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MFP.
Sous -titrage Société Radio -Canada
Salut, petite friandise.
Glurp. Je dirais même plus.
Glurp.
Appelez les urgences. Je lance un SOS à la police, au SAMU, au Vatican, à Mère
Thérésa, à la SPA. C 'est un meurtrier, un assassin.
Laissez -moi. Au secours. On me kidnappe.
Une petite fricassée de perruche. Je vais me régaler. Il est grand temps de
faire la prière.
Excusez -moi, mais la coutume... Vaut -elle pas que les prisonniers aient le
droit de passer un dernier coup de fil ? Désolé de te décevoir.
Les amuse -gueules sont privées de droit civique. Mais je vais te montrer que j
'ai du cœur.
Je t 'accorde la cigarette du condamné.
Non, c 'est trop pour moi. Je ne peux pas.
Quelle drôle de façon de finir pour un oiseau, non ? Je ne veux pas mourir d
cancer du bec. Ah non, avant la nicotine, avant les goudronnes.
Voilà qui recommence. Coupe et recale -toi en début de boucle.
Pourquoi tu joues ? Daniel, tu as un texte ? Tu peux me dire pourquoi tu en
rajoutes ? J 'avais envie de commenter la situation.
Quelle situation ? Le fait que Betty la perruche se fasse coller une cigarette à
la bouche est parfaitement immoral.
Ce n 'est qu 'un dessin animé, pas une de ces émissions bidons pour un télo. L
'eau, des millions de gosses vont regarder ça. Autant leur tendre un
leur dire, vas -y, fume. Tu voudrais mettre des mots sur la bouche de cette
pauvre perruche alors qu 'elle ne fait aucun mouvement ?
Mais c 'est une voix intérieure, un soliloque, peut -être même la voix de
Tiens, essayons.
Pérusse, tu ne fumeras point, ces acteurs.
Eh merde, demande aux techniciens ce qu 'ils en pensent. C 'est pas immoral d
'inciter la jeunesse de notre pays à fumer ? C 'est pas vrai, je rêve, c 'est
une conspiration.
Daniel, écoute -moi, bonhomme. Cette séance coûte au studio la peau des
Alors, si tu veux être payé, tu t 'en tiens au texte. Si tu veux faire le mat,
ma Gandhi, je n 'ai rien contre, mais tu vas le faire ailleurs.
Très drôle.
Hé, où est -ce que tu vas ? Réfléchis bien à ce que tu fais, parce que si tu
tires maintenant, c 'est plus la peine de revenir.
Il y en a marre de tes caprices de diva. Bon.
Comme dirait Porky Pig.
Bien le bonjour, Lou.
Un désastre.
Et toi, qu 'est -ce que tu as fait aujourd 'hui ? De la peinture.
Ah oui ? J 'ai fait un beau arc -en -ciel.
Papa ? Regarde. Il est là ! Papa !
Je croyais que tu ne pouvais pas venir.
J 'ai réussi à me libérer.
On t 'a encore viré ? Non, pas tout à fait.
J 'ai fait jouer la clause de conscience.
C 'est acteur.
Eh, mon pote, il y a de l 'anniversaire dans l 'air, aussi pareil. De l 'âge de
12 ans, non ? J 'ai une surprise pour toi.
Une strip -teaser ? Non, mieux que ça.
Deux strips ? Encore mieux.
Une fête ? Gagné.
Non. Non, pas de fête.
Maman a dit non à cause de tes mauvaises notes.
Mais votre mère n 'a aucune chance de revenir avant au moins 4 heures.
Préparez -vous, les enfants, pour le grand frisson.
t 'aimerais une récompense.
Voilà.
Tu lui donnes à manger ? Tu veux goûter ? Alors, c 'est bon ? T
'aimes ça ? Tu veux bien rester à tes crottes ?
Du vent ! Allez, dégage ici, va plus loin !
Miranda est là, je vous prie.
Je sais ce que vous cherchez avec ces teintures, mais elles prennent une place
folle.
Et pour les fenêtres, on garde les cadres métalliques, je ne veux pas de
On élimine le tapis perçant et on le remplace par une tapisserie de buissons.
Plus rouge brique que framboise.
Le projet de Union Square.
Ah, c 'est mieux. J 'aime ce fauteuil strictly.
Il faudra acheter une lampe Dick Van Ark, des chaises, mais surtout on évite
chine. Excusez -moi, Miranda, je peux vous interrompre une minute ?
Oui, je reviens. Merci.
Juste une petite seconde.
Je viens de parler au téléphone avec Stuart Dunmar.
Stuart Dunmar ? Il dit être un de vos amis de longue date.
Stuart Dunmar ? Il dépense des millions dans un projet de restauration du vieux
manoir Wellman sur Nob Hill. Il veut en faire un hôtel de luxe à 500 dollars la
nuit. Vous étiez au courant ? Oui, tout le monde en parle.
Il se débrouille très bien.
Je vous le donne en mille. Il a demandé que vous supervisiez la décoration.
C 'est vrai ? Je lui ai dit que vous le contacteriez dès demain. Ah oui, comptez
sur moi.
Madame Hila, j 'ai une certaine Gloria Chané en ligne. Elle dit que c 'est très
important.
Pardonnez -moi.
Oui, Gloria ?
Vous habitez là, madame ? Oui, à mon grand regret.
Où ? Est -ce que vous savez qu 'il est illégal d 'avoir des animaux de ferme
dans une zone résidentielle, madame ? Même quand on en a épousé un ? Vous
aussi devoir répondre à une flatte pour nuisances. Faites -moi confiance, je
vais y répondre moi -même. Je suis absolument confuse de la gêne qu 'a
cette... Ouh, toi, laisse mes bégonias tranquilles !
Merci.
Oh, mon chéri.
Écoute.
Tu nous prends de court. J 'avais l 'intention de nettoyer de fond. Qu 'est
-ce que tu cherches ?
Sois prudente avec ce poney. Il a sifflé des litres de jus d 'orange.
La
fête
est finie, mon vieil.
La voisine t 'appelle et tu viens foutre en l 'air la fête. Bravo.
Mais vraiment, tu as un de ces culots. C 'est moi que tu vas faire passer pour
un monstre.
Tu ne penses qu 'à t 'amuser et moi, je me tape toutes les galères. C 'est vous
qui avez choisi de faire carrière, madame. Je n 'avais pas le choix,
ne m 'as pas laissé le choix.
Même quand je fais l 'effort d 'être un peu drôle, tu t 'arranges toujours pour
en faire des fois plus.
Je pense à ramener un gâteau et des petits cadeaux. Et toi, tu fais venir à
maison tout le saut de San Diego.
Et qu 'est -ce qui nettoie ? Assure -toi, ce n 'est pas des déchets
'est quelques assiettes en carton. Pourquoi suis -je la seule à penser qu
a des règles à respecter ? Râle -bail comme va se passer pour l 'emmerdeuse
cette famille. Ne te défonce pas sur les autres. Le problème, c 'est que c 'est
une seconde nature chez toi. Toutes les occasions sont bonnes pour m 'énerver.
Eh bien, moi, j 'en ai ma claque. C 'est ridicule, mon Dieu.
Si seulement tu passais un peu moins de temps avec ces abrutis que tu méprisais
il n 'y a pas si longtemps.
C 'est avec toi que j 'ai passé trop de temps, Daniel. C 'est fini
Écoute, Miranda, je reconnais qu 'on a des problèmes, mais qui n 'en a pas ? C
'est tout à fait normal. Pourquoi tu dis que c 'est foutu ? Ça fait plus de 14
ans maintenant qu 'on essaie d 'arranger les choses.
Je t 'en prie, ma chérie.
Écoute, peut -être qu 'on a besoin d 'un peu d 'aide.
On aurait peut -être intérêt à faire une thérapie familiale. Le fait d 'en
parler... Non, personne n 'y peut rien.
Et si on prenait quelques jours de vacances ? On amènerait les gosses ?
famille, décroche du boulot, redeviens celle que tu étais.
T 'es quelqu 'un de génial. Daniel, nos problèmes nous attendraient à notre
retour et puis ce serait pareil.
On les ménagera.
Avec un peu de chance, on les aimera en route.
Je t 'en prie, ce n 'est pas amusant.
D 'accord.
Daniel, toi et moi, on a pris des chemins différents.
On n 'a plus grand -chose en commun. Qu 'est -ce que tu racontes ? C 'est si
fort, vivre entre nous.
Miranda, enfin, il n 'y a que ça qui compte.
Non.
Oui, mon, je sais, il m 'a tout raconté.
Oui, mon, j 'ai entendu, j 'ai entendu.
Ben oui, il est là.
Non.
Mon, je crains qu 'il soit pas en état.
Mon, c 'est normal, on le saurait à moins, son ménage se casse la gueule.
Comment ça, il se casse la gueule ? C 'est juste un entracte.
Mon, il est incapable de voir les choses en face.
Oui, on va bien s 'occuper de ton fils. T 'inquiète pas, tout ira bien, maman.
Evelyne, merci pour le pot de confiture.
Attends, je sais pas, elle demande son fond de teint. Tiens, tu lui réponds,
toi. La semaine prochaine.
Oui, je te l 'amènerai, je te l 'amènerai. Une seconde. Tu en mets trop,
'oublie pas que c 'est pour un mec.
Et comment tu le sais ? Eh bien, si.
Non, maman, c 'était au chien que je parlais. Tu défends tout.
Bon, il faut que je te laisse.
Il y a des comédiens qui nous attendent pour tourner une scène. Oh oui,
impeccable. On a un boulot monstre. Tous ces visages à peindre.
Oui, d 'accord, je lui dirai, m'man.
Compte sur moi, m'man, je lui dirai.
Ne quitte pas.
Elle voudrait savoir si tu veux aller habiter avec elle.
Oh non, pas ça.
Il dit qu 'il va y penser, m'man.
Oui, je sais. Nous aussi, on t 'aime. Au revoir, m'man.
Écoute, Daniel, tu sais que tu peux rester ici aussi longtemps que tu
Merci. Mais je pense que ça ne va pas durer. C 'est une crise passagère, je
connais Miranda.
Ça ne peut pas durer.
Madame et Monsieur Hillard, bien que la doctrine en matière de droit de garde
favorise le plus souvent la mère, nous savons aussi, peut -être aujourd 'hui
plus que jamais, avec la multiplication des affaires de divorce, qu 'il n 'est
aucunement dans l 'intérêt des enfants de les priver d 'un père qui les aime.
Néanmoins, attendu qu 'à ce jour, l 'époux Hillard se trouve sans domicile
emploi, la cour se voit dans l 'obligation d 'accorder la garde
enfants à leur mère.
Félicitations. Non.
Monsieur Hillard aura un droit de visite chaque samedi.
Non, je ne suis pas d 'accord.
Le tribunal a rendu sa décision. Ce ne serait pas le moment de dire objection.
Monsieur le Président, s 'il vous plaît.
Chaque samedi, ça ne fait qu 'un seul jour par semaine.
C 'est insuffisant.
Je veux être auprès de mes enfants.
Je vous assure, je rigole pas. J 'ai vraiment besoin d 'être avec eux,
le président.
Les samedis, ça vous paraît peut -être beaucoup, mais ce n 'est pas assez pour
moi. On a toujours été ensemble, eux et moi. Depuis qu 'ils sont nés, j 'ai
toujours été auprès de mes enfants.
Monsieur Hillard, je voudrais ajouter que la décision de la cour n 'est que
temporaire. Quelle chance.
Je nommerai une enquêtrice pour votre cas. Et le tribunal se réunira à nouveau
'ici 90 jours.
Je vous donne trois mois, monsieur Hillard.
Trois mois pour trouver un emploi, le garder, et vous trouver un logement
convenable. Si ces conditions sont remplies, j 'envisagerai la garde
des enfants lors de votre prochaine comparution.
L 'audience est levée.
Eh bien, il y a une petite lueur au bout du tunnel.
Voilà, il est tout chargé.
C 'est ma faute.
Oh non ! Pourquoi tu dis ça ? Tout ça, c 'est à cause de mon anniversaire.
Maintenant, tout est râpé.
Non, t 'as tort, mon fils.
On en serait arrivé là, de toute manière.
Tu sais, tu n 'as rien à voir là -dedans.
Allez, mon grand, tape -là.
Tu es l 'homme de la maison.
Tu restes avec nous.
Je dois partir.
On n 'est qu 'au milieu du livre de Fable.
Qui sait qui va le lire ? Grand -mère le finira avec toi.
Elle est trop nulle. Elle oublie toujours tout plein de pages.
Et elle ne sait pas faire les voix. Et en plus, elle a une trop haute odeur.
C 'est le formol, là.
Tu n 'as pas vu comme elle est bien conservée ?
Ça ne changera rien entre nous.
On a d 'autres tours dans notre sac.
D 'accord ? Je t 'aime très fort.
Je t 'aime aussi.
À bientôt.
Le samedi va arriver très vite.
Oui. Tu me manques déjà.
Toi aussi.
Oh, papa.
Tu es l 'aîné.
Merci, M. le Commissaire.
En tant qu 'enquêtrice, il est de mon devoir de surveiller deux choses.
Votre cadre de vie d 'abord.
C 'est plutôt un dormoir, vous savez.
Donc, veuillez noter que je passerai chaque mardi et chaque vendredi dans la
soirée pour l 'inspecter.
Spaghetti ou raviolis ? Et puis, il y a la question de votre activité
professionnelle. Voici l 'adresse de l 'agence pour l 'emploi la plus proche. J
'ai pris la liberté de vous prendre un rendez -vous.
Merci. A propos, avez -vous une qualification particulière ?
ça oui, je fais des voix.
Je ne comprends pas, vous faites des voix ? Oui, madame, je fais des voix.
Votre planète abrite -t -elle des créatures intelligentes ? Pas du tout,
Je débarque Amérique à l 'heure blanc mariage.
Je te veux, j 'ai envie de toi.
C 'est un contrat de plusieurs millions qui vous ouvrira les portes de la haute
société new -yorkaise. Eh, ma foucassine, le chèque, vous parlerez d
tard, patron.
Approchez -nous, mon épini.
Je veux vous faire un bisou dans le cou.
Cette voiture a été conçue pour vous.
Mon petit Reagan, vous auriez dû épouser Hillary.
Si tu continues, je te mets une baffe, mon chou.
Ce que j 'imite le mieux, c 'est le hot dog.
Monsieur Hillard, vous prenez -vous pour quelqu 'un d 'humoristique ? Oui, tout
à fait.
Il fut un temps.
où je croyais avoir un don de comique, mais vous venez de me démontrer le
contraire. Et je vous en remercie.
Mademoiselle, ce qui importe, c 'est que je retrouve mes gosses au plus vite.
Je ferai ce que vous voudrez.
Je suis prêt à tout.
Excusez -moi. C 'est vous, Tony ? Il paraît.
Je suis Daniel Hillard, l 'acteur.
Bon, c 'est par là.
Ah, tant de chefs -d 'oeuvre.
Et c 'est moi qui devrais les présenter à l 'antenne.
Eh, tu rigoles ? Alors, je fais quoi ? Tu vas vider ces étagères, empaquer et
expédier tous ces films.
Après, t 'attaques ces boîtes -là, t 'empaquettes et t 'expédies.
T 'empaquettes tout ça et tu l 'expédies.
Des questions ?
Après un pacté.
T 'expedis.
Au travail, gros malin.
Je crois que je me suis fait un copain.
Par ici.
Miranda.
Stuart.
Bonjour, Miranda.
Ça fait longtemps.
Oui.
Oui.
Monsieur Dunmar, il revient pour que vous lui soumettiez vos croquis.
Je t 'emmène à la salle de réunion, si tu veux bien.
Comme tu le sais, cette demeure a été bâtie en 1876.
J 'ai essayé, sur ces planches, de répondre au mieux à ton cahier des
C 'est plus joli que jamais.
J 'aimerais traiter le hall en salon de musique et pour ce faire, je me suis
inspirée du style français du second empire.
J 'aimerais aussi installer un piano à queue du 17e siècle.
Tu sais, j 'ai pris beaucoup de plaisir à suivre ta carrière professionnelle
étape par étape.
Des tentures flamandes, une table régence à guillochis de cuivre et peut
un canapé à gland et un lutrin en bois. J 'aimerais beaucoup qu 'on se revoie.
Qu 'on se retrouve.
Une pendule sous cloche ? Les fauteuils rendront bien dans cette teinte pour les
draperiers. Est -ce que tu penses... D 'accord, attends un peu.
Est -ce que tu veux qu 'on dîne ensemble ? Stuart,
c 'est vraiment... Tu comprends, je suis en train de divorcer.
Ça ne marchait plus.
Je suis vraiment désolé.
Ne te sens pas obligé de dire ça.
Non, je t 'assure, je n 'ai gardé aucune rancœur quand tu as fait ton choix.
J 'espère seulement que tu serais très heureuse.
J 'ai même hésité à venir. J 'avais peur que tu refuses de travailler sur ce
projet.
Non, bien sûr que non.
Je suis une professionnelle avant tout.
C 'est très flatteur que tu aies pensé à moi malgré la façon dont j 'ai quitté
ta vie.
Oui, mais c 'est de l 'histoire ancienne.
Je suis en retard. J 'ai rendez -vous avec mon banquier.
Alors... Je peux t 'appeler en ce soir de cette semaine ? Si tu veux.
Je le veux.
Je suis content de t 'avoir revu.
Ça vous plaît ? Je sais, question d 'écho, c 'est pas encore ça,
mais... Ça va venir.
Alors, qu 'est -ce que ça donne ? C 'est bon ? C 'est bon.
Ça peut aller.
Détestable.
Soyez gentil, laissez -moi un peu de temps.
Je suis pas encore habitué à mon nouveau style de vie.
Nous non plus.
Je sais que c 'est très dur.
Ça se ferait à quoi ? Puis, tu sais, les histoires de grandes personnes, c 'est
plus compliqué que tu me crois.
Et comment va -t -elle, la patronne ? Votre mère ? Elle va... Ça me
fait chaud au cœur.
Ça m 'ennuierait qu 'elle attrape des hémorroïdes. Oui, une bonne dysenterie.
Mais papa, c 'est quoi une dysenterie ?
C 'est une maladie infectieuse qui tronche le bide et on a la diarrhée et
vide. Alors on va aux toilettes souvent ? On est à table. Et puis on finit par
mourir. Et on nous enterre. Chris, tu nous épargnes les détails, tu veux ? J
'avais lu un bouquin où c 'était expliqué.
Pourquoi tu veux que maman l 'enterre ? Oh chérie, je ne veux pas qu 'on l
'enterre. Alors pourquoi tu as dit ça ? Papa,
écoute et fais faire un effort.
On vieillit une fois par semaine, c 'est pas énorme.
T 'as raison.
Je m 'excuse.
Je vais réagir.
Nati, j 'aurai plus de vilaines pensées.
Tu me le promets.
Je peux l 'éveiller.
Ça coûte rien.
Elle sera ta princesse.
Oui.
Pourquoi pas.
Mais pour l 'instant, je tiens le rôle du crapaud.
C 'est maman. Mais non, ce n 'est pas possible. Elle aurait une heure d
Préparez -vous, on décolle.
Non, s 'il vous plaît, restez assis. Du calme.
Restez assis.
Vous n 'allez pas vous précipiter au premier coup de klaxon, non ? Elle n 'a
le droit de prendre sur mon temps.
Vous êtes mes gosses à moi aussi, nom de Dieu.
C 'est vrai quand même.
Ah, salut.
Oh, Daniel.
C 'est charmant.
Merci, Miranda. J 'ai pensé à une déco genre camp de réfugiés. Permettez -moi
vous interpréter le thème. C 'est un dur métier que l 'exil.
Oh, mais ton gilet est superbe. Ça rappelle un peu Danse avec les loups, ce
motif. C 'est quoi ton nom de guerre, point dressé devant le juge ? Est -ce
mes enfants ont fini ? Non, nos enfants n 'ont pas fini de dîner parce que tu es
en avance d 'une heure et que tu les avais déjà amenés avec une heure de
Daniel, je suis désolée, mais je n 'ai pas du tout la tête à ça. Je dois passer
à la banque, chez le boucher. Je dois aussi passer mettre une annonce dans un
journal. Une petite annonce ? Super. Tu vas rédiger un poème du style « Femme,
BCBG, cadre sup, cherche un PDG, poissé dans BMW, aimant les OPA ». J 'ai besoin
de quelqu 'un qui me donne un coup de main.
À la maison ? Tu en as vraiment besoin ? Je cherche une femme pour s 'occuper
des enfants quand ils reviennent de l 'école.
Quelqu 'un qui fera un peu de ménage et leur prépare à manger.
Combien tu comptes la payer ?
300 dollars la semaine, ça te va ? 300 ? Je peux lire le texte ?
Oui, j 'ai un droit de regard, je suis leur père.
Il y a autre chose que tu veux voir ? C 'est une proposition ? Non, c 'est fini
tout ça.
Je pense que ça change.
Vous allez bien, mes chéris.
Miranda,
pourquoi ce n 'est pas moi qui le ferai ? Je pourrais les prendre à l 'école et
m 'occuper d 'eux pendant une heure ou deux et après je les déposerai à la
maison. Oh, maman, dis oui. Les gosses en ont très envie.
On verra ça plus tard.
On essaie que ça lui aussi, nom de Dieu.
Les enfants disent de telles choses.
J 'adore.
Aurais -tu d 'autres préceptes à inculquer à notre fille de 5 ans ?
Allez, mettez vos manteaux.
Allez, appuyez -vous.
On s 'en va d 'ici.
Partout ailleurs, je vous aurais demandé de faire un tour par la salle de bain
pour vous laver les mains, mais ici, je ne crois pas que ce soit une bonne idée.
Ça y est, vous êtes prêts ? J 'espère que vous ne serez pas malades avec cette
nourriture. Et n 'oubliez rien, parce que je n 'ai pas l 'intention de
Allez, mes chéris, en route.
On se voit samedi. Embrassez votre père.
Au revoir, mon fils. Au revoir, ma beauté.
Tiens, ton annonce.
Je prends mon sac. Je n 'en sais jamais.
Allô ? Vous appelez pour l 'annonce ? Oui.
Dites -moi qui était votre précédente employeure. J 'étais batteuse dans le
groupe Sévère Crevaison.
Batteuse ? Je voudrais savoir, est -ce que vos gosses sont plutôt calmes ou est
-ce qu 'il faut leur foutre quelques claques de temps en temps ? Je regrette,
mais il faut que je raccroche. Déjà ? Oui, mon nom de baptême c 'est Hilsa
Himmelmann et j 'aimerais savoir combien de jeunes petits -enfants vous avez ?
Deux filles et un garçon, pourquoi ? Oh, un garçon ?
Je ne travaille pas avec des mâles, j 'en étais un moi -même.
Allô ? Ah, Robert,
retourne dans ton placard, ou tu en feras un coup de nerf de baie ! Allô ?
Je suis travail.
Est -ce que vous parlez notre langue ? Je suis au travail.
C 'est dommage, la place est déjà prise.
Le cauchemar.
L 'œuvre de vérité.
Allô ? Allô ? J 'appelle au sujet de l 'annonce classée que vous avez fait
paraître.
Oui ? Eh bien, voudriez -vous me parler un petit peu de vos références ? Très
cher. J 'ai bien passé plus de quinze années au service de Madame Smythe du
manoir d 'Elbourne en Angleterre. On s 'en dit Smythe, non Smythe. Très cher. J
'avais pour tâche d 'entretenir la maison, de préparer les repas et de m
'occuper de leurs quatre glorieux enfants.
Je me suis tant attachée à ces petits anges, mais ils ont grandi comme tous
enfants.
Oh, mon Dieu, c 'est moi qui parle au lieu de vous écouter. Pardonnez -moi.
Maintenant, racontez -moi tout sur eux.
Oui, eh bien, j 'ai deux filles.
Deux joyaux. Comme on dit, la prunelle de vos yeux.
Et un garçon au milieu.
Oh, un petit prince. C 'est merveilleux.
Mais il y aura certainement un peu de cuisine à faire pour les enfants.
Ça ne me dérange guère. J 'adore oeuvrer au fourneau. Mais je suis très
pointilleuse. On ne mange qu 'une nourriture équilibrée avec moi.
ou des estomacs vides. C 'est ma politique.
J 'espère que je ne vous choque pas, très chère.
Non. Est -ce qu 'il vous paraît possible que nous nous rencontrions mardi soir à
19h30, par exemple ? J 'en serais ravie.
Formidable. J 'habite au 2641 Steiner Street.
Steiner, dans le quartier victorien.
Quel est votre nom ? Mon nom ? Oui.
Je croyais vous l 'avoir dit.
Non.
Doubtfire. Je vous demande pardon ? Doubtfire, ma chère.
Madame Doubtfire.
C 'est parfait, je suis ravie de ce premier contact. Oh, croyez bien que c
réciproque. À mardi ? À mardi.
Pour la première.
Tu veux faire de moi une femme ? Tu me combles de choix.
Raconte -moi tout.
Je savais que ça te plairait.
Ça va faire mal ? C 'est de chouiner.
Relâche. T 'es sûr ? Allons, il faut souffrir pour être belle. Vas -y,
profondément. Lève ta paupière instantanément.
Et on y verra que du feu, ça passe sous la périque.
Cet affreux Jojo a déjà les valises à 8h du mat et tu ne penses qu 'à lui tirer
les paupières ? Alors commençons par le fond de teint.
Je ne veux pas te dire.
Ne t 'en fais pas, on va juste te faire un masque. J 'ai l 'impression d 'être
Gloria Swanson.
Non, sa grand -mère.
Prêt pour le gros plan, monsieur Cécile Bédemille ? Allez, mon petit bichon,
fais ta prière.
J 'espère que c 'est des rouges et j 'aime.
Ça, c 'est la couleur de l 'amour.
C 'était sorti un peu l 'air. C 'est que tu es chou. Ma vie n 'est plus la même
depuis que je suis tombé amoureuse de ses copains.
Avec lui, chaque nuit, c 'est la bête des petits cochons.
Il y en a connu d 'autres, mais avec lui, c 'est horride.
Il y a un doute. Ça risque de frayer les enfants. Qu 'est -ce que tu en dis ? C
'est bien. Peut -être que ça fait trop cruel, là, pour des gamins. Oui, tu dois
avoir raison. On essaie autre chose.
Le latex.
Aïe, mon Dieu. Je revois la jetette.
Tout ce qu 'on a fait subir à cette pauvre Abraham, c 'est une injustice.
Non, non, ça fait trop typer, ça n 'ira pas. Oui, je suis allé un peu loin, n
'aie pas peur, on va te créer un personnage sur mesure, mon grand, et
sais que je te laisserai jamais dans la vie. Jacques, je crois qu 'il faut lui
refaire tout le visage. Quelle chance, c 'est joli, ce qu 'on a devant nous.
C 'est mauvais.
Je suis trop jeune pour ce 13 ans. Alors, je le fais plus vieil, mais genre
Shelley Winters ou Shirley MacLaine.
Quelle différence ? Un peu d 'adhésif et une teinture rousse.
Et John Collins ? Ne me demande pas ça, je n 'ai pas la forme.
Par contre, j 'ai du plâtre.
Sous -titrage MFP.
De quoi je l 'ai ?
Détail rissant. Tu ressembles à maman parmi eux.
Qu 'est -ce que c 'est ? Éteignez -moi ça tout de suite.
Allez, levez -vous, vite.
Vous allez accueillir cette dame avec moi.
Et soyez polis, surtout.
Nous parlerons plus tard. Voilà, vous restez là, tous les trois.
Attendez.
Bonsoir. Madame Hillard, je présume.
Oui, je suis Miranda Hillard.
Éphigénie d 'Outfire.
Oui, entrez donc, je vous en prie. Avec joie.
Et voici donc les chérubins. Oui.
Je vous présente Nathalie.
Bonsoir, Nathalie.
Vous sentez le parapet ? Nathalie. Ce n 'est rien, très chère. Elle est toute
pardonnée. J 'ai eu la main lourde avec mon atomiseur. Et à mon âge, vous savez
ce que c 'est. Il ne s 'agit plus de plaire, mais plutôt de ne pas déplaire.
J 'admire ta franchise, Nathalie. C 'est une noble qualité.
Ne t 'en dépare jamais, car on la perd en grandissant ou quand on fait de la
politique.
Regardez ce minois.
Tu me rappelles le petit Stuart ? Le héros le plus gai de la littérature
enfantine.
As -tu lu le petit Stuart ? Oui, c 'est lui que j 'aime le plus.
Par exemple.
Peut -être te le lirais -je si je conviens pour la place.
J 'en suis persuadée.
Et qui est ce fier gaillard ? C 'est Chris.
Bonjour, Christopher.
Bonjour.
Vous avez drôlement de force dans les mains. Vous avez fait du sport ou quoi ?
'ai fait du football.
Je jouais comme gardien de but.
En Angleterre ? Oui, tu aimes aussi le football ? Oui. Oh, quelle chance.
Oui, j 'étais capitaine de mon équipe. Nous avons remporté trois fois le
championnat féminin. Mais ça remonte à des décennies. Oui, mais j 'étais très
disciplinée à l 'époque.
Je faisais passer les études avant tout et je parie que tu en fais autant.
Tu as fini tes devoirs, n 'est -ce pas ? J 'ai encore une rédac. Ah oui ?
C 'est embêtant parce que les jeunes gens qui négligent leurs études seront
privés plus tard de tout un tas de loisirs.
Et qui est cette jeune fille ? C 'est Lydia.
Bonsoir, Lydia.
C 'est pas juste, maman. Pourquoi on a besoin d 'une dame à la maison ? Il ne
manquait plus que ça. C 'est vrai, papa pourrait s 'en occuper. Excuse -moi, ma
chérie, mais crois -tu qu 'il soit convenable de répondre à sa mère devant
parfaite inconnue, si je puis me permettre ?
Non, c 'est que je ne vois pas pourquoi papa ne passerait pas ces heures -là
avec nous.
Peut -être a -t -il raison. Monsieur leur père est peut -être une personne
appropriée. Non, ce n 'est pas la question.
Votre père, ce n 'est pas ma faute.
Si seulement il avait un travail et un appartement décent. C 'est qu 'il est
très... Excusez -moi.
Je suppose qu 'habituellement vous encouragez les enfants à monter dans
chambre avant d 'exprimer vos griefs conjugaux.
Mais si je faisais ça, je ne les verrais plus jamais.
Pardonnez -moi. Vous avez tout à fait raison. Je ne suis pas thérapeute, mais
vois ce que je vois.
Montez -vous déshabillés, j 'en ai pour une minute.
J 'ai été ravi de vous connaître.
Oui, moi aussi.
Bonsoir, Lydia.
Ils ont beaucoup de tempérament.
Oui. Surtout Lydia, elle est à couteau tiré contre vous. Ça c 'est sûr, oui.
Nous vous avons un peu de mal à communiquer. C 'est à cause du divorce.
Vous êtes au courant ? Ces choses -là se sentent. Il suffit de l 'écouter parler
de son père. Vous croyez ? La façon qu 'elle a de déplorer son absence fait
deviner qu 'il n 'est pas marin au long cours. Il lui manque d 'autant plus qu
'il est tout prêt.
Oui. C 'est si triste. Et si nous discutions devant un bon thé ? Oui, très
volontiers. On va le boire à la cuisine.
Avec plaisir. Quelle ravissante intérieure vous avez. Vous l 'avez
-même. Oui, j 'ai tout fait. C 'est d 'un goût exquis.
Comme c 'est charmant, très chère. Merci.
Vous trouverez ici mes références.
Merci. Je vais faire bouillir un petit peu d 'eau. Non, non, non. Je vais me
charger de tout ça. Vous avez eu une rude journée. Asseyez -vous sagement sur
tabouret. Et c 'est moi qui vous servirai.
Merci.
C 'est très aimable de vous.
C 'est la moindre des choses.
C 'est un CV impressionnant. Merci.
Une formation d 'aide -soignante.
Ah, c 'est beau.
J 'ai surtout mon brevet de secouriste, car on ne sait jamais ce qui peut
arriver avec ces petits fous. Ils sont si insouciants. Ils peuvent avaler n
'importe quoi. Il faut savoir leur faire vite recracher.
Eh, voyons.
Oh, je me réjouis de voir que chaque chose est à sa place.
Quelle organisation.
Et vous avez tout étiqueté. C 'est pensé.
Je vous félicite. Mon ex -mari trouvait ça ridicule. Ah, il avait tort.
J 'ose croire que vous n 'avez pas divorcé pour ça.
Non.
C 'est si dommage, parce que le mariage est une telle bénédiction.
Tout comme le divorce.
Daniel est quelqu 'un de difficile à supporter au quotidien.
Mais les enfants adorent leur père.
Pas besoin d 'être médium pour le deviner.
Ou alors, on peut dire que vous trouvez vite vos marques dans une cuisine.
Mais que tout y est si accessible, rationnel. Je m 'étonne d 'ailleurs qu
'y ait pas d 'étiquette sur les petites cuillères.
Vous me rappelez une personne, mais... C 'est drôle.
À croire que je vous connais depuis des années.
Peut -être nous connaissions -nous dans une autre vie.
Je voudrais tant que vous acceptiez de travailler ici.
Alors, je dis.
C 'est vrai.
J 'en fais très honoré.
À nous.
À nous.
Et au début d 'une longue collaboration.
Bonsoir, mon ami.
Bonsoir, madame.
Qu 'est -ce qu 'on se caille ce soir, hein ? Cette saison.
J 'espère que vous avez une couette bien chaude pour vous en mitoufler.
Aïe, aïe, aïe, mon dos.
Je te jure.
Si je chope le salopard de misogyne qui a inventé les talons hauts, je le tue.
Oh, quel enfer.
Excusez -moi.
Mademoiselle Selmer.
Nous nous sommes déjà vues ? Non.
Mais Danny m 'a si souvent parlé de vous.
Je suis sa soeur.
J 'avoue que nous avons quelques années d 'écart.
Vous avez ses yeux.
Je ne les aurai que s 'il me les lègue à sa mort.
M. Hillard est là. Il était prêt depuis que je lui ai rendu vie. Ce soir ? Oh, c
'est magnifique.
Je me dépêche de le prévenir si vous voulez bien l 'attendre ici un instant.
Non, je monte avec vous.
Non. Pourquoi ?
Parce que le juge m 'envoie chaque mardi et vendredi soir pour inspecter son
appartement. Ah, oui, je me rappelle maintenant qu 'il m 'a parlé de cela.
Écoutez, vous ne préférez pas attendre ? Il y a trois étages assez raides à
grimper. Si vous y arrivez, j 'y arriverai. J 'espère que vous avez le
solide. Je vous rassure.
C 'est que je ne voudrais pas avoir à vous porter.
Cette porte.
Entrez donc, très chère.
Entrez, soyez la bienvenue.
Et voilà le jardin secret de Daniel.
C 'est à moi, désolé.
Je m 'étends de désordre.
Bien.
Mettez -vous à l 'aise, je me prépare. Il se prépare, je lui dis de faire vite.
N 'ayez pas peur, j 'arrive tout de suite. Une seconde. Danny ! Danny, c
moi. Où es -tu ? Il est là. Je l 'ai trouvé, l 'animal Danny.
Mademoiselle Selner voudrait te voir.
Quoi ? Il est ici ? Oui, je te le dis. J 'arrive, j 'arrive. Je suis à vous,
Mademoiselle Selner. Je sors de la douche.
Je crois que vous allez être très fiers quand je vous dirai ce qui m 'arrive.
Il y a du changement, c 'est très intéressant.
Sachez que je ne suis plus tout à fait le même homme. Je suis devenu un père
modèle.
Il va arriver, il est en train de se changer.
Vous allez boire du petit lait, il y a de tels changements dans ma carrière.
Vous allez enfin pouvoir respirer. Je commence à être moi -même.
Les choses se mettent à prendre forme et je me sens tellement plus léger.
À un moment, je m 'arrachais les cheveux.
Mais c 'est fini. J 'ai repris du poids de la bête. J 'ai réagi de façon virile.
Ben oui, on peut le dire.
Et je veux me mordre dans la vie à pleines dents.
J 'arrive tout de suite, mademoiselle Selner.
Croyez -moi, plus jamais je ne perdrai la faim, mademoiselle Selner.
Mademoiselle Selner, comment allez -vous ? Content de vous voir. Si vous vouliez
du fromage, il faut aller me le dire.
Bon, vous serez heureuse d 'apprendre que j 'ai décroché pas moins de deux
emplois, l 'un pour une émission de télévision éducative, sacrée
Et le second ? Homme de ménage, mais pas chez moi.
Oh, petite coquine. Votre sœur est anglaise ? Elle est à moitié anglaise,
côté de sa mère.
Comme c 'est ma demi -sœur, ça me donne un huitième de son anglais, mais j 'en
sais rien, j 'ai jamais été très fort en maths.
Quand il était jeune, mon père allait à la bougeotte.
Alors, il a été piloté pour les Anglais pendant la guerre. Et un jour, qu 'il
était en permission à Londres, il a rencontré une ravissante infirmière. Et
voilà, ma sœur est un fruit de leur passion.
Désolé, ce sont ceux de ma sœur, pas les vôtres.
Je reconnais qu 'elle n 'est pas très soigneuse avec ses affaires, mais elle
sait vous préparer le thé de façon divine.
Oh, vraiment ? Oui.
Eh bien, j 'adorerais une bonne tasse de thé.
Oh, quelle excellente idée. Je vais la chercher.
Sœurette !
Sous -titrage ST' 501
Madame, mademoiselle Hélène.
Qu 'est -ce que c 'est ? Je prendrai le sucre dans mon thé.
Votre petit.
Je vous l 'apporte tout de suite.
Je finis de vous le préparer. Du sucre, un morceau de... Le thé.
Le thé, le sucre, l 'eau de chande. Ça vient, ça vient, ça vient. Très bien,
très bien. Tout de suite, votre petit.
Arrêtez ! Arrêtez ! Mon
chauffeur
!
Désirez -vous un peu d 'aide ?
Non, merci.
J 'aurais plutôt besoin de... J 'aurais plutôt besoin d 'un visage. Je vais
trouver ça.
En êtes -vous sûre ?
Je vous ai fait peur. Je vais ressembler au Yeti là -dessous.
Et mon masque de nuit, elle aimerait une recette de bonne femme qui se transmet
de mère en fille. C 'est un bain d 'œufs battus, de crème fraîche, de sucre
semoule, de vanille et d 'une petite goutte de kirsch. Ah, bien voilà, vous
votre crème et votre sucre. C 'est formidable.
Ah, il ne me reste plus beaucoup de thé. J 'en refais encore une goutte.
Hélas, je vais devoir vous quitter. Je fonds comme un cornet de glace au soleil
de midi.
Je vais chercher Daniel. Il va prendre le relais.
Une seconde.
Daniel ! J 'arrive ! On se parlera plus longuement un autre jour. J 'y compte
bien.
Elle a eu un accident.
S 'il te plaît, cette fois, fais attention à cette pauvre grand -mère.
Oui, j 'irai.
Mais pourquoi je suis pas fils unique, moi ?
Sous -titrage ST' 501
Allons, tout le monde. C 'est l 'heure de faire marcher vos neurones. Vous avez
encore bien des devoirs à faire pour demain.
Oui, mais après Dick Van Dyke.
Non.
Maintenant.
J 'ai dit non.
On regarde toujours les épisodes de Dick Van Dyke.
Ah oui ? Eh bien, adieu, Dick Van Dyke.
Maintenant, vous allez vous plonger dans vos études.
Mes petits agneaux, certes, jusqu 'ici, vous vous la couliez douce, mais sachez
qu 'avec moi, vous devrez naviguer beaucoup plus près du vent. Entre 15h et
c 'est moi qui commande. Et quand je commande, vous devez vous plier aux
consignes, ceux qui iront à leur encontre.
Ceux qui ne respecteront pas l 'horaire seront réprimandés.
Réprimandés ? Elle délire.
Je ne conseille pas d 'essayer.
Qui s 'y frotte, s 'y pique.
C 'est pas juste.
La ferme. Ouais, t 'aurais mieux fait de te taire.
Est -ce une mutineuse ou une rébellion, moussaillon ? Y a -t -il des dissensions
dans les rangs ? On continue les travaux manuels et on oublie les cartables ?
Non, on obéit.
Avocayez, le monde appartient à ceux qui apprennent leur géo. Allons -y.
Fuyez devant moi.
Gauche, droite, en avant, petit soldat.
Vitaminez -moi ces cervelles.
Faites -moi gonfler ces boîtes crâniennes.
Papa me manque.
Maman, encore plus.
Papa est là, mes chéris.
Enfin, si on peut dire.
Voilà.
Voilà.
Merci de m 'être venu.
Oh, c 'est calme. C 'est pas moi.
Non, non, non.
Stop.
Rien à voir. Oh, ça a tourné.
Cette sauce hollandaise, elle sent le cœur du bonnet.
C 'est chaleureux ici.
J 'ai déjà des bouffées de chaleur.
Je vous
dois
? 135 dollars et 27. Pourquoi ? 135 dollars ? C 'est cher.
Et 27.
4 menus et 20 dollars pour la course. La course ? Parce que vous appelez de
faire une course rapide ? 140 dollars.
Vous avez la monnaie ? Non.
Allez,
bonsoir.
Vous êtes là ? Mais où est -ce que vous étiez ? Dans nos chambres, en train de
faire nos devoirs. Madame Dodd -Spire nous a obligés. Oh, elle a fait ça.
Vous faisiez vos devoirs ? Oh, mes anges.
Bonsoir.
Regardez -moi cette maison. Quelle merveille. Toutes briquées de neufs.
Le dîner est servi, madame.
Je dois rêver ? C 'est
superbe.
Madame Dottweiler ?
Tu vas attraper froid, Lydia. Rentre à la maison.
Je... Je tenais à m 'excuser pour mon comportement d 'aujourd 'hui.
Oh, chérie, ce n 'est rien. Non, madame, je suis vraiment désolée.
C 'est que je me sens un peu déboussolée en ce moment par ce qui arrive.
Nous le sommes tous.
Quoi ? Je veux dire qu 'on ne saurait être insensible à ce genre de situation.
Et puis je voulais aussi vous dire merci.
Pourquoi ? Parce que maman est heureuse.
Elle n 'a jamais été aussi bien depuis... Je ne me rappelle plus.
Ça faisait très longtemps.
Ah oui ? Oui.
Oui, bon, je dois me coucher maintenant. Oui, va, va.
D 'accord.
Merci.
De rien.
Bonne nuit. Bonne nuit.
Bonsoir, milady.
Que ça fait plaisir de vous voir. Moi aussi, c 'est toujours une grande joie.
Ah,
ce côté méditerranéen, ça me plaît beaucoup. On sent la femme,
vigoureuse, naturelle.
tel que Dieu a voulu que vous soyez.
Ah, il a brisé le moule quand il m 'a faite.
Vous savez, je suis très spécial.
Ça, j 'en suis certain.
Oui, moi aussi.
Voyez, m 'excuser, il fallait que vous cuidiez.
Puis elle l 'embrassa et il se mit à rougir. Où sommes -nous ? demanda Petit
Stuart, toujours curieux de savoir où l 'amènerait son merveilleux voyage.
Que c 'est joli !
Merci d 'avoir regardé.
Cassez -moi la mer, ce petit moyeu.
Tiens, l 'amoureux transi est là.
Superbe voiture pour un don juin.
On n 'est jamais à l 'abri des vandales de nos jours.
On était en fin de première année d 'art déco.
Et votre mère devait dessiner les plans d 'un bateau de plaisance.
On se connaissait à peine.
Moi, j 'étais sérieux.
Laisse ma photo, donne -moi ça.
Tu le méritais bien.
Pire que les dents de la mère.
Oh, le joli tableau de famille que voici.
Oh, madame d 'Apfer.
Miranda, quelle agréable surprise de vous voir déjà rentrer.
Qui est donc, monsieur, votre visiteur ? C 'est Stuart, un ami. On évoque des
souvenirs. Oh, tiens, tiens.
Voici la fameuse Madame d 'Outfire.
C 'est un plaisir de vous rencontrer.
Je dois dire que Miranda ne tarie pas des loges à votre propos.
Ah, il ne parle jamais de vous.
Non ? Non.
Ah, bien.
À bientôt, j 'espère.
Oui. C 'est ça.
J 'ai un hôtel particulier en plein cœur de Londres. C 'est un peu le berceau de
ma famille. Et vous, d 'où êtes -vous ? D 'ici et d 'ailleurs, Londres est si
vaste. Oui.
L 'introduction est un petit peu spéciale. Votre bronzage l 'est aussi.
Oh, mais j 'y pense, vous allez peut -être pouvoir me dire d 'où provient
chose. Ah oui, c 'est de la Mercedes.
De votre Mercedes ? Très cher, c 'est à vous cette superbe voiture qui est garée
dehors. C 'est idiot, vous savez, on prétend que les hommes qui se paient de
gros engins le font afin de compenser la petitesse de leur sexe. Mais ça ne s
'applique pas à vous, car je devine que vous êtes un si mignon jeune homme.
Ravie de vous avoir connue. Pas tant que moi.
Madame Doubtfire, est -ce que je pourrais vous parler un moment ? Oui,
Pourriez -vous rester quelques heures de plus avec les enfants ? Stuart, quel
drôle de nom. Est -il domestique dans les avions ? Ne plaisantez pas, Madame
Doubtfire. Excusez -moi.
C 'est à clear.
En fait, on s 'était perdu de vue. Et on s 'est retrouvés. Où j 'y suis ? Je ne
sais pas ce qui m 'arrive. Je vous sens toute guillemette. Un kiné fabuleux.
En un sens, oui, si vous êtes attiré par le genre playboy.
Mais personnellement, je préfère les petits comiques poilus.
Eh bien, mais il veut juste m 'inviter à aller boire un verre. Je ne risque pas
grand -chose, qu 'en dites -vous ? Oh, ne faites rien, très chère, car les
hommes ont toujours des arrières -pensées.
Tout ça est d 'abord professionnel. Je serai assise à siroter un petit cocktail
de fruits et nous passerons hors -vue des papiers peints. Écoutez, Miranda,
cessez de faire la gamine et redescendez sur terre.
Ne sentez -vous pas sur vous son regard vicieux.
Vous allez trop vite en affaire.
Vous venez à peine de divorcer. Reprenez votre souffle.
Laissez vos draps refroidir avant d 'ouvrir au premier venu le lit qui fut
conjugal.
Madame Doubtfire, vous me permettez une question ? Certainement.
Quand avez -vous, après la disparition de M.
Doubtfire... Winston.
Winston, retrouvé l 'envie de...
Jamais.
Jamais ? Plus jamais.
Plus jamais ? Si Dieu a voulu que le père de vos enfants...
La seule et unique solution, c 'est le célibat, l 'abstinence.
L 'abstinence ? Pour la vie. Et si vous rompez ce vœu chaste, que le Seigneur
vous vienne en aide.
Bonne chance.
C 'est gentil à vous.
Très pondérante.
P -R -E -U -P -O -N
D -E -R -A -N -C -E. Bravo.
Discriminé.
D -I -S -C -R -I -M -I -N -E -R.
C 'est excellent.
Tu vas m 'excuser, ma chérie. Un besoin naturel.
Révise la suite.
Je reviens.
Oui.
Qu 'est -ce qu 'il y a ? Oh,
mon Dieu ! Reviens ! Lydia, Lydia, vite, il faut appeler les flics ! Il faut
appeler les flics, j 'ai la trouille ! Mais pourquoi tu cries ? Madame
Doubtfire, c 'est un... C 'est une... Elle est à moitié femme et à
moitié homme. Quoi ? Oui, je te jure ! Attendez -vous, calmez -vous, s 'il vous
plaît ! Je vous calme ! Dans les burnes ! C 'est ça ! Elle en a ? Est -ce qu 'il
va avec ? Bon, écoutez... Dis -moi, je ne suis pas ce que vous croyez ? Ouais,
comme toujours.
On reste polis, jeune homme.
Oh, mon Dieu.
C 'est toi ? Oui.
C 'est toi ? Oui, chérie.
Mais ne me dis pas que tu aimes te déguiser en femme, c 'est dégoûtant.
J 'avoue que c 'est confortable. Non.
Non, non, non, c 'est la plaie, c 'est une vraie galère.
C 'est pas par plaisir, c 'est un boulot.
Je vais pas dans les bars me faire draguer par des vieux cochons après le
travail. C 'était la seule manière que j 'avais de vous voir tous les jours.
Qui t 'a aidé ? Oncle Franck et Tom Jack.
C 'est vraiment toi, là -dessous ? Je crois.
C 'est juste un masque et un rembourrage. Je n 'ai subi aucune
Tant mieux.
Désolé de vous avoir effrayé. Viens là, Chris.
Non, ça ira. Je suis là.
C 'est juste que je n 'ai pas vraiment envie de t 'embrasser.
Pas tout de suite.
Normal.
Réaction de mec.
Oui.
Une chose est sûre.
C 'est que votre mère ne doit rien t 'avoir.
Parce que si elle l 'apprend, c 'est derrière les barreaux que je vous
Et aussi, il ne faut rien dire à Natty. Elle vendrait la mèche.
Alors vous me le promettez, ça reste entre nous trois.
On se le jure ? Oui.
Le rhinosaure était herbivore, mais le tyrannosaurus rex est
un carnivore.
Le paléoreptile
saurichien et le
paléovolatile ornithischien.
Partons ensemble là où aucun être humain n 'a jamais été.
Oh non.
Eh bien, commençons par un premier animal. Lequel fait le dinosaure ? C
celui du milieu, je crois. Non, faux, ils ont tous disparu.
Il faut être vraiment malade pour continuer d 'imposer ça aux gosses.
Il faudrait faire défiler une bande. Attention, cette émission risque de
provoquer des états de somnolence.
C 'est incroyable.
Ce gars -là me faisait déjà roupiller quand j 'étais petit.
Il est monstrueux. Il est aussi chaleureux qu 'une boule de neige. Et
beauté, c 'est pas vraiment Mick Jagger.
Je voudrais bien tenir l 'imbécile qui l 'aide ce gars à sévir à la télé depuis
25 ans.
C 'est moi.
Jonathan Lundy.
Jonathan Lundy, le maître des lieux.
Moi, c 'est Daniel Hillard, futur ex -employé.
Ah, peut -être bien.
C 'est amusant.
Non, écoutez, c 'était pas pour critiquer.
Enfin, c 'est plus fort que moi, il y a des choses qui m 'enversent. Critiquer
tant que vous voulez, c 'est tellement nul. Non, je vais l 'arrêter. On perd de
l 'audience un peu plus chaque jour. Non, non, il est trop nul. Je crois que
'ai la solution.
Peut -être que vous devriez repenser tout le concept de l 'émission. Peut
faire une émission où la musique reste à place.
On verrait le Tyrannosaurus Rex débouler en chantant.
L 'artiste, tu te manques le derchou, je dois t 'aider. Cette expédition va
partir à New York par l 'avion de 4 heures. Oui, Tony.
Et que ça saute. Tony, c 'est M. Landy. Quoi ? Il sait qui je suis, normal.
Dites, ça vous est jamais arrivé de vouloir faire un arrêt sur image d 'un
moment de la journée, de regarder et de dire, hé, c 'est pas ça ma vie ?
Oh, Miranda.
Pourquoi êtes -vous rentrée si tôt ? Je me suis souvenu que j 'avais rendez
-vous.
Avec l 'enquêtrice sociale, mademoiselle Zellner.
Je n 'en reviens pas de cette nouvelle.
Eh bien...
Elle dit que Daniel partage ce qui lui tient lieu d 'appartement avec une femme
qui prétend être sa sœur.
Celui -là, quand il aura fini de mentir.
Mademoiselle Selner a probablement fait une erreur.
Elle doit avoir tant de dossiers à traiter.
D 'ailleurs, comment aurait -il pu vous remplacer si vite ? Il paraît qu 'elle
est plutôt grosse et qu 'elle fait vieille chouette énervée.
Étonnant.
Madame Doubtfire, il y a une chose qui m 'intrigue.
Avec votre époux, j 'imagine que vous avez eu votre nouveau problème.
Bien sûr, bien sûr que le couple n 'en a pas.
Mais comme je dis toujours, on oublie vite ce que furent les mauvais moments
pour ne garder en mémoire que le bonheur. Tel est le miracle de l 'amour.
Excusez -moi. Allez -y.
Quand je vois cette viande froide, ça me rappelle Winston.
Que Dieu ait son âme.
Il est décédé depuis longtemps.
Il y aura huit ans, le 3 novembre.
Parlez -moi.
Il a fait un penchant pour l 'alcool.
C 'est l 'alcool qui l 'a tué.
C 'est affreux, votre mari était alcoolique. Non, un camion de bière l 'a
heurté.
C 'est au sens littéral du mot que l 'alcool l 'a tué. Que c 'est tragique.
Oui.
C 'était un homme tellement bon.
Un saint homme, mon mari.
Malgré sa montagne de défauts et qui n 'en a pas sur terre. Comme je dis
toujours, mieux vaut un bandit que pas de mari du tout.
Ai -je encore besoin d 'un mari maintenant que je vous ai ? Je suis sûre
vous n 'êtes pas sérieux.
Vous êtes gentille.
Vous ne pouvez pas savoir ce que c 'était pénible de vivre avec Daniel.
Racontez -moi ce qu 'il y avait de si horrible chez cet homme avec lequel vous
avez vécu 14 ans.
Au début, rien.
Il était... Il était si romantique, si passionné. Vraiment ? Vous dressez le
portrait du parfait étalon.
J 'espère que mon franc -parler ne vous choque guère.
Comment était -il ? Sur une échelle de 1 à 10 ? Eh bien, sur ce plan -là, je
dois avouer... Ça, elle est... Quoi, c 'est tout ?
Ce devait être un Casanova comparé à ce pauvre Winston.
Que reprochiez -vous à Winston ? Pour Winston, les travaux d 'approche
consistaient à me dire en position et fille.
Chez Daniel, sa spontanéité et son énergie que j 'ai trouvées sublimes.
Ah oui ? Je trouvais les autres si organisés, stéréotypés, dans mon
genre.
Il était merveilleusement différent et me faisait rire.
Il avait de l 'humour à revendre. Comme je dis toujours, le rire est le meilleur
ciment du couple.
Au fil des années, sa façon d 'agir m 'a rendue folle.
Pourquoi ? Je me tuais à travailler au bureau et lui était toujours entre deux
jobs. Je voyais à peine les gosses et le soir, quand je me dépêchais de rentrer
pour leur consacrer un peu de temps, je trouvais une maison dévastée et je me
coltinais le minage.
Il ne l 'a jamais su, mais combien de fois j 'ai...
J 'ai pleuré dans mon lit.
C 'est vrai ? La vérité, c 'est que je haïssais le personnage
dans lequel je m 'enfermais.
Je devenais horrible, je ne le supportais plus.
Je ne voulais pas que mes gosses grandissent avec une mère acariâtre.
Je me sens beaucoup mieux depuis qu 'il n 'est pas là.
Et je parie qu 'il est mieux depuis qu 'on est séparés.
Vous n 'avez jamais... Je veux dire, vous avez essayé de lui en parler
? Daniel fut et tout ce qui ressemblait à une discussion sérieuse.
C 'est un garçon qui était capable de décrocher la lune.
Alors évidemment, il n 'avait pas les pieds sur terre.
Et bien sûr, c 'est moi qui devais être sérieuse pour tout le monde.
C 'est génial. Ça doit être un club très fermé. On doit pouvoir tremper son
orteil qu 'après l 'acceptation du dossier.
Ça, c 'est une vraie piscine.
On ne rencontre pas de corps aussi esthétiques dans la nature. Vous croyez
le sais.
Regardez ce que tu as. Sur le plongeoir. J 'admets que c 'est un beau morceau.
Et tout ça, ma petite Nathie, grâce à la liposuction.
J 'espère qu 'il porte une coquille. Quand on plonge d 'aussi haut, il y a de
quoi craindre le pire. Allons lui dire qu 'on est là. Allons -y voir ce bel
arbre. Comme c 'est chaleureux tout ça.
Bonjour.
Bonjour. Content d 'être là ? Oui.
Ça fait plaisir que vous ayez pu venir.
L 'eau doit être froide, vous êtes tout grenu.
Vous êtes moins gros que mon papa Daniel.
Oh, Mathieu, tout le monde n 'a pas un prof de gym particulier.
Alors, on va piquer une tête, vous avez vos maillots de bain ? Nous, on peut y
aller. Tant mieux.
Et vous, Madame Doubtfire ? Vous êtes un vrai fripon. Tous ces corps dénudés ne
satisfont -ils pas vos yeux gourmands ? Allons, allons, Madame Doubtfire, ne
soyez pas punibonde. Les piscines sont interdites aux baleines. Ça ferait
du Titanic.
Ne vous baignez, Madame Doubtfire.
Oh non, non, un autre jour. Je suis bien ici. Je vais rester au soleil à rôtir
un peu. Une insolation par an, ça me suffit.
Très bien, oui.
Les enfants, on y va ? Allez, c 'est par là que ça se passe. Allez -y, je me
débrouille. On y va.
Si vous désirez quoi que ce soit, c 'est sur mon compte.
Vas -y, touche -moi encore et tu te retrouves noyé au fond de la piscine.
Je vais rester ici.
Je vais te regarder me voler ma femme et mes enfants.
Je suis content.
C 'est sympa ton chapeau. Tu me le prêteras ?
Qu 'est -ce que j 'ai fait au bon Dieu pour mériter ça ? Cette type me frit les
nerfs.
Sûrement une autre.
Quatre thés glacés, Todd.
Il est 11, tu vois. Ils sont à qui, ces morveux ? À Miranda Hillard.
Miranda Hillard ? La femme avec qui je sors.
Tu rigoles, non ? Toi, l 'homme qui avait juré de ne jamais avoir d 'enfant
qui refusait de sortir avec une femme si elle en avait.
Y a que les abrutis qui changent pas.
Ouais. J 'approche la quarantaine, j 'ai pas envie de me retrouver tout seul
comme un vieux con.
C 'est qu 'elle a beaucoup de bagages.
Trois gosses, trois gosses super.
Et je peux te dire que je m 'entends vraiment bien avec eux, surtout avec la
dernière, Nathalie.
Elle est adorable.
En l 'occurrence, ils ont besoin d 'une image de père un peu plus folichonne que
celle qu 'ils ont connue jusqu 'à présent.
Pourquoi et comment leur vrai père ? Oh, qu 'est -ce que tu veux que je te dise
? Un acteur raté. Bon, je te laisse.
Un acteur raté.
cuisine qui paraissait en colère contre vous. Vous ne leur aviez pas laissé un
pourboire. Quel bande de terroristes. Voilà qui lance des attaques à fruits
armés. Ne vous inquiétez pas. Ne vous inquiétez pas, je l 'ai repéré.
Encore un citron de gâchis.
Acteur Roi, tu es... Qu 'est -ce que tu as ? Tu veux ma photo ?
Chers petits amis, nous allons repartir dans le monde des dinosaures. C 'est la
danse des dinosaures.
Et maintenant, le king.
Bienvenue à Las Vegas.
Hey, tout ce que tu viens pouper, on l 'applaudit tête belle blonde, on l
'applaudit bien fort. On continue, les copains.
Mesdames et messieurs, le monstre de la soul music.
Notre maître à tous, James Brownosaurus.
À tous les coups.
Je suis dans le coup.
J 'habite l 'Afrique.
À tous les coups.
Fais quelque chose pour moi. C 'est la zone. Oui, c 'est la zone. Je suis
menacé. OK, merci beaucoup, James. Mais maintenant, écoutez bien.
C 'est le rap du raptor.
C 'est moi, le raptor.
Je règne sur la terre. Je l 'ai dans l 'ombre. Mes frères, je vous fais peur. J
'espère. Yo, yo, c 'est moi. Je fossilise dans le sous -sol.
Je me repose dans ces formes de pétrole.
Oh, mais vous l 'avez... Très impressionnant, monsieur Lillard.
J 'ignorais que j 'avais un public. J 'avais envie de m 'amuser un peu. J 'ai
tout regardé. Je ne l 'ai jamais vu. Ah bon ? Merci.
Les gosses adoreraient.
C 'était pédagogique et ludique en même temps.
En tout cas, c 'est ça ma théorie. Je prétends qu 'on peut s 'amuser tout en
apprenant. On peut mélanger les genres.
Je serais ravi que vous m 'exposiez vos idées.
Mes idées ? On pourrait se croquer un morceau ? Oui.
Ce vendredi, pourquoi pas chez Bridges à 19h30, tapante.
Ça marche.
Cinq minutes de pause.
Non, cinq minutes dans l 'année. Vous êtes morts, les mecs.
Et bien voilà, c 'était notre premier repas fait à la maison.
J 'ai fait des progrès, non ? C 'était carrément délicieux, papa.
Et bravo pour la sauce. J 'ai enlevé les spaghettis. Oh non, merci, j 'ai plus
de place.
Vous voulez pas les croutons à l 'ail ? Je les ai faits moi -même. Enfin bon,
disons que je les ai passés au four.
Oh, c 'est déjà pas mal.
C 'est vrai, la part est géniale, la bouffe est super.
Je suis vraiment fière de toi.
Oui, moi aussi.
Merci de m 'attraper.
Ça a changé.
Je vois que tu as trouvé une perle qui s 'occupe de tout.
Non.
Tu... Hello, les chéris.
Ils sont prêts ? Non, ils n 'ont pas encore mangé leur dessert.
C 'est toi qui... Je cuisine, je pâtisse, je coupe.
Depuis que je suis abonné à mon foyer, ma maison est un vrai palais.
Je ne m 'attendais pas à ça.
Alors donne -moi une seconde chance, d 'accord ? Laisse -moi voir les gosses
après l 'école.
Tu voudrais que je me sépare de Madame Doubtfire ? Pourquoi pas, Miranda ?
que depuis qu 'elle est chez nous, tout va bien mieux.
Les enfants travaillent très bien à l 'école.
Chris a la moyenne dans toutes les matières. Et je me surprends à quitter
bureau plus tôt pour profiter d 'eux au maximum.
Je t 'assure que ça tient du miracle.
Ça a l 'air trop beau pour être vrai. Ça ne peut pas durer.
Mais...
C 'est la noire que j 'aime le plus.
Moi aussi.
J 'en sais rien. Madame Dordfeuille ? Oui ? On aurait besoin d 'un avis
supplémentaire. Je suis la femme qu 'il vous faut.
Laquelle des deux ? C 'est pour quelle occasion ? C 'est mon anniversaire.
Stuart m 'emmène au restaurant.
Aucune.
Aucune ? Elles sont bien trop voyantes. Comment dire ? Elles font gourgandine.
Le rouge est la couleur traditionnelle des péripététiciennes. Et la robe noire
est bien trop courte. Vous vous êtes épilé ? Ces robes donnent l 'image d
femme facile.
Oubliez cela, très cher. Soyez le Kilimanjaro à votre premier rendez
Inaccessible. Achète -t -on la vache si le lait est gratis ? Non, trouvons un
vêtement qui convienne mieux à votre âge. Quelque chose d 'un peu moins
tabaleille.
Voyons.
Celles -ci, de bon goût, les grandes.
Qu 'en dites -vous ? Elle est très austère. Je l 'avais mise au funérail d
grand -tante en 76.
Les classiques ne meurent jamais. Il est temps de les faire revivre. Bon, hé,
les filles, qu 'est -ce que vous en dites ? À votre avis ? C 'est évident,
noire, la courte.
Oui, elle est plus mieux.
Vous voyez, on est d 'accord.
Bien, je la range à sa place.
Vous me demandez mon opinion, vous ne la suivez pas. Je décline toute
responsabilité quant à votre... Allons, vous serez là pour me protéger.
Comment ? Tu vois que ma charge est de vous inviter, ainsi que les enfants.
Oh, que c 'est charmant. Quel symbole d 'harmonie familiale. Je ne voudrais pas
manquer ça pour tout l 'or du monde.
J 'aimerais déjà y être. Et quand cette soirée de rêve est -elle prévue ?
Vendredi soir à 19h30.
C 'est vendredi de cette semaine ? C 'est ça, nous disons dans mon restaurant
préféré, chez Bridges.
Vendredi à 19h30. Bridges.
Désolée.
Oui.
Bridges. Oui.
Bridges. Comme restaurant Bridges. Vendredi à 19h30.
Je regrette. Mais je ne peux pas. Non, je me suis engagée.
Annulée. C 'est la soirée loto au presbytère. C 'est moi qui appelle le
Je dois y aller.
Madame Doubtfire, pour une fois, compréhensons.
Vous imaginez mon anniversaire sans vous ? C 'est trop important pour moi, pour
les enfants.
Voyons, vous faites partie de la famille, maintenant. Je ne peux imaginer
soirée sans vous. Ça représente tellement pour moi et les enfants, n
pas ? S 'il te plaît, madame d 'Adfayer, vous êtes obligée. Venez avec nous.
Comment résister à ce petit ange ? C 'est promis.
Que c 'est gentil.
J 'en suis ravie. Alors, tant mieux.
Désolée. Ça va aller ? Oui, ça va.
Voyons un peu. Rien, rien, rien.
Non, c 'est pareil.
C 'est impossible.
Monsieur Lundy n 'a pas un seul créneau avant trois mois. Mais qu 'allez -moi n
'importe où et au milieu de la nuit ? Je viens de vous le dire, son agenda est
surchargé. Si j 'annule le jury, je ne peux jamais retrouver une telle
opportunité. Suivez mon conseil.
Soyez à l 'heure.
Vous pouvez me dire si mon invité est arrivé ? Non, pas encore.
Vous êtes le premier.
Mais nous pouvons vous installer, fumeur ou non fumeur.
Non fumeur, je vous prie.
Non fumeur. Tania va vous conduire. Table 15.
Par ici, monsieur.
J 'ai réservé, donne -moi.
Oui, c 'est cela.
Fumeur ou non fumeur? Non fumeur. Fumeur! Mais vous n 'êtes pas fumeuse,
Dautrey. Non, je sais, mais je l 'ai été.
Quand on veut s 'arrêter de fumer, le meilleur moyen, et je sais de quoi je
parle, c 'est de s 'entourer systématiquement des fumeurs. Ainsi, on
effort la dose nécessaire de nicotine et aux autres, d 'écraser les mégots.
Vous, vous êtes la santé en personne. Merci d 'accepter de vous exposer au
danger.
Fumeur. Très bien, table 39.
Ah, 39, c 'est mon âge.
Merci d 'égayer la soirée d 'une pauvre vieille femme.
Merci à vous. Ne t 'inquiète pas, ma chérie, il va demander à être servi très
vite.
Ce n 'est pas vrai.
Il est déjà furax. Madame Bautraire ? Oui ? Voulez -vous vous asseoir ? Je
croyais avoir vu Clint Eastwood.
Ce n 'est pas merveilleux ? Ce cher étalement en sucre d 'or.
Veuillez m 'excuser, je dois aller au vestiaire déposer mon manteau.
Mais non, madame. Je suis tout à fait capable de faire... Attendez, mais où
-vous ? De ce côté, très bien.
Je prends votre sac. Laisse tomber.
Je suis confuse.
Ce sont mes médicaments.
Je dois aller prendre mes médicaments.
Mais vous allez avoir de l 'eau à table. Ce ne sont pas des choses qui s
'avalent. Veuillez m 'excuser. Je reviens tout de suite.
Je vous commande à boire ? Oh oui, un verre de bon vieux chardonnay.
Je l 'aime léger et boisé.
Allô, restaurant Bridges ? Je vous écoute.
M. Lundy doit m 'attendre pour dîner.
Voudriez -vous lui dire que j 'aurai un peu de retard et qu 'il y a des
embouteillages, mais ça a l 'air de se débloquer.
Je vais de ce pas lui transmettre le message.
Oh,
Stuart.
Oh, c 'est fabuleux.
C 'est trop.
Aurais -je manqué quelque chose ?
Mon Dieu, regardez ça. C 'est le cadeau que Stuart m 'a fait pour mon
anniversaire.
Oh, je le trouve d 'un chien. Ce sont des vrais ? Oui, vrais de vrais, madame.
Vous avez le choix, soit vous le gardez, soit vous annulez la dette d 'un pays
pauvre. C 'est un des cadeaux. J 'ai envie.
Madame Doubtfire, vous l 'emmenez au petit coin ? Non, je veux toi.
Une mère est une mère.
Eh bien, le devoir m 'appelle.
Vas -y.
Allez, viens, ma chérie.
Oui. Les enfants, il y a à l 'entrée un superbe chariot de desserts.
Allez choisir ce que vous voulez.
Oui, demandez qu 'on vous les mette de côté. Allez -y. J 'espère.
C 'est une bien jolie babiole que vous lui avez donnée.
Merci, merci beaucoup.
Si un homme dépense autant de fric pour une femme, c 'est qu 'il attend plus qu
'un joli sourire.
Une sorte de premier raconte.
Pardon.
Vous savez bien, filer un coup de sabre, arroser le perti, bourrer la
bonbonnière, dégorger le poireau, tirer sa crampe, faire faire un graissage à
popole.
Madame Dutraire.
Tromper son biscuit, se vidanger le carbu, tailler son crayon, faire un peu
cunni linguistique.
Madame Dutraire, je vous en prie. Oh, très chiant, pardonnez -moi ce langage
peu trop fleuri.
J 'espère que vous avez le sens de la compétition.
Je vous demande pardon ? Elle cache un bel outil dans sa chambre à coucher.
Un marteau pneumatique de poche, un truc à vous défoncer la chaussée. Elle
utilise à l 'extinction des lumières une vraie prison de femmes.
C 'est tout juste si elle se lime pas les dents.
Et à portée des jeux de société, elle a une colonie de morpions et il lui tape l
'incruste.
Vous semblez bouleversé. Je suis incorrigible.
Pardonnez -moi.
Ah, ça doit être cela.
Ah, Dieu du ciel.
Je m 'absente une minute. Je m 'investis pour exploser.
Madame Lartal ! Ce sont les toilettes des hommes, vous vous trompez ? Non. Ah,
'est exact.
J 'ai besoin de changer de lunettes, que je suis fatale.
Oui, bien entendu.
Merci.
Et la France est jolie.
Monsieur Landy.
Désolé d 'être en retard. Vous avez eu mon message ? Oui, asseyez -vous.
Vous prenez la même chose que monsieur. Alors, double chivas.
Double chivas.
Deux doubles chivas. C 'est bien.
Amateur de scotch ? Oui, c 'est -à -dire... Ça me plaît. Mon capitaine, à
ordres.
Messieurs, dames, êtes -vous prêts à passer la commande ? Oui, je pense qu
peut y aller. Alors, qui commence ? Mais on n 'attend pas Madame Doubtfire ? Si.
Santé. Santé.
Alors, selon vous, que devrait -on faire pour reconquérir de l 'audience ?
Premier principe, ne jamais être rasoir ou donneur de leçons.
On travaille pour des enfants, il faut personnaliser, cibler. L 'émission doit
être instructive et drôle, si elle vous plaît à vous, elle leur plaira à eux, ça
paraît évident. C 'est ça qui m 'avait intéressé.
On devrait tenir jusqu 'au journal. Vous voulez bien m 'excuser un petit moment
? Mais...
Puis -je vous aider, madame ? Oui, très cher. Je vous remercie.
Je suis désolé. Prenez appui sur moi.
Pardonnez -moi.
Est -ce que ça va vraiment, madame ? Excusez -moi.
Voilà où en étions -nous.
La carte. Vous voulez savoir ce que choisiront, madame ? Oh non.
Nous disions donc.
Je vais prendre le faumon au beurre blanc. Je suppose qu 'il est bien frais.
est frais, madame. Et vous, monsieur ? Demandez -le -moi un non -épicé. Je suis
allergique au piment. Un non -épicé, c 'est noté, monsieur.
Votre santé ? Bien ?
Oh,
monsieur ! Oh,
c 'est mortifiant !
Arpédentum suffosant. Laissez -moi essayer.
Avec une cuillère qui l 'établit.
Attendez, attendez.
On les prend un peu là et on les soulève de l 'autre côté. Voilà.
Voilà, attention.
Voilà, bravo.
Grâce à vous, ça y est.
Elle s 'ébroue telle des chiens.
Désolé, pardonnez -moi.
Les femmes et leurs atomiseurs.
Je vais devoir vous laisser une minute.
Je ne savais
pas qu 'il y avait quelqu 'un.
Désolé.
Bonsoir madame.
Où étiez -vous passé ? J 'ai devancé l 'appel, je vous ai commandé un autre
double scotch. Vendez ! Daniel,
c 'est vous qui sentez le parfum pour femmes ?
Oui.
Et c 'est du rouge à lèvres que je vois.
Expliquez -vous.
J 'ai été violée.
Violée ? Mais comment ça ? Une de mes nombreuses ex, elle est serveuse ici.
Une de vos ex travaille ici.
Elle m 'a plaqué contre une porte.
J 'ai eu un mal fou à la calmer.
Vieille canaille.
Ma limousine attend dehors.
Est -ce que votre copine n 'aurait pas une copine ? C 'est fini, ce temps -là.
Non, non, je veux dire, une copine. Cette jeune personne connaît peut -être
dame mûre.
Allez lui demander.
À vos ordres. Allez,
au front, au front.
Eh,
Stan, Stan.
Oui ? Vous me ferez mes plats pour la 39 ? Mais oui, je voudrais que vous... Ne
te presse pas, surtout.
Table 39, c 'est parti.
La 26, 48 et 17.
Enlevez -moi tout ça.
Vous désirez, madame ? J 'ai tardé, mais avec tous les scotches que j 'ai
avalées, j 'ai dû pisser 300 litres.
Daniel ? Oui ? Mais créneau de nom, pourquoi êtes -vous déguisé
en femme ?
La nouvelle animatrice de votre émission est devant vous.
Vous dites ? Éphigénie Doubtfire, très chère.
La spécialiste d 'une pédagogie douce qui fait la part belle à la joie et au
rire.
Surprise.
Merci beaucoup.
Ça a l 'air fameux.
Oui, madame Dottweiler.
Je n 'en sais rien. J 'espère qu 'elle a trouvé les toilettes. On peut y aller ?
Oui, mangeons. On en avait que pour quelques secondes. Alors, bon appétit.
appétit.
Mais dites -moi, pourquoi cette vieille grand -mère ferait une bonne animatrice
? Parce que la vieille grand -mère, elle sait le hip -hop, le bebop, danser sans
dire stop.
Et yo, yo, te préparer un bol de cacao.
Oh, il s 'étrangle ! Il s 'étrangle ! Il s 'étrangle ! Un médecin ! Mais faites
quelque chose, vite ! Il s 'étrangle, un médecin ! Faites quelque chose, il s
'étrangle ! Oh non, je l 'ai tué, c 'est un bruit de... Il s 'étrangle ! Madame
Dauphine ! Les renforts sont en route ! Madame Dauphine ! Je parle à votre
secours ! Laissez -moi faire ! Attendez, laissez -moi aller ! Laissez -moi aller
! Un petit coup encore ! Pour éviter, faites avec moi !
Ah ! Ah ! Ah !
C 'est moi.
Bon anniversaire.
Oh ! Daniel ! Daniel ! Oh, mon Dieu ! C 'est pas
vrai ! Oh, mais c 'est pas vrai ! Oh, depuis le début, tu nous as, espèce de
saligon ! Tu as essayé de nous rouler ! Pardonne -moi, Miranda.
Pardonne -moi. Ne me parle pas ! Ne me touche pas ! Ne te justifie pas ! Il
que je sorte. Il faut qu 'on s 'en aille. Je dois changer d 'air.
Vite, il faut qu 'on s 'en aille. Allez, les enfants, on s 'en va. Allez, viens,
toi.
Désolé pour le piment.
Qu
'est
-ce que vous regardez ? Le spectacle est terminé.
Maître Robson, avez -vous d 'autres remarques ? Non, aucune.
Puisque vous avez choisi d 'assumer vous -même votre défense, je vous laisse la
parole pour formuler vos conclusions.
Monsieur le Président, j 'ai passé ces deux mois à trouver un domicile.
Et je l 'ai meublé de façon à pouvoir accueillir convenablement mes enfants.
C 'est ce que vous vouliez.
J 'ai également décroché un emploi de magasinier.
J 'ai répondu à toutes vos exigences avec un mot d 'avance.
Et pour ce qui concerne mon comportement, je ne peux que plaider la
Parce que depuis qu 'ils sont venus au monde, depuis le moment où je les ai
regardés, je suis fou d 'amour pour eux.
Dès l 'instant où je les ai tenus dans mes bras, ça m 'a pris. Je suis accro à
mes gosses, monsieur le président.
Je les aime de tout mon cœur. Et rien qu 'à l 'idée que quelqu 'un me dise que
je ne pourrais plus les voir chaque jour, que le bon Dieu fait.
C 'est comme si on me privait d 'air.
Je ne peux pas vivre sans air et je ne peux pas vivre sans eux.
Écoutez, je ferai n 'importe quoi. Tout ce que je demande, c 'est de les voir.
J 'en ai besoin, monsieur le président.
On a partagé tant de choses.
Je vous jure, ils représentent tout pour moi. Ils sont encore petits, ils ont
besoin de voir leur père.
Alors, je vous en supplie, ne m 'enlevez pas mes enfants.
Monsieur Hillard, durant ces deux mois, vous avez été capable de tromper votre
monde et de vous faire passer pour une vieille dame, ce qui n 'est pas chose
aisée.
Votre petit discours sonnait parfaitement juste et respirait la
Mais comment s 'empêcher de penser qu 'il ne s 'agit pas d 'un autre morceau
bravoure d 'un acteur ou de me rend très doué ? Non, non, c 'est pas ça.
La vérité, monsieur Hillard, C 'est que votre façon d 'être vis -à -vis de vos
proches a été pour le moins inquiétante.
Et je refuse de soumettre trois jeunes innocents à la loi d 'un père instable
qui aurait trop vite fait de les perturber.
En conséquence, le tribunal accorde la garde exclusive des trois enfants à Mme
Millard. Non, je vous en prie.
Vous aurez un droit de visite chaque samedi en présence d 'une assistante
sociale. Comme sous surveillance ? Oui.
Cette personne nommée par le tribunal sera présente pendant ses entretiens.
Je recommande également une évaluation psychologique et peut -être même un
traitement, M.
Hillard.
Nous réexaminerons ce dossier dans douze mois.
Merci. L 'inspiration est levée.
Je ne fais ni le repartage, ni le nettoyage des fenêtres. Je refuse de
'aspirateur, de récurer les baignoires, les cuvettes des WC. Quant aux couches,
je ne veux pas de ça. Mais mes enfants sont propres depuis déjà plusieurs
années. Je ne lave rien dans la main. Je ne touche pas à la serpillière. Je ne
prépare pas le dîner. Je ne fais pas la lecture.
Ah.
Oui. Je crois que nous avons votre numéro.
Merci beaucoup d 'être venu. Nous ne manquerons pas de vous rappeler.
Au revoir. Je vous raccompagne.
Laura, cette livraison aurait dû arriver depuis au moins trois semaines.
Oui, mais écoutez -moi, Laura.
Je n 'ai pas l 'intention de faire attendre mon client plus longtemps.
Alors, appelez -les et soyez fermes.
Le chéri, essayez de faire un petit peu moins la tête.
Je vous jure que tout va s 'arranger.
Elle faisait bien les spaghettis.
Puis elle nous fait rire.
Elle me raconte des histoires.
Doudou et Minou, faites -moi confiance. Je vous promets qu 'on trouvera aussi
bien, sinon mieux.
Tu te revois peu, ok ? C 'est vrai, je l 'admets.
La vie était très agréable quand elle était avec nous.
Avec elle, la maison était bien tenue et chaleureuse. Elle nous préparait des
petits plats, le linge sentait bon.
Mais c 'est du délire ! Il faut qu 'on arrête de penser à elle comme si c
une personne qui existe.
Bonjour, mes petits chéris.
Nous avons un programme captivant aujourd 'hui. Nous recevons monsieur Van
Zandt. du zoo de la Sierra, qui nous a amené quelques espèces animales en voie
'extinction.
Saviez -vous ce que cela veut dire, les petits arbres ? Une minute, il y a de la
menace dans l 'air ! Que tu es saut ! Oh, c 'est Kovacs ! Bienvenue parmi
Kovacs ! Salut les copains, vous avez parlé d 'extinction. Il y a un incendie,
il y a quelque chose qui brûle. Nous ne parlons pas d 'incendie, d 'odeur de
brûler, mais d 'animaux en voie d 'extinction qui disparaissent de la
la Terre.
C 'est bête, ça ! C 'est tout l 'effet que ça te fait.
Pas du tout, ça me révolte. Mais ne te gêne pas pour leur dire. J 'en suis
malade parce que le prochain sur la liste, ça sera le chimpanzé. Et j 'ai
raison, car il y a de moins en moins de chimpanzés sur Terre.
Tu ne trouves pas que c 'est mauvais signe que les humains tiennent des rôles
singes dans les films ? Oh, Tarzan, la planète des singes.
Qui a eu le rôle ? Rudy McDonnell.
Tu parles d 'un caveau. C 'est moi qu 'ils auraient dû prendre plutôt que
Charlton Heston. Tu es plus joliment poilé. J 'ai plus de bouffon que ta pie.
si je me servais de toi comme tapis volant ?
Vous l 'avez compris, aujourd 'hui nous allons parler de notre environnement car
notre planète n 'a pas...
On leur dit où nous partirons demain.
Oui, on veut savoir.
Demain, les bouchons, nous partirons pour un merveilleux périple. Mais vous n
'aurez pas besoin de bagages parce que nous voyagerons par la pensée. Nous
traverserons l 'immense océan Atlantique jusqu 'à cette grande île, l
'Angleterre, où je suis venu au monde.
Vous êtes dit en Angleterre ? Exact.
Et j 'aime ce pays. Que sais -tu sur l 'Angleterre ? Je sais que c 'est une
Sais -tu que l 'Angleterre a cette particularité d 'avoir à sa tête une
une grande famille royale ? Alors, c 'est comme au jeu de poker.
Oui, ils vivent dans des suites royales. Valet, dame, roi, poil au doigt. Et
leur reine est une reine de cœur. Et leur princesse s 'appelle Lady Lys. C
de quelle langue on parle en Angleterre ? Pakistanais. C 'est tout à fait vrai
pour ce qui est des petites épiceries de quartier. Mais nous verrons tout cela
en détail demain.
Allez, donne -moi un petit baiser, Kovacs.
Je vais vous en donner deux.
D 'accord, chérie. Un sur la joue.
Et un baiser de sable.
Le méchant petit.
Voilà,
c 'est fini pour aujourd 'hui.
Au revoir.
Coupé.
Remballé, t 'es pesé. Merci à tous.
C 'est très bien voulu.
Merci.
On est en train de casser la baraque. Numéro un de notre plage horaire.
On ne cesse de m 'appeler les trois. Greenland, Chicago, Los Angeles.
Ils veulent tous mettre des billes dans cette histoire.
Daniel.
Daniel. Oui ? Merde.
Est -ce que tu aurais une seconde ? Oui.
Je me démaquille, attends -moi là.
Bienvenue dans la maison d 'Ephigénie.
Il y a des courants d 'air, mais enfin, c 'est chouette.
Qu 'est -ce que je peux faire pour toi ? Eh bien, avant tout, je tenais à te
féliciter. C 'est une très bonne émission.
Merci de t 'avoir laissé tout aux répétitions.
Nous, les gosses, nous sommes arrivés devant notre télé.
Je suis heureux que eux puissent me voir.
Écoute, Daniel, je sais qu 'il faudra un certain temps pour apaiser les esprits
et aussi oublier toutes les méchancetés qu 'on a échangées.
C 'est... C 'est si dur.
Mais je sais que d 'une manière ou d 'une autre, toi et moi, on arrivera à
surmonter nos problèmes.
Mais les gosses... Ce n 'est pas juste qu 'ils en souffrent.
Attends, je voudrais comprendre.
Tu veux que je fasse semblant d 'être heureux, d 'être très bien, que la vie
vachement sympa ? Écoute, Miranda, tu réalises que tu m 'as enlevé mes gosses
Je ne peux les voir que sous surveillance, en présence d 'une femme
regarde comme si j 'étais un malade mental ou un fou dangereux, un pervers,
'il faut empêcher de nuire.
T 'imagines ce que c 'est ? T 'étais là au tribunal, tu savais que c 'était pas
vrai, t 'as pas dit un mot, t 'as laissé le juge prononcer cette sentence
ignoble. J 'étais en colère.
Tu as la mémoire courte. Écoute -moi, arrache le cœur une fois, ça ne suffit
pas. Qu 'est -ce que tu cherches ? Écoute -moi, Daniel.
Ce genre de cris, ça surmonte.
Essayons de sortir de ces reproches continuelles. Faisons cet effort.
Daniel, j 'ai beaucoup réfléchi depuis quelque temps, en fait.
Il y a une chose que je sais au fond de mon cœur, c 'est que les enfants se
sentaient mieux quand Madame Doubtfire était présente dans leur vie.
Je veux dire...
C 'est comme si elle avait su tirer de le meilleur.
Toi -même, tu t 'es montré sous ton meilleur jour.
Toi aussi.
Oui.
Elle leur manque terriblement.
Tu dis quoi, là ? Daniel, ils ont besoin de toi.
Et demain, nous recevrons Franck, qui est maquilleur pour le cinéma. Oh,
'un frappe à la porte.
Qui cela peut -il être ? Et avant nous, le temps seulement.
Monsieur Sprinkles, mes chéris. Bonjour, Monsieur Sprinkles. Bonjour. Que portez
-vous aujourd 'hui ? Madame Doubtfire.
Voici une lettre de Cathy, qui habite à Youngstown, dans l 'Ohio.
Merci, Monsieur Sprinkles. Et la nouvelle bébé Peter.
Madame Doubtfire, et si nous racontons... Eh, debout, allez, dépêchez
Allez, hop, levez -vous. Mais nous en avons déjà parlé la semaine dernière.
C 'est mou.
Ça se passera bien.
Chris, tu te mets ici et les filles à côté.
Ça va ? Qu 'est -ce que tu
fais là ?
Je fais qu 'on va se promener.
À partir d 'aujourd 'hui, votre père viendra vous chercher à l 'école tous
jours. C 'est vrai ? Mais le juge, qu 'est -ce qu 'il dira ? Demande à
maman. J 'ai fait ce qu 'il fallait.
Il n 'y aura plus de visite sous surveillance, plus d 'enquêtrice
On sera seulement nous ? Seulement nous.
Va chercher ta poupée.
Allez prendre vos affaires. Vite, je vous attends.
On va prendre nos sacs à dos.
Est -ce que tu veux boire quelque chose ? Non, je vais attendre dehors.
Cher Madame Doubtfire, il y a deux mois, papa et maman ont décidé de se séparer.
Maintenant, ils ont chacun leur maison.
Mon frère Andrew dit que nous ne sommes plus une vraie famille.
Est -ce que c 'est vrai ? Est -ce que j 'ai perdu ma famille ? Qu 'est -ce que
je pourrais faire pour que mes parents puent remettre ensemble ? Conseillez
Cathy McCormick.
Ma chère Cathy.
Quand les parents ne s 'entendent plus, il vaut mieux pour tout le monde qu 'ils
se séparent.
Ainsi, ils ne se bagarrent plus tout le temps et ils redeviennent des gens
agréables et de bien meilleurs parents pour leurs enfants.
Parfois, ils se remettent ensemble et parfois, c 'est impossible, ma chérie.
Mais de toute façon, ce n 'est pas ta faute.
Les parents peuvent cesser de s 'aimer l 'un l 'autre, mais quoi qu 'il arrive,
ils continuent d 'aimer leurs enfants.
Aucune famille ne se retombe, Cathy.
Dans certaines, il n 'y a que la maman. Dans d 'autres, il n 'y a que le papa.
Certaines l 'ontront deux maisons.
Il y a des enfants qui vivent chez leur oncle et leur tante. D 'autres avec
leurs grands -parents. Ou même avec des parents adoptifs.
Sans oublier ceux qui vivent en pension, loin de chez eux.
Ou même dans un pays étranger.
Parfois, ils ne peuvent pas se voir pendant des jours, des semaines, des
voire même des années.
Mais s 'il y a de l 'amour, Cathy, même si une grande distance vous sépare,
ta famille vivra pour toujours dans ton cœur.
Je te fais mille baisers, petit ange.
Tu verras, tout ira bien.
Au revoir.
Sous -titrage FR ?
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