All language subtitles for 1958_Machine_Gun_Kelly-Mitraillette_Kelly_VOSTFR.6.4

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Original subtitles

''MlTRAlLLETTE KELLY''

Pompes Funèbres

Tu t'amuses bien chéri ?

A 50 briques de l'heure ?

Qu'est-il arrivé de drôle ?

Ça va arriver.

Les flics trouveront le chapeau d'Howard et sa veste dans le torrent,

un flingue sur une route, un hebdo sur une autre,

une auto volée abandonnée, mais pas d'Howard

ni de Maize, ni de Kelly

et surtout pas de Tommy.

Tant mieux si tu t'amuses.

Teddy chéri, que nous veulent-ils ? Pourquoi on nous arrête ?

J'en sais rien. On ne me l'a pas dit.

Simple contrôle.

Bonjour, Monsieur l'agent.

Avance chéri,

montre ton permis à ce gentil agent.

lnutile. Vous n'auriez pas vu

une conduite intérieure Cadillac, 1931, noire,

avec 3 types dedans ?

Je crois... si, on l'a vue. 5 km plus haut.

Elle était marron

c'était pas une Cadillac, mais y avait

3 hommes dedans, ça j'en suis sûre. N'est-ce pas, chéri ?

Non, on a vu personne.

Fais pas cette tête, amour, sors ton joli sourire.

Le jour où tu me verras sourire aux flics, les poules siffleront.

Ça va pas ?

Permis.

Descendez et ouvrez le coffre.

Si vous me disiez ce que vous cherchez, je pourrais vous aider.

Non, donne-lui les clefs,

tenez, ouvrez !

On dirait que vous nous aimez pas.

Vous avez p't'êt des raisons, hein ?

Allez, fouillez l'auto ! Fouillez-nous !

L'uniforme vous donne le droit

d'embêter les citoyens, de dévisager leurs femmes.

La Cadillac est retrouvée abandonnée.

lls l'ont échangée ?

Pas signalé. Les types : disparus.

Terminé pour nous.

Pas eu le temps de vous prendre au mot.

Dommage !

Amour, tu tiens absolument à nous faire coffrer ?

Un p'tit crâneur.

Les flics n'ont qu'à regarder un gars pour lui flanquer les jetons.

Quand il est à zéro, ils se fendent la fiole.

Quand il se taille, ils font ''hou'' pour le faire cavaler plus vite.

Ça prend p't'êt avec des petites frappes, des voleurs de pommes,

mais pas avec moi.

Tu sais, trésor,

les ''jetons'', tu les avais !

Joue pas ce jeu-là avec moi

à m'appeler ''trésor'' et montrer tes jarretelles.

Je ne porte pas des chaussettes.

T'aimes qu'on te regarde, hein ?

Et qu'on t'admire ! T'aimes les choses douces

la soie, le satin

la fourrure au cou

mais rappelle-toi qu'avec du doux on peut étrangler en douceur.

L'auto pour Maize ? Prêt ?

T'iras le chercher dans une demi-heure.

O.K. Essence ?

Le plein.

T'as toujours des descentes de lit ?

Un vrai puma, que j'ai ramené le mois dernier.

T'es un champion ?

Autrefois, avant d'attraper les fièvres

et que le Tigre du Bengale m'esquinte.

Du Bengale ou du Whisky, le tigre ?

Paraît qu'y a des gars qui picolent même de la lotion capillaire.

Et toi tu pues la violette.

Ce que j'ai dit est vrai, que tu me croies ou pas.

Ça fait 1 dollar 60.

Plus les 200 que tu me dois.

V'là 2 dollars, garde tout.

Et les 200 ?

Quand on fera le partage. Comme les autres.

Moi c'est pas pareil.

Je suis pas dans le coup.

Ecoute, chasseur à la noix,

prends ce qu'on te donne et dis merci,

sinon Flo va te gifler.

Ça te déplairait pas, hein, Harry ?

Une gifle c'est encore mieux que rien du tout.

Les hyènes d'Afrique quand elles ricanent,

ça ressemble à vos sourires à tous les deux.

J'ai soif. Lâche-le.

Et toi, tu pues comme elles.

Va chercher 2 sodas.

Et puis non. Ton odeur pourrait traverser les bouteilles.

Tu veux voir mon puma ?

Tu l'as attrapé seul ?

On m'a un peu aidé.

Et pas qu'un peu !

Allons voir ton matou empaillé.

Pas trop près, il est méchant.

ll n'aime pas l'odeur de l'homme.

Où tu l'as acheté ?

Acheté ? Je l'ai attrapé, piégé, ficelé

et ramené.

Ces bêtes-là, ça cherche à vous faire baisser les yeux.

Si elles y arrivent, t'es fichu.

Une fois, au Kenya

je m'étais éloigné du camp, sans arme,

quand je tombe sur un lion à crinière noire

qui s'avance et me fixe.

Drôle de situation.

On était là à se regarder

dans le blanc des yeux.

ll montre ses crocs, rugit d'un coup et s'en va la queue basse.

Tu mens !

Si tu le dis...

Tu pourrais lui faire baisser les yeux ?

Et comment !

Enfin, s'il n'était pas dans la cage.

Remets le cadenas.

Je veux mes 200 billets.

Dommage. Pour les autos, t'es de première.

Mon fric, ou je laisse Maize avec les ''poulets''.

ll est nerveux. ll ''dégoiserait'' tout.

Prends, mais remets le cadenas.

Tu m'en voudras pas après ? J'avais pas le choix !

ll me les fallait d'urgence.

T'es moins lavette que je croyais.

Je bluffais. Je l'aurais jamais laissé sortir.

Tu peux garder les 2 dollars.

A peine une égratignure. Allez, debout.

Et grouille-toi de récupérer Maize.

Hold-up dans une banque, les bandits raflent 21 millions.

Qu'est-ce que c'est ?

Le dieu de la chance : idole chinoise.

Avec quoi c'est fait ?

Jade. Jolie matière, hein ?

T'aimes les jolies choses, Howard ?

Oui, par-dessus tout.

Fous-lui la paix !

Tout le monde est là ?

Sauf Fandango.

T'as ramené les pièces ?

Oui, mais j'ai failli les balancer

j'avais la frousse. Un flic m'arrête.

ll me fouillait. On était tous faits !

Tu nous donnais ? C'est ça ?

A quoi bon trimballer ces pièces ?

Sans bloc-culasse, plus de mitraillette.

Et pour s'en procurer, c'est coton. Une nuit à l'Arsenal, j'ai passé.

Fortiche !

2 mn 38. Les yeux bandés : 2 secondes de plus.

Mon petit homme manie mieux la mitraillette

que d'autres un flingue.

''Mitraillette Kelly'' c'est mon petit homme à moi,

le meilleur tireur de tous.

C'est drôle ?

Je pensais : ''Mitraillette Kelly'', difficile à prononcer.

Faudrait quelque chose de plus court.

Par exemple...

A vous voir, on dirait que vous avez la frousse.

Saloperie de route ! Je suis mort.

Pas de contrôles ?

Si, un motard, un grand, plutôt gentil.

Très poli. On a parlé autos un bon moment.

C'est un passionné de mécanique.

Le compte y est ?

36 000 dollars.

Personne n'offre à boire ? J'ai la gorge en feu.

Passe-moi le journal.

Y a du bourbon.

Bourbon. Y a rien de moins raide ?

On a du bourbon. T'en veux, ou pas ?

Ça me dit rien !

Tu ferais mieux d'en prendre.

Si t'insistes... une goutte avec beaucoup d'eau.

Moi c'est plus le spirituel que le spiritueux.

Je te sers.

Lis ça !

Tout a marché au poil, hein ?

Lis à haute voix.

''La banque de Lebanon a été attaquée ce matin par deux bandits

''armés de pistolets et de mitraillettes.

''lls se sont emparés de 41 000 dollars,

''négligeant titres et valeurs.''

Le reste ?

Quel reste ? Y en a pas ! J'ai même pas ouvert le sac.

Te fous pas de moi, Fanny.

M'appelle pas Fanny. Et puis c'est p't'êt des combines de journaux

ou le caissier qui a barboté.

ll les a pas gardés sur lui.

ll croit toujours s'en tirer au baratin.

Me touche pas. Je te dirai.

Je suis blessé, tu me fais mal.

Voilà ! Une des liasses est entamée.

Comme ça il a touché sa part.

T'es dingue ! Je travaille pas pour des clous. Je veux ma part.

Tu l'as déjà touchée.

N'essaie pas de me posséder, c'est un conseil.

Fanny a toujours soif.

ll n'aime pas les boissons fortes, fallait lui donner de la liqueur.

lls ne sont pas dans le fichier.

Alors une nouvelle bande ?

J'en ai peur. On essaie le répertoire d'armes ?

Des fois que...

Désolé. J'en reconnais aucun.

Vous en faites pas. Nous disposons de beaucoup d'outils :

empreintes, photos, fiches balistiques.

Et même si on n'a rien sur eux, ça viendra.

Mis en appétit, ils continueront et se feront prendre.

C'est inéluctable.

Voyons maintenant les différents types de mitraillettes.

Toujours avec ton machin ?

C'en est un autre. C'est plus celui de la chance.

Cette fois, c'est celui de la mort.

Pas beau, hein ?

Tiens. Regarde.

Tu t'es brûlé ?

Fous-moi la paix avec tes saletés.

Pas de quoi t'effrayer. Ce n'est qu'un symbole

comme les tibias et les crânes de mort des étiquettes de poison.

Avec ta manie de ''charrier'' les gens,

tu te feras refiler un billet pour la morgue.

Depuis le temps que tu le promets.

Vous êtes fous ! Pas ici. Tirez pas !

Calmez-vous.

Ces trucs énervent George, tu le sais.

Laisse-le faire.

Je vais te graver sur la gueule la carte de l'enfer.

Vas-y.

Y aura qu'à découper suivant le pointillé.

Lâche ça !

Jette ton couteau.

Enlève ta veste et viens te battre comme un homme.

Laissez tomber, je vous dis !

T'es cinglé !

On s'amuse bien ?

Devriez faire moins de bruit.

Y a un flic en bas.

Peut-être qu'il ne demanderait pas mieux que

de vous ''cravater'' pour tapage.

Qu'est-ce qu'il y a ? Ça n'a pas l'air d'aller.

Elle pousse bien. T'auras bientôt l'air d'un homme.

Comment va le patron, ''trésor'' ?

C'est moi !

T'as été voir les lieux ?

Mieux que ça. J'ai tapé dans l'œil du caissier.

ll est bavard.

J'ai dit : voir. N'essaie pas d'être plus maligne que t'es.

Le coup réussira grâce à moi.

Un gros dépôt sera effectué samedi.

C'est une grande entreprise qui amène ses fonds.

Un camion blindé les apporte.

ll faut environ 15 minutes pour les vérifier.

Et les gars du camion ?

lls s'en vont avec le reçu 7 à 8 minutes après.

Ça nous laisse 3 mn pour nous occuper du garde.

C'est pas assez.

Je m'en charge.

ll faut deux autos, deux chauffeurs et deux tireurs.

Fanny pourrait conduire.

Je l'ai vu. ll marcherait.

ll est pas rancunier !

ll dit que tout est oublié.

Mais Fandango n'est pas un gars à oublier.

J'ai rencontré un de ses copains

qui m'a dit que Fanny n'attendait que l'occasion de se venger.

ll pourrait nous donner !

Maize, va téléphoner à ton ami Fanny.

Dis que j'ai besoin de lui expliquer mon plan :

donne-lui rendez-vous chez Harry dans 2 heures.

Flo, dessine le plan.

Je reviens bientôt.

Ça aurait besoin d'être nettoyé. Quelle odeur !

Sûr.

Où sont Howard et Maize ?

lls sont déjà au courant.

Tu ne m'as pas dit quel rôle je jouais là-dedans.

C'est ce que je voulais te demander.

Je sais même pas quelle banque t'as en vue !

T'as envie de grogner, tu fais semblant de chanter.

T'es énigmatique quand tu parles.

Tu sais Fanny, il y a un de tes amis qui t'en veut.

ll raconte sur toi des choses pas gentilles.

J'aime pas ton sens de l'humour.

Ta raclée, t'aurais dû la prendre comme un homme.

La caisse est ici. La chambre forte derrière ça.

Le garde sera là. Les sonnettes d'alarme ici et ici.

L'entrée principale.

Là, on va vers les lavabos,

et de l'autre côté, vers la chambre forte.

Nous serons à la banque quand le camion blindé sera là.

Ça nous donne une minute de plus.

Dès qu'ils partent, vous y allez :

Howard demande au caissier où sont les lavabos

et va à l'opposé vers le coffre.

Je serai en face sur le trottoir.

T'avais dit ''nous'' serons à la banque.

Faut que tu restes seul 2 minutes. Et après ?

Tu veux que je te tienne par la main ?

J'aurai mon hachoir dans la valise

au cas où le garde se montrerait curieux.

Alors, dès que la voiture blindée s'en va,

je suis à l'entrée,

prêt à flinguer quiconque serait là, y compris le garde.

Tu piques l'oseille, Howard, et toi, Maize,

tu traverses la rue au moment même où tu me vois entrer.

Même en étant sur place pour gagner du temps, c'est un peu juste

si les types du camion arrivent trop tôt.

Flo sera à proximité

avec son auto en panne en travers de la rue.

Et la pauvre, assise en larmes, désespérée.

Voilà !

Et si mes larmes les arrêtent pas, trésor,

je peux leur montrer un peu mes jambes ?

Oui, mais un peu.

En panne, la petite dame ?

On dirait !

Un petit coup de main ?

Faut se grouiller. Y a la paye à aller chercher.

Sortez de là !

Florence, mon bébé, comme je suis contente !

Salut, M'man. C'est George. Je t'en ai parlé dans ma lettre.

Décidément, tu les choisis mal.

Bon, la vieille, je suis fatigué, j'ai faim.

Quel mufle !

M'man, je t'en prie !

C'est pas fichu de faire une banque et ça la ramène.

ll en tâte. C'est un imprévu qui a fait tout rater.

J'ai lu tous les canards. Les flics ont votre signalement.

C'est pas bon !

lls ont perdu notre trace. Sinon, on ne serait pas venu.

Toi, lis donc.

Essuie-toi le menton, et arrête de bouffer. T'es assez grosse.

C'est une nouvelle ?

La ferme ! C'est ma fille !

Ben, comme nous toutes !

Y a plus de respect de nos jours.

Viens, je vais vous donner à manger.

T'as faim, George ?

T'occupe pas, viens te mettre à table.

Je vais te servir du poulet et des patates.

Frank, viens voir qui est là.

Tu sais, ton père se frappe pour toi. Un peu de salade avec ?

Poulet et patates, ça me va !

Je peux le réchauffer si tu veux.

Ça te dirait un whisky ? Du bon,

du vrai d'autrefois. 12 ans de fût.

Ça... Ça m'irait.

C'est pour en avoir vendu du faux

que vous avez tiré deux ans ?

Si la vieille la boucle pas, elle aura besoin d'un râtelier.

Y a longtemps que j'en ai un !

M'man, y vient le poulet ?

De suite.

Tu viens pas voir ta fille ?

T'es en pleine forme !

Un ami à moi.

Mitraillette Kelly, vous en avez apporté une ?

Elle n'est jamais loin de moi !

Vous boirez un coup ?

Dommage pour le chauffeur dans ce coup de la banque.

Un gars bien, il paraît.

Mais l'autre s'en est tiré. ll doit être content.

Que je le retrouve, çui-là !

Vous n'êtes plus amis ?

ll s'est taillé en voyant le feu du flic.

Ça arrive.

Une pomme pourrie suffit à gâter une barrique de cidre.

Y en a qui se dégonflent quand on s'y attend le moins.

Alors qu'on compte sur eux.

Vous causez trop !

Fichez le camp.

Faites excuse. C'était par amitié.

Voilà. Et pas d'histoires, mangez !

C'est pas un festin, mais c'est du bon.

On parle d'un gars à la une ! Pas de vous.

Un homme, çui-là ! Ennemi Public N°1 !

Parce qu'un gars, en se prenant les pieds dans son flingue,

a buté deux flics ! C'est pas dur !

Oui, c'est pas dur !

Je voudrais un whisky à l'eau. Je le prendrai là-bas.

Vous permettez ? Je me présente. Philippe Ashton, un ami de Michel.

Vous l'appelez Fandango, je crois.

Puis-je m'asseoir ?

J'ai quelque chose à vous dire.

Vous avez un ami nommé Kelly.

Qui travaillait avec deux associés, Maize et Howard.

Howard reproche à M. Kelly la perte d'une certaine somme,

la mort de son ami, et la perte du bras d'un autre.

ll continue à travailler avec d'autres personnes

mais il n'a pas oublié.

ll tuera Kelly à la première occasion.

Que devient Fandango ?

On l'a amputé d'un bras. ll ne l'a pas trop mal pris.

ll vous a dit comment c'est arrivé ?

Pourquoi me parlez-vous de Howard ?

La nouvelle bande veut que Kelly ne s'occupe plus de banques

sinon il se fera descendre.

Vous permettez.

Le truc, c'est d'arroser comme ça.

Et si c'est un hélico, tu le suis bien, comme ça.

Ça vous en met un coup !

Moi, c'est ça que j'aime.

J'aime le piment, l'alcool qui arrache,

et les belles gonzesses bien roulées.

Flo a vraiment une super petite sœur.

En fait, t'es un peu mon beau-frère.

Ouais, on est parents ! En famille, y a pas de mal.

Joue-nous un truc dansant ! Vas-y sœurette, fais voir.

Comme tu veux, frérot.

Va t'asseoir dans un coin !

Tu ferais mieux de le tenir en laisse.

Débarrasse le plancher, la vieille !

Tu m'as frappé.

Tu n'oserais pas.

Howard veut te tuer.

ll veut ta peau.

ll est de la nouvelle bande. C'est un avertissement.

- Sortez toutes ! - Elles sont chez elles.

Tu n'as qu'à aller autre part.

Dehors, ou va y avoir du vilain !

- Dehors ! - C'est un vaurien !

ll s'est fait larguer par ses femmes.

Tu ferais bien de faire pareil.

Allez, les filles, ne restez pas avec ce type.

lls savent où on est ?

Non.

C'est toi qui as fait rater le coup de la banque, n'est-ce pas ?

Tu sais où ils sont ?

Non, mais je peux le savoir.

Tu n'es pas entré à temps ?

lls sont nombreux dans cette bande ?

Howard n'est pas seul.

Flo, que dois-je faire ?

C'est à moi que tu le demandes ?

Tu as peur, George ?

Oui, je te le demande.

Alors, dis-moi, ça a raté à cause de toi ?

Tu sais qu'il y a des choses qui me rendent malade.

J'y peux rien !

Ça me prend comme des sueurs froides.

Alors, dis-moi.

T'as eu peur, c'est ça ?

Oui, j'ai eu peur. Mais t'es la seule à le savoir.

J'ai peur de rien d'autre, ça aussi tu le sais.

Oui, mon minet, je le sais.

Maintenant, faut que je liquide Howard et sa bande.

Tous à la fois !

Mitraillez-les dans leur antre.

Montrez-moi que vous êtes ''Mitraillette Kelly''.

La ferme M'man !

Je ne vois qu'une solution :

les donner pour le coup de la Banque de Lebanon.

Ma fille, ''donneuse'' !

Pourquoi George ferait-il le travail des flics ?

Ça les regarde pas. Ces gars en veulent à Kelly.

Laisse Kelly se débrouiller.

Howard a une bande avec lui.

ll n'a qu'à les descendre tous. Si c'est pas un lâche.

Le dur des durs se débine ?

Une baudruche ? Moulin à café-Kelly !

Crois pas ça. George n'a peur de personne.

T'as peur d'être décoiffé, Howard ?

lls voulaient m'interdire le travail des banques ?

J'ai mieux que ça.

Pourquoi, trésor ? Ça marchait pas mal.

Du mégotage !

Et puis la veille me veut à la ''une''. Elle va voir.

Je mijote un coup de première.

Quoi, mon chou ?

Kidnapping !

T'es sûre que personne vient la chercher ?

Certaine. Ça fait 15 jours que je l'observe.

Si c'était ma fille, je la laisserais pas rentrer toute seule.

Elle habite tout près, pas de rue à traverser, ni rien.

C'est la dernière, on dirait.

Peut-être qu'elle est malade, aujourd'hui ?

Je l'ai vue y aller, ce matin.

Si elle est tombée malade et qu'on l'a renvoyée ?

Drôle de sauterelle !

Si j'étais son vieux, je paierais pas pour la récupérer.

Souris, George. Prends l'air gentil.

Tu me reconnais pas ?

Je vous ai jamais vu.

Je parie que si. Mais à l'époque tu n'étais pas plus grande que ça.

Grande comment ?

A peu près ça !

Alors, je peux pas me souvenir.

Là, tu m'as eu !

Ton père nous a envoyés te chercher : monte.

Je peux pas. J'attends ma nurse.

Oui, la voilà.

Allons-nous-en.

Non. Trop tard. Le message est parti.

On les embarque toutes les deux, prends la gosse.

T'es une mignonne petite fille.

Quel âge as-tu ?

Neuf ans.

Monte, chérie, papa t'attend.

La nurse vient aussi.

Je ne comprends pas.

Pas besoin.

Un cri et vous êtes morte.

Prenez la petite, ça serait plus gentil.

Sur mes genoux, Cheryl.

Pourquoi on va pas derrière ? ll y a plus de place.

C'est mieux devant, non ?

On va faire une promenade. N'aie pas peur, je suis là.

Vous deux, descendez !

En retard !

Et après, on est ici, oui ?

Montez dans l'autre auto.

Qu'est-ce qu'on fait ici ?

Ne crains rien, chérie. Allez, va !

Va chez toi et fais ce qu'on a dit.

A ce soir.

- Tu m'embrasses ? - Pas le temps.

Mets la radio.

Toujours peur ?

Vous n'êtes pas forcée de répondre.

Je vais vous dire un truc :

si la môme crie ou pleure trop fort,

ça ira mal pour vous.

Avec vous, je crains pas d'abîmer la marchandise.

Vous voyez ce que je veux dire ?

Quelle assurance !

Si vous avez des idées derrière la tête, oubliez-les.

Si quelque chose me déplaît, je demanderai pas d'explications.

Et vous amusez pas à pavoiser en douce.

Pavoiser en douce !

Vous dormirez à côté avec la gosse.

Vous pouvez vous balader par ici, écouter la radio.

Mais si je dis : ''là-dedans'', faut y aller.

Je peux y aller, maintenant ?

Si vous voulez, mettez la couverture sur la fenêtre.

Laissez la porte ouverte tout le temps.

Mais Cheryl ne dormira jamais

si elle sent la lumière à côté !

Faudra qu'elle s'y fasse.

Nous interrompons notre programme pour un bulletin spécial :

La police de l'Ohio informe que la petite Cheryl Vito, 9 ans,

a pu être kidnappée.

Constatant l'absence de sa fille et de la nurse,

l'industriel bien connu les a fait rechercher, sans résultat jusqu'ici.

La police soupçonne la nurse, qui n'est au service de M. Vito

que depuis la veille, d'être la complice des ravisseurs.

Aucune demande de rançon n'a encore été reçue.

Nous vous tiendrons au courant.

Vous avez entendu ?

Quel effet ça vous fait d'être le suspect n°1 ?

Où allez-vous ?

Dans notre chambre.

Cette fois, vous n'avez pas dit : ''Puis-je...''

Vous êtes à cheval sur l'étiquette ?

Vous avez fait rire cette figure de carême.

Alors on fait de l'esprit ?

Pas de mise en boîte avec moi, sinon...

Puis-je y aller ?

Oui, vous pouvez.

Mais sur la pointe des pieds, n'est-ce pas ?

Alors, on a bien fait le pitre ?

La demande de rançon a été reçue

par Andrew Vito, dont la fille a disparu cet après-midi

avec sa nurse, sur le chemin de l'école à son domicile.

Les détails de la lettre n'ont pas encore été révélés.

Nous vous les communiquerons aussitôt...

Qu'est-ce que vous fichez là, au lieu d'être chez vous ?

La petite doit avoir froid, faim et peur.

Je m'en irai que quand je serai rassurée.

Ecoutez-moi, la mémé gâteau. C'est pas un pique-nique.

Y a trop de monde dans le coup et tout risque de foirer.

Vous deviez assurer la liaison.

Je suis juste venu les conduire, je rentre aussitôt.

Je ramènerai une des autos.

Faim ?

J'en crève.

Tu aurais dû amener une fanfare.

J'en ai pas trouvé !

Quelques babioles pour la gosse.

Si j'avais su, je vous aurais apporté des affaires à Martha.

Merci d'avoir pensé à Cheryl.

C'est pas sa faute si son père est riche.

N'est-ce pas, chérie ?

T'es ma grand-mère ?

Hélas, non. J'aimerais avoir une petite-fille comme toi.

Elle n'a que son père. Et il n'a qu'elle !

Devine ce que c'est.

J'sais pas. Je ne peux pas voir.

C'est pour te tenir compagnie.

J'ai Lynn pour ça.

Dis merci.

Je veillerai sur ta poupée, toi tu veilleras sur moi.

J'ignore votre rôle dans tout cela, mais je vous en prie, aidez-nous.

Ne me demandez pas l'impossible. Faites ce que l'on vous dira,

et bientôt vous rentrerez chez vous.

Vous avez faim ?

Mais la petite a faim.

Allez voir à côté ce qu'il y a. Allez-y.

Est-ce qu'elle pleure la poupée ?

Et pourtant, elle est encore plus petite que toi.

Nous apprenons à l'instant le texte du message des ravisseurs.

ll s'agit de lettres découpées dans les journaux, disant :

''Votre fille est sauve et le restera

''si vous suivez nos instructions.

''Si la police intervient, attendez-vous au pire.

''Nous voulons 100 000 dollars.

''Restez au bout du fil. Souvenez-vous du numéro indiqué.''

Dis à la vieille et à Frank de se tirer.

M'man est avec la gosse.

Elle devrait se payer un bonnet et un fauteuil à bascule.

Très drôle...

Je crois que je ferais bien de la nettoyer.

Quel âge avez-vous ?

Quel âge avez-vous ?

25 ans.

- Mariée ? - Non.

C'est vrai, ils ont dit ''Mademoiselle'' à la radio.

Un petit ami ?

Si on veut.

- ll est gentil ? - Oui.

Costaud ? Grand ?

Plutôt.

Aussi costaud que moi ?

ll est tendre ?

Ecoutez, tant qu'on est là. Et on y est pour un bon bout de temps.

Ça serait dommage de ne pas en profiter, hein ?

Mets la môme au lit.

Criez pas. Ça ne servirait qu'à réveiller la petite.

Pas besoin d'avoir peur, ma jolie.

Je veux seulement t'apprendre la vraie vie.

Assieds-toi.

T'es le plus fort.

Justement. Si t'allais dehors voir si tout va bien.

Vous me compliquez la vie.

Nous vous avons tenu au courant de l'affaire Vito.

Nous mettons notre micro à la disposition de M. Vito

en espérant que les ravisseurs de sa fille sont à l'écoute.

Que ceux qui détiennent mon enfant sachent que je suis prêt à payer.

J'ai reçu l'appel mais n'ai pu entendre le numéro.

On a raccroché trop vite. Je vous en supplie, rappelez !

Qu'est-ce qu'il manigance ?

J'avais averti la police, mais elle m'a promis de ne pas intervenir.

Croyez-moi, il n'y a aucun piège.

Je n'ai vraiment pas compris le numéro.

Je ne désire qu'une chose : mon enfant. Elle est tout ce que j'ai !

Je vous en supplie, ayez confiance en moi.

C'était papa !

La nation toute entière

supplie les ravisseurs de ne pas s'affoler. ll n'y a aucun piège.

Appelez à nouveau. ll le faut.

Couchez la petite. Elle devrait dormir.

Je doute que vous soyez doué pour ce genre de choses, M. Kelly.

Y a ta môme qui revient.

J'ai entendu la radio.

Y a du louche là-dedans.

C'est rien. Frank devait être un peu nerveux.

Alors, rappelle-le et dis-lui de parler clairement, cette fois. Vas-y !

On a le temps. Laisse Vito mijoter un peu.

Va à l'épicerie et appelle de suite.

Nous demandons encore aux ravisseurs de rappeler.

M. Vito est prêt à accepter toutes vos conditions. Rappelez !

La corde c'est pas assez !

Ou la chaise électrique !

C'est encore trop doux pour des gens capables de ça !

Je me suis trompée. Mon mari fume des Camel.

Donnez-moi une cartouche.

Entière ?

Nous demandons encore aux ravisseurs de rappeler.

M. Vito est prêt à accepter toutes vos conditions.

Nous le répéterons toutes les 15 minutes

jusqu'à nouvel ordre.

Cette histoire d'enlèvement, c'est horrible.

Les gens qui peuvent faire ça...

La corde, c'est pas assez !

Je venais de le dire !

Faut que je m'en aille.

Vous repasserez par là ?

Peut-être. Je vous ai jamais vue par ici.

Nous avons loué une villa pour quelques jours.

La chasse ?

Non, ce n'est pas la saison.

Mon mari est écrivain.

ll fait des articles. lci, au calme, il sera mieux pour écrire.

C'est juste par curiosité.

On sait jamais, des fois... Si vous avez besoin de moi, appelez.

Merci, vous êtes gentil.

Qu'est-ce que j'oublie ?

Tabac pour la pipe ?

ll fume des cigarettes. Qu'une chose à faire, rappeler.

Mettez-moi un sac de farine dans l'auto, s.v.p.

Un plein sac ?

S'il vous plaît.

Quelque chose qui ne va pas ?

Non, je voulais vous voir partir.

Une femme seule, la nuit.

Je ferai attention.

Combien de temps resterez-vous ?

Aucune idée.

Quand êtes-vous arrivée ?

Cet après-midi.

Directement de New York ?

Du cœur de la ville, au cœur de la campagne !

Alors, bonne nuit, et soyez prudente.

- Oublié quelque chose ? - De téléphoner.

Elle doit fabriquer des biscuits, la p'tite dame !

Elle a pris un sac entier de farine.

Suzy, ici Freddie.

Tu viens de passer 1 ou 2 appels de l'épicerie.

C'était pour où ?

Un seul. Pour Youngstown, Ohio.

Passe-moi la Police Fédérale.

J'avais dit qu'il fallait attendre demain.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Y avait un flic à l'épicerie. J'ai pu appeler Frank en douce.

ll a bien tout compris.

Mais en sortant, le flic fouinait.

ll a posé des questions.

Quel genre de questions ?

Oh, rien de bien terrible.

Embarque la gosse, on se taille.

Pourquoi ? A cause du flic ?

C'est peut-être qu'un amateur de belles filles.

On va filer chez Harry. Embarque la môme.

Nous avons reçu un message des ravisseurs de Cheryl.

M. Vito accepte d'avance vos conditions.

Voici le destinataire de l'appel à Youngstown.

C'est un bar : le ''Blue Sky''. ll y a une cabine publique.

- On y a mis quelqu'un ? - Aussitôt que j'ai eu l'information.

On nous tiendra au courant.

Howard, qui s'est fait massacrer avec sa bande,

était dans le coup de la banque de Lebanon.

L'agent a remarqué un journal de Louisville dans l'auto suspecte.

Ces 2 attaques de banques, il y a 6 mois, Lebanon et Elisabethtown.

Le type qui a tué Howard et sa bande devait en être.

Dans les trois cas, il y avait une mitraillette.

Possible. A Elisabethtown, Maize a été tué et Howard blessé.

Faut en cuisiner un qui les connaisse.

Mais ce n'est pas assez.

Une auto à fausse plaque, un journal et le signalement d'une fille.

Mais ils courent toujours.

Pourvu qu'ils ne tuent pas la petite pour courir plus vite.

Nous répétons l'avis aux ravisseurs : votre message a été reçu.

Nous le répéterons toutes les 15 minutes jusqu'à nouvel ordre.

On peut aller chercher le premier versement.

Apple, tu vas aller dans...

C'est pas à toi de commander.

C'était convenu, Apple est là pour ça.

J'ai changé d'avis.

Je suis plus dans le coup ?

Si, mais y en aura un de plus.

Y aura Harry à payer en plus

parce qu'on s'est débiné de là-bas.

C'est toi qui as failli tout faire rater à l'épicerie.

Si on parlait plutôt de ton dégonflage à Elisabethtown, hein ?

T'as eu peur d'un cercueil !

Assez, Flo. Tu sais que j'aime pas qu'on en parle.

T'aimes pas ? Pauvre minable. Tu n'as pas peur que des cercueils,

cimetières, etc. T'as peur de mourir, d'être blessé.

T'as peur de tout.

Tout le monde a peur, Flo.

Pas comme toi ! Tu vendais du gin baptisé quand je t'ai ramassé.

Je t'ai donné la mitraillette, le nom, la réputation.

La porte était ouverte. Pourquoi tu restais ?

Tu sais pourquoi ?

Parce que t'étais trop stupide et trop froussard.

Je pouvais faire de toi ce que je voulais.

T'étais mon tueur.

Me rabaisse pas, Flo.

J'aurais pu en trouver 50 mieux que toi.

Et je peux encore, mais aucun d'aussi facile à manier.

C'est toi qu'as la frousse de devenir moche et qu'on te laisse choir.

On peut rien te cacher.

Mais je comptais te plaquer après ce coup-ci.

Je t'ai enfin décidé à faire un gros coup,

mais j'avais pas besoin de toi pour dépenser l'argent.

T'es pas maligne, Flo. Parce que je vais te tuer.

T'es pas assez gonflé.

Et pour Howard, je l'étais pas ?

Parce que je t'ai poussé.

Je t'ai forcé à avouer que t'avais peur de la mort

et des objets macabres.

Je t'ai couvé jusqu'à ce que tu me prouves que t'es un homme.

Mais on sait que t'en es pas un !

Toi qui étais si douce, si gentille, jamais j'aurais cru.

Laissez-la.

Faites-la taire ou je la gifle.

Aussi courageuse que votre mari.

Tu veux un homme neuf ?

Enlève tes pattes. J'ai pas besoin de ton aide.

J'ai de la peine pour toi, George.

J'ai jamais vu personne faire la tête que tu faisais quand elle te parlait.

George devrait pas faire ça.

S'il frappe encore Harry, Apple va lui taper sur les doigts.

Continue, Apple,

et je te coupe en deux.

Lâche ça, George !

T'es folle, non ?

Y a longtemps que j'ai pas tué quelqu'un, vas-y.

On n'aurait pas fait un bon tandem.

C'est comme ça que tu me plais, trésor.

Qu'elles aillent dans la chambre.

Sors ton flingue, allez.

Harry, débarrasse-moi ça.

Je ne te frapperai plus jamais.

Je sais, George.

Le ''Blue Sky'' ? Fandango est là ?

Passez-le-moi.

Pourquoi tu l'appelles ?

Pour un boulot.

ll te hait.

T'as pas peur de lui, non ?

Faut bien aller chercher le fric.

Fandango, ici George Kelly. Mitraillette Kelly.

J'ai un job pour toi.

Que préfères-tu : le fric, ou te venger ?

Je t'en veux pas du tout, George.

Dis, ce coup-là, tu les as les gros titres !

Je vais le chercher où, le pognon ? D'accord, salut.

Tu l'as perdu où, ton bras ?

En 17, à la guerre.

Tu devais avoir 15 ans.

Je peux avoir une cigarette ?

En fait, je l'ai perdu quand j'étais gosse. Du feu, s.v.p.

Je travaillais comme trapéziste. Un soir, je suis tombé.

On m'a amputé.

D'où venait l'appel ?

Quel appel ?

Celui du ''Blue Sky''.

D'un ami.

- Qui ? - Je vous l'ai dit ! Un ami.

Répète-le.

ll s'appelle Philip Ashton.

Vous n'avez qu'à lui demander.

Compte sur nous.

Rien d'autre pour vous ?

Tu peux filer.

Merci beaucoup.

Pardon !

Rien à en tirer.

On le coincera.

Mon meilleur gars est dessus.

Ça peut être une piste. lls ont contacté Vito.

ll est prêt à verser l'argent.

Si c'est Fandango qui doit le récupérer, le lâchons pas.

ll s'est taillé !

Dans le couloir.

Comment ça ?

ll a réussi à filer par les toilettes des femmes.

Vous dites ?

Vous voulez les ravisseurs ? Cherchez pas l'origine de l'appel.

C'est la bande à Kelly. Je vous dirai où elle se planque.

Ça pourrait bien être de mon ami, M. Fandango.

Le chef du gang, c'est George Kelly.

Connu sous le nom de Mitraillette.

Les lapins rugissent, donc ça va mal.

Ça va comme tu veux ?

Tu me plais, Harry.

C'est vrai, t'as fait tes preuves, tu mérites mieux que d'être ''extra''.

Tu seras mon associé.

- Un vrai. T'auras un tiers. - Un tiers ?

Avec Fandango, nous sommes quatre.

Fanny n'est pas régulier. Enfin, je crois pas qu'il le soit.

ll est allé encaisser. Si tu prenais l'auto

et allais voir ce qu'il fait. Mais lui saute pas dessus.

Tu le suis un peu. Et s'il va pas directement au rendez-vous,

tu le ramènes ici.

Ça marche !

A côté ?

Elles dorment.

Tant mieux.

Tu t'inquiètes d'elles ?

Je m'en vais.

lnutile de te dire : ''reviens vite''.

J'ai compris.

Je m'inquiétais pas d'elles. Je voulais qu'elles dorment

et se rendent pas compte.

De quoi ?

Que je vais les tuer.

Flo, laissons tomber l'autre moitié. Prenons les 25 millions.

Ça me suffira pour un moment.

''TE'' ?

Je voulais dire ''nous''.

On pourra amuser les flics une bonne quinzaine, avec des messages.

Pendant ce temps, on aura quitté le pays.

Suffira d'engager deux toquards

qui feront des appels bidon.

Comme ça, la gosse n'aura pas le mal de grandir.

Prêt, M. Vito ?

Ecoutez. Je me moque de cet argent. Vous n'allez pas me suivre ?

N'ayez crainte. Pas tant que votre fille n'est pas en sûreté.

Attendons que l'indic appelle.

En attendant, faut cueillir Frank Elstrom et sa femme.

lls sont chez Harry, le dompteur.

Tu rentrais.

Oui, mais faut que j'aille chercher mon auto.

Eh bien, je te tiendrai compagnie.

Si tu veux. Peux-tu me tenir ça ? Je voudrais allumer une cigarette.

Ma main valide est occupée, Fanny.

Tourne à gauche vers la Nationale.

C'était pas là, le rendez-vous.

lnnocent !

Comme on pensait que t'allais nous donner, on a pris nos précautions.

Ça me dérange pas. Où on va ? Chez toi ?

Tu pourras saluer ton cher associé.

Sois pas si vache. Pour la filature, t'es champion.

Je t'ai ni vu, ni entendu. Sûrement ton expérience de chasse.

Ta gueule, fumier.

OK, Harry emmène ton ami.

Voici ton petit pote.

Salut, ''donneuse'' !

Pou... pourquoi tu dis ça, Flo ?

Qu'est-ce qu'il y a, trésor ?

J'ai entendu un cri, quelqu'un a hurlé.

Dis-moi, qu'est-il arrivé ?

J'étais dans un cercueil. T'aidais à me mettre dans un cercueil.

T'es fou, chéri, t'as eu un cauchemar.

Mais c'est moi qui t'y mettrai !

Nous sommes là, Kelly.

Comment ils ont trouvé ?

Moi ! C'est moi qui leur ai dit !

A mon tour de me marrer.

Maintenant les flics sont là, vas-y.

Vas-y ! Bats-toi !

Tu rêvais de cercueils, les voilà !

Pas toi, Fanny !

Si justement, imbécile.

Tu croyais que j'entendrais pas les grognements du puma, au téléphone ?

C'est un son que j'oublierai pas facilement. Tu te croyais fort, hein ?

Va-t'en de la fenêtre, ils vont tirer, nous tuer !

Je veux les descendre.

Harry, ne tire pas, ne tire pas !

lls ont de bons tireurs. Nous serons tous descendus.

Non, on le sera pas !

Vous autres, là-bas, écoutez-moi.

La petite et sa nurse sont ici.

Si vous tirez encore, je les mettrai là où vous les atteindrez.

Vous êtes Florence Becker ?

Vos parents sont entre nos mains.

Tout est fini pour vous. ll n'y a pas d'endroit où fuir,

même si vous sortiez de là. Ne commettez pas l'irréparable.

Libérez l'enfant et la nurse et la justice en tiendra compte.

T'as entendu. On aura la vie sauve.

Toujours aussi brave, hein ?

Pourquoi mourir bêtement ? Pour montrer qu'on a des tripes ?

S'il faut pour ça les répandre par terre, ça vaut pas le coup.

Un de ces jours, tu vas crever de trouille devant ton ombre !

Flo, écoute-moi. Jette ton flingue.

''Mitraillette Kelly''.

ll te plaisait ce nom, hein ?

Je te l'ai donné et je t'obligerai à le mériter, que ça te plaise ou pas.

Ces deux-là mortes, tu ne couperas pas à la chaise.

Moi, je plaiderai la pauvre fille terrorisée par toi.

Ça fera bien dans le tableau.

J'ai jamais voulu ça. Je voulais pas être l'Ennemi Public N°1.

J'ai rien voulu de ça. C'est ta faute, Flo.

Rien que ta faute.

Vous n'avez rien, Mademoiselle ?

Celui-là a son compte.

C'est toi le dur de dur ?

Avec un nom pareil, t'as même pas tiré ?

Vous m'auriez buté !

Mitraillette Kelly !

Viens, pistolet à bouchon Kelly.

Rippé par Korova

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