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- Kiki, je t’ai fait cet album souvenir,
et je sais que c’est un peu bizarre,
mais tout ça ne représente rien sans toi,
parce que tu es tout pour moi.
J’ai l’impression que ma vie a seulement commencé ce jour-là
où tu es arrivée à Clitopolis pour ce boulot de chasseuse de primes.
Ce n’est pas comme si les filles se bousculaient à ma porte
avant que tu débarques.
C’est un peu dur quand tout le monde est obsédé par mes mamans,
les grandes Leanne et Anne, les reines de la fête.
Et moi, je suis juste là, à côté.
la membre de la famille royale le plus ennuyeux de l’histoire de Clitopolis,
selon le peuple.
C’était une journée difficile.
Mais regarde-moi maintenant !
Personne n’aurait jamais cru qu’un jour la princesse Saira
aurait une copine canon de ouf.
Je ne peux pas être exilée dans la zone des célibataires
au Bal lesbien de cette année.
Je sais qu’on est un drôle de couple,
genre toi tu adores voyager, le danger, faire la fête,
et moi j’ai peur d’aller n’importe où et de tout,
et je préfère rester à la maison pour bosser mes tours de magie.
Mais tu sais ce qu’on dit ?
Les contraires s’attirent.
Tu me complètes.
Et je sais au fond de moi
qu’on sera ensemble pour toujours
et à jamais,
et à jamais.
- Je te largue.
- Putain.
Oh, et elle est très triste.
- Écoute, si les choses étaient différentes
si tu étais quelqu’un d’autre
et si j’étais quelqu’un d’autre,
peut-être que ça aurait pu marcher pour moi.
Mais toi, tu es toi,
et moi, je suis moi.
- Je suis désolée.
- Arrête de pleurer, s’il te plaît.
- Je peux littéralement pas.
- Hé, ça va aller, tu t’en remettras.
Tu es vraiment très douée de tes mains.
Oh mon Dieu, oh.
Oh, t’es tellement douée pour ça.
- C’est mon tour de passe-passe.
- Tu m’étouffes.
On sort ensemble depuis genre deux semaines,
et tu as fait cet album terrifiant.
- Non.
- Je pensais juste que sortir avec une princesse de l’espace serait plus…
… euh, amusant.
J’ai pas envie de Gayflix et détente tous les soirs.
- Je suis désolée.
- Et les « désolée », toujours ces « désolée ».
- Désolée, oh, désolée d’être désolée.
On peut au moins encore aller au Bal lesbien ensemble ?
- Absolument pas, je dois me tirer d’ici.
Adieu pour toujours.
Fais comme si tu voyais une bombe fumigène et j’ai disparu.
Attends, Saira. - Ouais ?
- Tu portes mon pull.
- Oh.
- Oh merde, putain, ce pull-là est à moi aussi.
- Mmm-hmm.
- Pff, tu sais quoi ?
Garde-le, ça fera ton cadeau d’anniversaire.
- Ouais !
- Je ne le
retirerai jamais.
- Oh.
- Ouais, faut vraiment que je me barre d’ici, désolée.
Putain, argh, c’est contagieux, adieu pour toujours.
Tu vas tellement me manquer.
Oh, et bien sûr, tu vas me manquer toi aussi, Chatte royale.
Tu mets toujours l’ambiance.
Ça me fait plus de mal qu’à toi.
- Franchement, je peux pas croire que ça ait duré aussi longtemps.
- On t’avait dit que l’album, c’était trop.
- OK, donc ce début était vraiment à chier.
- Mais bienvenue à…
C’est un roulement de tambour stylé.
- Notre fête d’anniversaire !
Pour Saira.
- Oh.
- On n’arrive pas à croire qu’elle ait 22 ans aujourd’hui.
- 23.
- On n’arrive pas à croire qu’elle ait 23 ans aujourd’hui.
- Ce qui veut dire que c’est le moment de l’année
où on voit si elle peut enfin invoquer sa labrys royale.
- Tu crois qu’elle va encore foirer ?
- Est-ce que le ciel est arc-en-ciel ?
- Depuis des milliers d’années,
la lignée royale clitopienne naît
avec la capacité d’invoquer l’une des
armes les plus puissantes connues de la… de la… communauté lesbienne.
- La labrys.
- Tournons-nous maintenant vers les anciens écrits de Wikipédia.
Il est écrit que tout a commencé sur Terre…
- « Dans les années 1970, la labrys a été adoptée
par la communauté lesbienne comme symbole féministe
représentant la force et l’autonomie. »
- Nous, les invocations ont marché du premier coup.
Mais tu connais le dicton, la sixième, c’est la bonne.
- Essaie de ne pas refaire ce truc où tu cogites trop.
- Attends, qu’est-ce que tu veux dire par là ?
- Que l’invocation commence !
- Ça y est.
- Oh. - Oh, putain.
- Oh, chérie, c’était vraiment dur.
Surtout pour nous.
- C’est tellement dur de te voir galérer,
mais ne laissons pas ça gâcher une si bonne fête.
Qui veut nous voir danser ?
- Moi ! Je veux nous voir danser.
- Super danse !
- Kiki, depuis que tu as disparu,
à qui d’autre je peux parler ?
Je suis perdue.
Quand tu es partie, tu as tout emporté avec toi.
Ton absence est partout où je regarde.
- C’est comme un énorme trou
qui a été percé en plein dans ma poitrine.
Mais d’un côté, j’en suis presque contente.
La douleur est mon seul rappel que tu étais réelle.
- Kiki la destructrice, pour tous vos besoins en chasse à primes.
Hum.
Tu pourrais pas juste me regarder, genre, toute la journée ?
Kapow.
Putain, je suis trop forte.
Ouais non, ça, c’est ma chambre.
Prenez-les, pas moi, putain !
Non, non, non, non, s’il vous plaît, je suis trop canon pour mourir.
C’est quoi ce bordel ?
Je suis où, là ?
Oh, c’est quoi ça ?
- Bienvenue dans notre grotte, ça, c’est notre mixture toxique maison.
- Vous êtes qui, bordel ?
- Qui on est ?
On est les Straight White Maliens.
- Qui ? - Oh, allez…
- T’es… t’es sérieuse, là ?
Les Straight White Maliens.
On était autrefois les êtres les plus puissants
de tout l’univers.
- Qui ?
- Ouais, bien sûr, tout le monde nous a oubliés.
Tout le monde !
- Vous avez privé nos ancêtres de tous leurs pouvoirs et vous,
vous avez laissé les nôtres pour morts.
- Et on a été exilés dans cette man cave.
Mais on en a ras-le-bol d’être poussés sur le côté, bordel.
- Je commence à m’énerver.
- Vous n’avez pas envie de nous voir énervés, là.
- Oh, vous ne voulez pas nous voir devenir vraiment violents.
- Ce n’est pas beau à voir.
- Laissez-moi deviner, vous voulez encore dominer le monde ?
- Non, faux, incorrect.
- Alors, qu’est-ce que vous voulez de moi ?
- Toi ?
Ce n’est pas à propos de toi.
- Tu n’es que l’appât.
- Quoi ?
- Tu vois, on n’arrive plus à choper des meufs canon.
Alors depuis des milliers d’années, on se tue à la tâche
à construire ce aimant à meufs.
Mais Larry a tout foutu en l’air !
- Ben je t’entends pas te plaindre quand tu manges
ces délicieux œufs frais tous les matins,
- Tes œufs sont dégueulasses !
Tu sais très bien que tes œufs sont dégueulasses !
- Tu comptes leur donner quoi à bouffer, aux nanas, quand on les aura ?
- Bref, ta gueule, je vais nourrir les nanas avec no—
Oh non, attends, en fait ça se tient.
- Merci.
- Bref, pour faire court,
on a fini par acheter un nouveau aimant à meufs suédois en ligne.
- Mais quand il est arrivé, qu’est-ce qu’on a découvert ?
Que la putain de pile n’était même pas fournie.
- Oh, je déteste ça. - Ouais, moi aussi, je déteste ça.
- Et d’après le manuel, la pile, c’est la labrys royale
de la princesse Saira de Clitopolis.
C’est quoi ce bordel ?
- Ça paraît bizarrement précis.
- C’est tellement débile !
Surtout qu’on peut même pas dépasser
cette foutue Bulles de sécurité qui protège le espace gay.
Et cette petite princesse est une espèce d’ermite bizarre.
Ils disent qu’elle ne va littéralement jamais nulle part.
- Littéralement jamais.
- Mais d’après le manuel, il y a une chose
qui pourrait la faire sortir du espace gay.
- Kiki, enfin.
Attends, oh mon Dieu, tu es où ?
- Saira, tu dois m’aider, j’ai été capturée par ces
trucs qu’on appelle les Maliens blancs hétérosexuels.
- Qui ? - Oh, va te faire foutre !
Bon, écoute, princesse, on a besoin de ta labrys royale.
- Quoi, pourquoi ?
- Pour des trucs de mecs super balèzes et trop cool.
- Donc si tu ne veux pas qu’on noie ta chère Kiki
dans notre mixture toxique maison, tu vas l’amener ici,
dans l’endroit le pire et le plus dangereux de tout l’univers.
- Mais… - Saira, dis-moi s’il te plaît
que tu as vraiment la labrys.
- Oh ouais, carrément, je l’ai.
Ouais, je… je l’ai pas sur moi là, tout de suite,
mais je l’ai, promis.
- Oh, Dieu merci.
- Parfait, amène-la ici dans les 24 prochaines heures
et viens seule, sinon ta chérie va couler,
ou devrais-je dire… se noyer ?
- Oh.
- Se noyer.
- Kiki, Kiki !
- Pourquoi t’as fait ça ?
Tu n’invoqueras jamais la labrys.
La seule royale à rater cette tradition si simple.
Tu es une déception pour tes mamans.
Pour tout le monde.
Kiki est fichue à cause de toi.
Si tu n’étais pas cassée, tu aurais ta labrys.
- Je reviens pas que Kiki soit sortie avec elle.
- Saira, elle craint.
- Comment tu peux être princesse
et même pas aimer faire la fête ? - Saira, elle craint toujours.
- J’ai entendu dire qu’elle est hétéro.
- Beurk.
- Vous pourriez tous lui lâcher un peu la grappe.
Pas étonnant qu’elle n’arrive pas à invoquer sa labrys.
Elle devrait venir dans mon club, je peux aider.
Blade, votre experte maison en armes. Bisous, enfoiré de fils de pute.
- Saira, on a laissé un peu de nourriture dehors, d’accord ?
C’est un banh mi.
- Aussi, chérie, on… on déteste en parler, mais…
- On t’a mise en « célibataire »
pour le Bal lesbien demain soir.
- Pas la peine, j’y vais avec Kiki.
- Oh, Dieu merci, elle t’a reprise.
- Oh mon Dieu.
- Quel soulagement.
- Oh, c’est tellement, tellement triste d’être célibataire.
Enfin, on imagine que ça l’est.
- On n’a jamais testé, on ne veut pas.
- Tout le monde le voit,
parce qu’il n’y a personne debout à côté de toi,
et quand quelqu’un est célibataire,
tu l’imagines dans une aire de restauration, tout seul.
- En train de manger seul, à parler au ménage
qui n’a même pas envie de lui parler.
Elle a sa propre vie, elle se fiche de toi.
Tu as l’air triste, triste, triste, triste.
- Bon, on va vous mettre toutes les deux sur la liste.
- Trop contentes que tu aies une copine.
- Et que tu ne sois pas seule.
- Oh.
- Mmm-mmm.
- Wow, trop classe.
- Hé, qui est là ?
- Oh oh.
Hein ?
Hein ?
Oh non.
- Pff, je croyais que je sortirais jamais
de la planète des lesbos.
- Qui est là ?
- C’est moi, le vaisseau.
Tu veux pas savoir depuis combien de temps je suis coincé là-dessous,
les choses que j’ai vues.
Comment tu t’appelles, monsieur ?
- Saira.
- Ça sonne comme un prénom de fille.
- Je suis une fille. - Quoi ?
Les filles peuvent pas être pilotes.
- Ouais, c’était une erreur, ramène-moi chez moi, s’il te plaît.
- Voilà ce que je vais faire : je serai ton vaisseau temporaire.
Je te déposerai à un salon de manucure
et ensuite chacun sa route.
Alors, Sahara, tu viens d’où ?
- Clitopolis.
- Ouais, mais genre tu viens d’où ?
- Du palais ?
- Non, non, non, d’où tu viens vraiment ?
- Eh bien, culturellement, je suis moitié Clitopian,
et moitié indienne.
- Namasté.
- S’il te plaît, fais demi-tour, tu ne comprends pas.
Je… je ne suis jamais sortie en dehors de…
- Oh mon Dieu, c’était une nuit horrible.
J’espère que ce poney shetland a survécu.
Oh mon Dieu, cette putain de chanson encore.
- Salut papa.
- Hein ?
- Je suis Bulles de sécurité, féroce protectrice de espace gay.
On dit que l’espace est un vide, mais personne n’aspire comme moi.
Qu’est-ce que vous faites ?
- Oh, laissez-nous sortir d’ici.
- Pourquoi vous voudriez aller là-dehors ?
C’est hétéro, et en plus c’est genre beaucoup trop dangereux.
Ou comme on dit en allemand…
- Le danger est mon deuxième prénom, bébé.
- Beurk, comment t’es même entré ici, toi ?
Tu peux clairement repartir.
- Non, non, non, non, non, non, non.
- Oui, douce liberté !
C’est beau, hein ?
- Oh non.
- Chérie, qu’est-ce qu’il y a au dîner ?
- Du poulet.
- Oh non.
- Celle-là est pour ma bombasse de bébé.
Je t’aime, mon bébé.
- C’est pire que tout ce que j’imaginais.
- Bon, bon, il va y avoir bientôt plein
de meufs super canons qui vont débarquer ici.
- Ouais. - Et il faut qu’on apprenne
à les charmer, mais alors à fond.
- Mmm.
- Josh est notre intervenant expert
pour aujourd’hui. - Salut.
- Il a déjà réussi une fois à choper le numéro d’une meuf.
Après, on ne sait pas ce qui s’est passé.
On a appelé le numéro, et la ligne était coupée.
Je sais pas si Josh l’a mal noté.
- Non, les compagnies de téléphone.
- Les compagnies de téléphone qui doivent se dire :
« On va faire des trucs chelous, peut-être… »
- Des trucs chelous.
- Peut-être qu’il se passait des trucs chelous,
- Des trucs chelous.
- Des trucs chelous avec les compagnies de téléphone.
Le numéro marchait pas. - Ouais.
- Clairement, les compagnies font des trucs chelous.
N’empêche, énorme exploit.
Et maintenant Josh va venir et il va dire à tout le monde ici
tout ce qu’il sait sur comment parler aux meufs.
- Bon, les gars, les boys, merci de m’avoir invité.
- Josh.
- Levez la main, qui veut rencontrer une meuf ?
- Moi.
- Main levée si vous ne savez pas trop
comment vous y prendre,
qui veut sortir d’ici aujourd’hui
avec des meufs au bout du bras ?
- Ouh. - Ouais.
- Ouais. - Putain ouais.
- Maintenant, prenez des notes, les gars, d’accord ?
Faites genre vous écoutez et ensuite, coupez-la
par-dessus ce qu’elle dit, ça, ça les fait kiffer grave.
Les laissez surtout pas en placer une, jamais.
- Les laissez surtout pas en placer une.
- Faites-leur bien savoir combien de karma vous avez sur Reddit aussi.
- J’ai plein d’avis sur les films Marvel.
Tu crois que ça les intéresserait ?
- Elles vont adorer.
- Bon, d’abord, si tu veux qu’une meuf t’aime bien,
tu dois créer un lien avec elle.
Pose des questions et écoute,
peu importe à quel point les réponses sont chiantes.
Et ensuite, détachez-moi tout de suite et personne ne sera blessé.
Mais si vous ne le faites pas, quand j’arriverai à me libérer,
je buterai chaque putain d’entre vous.
- Qu’est-ce qu’elle a dit ?
- Ramène-moi, s’il te plaît, c’était une erreur.
- Quoi, t’es pas contente d’aller te faire les ongles ?
- J’ai pas envie de me faire les ongles.
De toute façon, je dois les garder courts.
- Oh mon Dieu, bon, où est-ce que je peux te déposer, alors ? Pilates ?
Supermarché ?
Pourquoi tu es montée à bord
si tu veux aller nulle part ?
- Eh bien, je pensais… - Allez.
Tu peux pas rester avec moi et je te ramènerai pas.
Alors choisis un endroit, allez, allez.
- S Club. - Je t’entends pas.
- Tu sais où est S Club 17 ?
- Le QG de la fête, là tu parles.
Je me souviens plus comment on y va, par contre.
Hmm.
J’ai un bon pressentiment pour ce côté-là.
Très bon pressentiment pour ce côté-là.
N’y pense même pas.
Alors, qu’est-ce qui t’emmène à S Club 17, hmm ?
- Je dois trouver comment invoquer ma labrys royale.
- Wow, ouais, j’en dis pas plus, je connais très bien cette partie du vagin.
- Et après je dois aller dans l’endroit
le plus dangereux de tout l’univers.
- Quoi, t’es cinglée ?
- Je crois que les gens ne disent plus ça.
- Je t’emmènerai jusqu’à S Club 17, pas plus loin.
- Mais ma copine est là-bas.
- Qu’est-ce que fout ta copine là-bas ?
- Elle est en danger et c’est ma copine.
- Ouais, genre une fille qui est ton amie.
- Genre ma partenaire, je viens littéralement de Clitopolis.
- Ah, ouais.
- C’était ma copine, en tout cas.
- Attends, donc c’est ton ex ?
- Techniquement oui, mais si je peux la sauver…
- Oh mon Dieu, c’est… c’est pathétique.
- Putain, qu’est-ce que je fous ?
- Oh, bonjour !
Personne roule vraiment à la bonne vitesse, pédé.
- Ça, tu peux clairement plus le dire.
- Oh, c’est quoi leur problème ?
Oh, eux, ils ont été impolis.
Qu’est-ce que vous croyez faire ?
- Désolée !
- Mutinerie, mutinerie !
J’étais distrait, même pas une seconde,
et tu viens de faire un putsch contre moi.
Je suis un homme, et j’ai des droits.
Mes anciens pilotes avaient raison, on ne peut tout simplement pas faire confiance aux femmes.
Je souffre, je souffre, maintenant on fait quoi ?
On va mourir ici, je t’avais dit de pas conduire.
- Désolée.
- Tu vas payer mes primes d’assurance,
ok, à partir de maintenant.
- Peut-être qu’il y a des cristaux lunaires sur cette lune ?
- Même s’il y en avait, on n’a personne de capable,
de courageux ou de suffisamment fort pour aller les chercher.
- Ouais, désolée.
- Douce, douce liberté, pour finir coincé ailleurs,
dans un trou pourri.
- Et si j’y allais, moi ? - Toi ?
Pff, mais bien sûr.
- Rester assis là, ça n’aidera pas.
Ça peut être si grave que…
ça ?
Oh, Dieu merci.
- Il est parti. - Oh.
- Si tu étais venue il y a deux ans.
Il n’y a que moi, je vais aller par là-bas.
Il n’y a rien ici.
Oh, tu as trouvé un trou.
Pff, tu te fais une amie, tu perds une amie.
- Hein ?
- Oui.
- Ça brille de ouf, hein ?
- S’il te plaît, me fais pas de mal.
- Wow, j’ai l’air de vouloir te faire du mal ?
Oh, le côté gothique ?
Oh, c’est juste un style, je vais pas te faire de mal.
Je pensais que tu m’avais entendue chanter
la chanson du cristal lunaire.
- Quoi ?
Écoute, j’ai écrasé mon vaisseau et j’ai besoin de ce cristal lunaire.
La vie de ma copine, enfin, techniquement de mon ex,
en dépend.
- Mon Dieu, tu as beaucoup de choses à gérer.
Écoute, je suis vraiment désolée de t’avoir fait peur.
- Oh, désolée.
- Pourquoi tu es désolée ?
- Je sais pas.
- Ça suffit, les excuses.
Je suis tellement contente que tu sois là.
Je suis venue sur cette lune pour écrire mon album solo,
mais je suis tombée dans un trou.
- Je suis tombée dans un trou, moi aussi.
- On a tellement de choses en commun.
Je m’appelle Willow.
- Je suis la princesse Saira de Clitopolis.
- Wow, une princesse.
En plus, j’ai entendu dire que cet endroit est super dur à trouver.
- En vrai, non, quand tu sais ce que tu fais.
- Eh bien, tu pourras peut-être me montrer le chemin un jour ?
Enfin, si on arrive un jour à sortir d’ici,
je peux te dire que je suis là depuis un moment,
et il n’y a pas de sortie évidente.
- Je ne sais pas si ça va aider, mais si on utilisait ça ?
- Je n’avais pas vu ça.
- Beurk, c’est quoi, ça ?
- J’ai l’impression que je devrais savoir ce que c’est.
Bizarre, c’était pas là avant que tu brises le cristal.
- Génial, donc c’est ma faute.
- C’est pas grave, écoute, ça arrive.
Viens, laisse-moi t’aider.
- Pourquoi tout est toujours si dur ?
- T’es tellement emo.
J’adore ça !
- Pourquoi j’ai cru qu’une ratée comme moi
pouvait réussir quoi que ce soit ?
- Hé, hé, ça va aller.
- Pourquoi ça te vise pas, toi ?
- Je sais pas.
Wow, je suis vraiment reconnaissante, là.
- T’es genre agaçamment positive.
- Merci de le dire.
- Attends, peut-être que ça réagit
au fait que je sois négative sur moi-même.
Pardon, je m’en souviens maintenant, on a chanté une chanson là-dessus.
C’est une gelée vivante ultra dangereuse
qui se nourrit des mauvaises ondes.
- Donc je dois juste dire un truc positif sur moi, c’est ça ?
- Super idée.
Allez, vite.
- Je…
je sais pas.
- Tu sais pas ?
Saira ?
Saira !
Je suis vraiment douée pour tenir une conversation,
et je peux écrire une chanson sur à peu près n’importe quoi.
J’ai super bien assorti mes pics et mes chaînes aujourd’hui,
j’ai une voix d’ange, mes sourcils sont parfaits,
et ma guitare aussi,
mon aisance à l’oral n’a jamais été meilleure.
Je suis ambitieuse et courageuse.
Et si j’étais un Pokémon,
je serais un putain de Pikachu, tellement je suis mignonne.
- Non, le cristal.
- Laisse tomber, continue.
- Idiote, idiote, idiote, j’avais besoin de ce cristal.
Je n’y suis pas arrivée.
- Arrête, tu l’encourages.
Ça va exploser !
- Qu’est-ce que t’as fait ?
- Je suis désolée.
- S’il te plaît, dis-moi que t’as le cristal lunaire.
- Oui.
- Ah, quel soulagement.
- Mais après je l’ai perdu.
- Je savais que t’en serais incapable, espèce d’idiote !
Maintenant on est complètement foutus !
- Putain, dommage qu’on puisse pas utiliser celui-là.
On va où maintenant ?
C’est moi qui conduis.
- Elle sort d’où, putain ?
- Iel.
- Y en a plusieurs ?
- Bon, rappelle-toi : quand ton permanent est engagé,
tu peux plus ré-engager cette carte tant qu’elle n’a pas été dégagée.
- Et seulement quand ton tour commence.
Quand ton tour commence, là tu peux dégager tes cartes engagées
pour les réutiliser.
Tu comprends ?
- Ah, et il y a différentes phases,
chacune avec ses propres règles.
Donc les règles de la phase de début…
- Pitié, arrêtez, si vous vous arrêtez pas,
je vais vous faire taire, je suis sérieuse.
Je vais vraiment réussir à me libérer d’une minute à l’autre.
- Pourquoi vous, les nanas, aimez jamais ce qu’on aime, nous ?
Bon, la phase de début.
- Oh oui, la phase de début.
- Attends, donc tu as besoin de ce truc de labrys pour sauver Kiki,
et ton seul espoir, c’est que cette Blade
que t’as trouvée sur le Future Net,
et dont tu ne sais absolument rien, puisse t’aider ?
- Ouais, je sais, c’est…
- Un plan tellement génial.
- Vraiment ?
Fais gaffe, va tout droit, tout droit.
- Typique.
Je te signale que je suis bisexuel.
- Les bisexuels, c’est vraiment un truc ?
- Tu l’as trouvé où, ce machin, au 21e siècle ?
- Oui, c’est de là que je viens.
- Oh.
- Hé, merci de m’avoir sauvée tout à l’heure.
- Oh non, merci à toi, c’était grisant.
En plus, j’aurais peut-être jamais trouvé cette échelle sans toi.
Je suis pas hyper observatrice.
Ni super calée ni super débrouillarde.
- Oh, désolée. - Pourquoi ?
Ce n’est pas grave, je suis juste douée autrement.
Genre je suis super créative.
- C’est vrai, tu écris des chansons ?
- J’essaie, tu vois…
- Oh, oh, oh, tu ferais mieux de pas la chanter.
- Waouh. - Putain de merde.
- Ils ne me laissaient jamais jouer mes propres chansons.
Ils disaient qu’elles étaient trop
indé.
Maintenant je peux enfin trouver ma propre musique
en dehors du groupe.
Je pensais pouvoir écrire des chansons sur la lune,
mais laisse-moi te dire qu’il n’y avait pas grand-chose à raconter.
Mais j’espère qu’en traînant avec toi je vais trouver l’inspiration.
Je veux dire, une quête spatiale intergalactique pour sauver ton ex ?
Waouh.
- Oh, en vrai je suis super ennuyeuse.
- Je trouve pas, moi.
- Si, moi je trouve qu’elle l’est, vraiment.
- Écoute, j’adore ton côté emo, mais tu dois bien avoir quelque chose
de positif à dire sur toi, non ?
Un truc dans lequel tu es douée ?
- Disons que je me débrouille pas mal en magie.
- C’est trop cool, j’adorerais voir un tour.
- Non, tu voudrais pas.
- Ah si, je voudrais… - Choisis une carte.
- Ouh. - OK.
Donc on va utiliser ta carte, l’as de cœur,
et la mettre au milieu du paquet.
- Ouais. - Parce que c’est l’une
des seules cartes qui se comporte comme un ballon d’hélium.
Si je la pousse jusqu’au fond.
- Hmm-hmm. - Comme ça,
et je claque des doigts.
Tu l’as vue remonter au-dessus ?
- C’est quoi ce délire ?
- On recommence, on la reprend.
On la remet au milieu comme ça,
et là, si je ne claque pas des doigts,
la carte ne remonte pas.
Mais si je claque des doigts ou si je la couvre juste une seconde,
tu la vois revenir au-dessus ?
- Oh mon Dieu !
- On tente encore une fois, je la prends comme ça.
En fait, je vais utiliser ta main pour celle-là.
Tu peux la pousser jusqu’au bout, bien au milieu.
Voilà.
Oh.
Hein ?
- Qu’est-ce que… comment… attends, oh mon Dieu !
C’est trop stylé, t’es vraiment douée.
- Personne n’est jamais resté jusqu’au bout d’un tour, avant.
- Ben, ils ratent quelque chose.
- Vous en pensez quoi, vous, de la scène de sexe
dans *La Vie d’Adèle* ?
Je suis encore en train de me faire un avis.
Ça y est, on y est, S Club 17.
C’est là que la nana qui peut t’aider
à trouver ta labrys sera.
- Tu veux dire qu’on doit entrer là-dedans ?
- Ouais.
- Pas habillées comme ça, hors de question.
C’est l’heure du montage, baby !
- Quoi ?
- Oh, moi j’aime bien ce que je porte.
- Allez, tu peux pas entrer là-dedans comme ça.
- Mais c’est Kiki qui me l’a donné.
- Sérieux ?
Qu’est-ce qu’elle a de si génial, cette Kiki ?
- Ben,
elle est juste genre,
vraiment
trop canon, putain.
- Attends, c’est sérieux, c’est juste ça ?
- C’est juste que des Kiki la destructrice, il n’y en a qu’une.
Personne ne m’a jamais donné ma chance, sauf elle.
Et être avec elle, c’était comme recevoir les clés
d’une vie meilleure.
Sans elle, je suis genre… rien.
- Tu sais, c’est un peu comme ça que je me suis sentie
quand j’ai quitté le groupe.
Mais tu sais ce qui m’a fait me sentir mieux ?
Un relooking !
Allez, il est temps de te rendre canon, toi aussi.
Pas que tu le sois pas déjà, hein, c’est pas ce que je voulais dire.
- Ouais, ouais, ouais, hmm-hmm.
- Pardon !
- Willow ?
- Désolé, désolé.
- Ouaf ouaf !
- C’est parfait.
- Qu’est-ce que t’as fait ?
Enlève le— - J’ai enlevé le pull.
- Bon, je vais te téléporter là-bas.
Tu te souviens comment revenir ?
- Ouais, je crois.
- T’as pas l’air sûre.
Bon, laisse-moi réexpliquer.
- Merci beaucoup, mais je crois qu’on a compris
les trois premières fois où tu nous l’as expliqué.
- Ah, tu dis ça maintenant.
Mais on peut très vite se mélanger les pinceaux,
surtout quand on est une nana ou… ce que tu es,
et qu’on n’a pas l’habitude de la technologie.
- Franchement, je pense qu’on gère.
- Encore une seule fois.
Tu dois ouvrir le traqueur de téléportation à distance
et appuyer sur le bouton « Beam ».
Oh, putain de vie de merde.
- Merci mon Dieu !
Il n’arrêtait pas de parler, encore et encore.
- Je reviens pas d’avoir fait ça.
- J’adore cet endroit.
- Oh, mon Dieu.
- Je suis Blade, et c’est mon club.
- Oh là là, ça va être dur de trouver Blade.
- Bon, ben, facile.
- Bon, c’est quoi le plan ?
- On va la voir pour lui dire bonjour ?
- Mais comment on va entrer dans la conduite d’aération ?
- Et si en fait elle ne voulait pas nous aider ?
- Génial, OK, toi tu vas chercher un tournevis,
et moi je m’occupe de l’ananas.
- T’as raison, on peut y arriver tant qu’on est ensemble.
- Ici, c’est le VIP.
- Willow ?
- Willow t’a larguée.
Tes plans sont débiles.
Blade ne veut pas t’aider.
Tu seras toujours cassée.
Tu ferais mieux d’abandonner.
- Faut qu’on parle
de Ryan.
Je te jure qu’il me trompe avec Stéphanie,
et il me fait totalement passer pour folle.
Genre, pourquoi il posterait tous ces selfies avec elle,
et soi-disant, tu vois, c’est juste « l’ambiance »,
mais qu’il vienne pas me dire que je suis folle.
C’est comme ça que ça s’est terminé la dernière fois.
Donc je… je suis pas folle, hein ?
- Pas vrai ? - Quoi ?
- Merci d’être d’accord.
Donc voilà, il passe toujours avant moi,
et il me fait me sentir comme une merde.
- Tu devrais pas le laisser te faire sentir aussi mal.
Pourquoi tu le laisses faire ça ?
- C’est juste qu’il est genre vraiment trop canon, putain.
J’arrive juste pas à croire qu’il s’intéresse à moi.
- Il y a forcément plein de choses à aimer chez toi, non ?
- Eh bien, je l’écoute beaucoup quand il me parle
de son jeu vidéo.
Je… je sais même pas ce qui se passe là-dedans,
mais lui, il a l’air vraiment trop à fond.
Alors il me parle de son AK-47.
Je sais même pas ce que c’est, mais ça le rend heureux.
Et je suis vraiment douée pour le shoplifting.
- On dirait que ce Ryan
ne se rend pas compte à quel point tu es géniale.
- Oh mon Dieu, t’as raison.
Merci, babes, j’avais besoin d’entendre ça.
C’est fou de me dire que demain matin je me souviendrai
de rien de tout ça et qu’on ne se reverra
plus jamais.
Tu sais quoi ?
T’as raison, qu’il aille se faire voir, je déchire.
T’es genre la personne la plus sage, la plus cool
et la plus belle que j’aie jamais rencontrée.
Tu déchires grave, meuf. - Hé, Blade, faut que
je te parle, s’il te plaît ?
- Quoi ?
- J’ai dit que je devais te parler, s’il te plaît.
- Quoi ? - Je disais…
- Je descends.
Je descends… putain, putain.
Eh bien, bonjour.
- Salut.
Ça va ?
Je suis la princesse Saira de—
- Je sais qui tu es.
- Ah, cool, ouais, ouais, ok, ouais.
J’ai vu sur le Future Net que tu pourrais peut-être
m’aider à invoquer ma royal labrys ?
- Tu crois que tu peux débarquer dans mon club,
foncer direct dans le VIP, me faire descendre de mon trône,
et t’attendre à ce que je t’aide à invoquer ta labrys, comme ça ?
Si c’est ce que tu crois, tu aurais
absolument raison.
Je suis trop contente que tu sois là.
Princesse Saira, ce serait un honneur
de t’aider, chérie.
- Oh, oh mon Dieu, sérieux ?
Merci.
- Lève-toi, petite garce en sueur.
Tu sais, on n’est en fait pas si différentes, princesse Saira.
- Ah bon ?
- Je veux dire, mes parents ne sont pas des reines ni rien,
mais ce sont des psychologues ultra-célèbres, et Oh, ma fille !,
quand les gens disaient de la merde sur moi,
j’ai passé un temps fou à essayer de rentrer dans le moule,
et à devenir la grande pro de la psy dont ils rêvaient.
Mais j’ai compris que si on ne te laisse pas de place pour être toi-même,
Putain, va te la créer toi-même, ma belle.
J’ai fini par suivre ma vraie passion.
- Le drag ? - Les armes.
Ils adorent le drag, mais pour les armes, là ils ont dit :
« Blade, ton comportement est très préoccupant. »
Mais bon, n’appelez pas votre gamin Blade
et attendez-vous à ce qu’il ne soit pas à fond sur les lames, hein ?
En parlant de lames : ta labrys.
Je vais te dire ce qui te pose problème.
Comme pour toute arme métaphysique,
la clé pour libérer ta labrys est dans ta tête.
Tout le câblage est déjà en place.
Il te suffit de faire les bonnes connexions.
- Donc je ne suis pas cassée ?
- Pas du tout, et par chance je m’y connais
un peu en psychologie.
Maintenant, laisse mama t’aider à trouver ta labrys, tu es prête ?
- Mmh-mh.
- Très bien, ferme les yeux.
- C’est… sans danger, hein ?
- Bien sûr, on est juste en train de méditer.
Je veux que tu prennes une grande inspiration.
Et que tu expires.
Maintenant, babes, tu as peut-être l’impression que…
tu as l’impression de ne pas contrôler ton propre esprit,
mais ton subconscient essaie en réalité de te protéger,
d’une façon un peu tordue, et ton saboteur intérieur,
tout ce bordel. Mais il n’a que le pouvoir
que tu veux bien lui laisser.
Maintenant, regarde autour de toi, qu’est-ce que tu remarques ?
Tends la main et touche la porte.
Sens la poignée, sens comme elle est lisse.
- Ça ne marchera pas.
- Rappelle-toi, c’est toi le boss.
Inspire.
Et expire.
À ton rythme, serre bien la poignée et tire.
- Attends, Saira, j’ai envie de traîner avec toi.
Je rigole, je t’ai larguée parce que tu…
- M’ennuies.
Tu m’ennuies, tu m’ennuies.
Tu m’ennuies.
Tu m’ennuies.
- Pourquoi on continue d’essayer ?
- Barbant.
- Hein ?
Tu peux pas juste rester ici avec moi aujourd’hui ?
- On peut pas,
on va être en retard pour notre orgie royale, chérie.
- Je peux vous montrer mon spectacle de magie maintenant ?
- Pas maintenant, Saira, on va être en retard
pour notre propre show burlesque, bien plus cool que la magie.
- Tu devrais faire du burlesque à la place.
- J’ai dix ans.
Tu veux venir à la maison après l’école, peut-être ?
- Les reines seront là ?
- Non, elles sont parties.
- Désolée, je peux pas.
- Qu’est-ce qu’on a fait de mal ? Ça peut pas venir de nous.
- Bonne à rien.
- Y a un truc qui cloche chez elle.
- Nous, ça a marché du premier coup, hein ?
- Tu peux pas l’avoir.
- Mais c’est à moi.
- T’es pas assez bien pour ça.
- Si, je le suis.
- Oui, enfin, oui, oui, oui !
- Hop. - Oui ?
- Je prends ça. - Hein ?
- Enfin, une labrys est à moi, rien qu’à moi.
J’arrive pas à croire que t’aies marché, petite pétasse basique.
- Attends, je croyais que tu voulais m’aider.
- Nan.
J’arrive pas à croire que t’aies rien vu venir.
- Mais j’en ai besoin.
- Plus quand tu seras morte.
Il est temps de baptiser cette magnifique lame.
- Oups, je t’ai enfin retrouvée.
Désolée d’avoir mis autant de temps, j’ai mis des plombes à trouver l’ananas.
Il sert à quoi ?
- Quoi ?
- Oh, hé, t’as trouvé la labrys, ce truc.
- OK, donc Blade, c’est pas cool.
- Ouais, elle essaie de me voler ma labrys.
- Ah, hors de question.
- Tu vas faire quoi, te battre contre moi avec un ananas ?
- Ah, tout s’explique maintenant.
- Aïe, putain, c’est quoi ce bordel ?
- Willow !
- Ha, t’as déjà manié une hache, au moins ?
- Ha, même avec cette superbe arme,
t’es incapable de te défendre contre un ananas.
T’es une blague.
- Non, qu’est-ce que tu lui fais ?
- Non !
- Putain, pétasse.
- Ouais, voilà comment on s’en sert.
- Alors, c’est qui la blague maintenant, pétasse ?
- Hé.
- Contente de te revoir.
- Elle va bien ? Elle est réveillée ?
- Oui, elle va bien, tu peux arrêter de paniquer maintenant.
- Je paniquais pas, c’est toi. Je m’en fiche.
- Je nous ai remises ici en faisceau après que t’as décapité cette Blade.
T’es tellement badass.
- Attends, où est mon… - Hé, hé, hé.
Chut, chut, ça va, ça va.
Elle est là.
- Quoi ?
Non, où est ma labrys ?
- Ah, ça, oui, c’est là aussi.
- J’avoue, j’ai été plutôt badass tout à l’heure.
- Ouais, j’ai un énorme crush sur toi.
Attends, je l’ai dit à voix haute ?
- Oui.
- C’est juste…
- Oh, non, non, non, non, non, ça t’a eue.
- Cette chanson parlait de toi.
- Oui, j’avais compris.
- Ouh, ouais.
Je le savais.
- C’était là depuis tout ce temps ?
- Ouais, c’était sous ton nez depuis le début.
- On ne parle pas du bouton, là, si ?
- Non, je parle du bouton, moi, je l’ai vu y a longtemps.
- Oh.
- Mais comment vous pouvez même faire l’amour ?
- Maintenant qu’il est parti.
Ouaf ouaf.
Tes mains, elles sont magiques ?
- Salut, la demoiselle au bar.
- Salut. - Salut.
Ben, euh, moi… j’aime bien ta robe.
- Merci.
- J’ai mis une belle chemise pour venir dans ce bar.
- Ça m’excite.
- Mains bien posées.
- Boisson, boisson, propose un verre, propose un verre.
- J’ai soif.
- Oh, t’as soif ? - Ouais.
- Elle t’a tendu la perche, vas-y, fonce, mec.
Vas-y, fonce, sois toi-même, bro.
- Est-ce que je peux te payer avec mon argent… un verre ?
- Oh oui, volontiers.
- Conclus, conclus, conclus.
- Maintenant que je t’ai acheté un verre, tu me dois du sexe ?
- Oui. - Oui, exact.
- Hé, soyez pas si méchants, ici c’est un safe space.
- Qu’est-ce qui est si drôle ?
- C’est juste que,
je pige pas pourquoi c’est si dur pour vous.
- Oh, waouh, tellement prévisible,
de la part de la meuf racisée qui est lesbienne.
Je suis choqué, vraiment, lesbienne racisée.
Tout l’univers est construit autour de toi, lesbienne racisée.
- Tiens, un truc que tu ne savais sûrement pas.
Tu savais que les mannequins de crash test sont conçus
sur la taille moyenne et les proportions d’une femme ?
Et si on a un accident ?
- Et regarde ce téléphone.
Ils font ça pour les meufs.
Comment je suis censé utiliser ce mini-tél pour lesbiennes
avec mes énormes mains ? C’est un putain de mini téléphone lesbien, va te faire foutre, téléphone lesbien !
- Faut qu’on soit confiants.
On doit être super… - Mais pas trop…
- Mais pas trop confiants. - Faut pas être trop confiants.
Faut pas être trop confiants.
- Faut qu’on soit beaux.
- Mais pas trop beaux. - Mais pas trop beaux.
- Faut pas être trop beaux.
Faut pas avoir l’air trop canon.
- Faut avoir de belles pompes, tu dois… tout ce que tu fais,
tout ce que tu fais, moi je dois le faire à l’envers en chaussures plates.
Tu comprends ?
Toi, t’as le soutien des talons.
Je dis juste que c’est dur pour nous aussi, et des fois je me dis…
- Oh, non. - Oh.
- Donc non, désolé, c’est juste que je…
- Oh. - Je sais.
Non, il fait toujours ça.
- On peut pas gagner. - Il est juste vexé.
- Je suis pas… je suis pas vexé, c’est des larmes de rage.
Je suis tellement en colère que je pleure.
- Pff, tu devrais juste arrêter de te plaindre.
Putain, ma vie est dure aussi, ça suffit.
Cette fois je le fais vraiment, je vais me libérer.
Ouais !
- Non, non, non, non.
- Oh.
Je crois qu’il est temps que tu comprennes qui a le pouvoir ici.
Tuez la lesbienne !
- Être ou ne pas être,
telle est la question.
Oh mon Dieu, oh, c’est la mort la plus douloureuse
et la plus horrible que qui que ce soit puisse vivre !
Oh mon Dieu, pourquoi moi, pourquoi, pourquoi ?
- Frérot, j’ai dit : “tuez la lesbienne”, pas “la thespienne”.
C’est quoi ce délire, gros ?
- Tu entends bien que ça sonne… - Oui.
- Pareil.
- Je comprends.
- Enfin, je sais que c’est pas vraiment mon débat,
mais je suis presque sûr que t’as dit “thespienne”.
- Je crois pas, non.
Quand je dis “tuez la lesbienne”,
je parle, très précisément, d’elle.
Et tu le sais, vous faites toujours ça, vous vous liguez et…
- T’as dit “thespienne”. - Vous vous acharnez sur moi.
Putain, je te jure devant Dieu que non, et si je l’ai dit, je m’excuse.
- Maintenant, c’est qui la lesbienne, hein ?
- Quoi ? Non.
- Ça n’a aucun sens.
- Non, non, non, non, non, attends, quoi ?
Tu sais ce que c’est, une lesbienne ? Tu sais ce que c’est, une lesbienne ?
- Oui. - Quoi ?
- Elles… elles montent sur scène.
- Ça, c’est une thespienne.
- Et, et… sortent avec quelqu’un du même sexe.
- Ça, c’est une lesbienne thespienne.
- Non, c’est une lesbienne.
- Non, non, c’est une lesbienne thespienne.
- Tuez la lesbienne, tuez juste la lesbienne.
- Toutes les lesbiennes dans “The L Word” étaient aussi thespiennes.
- Oui, c’est vrai, tu peux pas argumenter là-dessus.
- Non, et je le ferais jamais, de toute façon,
on s’égare du sujet. - Mmm.
- Et moi, j’aimerais bien tuer la lesbienne, il faut que…
- On l’a déjà tuée.
- Non, on a tué la thespienne, t’as tué la thespienne, la—
- Oui, et c’est ce que tu voulais.
- Je croyais que t’avais dit thespienne. - Non.
Non, tais-toi, arrête de parler maintenant.
Bon, maintenant.
Tuez la lesbienne.
- Attendez, attendez, je suis désolée, vous avez raison.
Les meufs comme moi, c’est nul, on prend trop de place.
- Ah, non, non, non, non, non, trop tard.
J’en ai marre que tu nous prennes toujours de haut.
- Mais vous avez besoin de moi, mm-hmm.
Saira ne va pas vous donner sa labrys comme ça.
Vous voulez vraiment faire venir dans votre grotte une lesbienne
avec une des armes les plus puissantes de l’univers,
et ensuite lui dire que vous venez de tuer la personne qu’elle aime ?
- Eh ben, si elle t’aime tant que ça,
pourquoi elle met autant de temps ?
- Laissez-moi juste lui parler.
Je vous promets que je peux la faire venir ici.
- Très bien, mais j’espère pour toi qu’elle est dans le coin.
J’en ai fini d’attendre.
Button !
Nouveau délai, princesse : une heure.
- Quoi ?
- Tu peux remercier grande gueule ici pour ça,
et pour toutes les saloperies qu’elle n’arrête pas de sortir.
À propos de moi et de mes potes.
- Saira, attends, t’es où ?
C’est des cheveux de sexe, ça ? C’est qui, putain ?
- Hey, moi c’est Willow, la nouvelle copine de Saira.
- Quoi ? Non, c’est personne.
- Oh.
- Attends, c’est pas ce que je voulais dire, pardon.
- T’es sérieuse ?
- Je veux dire, pardon, c’est personne.
- Oh.
- Enfin, je sais pas, je suis paumée.
Je suis juste,
désolée.
- Non, Saira, c’est moi qui suis désolée.
Je vois bien maintenant, j’ai tout gâché, je ne t’ai jamais appréciée à ta juste valeur.
Mais Saira, tu es la seule
qui puisse apporter ta labrys royale et me sauver.
Mais maintenant je t’ai perdue, et maintenant je vais mourir.
- Non.
- C’est pas vrai, je viendrai, bien sûr que je viendrai.
- T’as une heure.
- Kiki !
- Willow, je suis désolée.
- Ça va, si Kiki compte autant pour toi,
on peut ouvrir notre relation.
- Non, Willow, je crois que peut-être
toi et moi on devrait juste rester amies.
- Tu viens de me mettre en friendzone ?
J’ai planqué le corps pour toi, mais pas la tête.
Je me suis dit qu’ils ne sauraient jamais
à qui elle appartient sans le corps.
Tu sais, j’aime même pas le meurtre.
Je voulais juste que tu m’aimes bien.
- Mais je t’aime vraiment beaucoup.
Je crois que tu es la première vraie amie que j’aie jamais eue.
Je me suis un peu laissée emporter.
Et maintenant j’ai tout gâché.
- J’ai juste besoin de temps.
Et ça, je le prends, tu m’en dois bien au moins ça.
- Il est à toi.
- Les laisse pas te voir pleurer.
J’ai clairement de l’inspiration pour mon album, maintenant.
- Je suis désolée.
J’espère vraiment qu’on pourra être amies.
- Va te faire foutre, Saira.
- Enfin ! Alors, ça a donné quoi ?
Attends, elle est où, l’autre ?
Qu’est-ce qui s’est passé ?
Elle t’a… iel t’a larguée, toi aussi ?
- C’est un peu moi qui ai rompu.
- Mais pourquoi t’aurais fait ça ?
Iel avait l’air d’aimer sincèrement ta personnalité chiante
et tes tours de magie.
- Parce que je dois sauver Kiki.
- Oh la vache, tu veux encore faire ça ?
Je… je peux pas juste l’abandonner.
Écoute, je sais que t’avais pas envie d’aller aussi loin,
mais elle a besoin de moi.
Ça te va si je nous conduis
jusqu’au pire endroit de tout l’univers ?
Aucun pilote m’avait jamais demandé si ça m’allait, avant.
Franchement, ils étaient un peu méchants.
Alors, qu’est-ce que t’en dis, tu restes avec moi ?
Je veux dire, on est déjà allés si loin.
Désolé, tu as vraiment touché un point sensible.
Ouais, peu importe, allons-y.
Attends.
C’est ça, le pire, le plus dangereux endroit de l’univers ?
Ouais, apparemment c’est là.
Tu vois ce que c’est ?
C’est comme les slogans « Meilleur café du monde ».
Genre : « Oh ouais, ce petit café pourri
sert le meilleur café du monde. »
Vaisseau.
Quoi ?
Oh, merde.
Hé.
Je suis tellement heureux.
Il nous a tiré dessus !
En plein dans la tronche.
Je suis désolée de t’avoir amené ici, tu devrais nous ramener.
N’y pense même pas.
Tu n’es plus la princesse timide, triste, pathétique,
ennuyeuse et misérable que t’étais en montant à bord.
Ma sagesse infinie et mes bons conseils t’ont transformée
en fière guerrière assise ici, là, maintenant.
Alors, qu’est-ce que tu vas faire, Sangria ?
Je sais quoi faire.
OK, c’est maman qui conduit maintenant.
Aïe, putain.
OK, celle-là, elle est pour moi.
Merde, ça marche pas.
Je crois que j’ai une idée.
Je te fais confiance.
Je retire, je retire, je te fais plus confiance !
Oh, ça ne sent pas bon.
Quoi, moi ?
Je me sens super bien.
Dégage d’ici, va sauver ta stupide ex-petite amie.
Et puis, j’imagine… fais gaffe, d’accord ?
Hé.
Merci d’avoir été un allié, tout à l’heure.
Beurk, quoi ?
Je ne suis pas gay.
Les gars, la comédienne me manque.
Hé. Quoi ?
Oh, fallait pas…
J’ai le labrys.
Fallait pas tuer la comédienne.
Cette comédienne me manque.
Fallait pas tuer la comédienne.
Elle montait des pièces et tout.
Pourquoi tu lui as dit de tuer la comédienne ?
J’ai dit : hé, j’ai le labrys.
Je m’en souviens très bien.
Il faisait mon one-man-show préféré de « The Book of Mormon ».
Ouais.
Notre labrys est là !
Oh. Notre labrys est là !
Donne, donne, donne, donne, donne,
donne, donne, donne, donne.
Oh.
Maintenant, relâchez Kiki.
Oh, avec plaisir. Franchement, mauvais deal pour toi si tu veux mon avis, prends-la.
Faites-la dégager d’ici, regarde-moi ce labrys.
Hé.
Tu m’as sauvée.
Je suis libre !
Je suis enfin libre.
Mon Dieu, je croyais que j’allais y passer, pfiou.
Tu sais, si on se dépêche,
on peut encore aller au bal lesbien ensemble.
Ouais, je ne crois pas.
Ouh, ça fait mal.
Mais j’ai fait tout ce chemin pour toi.
Ouais, ben, c’est un peu toi qui m’as foutue dans ce merdier.
Mais tu as dit que peut-être si j’étais différente…
Écoute, je suis vraiment reconnaissante que tu m’aies sauvée.
Je suis sincèrement impressionnée que tu aies réussi à venir jusqu’ici.
Hm-hm.
Mais je ne te dois rien, rien n’a changé.
Mais moi, j’ai changé.
Argh, encore en train de pleurer.
Écoute, j’ai vraiment pas envie d’être méchante,
mais ça n’a jamais vraiment eu de sens
que je sois avec toi, déjà, à la base.
Tu vois ce que je veux dire ?
Qu’est-ce qui lui arrive ?
Putain !
C’est quoi ce bordel, princesse, on avait un marché !
Je suis vénère, putain !
Putain ! Putain !
Hein ?
Hein.
Je savais que tu ne pourrais pas m’ignorer longtemps.
Tu n’as pas changé du tout.
Mets-toi bien ça dans le crâne.
Tu n’es pas assez bien pour Kiki.
Sans elle, tu n’es rien.
C’est pas vrai. Si, c’est vrai.
Même tes propres mères t’aiment pas.
Arrête, arrête de me critiquer.
C’est quoi ce bordel ?
Tu déçois tout le monde.
Je fais que te dire les choses comme elles sont.
Ah oui ?
Peut-être que mes mères sont juste de mauvais parents.
Peut-être qu’en vrai, Kiki est juste une connasse narcissique,
et que je mérite mieux.
Je suis pas toujours le problème.
Si, toujours.
Je crois pas, non.
T’es une petite chochotte ennuyeuse, et tu le sais.
Ah, ferme bien ta gueule.
Ah, parfait, génial, tu l’as récupéré, maintenant file-le.
Non.
Quoi ? Quoi ?
Quoi ?
Mais t’as dit qu’on pouvait l’avoir
si on te filait la méchante dame.
Vous pouvez pas avoir une lesbienne
et un truc de lesbienne.
Ça fait trop de— Quoi ?
De trucs, parce que nous, on n’en a pas—
Quoi ? Quoi ?
Je pleure.
Non, tu pleures pas.
Ah bon ? Non.
On avait un marché !
Ouais, ben, parfois les choses se passent pas
comme tu veux.
Ah ça, on connaît que trop bien.
Rends-le, c’est à nous !
En fait, c’est le mien.
Oh, oh.
Et pourquoi vous en avez tellement besoin ?
Ben parce que si on n’a pas ton labrys
pour alimenter notre aimant à meufs, on n’aura jamais de meufs trop bonnes.
Et on sera des losers pour toujours.
Attendez, c’est vraiment pour ça que vous le voulez ?
On peut pas dire que les meufs
se bousculent à notre porte.
Non. Je laisse ma porte grande ouverte,
et elles rentrent toujours pas.
Ouais, mais tous les aimants à meufs du monde
vous aideront pas.
J’ai traversé tout ça.
Et pourquoi ? Parce que je voulais que Kiki m’aime ?
Mais maintenant je vois que mon plus gros problème,
c’était que je m’aimais même pas, moi.
On mérite de s’aimer soi-même sans aimant à meufs
ni copine grave canon.
Waouh… enfin, non, tu dis que de la merde.
Choppez-la, les gars !
Meufs en approche, meufs en approche.
Meufs en approche, meufs en approche, meufs en approche.
Attendez les gars, je, je viens d’avoir une pensée random.
Tous les aimants à meufs du monde nous sauveront pas.
On a fait tout ça, et pour quoi ?
Parce qu’on voulait que les meufs nous aiment.
Mais maintenant je vois que notre plus gros problème,
c’est qu’on s’aime même pas nous-mêmes.
Oh.
On mérite de s’aimer sans aimant à meufs,
ni copine grave canon.
Waouh, c’était beau, frérot.
Je suis fier de toi, mec.
T’es trop intelligent. Merci.
Mon Dieu, vous vous méritez tous.
Dommage que vous puissiez pas juste sortir ensemble.
J’veux dire, on se éclaterait grave, tout le temps.
Ouais, et ben, je crois qu’ils disent aussi
qu’il faut sortir avec ses meilleurs potes.
Ouais. Ouais, c’est ce qu’ils disent.
Et j’ai entendu, ouais, que la sexualité,
C’est un spectre. Ça peut.
C’est un spectre, ouais. Tu vois ?
Ouais, c’est tout un—
Ouais.
C’est tout un spectre.
Ouais. Donc, tu vois.
Ouais, ouais. Faut se lancer.
On se marrerait comme jamais.
Oh.
Hmm, oh, ouais.
Juste, Larry. Ouais ?
Viens juste là deux secondes, ouais.
OK, mais juste un peu.
Oh, ouais.
Je peux en avoir un tout doux ?
Oh.
Tu peux faire les trucs plus hard avec moi ?
Viens là, toi.
Laisse-moi entrer.
Je t’ai dit qu’on allait nulle part sans Saira.
Qu’est-ce que tu fais ?
Saira ?
Oh, merci, tu vas bien.
Ça te dérange si je
squatte un petit trajet ?
Ouais, je pense que ça n’aurait pas trop de sens,
tu vois ce que je veux dire ?
Oh, allez, tu m’en veux vraiment ?
Ouais. C’est mérité.
T’as meilleure mine.
Ouais, c’était surtout du sperme.
Oh putain, merde, merde, merde, merde, merde.
On veut plus jamais te revoir.
Oh, tu peux reprendre ça.
J’ai jamais été aussi attirée par toi.
On va où maintenant, Sasha ?
On rentre à Clitopolis.
Non.
Et au fait, pour info, c’est Saira.
Oh mon Dieu.
Je le dis mal depuis le début ?
C’est tellement la honte.
Je suis vraiment désolé, Saïyeera.
Saira.
C’est ce que je dis.
Non, écoute ce que je dis. Sous-titres réalisés par Akushi FanSub
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