All language subtitles for 28.Years.Later.The.Bone.Temple.2026.MULTI.1080p.WEB.H264-LOST.ITA5

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Original subtitles

28 ans plus tard...

ZONE INTERDITE AUX ENFANTS

Espèce de petite merde.

Bienvenue dans ton pire cauchemar.

Le Malin va te faire ta fête !

C'est la première fois qu'il voit un couteau.

Il chie dans son froc.

Regardez ce petit bébé !

Tout ça, c'est pour le Malin.

Active, Jimmy Chiotte, on s'emmerde.

Les Doigts !

Vous savez qu'il s'agit d'un combat à mort.

Pas de quartier.

Oui, Sir Jimmy.

Nous regardez-vous, Père ?

Maître.

Seigneur des Ténèbres.

Êtes-vous prêt

à voir si le garçon est digne

de devenir un Doigt ?

Très bien.

Battez-vous.

Vas-y, attaque !

Allez !

Défonce-le !

Tu vois ça ?

Je vais te faciliter la tâche.

Allez !

- Allez, petit. - Vas-y, putain !

Pas de bol, mon pote.

Je parie que t'as mal.

T'as fait tomber ton couteau.

Arrête...

Tu le ramasses ?

Vas-y.

Bien joué, Chiotte !

Petit con.

T'abuses, là.

T'occupe, Jimmy, je sais ce que je fais.

Je te fais marcher, petit.

Allez, ramasse-le.

Ramasse-le !

Trop lent.

Je pourrais faire ça des heures.

Abrège, putain ! C'est une demi-portion.

Tu sais quoi ?

Je finis avec ce petit merdeux et je te règle ton compte.

Petit connard de merde !

Je vais t'écorcher avec ton propre couteau.

C'est quoi, ce bordel ?

T'es foutu, Jimmy.

- Quoi ? - C'est une artère.

C'est vrai.

Tu pisses le sang.

Aidez-moi !

Arrêtez de rigoler !

Ça marche pas comme ça.

Sir...

Jimmy a raison, ça marche pas comme ça.

Nom de Dieu...

Seigneur Jésus !

Mon Dieu...

Pourquoi tu invoques ces connards ?

Sir, aidez-moi, pitié.

J'ai peur.

Qu'est-ce que t'as à chialer ?

Sir, j'ai...

T'as quoi, Jimmy ?

T'as faim ?

T'as la gaule ?

T'as sommeil ?

Il a sommeil.

C'est bien.

Comment t'appelles-tu, petit ?

Spike.

Non, ça le fait pas.

Je crois que tu t'appelles...

Jimmy.

La classe ?

La classe !

CENTRE DE LOISIRS

Pour moi !

LE TEMPLE DES MORTS

Elles marchent main dans la main...

Sur le pont à minuit

Elles tournent la tête alors que les lumières...

Étincellent si vivement

Rouge à lèvres couleur cerise sur la lentille

Alors qu'elle tombe

Dans une étendue d'eau bleu claire

Arrivant où elle gît

Le plongeur monte à la surface

La foule adore tirer Dolly par les cheveux

Par les cheveux

Comment est-elle arrivée là ?

Elle replonge

Les filles dans les films

Bon,

un patient contaminé.

C'est étrange.

Et sans doute une première mondiale, Samson.

Oui, tu as un nom.

Je l'ai choisi le jour où j'ai découvert

le nouvel alpha qui avait fait des bois

son territoire de chasse.

Ta taille et ta force m'ont inspiré ce prénom.

Tes cheveux aussi.

Je suis le docteur Kelson.

Cela dit, j'ai plutôt l'impression d'être Androclès,

qui retire des épines de la patte du lion.

Ce qui signifie

que tu dois me payer,

d'ailleurs.

Je plaisante.

Je suis agréé.

C'est gratuit.

Intéressant.

Je vais te faire confiance, Samson.

C'est un choix que je fais.

J'ai ici ce dont tu as besoin.

Si tu me tues en m'arrachant la tête, tu n'en auras pas.

C'est une transaction, Samson...

un quid pro quo.

Quelque chose me dit que tu ne comprends pas le latin.

Quel soulagement !

Tu le comprends.

Je me demande si tu comprends ce que je raconte.

Si ce n'est les mots que je prononce,

au moins le ton de ma voix ?

Je ne suis pas une menace pour toi.

Je ne te veux aucun mal.

Tu reconnais ton prénom ?

Samson...

Ce serait merveilleux de t'entendre dire ne serait-ce qu'un mot.

Ce serait un miracle

de découvrir que l'infection

t'enveloppe l'esprit,

comme un voile,

sans prendre sa place.

Dans ta quiétude, te reste-t-il des souvenirs ?

Une trace de ce que tu étais autrefois ?

Ou bien t'ai-je juste offert un peu de répit ?

Rien de mal à cela, Samson.

Il n'y a rien de mal à s'offrir un peu de répit.

Rien de mal.

À s'offrir un peu de répit.

Tout est à sa place.

Petite merveille.

Je vais jeter un œil là-bas, et toi...

Jonno !

S'il nous voit,

il va hurler.

Jonno... non !

Cours !

Et Jonno ?

Au secours !

Me laissez pas !

Cours !

Attendez !

M'abandonnez pas !

Partez pas !

Viens, Tom.

On y va, putain !

- On leur dit quoi ? - La vérité.

On a perdu Jonno.

Il s'est perdu tout seul.

George,

j'ai une mauvaise nouvelle.

George, j'ai...

On a de la visite.

Quoi ?

On a de la visite.

Bonjour.

Je vais vous présenter.

Tinky Winky avait toujours

son sac sur lui.

Mais cette fois-là, comme vous vous y attendiez...

Tinky Winky !

Tinky Winky fit demi-tour.

Tellement lui !

Il découvrit que Laa-Laa et Po n'avaient pas perdu

- qu'une pomme... - Assis.

... mais le sac entier, putain !

Tu ne connais pas les Télétubbides ?

Ils sont formidables.

Ils avaient une télé sur le bide.

Et ils s'y voyaient

avec une autre télé sur le bide.

Dans laquelle ils se voyaient aussi,

et ainsi de suite, ad infinitum.

Jimmima, fais la danse de Dipsy.

C'était parfait.

La classe ?

La classe !

Bonjour.

Qu'est-ce que vous voulez ?

Profiter de l'hospitalité des honnêtes gens.

Nous sommes un groupe de voyageurs affamés et épuisés,

accueillis

à bras ouverts, avec le sourire, et nourris...

Accueillis ?

Tu as cassé mon rythme.

Ils ont débarqué.

- C'était ouvert. - C'est faux.

Accueillis et nourris

à la fois par le corps

et par le cœur.

- On est pas les bienvenus ? - Non.

Tu me l'apprends. Continue de danser.

On est partis...

du mauvais pied.

Refaisons les présentations.

Les Doigts.

Jimmima.

Roberto Calamari.

J'ai fait un bide.

C'était une blague.

Je m'appelle aussi Jimmy, comme les autres.

Vous allez partir ?

Après vous avoir tués, naturellement.

Sauve-toi !

Le Malin serait contrarié

si on les perdait, elle et le bébé.

Bien, Sir Jimmy.

On passe la nuit ici.

On va faire acte de charité.

Demain, on change de décor.

Trouve-nous un nouveau décor.

Je vais louper la charité ?

Barre-toi.

Tinky Winky et ses pommes de merde.

"Vous vous y attendiez ?"

Bah oui, ducon.

Tu nous as raconté l'histoire un milliard de fois.

Tu bouges sur le sol, chérie

Tu es un oiseau de paradis

Avec un sourire couleur cerise

Je suppose que c'est sympa

Avec un pas vers la gauche

Et un geste vers la droite

Tu regardes le miroir vers l'ouest

Elle s'appelle Rio

Et elle danse sur le sable

Comme cette rivière

Qui se tord dans un pays poussiéreux

Et quand elle brille

Elle montre tout ce qu'elle peut

Oh, Rio, Rio...

Danse sur le Rio Grande

Tu comptes tant pour moi

Comme un anniversaire

Ou un beau paysage

Et je t'ai vue à la télé

Parmi deux milliards d'étoiles

Mais tu dois bien savoir

Que seule toi compte

Putain, j'hallucine !

Elle s'appelle Rio

Et elle danse sur le sable

Comme cette rivière Qui se tord dans un pays poussiéreux

Le Malin vit que le monde s'était effondré

et n'était que chaos.

Alors, le Malin lâcha ses démons

sur le monde des humains.

Et le monde vacilla face aux démons,

comme la flamme faiblissante d'une bougie.

Et Dieu ne fit rien.

Car il était invisible.

Même pas foutu de se sortir les doigts, ce con.

Ainsi,

le monde des humains devint le royaume du Malin.

Et ce royaume était l'Enfer.

La classe.

Alors, le Malin s'adressa à son fils favori,

qui se nommait Jimmy Crystal.

Il dit à Jimmy :

"Tu es à présent Sir Lord Jimmy Crystal.

"Tu seras mon bras droit,

"un bras puissant,

"doté de sept Doigts.

"Chacun de ces Doigts sera une griffe.

"Tu offriras la charité au monde des humains.

"Ainsi,

"nul autre que toi ne sera mon héritier !

Et tes sept Doigts tiendront ta couronne."

La classe ?

Je suis

Sir Lord Jimmy Crystal,

fils favori du Malin.

Voici mes Doigts.

Nous traversons les contrées à la recherche d'âmes

à donner en offrande à mon Père.

Et nous vous offrons

la charité.

Les Jimmy.

Oui, Sir Jimmy.

L'acte de charité du jour sera...

le retrait de la chemise.

- Salut, papy. - Je te choisis, toi.

Je vais te faire chialer. Tu vas beugler.

Alors, tu douilles ?

Je peux pas...

Règle-moi ça, Jimmy Tatou.

Tu peux pas y couper, on est là pour ça.

Je peux pas.

S'il te plaît.

Je peux pas.

Reste là.

Samson,

mon ami,

il faut qu'on parle.

Le médicament que je te donne

est un mélange de plusieurs choses.

Mais le principal et le plus puissant de ses composants

est la morphine.

Vu le rythme auquel tu la consommes, je n'en aurai plus dans 15 jours.

Cela fait 28 ans

que je fouille toutes les pharmacies dans un rayon de 100 km.

Nous n'en trouverons plus.

C'est inéluctable,

la quiétude opiacée que tu as trouvée grâce à moi

prendra fin.

Mais je suis en mesure de t'offrir autre chose.

Une forme différente de quiétude.

Une place dans l'ossuaire.

Pour ainsi dire,

un foyer.

En ma compagnie.

Je veux t'offrir une quiétude durable.

Je crois que c'est ce que tu désires.

C'est pour cela qu'on est devenus amis.

Bons amis.

Si seulement tu avais la possibilité

de me donner ton consentement.

Rien qu'un discret signe d'approbation.

Bonne nuit, Samson.

Lune.

Qu'est-ce que tu viens de...

Tu as parlé.

Redis-le.

Lune.

J'ai besoin de Doigts forts.

Pour avoir un poing fort.

Écoute-moi !

Concentre-toi.

Choisis un Doigt à combattre.

Si tu gagnes,

tu prends sa place et je te baptise Jimmy.

Si tu perds, tu auras la charité.

Si tu refuses, tu auras la charité.

Fais un signe de la tête.

Bien.

Quel Doigt

choisis-tu de combattre ?

Elle.

Je la choisis, elle.

Père,

maître,

papa,

roi des rois,

joins-toi à nous.

Nous te remercions.

Tu as notre gratitude.

Le Malin est ici, mes Jimmy.

Il regarde à travers mes yeux.

Il sent l'odeur du sang et de la peur.

Je l'entends chuchoter,

je sens ses lèvres contre mon oreille.

Il dit...

"battez-vous".

Alors battez-vous, putain.

Allez.

Trop facile.

Parce que je suis trop forte, connard.

Bonne nuit, les Télétubbies.

Dipsy, Laa-Laa !

Tête de gland !

Il essaie de se relever.

Encore !

Magnifiquement exécuté, Jimmima.

Sa souffrance est un ravissement pour le Malin.

Le Malin dit :

"charité".

Fais ton choix.

Je veux lui enlever son pantalon.

Le Malin adore.

Tu vois tous ces connards ?

Écoute-moi !

Ils t'auraient juste planté leur couteau dans le cou.

Je suis pas comme ça.

Tu m'as choisie parce que tu me croyais faible.

Tu vas te dire quoi

quand je vais t'arracher

la peau du...

Mon chat a paumé...

Mon chat...

Chaton frisé...

Nuage lacté !

C'est quoi, ce bordel ?

Là-haut !

Salope !

Grosse merde !

Chopez-la !

Je vais te buter, sale pute !

Chopez-la, allez !

Elle est là !

Où ça ?

Là, espèce de débile.

Je la veux vivante !

Vivante !

Sors de ta cachette !

- On vient t'attraper ! - Montre-toi !

Allez, monte !

Laissez-le, sortez !

Ça gueule beaucoup.

Ça gueule toujours, pendant la charité.

Mais là, ça gueule pas de façon normale.

Ça te paraît normal, Jimmy ?

C'est quoi, gueuler de façon normale ?

C'est se chier dessus, quoi.

Je me pose trop de questions.

Éteignez-le !

Aidez-moi...

Petit,

attrape-la !

Ramène-la-moi !

Allez !

Emmenez-moi.

S'il vous plaît,

emmenez-moi.

Merci.

Il est mort.

Sir...

Tu es tout seul.

Je comprends pas, je t'ai demandé de la ramener.

Oui...

Elle a fracassé le crâne de Jimmima avec un putain de crochet.

Et toi, tu la laisses partir ?

Je l'ai pas laissée.

Alors où est-elle ?

Elle a essayé de s'enfuir.

Elle s'est défendue, et j'ai dû la tuer.

Elle s'est défendue, les Jimmy.

Elle s'est défendue.

Et notre petit Jimmy n'a pas eu le choix.

Il a failli se faire dominer par...

une femme enceinte.

Tu l'as tuée comment ?

Avec une flèche.

Où est son corps ?

Il faisait sombre.

C'était dans les bois.

Dans un endroit difficile à retrouver, j'imagine.

Et tu n'as pas pensé à lui découper le visage

pour me l'apporter ?

Ça ou son enfant à naître ?

Pour me montrer ton esprit d'initiative.

Pourquoi tu pleures ?

Je pleure pas.

Désolé.

T'excuse pas auprès de moi.

C'est le Malin que tu as déçu.

Je l'invoque ?

Pour lui demander si tes excuses lui suffisent

ou s'il exige autre chose ?

Qu'on t'arrache ta face de demeuré, par exemple.

Non, pitié...

Invoquez-le, Sir.

Je veux faire acte de charité.

C'est ce que tu veux, Jimmy ?

C'est comme s'il avait tué Jimmima.

S'il était pas sorti, il aurait été choisi.

Il n'est pas digne d'être un Doigt, Sir.

Regardez-le, il a les jetons !

Je suis d'accord.

Il faut demander son avis au Malin.

En effet, il le faut.

Je vais l'invoquer.

En personne.

Comment ça ?

On doit demander au Malin en personne.

Le Malin n'apparaît pas comme ça, sur demande.

Je sais bien, mais...

Quoi ?

Je l'ai vu.

Tu l'as vu ?

Aujourd'hui.

Tu as vu le Malin.

De mes propres yeux.

La peau rouge,

plutôt âgé.

Il y avait une construction faite d'os humains derrière lui.

Son palais, je suppose.

Et il batifolait avec un de ses démons.

Un alpha, en plus.

Un alpha,

aux pieds de son maître, comme un agneau.

Alors, on laisse le Malin décider ?

MANUEL D'ÉTHIQUE MÉDICALE

Naloxone...

Médicaments antipsychotiques

Merde !

Le jour se lève...

Et merde.

Alors, c'est lui ?

C'est vraiment le Malin ?

Est-ce que c'est le Malin ?

Est-ce que c'est vraiment le Malin ?

C'est lui ?

Oui, c'est lui !

- C'est vrai ? - Oui.

- C'est bien lui. - Bon Dieu de merde !

Bon Diable de merde !

Bien trouvé, Jimmy.

Vous saviez que votre père serait ici ?

- Vous aviez tout prévu. - Oui, Jimmy !

Mais je m'attendais pas à ce château.

Ça, c'était pas prévu.

Mais...

il en a quelques-uns

dans son royaume.

Ceux des Highlands sont sympas.

Celui-ci doit être nouveau, je le connaissais pas.

Il a l'air de dater.

C'est vrai qu'il a l'air vieux.

Il doit avoir 5 ou 10 ans.

C'est rien, en termes d'architecture.

On descend ?

On va le voir ?

Je dois lui parler d'abord.

Pas sûr qu'il veuille de la visite.

Croyez-moi, il vaut mieux l'éviter s'il est dans un mauvais jour.

Bougez pas d'ici.

Je m'en occupe.

Je reviens vite.

Bonjour.

Vous êtes...

le Malin ?

Le malin ?

- Vous n'êtes pas le Malin ? - Non.

Je ne vois pas de qui vous parlez.

Tout le monde le connaît.

Eh bien, moi, non.

Je m'appelle Ian.

Vous êtes sûr ?

Absolument.

Le Malin est connu pour être un petit farceur.

Il aime jouer des tours.

Attendez,

par le Malin, vous entendez...

Satan ?

Évidemment, ducon.

Qu'est-ce qui vous fait croire...

Je vois, c'est la couleur de ma peau.

Les os.

Détendez-vous, je ne suis pas Satan.

Je suis le docteur Ian Kelson.

Docteur ?

Et c'est qui, tous ces cons, vos patients ?

Ceci est un ossuaire,

un monument aux morts.

C'est comme un cimetière.

Et votre peau orange, c'est...

C'est de l'iode.

Elle tue le virus.

- Le virus ? - À l'origine de l'infection.

Un docteur.

Un docteur athée.

D'accord.

Pour vous, ces conneries de zombies,

ça vient de la science, des microbes, tout ça ?

Et non de...

Je sais pas, le Malin ?

Qui aurait déchaîné sa colère sur les humains ?

Je vois...

Je suis un athée, et vous, un sataniste.

Et voilà !

Mystère résolu !

Sérieux, j'étais complètement largué.

Je suis en nage !

Je croyais rencontrer mon père.

C'est vous qui avez fait tout ça, Ian ?

En effet.

J'adore ce que vous faites.

- C'est de la bombe. - Merci.

Vous avez dit que vous croyiez rencontrer votre père ?

Mon cœur battait à mille à l'heure.

Parce que votre père, c'est Satan ?

Le Malin, c'est mon vieux.

Mais...

Laissez tomber.

Non, allez-y.

Et puis merde.

En fait, je connais pas mon père.

Pas bien.

Il me parle souvent,

mais on n'a jamais eu de vraie discussion, face à face.

Vous lui parlez sans le voir ?

- Il est dans votre tête. - Toute la journée, bordel.

Je m'appelle Jimmy.

Sir Lord Jimmy Crystal,

mais ça va, vous pouvez m'appeler Jimmy.

Asseyons-nous, Ian.

J'ai ma bande postée pas loin, mais ils peuvent attendre.

On a tout notre temps.

On va papoter un peu.

C'est pire.

Ventre... cou !

Dégage.

Je te plante !

C'est tout ?

Et si c'était pas le Malin ?

Pas le Malin ?

La peau orange,

un palais fait d'os.

Il communie avec les démons.

Ce serait qui ?

Juste un vieux.

Qu'on ferait mieux d'éviter.

On devrait le laisser tranquille.

Le laisser tranquille ?

C'est pas notre genre.

C'est pas juste un vieux.

C'est le Malin.

Ce serait

étrange

et merveilleux de le rencontrer.

- J'ai touché un point sensible. - T'inquiète.

Trop facile !

J'aimerais savoir...

si Sir Lord Jimmy Crystal est son fils.

Il est Sir Lord, d'ailleurs ?

Comment ça ?

T'as jamais l'impression qu'il raconte de la merde ?

Les châteaux d'os dans les Highlands, c'est bidon.

Il nous en a jamais parlé.

Je l'ai vu quand il avait les jumelles.

Il avait jamais vu cet endroit.

J'avais 8 ans quand c'est parti en vrille.

Mais vu votre âge, vous devez avoir des souvenirs.

Moins que vous ne croyez.

Je me souviens de bribes.

Des événements, des gens.

Mais ce qu'était vraiment la vie,

avec des boutiques,

des frigos,

des téléphones, des micro-ordinateurs,

je ne m'en souviens quasiment pas.

Cela dit, je me souviens qu'il y avait de la certitude.

Les choses avaient un certain ordre,

une manière de fonctionner.

Bien sûr, survenaient des drames, des bouleversements,

mais nos fondations...

semblaient indestructibles.

Je me souviens surtout de l'église.

On vivait à côté.

À l'arrivée des démons, je m'y suis caché.

- Vous viviez à côté de l'église ? - Juste à côté.

C'était le presbytère ?

Votre père était donc le pasteur.

Si ma mère et ma sœur s'étaient cachées dans l'église,

elles s'en seraient sorties...

mais elles sont restées.

Elles se sont fait broyer la tête.

Et votre père ?

Il guidait les contaminés, Ian.

Il a mené l'attaque des démons sur l'église.

Une grande armée, et il la commandait.

Charité bien ordonnée commence par soi-même.

Vous ne l'avez plus jamais revu.

Et puis je vous ai vu...

Je suis un peu dans l'embarras.

Pourquoi donc ?

J'ai dit aux autres, à ma bande, que vous étiez le Malin.

Mais vous ne l'êtes pas, et ils veulent vous rencontrer.

Je vois.

Ce qui vous met dans l'embarras aussi.

Pourquoi ça ?

Parce que si vous ne m'aidez pas,

je vous fais bouffer vos tripes jusqu'à vous étouffer avec.

Ce serait embarrassant, oui.

Je vous aime bien, vous savez écouter.

Y a pas grand monde que j'aime bien.

Merci.

Alors,

vous pensez qu'on peut s'entendre ?

Il paraît que le Diable adore conclure des pactes.

Demain, au crépuscule,

le Malin nous accordera une audience.

Mais il y a des règles à observer

en présence du Seigneur des Ténèbres, comme vous vous en doutez.

Interdiction de le toucher.

Ou vous serez brûlés vifs

et votre âme finira au 7e Cercle de l'Enfer.

La classe ?

Et interdiction de s'adresser à lui.

Le seul qui lui parlera, c'est moi, son fils favori, son héritier.

C'est clair ?

Memento mori, avais-je dit au garçon.

Ça fait longtemps que je n'ai plus peur de mourir.

Je vis seul.

J'ai accompli ma mission.

Mais aujourd'hui,

j'ai eu peur.

Et je me suis dit :

"Que deviendra Samson si je disparais ?"

Ils reviennent demain, alors je veux essayer une chose ce soir.

Je comptais m'y prendre de façon progressive,

mais la situation est à notre désavantage.

Ce sera donc un saut dans l'inconnu.

J'ai élaboré une théorie concernant la nature de l'infection.

On sait qu'il y a une composante physiologique.

Hémorragies

et multiplication anarchique des cellules.

On sait aussi

qu'il y a une composante sensorielle.

Douleurs

et agitation excessive,

que la morphine neutralise.

Et s'il existait également

une composante psychiatrique ?

Lorsque les contaminés attaquent,

que voient-ils ?

Que croient-ils attaquer ?

Je les ai vus tuer des enfants, des bébés.

Il n'y a aucune raison de faire du mal à un bébé.

Alors vous devez sûrement voir quelque chose qui n'existe pas.

Voir quelque chose qui n'existe pas.

Un médecin parlerait de psychose

et dirait qu'il est possible de la traiter.

Je suis médecin, Samson.

Je voudrais traiter ta psychose.

Je vais te demander d'avaler ces cachets.

T'allais où comme ça ?

Jimmy, je voulais...

Non, tu voulais te tirer.

Celui à qui t'as troué la cuisse était mon meilleur pote !

Tu nous l'as enlevé,

avec ta lâcheté et ton cul bordé de nouilles.

En hommage à sa disparition, ça me paraît approprié

que j'enfonce lentement cette lame dans ton...

Tu comptais aller où, bordel ?

Ailleurs.

C'est forcément mieux.

J'ai été ailleurs.

C'est pas mieux.

Reste avec moi, petit.

On ira loin.

Il essayait de se sauver ?

Il avait peur de rencontrer le Malin en personne.

Il avait pas les tripes.

J'ai essayé de le convaincre, il a pas voulu.

Il m'a sauté dessus.

Je devais le tuer.

C'est pas ce qui s'est passé.

C'est ce qui s'est passé.

On verra ce qu'en dira le Malin ce soir.

Ça a fonctionné, mon ami ?

Jadis égaré,

t'es-tu retrouvé ?

Bonjour et bienvenue à bord de ce train à destination d'Édimbourg.

Prochain arrêt, Retford.

Veillez à ne pas oublier vos effets personnels,

et à jeter vos ordures

dans les poubelles.

La lune

Les contrôlleurs sont en mouvement, préparez vos billets.

Contrôle des billets.

Merci.

Contrôle des billets.

Ton billet, mon grand.

Ton billet !

J'ai pas de billet.

Mettons le son à fond les gamelles.

Il nous attend, les Jimmy.

La classe.

Malheur à vous, ô Terre,

ô Mer,

car le Diable a lâché la bête

avec furie

Il sait que le temps est compté

Que celui qui a de l'intelligence calcule

le nombre de la Bête

Car c'est un nombre d'homme,

et son nombre est le six cent soixante-six

Je suis parti seul

L'esprit vide

J'avais besoin de penser

De reprendre mes souvenirs

Qu'ai-je donc vu ?

Puis-je donc croire

Que ce que j'ai vu cette nuit

Était bien réel ?

Car dans mes rêves

Il est toujours présent

Le visage vilain qui me tord l'esprit

Et me pousse au désespoir

La nuit était noire

Pas besoin de retenue

Je devais voir

Si quelqu'un m'observait

Dans la brume

Des silhouettes bougent et se tordent

Était-ce bien réél

Ou était-ce l'enfer ?

666

Le nombre de la Bête

Il y aura

Un sacrifice ce soir

Je reviens

Je serai de retour

Je posséderai vos corps

Et je vous ferai brûler

J'ai la flamme

J'ai la force

J'ai le pouvoir

D'accomplir le mal

666

Le nombre de la Bête

Il y aura

Un sacrifice ce soir

La classe.

Les Doigts.

Les Doigts,

approchez.

Approchez.

Je vous le dis, vous êtes

les doigts de ma main droite.

Votre rayonnement funeste

obscurcit même le soleil.

La fierté grouille en moi tels des vers

dans le corps du Christ.

À genoux.

Pas toi, mon fils.

Tu dois être debout.

Nous vous remercions pour cette audience,

Père.

Mon temps n'a pas de fin,

mais le vôtre, en ces lieux, est compté.

Oui, Votre Grandeur, nous serons brefs.

Mais avant qu'on parte,

avez-vous des instructions à nous donner ?

Oui.

On vous écoute.

Je vous ordonne de poursuivre votre mission démoniaque.

Qu'on poursuive notre mission démoniaque.

Écorcher et éviscérer les âmes geignardes de votre royaume.

Souiller leurs corps, faire de leur agonie un sacrement,

faire résonner leurs hurlements

dans les cieux.

Est-ce votre commandement, Père ?

Oui.

Avez-vous d'autres commandements ?

Les Doigts doivent toujours t'obéir,

mon fils.

M'obéir à moi, votre fils.

Sans aucune question ni aucun doute.

Soumettez-vous toujours immédiatement à ma volonté,

sans aucune hésitation

ni effronterie.

Sans chouiner.

Quel est votre dernier commandement, majesté ?

Père, votre dernier commandement.

Tu multiplieras le nombre de tes Doigts.

Multiplier mes Doigts,

qu'un seul poing en devienne deux.

Puis cinq ! Puis cent !

Puis mille !

Afin qu'aucune communauté du royaume de l'Enfer

ne puisse échapper à notre charité.

Père,

nous vous avons entendu et nous obéirons.

Levez-vous, les Jimmy.

Nous prenons à présent congé.

Attendez.

- Qu'on attende ? - Oui.

Spike ?

J'ai un dernier commandement.

Non, Père, je ne crois pas.

Continuer notre œuvre, gagner en puissance,

m'obéir, c'était tout.

Non, il en manque un.

Vraiment ?

Quel commandement, je vous prie ?

J'exige

un sacrifice.

Un sacrifice.

De qui ?

Tu te souviens de l'église, mon fils unique.

Alors tu te souviens du Christ,

le fils unique de Dieu.

Tu sais que...

pour que le fils unique de Dieu monte aux cieux

et s'asseye à la droite du Père,

il a d'abord dû être crucifié.

Tu es mon fils unique,

Jimmy.

Je suis ton Dieu.

J'exige la même chose.

Vous exigez que je sois crucifié ?

Oui.

Et qui va me clouer à la croix ?

Eux.

Espèce de félon,

tu as inversé les rôles.

Doucement, Jimmy Tatou !

Je sais que ça te démange.

Mais avant, j'ai une question.

Tu crois vraiment

que ce vioque de merde, c'est Satan ?

Si c'était le cas...

je pourrais faire ça ?

Kelson !

C'est quoi, ce bordel ?

C'est qui, le Diable ?

C'est moi, Jimmy.

Moi.

Saisissez-vous de cette salope de traîtresse.

- Mais... - Y a pas de "mais", putain !

Chope-la, ou je te dévisse la tête !

Fais pas ça.

La classe ?

Je suis désolé.

C'est rien, Spike.

C'est rien.

Vous vous connaissez ?

Vous n'êtes pas le Malin.

Non.

Il n'y a pas de Malin.

C'est personne.

Il n'y a que nous.

Le spectacle était cool.

Merci.

Je veux pas vous déprimer,

mais à mon avis, vous allez pas survivre.

Je sais.

Fallait nous laisser partir !

On allait partir.

Vous auriez rien eu.

Soudain,

je t'ai reconnu sous ton masque, Spike.

Je crois que tu as assez souffert.

Malin ou pas, je peux faire un truc pour vous.

Obéir au dernier commandement.

Spike, c'est ça ?

Kellie.

Viens, on se casse d'ici.

Je n'entends plus sa voix.

Ian...

pourquoi j'entends plus sa voix ?

Je veux ma maman.

Mon Dieu...

Kelson.

Samson.

Merci.

Memento mori.

Père !

Pourquoi m'as-tu abandonné ?

Père !

Après la Seconde Guerre,

au lieu de couler l'Allemagne, on l'a aidée.

Comme le Japon.

En une génération, ils ont réussi à reconstruire

des économies qui ont surpassé

celles des vainqueurs.

Et c'est juste ?

Sam, réfléchis.

Non seulement c'est juste, mais c'est souhaitable.

Pourquoi aider le vaincu ?

Parce que provoquer la ruine économique

de l'ennemi après la Première Guerre mondiale

a mené

à la Seconde.

1948, Churchill.

"Oublier l'histoire, c'est se condamner à la revivre."

Redis-moi ça.

"C'est se condamner à la revivre."

Excellent.

C'est une des clés de voûte

de la philosophie politique de l'Europe d'après-guerre.

Ne jamais oublier.

Ce sont les idées dont il faut causer la ruine.

Fascisme,

nationalisme et populisme réduits à néant.

Pour toujours.

Et ça s'applique au contexte économique de la Russie post-soviétique ?

Écoute, tout ce que je dis,

c'est que si jamais ça tombe

au contrôle de demain,

parler de la République de Weimar montera ta note.

Si ça tombe au contrôle ?

Papa, c'est toi qui décides du sujet.

Je dis plus rien.

C'était quoi ?

Quoi ?

Écoute.

Tu sais quoi faire ?

Là-bas.

- Merde ! - Quoi ?

Ils courent après quelqu'un. Deux personnes.

On les aide ?

Papa, est-ce qu'on les aide ?

Évidemment.

On y va.

Sous-titres traduits par : Emmanuel Menouna Ekani

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