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Chère madame, n 'oubliez surtout pas mes recommandations.
Soyez tranquille, docteur.
Il vous faut une vie calme, équilibrée, sans aucun excès. C 'est la seule façon
d 'éviter une rechute qui serait infiniment plus grave.
Vous avez raison, docteur.
Je ne veux pas de rechute.
Je suivrai vos conseils.
Je l 'espère, car votre séjour d 'un an dans notre clinique a dû vous paraître
bien long.
Une jeune et jolie femme a mieux à faire, c 'est certain. Cependant, encore
fois, soyez prudente et veillez à mener une vie saine.
J 'ose espérer que vous ne gardez pas un trop mauvais souvenir de ce séjour.
Pour ma part, j 'ai trouvé en vous une patiente docile qui a bien suivi son
traitement. Je tenais à guérir, voilà tout.
N 'ayez pas peur.
Tout ira bien.
Et les confidences, quelles qu 'elles soient, que vous avez pu me faire,
resteront entre vous et moi.
Mais je n 'en doute pas, Sébastien.
Le secret professionnel est la règle numéro un de tout médecin, vous le
Et a fortiori de tout psychiatre.
Soyez prudente.
Vous avez été un cas assez passionnant, je vous l 'avoue.
Merci, docteur. Je serai sage, je vous le promets.
Et n 'hésitez pas à m 'appeler si quelque chose ne va pas.
Il y a longtemps que monsieur a acquis cette voiture ? Environ six mois,
Mathias, monsieur descend -il toujours au musée ?
Ce
sera une joie pour nous tous.
de retrouver Madame après une aussi longue absence.
Et ma clé ? Rien n 'a changé.
Monsieur a tenu à garder la maison intacte pour que Madame la retrouve
'elle l 'avait laissée.
Et ma clé ?
Ah, madame, quel après -malheur. L 'évêque, il a laissé le dieu et tout le
qui le regardait du haut du balcon.
Pas un flic, pas un diable.
Puis, tombé.
Ah, madame,
quelle horreur.
Oui, oui, je sais, du calme, du calme. Il faut oublier tout ça, hein, Manon?
Comment va notre jardin ? Le jardin n 'a rien perdu de son charme. Ni le
presbytère de son éclat. Je sais, mon pauvre Malou.
Tu n 'as pas changé. Mais maintenant, retourne à tes roses, veux -tu ? Bien,
madame.
J 'ai omis de prévenir madame. Monsieur a dû s 'absenter, mais il ne devrait
plus tarder à rentrer.
Mademoiselle.
Montez, mademoiselle, on vous emmène.
Comment vous appelez -vous ? Rosa.
Mais quelle importance.
Où est -ce qu 'on va ? Vous allez me servir de modèle.
Qu 'est -ce que c 'est que cette histoire ? Vous êtes une détraquée ou
ne suis pas modèle, moi.
Vous allez venir dans mon manoir.
Vous poserez pour moi.
Vous verrez, le manoir est superbe. Vous n 'en reviendrez pas.
J 'espère bien que si.
Je commence à avoir des crampes, moi. Est -ce que je peux bouger un peu ?
Décidément, je ne ferai rien de bien ce soir.
Je n 'ai pas l 'esprit à ma peinture.
Maintenant, qu 'est -ce qu 'on fait ? Je vais te faire visiter mon musée.
Tu n 'as jamais rien vu de si merveilleux.
Tu ne le regretteras pas, je t 'assure.
Viens.
Allez, viens.
Tu sais, tu commences à m 'exciter.
Tu ne me trouves pas magnifique.
Tu ne lis pas un terrible roman sur chacun de ces visages. Je trouve ça
absolument fascinant.
Regarde -le, c 'est un de mes préférés. Il m 'a donné beaucoup de plaisir.
Oh, ça suffit. D 'abord, on gèle ici.
Laissez -moi partir, j 'ai froid.
Sais -tu comment je les ai fait mourir, toutes mes délicieuses victimes ? Est
-ce que tu frissonne de froid ou de peur ?
Lâchez -moi, votre petit, je ne m 'amuse pas du tout. C 'est de peur, n 'est -ce
pas ? J 'aime lire la peur sur ton visage.
Mais lâchez -moi !
Oh, Charles, enfin te voilà.
Pourquoi m 'avoir fait tant attendre ? Je savais que tu ne pourrais résister à
la tentation de venir au musée.
C 'est pourquoi j 'ai voulu que ce soit ici qu 'il y ait lieu nos retrouvailles,
dans ce musée où nous avons connu tous deux tant de rares jouissances.
Ma chérie, ton calvaire est fini.
Maintenant, nous allons pouvoir retrouver nos plaisirs.
Mon chéri, tout sera -t -il vraiment comme avant ?
Dis -moi, chérie, n 'as -tu pas dilapidé notre fortune pendant mon absence ? Tu
n 'as pas fait de folie ? Voyons, chérie, cette fortune qui fait notre
et notre impunité t 'appartient.
Je n 'ai fait que quelques dépenses, mais rien d 'important.
Hormis, bien entendu, les très grosses sommes que j 'ai dû verser aux médecins
et aux juges afin d 'étouffer l 'affaire.
N 'as -tu jamais songé à te débarrasser de moi ? Tu aurais pu me faire enfermer
afin de jouir à ta guise de ma fortune. Tu n 'y as pas pensé.
C 'était ridicule, voyons, de te mettre de parésité en tête.
Soyons à la joie de nous retrouver, tu veux ? Profitons plutôt de cette
merveilleuse complicité qui nous unit.
C 'est une surprise pour toi, je pense qu 'elle te plaira infiniment, ma
Pierre ? Elle s 'appelle Cécile.
C 'est la fille d 'un diplomate.
Elle a tout juste 21 ans.
Et elle est, paraît -il, encore vierge.
J 'ai fait sa connaissance dans une réception.
J 'ai réussi à échanger quelques banalités avec elle.
J 'ai manœuvré pour connaître ses parents.
T 'es vicieuse, donc, en penses -tu ? Je la désire violemment.
Et tu vas la désirer aussi.
Ce sera une rue plus intéressante.
Tu ne penses pas ? Oui, elle est bien faite, elle est excitante.
Il nous la faut absolument.
Oui, il nous la faut.
Et nous l 'aurons, ne t 'inquiète pas.
Pour parvenir à nos fins, j 'ai un plan.
Ce qu 'il faut, c 'est l 'attirer ici.
Un ami m 'a procuré l 'adresse des parents.
Tu vas voir, le hasard fait bien les choses.
Une villa juste en face était allouée.
J 'ai la clé d 'une fenêtre du premier étage. Nous avons une vue imprenable sur
la chambre de cette jeune personne.
C 'est d 'ailleurs ainsi que j 'ai réussi à prendre ces photos
Elles sont plutôt alléchantes, non ? Elles sont prometteuses.
Je suis sûr que ce projet nous vaudra des plaisirs infinis.
Mais que vont penser les parents ? Comment ferons -nous pour l 'attirer ici
Est -ce que tu y as déjà pensé ? Le père est un diplomate et fait de fréquents
voyages à l 'étranger. Il nous suffira d 'inviter la fille lors de son prochain
déplacement.
Que dis -tu de tout ça ? Magnifique, nous irons dès demain.
Chérie, ton idée m 'excite terriblement.
Je m 'en serais douté.
Il faut la mettre à exécution sans retrait.
Fais voir.
Elle doit sortir de la douche.
Oh Charles, c 'est excitant. Il faut absolument que tu vois ça.
Ils nous l 'avouent. Regarde. Donne, je vais la voir.
Oh oui, carisma recta.
Oh, l 'excite est fou.
Encore, encore.
Prends -moi.
Oh, je t 'en prie, prends -moi, Charles.
Baisse ma culotte. Vas -y.
Oh oui.
Baisse -moi.
Vite, vite.
Prends -moi.
Fais -moi jouer, salaud.
Oui.
Oui, oui, baisse -moi bien. Vas -y.
Oui, comme ça.
Oui.
Oui. Encore.
Oui.
Oui.
Oui.
Oui,
encore.
Oui, oui.
Tiens, tiens, oui. Oui, je sais.
Oui.
Oh, Charles.
Elle m 'a l 'air d 'une sacrée vicieuse, cette petite pute.
Oui, oui, encore, encore.
On est comme ça.
Baisse -moi.
Ça me sent bien.
Oh, c 'est bon.
Oui,
je l 'aime.
Ça m 'excite encore plus comme ça.
La cure.
Tu vas me faire rejouir, oui.
Oh, oui, c 'est beau encore.
Encore.
Adèle, Adèle, viens ici.
Viens, je te dis.
Alors.
Tiens, prends.
Encore.
Encore. Oh, tu me tues.
Oui, Adèle, oui.
Oh, oui, bien reçois.
Oui,
oui, oui. Oui,
oui.
Voilà, c 'est ça.
Regarde, elle se tourne, sa prétendue vierge.
Les vrais qui sortent.
Regarde.
Adèle, vite, passe -moi ma robe. Allez, dépêche -toi.
Mes hommages, madame.
Bonjour, monsieur.
Quelle surprise, c 'est rien au voisin. Vous habitez ce pavillon ? Je le croyais
inoccupé. C 'est une heureuse coïncidence. Aussi charmante qu
'est pour moi.
Permettez -moi de vous présenter ma femme.
S 'il vous plaît, madame.
Vous me permettez de vous abiter avec votre charmante épouse, bien entendu,
l 'apéritif. Très volontiers, ma femme et moi en serions ravis, n 'est -ce pas,
Martine ? C 'est entendu, à ce soir.
Madame. Il nous faut rentrer, j 'attends un coup de téléphone urgent de l
'étranger. Au revoir.
Alors, à ce soir, vers 19h, n 'est -ce pas ? Entendu.
Votre charmante jeune fille sera là aussi ? Oui, oui, elle sera là.
Mais, ma charmante jeune fille, comme vous dites, boude, figurez -vous.
Je dois effectuer un voyage, mais elle refuse absolument de nous accompagner.
n 'est pas question que sa mère et moi nous partions et la laissions seule ici.
Pourquoi ne viendrait -elle pas passer ces quelques jours dans notre manoir ?
ne crois pas, monsieur ? Cela me semble être une excellente idée.
Nous pourrions devenir amies toutes les deux, j 'en suis certaine.
Qu 'est -ce que vous en pensez ? Oh, ce serait fantastique, madame.
Oh, père, dites oui, je vous en prie.
Voyons, Cécile, nous ne saurions abuser de l 'amabilité de monsieur et madame de
Vresac. Oh, sire, je vous en prie. N 'insiste pas.
Allons, la compagnie de l 'étude sera agréable à ma femme qui s 'ennuie dans
notre grande maison. Accepté, monsieur.
Je souhaite, mais à la condition, toutefois, que tu me promettes de ne
aucun souci à monsieur et madame de Bressac. Je compte sur toi.
Soyez un perçu à des pères.
Voilà qui est bien.
Parfait, nous repartons demain pour le manoir. Appelez -nous là -bas.
Voici ma carte.
Faites -nous savoir le jour de l 'arrivée de mademoiselle Cécile afin que
puissions la faire prendre à la gare par notre chauffeur.
Mais c 'est très aimable à vous. Je vous en prie.
Mes hommages, madame.
Madame. Monsieur.
Mademoiselle. Au revoir. Au revoir.
Il me la fout.
Il me la fout maintenant.
Je ne peux plus attendre.
À quoi bon cette mascarade ? Enlevons -la.
Enlevons -la au château. Mon chat, je t 'en prie, fais quelque chose.
Patience.
L 'heure est proche où cette petite garce sera entre nos griffes. Il ne faut
rien brusquer, ma chérie.
Nous n 'avons pas monté ce subtil guépier pour échouer au dernier moment.
Dans quelques jours, elle fera notre merci.
Je te le promets.
Et tu me parlais d 'une ingénue.
Mais c 'est une sale petite vicieuse, oui.
Regarde -moi ça.
Regarde -moi ça.
Elle se masturbe la fenêtre ouverte. C 'est une sale exhibitionniste.
Ce spectacle n 'est pas fait pour me déplaire.
Ça t 'avait plutôt inspiré hier.
T 'étais pas mécontente ? Elle est terrible.
Elle aime ça, dis -donc.
Eh ben, elle s 'en paie.
Ah, ça m 'en mêle.
C 'est méchant, ta famille.
Elle est juste à l 'âge de l 'explosion d 'essence en ce moment.
La nature se venge.
Son éducation a été trop stricte, c 'est pourquoi sa sensualité déborde.
Tu verras, nous lui ferons connaître le plaisir.
La découverte de l 'érotisme sera pour elle une véritable révélation.
Elle l 'attend confusément.
Et en quelques jours, elle connaîtra plus de plaisir que l 'on connaît la
majorité des mortels en une vie.
Et au bout de ce chemin de luxure
Notre victime connaîtra la mort.
Oh oui, je lui ferai payer ce qu 'elle m 'a fait endurer.
Une sacrée sainte Nidouche.
Regarde ça.
Elle est vraiment déchaînée.
Une sale petite vicieuse.
Demain, nous rentrerons au manoir préparer sa venue.
Ne t 'impatiente pas. Elle ne saurait tarder.
Tu verras.
Je sens que de grandes jouissances vont nous combler avec elle.
Tu verras ma chérie, cette fille nous est destinée et nous en tirerons de
grandes feuilles.
Rapproche, Adèle.
Allez, viens.
Déshabille -toi.
Tu nous as très bien servi.
L 'heure de la récompense est venue.
Allo, oui ? Qui demandez -vous ? Ah, c 'est vous.
Oh oui, dès le lendemain.
Bien sûr.
Nous en prendrons soin comme de notre propre fille.
Non, non, non, non, non.
Nous irons nous -mêmes la chercher.
Ne vous inquiétez pas.
Sa présence ne nous causera pas le moindre dérangement.
Bien au contraire.
À très bientôt.
Oui, c 'est ça.
Elles sont de très bonnes mains, soyez -en persuadés, cher monsieur.
Au revoir.
Tu vois, tout se passe comme nous l 'avions prévu.
Toi qui voulais tout bousculer, mon amour.
Oh Charles, c 'est merveilleux. Moi qui avais tellement peur qu 'au dernier
moment... Mais non, tout se passera bien, tu verras.
Vous verrez, Cécile, je suis persuadée que vous aimerez beaucoup notre manoir.
Tout y est si calme, si tranquille aussi.
C 'est un univers à part.
C 'est vraiment aimable à vous de m 'avoir permis d 'échapper à l
autorité de mes parents.
Ce n 'est pas très gentil de dire ça, mais les jeunes ont besoin d 'un peu de
liberté de temps en temps, n 'est -ce pas ? Vous oublierez vos soucis.
Je me sens déjà mieux.
Cette région est splendide.
Je suis sûre que je vais me plaire chez vous.
Bonjour madame.
Bonjour, Malou.
Je vous présente Malou, notre jardinier. Un peu simple d 'esprit, mais excellent
jardinier, pas vrai ? Oh oui, madame. Jardinier, mais surtout simple d
Mademoiselle est jolie.
Dommage.
Vraiment dommage.
Dommage ? Mais pourquoi ? Pour ce pauvre évêque.
Oh, la pauvre.
Cette tête, c 'est le sang qui déclenche par sur le camp d 'Anneau.
Voyons, calme -toi, Malou.
Le camp d 'Anneau.
Venez, ce pauvre Malou ne s 'est jamais remis d 'un accident dont il a été
témoin voici dix ans. Un évêque est tombé d 'un balcon alors qu 'il saluait
foule. Cet accident a fait perdre la tête à ce pauvre Malou.
Il n 'y a pas lieu d 'avoir peur, Cécile.
Il n 'est pas tout à fait normal.
Mais il ne ferait pas de mal à une mouche.
Il y a une fleur.
Salut, ça ne vous choque pas si je prends ce bain avec vous, c 'est -il ?
au contraire.
Entre femmes, ça n 'a pas d 'importance. Bien sûr, oui.
Vous avez une poitrine délicieuse. Mais... Ne soyez pas réticente.
Détendez -vous.
Il faut oublier la morale traditionnelle.
L 'équipocrisie.
Ça vous plaît ?
Il
faut vivre intentément, Cécile.
Qu 'est -ce qui se passe ? Vous êtes troublée ? Le cou, oui.
Mais c 'est bon.
Elle vous a bien des charmes.
Quelle jolie poitrine.
Dis -moi, Adèle, est -ce que tu as déjà caressé une autre femme ? Tu trouves ça
agréable ? Et ta patronne, elle te plaît ? Est -ce que tu me trouves excitante ?
Tu n 'aimerais pas faire l 'amour avec moi ? On est une autre femme.
Alors, que se passe -t -il ? Eh bien, tout se passe comme prévu.
Adèle suit toutes nos instructions à la lettre.
Oh, je voudrais les voir.
En laissant nous profiter aussi du spectacle.
Cette petite garde à du tempérament, toutes ses audaces m 'étonnent.
Mais avec quelle complaisance elle se prête aux fantaisies d 'Adèle.
Nous ne faisons que précipiter l 'éclosion d 'une sensualité latente chez
les filles de son âge.
Ça n 'a rien d 'étonnant, chérie.
Laisse -moi aller rejoindre.
Non, surtout pas ton intervention pourrait traumatiser Cécile. Mais tout
recommencé. Allons, patience, ton tour viendra.
Elle est indéniablement très douée.
Je crois vraiment que ça promet.
Oui, nous pourrons en tirer de grande jouissance.
Asseyez -vous, je vous en prie.
Merci.
Que se passe -t -il, monsieur Bressard? Eh bien, ce qui était à craindre.
Une rechute si vite?
Oui, et j 'ai peur que cette fois, ça ne soit très sérieux.
Je crois qu 'il faudrait la revoir, docteur. Qu 'est -ce qui vous fait dire
Bien plusieurs choses.
Ma femme semblait guérie, en effet.
Mais j 'ai dû vite me ranger à l 'évidence.
Ce n 'était hélas qu 'apparent.
Elle a eu très souvent des cauchemars, des délires.
Elle se croit persécutée.
Et ce qui est plus grave, elle menace de se suicider. Il est suicide ? Oui,
docteur.
Elle ne se confie pas à moi, elle m 'évite, elle reste dans sa chambre.
Elle refuse d 'ouvrir, même à la bonne.
C 'est moi qui lui sert ses repas.
Auxquels elle touche à peine, c 'en est inquiétant.
Je me demande s 'il ne faudrait pas la faire interner à nouveau.
J 'avais effectivement redouté une rechute, mais je ne pensais pas qu 'elle
viendrait si rapidement.
Monsieur de Bressac, il va falloir en effet envisager un internement beaucoup
plus long.
Il faut me l 'amener.
Sans lui dire, bien sûr, qu 'elle restera dans notre clinique si
Dites -lui que c 'est pour une simple visite de contrôle.
Je pense qu 'elle trouvera ça plausible.
Mais à vous, je préfère dire la vérité. Une rachute aussi soudaine est très
inquiétante. Il va vous falloir beaucoup de patience et de courage.
Je m 'en doute.
Mais je suis prêt à tout pour ma femme.
Alors, Cécile, vous vous plaisez chez nous, dites -moi ? C 'est le paradis. Je
voudrais ne jamais repartir, ne jamais retrouver mes vieux -parents.
Ce n 'est pas très gentil pour eux. Ils ont pour vous tant d 'affection.
Vous êtes fille unique, ça se voit, et vous êtes leur seule raison de vivre,
vous savez.
Oh, c 'est mes parents, oui.
Vous me semblez rêveuse, Cécile. À quoi songez -vous donc, ma petite fille ? Oh,
j 'ai hâte, elle qui tourne.
J 'ai trop bu.
Qui ont joué ? Oui, bonne idée, j 'adore jouer, mais à quoi ? On va mettre nos
noms sur des papiers.
On tira au sort et la personne désignée devra se plier pendant un quart d 'heure
aux fantaisies que les autres réviseront d 'elle.
Qu 'en dites -vous, mesdames ? Toutes les fantaisies.
Ah oui, toutes.
C 'est une bonne idée, n 'est -ce pas, Cécile ? D 'accord, tout à fait d
'accord.
Qui commence ? On va tirer au sort les bouts de papier.
Je les mets là -dedans. À votre main chaste et pure, Cécile, d 'être l
'instrument du destin.
N 'hésitez pas, allez -y.
Le sort à désigner... Martin !
Eh bien, chérie...
Si vous nous exécutiez un numéro de strip -tease.
Oh, alors créez un climat plus propice, je vous prie.
Que la main du destin désigne une seconde victime.
Adèle ! Quel supplice allons -nous lui infliger ?
Quel passe -semblant de faire l 'amour jusqu 'à l 'extase ? Qu 'en dites -vous,
Cécile ? L 'idée me plaît.
Merci à tous.
Destin, quelle est ta prochaine victime ? Ah, Cécile.
Oh, mon Dieu, que va -t -il m 'arriver ? Quel délice allez -vous me faire subir
? Je suis certaine que Charles va nous trouver une idée.
Je me soumets à vos désirs aveuglément.
Alors, Charles, quelle est ton idée ?
La petite Cécile va nous montrer avec Adès ce que peuvent inventer deux jeunes
personnes du même sexe.
Sous -titrage FR ?
Qu 'est -ce qu 'il y a d 'écrit sur ce bout de papier ? Je parie que c 'est mon
nom. Oui, Charles, c 'est ton tour.
Tu vas devoir mimer la possession de la douce Cécile.
Moi ? Soit, si telle est ta volonté, le jeu est le jeu.
Cécile ?
Viens, Adèle.
Je t 'en prie.
Non !
Bonjour, mademoiselle. Monsieur et madame de Brestin m 'ont prié de faire
à mademoiselle qu 'ils seront de retour pour déjeuner. Ils sont partis faire une
randonnée à cheval dans les environs.
Puis -je faire quelque chose pour mademoiselle ? Non, merci, Mathias. Je
aller me promener un petit peu dans le jardin.
Bon, là, j 'ai la tête lourde, lourde.
Bonjour, Malou.
Ah, mademoiselle, c 'est affreux.
Il a éclaté comme un oeuf. C 'est horrible. C 'est si beau. Ils l 'ont
mourir. Mais de quoi parles -tu encore?
Vous aussi, vous espère.
N 'arrêtez pas, frère.
Toutes ces femmes, c 'est horrible.
N 'y descendez jamais.
Ne vous laissez pas emmener à la cave. C 'est trop dangereux. C 'est trop
dangereux.
Vous êtes très en beauté, Cécile. Nous sommes passés dans votre chambre pour
vous inviter à vous joindre à nous, mais vous dormiez si profondément que nous n
'avons pas voulu trouver votre repos.
Allez, allez.
Merci, Mathias. Oui, servez.
J 'avoue ne plus très bien me rappeler comment s 'est terminée la soirée d
'hier. Je crois que j 'ai bu un peu trop. Je vous en donne pardon à tous les
deux. Je crains de m 'être mal comportée.
Vous vous êtes fort bien comportée, Cécile. Au contraire, n 'avez -vous pas
souvenir d 'avoir comblé certaines lacunes de votre éducation ? Oh, madame,
'ai peur de m 'être livrée à des plaisirs coupables et j 'en rougis
j 'y pense.
Rien de ce qui provoque le plaisir n 'est coupable.
Non, rien.
Et le seul coupable serait votre éducation.
Je conçois votre gêne pour évoquer certains actes de l 'amour, mais ce ne
que des préjugés, des préceptes bourgeois.
En fait, fort démodés.
La morale est cependant difficile à oublier.
Nous allons vous instruire, Sarmante Cécile. N 'ayez crainte.
Ma femme et moi saurons vous éduquer, si vous le voulez.
Vous me mettez dans une position bien difficile, monsieur.
Comment pourrais -je discuter avec vous alors que j 'ignore pratiquement tous
les plus élémentaires rapports qui peuvent exister entre un homme et une
Il ne tient qu 'à vous d 'en savoir plus.
Monsieur de Brestac n 'est -il pas séduisant ? Je puis vous garantir qu 'il
serait un excellent initiateur.
Votre mari ? Mais comment pouvez -vous ? Oubliez donc la morale, jeune Cécile.
Ma chère petite, il y a tant de choses de l 'amour que vous ignorez.
Suivez -moi.
Je vais vous montrer un des aspects, et non des moindres, que peut prendre le
plaisir.
Je t 'attends.
Oh non ! Lâchez -moi ! Lâchez -moi !
Non ! Non ! Oh
non, je ne peux pas !
Non !
Tu connais ce poison ? Tu l 'as suffisamment utilisé ?
La drogue que je lui ai injectée est un poison
indien qui paralyse sans faire perdre conscience.
Ma distinguée milliardaire épouse perçoit la moindre de nos paroles.
A rien ne lui échappe de ce qui se passe.
Ça doit être éprouvant de ne pouvoir hurler, de ne pouvoir cracher son venin.
Vois -tu, Cécile et moi, nous sommes amants, et ce, depuis bientôt un an.
Elle est loin d 'être la gênue qui t 'a tellement excité dès que tu l 'as vue.
Nous avons, elle et moi, mis sur pied ce plan diabolique, et tu as réagi
exactement comme nous l 'espérions, au -delà même que nous espérions.
Désormais, je suis riche.
Nous allons pouvoir, Cécile et moi, jouir enfin de ton immense fortune, en
quiétude.
Et telle est bien notre intention.
Toi qui croyais tuer Cécile, ta vie est
finie, bien finie.
À nous maintenant d 'en profiter.
Nous font Cécile et moi le voyage dont tu rêvais.
Tu m 'entends, Martine ? Tu es si loin déjà.
Dès que les effets de la piqûre auront cessé, je t 'injecterai la drogue qui te
servait à embaumer des victimes.
Et tu prendras place parmi elles, ma chère petite femme.
Oh, Adèle, tiens -toi à te dire adieu.
Tu vois, on pense encore à toi.
Oh, que ton regard est noir.
Tu pourrais bien me faire un de tes sourires.
Tu étais si belle quand tu souriais.
C 'est fini.
Allez.
En route, Mathias.
Abel !
Allons,
dépêchez -vous, Mathias.
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