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Y a bien un extincteur quelque part.
Regardez sous les sièges, dans les panneaux.
- Y a que des combinaisons. - Regardez-les toutes.
Je l'ai !
Contrôle mission.
Contrôle mission !
Pourquoi ils répondent pas ?
Ça suffit pas.
Faut dépressuriser.
C'est le moment ?
Non ! La capsule !
Faut vider la capsule.
Le feu a besoin d'oxygène.
Oui. Faut tout purger dans l'espace.
Mettez vos combinaisons !
Et nous, on n'a pas besoin d'air ?
Le vaisseau se repressurisera après la purge.
Arrêtez de parler, et enfilez votre foutue combi.
Bienvenue dans la MACRONOVA 9000, combinaison spatiale multifonction.
Appairage des combinaisons.
Hen, mets ta combi.
Tiens, prends le relais.
Appairage des combinaisons.
Je suis sanglée.
Tout le monde assis.
Attachez-vous !
Tout ce qui n'est pas fixé va être aspiré dehors.
Merde ! C'est bloqué.
Elle s'ouvre vers l'intérieur.
Toute la pression est ici, pas dehors. Impossible à ouvrir.
Alors on brûle vifs ?
Pas question.
Athena, attends !
J'y crois pas, ça a marché.
Un peu trop bien.
On n'en aura pas besoin ?
Sous-titres : FΛSSTΞCH Addic7ed.com
Et là, je lui dis que je dois partir tôt.
Et il me sort qu'on me paie pas plein temps pour demi-temps.
Je lui rappelle que je suis arrivée à 7h ce matin pour compenser,
et il me dit "personne t'a rien demandé",
alors que c'est exactement ce qu'il m'a demandé hier
quand j'ai dit que je devais partir plus tôt,
comme s'il comprenait même pas les conneries qu'il raconte.
Tu vois ? C'est un boss pourri.
La prochaine fois, mets-le par écrit.
Quoi ?
Tu prends son parti ?
Non, je dis juste qu'à l'avenir, protège-toi.
Fais une trace écrite.
Comme ça, s'il oublie, tu lui montres.
C'est déjà fait, ça.
Je lui ai envoyé un mail la semaine dernière, il a rien répondu.
C'est pour ça que j'ai dû lui dire en face aujourd'hui.
D'accord.
Désolé, j'essayais d'aider.
Non, t'essaies de me changer. De me changer.
Tu peux pas juste écouter ?
Si je te vois te noyer, je dois attendre
- que tu demandes une bouée ? - Oui.
Non. Peut-être. Écoute.
Je veux que tu respectes mon autonomie. D'accord ?
Je peux demander au Dr Hanson de réexpliquer ça.
Mon Dieu. C'est peut-être pire que prévu.
Je pensais que les infos exagéraient, genre "carma-geddon" ou "tornadocalypse".
Je vais envoyer un message au Dr Hanson pour dire qu'on sera en retard.
- Je le ferai dans le train. - Laurie. Laurie !
J'y vais pas.
J'en ai fini avec le Dr Hanson.
Cal, t'avais dit six mois.
Ça fait huit ans, Laurie. C'est toujours la même dispute.
Quand on admet la défaite ?
Tu veux que je fasse quoi ?
Que je te laisse crever ici, dans cette ferraille spatiale ?
Non, je veux que tu respectes mon autonomie.
Très bien.
Laurie ! Laurie !
On rentre plus, hein ?
Pas avec ça. Elle survivra pas à la rentrée.
Pourquoi avoir fait ça ?
Sans elle, on serait morts brûlés.
Quelqu'un au sol trouvera bien comment nous faire redescendre,
et ce sera pas votre fichu fiancé.
Alors qui ?
La femme de Hen a réussi à nous joindre, elle pourra recommencer.
Athena a raison.
S'il y a quelqu'un capable de nous sauver et nous ramener, c'est Karen.
Espérons qu'elle y arrive pendant les 12 minutes de contact.
On sera de nouveau dans la zone satellite dans un peu plus d'une heure.
Que peut-il bien arriver en une heure ?
On sait même pas combien d'air il reste dans les combis.
Temps de respiration estimé : une heure et six minutes.
Merci, combi.
De rien.
Bon, une heure et six minutes. On sera en contact dans une heure,
ça nous laisse six minutes pour trouver une solution.
Si tu paniques, fiston, tu vas bouffer ton oxygène bien plus vite encore.
Ce matin, l'Inara II a été lancée avec succès en orbite terrestre basse.
Environ sept minutes après le décollage, tout contact avec le vaisseau
a été perdu à cause d'une tempête géomagnétique soudaine.
Mais grâce aux efforts de l'équipe MACRONOVA au sol,
à 3 h 37, heure du Pacifique,
la communication avec l'Inara II a été rétablie.
Malheureusement, pendant la procédure de rentrée atmosphérique,
un incendie s'est déclaré à bord.
Les tentatives d'extinction ont échoué à ce moment-là.
Peu après, toute communication a cessé.
Vu les débris qu'on observe dans le ciel aujourd'hui,
tout sauvetage ou récupération est impossible pour le moment.
Nos pensées vont à ces héros du quotidien
et à leurs familles en cette période difficile.
Merci.
- Quel enfoiré. - Donc il fait rien ?
Pire.
Il gère la communication.
Il part du principe qu'ils sont morts.
Non, il parie dessus, mais il se couvre au cas où non.
Il devance l'histoire.
Il fait croire que c'était sans espoir.
En vérité, on sait pas ce qui s'est passé quand l'orbite a bougé
et qu'on a perdu le signal.
On saura rien avant qu'ils reviennent dans la zone de contact.
Ils repasseront au-dessus de la côte ouest dans 72 minutes.
Mon Dieu.
Pas avant 72 minutes sur LA, mais au-dessus d'un autre endroit, si.
Allez, Buck, Ravi. On s'y met.
Harry.
Dans le moteur, compris.
Centrale, ici le capitaine 118, on répond à une alerte à Pershing Square.
Affectation Metrolink, arrêtez tout trafic ferroviaire.
Bien reçu, capitaine 118.
L'unité USAR la plus proche est sur un effondrement au 4e.
Je vous l'envoie dès qu'ils ont fini.
Laissez-nous sortir ! À l'aide !
Laurie !
Je monte à la surface.
Par ici ! Faut descendre là-bas !
J'ai essayé, y a des étincelles.
Vous étiez dans le train ?
Non, mais ma femme, oui. Elle est coincée, Laurie.
Je peux pas l'atteindre.
Monsieur, on va s'en occuper.
Attendez-la sur le quai.
Ravi, coupe la troisième voie.
- L'interrupteur est sur la voie. - Reçu.
Allez, ouvrons cette porte.
- Allez. - Reculez.
Tout le monde en haut.
Buck, arrose ce satellite au CO₂.
Oui.
Allez, madame, montez les marches.
Je passe.
Oui, avancez.
Allez, venez par ici.
C'est le moment de sortir vite mais prudemment.
J'en ai encore une.
Ravi, aide-moi.
J'arrive.
- Monsieur ? - Oui.
Ravi, à trois. Un, deux, trois.
- C'est bon ? - Oui, chef, je l'ai.
Par ici, monsieur.
Descendez là-bas.
C'est vous, Laurie ?
Oui. Où est mon mari ?
Il va bien. On l'a trouvé sur le quai, il vous cherchait.
- Vous pouvez bouger ? - Non ! C'est bloqué !
Ravi ! Viens m'aider.
Essaie de dégager ça.
À trois. Prêt ? Un, deux, trois.
Capitaine, on a besoin de vous ici.
Tiens ça. J'arrive.
- Vous pouvez pas la sortir ? - Coincée au-dessus du genou.
Ce machin pèse au moins deux tonnes.
Je dirais doucement, mais le plafond menace. Faut pas traîner.
- Ça fait très mal ? - J'emploierais un mot plus fort.
On va essayer d'alléger ça.
Eddie, prépare un petit cocktail.
Buck, Ravi, apportez le vérin hydraulique.
Les coussins restent, Timber sécurise le toit.
- On y va. - Reçu.
J'ai besoin du moniteur.
- Laurie ! Je suis là ! - Cal !
Monsieur, je vous avais dit de rester sur le quai.
Mon Dieu, Laurie.
- Ça va. Je vais bien. - Laurie, pardon.
Je suis désolé.
C'est rien. C'était juste une dispute idiote.
Tellement idiote, et je veux continuer à la faire.
Vous pouvez la sortir, hein ?
On s'en occupe, monsieur.
Centrale, l'USAR arrive bientôt ?
- Pas avant 45 minutes. - Donc on est seuls.
Attendez, je résume.
Vous voulez qu'on envoie quelqu'un sur le toit avec un téléphone satellite ?
Oui, dans les 12 prochaines minutes, ce serait parfait.
Vous savez qu'on est en alerte météo extrême ici ?
Il pleut du feu, ici.
Alden, un mot ?
Premier sac en montée.
Buck, tu vois cette eau ?
Oui, elle vient d'où ?
J'avais rien vu en arrivant.
Préviens le capitaine.
Rythme cardiaque 105, tension 96/48.
Capitaine, fémur peut-être cassé,
- dur à dire. - Bien reçu.
Buck, ça avance ?
Oui, stable autant que possible, mais le temps presse.
- De l'eau sur les rails. - Conduite cassée. Super.
Une journée pire ? Non, réponds pas.
Tu crois qu'on est fichus ?
Je crois que le Dr Hanson est un psy nul.
- Laurie, tu vas bien ? - J'arrive pas à respirer.
Je peux pas respirer.
- Je peux pas respirer. - Regardez-moi.
Comment vous sentez-vous ?
J'ai froid.
Tension qui chute, 90/52.
Capitaine, le fémur a peut-être touché une artère.
Elle saigne en interne.
Posez un garrot.
Que se passe-t-il ? Laurie ! Laurie !
Elle est inconsciente, chef.
Que se passe-t-il ?
Buck, emmène-le dehors.
Monsieur, venez.
- Non, je reste ici ! - Allez.
- Laissez-leur de la place. - Je bouge pas.
Pas une conduite !
Une canalisation principale.
Oui. Journée encore pire.
C'est elle.
Karen ?
Non, ici Cammie Raleigh, services d'urgence de Nashville.
Nashville ?
Je parle bien aux gens dans le vaisseau ?
- Oui, oui, c'est nous. - Oui, bonjour.
Un instant. Je vous transfère à Los Angeles.
Hen ?
Mon Dieu.
Mon Dieu, t'es un génie.
C'était l'idée de Maddie.
Et j'ai les îles Turques-et-Caïques
et le 999 de Londres en attente si la ligne coupe.
- Tout le monde va bien ? - Oui, le feu est éteint.
On va bien.
Cette fois, on va vous ramener sans déclencher un autre feu.
Ça risque d'être compliqué.
Pourquoi ?
On a perdu la trappe de secours en purgeant la capsule.
C'est un cabriolet, maintenant.
Vous respirez quoi ?
- On est en combi. - Une heure d'air environ.
On fait quoi ?
Même sans la trappe, vu leur position, il leur faut deux heures pour revenir.
Karen.
Karen.
- Toujours là. - On peut pas redescendre, hein ?
Non.
Mais vous pouvez continuer à monter.
Monter ? Monter où ?
Oui.
C'est possible. Juste assez. 50 minutes depuis leur position.
Hen, on vous envoie vers la Station spatiale internationale.
Pourvu qu'ils aient des toilettes là-haut.
Je regarde pas les infos, pas à la télé en tout cas.
...Merci. Faut que j'y aille.
Je capte mieux dehors, près du moteur, donc...
Ah oui ? Tu peux aussi te prendre une roche enflammée sur la tête.
Cal.
Voici Cal.
Il reste ici avec toi, personne ne redescend dans la station.
C'est clair ?
Cal. Oui ?
Montez dans le camion. Allez.
Donc je garde ce type, c'est ça ?
Il essaie de pas paniquer parce qu'il ignore si la femme qu'il aime
va rentrer vivante ce soir.
Je me dis que tu peux comprendre. Monte.
- Comment va maman ? - Elle va bien, mon cœur.
- Tout le monde va bien. - Ils rentrent à la maison ?
Pas encore, mais ils vont dans un endroit sûr
où ils pourront amarrer la capsule avant de revenir.
Tu les envoies à l'ISS ?
- Oui. - Trop cool.
Tu rentres quand ?
Dès que possible, mais restez avec May et ne sortez pas, d'accord ?
Tout est sous contrôle ici. Tout ira bien.
Merci beaucoup d'être avec eux, May.
Je te dis pas à quel point je t'en suis reconnaissante.
Où veux-tu que je sois ?
- Ces deux-là sont très sympas. - Je vous aime.
Prenez soin les uns des autres, on se voit bientôt.
Et maintenant, tu fais quoi ?
Bonjour.
- Y a quelqu'un ? - Allô ?
Mon Dieu.
May, tout va bien avec les enfants ?
Oui, j'ai juste besoin d'un conseil pour arrêter une plaie à la tête.
Pas moi, ni les enfants.
- Cette femme... - Robin.
Robin est venue chercher de l'aide, mais on manque de secouristes.
J'ai cru que ça s'arrêterait en appuyant, mais ça saigne encore.
C'est une plaie au crâne.
Le sang y circule énormément.
Même une petite coupure peut saigner beaucoup. Perte de conscience ?
Non, elle parle, pas de nausées ni vertiges.
Je vais bien. C'est dégoûtant, mais ça va.
Robin, ça semble pas grave, et c'est une bonne chose.
La coupure paraît pire qu'elle ne l'est.
Vous avez été touchée par un débris ?
Non. Par ma table basse, dans mon salon.
J'ai trébuché sur mon chien.
J'ai voulu appeler une voiture, mais le chauffeur refusait le sang.
Puis j'ai repensé à cette caserne, juste à côté.
Tiens, j'ai trouvé des serviettes.
- Merci. - Ça fait beaucoup de sang.
Si tu vomis, évite de le faire sur moi.
L'idéal serait des agrafes, mais c'est pas possible ici.
Et y a pas de colle chirurgicale dans une caserne.
Il faut quelque chose d'assez serré pour refermer la plaie.
Si elle perd plus de sang, elle fera un choc hémorragique.
Mon Dieu, ma nécro dira : "Tombée sur son chien et morte."
Personne ne va mourir.
T'as dit serré ?
- T'as trouvé un truc ? - Ses cheveux.
Petite, ma mère me tressait les cheveux, si fort que je dormais pas la nuit.
- Je râlais toujours. - May, c'est génial.
Tresse ses cheveux sur la plaie pour la refermer.
Mara...
Pose ta main là. Appuie bien, d'accord ?
- Ravi, passe-moi le Halligan. - Tiens !
Eddie, défonce la vitre.
J'y vais !
Capitaine !
- C'est bon ! - Parfait.
Ouverture !
Ça marche pas.
Toujours de l'eau ?
Centrale, délai pour couper l'eau ?
Le service des eaux dit que c'est fait.
Sûrs que c'est pas juste de l'eau résiduelle ?
Je vous assure que l'eau n'est pas coupée.
Je rappelle.
Combien de temps ?
La dernière fois, 20 minutes. Donc sûrement 30 maintenant.
Le temps qu'ils apprennent à lire un schéma.
Bien reçu. Ils s'en occupent.
Branchez un côté à la tablette et l'autre au propulseur dans la console.
Allez dans les réglages, appareils à proximité,
et l'écran devrait redémarrer en mode contrôle.
Ça a fait quelque chose.
J'ai des options : propulsion, rétropropulsion...
On dirait une manette de PS5.
Parfait. Alors pilote-la.
- Moi ? - Je pilote que des avions civils.
Voilà la télémétrie, l’inclinaison et la poussée.
C'est du vrai pilotage.
On a trouvé notre pilote.
Major Lewis Kern, Apollo 18, à votre service.
Faut vous mettre en route.
On compte 55 minutes de trajet et 64 minutes d'oxygène.
Et là-haut ?
On n'a encore eu aucun contact.
La NASA dit que la tempête solaire a coupé leurs récepteurs.
Ils pensent que la station ne capte plus rien.
Alors on sonnera à la porte.
Sauf que la "maison" file à 28 000 km/h et qu'elle est à environ 53 km au-dessus.
Alors, on fait comment ?
Faut augmenter votre orbite et caler votre vitesse.
Major Kern, orientez-vous verticalement.
- Possible ? - Avec plaisir.
Parfait. Gardez cette trajectoire.
Et si on dérive, vous nous le direz ?
Le problème, c'est que plus haut et plus vite = plus loin,
et on sait pas combien de temps on gardera la liaison.
On va finir par vous perdre.
Non, on garde le cap.
- Karen. - Oui ?
Tu peux appeler mes enfants ?
Je l'ai déjà fait. Ramène juste leur mère, Athena.
Tu sais que je le ferai.
Allez, tout le monde, on y va.
Deuxième étoile à droite, tout droit jusqu'au matin.
Vous n'êtes pas pompier.
Non, je fais juste... la journée avec eux.
Comme un enfant à qui on réalise un vœu ?
Vous savez, les gens qui sont montés dans l'Inara aujourd'hui ?
L'une d'entre eux était ma mère.
Enfin...
l'une d'entre eux est ma mère.
Donc... vous êtes juste...
J'attends des nouvelles.
Comme vous.
J'aimerais tellement être là-bas. Je crois que je pourrais aider.
Vous ne pouvez pas.
Tout ce que vous pouvez faire, c'est les laisser bosser.
Ces gars sont les meilleurs. Ils savent ce qu'ils font.
Le vérin est foutu, il bouge plus.
Je vais faire un drain.
Diaz, son état ?
Mauvais. Tachycardie, tension 12,5.
Syndrome d'écrasement ?
Possibles organes touchés.
Ça draine pas.
Y a des blocs de béton dessous, l'eau passe pas.
Je crois que le débit augmente.
Oui, le trou s'élargit, ça s'effrite, merde.
On appelle du renfort ?
- Un autre vérin, peut-être. - Pas le temps.
Il faut un chirurgien trauma, c'est sa meilleure chance.
Attends, tu veux lui couper la jambe ?
Elle est jeune et en forme. L'hôpital est tout près.
En quelques minutes, on peut y être. C'est sa meilleure option.
J'aime pas cette idée.
C'est pas parce que t'aimes pas que c'est pas la bonne.
Non, non... Je pense à ce que Bobby ferait à ma place.
Pour tout ce que t'as dit, il essaierait de sauver la jambe.
Je suis ouvert aux autres idées, Cap.
J'en vois pas d'autres. Et toi ?
Ravi, retourne aux urgences, trouve un chirurgien.
Dis-lui qu'on doit amputer sur place.
Reçu.
May, c'est parfait.
J'ai stoppé le saignement, mais elle devrait quand même aller à l'hôpital.
T'as un délai de l’arrivée d’une unité de secours ?
Je sais pas quand le 118 rentre.
J'en ai aucune à envoyer.
Et même si j'en avais, les hôpitaux débordent.
Autant de débris spatiaux ?
Un peu, mais surtout accidents de curieux, selfies ratés,
crises de panique prises pour des infarctus, tu connais.
On va la garder ici, la surveiller jusqu'au retour.
- Elle doit pas rester seule. - May, un autre patient arrive.
Attends, il a dit un autre patient ?
Ils ont entendu qu'on soignait les gens.
- Où ça ? - J'ai peut-être posté un truc en ligne.
Délai pour le chirurgien trauma ?
Environ une heure.
Elle a pas une heure. Ils le savent ?
Oui, j'ai tout tenté, même supplier,
mais c'est saturé ici.
Merde.
Je m'en charge.
On t'envoie pas en zone de guerre sans t'apprendre à amputer.
Bon, pas sous l'eau, mais j'ai appris deux-trois trucs en Afghanistan.
Panikkar, prends du sang total et reviens vite.
Reçu.
Je vais chercher une scie dans le camion.
Tu vas me laisser faire ?
Non. Je le ferai moi-même.
Combien de gens à la caserne ?
Presque deux douzaines, et d'autres arrivent, petits bobos surtout,
plus ceux qui peuvent pas rentrer ou veulent pas rester seuls.
Donc le 118 sert d'abri ?
Pas une mauvaise idée en cas de crise.
Et apparemment, c'est pas la seule caserne vide.
On pourrait lancer un appel aux médecins retraités ou hors service,
assistants sociaux, qu'ils aillent aider dans leur caserne la plus proche.
Ça soulagerait les urgences qui débordent totalement.
- On peut diffuser vite ? - Tu serais surpris.
C'est une blague.
Non, sérieusement ? Vous allez lui couper la jambe ?
Non, je ne veux pas.
Écoutez, Cal, dans un monde parfait, vous parleriez à un vrai chirurgien,
mais le monde parfait a quitté l'atmosphère. Donc...
Non. Quelles sont les autres options ?
Attendre.
Que la ville coupe l'eau.
Qu'on détermine comment retirer la dalle de béton de sa jambe,
en espérant que le trou ne s'agrandisse pas
et sans qu'elle fasse un arrêt cardiaque, mais elle mourra probablement.
Elle...
Quoi ? Laurie va mourir...
Mais si vous faites ça, elle vivra, non ?
Si je fais ça, elle a une chance de vivre.
Y a deux heures, on se disputait,
et maintenant je dois vous autoriser à amputer sa jambe ?
Je suis désolé.
Non, elle va me détester.
Au moins, elle sera vivante pour vous détester.
Oui.
Vous avez dit qu'ils étaient les meilleurs ?
Faites ce qu'il faut, mais sauvez-la.
Très bien. Promis.
Préparez tout, j'arrive en bas.
Vitesse bonne, vecteur stable. Vous devriez la voir maintenant.
- On la voit. - Elle paraît loin.
Non, vous êtes dans les temps.
Encore 26 minutes de vol et 33 minutes d'oxygène.
Toujours aucun contact avec l'équipage de l'ISS.
J'espérais qu'ils aideraient à l'amarrage.
Karen ?
Karen.
On doit les guider avant de les perdre.
Toujours aucun contact radio avec la station.
Qu'est-ce que ça veut dire ?
Qu'on doit vous préparer à accoster sans aide, au cas où personne n'attend.
Ça vous va, major Kern ?
L'amarrage, c'est comme le vélo.
Mais vous n'êtes jamais allé dans l'espace.
Je l'ai fait des dizaines de fois en simulateur.
Donc comme un vélo d'appartement en 1972.
Quoi ?
J'aurais dû vérifier avant.
L'Inara II n'est pas faite pour s'arrimer à l'ISS.
Comment ça ?
Hauser l'a pas conçue pour traverser la thermosphère.
Le système est incompatible avec le sas de l'ISS.
Donc que faire ?
Ils vont devoir marcher.
Hen, petit souci devant.
Dans l'espace, même les bonnes nouvelles sont nulles.
Quel genre de souci ?
L'Inara II peut pas s'arrimer sur aucun port, mais ça ira.
Faut juste vous approcher d'un sas externe, vous pourrez entrer directement.
Il y aura une trappe, vous pourrez...
- Allô ? - Allô ?
Ils sont plus là. Vous m'entendez ?
Hen ?
- Hen ? - Hors de portée.
Allô ?
On est seuls maintenant.
On dirait que la station a pris plus cher que nous.
Donc on pourra pas y entrer ?
Oh si, on va y entrer.
Votre épouse a dit qu'on pouvait pas s'arrimer.
Elle a aussi dit que ça irait.
Oui, juste après avoir dit...
On va trouver une solution avant de manquer d'air, hein, major ?
Oui, je crois que je l'ai trouvée.
Vous voyez le sas ouvert là-bas ?
C'est le sas d'air.
On peut pas s'y amarrer, mais je peux nous approcher à fond.
À quelle distance ?
À une dizaine de mètres.
Et après ?
On saute.
OK, sux, roc et 10 ml de kétamine.
Un litre de sang O négatif, c'est tout ce qu'ils ont.
On fera avec.
Capitaine, dis-moi quand injecter.
Capitaine ?
Je te dirai quand injecter.
Je peux encore le faire.
Non. J'attends depuis des mois la fin de ce poste intérimaire.
Ça devrait le faire.
Donne-lui juste le sang.
Tension en baisse, 80 sur 48.
Continue les bolus.
J'arrive au fémur.
Tension encore en chute, 60 sur 32.
La poche est presque vide, chef.
- Continue les bolus. - Elle perd trop de sang.
J'ai presque fini.
Ravi, prépare le plan dur.
Au "go", on y va.
- Sa tension me fait flipper. - Continue les bolus.
Presque fini.
OK. Go.
Eddie, le tapis chauffant.
Ravi, le plan dur, vite.
J'arrive.
Fixez les pinces. Plan dur en place.
Doucement.
Tout en douceur.
On l'a.
Mon Dieu. Laurie. Mon Dieu. Laurie.
Ils l'ont sortie, Cal. Elle est vivante.
Elle a survécu.
Je saurai pas quoi lui dire quand elle se réveillera.
Dites-lui qu'il n'y avait pas de bon choix, mais qu'on a tout fait pour elle.
Et si elle me déteste ?
Qu'elle me déteste, moi.
C'est moi le chef, j'assumerai tout.
Merci, Capitaine.
Merci à vous tous.
Merci.
T'as pris la bonne décision, Cap.
On y est presque. Presque.
Comment on va faire ça ? On va le faire.
On va le faire.
Niveau d'oxygène critique. Oxygénation quatre minutes avant...
Reste calme.
Tenez bon, je la ramène.
Allez.
Mon Dieu.
Ça explique pourquoi personne répondait.
Parker, écoute-moi. Faut que tu restes calme.
- On va mourir là-haut, pas vrai ? - Crise de panique.
Son oxygène chute vite.
Laissez, madame, je suis prof de yoga certifié.
Parker.
Concentre-toi sur ta respiration, sur ton corps.
- Inspire... - Le namasté marche pas.
- Laissez-moi. Regarde-moi. - J'arrive plus à respirer.
Écoute-moi bien :
chaque souffle que tu prends, tu le voles aux autres.
Alors reprends-toi, bordel.
C'est bien.
Qui saute en premier ?
- J'y vais. - Avec tout le respect, madame,
j'attends ça depuis 50 ans.
- Câble sécurisé. - Parker, à toi.
- Niveau d'oxygène... - Les gars !
J'en ai plus !
Plus d'air ! Je peux pas le faire !
Faut que t'y ailles maintenant !
On te suit juste après.
Vas-y !
- Vas-y ! - Merde !
Doucement.
Tranquille.
Tricia, à vous.
Il va pas bien.
Inspire. Expire.
Préparez-vous à fermer le sas.
Tiens bon, OK ? On y est presque.
Allez.
Réveille-toi !
Mon Dieu.
Respire, respire, respire.
On a de la compagnie.
Et pas qu'un peu.
Je dois tout rapporter au chef ?
Si tu le fais, dis-lui que c'était l'idée de ta femme.
Évidemment.
Les hôpitaux pleins, la caserne vide.
Vous avez enchaîné les petits miracles.
C'est ce que papa nous a appris.
Pendant le tremblement de terre, il nous a emmenés à l'église pour aider.
Ça nous a empêchés de trop penser à maman.
Et elle est revenue. Elle reviendra encore.
Elle est en vie, Harry.
Karen a eu un contact. Elle les a envoyés en sécurité.
Allô.
Y a quelqu'un ?
Allô ?
C'est bien ce que je pense ?
Du sang ?
Elle est vivante. Apportez-moi une trousse médicale !
Elle respire, mais à peine.
Contusions à la tempe.
Ecchymoses sur les côtes, probable poumon perforé.
- La trousse, t'en es où ? - J'arrive.
Voyons voir.
Tout va bien. Essayez de rester calme et de respirer doucement.
Tout va bien.
C'est Elon qui vous envoie ?
Non, pire. Tripp Hauser.
Je déteste ce type.
C'est mon fiancé.
Mes condoléances.
Pourquoi vous êtes là ?
On a été pris dans une tempête géomagnétique.
Notre capsule a été endommagée, on pouvait pas redescendre.
Il nous fallait un abri le temps que ceux au sol trouvent comment nous ramener.
Un port dans la tempête géomagnétique.
J'ai eu la chance que vous choisissiez cet endroit.
Peut-être pas pour vous.
Que voulez-vous dire ?
L'ISS est en plein dans le champ de débris.
On a déjà été percutés trois fois. Pas sûr qu'elle tienne une quatrième.
Une quatrième ?
Ça revient.
- Dans combien de temps ? - À peu près...
maintenant. Maintenant !
Accrochez-vous !
Sous-titres : FΛSSTΞCH Addic7ed.com
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