Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Alors, ça c 'est bien.
Je
crois
qu 'elle a commencé, Charline, je crois qu 'elle a commencé sa démarche pour
retrouver ses parents biologiques.
T 'imagines, quand elle va rencontrer sa mère, peut -être que...
Elle va la préférer à moi ? Ah, possible, chérie, voyons.
Personne ne peut préférer qui que ce soit à toi.
Ah, c 'est gentil, ça.
Maintenant, ce serait bien que tu l 'aies.
Oui, qui peut ? Oh,
c 'est plus gentil, ce silence.
Voilà. C 'est qui, silence, en tant que toi ? Et c 'est contre -productif.
Parce que plus tu parles, moins il y aura de poissons. Et moins il y aura de
poissons, plus on va rester là.
Regarde, ça bouge.
Qu 'est -ce qu 'on fait là ? Prends la canne.
Qu 'est -ce que je fais là ? Maintenant, tu moulines.
Je mouline.
Vas -y doucement.
Ne m 'engueule pas. Je mouline.
Je n 'ai plus quelque chose. Vas -y doucement.
Lève maintenant.
Là -dessus.
Oh, ben non.
Ben non, regarde, c 'est nul. Qu 'est -ce que c 'est que ce truc ? Elle est
mal, cette codasse. Qu 'est -ce que t 'en penses ? On devrait essayer de
repêcher l 'autre, parce qu 'avec un peu de chance, c 'est à pointure.
Bon, moi, de toute façon, je m 'en fous, je la récupère.
Pas de raison.
Tu vois, elle est presque neuve.
Regarde ça.
C 'est du cuir.
Ah ! Ah, Philippe ! Regarde, il y a un pied dans la...
Voilà.
Et je fais quoi, là ? Vous le remplissez ? Pour qu 'il puisse être transmis au
CNAOP. Au CNAOP ? CNAOP. C -N -A -O -P.
Conseil national pour l 'accès au régime personnel.
Et c 'est eux qui vont me communiquer l 'identité de mes vrais parents ? Alors,
deux solutions.
Ou vos parents biologiques ont levé le secret de leur identité.
Et on vous donnera leurs coordonnées pour que vous les contactiez vous -même
ils ne se font pas manifester et dans ce cas -là, ils seront contactés par l
'administration et prévenus de votre demande.
Et dans ce cas -là ? Dans ce cas -là, libre à eux de répondre ou pas.
Sachant que bien souvent, il ne s 'agit que de la mère et que la plupart du
temps, enfin je parle que de mon expérience, elles répondent par la
On ne remet pas aux branches les fruits qui sont tombés.
Pardon, c 'est demain. Merci, au revoir. Au revoir.
Oui, Lilo.
De toute façon, on t 'a tout dit. On pêchait, et au lieu de pêcher un gardon,
a pêché un pied, voilà.
Mais on ne sait rien de plus.
Mais non, rien de plus. Rien, rien, rien.
Bien sûr.
Oui, promis, j 'aurai.
Un peu comme toi avec tes parents biologiques.
Tu vois, si on est comme toi, on ne sait rien de plus.
D 'ailleurs, tu en es où dans tes démarches, ma chérie ? Tu ne vas pas me
la question à chaque fois qu 'on se voit ? Tu m 'as déjà demandé hier.
Non. Vas -y.
Par exemple, est -ce que c 'est aussi difficile pour vous que pour moi, vous
savez ? Oui.
Et non, je n 'ai toujours pas commencé les démarches.
C 'est drôle.
Quoi ? Mais ça l 'a même à l 'aise.
Déjà, ça, c 'est le pied d 'un homme, comme la chaussure le laissait supposer.
Très belle chaussure, d 'ailleurs. Vous avez remarqué que j 'ai réussi à retirer
le pied sans la découper, ce qui n 'a pas été facile, je tiens à vous le dire.
'imagine, super, merci beaucoup, Martinez.
Et donc, l 'âge du pied, enfin, de son propriétaire ? Je dirais plus ou moins
ans, mais ça reste à confirmer.
OK. Et il pourrait être encore en vie, le propriétaire du pied ? Non, l
'amputation a été réalisée post -mortem.
C 'est pourquoi j 'aurais besoin d 'un peu de temps pour déterminer la date de
la mort.
Parce qu 'ayant séjourné dans l 'eau, ça fausse la donne.
J 'imagine.
Mais bon, c 'est une question de jour.
La mort ? Non, ma réponse !
Les plongeurs n 'ont rien trouvé dans les temps ni aux alentours. Et vous,
aucune disparition signalée ? Aucun correspondant à la tranche d 'âge.
La scientifique a bien reçu la chaussure ? Oui.
Compliqué de trouver un coupable quand on ne sait pas qui est la victime.
Capitaine Rochette ? Quoi ? Ok, touche à rien, on arrive.
On se rejoint à la voiture.
Il y a un truc, chérie, qui est collé sous mon ongle.
Et puis j 'ai gratté cette chaussure, je ne sais pas ce que c 'est, je n 'arrive
pas à l 'enlever.
C 'est grave quand même.
S 'il y a une bactérie, tu vas choper la gangrène.
Chérie, voilà Bastien.
Bonjour. Bonjour Bastien. Vous allez bien ? Oui. Très bien, et toi ? Oui.
Vous auriez du rotophile pour moi des broussailleuses ? Je vais te chercher
Merci. C 'est pour le jardin des Bénarroches ? Ah, mais si elle est
vous échappe.
Tout nous échappe, au contraire.
Surtout notre fille, depuis qu 'elle vit avec toi.
Ah non, pas avec moi.
Chez moi. C 'est pas pareil.
Je la dépends, moi, c 'est tout.
Vous êtes grand, ce que vous voulez. Et puis nous, on veut pas s 'immiscer.
Elle nous manque terriblement, notre fille, notre petite Sacha.
Et on aimerait tellement pouvoir l 'aider.
Ah oui, je comprends.
Parce que c 'est vous qui avez péché le pied.
Donc vous aimeriez... Trouver celui qui l 'a découpé ? Non, quand on dit qu 'on
veut l 'aider, c 'est en tant que parent, c 'est tout.
Surtout, s 'il y avait quoi que ce soit que tu sens, tu nous le dis, tu nous
préviens. Tu peux nous appeler 24h sur 24.
Même la nuit, on est ensemble.
Au taquet.
Formidable. Tiens, ça c 'est pour nous.
Tu ne dois rien, bien sûr.
C 'est gentil, merci.
Tu es un peu comme notre fils maintenant.
Si tu pouvais lui dire qu 'on préférait pas être obligé de pêcher un pied pour
pouvoir la croiser.
Je lui dirais, promis.
Bonne journée, fiston. Merci, vous aussi.
Et voilà.
Si elle était tombée sur un crétin comme son ex, le Paul -Henri, bon... Mais
lui, il est quand même proche de la perfection.
Non ? On va jamais la récupérer.
Hé ! Mais... J 'ai trouvé le truc, regarde, c 'est ça ! C 'est ça qui avait
collé sous mon ombre, tu vois ? C 'est un signe, chérie, il faut jamais
désespérer. On va retrouver notre fille. C 'est une idée.
Comment vous l 'avez découvert ?
J 'étais sorti jeter les poubelles et il y avait plein de chats qui tournaient
autour. Je les ai fait dégager, c 'est là que j 'ai vu ça.
Mais vous n 'avez touché à rien ? Jamais de la vie, quelle horreur.
Et qui a accès à cette ruelle ? A peu près tout le monde là -bas, ça donne sur
le bout de la rue.
Très bien, merci beaucoup.
De rien.
Si le pied matche avec la jambe, on risque de trouver des bouts de corps
éparpillés dans toute la ville, façon puzzle.
J 'adore les puzzles.
Tant mieux, parce que ça serait bien qu 'on les retrouve avant que des gamins ne
tombent dessus.
Oh, mais quel merdier. Il y a des policiers partout. Ça ratisse en toute
ville. Mais à qui ça peut bien appartenir, ces morceaux -là ? Je ne
Dis donc, ils ont trouvé un bras avec une main au bout ? Non.
Ce n 'est pas eux qui l 'ont trouvé.
C 'est Olivia Cardozo.
Cardozo. Ah, vraiment ? La couturière. C 'est son chien qui l 'a ramené comme si
il était tombé sur un os.
Pour une fois que quelqu 'un propose sa main à Olivia Cardozo.
Bon, au cas.
où vous vous en doutiez, tous les membres appartiennent bien au même
Et pour la date de la mort ? Ah, c 'est là que ça se complique, parce qu 'ils
ont un autre point commun, ces petits bouts.
Ils ont tous été congelés.
Congelés ? Oui, congelés.
Enfin, le corps a été congelé en entier, qui sortit du congélateur et découpé en
morceaux. Post -mortem, post -congélation, donc.
Et tant que j 'ai pas le tronc...
Je ne peux pas vous donner la cause de la mort.
Et pour le mode opératoire ? Ah, ça n 'a pas été fait par un pro, ça c 'est sûr.
En tout cas, pas quelqu 'un qui s 'y connaît en anatomie.
Vous pouvez éliminer tous les bouchers, les chirurgiens de votre liste de
suspects.
Déjà, pour avoir des suspects, il faudrait déjà que je sache qui a été tué
pourquoi.
Bon, là, la question que je me pose, c 'est si le corps était congelé depuis
longtemps. Pourquoi le tueur a soudainement décidé de le décongeler et
disperser partout dans les alentours ? Il avait peut -être besoin de place pour
ranger ses surgelés.
Très drôle, Martinelle.
Tu ne veux pas
faire le point sur les commandes avec moi pour une fois qu 'il n 'y a personne
dans la boutique ?
Je te parle, chéri.
Qu 'est -ce que tu lis ? Les avis d 'obsèques.
Ah, Georges Trinovitch est mort.
C 'est qui, ça, Georges Trinovitch ? Aucune idée.
Pourquoi tu me dis ça, alors ? Parce qu 'on va quand même aller à sa veillée
funéraire pour lui rendre un dernier hommage.
Quoi ? C 'est une affaire de 5 minutes.
On vérifie que le corps a bien toutes ses mains, ses jambes et ses pieds, et
puis on repart.
Pas la peine d 'appeler la police pour ça.
Surtout que s 'il en manque un bout...
Personne ne va nous reprocher d 'avoir découvert à qui appartient ce pied qu
a trouvé nous -mêmes avec nos petites mains.
C 'est génial.
Fais -toi belle.
Vous
avez
le retour de la scientifique ? Franchement, décevant.
Tout ce qu 'ils ont trouvé, c 'est des restes de cire sur la semelle de la
chaussure. La cire de bougie bas de gamme.
Ouais, donc là, ça peut être tout et n 'importe quoi. Une fête d 'anniversaire,
un dîner aux gandelles, une panne d 'électricité.
Une lettre noire.
Ah oui, la semelle n 'est pas la semelle d 'origine.
Elle a été changée récemment.
Ah ben voilà, il ne nous reste plus qu 'à faire le tour de tous les
Bon, allez.
Ouais, des bottines comme ça, on ne voit pas tous les jours, ça c 'est sûr.
En plus, c 'est moi qui ai changé la semelle.
Je reconnais mon boulot, je mets toujours un petit renfort là.
Vous voyez ? Ah ouais.
Et puis, elles ont été élargies en plus.
Vous savez pourquoi ? Non.
C 'est du cuir de cordovan.
Un cuir rare, magnifique.
Mais un peu moins souple que les cuirs habituels.
Oui, donc c 'est pas tout le monde qui porte ce genre de chaussures.
Ah non.
Non, non, seulement les amateurs, les vrais.
Parce que le cuir de cordovan, c 'est un cuir de cheval.
Mais attention, pas n 'importe quelle partie du cheval, la partie arrière de
croupe.
Ce qui fait sa rareté, donc son prix.
Et des amateurs de chaussures à base de croupes de cheval, il y en a beaucoup
dans le coin ? Bah, attendez, j 'ai regardé dans mon registre.
L 'ombre est discrète, d 'accord ? Il faut qu 'on passe inaperçu.
C 'est inaperçu, c 'est compliqué.
Je dirais même plus, ça ne va pas être simple.
Bonjour, c 'est tellement gentil d 'être venu.
Je suis sûre que Georges aurait été très touché.
Vous le connaissiez bien ? Oui ! Est -ce qu 'on connaît vraiment
les gens ? On le connaissait, mais sans le connaître vraiment.
Mais c 'est déjà beaucoup, pour tout vous dire.
M. Tranovitch n 'a pas de famille.
Et apparemment pas d 'amis non plus.
Enfin, à part vous, bien sûr.
Et ces personnes -là qui sont là, non ? Ah non, non, non.
Eux, ce sont des bénévoles de l 'association de paroissiens dont je m
Ah, très bien.
Et d 'après ce que j 'ai cru comprendre, M.
Tranovitch, il n 'était pas très apprécié.
Mais bon, vous, vous avez réussi à l 'aimer malgré tous ses défauts. Et ça,
ça, c 'est merveilleux. Est -ce qu 'il serait possible de se recueillir à
quelques instants, seul, mon épouse et moi -même ? Mais bien sûr ! Mais bien
! Allez ! Merci.
Ben oui, bon.
On ne va pas être seul, on n 'aura pas mieux, c 'est toi.
Merci. Merci beaucoup.
Vous avez la chambre bleue comme d 'habitude.
Vous vous souvenez, premier étage passe.
Installez -vous, je vous rejoins tout de suite avec les bagages.
Bonjour. Bonjour.
Si vous voulez des chambres, je suis désolé, c 'est complet. Et pour la table
'hôte, je ne prends plus personne non plus.
Une prochaine fois peut -être. Oui, attendez, on a des questions à vous
monsieur Beauval.
Ah ?
Est -ce que vous reconnaissez cette chaussure ? En tous les cas, c 'est pas
moi.
À votre mari, peut -être ? Peut -être, il en a toute une collection.
Mais où est le problème ? On peut lui parler ? Il est pas là.
Ah, on peut repasser plus tard, alors.
Il sera pas là non plus, il s 'est absenté.
Absenté.
Absenté, d 'accord. Et il y a un moyen de le joindre ? Il est où en ce moment ?
En randonnée dans le sud de la France, hors réseau et...
Je ne sais pas quand il revient.
Vous ne savez pas grand -chose.
Écoutez, j 'ai des Hollandais qui arrivent, les chambres à finir, les
préparer, et je suis tout seul à tous les rires.
Ah oui, dis donc, il n 'a pas choisi son moment pour partir en randonnée, votre
mari ? Non, non, mais qui sait jamais le moment de partir ? Elle a preuve.
Excusez -moi, mais là, vraiment, je ne peux plus.
Il faut que tu ailles à la diversion.
Diversion.
Je fais diversion.
Écoute, tu t 'émerdes. C 'est ton idée, après tout. Allez.
Mais
chérie,
qu 'est -ce qui se passe ? Il faut faire quelque
chose, là.
Mais chérie, qu 'est -ce que tu fais ?
Enfin, faites quelque chose. Mon mari prend feu.
Oui. J 'arrive.
Ce n 'est pas de l 'eau bénite, mais ça marche quand même.
Oui, heureusement. Ça va, chéri ? Oui, ça va.
Je maîtrise le jeu.
Oui. Bon.
Chéri.
Ah, merde.
Bon, on va peut -être y aller, nous.
Oui. Non, pas si vite. Enfin, vous allez rater la levée du corps.
Enfin, bon.
Écoutez ce qui serait formidable, hein ? Tous les deux, comme vous êtes les plus
proches. C 'est que vous lui rendiez un petit hommage en lui faisant un discours
pendant la cérémonie à l 'église.
S 'il vous plaît.
Le Christ, notre Seigneur, vous serait tellement reconnaissant.
Alors ? Quand même.
D 'accord.
Merci, merci.
Bon, ça donne quoi le téléphone du mari ? Comment il s 'appelle déjà ?
Amir Madani.
Coupé. Enfin, pas lui, son téléphone.
On remarque peut -être que lui aussi.
C 'est possible.
Ça fait un mois qu 'il n 'a pas passé un seul coup de fil.
D 'accord, je veux bien qu 'il n 'ait pas de réseau quand il randonne, mais il
a bien un moment où il va s 'arrêter pour dormir, manger.
C 'est quand même bizarre qu 'il n 'ait pas appelé son mari.
Surtout que Betty a eu sa mère. Et elle non plus. Pas de nouvelles depuis un
mois.
Bon, l 'enquête de voisinage, ça donne quoi ? Le couple est assez apprécié.
Poli, saleureux.
Il y a un truc qui revient par contre. C 'est qu 'il s 'engueule souvent.
Les endives.
Oui, il y a un fournisseur qui s 'est souvenu d 'une grosse engueulade entre
eux. C 'était quand ça ? Juste avant qu 'Amière ne parte soi -disant en
randonnée. D 'accord, mais quel est le rapport avec les endives ? Parce qu 'en
fait, le mec, il est maraîcher. Il livrait les dernières endives de la
'était il y a un mois. Il parle d 'un énorme clash.
Menace de mort, crise de jalousie.
Menace de qui ? Tony Beauval.
Très énervé contre son mari. D 'ailleurs, il aurait dit... Il aurait
jour tu disparaîtras vraiment et on n 'entendra plus jamais parler de toi.
Non, c 'est bon ça.
Mon très, très cher Georges.
Jojo, puisque c 'est comme ça qu 'on t 'appelait, mon Jojo.
Oui, c 'est exact.
Mon cher Jojo, donc, c 'est avec beaucoup de chagrin que
je voulais te dire... Que tu étais mort.
Mort.
Avec dignité.
Et courage.
Voilà, alors repose en paix. Amen.
Tant de souvenirs nous reviennent.
Mais qu 'il serait beaucoup trop long de tous les citer, chéri. Je retiens
surtout la fois où tu as grimpé l 'Everest.
Ah oui, ah oui. Ah bon ? C 'est ainsi qu 'on avait surnommé Sylvie Vanetti, la
première de la classe qui mesurait déjà près d 'un mètre quatre -vingt à quinze
ans.
Une des rares conquêtes à mettre à ton actif, cher Jojo.
Tout du moins à ce jour.
Mais quelque chose me dit que ça devrait rester là. Voilà, c 'est ça. Donc
alors, adieu Jojo une dernière fois. Et on te souhaite une belle vie qui t
'attend. Enfin, voilà. Amen.
Au revoir Jojo.
C 'est trop dur. Je ne comprends
pas
ce que vous cherchez.
C 'est hallucinant.
Vous me reprochez quoi ?
Vous vous entendez comment avec votre mari ? Comme tous les couples, j
On a des hauts et des bas.
Oui, dites donc, vous êtes bien équipés.
Au cas où ça vous aurait échappé, c 'est mon outil de travail.
Je suis désolée, mais on va devoir vous prendre tout ça pour les faire analyser.
Comment je fais la cuisine, moi ? Dites -moi, vous avez un congélateur ? A votre
avis.
On va devoir faire des analyses dessus aussi.
Vous pensez que j 'ai mis mon mari dans mon congélo, mais c 'est quoi ce délire
? On a trouvé ça ?
Caché sous des vêtements dans une chambre.
C 'est le portable de votre mari ? On comprend mieux maintenant pourquoi il
était injoignable ? Merci, Ludo.
Martin ? Ton idée, elle était nulle, tu comprends ? Ah bah la tienne aussi, avec
ton histoire de diversion, il y a de ça.
J 'ai de la serre -plein mauvaise, ça. Faut que j 'enlève tout de suite, sinon
ça partira jamais.
On n 'avait pas rentré un produit pour ça il y a un ou deux ans. Ah, mais si !
Mais oui, mais oui, la cire, les cierges ! Mais oui, c 'est à cause de la cire,
des cierges, de l 'église qu 'on avait acheté ce produit, mais bien sûr ! Mais
souviens -toi, parce que l 'ancien curé, en fait... Il avait parkinson, tu te
souviens ? Oui.
Je me souviens qu 'il en mettait partout de la cire en se promenant dans les
allées. Du coup, tout le monde en avait pris les chaussures. Je me souviens
maintenant, oui. Les semelles qui collent. Tu te souviens où tu as mis le
produit ? On s 'en fout, Philippe, de ça.
Ce qu 'il faut que tu comprennes, c 'est que la cire, c 'est ça que j 'avais qui
était incrusté dans mon ongle après avoir gratté la chaussure.
Ah oui, je ne comprends rien. Tu penses que c 'est l 'ancien curé qui était le
propriétaire du pied ? Mais non, pas du tout.
Par contre, ce qui est fort probable, c 'est que la semelle du mort ait marché
dans la serre du curé de l 'église. Tu comprends ? Donc il faut qu 'on y
retourne. Ah non, pas deux fois, ça va.
Mais écoute, maintenant on a des relations, on la connaît, la bonne du
elle nous aidera à retrouver le pied du mort.
Trouve -moi le produit d 'abord. C 'est génial quand même ce que j 'ai trouvé.
Bonjour. Bonjour.
On vous a apporté, chérie, un petit peu d 'habits.
Vous êtes formidable.
Vous savez, ceux qui sont dans le besoin sont malheureusement plus nombreux que
ceux qui donnent. On manque toujours de bras.
À propos de bras, Odile, c 'est bien Odile, n 'est -ce pas ? Oui.
Vous avez combien de bénévoles ici ? C 'est variable.
Vous voyez, par exemple, normalement, le mardi, on est deux de plus.
Et puis là... Oh,
pardon, ça vibre.
J 'ai un coup de fil.
Pardonnez -moi.
Oui. Mais non, non, non, non, non. Je n 'ai pas oublié de passer à la pharmacie.
Ah oui, j 'ai l 'ordonnance, oui.
Allez, à toutes. Oui, promis.
Promis.
Un mari oppressant, je connais.
Ah non, c 'est pire, c 'est mon père.
Ah, pardon.
Je ne sais plus où j 'en étais, du coup. Ah oui, puisque vous avez l 'air de
vouloir aider, peut -être que vous pourriez rester avec nous pour faire le
de vêtements. Ce serait formidable, ça vous permettrait de faire un galop d
'essai. Et moi, je ne vous dis pas comme ça m 'aiderait. Oui, oui, je vous dis
oui. Absolument, un petit galop d 'essai, chérie. On est bien en service.
C 'est formidable.
Je vous embrasse.
Alors, voyez, Philippe, il faut s 'organiser.
J 'ai du mal à croire à l 'explication de Tony Beauval sur la disparition de
mari, madame la juge.
Il dit qu 'il a confisqué le portable et la carte de son mari pour lui faire l
'assaut parce qu 'il l 'aurait trompé. Bon, c 'est un peu ridicule, je vous l
'accorde. Mais ça se tient, non ? Des histoires de couple... Oui, enfin, bon,
là, je sais pas si on peut encore parler de couple parce que son mari, on sait
toujours pas où il est.
Peut -être homophobe ? Pardon ? Ça va pas ou quoi ? Mais ça n 'a aucun
pardon, mais... Qu 'il soit gay, hétéro ou bisexuel ou même moine, enfin... Si
le type a découpé son mec en morceaux, il est coupable, c 'est tout.
Présumé coupable.
Pardon, mais je comprends pas.
À chaque fois, vous me dites que j 'attends trop longtemps, que je vérifie
Là, il y a tout pour le mettre en examen, non ? Mais disons que je préfère
attendre les analyses du congélateur plutôt que de me mettre toute la
LGBT à dos parce que je suis allée trop vite.
Au revoir, madame la juge.
Je ne sais même pas si chez moi, je me retrouve en cherché les autres.
Mais c 'est à moi, ça !
Philippe, c 'est le principe.
On débarrasse nos placards de nos vieilles fringues.
Qui, vieilles fringues ? Ce n 'est pas les vieilles fringues. Ça, c 'est mon
polo préféré.
Mon polo préféré, j 'entends que tu ne l 'as pas mis. Franchement, tu as vu la
gueule qu 'il a ? Franchement, il ne te manquera pas. Si, il va me manquer
beaucoup parce que j 'y tiens énormément.
En plus, ça va revenir à la mode. Bye bye le polo.
Odile, j 'ai mon petit polo.
C 'est où les hommes ? C 'est là.
Il est magnifique ce polo.
C 'est à mon mari.
Bon, dites -moi, comment ça marche ici ? C 'est toujours les mêmes bénévoles.
Oui, chacun à peu près son jour, ça tourne.
Mais vous me direz quel est le jour le plus pratique pour vous et puis on s
'arrangera. Oui, chérie.
Et alors, ceux d 'aujourd 'hui ne sont pas venus, c 'est ça qui s 'est passé ?
Ben non.
Un couple de gens mais charmants, les Esposito.
Alors eux, ils sont là depuis des années, monsieur et madame Esposito.
Et puis depuis quelques semaines, il nous faut faux bon.
Enfin, chacun est libre.
C 'est le principe du bénévolat. Mais je ne sais pas, ils ne m 'ont pas prévenu.
Et ça, ce n 'est pas leur genre.
Peut -être qu 'ils sont partis en vacances, tout simplement.
Non, non, ça, ce n 'est pas possible.
Ils ont beau être bénévoles, ils sont quand même dans le besoin.
C 'est ce que je vous disais, c 'est toujours pareil.
Entre pauvres, on soutient.
Mais les plus riches.
Ils ne sont pas si charitables.
Mais bon, je ne juge pas.
Dieu reconnaîtra les siens.
Philippe, ça fait un mois qu 'ils ont disparu sans prévenir.
Ils n 'ont pas les moyens de se payer les vacances.
Ils vont à l 'église toutes les semaines. Ils ont forcément mis les
la cire du curé.
Oui, mais le pied qu 'on a trouvé, c 'est celui d 'un homme, pas d 'un
Alors ça veut dire qu 'elle a tué son mari et qu 'elle s 'est barrée après.
Ou alors les deux sont morts.
Et on va bientôt trouver un petit bout de la femme un peu partout aussi.
En même temps, pourquoi assassiner des gens qui n 'en prennent rien à dire ? L
'argent n 'est pas le seul mobile pour tuer des gens.
Regarde, moi j 'ai très souvent eu envie de te trucider.
Alors que tu n 'es pas milliardaire.
C 'est vrai que moi aussi ça m 'a souvent traversé l 'esprit.
Si mademoiselle veut bien donner la peine.
Waouh ! Trop jolie.
Merci.
Pour moi ? Non, c 'est pour Priscilla.
Priscilla ? Ou Kévina, donnez -leur ce que tu préfères.
Il faudrait bien lui donner un prénom à cette petite.
C 'est trop mignon.
Merci.
Tu l 'as dit à tes parents, que c 'était une fille ? Pas encore.
J 'ai pas réussi à leur parler du courrier que j 'ai renvoyé.
Je sais pas ce qui me fait le plus peur, avoir une réponse ou pas en avoir.
Je vais leur dire quoi, moi, à ces gens qui m 'ont abandonnée ? J 'ai l
'impression que je pourrai jamais plus avoir confiance en personne.
Même pas en moi.
Fais -moi une place.
T 'attends que tu les amours.
Et puis j 'ai du mérite, parce que tu t 'es barré sans me dire au revoir.
C 'est sérieux ? J 'espère que tu déconnes, parce que je suis revenue en
Sauf que t 'étais déjà très occupée avec la fille des Rinaldi et de l 'Antin.
Comme quoi t 'aimais déjà beaucoup les fleurs.
Avec l 'Antin, la vache, je l 'avais oubliée.
Donc t 'es revenue ? T 'espérais quoi ? Que je t 'empêche de partir ? Non mais t
'aurais pas réussi.
Je peux peut -être vous arrêter.
Je suis désolée, je voulais pas te faire peur.
Je suis rentrée de voyage un peu plus tôt que prévu, je voulais juste faire la
surprise à Bastien. Il dort encore là où il est parti bosser ? Je sais pas.
Ok, pardon, on fait les choses à l 'envers.
Salut, moi c 'est Solène.
Toi t 'es qui ? On se connaît pas, non ? Bastien m 'a pas parlé de toi, je
crois.
Parce que je suis personne, je suis une vieille amie d 'enfant. Qui est déjà
très à la bourre, donc elle doit partir. Salut.
Ok. Salut, tu veux pas de café du coup ? Non merci.
Je suis vraiment trop conne, c 'est pas possible.
Regarde, je suis sûre que c 'est là.
Oui, est -ce que vous me fermez ? Viens, viens, viens.
Tu vois, Esposito, M. et Mme Esposito. Regarde, la boîte, elle déborde comme si
elle n 'avait pas ouvert depuis des semaines.
Vous cherchez quelque chose ? Oui, bonjour, monsieur.
Nous sommes de l 'aide sociale.
M. Dutronc, Mme Vartan.
Nous venons voir M.
et Mme Esposito.
Ils ne sont pas là ? Oui, bien sûr, c 'est ce que nous avons vu.
Quand est -ce qu 'ils vont revenir, monsieur ? Aucune idée.
Ils ont dû avoir un problème.
Ils sont partis sans prévenir personne.
Ils ne vont jamais nulle part.
C 'est contrariant. Oui, très.
Monsieur, s 'il vous plaît, est -ce que c 'est un couple qui s 'entend bien ?
Pourquoi ? Quand un couple s 'engueule, il n 'a plus le droit à l 'aide sociale
? Merci.
Merci beaucoup, monsieur.
Bonne journée à vous.
Betty ne nous l 'avait pas dit.
Quand elle avait appelé la mère d 'Amir Madani ? Le mari de Tony de la maison d
'hôte, là.
Elle l 'avait trouvé un peu bizarre.
Genre, pas inquiète par la disparition de son fils.
Et donc, tu la connais. Elle a voulu vérifier.
Et elle est allée la voir.
Non, on ne dit pas que son fils était allé chez elle.
Depuis le premier jour.
Et on a le mari disparu.
Bien joué, Vessi.
Après vous.
Bonjour, monsieur Madani.
Capitaine Rochette, et voici mes adjointes. Bonjour.
Je comprends pas ce qu 'il se passe.
Tony a appelé la police.
Il pensait que j 'étais mort.
Alors lui, je sais pas, mais nous, oui.
Vous aviez disparu depuis un mois, monsieur Madani.
Disparu ? Il vous a dit pourquoi, j 'espère ? Il m 'a viré comme un mal
C 'est un jaloux maladif.
Dès que je suis trop aimable avec un client, il devient fou.
Me piquer ma carte bleue, mon téléphone, comme si j 'avais 14 ans.
Il espérait que j 'allais revenir en m 'excusant ? Ben non.
J 'ai ma fierté, moi aussi.
Alors oui, j 'ai fait le mort.
Et tant mieux s 'il a vraiment eu peur.
Bien, bien, bien.
Dites -moi, est -ce que vous reconnaissez ces chaussures ?
Oui.
Je crois, j 'avais les mêmes.
Elles m 'ont toujours fait un peu mal, alors je les ai données à l 'association
de l 'église.
Et c 'est il y a combien de temps ?
Je ne sais pas.
Il y a plus d 'un an en tout cas.
Ok.
Une fois pour ça.
Ouais.
One more.
Non.
Ne me dis pas qu 'on a encore retrouvé un bout de corps.
Oh yes.
Et quoi ? En plus, c 'est les millingues.
Si on continue de m 'apporter des cadavres en pièces détachées, je ne suis
prêt de prendre ma retraite à l 'âge légal, moi.
Donc vous avez le buste, vous avez largement de quoi faire, non ? Puisqu
avait deux orteils ou trois phalanges. Ah ben ça, c 'est sûr.
Et même si ce buste traîne ici depuis quelques jours, je peux déjà vous dire
'il a été décongelé en même temps.
que les autres bouts.
Je comprends toujours pas pourquoi le meurtrier aurait congelé puis décongelé
corps. Enfin, pardon, mais là, il y a une logique qui m 'échappe.
Ah, vous savez qu 'il faut jamais recongeler un truc qui a été décongelé ?
oui. Ça m 'est arrivé une fois quand mon congé allait tomber en panne. Bref, j
'étais malade comme un chien.
Mais merde ! Mais si ça se trouve, c 'est aussi con que ça.
Quoi ? Mais... Mais si le meurtrier avait été obligé de se débarrasser du
cadavre, tout simplement parce que son congélo était tombé en panne ? Mais il l
'aurait remplacé.
Ça prend du temps et de l 'argent sur toute cette taille.
Essayez de voir qui dans le coin a changé de congélo récemment. Et puis
continue de suivre les pas de cette chaussure.
Merci, monsieur Martineau.
Tu veux que je te rappelle ? Attends,
je vais te rappeler.
Merde. Bonjour, madame. Bonjour.
Capitaine Charline Rochette. Je pourrais parler à la responsable, s 'il vous
plaît ? Oui.
Monsieur Madani ? Ah oui, je le connais, monsieur Madani. Et son mari.
Enfin, que le seigneur, dans sa grande mensuitude, accepte son portée de
jugement.
Puis, monsieur Madani, il a toujours été... très généreux avec l
Ils donnent régulièrement et des choses de qualité.
Comme ces chaussures, par exemple ? Alors là, vous m 'en demandez
beaucoup. C 'était quand, ces chaussures ? Il y a un peu plus d 'un an, je
dirais. Après, nous, ce qui nous intéresserait surtout, c 'est de savoir
elles ont été données.
Mais j 'en vois défiler tellement, moi.
Mais si vous m 'envoyez la photo, je peux la montrer aux bénévoles. Peut
que quelqu 'un saura quelque chose.
Parfait.
Avec plaisir.
Merci beaucoup. Au revoir.
Je ne vois pas ce qu 'on fait d 'illégal.
On s 'inquiète pour un couple qui a disparu depuis longtemps.
C 'est tout. C 'est une démarche charitable, chrétienne. On n 'a rien de
Qu 'est -ce que tu fais ? Je cherche leur plan pour les clés.
Comme ça, ça nous permet de rentrer dans la maison sans commettre la moindre
réfraction. Parce que si on trouve les clés d 'une maison, on a le droit d 'y
entrer. Oui, c 'est mieux que de péter une vitre.
De toute façon, personne ne planque ses clés sous les pots de fleurs. Les gens
ne sont pas débiles. Pourquoi pas sous le paillasse ?
T 'as vu ça dans quel film ? Mais merde.
Rapproche, t 'es là.
Il y a quelqu 'un ? Ouais,
ouais.
Oh là là.
C 'était ça ? Oh là là.
C 'est qui ces gens ? Tout est neuf, t 'as vu ça ?
Ils vont monter un magasin ou quoi ?
Ah, trop de bénévoles qui n 'ont pas un rond.
Excuse -moi, mais t 'as vu ce fauteuil ? C 'est au moins trois SMIC, un truc
pareil. Et ce sac, toutes ces fringues.
Ils se font pas chier, les expositos.
Mais si c 'était les braqueurs. Non, parce que quand ça tombe du camion, en
général, c 'est un plus cher que l 'exemplaire.
Aïe.
Pas un cri, pas un cri. Je te fais tomber le capuchon. T 'as compris ? On a
identifié trois personnes qui ont changé de congélo les deux dernières semaines.
La première dans la seule boutique locale qui vend l 'électroménager, les
autres dans la grande distribution.
On ira les interroger demain.
Et pour les sites de vente entre particuliers ? On a lancé la recherche.
Oui, ça va.
Bon,
vous nous dites tout de suite où c 'est que vous avez mis fric et bijoux ou vous
cramez les pieds au chalumeau.
Non, mais messieurs, là, je crois que vous faites une petite erreur. Moi, je
fais erreur, moi ? Ça fait 15 jours que je vous surveille en attendant que vous
rentrez. Moi, je fais erreur. Pourquoi mon compagnon fait des erreurs, déjà,
? Non, mais d 'accord, non, c 'est pas d 'erreur.
Alors, non, ce que mon mari tente de vous dire, messieurs, c 'est que nous,
rentrer ici, mais nous, pas habiter ici. Nous, pas propriétaire d 'ici.
Allez, nous, on est français, nous, pourquoi tu nous parles comme des roues
velours, mon copain, là ? Eh, j 'ai une tête à manger des cailloux, moi, tiens,
pourquoi stocker avec des clés, la grenouche ? Comprends -tu ce qu 'il dit
Hein ? Pourquoi tu fais les clés ? Ah oui, comme ça, c 'est un... Non, mais
parce
Vas -y, conduis les pieds à la vie.
Vous gagnez 3 000 au loto, mais pas vous partager.
Je peux partager mon copain. 3 000 au loto, mais c 'est ça. Ils ont gagné au
loto les Espiritos.
Mais, messieurs, il y a un malentendu. Un malentendu quoi ?
Va gagner le tout ! Moi jure à toi mon copain ! Je vous jure ! Voilà ! Mais tu
craches pas sur moi seulement comme ça là ! Tu fais quoi là ? Tu fais de moi
père ça ! Bon écoutez, c 'est pas compliqué.
Parce qu 'on a le bol.
Alors, l 'argent et les bijoux, eh bien, si vous, sûr que c 'est dans la maison,
eh bien, servez -vous. D 'accord ? Vous avez compris, ça ? Servez -vous, voilà.
Et puis, nous, on reste tranquilles ici. Oui, oui, c 'est tout pour vous, c 'est
bon. Servez -vous et nous, on reste... Hein, on bouge pas d 'ici.
Non, non, vous pouvez tout emporter, messieurs. Tout emporter. Allez, c 'est
bon. Arrêtez de piser dans mon crâne, toi. D 'accord ? Pique -les le museau,
copain. Tu veux jouer au con avec moi ? Pique -les le museau avec moi. On va
voir si tu vas te foutre de ma gueule longtemps, toi. Regarde.
Où tu parles, où j 'attends que tu m 'approches. On t 'a trois minutes.
Une
Vous vous rendez compte du risque que vous avez pris ou pas ? Si les expositos
'avaient pas décidé de s 'offrir un nouveau congélo et si moi je n 'avais
décidé de faire des heures supes.
Il faut vraiment que vous arrêtez de jouer des justiciers là.
Oui mais enfin.
Non il n 'y a pas de oui mais enfin maman. Si vous avez un truc à me dire
me le dites mais vous arrêtez de faire des trucs dans votre coin.
On ne peut pas te le dire parce que quand on veut te parler tu nous
nous disant qu 'on se mêle de ce qui ne nous regarde pas. Oui mais pardon mais
je préfère vous engueuler que de vous perdre.
C 'est vrai ça t 'aurait fait de la peine.
Ça dépend.
Elle est évaluée à combien, la quincaillerie ? Tu nous aimes encore un
alors.
Tu nous considères toujours comme tes parents, quand même.
Bon, allez, arrêtez avec vos questions.
Merci beaucoup.
Bon, allez -vous coucher, il est tard.
D 'ailleurs, ça ne vous dérange pas si, exceptionnellement, je dors chez vous ce
soir ? Parce que je n 'ai pas trop envie de déranger Bastien.
Ah, chérie, mais ça va.
Pas la peine de vous faire des films, c 'est juste pour cette nuit.
Oui,
Ludo.
Sans déconner.
Ah non, non, t 'as bien fait.
Ok.
Bon, je prends vite un petit thé et puis je te rejoins.
Ça marche.
Ouais, à toute.
Le portable d 'Annabelle Esposito vient de Borner -Martinique il y a trois
jours. Un coup de fil à ses parents à qui elle s 'est bien abstenue de dire qu
'elle était là -bas.
Je le savais, t 'as vu ? Elle a dégommé son mari et elle s 'est tirée avec le
pactole toute seule comme sa peinarde.
Pas si peinarde, hein. Parce qu 'avec ce coup de fil, les flics de là -bas m
'ont l 'air trop vite fait.
Eh ben, tant mieux.
Comme ça, tu dis, filer dom -tom -boss. Eh ben, toi, tu peux prendre ton petit
déjeuner tranquillement. Assieds -toi, mon chéri. Voilà.
Bon.
Puisque vous insistez, je veux bien nourrir un peu mon bébé.
Il n 'y
a pas de Chocoloupes ?
Ah ouais, carrément, on croise vers les Antilles tous les deux.
Pendant un mois, elles n 'ont rien dit à personne. Ni à leurs amis, ni à leur
famille.
Archiparano, M. et Mme Esposito.
Au moins, ce n 'est pas eux qu 'on a cramé les pieds. Oui, ni qu 'on a
en morceaux.
On repart à zéro.
Ah, Martinez.
Alors, Martinez, ses résultats, il est mort de quoi ? Mort naturelle.
Pardon ? Oui, je sais que c 'est contrariant, mais il n 'a pas été
est mort d 'une crise cardiaque.
La bête était bien usée.
Et la mort remonte à plus de six mois.
Six mois ? Ça veut dire que la piste criminelle est à écarter.
Oui, j 'en ai bien peur.
Merci, Martinez.
Bah, s 'il n 'y a pas de victime, il n 'y a pas de coupable.
Donc la liste des acheteurs de congélo sur le site de vente entre particuliers.
On laisse tomber, j 'imagine ? Attends, fais con, on avait des pieds. Parce que
tu crois que c 'est autorisé par la loi de découper un cadavre en tranches, d
'après toi ? Puis pardon, enfin, pourquoi découper quelqu 'un si on ne l
tué ? C 'est quoi vos pieds ?
Le père qui vous a pas entendu, c 'est ça ? Il est sourd comme un pot.
Attendez, doudou.
Entrez. Tenez.
Ah bah merci, c 'est gentil ça.
Papa ! Papa ! Papa, c 'est moi ! Je reviens dans une minute.
Bougez pas.
Papa, tu es où ? Il s
'était endormi.
Il est tellement sourd qu 'il réussit à ronfler même avec la télévision allumée.
Ça doit pas être marrant tous les jours, ça.
Hélas, c 'est le prêt à payer quand on veut pas que ses parents finissent en
EHPAD. Comme beaucoup.
Bon, vous êtes là pour quoi ? Vous avez changé de congélateur récemment ? Le
précédent était tombé en panne. Vous savez comme on dit, ça marche jusqu 'à
que ça marche plus.
Vous en avez fait quoi de l 'ancien ? J 'ai appelé les encombrants.
Après ce qu 'ils en font, eux... Allez, venez.
Et dites -moi, j 'imagine que vous n 'avez pas eu de retour, vous savez, pour
chaussure. Ah, mais non.
Non, non, ça n 'a rien dit à personne.
Mais vous savez, parfois, il y a des vêtements qui mettent du temps à trouver
acquéreur. Alors que cette paire, elle a tout de suite fait un heureux.
Enfin, un heureux... Quelle horrible histoire.
Ouais.
On a beau croire en Dieu et en l 'humanité, vous voyez, il y a des
'est plus difficile qu 'à d 'autres.
Mais quel rapport avec mon congélateur ? Aucun, aucun, aucun.
Très joli foulard, en tout cas. Merci.
Très bien.
Bonne journée à vous.
Oui, OK.
Ça va, ça va bien aussi.
Dis donc, tu ne peux plus te passer de nous, on dirait.
Vous avez toujours mon foulard, là ? Vous savez, celui que vous m 'aviez
à mes 16 ans, le jaune et vert, que j 'ai jamais porté tellement il était
atroce. Ah, ben voilà, je le savais, je le savais. Faut toujours demander avant.
Comme pour mon polo.
Ta mère vient juste de le filer à l 'association de l 'église.
Mais si tu veux, on peut tenter de le récupérer. Avec mon polo.
Bon, et dans cette association -là, les bénévoles, ils ont le droit à prendre
ces vêtements pureux ou... Ben non.
Ben non, parce qu 'on est là pour aider, pas pour s 'habiller gratos.
Pourquoi tu demandes ça ?
La femme qui s 'en occupe, un peu éliminée... Odile ? Oui, celle qui vit
son père.
Vous l 'avez déjà vue, son père ? Non, quand on était là -bas, il l 'appelait
souvent pour un oui, pour un non.
Comme quoi, il y a pire que nous.
Attends, tu veux dire qu 'il l 'appelle quand elle est dans les locaux de l
'association ? Oui, pourquoi ? Qu 'est -ce qu
'on a ? Je ne sais pas.
Pourquoi je serais suspect que son père l 'appelle ? Parce qu 'il l 'appelle à
un endroit où elle ne capte pas, il n 'y a pas un pet de réseau.
Dis -moi, on a eu les encombrants ou pas ? Oui, ils ont bien confirmé avoir
changé le congélo.
La scientifique est passée à la décharge pour essayer de le retrouver.
Ok, ça marche. Bon, à tout de suite.
À tout.
Ah bah rebonjour ! Alors vous avez oublié quelque chose ? Oui, de parler à
père. Oh, moi je suis désolée, ça va pas être possible, je viens juste de le
coucher. Oh bah je suis désolée aussi, va falloir aller le réveiller. À moins
que ce ne soit compliqué, parce que ça fait des mois et des mois qu 'il ne s
'est pas réveillé de sa sieste.
N 'est -ce pas, Mme Mora ? Mais non ! Non mais
je
vous jure que j 'ai rien fait, rien du tout.
Je suis rentrée un soir, après avoir passé ma journée à l 'association, et je
'ai trouvé là, dans son fauteuil, devant la télévision.
Mort.
Le cœur.
J 'ai pris mon téléphone pour contacter les pompes funèbres, et puis j 'ai
réalisé ce qu 'allait se passer.
J 'avais sacrifié toutes les années, moi, pour mes parents.
Pour qu 'ils restent dans leur maison, pour qu 'ils aillent pas à l 'EHPAD.
Et puis, avec tout ça, moi, j 'étais... J 'ai lâché mon boulot, j 'étais sans
ressources, quoi.
Oui, enfin, juste des petits bonus piqués à l 'association. Comme ces
chaussures, par exemple. Mais moi aussi, je fais partie des plus démunis.
Voilà.
Et sans la retraite de votre père, vous auriez en plus fini à la rue.
C 'est pour ça que vous l 'avez mis dans le congélateur pour continuer à toucher
sa pension.
Trouver dans ma vie ta présence,
tenir une lampe allumée,
choisir avec toi la confiance.
Mais qui ça dérangeait après tout ? Qu 'est -ce que je faisais de mal ? Il
déjà au ciel.
C 'est -à -dire que vous l 'avez quand même découpé en morceaux ? Oui, mais ça
'est parce que mon congélateur est tombé en panne. Ah d 'accord, il a fallu
trouver une solution.
Bah oui, surtout que je ne m 'en suis pas rendu compte tout de suite, ça
commençait à sentir.
Et vous n 'avez pas pu vous débarrasser du corps en entier ? Je suis menue quand
même.
Bah oui.
Mais Dieu m 'a pardonné, vous savez.
Il sait que je suis innocente.
Bon, bah, c 'est déjà ça de pris, alors.
Quelle hypocrite, quand même.
Tu parles qu 'elle était là pour faire le bien.
Elle a découpé son propre père.
C 'est monstrueux.
Moi, tu vois, j 'ai souvent eu envie de te gégouiller.
Je le dis.
Alors, tu découpes en morceaux, ça, je pourrais pas.
Ah, tant mieux. Je vais pouvoir dormir tranquille.
D 'ailleurs, c 'est l 'heure de l 'extinction de l 'IFO.
Ma chérie, tu es revenue ? Oui.
Mais inutile de vous faire des illusions, c 'est purement provisoire.
mieux pour vous, d 'ailleurs.
Pourquoi tant mieux pour nous ? Si je restais, je risquerais de faire comme
Odile Morin.
Aucune chance.
On a un trop petit congélo.
Tu sais, Bastien, la seule chose qui compte aujourd 'hui, c 'est de retrouver
mes vrais parents.
Capitaine Charline Rochette, laissez un message.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.