All language subtitles for Place publique (2018) Fr

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Original subtitles

*- Comme disait...

*Évidemment son nom m'échappe.

*Enfin, peu importe, quelqu'un disait :

*"Vous n'avez pas de cœur si vous n'êtes pas de gauche à 20 ans.

*"Mais vous n'avez pas de tête si vous n'êtes pas à droite à 40 ans."

*Il me semble que c'est... que c'est Churchill qui a dit ça.

*- Non, c'est Jean d'Ormesson. *-Jean d'Ormesson ?

*Ah bon ?

*- Oui, je crois.

*Depuis 15 ans, vous animez une émission qui est devenue culte.

Est-ce qu'on peut dire que vous explorez l'âme humaine ?

*- C'est vrai que oui, enfin... J'ai le sentiment

*que les gens se livrant chez moi plus qu'ailleurs, oui.

*- Faut dire que vous avez le don de poser des questions directes.

*parfois même très intimes.

*- Oui, écoutez, on entend suffisamment de langue de bois

*et de politiquement correct toute la journée.

*Si c'est pour faire comme tout le monde, y a pas d'intérêt.

*- Oui, bien sûr. Vous avez aujourd'hui plus de 60 ans.

*Comment vous imaginez-vous dans 10-15 ans ?

*- Euh... Incinéré.

*- Il est temps de passer à une autre pause musicale.

- Il tourne bien, ce morceau. - Grave.

- Ouah.

Très content de cette caisse. - À conduire, elle est trop bien.

- Mais tu fais gaffe, tu vas quand même vite.

Il faut... Elle est encore en rodage, la caisse.

- C'est fini, ça existe plus, le rodage.

- Les 1 000 premiers kilomètres, t'es obligé...

- Non. tu roules comme tu veux.

C'était avant, c'est terminé, ça.

- Allez, t'en as fait un petit ? - Ouais.

C'est un lèche-cul, le mec. - Oh là là.

- Il en fait des caisses. - Il est mielleux, et avec tout le monde.

- Quand il parle de ton émission... - Ouais.

- Explorer l'âme humaine, faut pas déconner !

- Ouais. c'est beaucoup.

Vraiment, il hésite pas une seconde. le mec.

- Des glandus qui parlent de leurs histoires de cul, c'est pas...

- Enfin, bon... Là, c'est toi qui exagères dans l'autre sens.

- C'est toi qui disais ça, la dernière fois.

- Mais moi, c'est moi. Et toi. c'est toi.

- Vanessa m'a dit qu'elle venait en taxi. - Ouais.

Elle t'en fait des confidences. Vanessa.

Bon, on y va ?

*- Si vous nous rejoignez, nous avons la chance aujourd'hui

*de recevoir Castro qui nous fait le plaisir de passer 1h avec nous.

*Nous parlions du temps qui passe

*et je voulais vous demander, c'est quoi pour vous vieillir ?

*- Je dirais avant tout atteindre une sorte de sérénité.

*À partir d'un certain âge,

*on se détache des choses sans importance,

*on prend forcément un peu de recul.

*Et il y a plus cette envie forcenée de prouver quelque chose...

- Bah voyons. *- Cette angoisse permanente,

*la peur d'être jugé, par exemple.

*Je prends moins à cœur ce qu'on peut dire de moi.

*Et voilà, c'est pour ça que je parlais de sérénité.

- Qu'est-ce qu'il faut pas entendre !

Merde. je comprends pas ce que dit le GPS. Il faut sortir ?

C'est là qu'il faut sortir ?

Merde, c'était là, la sortie.

- C'est pas grave, il va recalculer.

- Oui, prends.

C'est la femme de l'association. - Allô ?

Non, c'est pas Hélène.

Non, elle conduit.

Oui.

D'accord.

D'accord.

Elle demande si tu as la réponse.

- Justement, Caroline, je suis en train d'y aller.

Je vous appelle après. *- D'accord.

- OK ?

Bon, au revoir.

- Je vais la prendre dans la gueule, mon Afghane.

- Je t'ai dit ce que j'en pensais.

*-... De votre fille,

*Nina Mareuil-Castro dont le 1er livre a été unanimement salué par la critique.

*Ça doit vous faire plaisir, non ?

*- Oui, écoutez... - Prochaine...

- Chut, il parle de Nina. *- C'est incroyable pour un père

*de s'apercevoir que son enfant

*s'épanouit... - Tu l'as ratée.

C'est pas grave, il disait à droite dans 700 m.

Ben dis donc, risque de tsunami... - Non, mais Vincent, tu le fais exprès ?

- À tout à l'heure.

- Depuis quelque temps, on stagnait, disons.

On avait quand même un peu enrayé la chute.

Oui, voilà.

Oui, non, je suis bien d'accord.

Là, y a un vrai problème, 8%, c'est très peu.

Larsen On est encore pas mal sur la ménagère.

Non, non, je suis d'accord. Je suis d'accord.

Mais tu parles pas d'arrêter carrément l'émission ?

Je dis, tu parles pas d'arrêter carrément l'émission ?

Tu vas pas me faire ça, quand même ? Laisse-moi un peu...

(- C'est Horwitz ?)

- OK. Tu me rappelles dans la soirée ? Quand t'en sais plus.

Salut.

- Il veut arrêter ?

- Il doit discuter avec les annonceurs, ça sent pas bon.

- Ils vont pas l'arrêter comme ça...

- Ils vont se gêner... Castro fait chier aussi.

On lui propose des choses, il refuse tout.

- J'essaie de lui parler aussi, mais il m'écoute pas.

Natalouch. Avec ça, bien parti, le fu.

Beaucoup fume et ça va roule. - Ouais, d'accord.

- Ya tiebia lioubliou.

Ça va, Titi ? - Ouais.

- C'est quoi, son prénom à elle ?

- Samantha.

- Samantha.

Samantha. - C'est Biggistar ?

- Oui. - La blonde, c'est qui ?

- Personne.

Vous faites quoi ? - Je mets des pics.

- Je préfère que vous serviez les invités.

Les olives sont bien comme ça, sans pic.

- Bonne idée de prendre les gens du coin.

Franchement, elle m'a pas l'air bien dégourdie.

- T'inquiète, je garde un œil sur elle.

*- Je me souviens, elle devait être en 1re ou terminale,

*elle avait fait une dissertation remarquable...

"'-Allô ? T'as raccroché ?

- Non, non, pardon.

C'est mon père qui nous invente un passé commun. C'est rigolo.

J'ai pas compris. Ça veut dire que tu viens ?

*- Non, on va parler que de tes bouquins...

- On s'en fout des bouquins.

La dernière fois, c'était une signature.

Non, y aura pas que des vedettes et dès qu'on s'emmerde, on se casse.

Bon, ben... Oui, d'accord, rappelle-moi.

- Incroyable, quand j'ai vu ça, je suis resté...

- C'est pas vrai, c'est Castro ? C'est pas possible.

C'est Castro !

- Samantha ?

Vous vous souvenez, je vous ai engagée.

- Oui. - Je vous ai engagée comme...

- Serveuse. - Oui, donc les photos...

Ben, qu'est-ce que vous faites ? Bon ben, allez servir !

- Ah,

alors ? - C'est bon, elle vient.

- Cool. - Je vais te présenter quelqu'un.

- Ouais ?

- Tu connais Biggistar ?

- J'en ai entendu parler. L'idole des enfants.

- Excusez-moi, votre prénom ?

- Lou. - Loulou.

- Et vous, c'est Louloulou donc ?

- Et moi, c'est Guy.

- Ah, mais vous m'avez fait très mal.

- Il paraît que j'ai une bonne poigne.

- Thomas ! - Nath.

- Je suis contente que tu sois venu.

Je t'ai adoré dans ton dernier film. - Merci.

C'est beau, ce coin. - C'est le paradis.

- Toute cette campagne ! - 35 min de la porte de Saint-Cloud.

- Excusez-moi, c'est possible d'avoir un autographe ?

- 35min, tu parles !

On a mis une heure et demie, au bas mot.

- T'as raté l'embranchement aussi... - C'est loin.

Je comprends pas ce choix.

Y a pas plus parisienne que ma sœur. Je comprends pas.

D'accord, les oiseaux, la campagne, très bien, mais...

Elle est citadine, Nathalie. Elle en a rien à foutre de la campagne.

- Oui, elle a gardé un truc à Paris.

- Merde !

J'ai touché ? - Ah ben, oui.

Ah, puis bien, même.

- Merde...

Personne n'a rien vu. - Ben oui, mais...

- Ça va. C'est une super bagnole, le mec a du blé, on va pas...

- Tu vas pas le dire ?

Si, si, bien sûr, je vais le dire.

Ben, je vais le dire, je te dis !

- Pourquoi tu veux pas la faire ?

- Écoute, c'est... - Je t'ai invité plusieurs fois.

Tu m'as toujours dit non.

J'aime beaucoup ton travail et Nathalie, n'en parlons pas.

On adorerait que tu viennes. - Je sais pas.

Je suis pas à l'aise dans ces émissions.

- Ces émissions ? C'est-à-dire ?

- Où il faut parler de sa vie privée.

- Ah non, mais si tu viens, c'est toi qui décides.

On peut ne pas parler de ton divorce.

- Comment tu sais ça ? - Tu fais ce que tu veux.

C'est toi qui vois.

- Ouais, peut-être un de ces jours.

Je vais me chercher à boire.

- Comment ça va ? - Ça va, merci.

- Ça fait un bout de temps, hein ?

- Ah....

Hmm... Ouais.

- Tu me reconnais pas ?

- Ben euh...

- Il me reconnaît pas.

- Pardon, mais on se connaît d'où ?

- J'étais ingé son sur Comme un lundi .

- Ah d'accord, voilà.

- Ouais, tu me reconnais pas. - Ben, non.

Désolé, mais non, je te reconnais pas.

- Tu vois, c'est ça, les vedettes.

Un an de travail avec lui. - C'était en quelle année,

Comme un lundi ?

- J'en sais rien... 1995. - 1996.

- Bon, ça fait 20 ans.

Tu sais le milliard de gens que j'ai connu depuis ?

T'as l'air vexé...

- Alors, ma surprise ? Il t'a dit qu'il habite à 5 min d'ici ?

- Non, il m'a pas dit, ça, non.

- Je te présente Mme Chaulieu qui est la maire de Saturnin.

- Qui est Saturnin ? Désolé. Aujourd'hui, apparemment,

je reconnais personne. - T'es bête,

on est sur la commune de Saturnin.

Et Mme Chaulieu est la maire... Enfin, le maire.

La mairesse... - Je préfère "Mme le maire”.

Mais peu importe.

Du moment que vous ne dites pas échevin ni bailli...

- Enchanté. - Je suis ravie.

- Moi aussi.

- Vous voulez une coupe ? - Non, merci.

- Ou un jus de fruit ?

- Ah non, c'est bon, je suis pas un invité.

- Même pas invité, vous avez le droit d'avoir soif.

Vous êtes quoi alors ? - Je suis chauffeur.

Enfin, je suis le chauffeur de Castro.

- Castro ? - Oui.

- Mais je l'adore, Castro.

Je suis sûre qu'il est très sympa. Il est sympa ?

- Super. Très sympa.

- J'en étais sûre.

Vous croyez que je peux lui demander de faire une photo ?

- Bien sûr, il dit jamais non.

- Je l'adore.

Dans la vie, il est gentil ?

Il paraît qu'il pique des colères, des fois.

- Peut-être, mais...

avec moi, ça se passe très bien.

- Alors il est gentil dans la vie ?

- Ben... Ouais.

- Bon.

Désolée, faut que j'y aille. J'ai plein...

- Oui, ça marche.

Bon courage. - Merci.

- ÇA VA ?

- Moi, c'est Guy.

- Pourquoi tu viens plus ? On était...

- Ton fi, pas là ? - Mais non...

- Ah, bizarre.

- C'est qui, ton fi ? - Ma fille.

- Pamela ? - Ouais, elle vient pas.

- Excusez-moi, je peux faire une photo ?

C'est pour ma mère, elle vous adore. - Oui.

Si c'est pour votre mère...

Qu'est-ce qu'ils me font chier avec ces photos !

- Ah, la vache !

- C'est qui, ce con ?

Tu l'as invité pour qu'il fasse mal aux gens ?

- Guy ? C'est un homme merveilleux, figure-toi.

- Merveilleux ? C'est-à-dire ?

- Sa vision des choses, il est hors des sentiers battus.

Passionnant à écouter. - Il fait quoi ?

- Il est agriculteur bio, il a son truc à côté.

On a sympathisé.

Je lui prends des tomates, des oignons frais, tout bio.

- C'est pour ça qu'il est merveilleux ? Pour ses légumes ?

- Oui, mais pas seulement.

Il a une philosophie de la vie merveilleuse.

Le goût des choses simples, authentiques...

Tu sais ce qu'il m'a offert à son arrivée ?

Un pot de miel. - Ben putain.

- "Pour faire entrer la douceur dans votre maison", il m'a dit.

Arrête avec ton cynisme.

Ils foutent quoi ici ?

Bonjour, M. Delavenne.

Bonjour, madame. C'est gentil de nous rendre visite.

- On vient juste 5 min. - Bien sûr, prenez un verre.

- C'est gentil de votre part... - Bonjour.

- Bonjour. - Nathalie...

- Excusez-moi une seconde.

Merci. - Je t'en prie.

Oui, qu'est-ce qu'il fait là, Biggistar ?

T'as un projet d'émission avec lui ? - Vaguement.

- Vaguement ?

- Attends, attends.

- Ma femme est à Bali, en ce moment. Pour 2 semaines.

- À Bali ? Elle en a de la chance.

- Elle est chez un copain qui a une maison là-bas.

- Salut, Jean-Luc. - Ça va ?

Ça va, Marie ?

- Vous étiez invités ? - Non.

- Ah, voilà.

- Qu'est-ce qu'elle fout ? Elle est arrêtée.

- Qui ? - Vanessa.

- Je me disais que tu étais pas avec.

- Je me dis ça aussi. Je me demande si je suis avec.

Avec mon abonnement, je le vois, le taxi.

Je le vois, sur la carte.

Elle est arrêtée depuis un quart d'heure.

- Elle fait une course, laisse-la tranquille.

- Je la laisse tranquille, je fais que ça.

- T'es jaloux, t'es trop jaloux.

- Sorte le bouf ?

- Ah non, le bœuf, c'est trop tôt.

- Et le fu, il est parti. Pour barbek, c'est bon.

- Voilà ta sœur avec son masseur.

Quel benêt, celui-là aussi. - T'es méchant.

J'aime bien Vincent. Désolée.

- Il est mou, il est tellement conciliant, toujours d'accord.

- Après toi, elle a voulu prendre un mec conciliant.

- C'est magnifique, ici. Et c'est immense, en fait.

- T'as vu, tout près de Paris. - Tout près.... à vol d'oiseau.

Tiens, alors voilà, c'est un figuier. Là, c'est pas spectaculaire,

mais après, ça... - Bonne idée, un arbre, y en a pas ici.

- Y a peut-être pas de figuier.

On t'a entendu dans la voiture, tu nous as fait rire.

Ton passage sur la joie de vieillir...

- Je devais dire quoi ?

Que je me sens comme une merde, que j'ai envie de pleurer ?

- M'agresse pas. - C'est toi, t'arrives, tu m'agresses.

On se voit une fois par an et tu m'agresses.

- Je l'ai agressé ?

- J'ai pas bien suivi, je cherche la serveuse. Je la vois jamais.

- Ça va, Vincent ? Ça marche, les sciatiques ?

- Tu vas pas commencer. - Il plaisante.

- Pas du tout. C'est du mépris, c'est tout.

- Eh, Hélène, un peu d'humour...

- Il plaisante. - Voilà.

- Ça marche très bien, en tout cas. Merci.

- Voilà, ça, c'est de la bonne surprise.

Comment va ? Tu vas bien ?

- Ils jouent drôlement bien. - Ouais, pas mal.

- J'aurais adoré être guitariste.

- C'est pas trop tard.

- J'ai essayé. Ça fait mal aux doigts.

- Samantha !

- Vous m'avez fait peur !

Vous me faites peur à chaque fois.

- Moi, je veux savoir qui il y a dans la réunion.

Est-ce qu'il y a Gigi ? Gigi est dedans ou pas ?

Essaie de voir.

30 nouvelles espèces animales en voie de disparition. La vache !

- La vache, aussi ?

Ah...

8%, putain. Ça remonte pas ! - Ben oui

- On est encore devant sur la ménagère. - Mais oui.

- Horwitz a rien dit, il a pas appelé ? - Non, non.

- Tu te souviens, on a eu une baisse comme ça, y a 3 ans,

et c'était reparti... - Comment tu vas ?

Ça va ? - Et toi ?

- J'étais reparti. - Oui, oui...

- Hyper beau, le château. - À 35 min de Paris.

- C'est dingue. - Attends...

- Oui, oui...

- Tu te souviens de Marco ? Et de Lucien ?

- On se bouge là ?

Allez, on se réveille un peu. C'est mort, y a que des vieux !

- Comprenez que ça ne dépend pas que de moi,

les choses ne sont pas aussi simples.

Je sais que ça fait un an, mais la décision appartient à la région...

Comprenez...

- Vous l'avez bien autorisée à faire son chemin...

La région, ils étaient d'accord ?

On s'est tapé les travaux, on avait la tête...

- Et la poussière aussi... - Ça n'a aucun rapport.

Le petit chemin, ça fait partie de mes prérogatives...

Excusez-moi, il faut que je réponde.

- Encore une pétition ? - Oui ! Encore une pétition.

- Tu arrêtes quand de faire des pétitions ?

- Quand le monde sera parfait. Et y a autre chose...

- Tu as lu le livre de Nina ?

- Oui, j'ai adoré. Je l'ai préféré au premier. Pas toi ?

- Y a rien qui t'a choquée ? - Choquée ?

- Putain...

C'est Jean-Paul, là-bas ?

- Oui.

- 20 ans que je l'ai pas vu.

- Il vient de revenir d'Afrique. C'est bien ce qu'il fait.

- Quoi ? Des légumes bios ?

- Des légumes bios ?

Pas du tout. Il est dans l'humanitaire.

Tu sais ce qu'il fait, en ce moment ?

Il distribue des moustiquaires imprégnées

dans plein de villages d'Afrique de l'ouest... ou de l'est.

Il a reçu un prix de la fondation Bill Gates.

- Il a pris un sacré coup de vieux, lui aussi.

J'ai vieilli comme ça, moi aussi ?

- Je sais pas, je te vois régulièrement.

Je trouve pas qu'il ait vieilli tant que ça.

- Tu sais qu'ils m'ont proposé la carte senior, ces enculés ?

- Je comprends pas. Ah, merci.

Tu découvres que t'as 65 ans ?

- Tous les jours.

Je le découvre

tous les jours.

- Et Vanessa, elle est où ? - Elle arrive.

Enfin, j'en sais rien...

Je vais regarder. - Hein ?

- Je dis : "Je vais regarder."

J'ai une appli où tu vois le...

- Tu vois Vanessa ?

- Tu vois le taxi arriver au fur et à mesure... Enfin, bon...

Elle est pas loin.

- Ah.

- Vous êtes connu, vous ?

- Non, je suis kiné.

- Apparemment, il y a plein de gens connus, mais j'ai pas la télé...

- Ah bon ? Ah d'accord.

Vous avez une voiture quand même ? - Quand on habite à la campagne,

on n'a pas le choix. - Ben oui.

Et euh...

Vous avez quoi comme voiture ?

- Une vieille bagnole qui était à ma mère.

Une R14.

- Une biche ! J'ai vu une biche ! - C'est un chevreuil.

Ce matin, il y en avait un à 2 m devant moi. C'était magnifique.

- Qu'est-ce que ça saute bien !

Tu veux que je t'aide ? - Non, c'est cette serveuse

qui doit s'occuper du buffet, mais elle fout pas grand-chose.

Il aboie souvent, ce chien ou c'est moi ?

Jean-Paul, mon héros !

- Hélène, c'est toi que je cherchais.

Tiens, c'est pour toi.

J'ai trouvé ton livre. C'est bien celui-là ?

- Merci, mais c'est...

C'est adorable... - Je t'en prie.

- On trouve plus L'horreur économique. - Je l'ai trouvé.

J'étais content.

- Ouais. - Ah bon ?

- Ne viens pas, qu'est-ce que tu veux que je te dise ?

Depuis le début, tu me fais la liste des inconvénients,

j'en ai marre d'essayer de te convaincre.

Y a quelque chose que j'aimerais comprendre.

Au début, tu m'as dit que tu avais envie de venir.

Arrête de dire que tu veux me voir, c'est faux.

Je sais pas à qui tu mens, si c'est à toi ou à moi. J'en ai marre.

Salut.

- Tu sais, la librairie où je vais. - Oui.

- Eh bien, je cherchais ce livre et je tombe sur Jean-Paul.

Tu vois la probabilité ? J'ignorais qu'il était revenu.

- Paris est tout petit pour ceux qui s'aiment...

Et donc ? - Eh ben, donc rien !

Il m'a dit qu'on pourrait prendre un café,

je lui ai dit : "Pourquoi pas."

Et on s'est vus, on a pris un café.

Quoi ? - Tu me fais rire.

- Mais quoi ? - T'as pas envie de me dire, me dis pas.

- Que veux-tu que je te dise ? Oui, j'admire Jean-Paul.

Je trouve que c'est un mec bien, ça me fait plaisir de le voir.

- Et comme il a toujours été amoureux de toi,

plaisir partagé et il a trouvé ton livre.

- Vous nous avez oubliés ?

- Ben non, pas du tout.

On vous a servi à boire ?

- Oui, mais on voulait savoir si la fête allait durer longtemps.

On entend tout de chez nous.

Si ça doit durer comme ça jusqu'à... - C'est exceptionnel.

- Oui, c'est exceptionnel, mais avant-hier aussi jusqu'à minuit.

On travaille, on se lève tôt. - Moi aussi.

Vous entendez à ce point ? - C'est une vallée.

- On va faire attention, mais c'est une fête, on va pas chuchoter.

Mais ça va pas se terminer tard, vous en faites pas.

- Bon allez, allons-y.

- Vous allez chanter quelque chose ? - Pardon ?

- Vous allez chanter, là ?

- Chanter ? Non, non, pas maintenant.

Tout à l'heure peut-être. - Bon, à plus tard.

- Vous aviez fait un disque à un moment ?

- Oui. - Y a 10 ans, un truc comme ça ?

- Voilà. - Ça avait marché moyen, je crois.

- Ouais, ouais.

- Moi, j'avais pas trouvé ça si nul.

- Vanessa m'a appelé, elle m'a dit Qu'elle aurait du retard.

- Pourquoi elle t'appelle toi et pas Moi ?

- Elle dit que tu réponds pas.

- J'ai mon téléphone sous le nez.

Pourquoi toi ? - Parfois, ça marche pas.

Y a plein de gens qui me disent qu'ils reçoivent pas mes appels.

- Excusez-moi, je peux vous demander une faveur ?

Une photo ? - Allez-y.

Merci.

Pardon.

- Vous avez qu'à me pousser fort. - C'est pour le...

On peut en prendre une tous les deux ? Merci.

Un petit sourire ? - C'est ce que je fais.

- Merci beaucoup.

- Je vous en prie. - Merci.

- Eh !

Il s'est passé quoi avec les voisins ?

- Il est vini gueler par lé brou.

- C'est du quoi, il parle en quoi ?

- Ben, en français. Enfin, il apprend.

Il tâtonne. - Qu'est-ce qu'il a dit ?

- "Il est venu gueuler pour le bruit."

- Delavenne, il est pas commode.

Il m'achète que des légumes, il râle toujours.

- Ah, c'est vous, les légumes ! C'est vrai.

- En fait, je suis juste à la sortie de Saturnin.

- Ouais.

- Et alors, vous, vous êtes dans quoi ?

- Moi, je suis l'assistant de Nathalie.

- À la télé ? J'ai pas la télé, moi.

- Ah oui... - J'ai pas Internet non plus.

- Ça existe, ça ? Vous avez fait un pari ?

- Non, par choix. J'ai pas envie qu'on me dise que ça va mal,

qu'il faut que j'aie peur de tout.

Tout ça pour vendre de la pub. Non, très peu pour moi.

Eh. Eh.

Et Internet, tous les crétins qui donnent leur opinion,

que des insultes, que des rumeurs...

Je prends ça trop à cœur.

Ça me déprime.

- Bronchite ?

- Ah non, c'est le pollen.

- Bronchite ?

- Maman est arrivée ?

- Oui, je l'ai vue avec Nathalie, je sais pas où elle est.

- Je t'ai entendu à la radio en arrivant. Merci, j'étais gênée.

- J'avais pas encore lu ton livre, à ce moment-là.

- Et alors ?

Tu l'as lu finalement ? - Oui, je l'ai lu.

- Dis-moi ce que t'en as pensé. - Bien, bien, très bien.

J'ai préféré le premier.

- Si elle pouvait passer chez Castro...

- Chez Castro ?

- Elle sort presque jamais. Elle a peur d'être expulsée.

- Et elle est afghane ? - Voilà.

- Ouais, c'est hyper émouvant, comme histoire.

Mais celle-là comme plein d'autres.

- Donc il faudrait rien faire ? - J'ai pas dit ça.

- J'adore quand t'es condescendante avec moi.

Ça me rappelle papa. - T'as fini ?

- C'est Un sujet qui me tient à cœur.

- Et tu veux, donc ? - Ben, ce que je t'ai dit.

- Qu'elle passe chez Castro ? - Voilà.

- Sans déconner, Hélène !

Tu vois bien les gens qu'on invite.

Quel rapport avec ton Afghane ?

- C'est toujours les mêmes gens, toujours la même chose.

Qui couche avec qui...

Il peut élever le débat, c'est pas interdit.

Si on éduque les gens, ils apprécient à la fin.

- Arrête avec "Donnez-leur autre chose, ils regarderont autre chose.”

Tu leur donnes autre chose, ils regardent pas.

Les émissions intéressantes, personne les regarde.

- Vous les inondez d'émissions médiocres.

- Écoute, demande-lui, propose-lui d'élever le débat.

Dans l'état où il est, ça lui permettra de rire.

La question, c'est pas les invités. L'émission va s'arrêter.

Elle marche plus.

- Ah bon ? - Ben oui, "ah bon".

- Ah merde.

Il le prend comment ?

- Je lui ai pas dit, j'attends une confirmation.

- Ah, putain.

Son ego va en prendre un méchant coup.

Ça me fait de la peine, quand même. - - Moi aussi.

On l'a fabriquée ensemble, cette émission.

- Où est Pamela ?

- Elle vient pas, elle a mieux à faire, je pense.

*- What the fuck ? T'as le prof en retard.

*Tout le temps, il est en retard. Qu'il fasse beau, chaud, qu'il pleuve...

*Il est tout le temps en retard. Je l'appelle le prof SNCF.

*Toujours en retard et pas sûr d'arriver où tu veux aller.

*Après, y a le prof d'E.P.S.

*Les mecs portent des survêts et font pas de sport de la journée.

Ils pourraient manger des chips pendant que tu cours.

- C'est drôle. - Merci.

- On peut trouver ça sur YouTube ?

- Sur YouTube, ouais.

- Vous avez du succès ?

- Mais il sort d'où, lui ?

- Oui, oui. - Vous devez être à l'aise...

- À l'aise ?

- Je sais pas. Vous avez quoi comme voiture, par exemple ?

- Une Autolib'.

Viens, on se barre quelque part. Je sais pas...

- Nina ! - Ah.

Ça va ? Tiens.

- Ne l'ouvre pas, ça va me gêner.

Et si t'aimes pas, tu vas pas oser me le dire.

- T'es trop mignonne, je t'embrasse.

- C'est beau, ici. - À 35 minutes de Paris.

- Enfin, à vol d'oiseau. - Arrête avec ton vol d'oiseau !

Je mets 35 minutes pour venir.

- Voulez bronchite ?

- Euh...

J'ai pas compris...

- Tu veux une brochette ?

- Ah non, merci, Pavel.

- Bon pour santé, bronchite.

- J'ai déjà 11 000 signatures pour Azadé.

Je vais te montrer les photos qu'on a prises.

- Oui, je vais très bien, merci, maman.

- Au fait, ton livre sort quand ? - À la rentrée.

- Je l'ai lu. - Je me doute.

- J'ai adoré, mieux que le premier.

Mais tu venais pas avec quelqu'un ?

- Il vient pas. Il a quoi, papa ? Il fait la gueule ?

Il m'a parlé hyper froidement.

- C'est les audiences, elles sont pas...

- Ah merde. - Nina !

- Merci pour l'invitation !

On se voit tout à l'heure ? - Oui.

Regarde.

Regarde la serveuse, elle fout pas grand-chose.

- Elle prend des photos.

- Voilà, elle est au spectacle.

Samantha ?

(- Bien gaulée.) (- Elle est très bonne.)

(- Faut pas déconner non plus, mais...)

(Elle a un côté province...)

- C'est qui, ce type ?

- Il a 10 millions de vues sur le Net.

- Mais il fait quoi ? - Rien.

Samantha !

Samantha !

- Qu'est-ce qu'elle a ? - Eh, c'est mon verre !

- Oh, putain.

Elle est chiante, cette patronne. Non ?

Tout le temps sur mon dos.

- Il est gentille quand même, pas t'inquiète.

- Qui ?

- Vous, faut vous remuer un peu.

- Oui, oui.

- Viens, on va voir Marie-Pierre.

- Lequel ?

- Votre signature, c'est formidable.

- Sinon je signerai jamais.

- On peut pas laisser les gens...

- Ouais, bien sûr. - Vous voulez bien ?

Super, merci. - On n'est pas des stars.

- C'est pas une question de stars.

- Ben vas-y, moi, je signe.

- Merci beaucoup. - De rien, madame !

- Et bon courage.

- Je le fais par plaisir.

Je me sacrifie pas. - Je me doute, ce serait dommage.

Moi, j'y crois pas, au sacrifice.

Les gens sont pompiers ou infirmiers parce qu'ils aiment ça.

- Bien sûr.

- T'as une femme, t'as des enfants ?

- Non.

Et toi ?

- Pardon ?

- Je te demandais si tu avais quelqu'un.

- Ouais.

Cette femme qui rigole avec le type.

Elle est très rieuse.

Excuse-moi.

- J'ai trouvé ma vocation avec ce jeu.

- T'es très fort, j'y arriverais pas...

- Ah ben, voilà.

On se demandait où tu étais.

- Excuse-moi, je viens les mains vides. Je sors d'un rendez-vous, désolée.

C'est magnifique ici.

Puis c'est pas loin. - T'as vu, c'est incroyable.

- Excusez-moi.

Ça vous embête si je prends une photo ? - Non, allez-y.

- Vous êtes ma Miss Météo préférée.

- Ça fait 3 ans que j'ai arrêté,

mais... - Vous restez ma préférée.

- Donc vous êtes connue, vous aussi ?

- C'est quoi, ce bordel ?

- Ça doit être Bourdin.

Il bricole tout le temps, il est très sympa.

- Ah ouais ?

- Mais sinon, y a des gens connus que je connais ?

- Vous êtes venu en voiture ? - Oui.

- Vous avez quoi comme...

- Tesla S.

- Pierre, tu vas bien ?

- Ça va ? - Ouais.

Oh, t'es là. Je te cherchais partout. - Ben, j'étais là.

- Vous avez pas vu Samantha ? - Non.

- T'as mis du temps, dis donc.

- Ouais, ça roulait pas bien.

- Tu foutais quoi ? Je comprends pas.

- Je foutais quoi ?

Y avait des embouteillages.

- Des embouteillages ? Plantée 30 min au même endroit ?

- Tu me surveilles ?

Tu me fliques encore avec ton appli ?

- T'as fait quoi pendant 30 min ?

Dis-moi, c'est simple.

Dis-moi la vérité, ça me dérange pas.

Ouais, d'accord.

- Tu te souviens de ce que tu m'as dit ?

Tu m'as dit :

"Si t'imagines un couple plan-plan traditionnel, oublie."

- Tu m'as dit que t'étais d'accord. - Voilà.

Et t'étais fou de joie. - Je dis pas le contraire.

Mais je la supporte pas, ta liberté.

- Tu préfères la tienne, je me doute.

En tout cas, on avait une idée là-dessus.

Donc me faire fliquer comme ça, toute la journée, franchement,

je vais pas le supporter.

- Tu me menaces ? - Non.

Je te préviens.

Je veux pas de cette vie-là.

Allez, chéri. Eh, chéri.

- D'accord.

Mais...

Qu'est-ce que ça te coûte de me dire ce que t'as fait pendant 30 min ?

- Tu te souviens ?

C'est dingue.

- MOTIVÉS, MOTIVÉS

- Je suis passée déjà par là.

Ça n'a aucun impact sur lui, ce mec fuit.

Il est pas net.

Je sais pas, il fuit tout le temps.

Moi, je joue le jeu, je cours derrière.

Non, on n'a pas couché ensemble.

Enfin...

À moitié, mais bon...

Oui, voilà.

Non, mais c'est ça ! Une fille intelligente n'est pas excitante.

Mais une conne qui glousse,

alors ça, oui, ça, c'est baisable.

Oui, c'est Baudelaire qui dit ça, non ?

Si, "baiser une femme intelligente, c'est un plaisir de pédéraste"...

c'est Baudelaire.

Oui, c'est sûr, pardon. Mais c'est comme ça.

Écoute, il va falloir que je raccroche, mais je te rappelle.

Ouais, toi aussi, bisous.

Ça va ?

- Ouais, ça va.

- Vous vous ennuyez pas trop ?

- Non, j'ai l'habitude.

- Ça va, mon père ?

Il paraît que les audiences en ce moment, c'est pas...

- Ouais, c'est vrai, c'est pas terrible, mais il a la peau dure.

- Ouais, je suis au courant.

- Allez-y, vous sentez pas obligée de me faire la conversation.

- Non, je me sens pas obligée. Pourquoi vous dites ça ?

- Quoi ?

- Depuis qu'on se connaît, c'est la 1re fois que vous me parlez.

Donc vous sentez pas obligée.

- C'est parce que j'ai jamais eu l'occasion.

- Et là, subitement, vous vous dites "Je vais parler avec lui."

Pas parce que j'ai tout entendu et que vous êtes gênée ?

- Non.

- Parlons alors.

- MOTIVÉS, MOTIVÉS

MOTIVÉS, MOTIVÉS

- Soyons motivés

- MOTIVÉS, MOTIVÉS

- Je sais tout.

- Tu sais tout quoi ?

- La bagnole.

- La bagnole ?

- C'est celle de Castro.

- Ah, d'accord. Ah !

Ah bon ?

Bon, c'est pas grave.

- Ben, je sais pas... Il faut lui dire.

- Oui, je vais lui dire. - Bronchite ?

- Je veux bien ! Merci, Pavel.

- Un pi chaud, hein. Voulez ? - Non, merci.

- Oh.

- Il te l'a dit.

I ! t'a dit : "C'est un peu chaud :"

- C'était pas le nom de la boulette ?

- Non, il a dit que c'était chaud.

- En tout cas, qu'est-ce qu'il est gentil, ce Pavel.

Il s'occupe de tout, c'est incroyable.

Il est serviable, il est...

Ma sœur a de la chance d'être tombée sur lui.

C'est pas évident de vivre avec elle.

- Il a bien progressé en français. - T'es pas gentil.

- Je le pense vraiment.

Je pense qu'il a progressé.

Bon, on est d'accord. Castro...

si tu lui dis, tu lui dis avant qu'on reparte.

- Mmm. - Hein ?

Castro, tu lui dis avant qu'on reparte.

- Je dois te parler de quelque chose. - Ouais.

- Elle est arrivée, Vanessa ? - Ouais, elle est arrivée.

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Rien.

Elle a des emplois du temps incohérents,

elle doit voir un mec et elle me fait croire que...

- C'est trop drôle.

- Quoi, "c'est trop drôle" ?

- Quand on était ensemble,

tu me trompais, ça t'a pas posé de cas de conscience.

Et tu me disais que j'étais coincée. Donc c'est drôle.

- Rien à voir. Les hommes et les femmes, c'est pas pareil.

Les hommes font ça comme ça, les femmes...

- Comment tu peux encore dire des conneries pareilles ?

Bon, ça sert à rien de...

Je voulais te dire, dans ton émission,

tu reçois des gens qui ont une histoire incroyable.

- Ouais. - Bon.

Je connais une femme qui a l'histoire la plus incroyable au monde.

- Elle est connue ? - Non.

- La fille de quelqu'un de connu ? Elle couche avec...

- Non ! C'est une Afghane !

Elle va se faire expulser.

Dans son pays, on veut la tuer.

C'est son propre père qui veut la tuer. - Ah ouais ?

Il faut voir avec Nathalie.

Elle s'occupe de la programmation.

- J'ai vu avec elle, elle m'a dit de voir avec toi.

- Elle t'a dit quoi ?

- Que c'était pas divertissant.

- Voilà.

- Elle m'a aussi dit que l'émission marchait plus très bien.

C'est l'occasion.... - Que ça marche encore moins bien ?

- Je suis pas d'accord.

Je pense pas que ça marcherait moins bien.

Au contraire.

Les gens seraient surpris si tu l'invitais.

- Ah oui, ça, oui. Ils seraient surpris, ouais.

- C'est dingue.

C'est dingue que t'aies changé à ce point.

Il te reste rien des convictions que tu avais ?

- Ben, on évolue.

- T'appelles ça évoluer ? - Bon.

À part ça, t'as vu ce qu'on prend dans le bouquin de Nina ?

- "Ce qu'on prend" ? Non.

- Ben...

Elle nous massacre !

Tu l'as lu, le livre ?

- À cause du postiche ?

- À cause du postiche, oui.

Et toi aussi.

- Moi ? - Oui, toi.

Mme Machin qui veut sauver le monde,

qui oublie de donner à manger à ses enfants

et qui se sent responsable de rien.

C'est pas toi, peut-être ? C'est ma grand-mère.

- Qui oublie de donner à manger à ses enfants ?

- Enfin, qui s'en occupe pas, c'est une façon de parler.

J'ai pas tout retenu au mot près.

- Ah ben, je suis contente.

Ah ben, je suis soulagée.

Parce que c'est une bonne formule, quand même.

Ça vaut le coup de...

Oui.

Voilà.

Contente de voir qu'on est sur la même...

Mmm.

Mmm.

Ah.

Ah bon ?

Mmm.

Mmm.

Oui.

Salut.

Non, je comprends bien.

Salut, à bientôt.

- J'ai compris qu'on gardait l'émission. Et après...

- Castro. Ils en veulent plus.

- Ben oui...

Et en même temps,

tu lui as dit, il a rien changé.

Ça fait quoi ? 15 ans ? Il a fait son temps.

Te sacrifie pas pour lui.

- Évidemment.

Incroyable, elle. - Qui ?

- Deveaux dit : “Belles brochettes,

"j'aurais bien voulu y goûter."

- Comment elle sait ?

- Un des invités a dû poster des images sur Internet.

- C'est fou ! C'est Big Brother, quoi !

- Oui, mais tout le monde est consentant, donc non, c'est pas Big Brother.

- Je savais pas que ça avait une tête, les médecins.

Mais il me voit bien en infirmière qui dit 3 mots dans le film.

- Oh, mais qu'ils sont cons !

Oh là là.

Qui produit ?

- Blue Balloon.

- Blue Balloon ?

Je connais qui chez Blue Balloon ? - Non, laisse tomber.

Faut peut-être que j'arrête de m'obstiner comme ça.

- Pas du tout, tu es une bonne actrice. T'as raison de t'obstiner.

- Tu me vois avec les yeux de l'amour. - Oui, tout à fait.

Mais t'es une bonne actrice.

- On va boire pour oublier.

- Venez tous ! Les tous !

Venez, venez.

Allez, venez, cadeau ! Cadeau !

- Ton père m'a dit que j'étais dans ton livre.

J'avais même pas remarqué.

- Oui, enfin... - C'est moi, cette dame exaspérante

et irresponsable ? - C'est une caricature.

- Venez, cadeau ! - Quels cadeaux ? J'en ai pas !

Ils sont déjà blindés, ils veulent encore des cadeaux !

- Allez, tous ! Les tous !

- Tu lui as dit à Castro ? - Oui.

- Alors ? - Il a changé de conversation.

- C'est classe. - C'est classe ?

- Il aurait pu être furieux, c'est coûteux de réparer ça.

- Ah, la bagnole ? Ah non, je lui ai pas dit.

- Pour toi, Nathalie.

- Oh, je voudrais tant que tu te souviennes

Des jours heureux où nous étions amis

- Pourquoi il insiste comme ça, avec Yves Montand ?

- Personne ne lui a jamais dit qu'il l'imitait pas si bien.

- Il me l'a foutue dans la gueule, mon Afghane.

- Toute façon, il fera plus l'émission. - Ah bon ?

Ça y est, ça s'arrête ? - Non.

Ça continue, mais...

sans Castro, ils en veulent plus.

(- Merde.)

- Les feuilles mortes se ramassent à la pelle

Les souvenirs et les regrets aussi

- Et toi, tu continues ?

- Qu'est-ce que tu veux que je fasse ?

- Ah d'accord. - Quoi, "ah d'accord" ?

- Rien, ah d'accord. - Commence pas à me culpabiliser.

T'as aucune idée de comment ça se passe,

commence pas. - Bien sûr, moi...

je suis l'arriérée qui fait du tricot.

- Du tricot ?

- "L'arriérée', ça t'a pas gênée.

- Incroyable.

- C'est une chanson

Qui nous ressemble

Moi, je t'aimais

Toi, tu m'aimais

Et nous vivions tous les deux ensemble

Toi qui m'aimais

Moi qui t'aimais

Mais la vie sépare ceux qui s'aiment

Tout doucement

Sans faire de bruit

Et le vent efface sur le sable

Les pas

Des amants désunis

La, la, la, lère

La, la, la, la

La, la, la, lère

La, la, la, la

La, la, la, la, lère

La, la, la, la

La, la, la, lère

La, la, la, la

- Hélène, je peux te parler après en tête-à-tête ?

- Rentrez !

Installez-vous, ça va pas durer.

- Voilà, maintenant... C'est...

discourse de moi

pour Nathalie

pour nouveau maisonne.

Et pour... Et pour amour.

Primière fois rencontré Nathalie,

la vieille mouton. - Mouton ?

- La vieille moto.

Bonne moto, grosse Kawasaki,

twelve, zero, zero.

Nathalie regardait moto.

Il est monté,

m'a serré four,

je m'a dit...

On pou rester la vie assis.

Parce que...

Moi, je sentir cœur de moi

battre four.

Mais... mais... Deuxième fois...

Ah, deuxième fois, Nathalie...

Nathalie pas elle venue.

Et moi, attendre, attendre.

Discours de Pavel au loin

- Vous voulez du feu ?

- Non, je vais me débrouiller.

- Vous aimez pas les discours ?

- C'est pas la question, mais ça me met mal à l'aise.

Mais allez-y, vous sentez pas obligé de me parler.

- Amour, c'est... C'est pas pays.

Nathalie, il est serbe,

il est italienne...

- À poil !

- Niet !

Et amour, c'est tout.

- À poil !

- Tu vas fermer ta grande gueule ?

- Je rigolais, ça va...

- Non, Titi, calme-toi.

Faire amour, pas guerre.

Nathalie.

Nathalie, mon française pas bonne,

mais amour pour toi bonne.

Et confiance pour vie

avec toi bonne.

Pour toujours.

- Ça va, je vous dérange pas ? - Non, non.

- Il pleut plus, tu peux le fermer, ton parapluie.

- Ah ouais.

- Tu peux pas faire l'émission, mais draguer ma femme...

- Quoi ? - Non, mais arrête.

- Vous avez raté un beau discours sur l'amour, la confiance.

- Quoi ? Draguer ta femme ?

Je drague personne !

Ça va pas, non ?

Vanessa, excuse-moi, mais là.... - Je suis désolée.

- Oh, grand seigneur, bravo.

- Allez ! Allez, viens ! - Non, non, j'ai pas envie.

Tu crois quoi ? Qu'il est passionné par ton intelligence ?

Pas du tout, je les connais, les mecs.

C'est pas pour le plaisir de ta conversation qu'ils te parlent.

Et toi, tu es là, pendant ce temps, tu fais des mines.

Tu fais quoi ? T'envoies un texto pendant que je te parle ?

- J'envoie pas des textos, j'appelle un taxi !

Comme ça, tu pourras me surveiller avec ton truc.

- Vanessa !

- Vous nous entendez ? - Toute la vallée vous entend.

Vous avez pas compris ce que je vous ai dit.

Je me couche tôt, je me réveille tôt demain.

- Le dimanche ? - Y en a pas, les bêtes connaissent pas.

Elles font pas la grasse matinée.

- Chez moi, y a des dimanches. Y en a toujours eu.

Je vous ai dit, c'est exceptionnel, c'est une crémaillère.

Vous entrez chez moi, vous venez me dire comment je dois vivre.

C'est ça, le voisinage ?

- On doit respecter les gens.

- À qui le dites-vous ! - C'est pas Paris, ici.

Vous vous croyez tout permis !

- Voilà, nous y sommes ! C'est ça, votre problème.

- Vous êtes comtesse, moi, baron.

- Ça veut dire quoi ? - Vous le savez.

Vous nous prenez de haut, vous décidez de tout. On dit rien.

Un jour, on s'en occupera, de vos élites.

Vous rigolerez moins. - Ce jour-là, coupez-moi la tête en 1er.

Je vous ai assez vu, partez. - Y a problème ?

- Ouais, y a problème ! Elle vous expliquera.

- C'est quoi, sa problème ?

- On s'en fout.

Il était beau, ton discours.

- Ça va ?

Vous avez besoin de quelque chose ?

- Oui, en fait,

je voulais te parler parce que...

Enfin, c'est difficile, c'est un peu...

c'est un peu délicat.

Je pensais pas que ça m'arriverait encore. Voilà.

En fait, je suis amoureux.

Tu vois, c'est bête. - C'est jamais bête d'être amoureux.

- Enfin, c'est pas facile à dire.

Tu vas être surprise quand tu vas savoir.

- Vas-y, dis-moi.

- Tu la connais, en fait.

Tu la connais depuis toujours.

C'est Pamela.

- C'est Pamela ?

- La fille de Nathalie.

- Mais elle a 20 ans. - 21, mais...

Je sais, je sais.

C'est ridicule, je lui ai dit mille fois.

Et...

Crois-moi, j'ai résisté. J'ai résisté. Et puis...

À un moment, je me suis dit : "C'est absurde.

"On est tellement bien ensemble."

Mais je te jure que j'ai résisté.

- T'as été héroïque, en fait.

- Tu peux te moquer, mais je te jure...

Enfin, je suis amoureux.

Elle a pas voulu venir car elle veut que je le dise à Nathalie.

C'est pas facile.

- Mais à moi, c'est plus facile.

- Ben, je me disais que tu comprendrais peut-être.

- Vanessa ! Ne pars pas toute seule comme ça, enfin !

Je peux pas le voir, ce mec. Il se prend pas pour une merde.

- Bonsoir.

- Je te vois danser avec lui... - Je danse avec tout le monde.

Tu t'es comporté comme un malade mental.

- Désolé. - Non, t'es pas désolé.

Tu recommenceras.

- Essaie de me comprendre. - Pas assez intelligente pour ça.

- Oh, Vanessa. Je disais...

Vanessa.

- Ça va ?

Tu sais, c'est très caricatural.

Je me suis inspirée, mais de loin.

- J'ai jamais oublié de te donner à manger.

J'étais malade. C'est une maladie, la dépression.

Putain...

Vous pardonnez rien. - Qui, "vous" ?

- Vous, les enfants.

- C'est pas exactement ce que je voulais dire.

Je parlais des gens qui se montrent humains, charitables...

- Et alors ?

C'est pas bien d'être humain, d'être charitable ?

C'est mieux d'être égoïste, de coucher avec des filles de 20 ans ?

- Qui couche avec des filles de 20 ans ? - Personne.

- Bon, d'accord.

Je voulais dire que c'est plus simple avec les cyniques.

Papa, tout le monde sait qu'il est égocentrique,

mais il prétend pas être généreux donc on n'est pas déçus.

- C'est ça. "Soyez des merdes dès le départ,

"on vous reprochera rien.”

Je sais pas ce que j'ai raté pour avoir une fille

qui croit en rien, qui vote pas.

- Attends, je vote pas parce qu'on me tord le bras.

Parce qu'on m'oblige à choisir entre vous deux,

entre ton angélisme et le cynisme absolu de papa. Voilà.

Que ce soit l'un ou l'autre, même résultat.

- Et la sécurité sociale, qui l'a inventée ?

C'est ton père ou c'est moi ?

- Qu'est-ce que ça veut dire ?

- Tu sais très bien.

- T'as foutu quoi avec la bagnole ? - Qu'est-ce que...

- L'aile avant, fais pas semblant. Elle est emboutie.

- Jamais de la vie !

- Tu me prends pour un con ? J'en viens.

J'en ai marre de tes manières.

Tu t'en sers tout le temps, de cette bagnole.

- Je comprends pas... - Tu la prends pas pour toi, perso ?

- Ça m'est arrivé... - Bon alors.

Tu prends trop de libertés, sous prétexte que je suis sympa.

Tu te permets des choses.

Quand c'est pas la bagnole, c'est ta façon de parler.

- Moi ? - Ouais, toi.

Tu donnes ton avis sur l'émission.

"Des glandus qui racontent leurs histoires de cul" ?

Qu'est-ce que tu crois ? Tu te prends pour qui ?

Tu crois que t'as le droit de me donner ton avis à la con ?

De rire avec ma femme ? De prendre la bagnole quand tu veux ?

Tu vas aller faire tes réflexions ailleurs.

C'est terminé, j'ai plus besoin de toi.

- Tu me vires ? - Exactement.

T'as tout compris. Là, maintenant, c'est terminé.

- Maintenant ?

- Oui, maintenant. Tu veux que je te le dise en latin ?

- Mais j'ai rien fait à ta bagnole... - C'est ça.

- Et je rentre comment ?

- Tu te démerdes. Mais tu touches plus à cette bagnole.

Donne-moi les clés.

Donne-moi les clés.

Merci.

- Putain.

- Quand je pense que je l'ai appelé "mon héros”".

Ah, c'est dégoûtant. - Dégoûtant.

- Il est reparti la queue entre les jambes.

Enfin bon...

Tu vois ce que je veux dire.

Il va nous faire chier encore longtemps, ce chien ?

- Tu sais si y a des gens qui rentrent sur Paris ?

- Non, je sais pas. Pourquoi ?

- Je sais pas comment rentrer, je cherche une bagnole.

- Je vais me renseigner, si tu veux.

- Ouais, je veux bien. - Samantha !

- J'y vais, il me lâche pas, lui !

(- Hep.)

- Ah, pardon.

- Ah, ben tiens, voilà.

Tu pourras rajouter ça dans ton bouquin :

"Le bonimenteur à postiche vendant cyniquement sa camelote

et manipulant avec délice des gens manipulables."

"Et qui prend de la coke à l'occasion."

- Tu connais par cœur ?

- Je suis tellement touché par l'estime que tu as pour moi.

C'est émouvant. - C'est un type de personnage,

c'est pas exactement toi.

- Je m'en fous, toute façon.

Quelle merde, cette coke. Elle est nulle.

- Où est Vanessa ?

- Ah, alors. Où est Vanessa ? Je vais te le dire de suite. Elle est...

Elle est porte de Champerret, qu'est-ce qu'elle y fout ?

Ça, je peux pas te le dire.

Mais elle fait ce qu'elle veut. Elle est libre.

Elle va où elle veut.

Elle est indépendante, Vanessa.

Tu veux pas enlever cette histoire de postiche ?

- Papa...

- C'est ma vie privée quand même, putain.

Tu balances ça sur la place publique.

- Tu passes ton temps à étaler la vie des gens dans le détail, t'es gonflé.

- Je le fais avec leur consentement. - Leur consentement ?

Tu les manipules, tu les fais boire avant

pour qu'ils se lâchent. C'est toi qui me l'as dit.

Des gens qui sont contents de passer à la télé,

qui diraient n'importe quoi. - Putain, c'est un mot !

C'est un tel sacrifice pour toi ?

Tu t'en fous !

Les gens sauront que c'est moi ! Ils savent que t'es ma fille.

Tu crois qu'ils te lisent pourquoi ? Que t'es publiée pourquoi ?

Parce que t'as du génie ?

Y en a 200 par an qui écrivent des livres comme toi.

T'es publiée parce que tu portes mon nom.

- J'ai été voir, quelqu'un t'a fait ça en se garant.

Quand je suis rentré, y avait rien.

- J'ai plus besoin de chauffeur, je sais conduire.

J'ai plus besoin de chauffeur.

Je compte sur toi.

- Il vous a viré, c'est ça ?

- Ouais.

- Vous avez tenu plus longtemps que les autres.

Je vais y aller, j'ai plus rien à faire ici.

Vous rentrez sur Paris ? - Oui.

- Vous pourriez me déposer ?

- Oui, bien sûr.

- Ça va ?

Elle acquiesce. Vous avez bu ?

- J'ai pas trop bu.

J'arrive pas à respirer.

- C'est rien, vous inquiétez pas.

Mettez vos mains, comme ça.

Allez-y, mettez vos mains comme ça.

Allez-y, c'est une crise de panique.

Mettez vos mains comme ça.

Soufflez.

Soufflez doucement, allez-y.

Continuez.

Voilà.

Encore, encore.

- Tu sais pourquoi Pamela est pas venue ?

Parce qu'elle couche avec Jean-Paul.

- Ah. Ah, d'accord.

Oh, c'est bon.. - Ça te fait rire ?

- Non, pas du tout. Mais...

Non, mais c'est rien.

- Ben, c'est quoi ?

- Rien. - Mais dis-moi, quoi ?

- Je te regardais danser.

Je te trouvais belle et...

je me disais que je pouvais te perdre comme ça, d'un coup.

Voilà.

- Quelle drôle d'idée.

- Tu t'en vas ? - Je me lève à l'aube demain.

Ici, c'est trois. Si tu veux t'intégrer...

Un, deux.... et trois.

- C'est une très mauvaise idée, ce karaoké.

- C'est elle, surtout. C'est qui ? - Ma comptable.

- Je les apporte demain, les radis.

- Ah, vous êtes là.

Et l'abbé Pierre, il est où ?

- C'est qui ?

- Euh... Jean-Paul.

- Je l'ai viré.

- Tu l'as viré ? - Je lui ai fait comprendre...

Tu sais pourquoi Pamela est pas là ?

Car elle est avec Jean-Paul. - Comment ça "avec" ?

- Avec, il couche avec elle.

- Ah, arrête. Ça me dégoûte.

- C'est pas possible.

- Ta gueule, le chien !

- Sacré Jean-Paul.

- Ça te fait rire ? Je trouve ça abject.

- Abject, tout de suite ! Ça va !

Elle est majeure, il l'a pas forcée.

- Il l'a vue naître, il l'a connue petite.

- Tu trouves ça normal, toi !

- Vous voulez quoi ? Qu'il couche avec des filles de votre âge ?

Une femme jeune, c'est plus sexy. Oui, je trouve ça normal.

La jeunesse, c'est beau, c'est bien. Et la vieillesse, c'est...

C'est déprimant, c'est tout. - Parle pour toi.

Tu dis ça comme si c'était une loi universelle.

Je sais même pas ce que je dirais à une fille de 20 ans.

- Qui te demande de lui parler ?

La jeunesse, bordel. C'est désirable.

Sois pas hypocrite.

- Je suis pas hypocrite, je le pense vraiment.

- Ravie que tu le prennes comme ça.

C'est l'argument que Horwitz m'a donné pour te remplacer.

Je savais pas comment te le dire.

Comme tu as l'air de comprendre ça, voilà.

On continue avec quelqu'un de plus jeune.

- Je crois pas que les gens soient punis.

Ça fait 30 ans que mon père se comporte mal, ça a jamais dérangé.

Il lui est jamais rien arrivé.

Ça marche, ton truc.

- Une de mes ex avait des crises d'angoisse.

Elle faisait ça à chaque fois.

Une fille très intelligente.

Ça me dérange pas, les filles intelligentes.

- Ah, et Kamel ?

Il est sympa dans la vie ?

- Très sympa.

- Et Alain Poly, il est comment ?

Il est sympa ? - Très sympa aussi.

- Ah, et celui qui joue dans Les Blaireaux ?

- Ah, il est sympa aussi. Ils sont tous très sympas.

- Oh. - Tu t'en vas ?

- Ben ouais, il est tard.

- Je te donne mon numéro.

- Je vais me débrouiller sans.

- C'est-à-dire ?

- Ben, on s'écrit sur Facebook,

Biggistar, t'as ma page. T'es abonnée, c'est bon. Tu m'écris.

Les gars, venez, on y va, je suis crevé.

Ah, l'idole des retraités.

- Ah, ça t'a pas plu, ça !

- Non, pas du tout.

Je suis l'idole des jeunes, toi, celle des vieux.

Ça me faisait marrer. - "Nous vous targuez

"d'un bien faible avantage et vous faites sonner votre âge."

- Qu'est-ce qu'il raconte ?

- C'est du Molière, un ringard du XVIIe.

Siècle, pas arrondissement.

- Monsieur me prend pour un con.

Ça le rassure. - Pas pour un con,

mais tu te la racontes pour un mec adoré par des débiles.

Sois plus modeste.

*- Ton public, c'est des prix Nobel ?

*- Non, mais ils sont plus au CM2. Ça fait la différence.

* Ça te fait chier que j'aie du succès.

*Moi, je m'en fous que t'aies du succès, je te connais pas.

* Tu passes ton temps à te vanter d'être jeune.

*Fais-moi confiance, ça va te passer rapidement.

*- Ta perruque, c'est pour rester jeune, non ? Ça t'a pas passé.

- Ça va pas ?

Putain, espèce de malade !

- Ouais, je suis un malade !

Ouais, je suis un malade ! Viens, viens.

- C'est un malade.

- Ça va, il a rien.

On lui met une baffe...

- Mais ça va pas ?

* Ouais, ouais.

* C'est bon, calmez-vous !

* Arrête un peu, t'es fini.

*- Ouais, je suis fini, ouais ! Occupe-toi de toi, connard.

- Enfin, Pavel, tu peux pas dire ça !

- Oui, mais, pour moi...

Trop des immigrés, c'est trop. Après, c'est pas bien.

Ça le fait le trafic, la cambriole...

- Pavel, t'es pas un voleur. Pourtant t'es un immigré !

- Moi, ça n'est pas pareil.

Moi, tout de suite, le travail...

Chaque fois, correct. Pas pareil.

- Tu veux pas signer, alors ?

- Bien sûr le signer.

- J'ai pas bien compris, mais...

- Voilà.

- Merci, Pavel.

- Merci.

- Je me suis fait mal au poignet.

- T'étais pas obligé de...

- Tu vas pas me remplacer par ce petit con ?

Biggistar, quel nom d'imbécile.

- Pas du tout, je vais faire une émission pour les gamins.

- De toute façon, une page se tourne... C'est comme ça.

Puis je pourrai toujours faire du télé-achat.

- C'est pas drôle. - C'était pas censé l'être.

- Tu vas rebondir, t'as toujours mille propositions.

- Non, détrompe-toi.

J'en ai pas mille.

Fini, ce temps-là.

- On a jusqu'à la fin de la saison, on fera de belles émissions.

- Vu qu'il y a plus rien à perdre, vous l'invitez ?

- Qui ? - Mon Afghane.

- Ah non, Hélène, tu vas pas recommencer.

- Est-ce qu'elle a du bon shit, d'abord ?

- Vous êtes immondes.

- Mais franchement, putain !

Que veux-tu qu'elle foute dans mon émission ?

Tu crois que ça intéresse le public ?

Le public en a marre de la misère, il veut du pain et des jeux !

- Bine sûr, c'est ça. C'est ça.

Qu'ils crèvent, les faibles, ils avaient qu'à être forts.

- Exactement. C'est comme ça depuis la nuit des temps.

Il y a les forts et les faibles.

Ça ne changera jamais, que tu le veuilles ou non.

Je me fais aucune illusion sur la nature humaine.

C'est politiquement incorrect, mais c'est comme ça.

- Laisse tomber.

Elle foutrait quoi dans cette émission de merde ?

- Émission de merde ? - Excuse-moi,

cette émission "politiquement incorrecte".

Bon, on y va ?

Ah oui, au fait,

on a un peu bousillé ta bagnole en arrivant.

- Attends, attends-moi une seconde.

- Putain, viens. - C'est quoi, ce délire ?

- Qu'est-ce que tu fais, Jean-Luc ?

- Les gars, les gars, oh !

- Il a un fusil, viens !

- C'est quoi, ce bordel ?

- Il fout quoi avec un fusil ? Mais il est dingue, ce mec !

- M. Delavenne.

- Attention !

Pavel !

- Calme-toi.

C'est bon.

C'est bon.

Calme.

- C'est fini, la fête, j'ai l'impression.

- Ben...

Je l'avais pas bousillée autant la voiture ?

- Ben non.

- T'en as souvent des accès de violence, comme ça ?

- Non, c'est la première fois.

- Tant mieux.

- Tu m'en veux ?

- Non, bizarrement.

En fait, je sais pas ce que j'éprouve.

- Ton père fait un massacre sur Internet.

- Oh, le con.

- Horwitz, fuck, Horwitz !

- Oui ?

Ah oui...

Ah bon ?

Ah non, je trouve ça super.

Je suis ravie.

Bon, OK, à demain.

- La lumière marche plus dans le couloir.

- C'était Horwitz.

J'adore ce métier.

L'embrouille entre Castro et Biggistar a été un tel carton

que, comme par magie, Castro a retrouvé son charme.

- Mais je comprends pas.

Il le reprend dans l'émission ?

- Il y songe, figure-toi.

- Castro a encore des choses à dire.

Il est pas fini.

- Ma petite girouette.

- Pourquoi tu dis ça ?

- Pour rien.

Cette maison va pas m'amuser longtemps.

- Ah bon ? Comment ça ?

- Ben...

Je vais commencer par tuer ce chien,

on verra après.

- Oh là là.

- À l'arrière des berlines

On devine

Des monarques et leurs figurines

Juste une paire de demi-dieux

Ils brillent

Ils font des envieux

À l'arrière des dauphines

Je suis le roi des scélérats

À qui sourit la vie

Marcher sur l'eau

Éviter les péages

Jamais souffrir

Juste faire hennir

Les chevaux du plaisir

Osez, osez Joséphine

Osez, osez Samantha !

Plus rien ne s'oppose à la nuit

Rien ne justifie

Usez vos souliers

Usez l'usurier

Soyez ma muse

Et que ne durent que les moments doux

Durent que les moments doux

Et que ne doux

Osez, osez Samantha !

Osez, osez Joséphine

Plus rien ne s'oppose à la nuit

Rien ne justifie

Osez, osez

Osez, osez

Osez, osez Joséphine

Osez, osez Joséphine

Plus rien ne s'oppose à la nuit

Rien ne justifie

- Dommage, j'avais plus de batterie.

C'était beau.

- Vous avez fait plein de photos.

- Oui.

- Une prochaine fois.

- Dis, ça fait combien de temps

Que tu n'as pas vu un peuplier

Une fleur des champs ?

Si tu as quelques chagrins

Pour les oublier, il y a toujours

Une gare, un train

Change de ciel

Viens voir la terre

Voir le soleil

Et les rivières

Viens à la maison

Y a le printemps qui chante

Viens à la maison

Tous les oiseaux t'attendent

Les pommiers sont en fleurs

Ils berceront ton cœur

Toi qui es tout en pleurs

Ne reste pas dans la ville

Viens à la maison

Y a le printemps qui chante

Viens à la maison

Tous les oiseaux t'attendent

Près des grands étangs bleus

Et dans les chemins creux

On ira tous les deux

Oublier ce rêve facile

Le premier vent du matin

Sera ton ami quand tu iras

T'asseoir au jardin

Et puis le temps passera

Et tu me diras : "Tout mon passé

"Il est loin déjà"

Tu ouvriras une fenêtre

Un beau matin

Tu vas renaître

Viens à la maison

Y a le printemps qui chante

Viens à la maison

Tous les oiseaux t'attendent

Les pommiers sont en fleurs

Ils berceront ton cœur

Toi qui es tout en pleurs

Ne reste pas dans la ville

Viens à la maison

Y a le printemps qui chante

Viens à la maison

Tous les oiseaux t'attendent

Près des grands étangs bleus

Et dans les chemins creux

On ira tous les deux

Oublier ce rêve facile

Viens

À la maison

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