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Je suis né au soleil levant.
Le soleil est un peu mon frère.
J 'avoue que j 'en suis assez fière.
Et je le dis souvent avant.
Je suis né au soleil levant.
de la mer
Sous -titrage MFP.
Je veux voir le monde, qu 'il soit gai ou triste,
qu 'il chante ou qu 'il grande pourvu qu 'il
existe.
Je veux voir des villes, qu 'elles soient blanches ou
rouges.
Sous -titrage ST' 501
où je suis né.
Viens me parler du temps de mon père dans
la maison où je t 'ai aimé.
Mon Dieu, cette maison qui était blanche, comment elle est devenue ?
Il n 'y avait pas les deux balcons là -haut.
C 'était la terrasse.
Quand ça va plus, c 'est pas la peine d 'aller chercher plus loin.
Faut laisser faire et c 'est très bien.
En Égypte, j 'ai passé toute mon enfance.
Et le quartier où j 'ai passé mon enfance, c 'était un quartier populaire.
Il n 'y avait pas beaucoup de maisons. C 'était une petite rue avec peu de
maisons. Et quand je suis retournée, j 'étais très déçue et j 'étais vraiment
très touchée d 'abord de voir la transformation.
Je ne reconnaissais plus ma maison parce qu 'il y a eu des transformations.
Il y a un million d 'habitants en plus tous les ans qui naissent.
Et puis tout a changé finalement, ce n 'est plus la même chose, même le pays
-même, ce n 'est pas la même chose.
Avec le temps, avec le temps va
tout s 'en bas, on oublie les passions et l 'on oublie les
voix qui vous disaient tout bas les mots des pauvres
gens.
Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas court.
Mon père, que je n 'ai pas connu longtemps, parce qu 'il est mort quand j
12 ans, il donnait des leçons de violon et il était premier violoniste à l
'Opéra du Caire.
Enfant, je n 'aimais pas mon père, je le haïssais même.
Parce que c 'était un homme qui criait beaucoup, c 'était la terreur du
quartier, il fait fuir tous les enfants.
Et puis je me suis rendu compte que cette haine était tellement proche de l
'amour que c 'était encore plus que l 'amour lui -même.
Mes colères à moi, c 'est un peu ses colères à lui, j 'ai hérité de son
caractère un peu violent.
C 'est une romance que je recommence un peu chaque matin.
Ma vie, je la chante debout sur les planches, sous la lumière blanche
des soleils fabriqués.
La route qui mène au fond de soi -même, de joie et de peine,
Je
tourne la page
pour d 'autres voyages, je plie les bagages de mes
souvenirs.
Chaque ride à mon cœur est une belle fleur d 'amour.
Sous -titrage Société Radio -Canada
Je suis à mi -chemin, qui m 'écoute et me croit, qui n 'y croit pas, sombre.
Aussi loin que mes souvenirs vont, j 'ai eu le goût du théâtre, du spectacle et
de la mise en scène.
Et finalement, j 'ai été mise en scène. Il y avait un metteur en scène qui m 'a
vue. Finalement, c 'est le conte de fées, voilà.
J 'ai retrouvé un film égyptien qui s 'appelle Cigarawaka, ça veut dire un
et une cigarette.
Moi j 'étais très brune, boulotte, bien en chair.
Mais j 'ai pensé enfin que là -bas c 'était amusant de tourner un film comme
mais pour faire une carrière il fallait partir pour la France ou ailleurs.
Sous -titrage ST'
501
des années de ma vie, les bonnes sœurs.
Et ça m 'a fait plaisir de rencontrer des sœurs qui sont restées là -bas.
Ça m 'a fait plaisir de les rencontrer.
Mais je me suis rendue compte que finalement, elles n 'ont pas tellement
C 'est comme un temps qui s 'est arrêté quelque part.
Parce que quand elles m 'ont vue, bon, elles m 'ont embrassée, c 'était très
émouvant. Mais la première des choses qu 'ils m 'ont dit, est -ce que tu vas
toujours à la messe le dimanche ? C 'est exactement ce qu 'ils m 'ont dit il y a
30 ans.
Pour ne pas les vexer, pour ne pas leur faire surtout de la peine, parce que
bon, je suis catholique, mais je ne suis pas pratiquante.
Je leur ai dit oui, mais ce n 'est pas vrai.
Il y avait beaucoup trop de religions, beaucoup, beaucoup, beaucoup de
religions. Je ne suis pas contre, mais je pense que certains tabous, certaines
non -libertés finissent par créer des espèces de traumatismes, de certains
complexes de culpabilité.
pour des choses tout à fait naturelles qu 'on ne devrait absolument pas avoir.
Et je dois dire que mon enfance, de ce côté -là, ça m 'a fait un peu mal en ce
qui me concerne ma personnalité parce qu 'ils m 'ont culpabilisé sur beaucoup de
choses et que j 'ai dû après me libérer de tout ça et ce n 'est pas facile.
Je ne me souviens plus.
Sous -titrage
Société
Radio -Canada
Il y a quelqu 'un qui parle.
Pour ne pas vivre seul, on vit pour le printemps.
Pour ne pas vivre seul, on vit... Ça y est, j 'ai
un truc de mémoire.
Pour ne pas vivre
seul, on vit avec un chien.
On vit avec des roses ou avec une croix. Pour ne pas vivre
seul, on se fait du cinéma.
On vit derrière l 'âme.
Il faudrait que tu viennes ici pour te rendre compte comment j 'entends moi.
C 'est à toi maintenant de savoir si tu veux qu 'on monte les témoins.
Je ne vais pas l 'essayer avec la basse parce que moi ça m 'arrange.
Oui, mais tu es parti parce qu 'on faisait une chose par chose.
Oui, une chose par chose, mais moi avec le piano tout seul, je suis... Tu n 'as
pas besoin de chanter.
Oui, mais il faut que je chante avec eux pour me rendre compte ce soir comment
je vais les entendre. Mais d 'abord, il faut que ça fasse... Je vais m
'entendre.
Voilà. Il faut faire attention. C 'est l 'éminent qui parfois donne l
'impression que c 'est... que ça sature.
Il n 'y a pas de micro.
Pour ne pas vivre seul, on vit pour le printemps et quand
le printemps meurt, Pour le prochain printemps Pour ne pas vivre
seule Je t 'aime et je t 'attends Pour avoir l 'illusion
De ne pas vivre seule De
ne pas vivre seule
Pour ne pas vivre seule
Oui, mais si on ne le fait pas maintenant, on ne peut pas le faire ce
même.
Pour ne pas vivre seul, on fait le cathédrale, où tous ceux qui sont
seuls s 'accrochent à une étoile.
C 'est égal.
Celui, Daniel, celui qui doit prédominer là -dedans, c 'est Fernand.
Sous -titrage ST' 501
Quand je chante, moi, il ne faudrait pas un peu le baisser ? Ou ça va dans la
salle ? Non, non, non.
Je n 'ai pas entendu votre réponse.
J 'ai raison.
C 'est -à -dire, le départ, quand je ne chante pas, c 'est bien qu 'il soit
fort, mais après, il faut un tout petit peu le baisser. Et peut -être que vous
aussi faites une nuance entre le début de la chanson et après, quand je chante,
moi.
Tout s 'évanouit.
C 'est pas le bien normal.
Avec le temps va, tout s 'en va, on oublie le visage et
l 'on oublie la voix.
Le cœur, quand ça va plus, c 'est pas la peine d 'aller chercher
plus loin, faut laisser faire et c 'est très bien.
la pluie l 'autre qu 'on devinait au détour d 'un regard entre
les lignes entre les mots et sous le phare d 'un serment maquillé
qui s 'en va faire sa nuit
avec le temps
s 'évanouit
Avec le temps, avec le temps on va, tous on
va, même les plus chouettes souvenirs, ça t 'a une de ces gueules,
à la gale riche par fouilles, dans les rayons de la mort, le samedi
soir, qu 'on l 'attendrait, on va tout seul.
L 'autre à qui l 'on croyait pour un rhume, pour un rien. L 'autre à qui l
donnait du vent et des bijoux. Pour qui l 'on eut vendu son
âme pour quelques sous.
Devant quoi l 'on se traînait comme traînent les chiens.
Avec le temps.
Tout va bien.
Avec le temps, avec le temps va, tout
s 'en va.
On oublie les passions et l 'on oublie les voix qui vous
disaient tout va.
Les mots des pauvres gens ne rentrent pas trop tard.
ne prend pas foi.
Avec le temps, avec le temps va, tout
en va, et l 'on se sent blanchi comme un cheval fourbu, et l 'on
se sent glacé dans un lit de hasard, et l 'on se sent tout
seul, peut -être, mais peinard.
et l 'on se sent floué par les années perdues.
Alors, vraiment,
avec le temps,
C 'est peut -être moi qui partirai, c 'est peut
-être moi qui partirai, avec l 'amour
on ne sait jamais, j 'attendrai que tu le sois.
Oui, on vient de la finir.
Il y a le pont, mais je ne me souviens pas du pont pour l 'instant.
On est en train de le travailler.
Qu 'est -ce que tu as d 'autre à me montrer ? On en a une, une autre, qu 'on
vient de terminer, mais elle n 'est pas du tout pour toi.
Moi, j 'adore quand on me dit que ce n 'est pas pour moi. On dit que ce n 'est
pas pour toi. En vérité, on voudrait que ce soit pour toi. On te la montre quand
même, parce que c 'est vraiment notre enfant chéri.
Je suis un peu enrhumé, je ne vais pas t 'imiter.
Tiens.
Il venait d 'avoir 18 ans, il était beau, comme un enfant, fort comme
un homme.
Excuse -moi, mais là, c 'est « Hait » « Ich weiß noch was getan » Pardon,
pardon, pardon ? Ah oui, quand là, à deux petits points, ça se
prononce E, c 'est ça, non ? D 'accord.
Sous -titrage MFP.
... ... ...
C 'est joli la mélodie aussi.
Mais dis -moi, tu t 'es dépassé, Pascal.
Oui, je fais des paroles avec Serge Lebray, on écoutera tous les deux.
Mais c 'est très beau.
Il venait d 'avoir 18 ans, c 'était le plus bel argument de sa
victoire.
Il ne m 'a pas parlé d 'amour, il pensait que les mots d 'amour sont
des rites douanes.
Sous -titrage Société
Radio -Canada
Et pendant qu 'il se rhabillait, déjà vaincu, je retrouvais ma
solitude.
J 'aurais voulu le retenir, pourtant je l 'ai laissé partir,
sans faire un geste.
Il m 'a dit, c 'était pas si mal.
J 'ai mis de l 'ordre à mes cheveux, un peu plus de noir sur mes yeux,
par habitude.
J 'avais oublié simplement que j 'avais de faux.
Il y a des gens qu 'on aimerait connaître, qui ont des yeux qu 'on dise
lents, comme en rentrée en communion.
Quand on sait qu 'ils vont disparaître à l 'angle de la première rue,
à la première station venue, comme des ombres inconnues qui
partent, comme elles sont venues.
des gens qu 'on aime reconnaître, à qui on veut se raconter, à qui
on voudrait tout donner.
Leurs yeux sont des miroirs fenêtres où l 'on repolie son présent, où l 'on
se sent intelligent pour un petit quart d 'heure peut -être, le temps
de s 'envoler du temps.
On est amoureux d 'une voix, d 'un costume ou d 'une expression.
Elle nous rappelle une autre voix, quelqu 'un d 'autre, une autre saison.
qu 'elle nous est familière, c 'est un peu comme la voix d 'un frère. Et on s
'invite à boire un verre, sans préambule et sans manière.
On voudrait bien lui dire bonjour et qu 'il vous réponde à son tour comment ça
va. Son personnage, où est -ce qu 'il va ? Pour quel voyage ?
Voilà, c 'est d 'accord, parce que pour nous... Deux S.
Si j 'ai bien compris, tout, tout, on prononce tout.
Il faut faire attention.
Et puis, il ne faut pas trop prononcer le W.
C 'est comme si le W n 'existait pas, qu 'il y avait une U à la place.
Oui,
d 'accord.
Je vais vous raconter, avant de vous quitter, l 'histoire d 'un petit
village près de Napoli.
Nous étions quatre amis, au bal tous les samedis, à jouer et à
chanter toute la nuit.
Giorgio à la guitare, Sandra à la mandolie, moi je dansais en
frappant du tambourin.
C 'était pour écouter celui...
Lana, dis -moi, qu 'est -ce que vous pensez ? Moi, je la trouve un peu triste
comme ça avec ces chers -là.
Vous ne voulez pas venir avec moi ? Gigi Lamorose, il y a toute une mise en
scène parce que c 'est un peu une comédie musicale.
Quand nous l 'avons enregistrée, c 'était un problème parce qu 'on ne s
jamais qu 'elle passera à la radio. Elle est trop longue, elle fait sept minutes
et demie.
Mais on l 'avait pensé simplement pour la scène, pas pour la radio. Après,
c 'est devenu un succès, alors il n 'y en a pas.
Mais oui, mais écoutez, c 'est vous qui l 'avez écrite la chanson. Bon, tu nous
envoies le même passage.
Un
tout
petit peu plus haut la bande, parce que dès que nous chantons avec nos voix, ils
sont très forts. Je n 'entends plus l 'orchestre.
Mais tout le monde l 'appelait Gigi l 'amour.
Et les femmes étaient folles de lui.
Toutes. La femme du boulanger qui fermait sa boutique tous les mardis pour
aller. La femme du notaire qui était une sainte qui n 'avait jamais trompé son
mari auparavant. Et la veuve du colonel. La veuve du colonel qui ne porta plus
le deuil parce qu 'il n 'aimait pas le noir.
Toutes, je vous dis.
Même moi. Même moi.
Gigi aimait trop sa liberté.
Jusqu 'au jour où...
Une riche américaine, à grands coups de jetelle, lui
proposant d 'aller jusqu 'à Hollywood, tu seras le plus beau de tous
les carousaux.
Lui disait -elle jusqu 'à en perdre l 'âme, nous voilà à la gare
avec un en mouchoir, le cœur serré ému par ce grand départ.
Sous -titrage Société Radio -Canada
Notre récompense est l 'Oscar mondial du succès du disque 1974
pour Gigi Lamoros et 18 ans.
Je suis détournie, tu ne peux pas savoir.
Je ne veux pas les oublier.
Et je mets ça.
Il faudrait une petite... Il n 'y a rien ? Voilà.
C 'est ça. Qu 'est -ce que tu veux ? N 'importe quel billet. N 'importe quoi.
faut ouvrir.
Comment ? Voilà.
Voilà. Tu as ouvert complètement, là ? Oui. Il y a un numéro.
En bas,
en bas, et il faut lire le dernier chiffre, le dernier chiffre, un chiffre,
le dernier, cinq, moi j 'ai deux, tu as gagné, tu prends tous les billets.
C 'est terrible.
Tu deviens folle.
Dis -moi une chose.
Tu as mis 100 francs.
Si je mets 100, tu mets 100.
Tout le monde doit mettre 100. Si tu mets 10, tout le monde met 10.
Et après, c 'est le plus grand qui ramasse tout le monde.
On joue.
On joue.
Chacun à son tour passe la caisse.
Le plus petit chiffre, tu joues un peu, mais après, tu t 'ennuies.
Parce qu 'il faut doubler. Non, mais pub le bien.
Oui, mais c 'est un évent parce que tu n 'y peux rien.
Non, tu n 'y peux rien. C 'est le hasard.
C 'est le hasard, mais je n 'aime pas.
Moi, j 'aime bien jouer, mais... Truquer.
Non, pas truquer.
Il ne s 'agit pas de truquer, mais que je puisse donner moi.
Que je puisse me donner une possibilité de gagner.
Dali a beaucoup de chance.
Oui, c 'est Dali qui gagne. Non, ce n 'est pas vrai.
J 'ai perdu trois fois. C 'est Dali qui gagne.
J 'ai vraiment l 'impression que la cigarette est partie de moi totalement,
comme le jeu. À un moment de ma vie, je jouais beaucoup, énormément.
J 'allais dans les casinos, je laissais presque tout me cacher. D 'ailleurs, le
directeur était ravi quand il me voyait. J 'avais beaucoup d 'engagement. Il
savait que le soir, après, à la place du baccalauréat ou du machemin de fer, je
laissais mon cachet.
Moi, j 'ai perdu 60 francs.
Sous -titrage
Société Radio -Canada
... ... ... ... ...
Les amours d 'un chanteur en lutte de gomines, il fait rêver tous les jupons
la rame.
On dit au bac que son grand -père était corsaire, qu 'il faisait la trottinette
noire en 20 ans.
Il y a potati, il y a banana dans la maison qu 'il habite, à tous les gradins
l 'Alcalá et depuis là, tico -tico de Benelux et les Ganesas.
Sous -titrage ST'
501
Pas trop vite, parce que moi... C 'est froid, attention qu 'il n 'y ait pas de
bateau.
Ça nous garde bien.
C 'est pas vous qui le voulez.
C 'est pas facile du tout.
On l 'a l 'impression.
Par chance qu 'il n 'y a pas beaucoup de bateau.
Ah,
aïe, aïe, aïe, je suis tourné trop vite.
Ouh là là, Richard ! Parole, parole, parole.
Écoute -moi.
Je t 'en prie.
Noyer de bleu sous le ciel grec, un bateau, deux bateaux, trois bateaux s
vont chantant.
Griffons le ciel à coups de bec, un oiseau, deux oiseaux, trois oiseaux font
beau temps.
Dans les ruelles d 'un coup sec, un volet, deux volets, trois volets
vent.
Et faisons une ronde avec un enfant, deux enfants, trois enfants dans ce
guément.
Mes chansons, je les travaille dans ma tête, tout simplement. Je les pense, je
me vois sur la scène, je ferme les yeux et puis je m 'imagine faire un geste ou
un autre, ou telle expression.
Alors je les vis d 'abord à l 'intérieur de moi et une fois que je les possède
bien, bien, bien, bien, bien, à ce moment -là, j 'essaie de les donner au
public.
Il faut être impudique sur la scène.
C 'est -à -dire qu 'il faut être impudique parce qu 'on donne quelque
mais en même temps, il faut avoir une pudeur intérieure.
C 'est dans la solitude qu 'on arrive à communiquer et à communier avec l
'extérieur, avec les autres.
J 'ai à côté de moi mon frère qui me soulage énormément, qui s 'occupe de la
promotion, qui me connaît tellement bien, il a une identification tellement
grande, qui fait qu 'il sait exactement parfois ce que je pense, ce que je veux.
Alors il me soulage énormément quand on lui apporte une chanson.
Une fois on a fait un pari, on s 'est dit voilà, voilà tant de chansons.
Et je vais choisir et tu vas choisir sans me le dire.
Et nous sommes tombés exactement sur la même chanson. On le connaît tellement
bien que c 'est formidable.
Avant, c 'est moi qui... Par exemple, quand il y avait une nouvelle chanson, c
'est moi qui allais voir le chef d 'orchestre. Je disais, je veux ça. C
qui allais au studio pour faire le mixage, pour faire le montage, les
la production. Je faisais tout ça. C 'est impossible pour un artiste de faire
tout ça.
J 'ai eu la chance d 'avoir quelqu 'un qui m 'aime vraiment. C 'est mon frère,
'est Orlando.
Et lui, maintenant, il s 'occupe de toute la production, de tout ce qui est
promotion. Et moi, je m 'occupe simplement de ce qui est artistique,
Sur la scène, je suis moi toute seule. C 'est moi qui fais la lumière, c 'est
moi qui trouve la mise en scène. Tout ce qui est scénique, c 'est moi.
Je suis mon propre metteur en scène.
Sous -titrage
Société
Radio
-Canada
Adieu, monsieur, tout est fini.
Une chanson pour devenir un succès, il faut que les gens aient la cifre dans la
rue.
À un certain moment de la vie d 'une carrière d 'un artiste, il faut qu 'elle
'en soit plus un 45 tours, mais que les gens viennent nous voir, pas parce qu
'ils connaissent nos chansons, mais ils viennent nous voir pour nous parce qu
'ils ont confiance en nous et qu 'ils savent qu 'ils vont passer un bon
Dans toutes mes maisons, il y a toujours un balcon devant ma chambre à coucher.
J 'aime vivre dans une maison où, quand j 'ouvre une fenêtre, j 'ai l
'impression de dominer.
Il faut que j 'ai de l 'espace devant moi.
Dans cette maison de Montmartre que j 'ai achetée, il n 'y a rien devant moi.
'ai Paris à mes pieds, j 'ai le ciel, les arbres.
Et puis encore, c 'est bien, il est normal de voir la mer et qu 'il y ait de
'espace.
de relire les pages d 'un livre que j 'aime encore.
La nouveauté n 'est pas toujours ce qu 'il y a de bon amour, ni de plus
fort.
J 'essaie de faire la synthèse entre ma vie de femme et ma vie de chanteuse.
S 'il n 'y a pas cette synthèse, il y a un côté qui manque.
C 'est une chose que j 'essaie depuis longtemps de faire et je pense y être
arrivé à 80%.
Daniel. Il était dans le double.
Gerdin, viens ici.
Quand je monte sur
une scène, j 'ai toujours le trac.
Qu 'est -ce que c 'est que le trac ?
C 'est une peur.
Qu 'est -ce que c 'est que cette peur ? Eh bien, c 'est le désir de monter sur
une scène.
Ça fait 20 ans, 20 ans que je monte sur une scène et que j 'ai toujours le trac.
Donc le trac, c 'est un désir inconscient qui se manifeste à l
peur. Je pense que c 'est une chose qui vient du plus profond de moi.
Alors il faudrait d 'abord que je sois maître de moi complètement et que je
connaisse à fond mon inconscient pour pouvoir le maîtriser.
Ciao, ciao, bambina, dis -moi je t 'aime
pour la dernière fois.
Parfois je suis gênée quand ils applaudissent très longtemps, et ce n
moi qui me suis aperçue de ça, c 'est une amie qui m 'a dit « mais on dirait
tu es gênée quand tu salues ». Je ne l 'avais pas du tout aperçue.
Et c 'est vrai que parfois je fais comme ça, comme pour dire « ça va, ça va, c
'est très bien, arrêtez, arrêtez ». C 'est un peu la gêne, oui.
Depuis mon enfance, je voulais absolument devenir quelqu 'un, comme on
puis réussir dans la vie, c 'est ce qui est arrivé, et je l 'accepte
entièrement. D 'ailleurs, cette réplique, je la cherchais.
Cette cérébrité, je l 'ai cherchée, mais je dois dire qu 'elle ne m 'a pas
rendue complètement heureuse, parce que j 'avais réussi dans la vie, mais ma
vie, je ne l 'avais pas tellement bien réussie.
Les belles mélodies ne meurent jamais, elles traversent le temps et sont
éternelles. Ce qui change, c 'est le rythme, c 'est la technique, c 'est le
progrès technique surtout.
Alors j 'ai repris des chansons rétro, d 'abord pour faire un hommage à tous ces
compositeurs de ces années -là.
Et ensuite j 'ai trouvé que ces belles mélodies devaient bénéficier de la
technique moderne actuelle.
J 'attendrai toujours ton retour.
J 'attendrai car l
'oiseau qui s 'enfuit vient chercher...
Et pourtant, j 'attendrai ton retour.
Ça ne meurt pas une belle mélodie. Une chanson, c 'est toujours un souvenir.
Les chansons qu 'on reprend automatiquement sont des chansons qui
succès. Et chez les gens, ça leur rappelle leur jeunesse. Et puis les
étant donné que cette chanson -là, comme j 'attendrai par exemple, c 'était un
rythme tout à fait actuel, eh bien la jeunesse l 'aime aussi.
Que reste -t -il de nos amours ? Que reste
-t -il de ces beaux jours ?
Un souvenir qui me poursuit.
Je crois que pour bien faire les choses, il faut se détacher. En partie, de moi,
je suis détachée de la chanson et c 'est pour ça que je la sers mieux. Avant, j
'avais peur. Je pensais qu 'il fallait absolument que je sois tout le temps,
tout le temps obsédée.
Et j 'étais obsédée d 'ailleurs, par mon travail, par la chanson.
Et un jour, je me suis aperçue qu 'on peut très bien faire le même travail
en être esclave.
Alors, avec un certain détachement, on sert beaucoup plus la cause.
Mon plus grand désir, à part la chanson, bien sûr, c 'est d 'être complètement
équilibré au fond de moi -même. C 'est la paix intérieure, c 'est la sérénité,
'est le long chemin. J 'ai toute la vie pour ça, j 'espère y arriver.
Il faut du temps pour oublier tous les
anciens visages.
Il faut du temps pour arriver tout au bout du
voyage.
Quand j 'avais 28 ans, très jeune, j 'avais peur de vieillir.
Maintenant que j 'en ai 40, je n 'ai pas peur du tout. Je crois que j 'ai
dépassé cette peur parce que quand on a peur de vieillir, on vieillit.
Je me réveille tous les matins.
C 'est une nouvelle journée pour moi. C 'est aussi une renaissance, c 'est un
peu de rajeunir.
À un moment de ma vie, c 'était une préoccupation et j 'avais peur de la
D 'ailleurs, j 'ai voulu mourir même.
J 'avais cessé de rire, c 'était toujours la nuit.
Il me reste l 'oubli, il me reste le mépris.
Enfin que je me suis dit, il me reste la vie. J 'ai repris mon bâton, mes
veilles, mes peines et mes bagages. Et je bats la soleil dans des pays de
malheur. Aujourd 'hui quand je pars à l 'avant...
Je fais un grand détour ou bien je me ferme les yeux. Je fais un grand détour
bien je me ferme les yeux.
Et puis, je me suis analysée et je suis arrivée à dire que quand on a peur de
quelque chose, cela veut dire que quelque part en nous, on connaît cette
-là. Alors, en principe, l 'être humain ne connaît pas sa mort.
Cette peur de la mort, Il se peut qu 'elle provienne de notre naissance.
Et je me suis libérée de cette peur. Je suis très contente. Et je pense aussi
que quand on a peur de la mort, on ne vit pas. On ne vit pas bien.
Parce qu 'on vit avec la mort à côté et finalement on ne voit pas la vie.
On ne voit pas la vie passer.
Peur de mourir, c 'est peur de vivre.
Alors quand je monte sur une scène, entre les coulisses et la scène, c 'est
mort et une naissance.
On ne fait que ça tout le temps, tout le temps, tout le temps. C 'est un niveau
bien sûr inconscient.
Comme une histoire d 'amour qui ne finirait pas.
On l 'a chanté dans les rues, sous des ciels inconnus, et dans toute la France.
On l 'a croyé, oublié, pour mieux nous aimer, voilà qu 'elle recommence.
Merci.
ni décors fantastiques.
Pour nous aimer, il nous faut simplement quelques mots qui vont sur la musique.
Belle femme.
relation.
Je n 'étais encore qu 'une enfant, un âge où l 'on ne comprend pas.
Elles l 'ont chanté cette année -là, elles l 'ont chanté cette année
-là.
Mais pas celui qu 'on attendait Devant le monde fou de joie Cachant
nos larmes, l 'on chanta Ce qu 'on chantait cette année -là
Cette année -là, j 'avais 16 ans Je
portais encore des lunettes J 'ai décidé, en le voyant
cette année -là.
Il y a toujours une
chanson accrochée à nos souvenirs. Il y a toujours une chanson
qui nous fasse pleurer ou sourire en montant.
Les années suivent.
Je la trouve bien comme une chanson d 'entrée aussi.
Ça attaque bien. Au début, quand tu arrives sur scène, si tu vas après les
applaudissements, on peut faire un effet très sombre. Tu vois une lumière juste
sur toi.
Si je ne peux pas avoir des idées de lumière aussi, bon.
On ne peut rien dire de toute façon.
Ce qui est bien, c 'est que tout ça se passe avant que j 'arrive en France.
Et puis, Bambino 56, ça fait ça, c 'est bien les 20 ans de l 'année.
Parfait. Je me méfie des chansons d 'entrée. Je me méfie des chansons d
avec Dalida.
J 'ai quelques mauvais souvenirs avec les chansons d 'entrée. Les chansons d
'entrée, ça finit toujours comme ça. Ça dure trois semaines et après, vol en l
'air, tout tombe dans le studio et elles sont jamais chantées. Oui, mais cette
chanson -là, si les gens... Non, attends, une seconde. Mais si les gens
commencent à applaudir comme on fait d 'habitude au début d 'un spectacle, et
'ils ne comprennent pas les...
Cette année -là, c 'était la guerre. Dans la gare du Caire, en pleurant,
mon père.
C 'est très autobiographique.
Il faut qu 'il comprenne ces paroles -là. Ou alors, il faudrait que j
la fin de l 'approvisionnement. Et c 'est pour ça que je disais tout à l
comme la chanson commence doucement... Il est toujours optimiste.
Non, mais c 'est bien ce qu 'il dit.
Un jour ce fut ma grande année Et c 'est à vous que je la dois Car après
m 'avoir adoptée Vous avez chanté avec moi Et l 'on chantait
cette année -là Mon petit
Bambi
Je sais bien que tu l 'adores et qu 'elle a des jolis yeux, mais tu es trop
jeune encore pour jouer les amoureux.
Et gratta, gratta sur ton mandolino, mon petit bambino.
Il y a toujours une chanson accrochée à nos souvenirs.
Il y a toujours une chanson.
Accrochée à nos souvenirs, il y a toujours
une raison qu 'elle nous fasse pleurer ou
sourire.
italienne de naissance égyptienne. C 'est vrai, c 'est vrai, mais je préfère
cinguettes à Cléopâtre, mais n 'y m 'entends au cap du Vatican.
On peut bien dire ce qu 'on voudra, je ne serai pas Dalida si j 'étais...
Cet amour me tue.
Si ça continue, je crèverai seule, avec moi, près de
ma radio, comme un gosse idiot.
Écoutons un propre voix qui chante. Je suis malade.
Complètement malade.
Comme ma mère sortait le soir et qu 'elle voulait...
C 'est ça, je suis malade.
Tu m 'as privé de tous mes chants, tu m 'as privé de tous mes
mots et j 'ai le cœur complètement...
Brouhaha
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