ce soit ici.
Ces betteraves seront populaires au marché.
Nous pouvons les échanger
et ceci également.
- Allez-vous vendre ceci ?
Oui.
Et nous aurons du pain à manger ce soir.
Sois prudente.
- Mon fils a bien choisi quand il a pris une épouse.
Tu es mon joyau.
Je suis toujours prudente. Je connais les routes.
Anne ?
Te voilà.
Seamus, tu es de retour.
Je suis là, mon amour.
Aide-moi.
Ça fait très mal.
C'est tout ?
Oui.
Sauf...
Oh, Morwen.
Oh.
Je-
Zut.
Peu importe. Je m'en fiche.
J'ai ma douce Anne.
Sois patiente, la Sainte Vierge nous ravitaillera.
La Vierge Marie est miséricordieuse.
Elle veillera à ce que nous ayons
tout ce qu'il nous faut pour remplir nos ventres.
- Et je prie aussi pour que Seamus revienne bientôt.
Je pensais qu'il serait déjà de retour parmi nous.
Cela fait si longtemps.
- Il devra mettre fin à cette maudite pauvreté
et devenir un homme fortuné.
Il faut croire en son ambition.
Cette guerre nous rendra riches.
Oui, j'y crois.
♪ Mais maintenant le vent souffle ♪ ♪ et nous ramène une météo compliquée. ♪
♪ Oui, oui, cette nuit est longue ♪
♪ Je suis très injustement ♪
♪ Triste, je pleure, et je jeûne ♪
♪ Oh oui ! Cette nuit est longue ♪
♪ Je suis très injustement ♪ ♪
♪ Triste, je pleure, et je jeûne ♪
Jago.
Bonjour, Anne.
De retour de Tewkesbury ?
Oui.
- Les guerres sont-elles terminées alors ?
Terminées pour moi.
C'est bon de te revoir.
Mais où est mon mari ?
Où donc est mon fils ?
Des rivières de sang,
des corps,
la liberté et la volonté de son Seigneur,
ils se ressemblent tous,
mutilés et salis.
Seamus et moi, nous...
nous avons dû partir.
Vous me connaissez.
Je suis un pêcheur, pas un soldat.
Quelle armée Richard a-t-il ?
Des armées et des pêcheurs forcés d'affronter
un inconnu à l'autre bout de la bataille,
et l'un de nous tuera l'autre,
et cela ne changera rien.
Cela ne mettra pas fin aux combats,
mais la couronne aurait perdu un fils
qui aurait cultivé ses récoltes et nourri son peuple
si seulement elle lui avait donné l'occasion
de rentrer chez lui.
Tu as abandonné ton poste.
Nous avions convenu de partir
la nuit alors que les capitaines dormaient.
Mais nous avons été,
nous avons été attaqués par des brigands.
Ils nous ont battus,
pris le peu de choses que nous avions.
Ils ont tué Seamus
sur le coup.
Il n'aurait jamais dû quitter cet endroit,
cette petite crique.
C'était mon ami le plus cher.
Tu l'as vu mourir ?
Oui.
- Comment, comment cela s'est-il passé ?
C'est trop cruel
pour les oreilles d'une femme, Morwen.
- Oh, mais je connais bien la cruauté, chaton.
Mon cœur est déjà bien endurci.
Ils l'ont fendu du cou au nombril.
Je regrette.
Ah, Seamus.
Tu étais mon cœur.
Mon cœur est asséché.
Mon fils ne reviendra plus,
et toi, tu es sans enfant,
une fille sans mari.
Il s'est fait engloutir sous la terre avec les autres.
Nous sommes maintenant tout à fait seules.
Que,
qu'allons-nous faire maintenant ?
Je, je voulais le revoir.
Allez viens, c'est sans danger.
Encore des morts ?
Oui, noyés comme tous les autres.
- Ayez pitié de ceux qui implorent votre miséricorde.
Accordez-leur votre grâce et faites en sorte
qu'ils puissent, eux aussi, jouir de votre grâce
et avancer dans la vie.
- Tu gaspilles tes prières sur les méchants.
Dieu a déjà prononcé son jugement à leur sujet.
Dieu nous sourit en nous envoyant cette bonne chance.
Il a écrabouillé ces pirates
contre nos rochers pour nous.
Oui.
J'irai échanger ces babioles au marché
et je serai de retour avant le coucher du soleil.
Je pense qu'il y a un homme là-bas.
- Petite sotte, il n'y a personne là-bas, ma chérie.
Parfois, je pense que tu es un peu cinglée
tout comme ta mère avant toi.
Allez, repose-toi, mon enfant.
Bonjour, Anne.
Ça va ?
Où vas-tu ?
À l'église.
- Ah, j'ai perdu l'intérêt pour les beaux sermons.
Tu oublies que tu ne devrais pas marcher ici toute seule ?
Il y a tout plein de vilains hommes sur cette route.
Ils kidnapperaient une fille comme toi
qui se trouve loin de chez elle.
- Je connais le chemin, je ne risque rien.
Je vais marcher avec toi.
Peut-être aimerais-tu un peu de compagnie.
Je ne devrais pas marcher
avec un homme qui n'est pas mon mari.
Ton mari est mort.
- Je n'ai pas besoin d'aide pour marcher.
Salut, Morwen.
Quelle belle journée.
Le soleil brille presque, et la brise est douce.
Allez viens, Anne.
Espèce de sorcière.
Tu étais à l'église toute la matinée ?
Mm-hmm.
- Il t'a suivie là-bas ?
Oui.
Je n'ai jamais aimé ce garçon.
Il a toujours eu ce petit regard envieux,
même enfant.
Il poursuivait Seamus partout.
J'ai remarqué son regard exacerbé,
un rapace odieux.
On dirait un chien errant,
toujours à renifler les restes.
La cupidité, comme les présages le disent, j'en suis sûre.
C'est...
Nous étions de bons amis avant que je n'épouse Seamus.
J'avais oublié le temps que nous avons passé ensemble.
Je ne crois pas qu'il soit si sournois que ça.
- La malveillance n'est pas toujours si manifeste.
Nous sommes en guerre.
Il y a tout plein de choses qui rôdent autour de nous.
Les démons se baladent avec des corps d'hommes.
Reste avec moi, et tu n'auras rien à craindre.
Avec moi, tu ne seras jamais maudite.
Mais si tu me désobéis,
les chevaliers de l'enfer te traîneront dans le gouffre,
et je ne pourrai rien faire pour te sauver.
Je, je promets.
Oh, oh.
Ah, Anne, viens.
Frère Penros nous a trouvés sur le chemin du retour.
Frère Penros.
Bonjour, Anne.
- Désolée, nous n'avons rien de plus à vous offrir.
C'est la fin de nos provisions.
Ce sont des temps difficiles.
- Bien sûr, euh, mais avez-vous quelque chose à boire ?
Ma gorge est sèche.
Hmm.
Que Dieu vous bénisse.
Mm.
Mm.
Pardonnez ma faim, Seigneur !
Vous nous avez béni, ô Seigneur, par cette offrande
que nous sommes sur le point de manger, soit le fruit
de votre générosité par le Christ notre Seigneur, amen.
Amen.
Amen.
Mm,
cela me remplit de joie
de voir deux femmes aussi pieuses.
Je vais vous montrer quelque chose de spécial, hmm,
pour que vous puissiez voir la splendeur de mon pèlerinage.
Remettons ça à sa place.
Nous y voilà.
Oh, que c'est beau.
- Ouvrez-le.
Oh.
Ne touchez pas, mon enfant, attention.
Ces bibelots sont bien plus précieux
que vous ne pouvez l'imaginer.
C'est splendide, mon Père.
- Pour la vie bénie de notre Seigneur Jésus
d'une colombe de Bethléem,
trois pièces d'argent,
prix spécial pour un troupeau si fidèle.
- Nous ne pouvons pas nous permettre de si beaux cadeaux.
Nous n'avons pas d'argent.
Très bien alors.
- Qui d'autre sait que vous êtes revenu de vos voyages ?
Vous êtes les premières.
Je suis sûre que vous êtes impatient
de continuer votre voyage.
- Oui, je ne fais que passer, je suis en route pour Londres.
Eh bien, merci pour votre hospitalité.
Je dois continuer mon voyage
avant la fin du jour.
Une bénédiction avant de partir.
Le Seigneur vous préservera de tout mal.
Oui, c'est même lui qui préservera vos âmes.
Gloire au Père comme c'était au commencement.
Seigneur, aie pitié de nous, notre Père qui êtes aux cieux,
et ne nous soumets pas à la tentation, amen.
Amen.
- Méfiez-vous des pensées hérétiques, mon amie.
Ces mensonges ne vous serviront à rien
sinon à éclairer les hideuses vérités qui nous entourent.
Restez dans cette douce ignorance,
dans ce bonheur chaud et aveugle.
Non, non.
Non.
Écartez-vous.
- Qu'as-tu fait ?
Il semait trop la pagaille.
- Es-tu, as-tu perdu la tête ?
C'est, c'est un, c'est un homme de Dieu.
C'est un homme saint.
- Ah, ce n'était pas du tout un homme de Dieu.
C'était un charlatan et un imbécile.
C'était un faux jeton.
Ces provisions nous nourriront pendant l'hiver.
Tu comprends.
Tu comprends.
Allez.
Nous avons beaucoup entendu parler du Frère Penros, tu sais,
c'était un coureur de jupons.
Son cœur a été subjugué par Mammon, par la luxure
qu'il ressent pour la richesse matérielle,
les objets brillants et le doux regard
des jeunes filles innocentes.
Il était faux.
Morwen.
Oui.
- Je ne sais pas si je peux être aussi forte que toi, aussi,
aussi impitoyable.
Je ne sais pas si nous avons fait la bonne chose.
- Tout ce qui compte, c'est que nous survivions.
Tu dois être très prudente
et ne pas céder au péché
à la luxure,
je ne pourrais pas supporter l'idée de te savoir en enfer,
et ne jamais te retrouver aux côtés de mon fils,
ton doux mari, au paradis, où il se trouve maintenant.
Tu dois rester alerte.
Tu dois rester pieuse.
Tu seras à nouveau à ses côtés.
N'est-ce pas ce que tu souhaites ?
Bien sûr.
Eh bien, mm.
Mm, tu es une bonne fille.
Morwen.
Anne.
Jago. Hé.
- L'as-tu vu ?
Vu qui ?
Je, je, je crois que c'est un démon.
Il n'est pas de ce monde !
Ah, il y a-
Il me suit. personne là.
- Il n'y a personne là-bas.
C'est, c'est juste nous ici.
Non, il était là.
Il, il porte une, une armure,
et il, il est sur un cheval blanc.
- Pourquoi un démon aurait-il besoin d'un cheval ?
C'est juste un soldat qui traverse le Manoir Trematon,
quelqu'un fait de chair et de sang.
Viens. Assieds-toi.
Anne.
Oui.
Tu m'as trouvé.
Quoi ?
- Tu avais peur, et tu es venue me chercher.
Je suis contente que tu sois venue.
Qu'est-ce qu'il y a ?
J'ai peur.
Peur.
- Ne te moque pas de moi, peur de ce qui pourrait arriver.
Je ne veux pas être meurtrie par un chevalier de l'enfer.
Je ne veux pas être maudite et traînée dans le gouffre.
- Maudite ? Anne, es-tu une enfant ?
- Morwen m'a dit que-
Ah, c'est une vieille sorcière.
Elle ne sait rien,
elle essaie juste de te faire peur.
L'enfer existe pour de bon.
Oui.
J'ai vu l'enfer.
Il se trouve à 50 lieux d'ici par là et il est bien réel.
L'enfer c'est la guerre
entre les hommes riches et le sang versé.
Mais ça Anne,
c'est aussi la réalité.
Je te veux, Anne, et tu me veux.
Viens chez moi ce soir.
Il n'y aura pas de démons pour te hanter.
Retrouve-moi là où nous jouions
lorsque nous étions enfants. Tu te souviens ?
Il n'y a plus que nous, maintenant.
Viens me rejoindre, ce soir.
Ça c'est mon rêve.
Va-t-en !
- Es-tu réveillée ?
Te voilà.
Je n'aurais pas dû.
Je ne devrais pas être là.
Réveille-toi.
Je dois retourner.
Viens vivre avec moi.
Viens vivre avec moi.
Je ne peux pas.
Pourquoi pas ?
Elle a besoin de moi.
- Cette femme peut très bien se débrouiller toute seule.
Elle me fait peur.
Elle va te vider de toute ton énergie.
C'est clair comme le jour.
Viens vivre avec moi, et je te rendrai heureuse.
- Où étais-tu ?
Je voulais prendre l'air.
Tu sais que je mourrai sans toi.
Je pense...
Je pense que tu es mon ange descendu du ciel
pour s'occuper de moi en l'absence de mon fils.
Nous sommes plus précieuses l'une pour l'autre
que tous les trésors du monde.
Je ne veux pas être seule.
Je sais.
Sache que je prendrai soin de toi.
- Que fais-tu ici en plein froid ?
- Aide-moi. Que fais-tu là à ne rien faire ?
Aide-moi.
D'accord.
Il pourrait avoir des objets précieux
au fond de sa poche. Regarde.
- Qu'est-ce que c'est ça ?
Rien, ce n'est qu'un jouet d'enfant.
♪ Je vous salue Marie, ♪
♪ pleine de grâce, ♪
♪ le Seigneur est avec vous. ♪
♪ Vous êtes bénie. ♪
♪ Amen ♪
Que Dieu vous protège, mon enfant.
Oh, mais quel amour.
Oui.
Morwen.
Un cadeau.
Anne.
Reste ici, mon enfant.
Anne, es-tu là-dedans ?
Que veux-tu ?
Quoi, tu es sourde maintenant, aussi ?
Ce n'est pas toi que je veux, n'est-ce pas ? Anne.
- Elle est revenue vers moi, petit chien.
Trouve-toi une autre chienne à baiser.
- Ah, va-t-en pauvre femme, ou je vais foncer.
Fiche le camp.
- Elle est jeune, forte, et elle peut porter un enfant,
et tu voudrais lui enlever ça ?
Oui, 1 000 fois, oui.
Quelle joie un mari ou un enfant m'ont-ils jamais apporté ?
Aucune,
seulement le chagrin de les perdre trop tôt
et souffrir tout au long de la vie,
en colère après leur départ.
Oui, je lui enlèverais ça.
Oui, je survivrai à cet hiver.
Oui, je te priverai du plaisir de son corps.
Ah, va au diable.
- Et je t'emmènerai directement en enfer, imbécile.
Anne, je t'attendrai.
Je t'attendrai, Anne.
Tu es contrariée.
Oh, ma petite chérie, ma petite chérie, tu es contrariée.
C'est notre destin.
Ce n'est pas ta destinée.
C'est ici que nous appartenons.
Tu es l'épouse de mon fils.
Je suis ta famille.
Je suis ta responsabilité.
C'est la loi divine.
Maman, mon cœur est déchiré,
et je suis affamée tout le temps
de choses que j'ai perdues.
Pourquoi m'as-tu laissée vivre ici affamée ?
Pardonnez-moi
pour ces paroles séditieuses.
Seigneur Dieu, je resterai votre servante pour toujours.
Mais, j'ai peur.
Quel est le message que vous m'envoyez ?
Morwen, es-tu réveillée ?
J'ai entendu parler d'un homme
qui observait une très jolie femme
marcher vers l'église tous les jours.
Personne ne savait d'où elle venait,
mais l'homme en question est tombé amoureux d'elle.
Matha E. Chawalla était son nom, et il aimait chanter.
Finalement, un jour, il l'a suivie,
et il lui a chanté une chanson alors qu'elle marchait,
et on ne l'a jamais plus revu.
- Que lui est-il arrivé ?
- Eh bien, je pense qu'il l'a suivie dans la mer.
C'était donc une sirène.
Peut-être que je te jetterai dans l'eau.
Anne ?
Anne ?
Anne.
C'est toi ?
Anne.
À quoi penses-tu ?
Juste des pensées, rien de plus.
- Raconte-les moi.
Je pense aux démons.
Super.
Dans son sermon, hier, le père a parlé
du démon Mammon,
qui convoite les plaisirs terrestres et les biens matériels
et j'ai observé Dame May
au comble du bonheur avec son nouveau-né
qui portait une croix en argent façonnée pour son petit cou,
et, et j'étais
envahie d'une concupiscence dévorante.
Je veux ce qu'elle a.
Je veux...
sa richesse,
et son confort, et ses joues roses et triomphantes
et son gros bébé.
Eh bien, pourquoi pas ?
- C'est peut-être toi le démon.
Tu penses à lui ?
- Nous étions toujours les trois ensemble
et maintenant tout a changé, de manière si soudaine.
Oui...
tout a changé.
Quitte-la.
Viens vivre avec moi.
Je suis tout ce qui lui reste.
- J'ai besoin d'une femme, et tu n'as pas de mari.
Viens vivre avec moi.
Tu ne comprends pas.
Mais je te veux...
tout de suite.
Tu es un homme cupide.
Oui.
Morwen.
Je dois te parler.
J'ai décidé d'aller vivre avec Jago et de l'épouser.
C'est ce que je souhaite.
Tu m'entends ?
Morwen ?
Je t'ai toujours obéi.
J'ai sagement suivi tes consignes
même quand ce que tu faisais me donnait la nausée.
J'étais heureuse de vivre à tes côtés.
Tu es la mère de mon mari.
Mais Seamus est parti.
Ne prononce pas son nom,
traînée, pute.
Tu brûleras avec tous les autres.
Ne vois-tu pas ce que tu fais ?
- Morwen, je-
- Tu vas m'abandonner et me condamner à mourir
et les chevaliers de l'enfer viendront te prendre,
et je les encouragerai.
Tu ne peux pas abandonner ton devoir envers moi
sans conséquences.
Ils te tireront vers l'enfer.
Je ne vivrai pas sous son joug,
pas une minute de plus.
Je ferai ce qui me plaît.
Pardon !
Il fait froid et il est tôt,
trop tôt.
Aujourd'hui, c'est dimanche.
Vraiment ?
- Viens assister au sermon cet après-midi avec moi.
Les paroles de Dieu apaiseront ton âme.
- Tu crois que mon âme a besoin d'apaisement ?
Je ferai de toi un homme pieux.
- Puissiez-vous vous enrichir, Sion,
pour bâtir les murs de Jérusalem.
Alors vous vous réjouirez des sacrifices
des justes,
des holocaustes offerts en entier.
Des taureaux seront également sacrifiés sur votre autel.
♪ Je vous salue Marie ♪
♪ pleine de grâce, ♪
♪ le Seigneur est avec vous. ♪
♪ Vous êtes bénie. ♪
Le renard et sa femme, sans aucune querelle,
coupèrent l'oie avec une fourchette et un couteau.
Ils n'avaient jamais eu un tel souper de leur vie.
Les petits mâchaient les os,
les os, les os.
- Tu nous as trompés. C'est moi qui gagne.
Ce n'est pas vrai.
Tu mens.
Arrêtez. C'était moi.
C'est moi qui vous a trompé.
Allez, le soleil s'est couché.
Nous devrions partir.
Juste une petite prière pour Morwen
et pour Seamus.
Seamus est mort et enterré.
Je te l'ai dit.
Les hommes de Rotherham lui ont fracassé la tête,
l'ont laissé mourir,
et je ne veux plus entendre parler de lui.
Je pensais que c'étaient des brigands
qui l'avait ouvert du cou au nombril.
Qu'importe, Anne ? Il n'est plus.
Ils ont trouvé notre camp.
Seamus a essayé de se battre.
C'était un imbécile.
- Dis-moi.
Tu dois me dire la vérité.
La vérité ?
Je t'ai toujours aimée, Anne.
Ne le sais-tu pas ?
Et maintenant tu peux être à moi, entièrement à moi.
Nous pouvons oublier Seamus, sa mère aussi.
Nos vies nous appartiennent.
Nous ne devons rien à personne.
- Dis-moi la vérité,
sinon je ne t'adresserai plus jamais la parole.
- Il a beaucoup changé durant notre absence.
Son ambition a grandi et s'est décuplée,
et il ne ressentait plus la peur.
Seamus, ne fais pas ça.
La guerre a fait naître en lui
un appétit.
- Viens avant qu'il ne fasse trop sombre.
Il a une sacoche sur lui.
Qu'est-ce qui se passe ?
Hein ?
Peur d'un homme mort, hein ?
Non.
Seamus, ne fais pas ça.
Seamus.
Tu es de retour à mes côtés.
Tu es revenu vers moi.
Ah, Seamus.
Aide-moi. Ça ne veut plus s'enlever.
Je n'avais vraiment pas le choix.
Tu l'as abandonné.
Je n'avais pas le choix.
Morwen avait raison.
Tu as toujours été un petit garçon jaloux.
Ne t'en vas pas.
- Lâche-moi.
Mon Père.
Mon Père ?
Non, laissez-moi tranquille.
Fichez-moi la paix !
Morwen, laisse-moi entrer.
Nous, nous ne sommes pas en sécurité ici.
Morwen.
Anne, Anne, Anne, arrache-moi ça !
Anne, Anne, aide-moi.
Aide-moi. Je n'arrive pas à l'enlever.
Morwen.
Anne, s'il te plaît.
- Essaies-tu de me faire peur
pour que je t'obéisse à nouveau ?
Aie pitié de moi.
Pour que je revienne à tes côtés.
Je n'arrive pas à l'enlever.
Ça fait mal.
Tu fais l'idiote.
Non.
Non, c'est coincé, c'est coincé.
C'est atroce.
Atroce, atroce.
Enlève-le, enlève-le.
Arrête de gesticuler.
Mon Dieu, Anne, ça me fait très mal.
Anne, Anne.
Anne, Anne.
- Calme-toi.
Non, j'ai peur.
Il n'y a rien à craindre.
J'ai besoin de toi.
S'il te plaît.
Je te demande pardon.
Tu es un véritable démon.
Pardonne-moi.
Pardonne-moi.
Ne t'en fais pas.
Ah, viens, viens, viens.
Ici.
Chut.
Chut.
Il est maudit. Ne le touche pas.
Non.
Il n'a aucun pouvoir sur moi.
Il n'y a plus rien à craindre.
Anne.
Attends-moi.
- Que veux-tu ?
Je te cherchais.
Je n'arrivais pas à te trouver.
- Que veux-tu ?
Toi, Anne, je te veux toi.
Je ne serai ni à toi ni à elle.
Je n'appartiens à personne.
- Toutes tes prêches au sujet des démons, Anne,
Ce n'est pas moi qui te fait du mal.
Reviens.
Anne.
Et puis fiche donc le camp, espèce de sorcière.
Entre à l'intérieur.
Tiens voici.
Ça t'aidera à dormir.
Je serai de retour avant le coucher du soleil.
Oui, Anne.
♪ Joyeux est l'été tant qu'il dure ♪
♪ Avec le chant des oiseaux ♪
♪ Mais maintenant que s'approche le souffle du vent ♪
et le mauvais temps ♪
♪ Oh oui, oui, oui que la nuit est longue ♪
♪ Et moi, très injustement ♪
♪ Je souffre, je pleure, et je jeûne ♪
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