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Original subtitles

*- Alors ensuite, Papillote, vache puissante,

elle a un tempérament exceptionnel.

Musique épique

- - -

- Chaud devant.

Merci.

*- Camille fait un tour de piste en poste hongroise.

Quand même, c'est exceptionnel.

On voit pas ça tous les jours.

- - -

lls sont vraiment magnifiques.

- Pardon.

*- Parfaitement menés par cette cavalière d'exception.

Ça y est, on accueille sur le ring notre première vache.

- OUAIS !

*- Une future championne, peut-être.

- On a soif, là !

- Il est encore là, lui ? - Oui.

- Oh, je te cause !

- On n'est pas rendus.

- Allez !

- Trois bières, ici !

- Totone, il va danser la danse du Limousin

- TOTONE, IL VA DANSER LA DANSE DU LI-MOU-SIN

LE LIMOUSIN A DIT : "ENLÈVE LE T-SHIRT"

LE LIMOUSIN A DIT : "ENLÈVE LE T-SHIRT"

TOTONE, IL VA DANSER LA DANSE DU LIMOUSIN

TOTONE, IL VA DANSER LA DANSE DU LI-MOU-SIN

LE LIMOUSIN A DIT :

"ENLÈVE LE PANTALON"

LE LIMOUSIN A DIT : "ENLÈVE LE PAN-TA-LON"

TOTONE, IL VA DANSER LA DANSE DU LIMOUSIN

TOTONE, IL VA DANSER LA DANSE DU LI-MOU-SIN

- À poil !

- ENLÈVE LE CALEÇON

LE LIMOUSIN A DIT : "ENLÈVE LE CA-LE-ÇON"

- Vingt dieux !

- Chut.

Pas dans les fleurs de ma mère ! T'es bête.

- Pardon. - Viens, dépêche.

- Tu t'appelles comment ? (- Chut.)

(- Tu t'appelles comment ?)

- Aurore.

- Ça doit être parce que je suis bourré.

Elle fait jamais ça, d'habitude.

- C'est pas grave, ça arrive à tout le monde d'avoir une panne.

- C'est pas une panne, je suis juste fatigué.

- Par contre, tu peux pas dormir ici.

- Ah bon ?

- Bah non. En plus, ma mère, elle se lève dans 2 heures.

- Bah, je vais où ?

- Bah, je sais pas, moi.

Désolée.

Aïe. - Pardon.

Tu vas au bal, demain soir ?

- Ouais, je pense.

- Cool.

Tu peux me donner ton numéro ?

- Tiens.

Salut.

- À demain. - Ouais, ouais.

- Tu vas vomir ?

- Non.

Musique intrigante

- Ça va ?

T'es venu aider ton père ? - Non.

- Il est bon

qu'à boire des canons. - Tu peux causer, toi.

- Salut.

- Je te paie un jus ?

- Je lance le transfert, j'arrive.

Vite fait, j'ai mes fromages qui attendent.

Musique intrigante

- Qu'est-ce que tu fous ? - Rien.

Bouge, toi.

- Je peux voir la photo ?

- Vas-y, dégage.

- Tu vas emmener ta sœur à l'école.

- Je peux pas, faut que j'y aille.

- Où ça?

- C'est tout chaud. C'est de la pisse.

- T'as baisé, hier soir ?

- Qui ?

- T'as pas vu ? Totone est reparti avec un avion de chasse.

- Je m'en souviens plus. J'avais 3 g.

- Quoi ?

- Tu l'as léchée ?

- Je fais pas des trucs comme ça, c'est dégueulasse.

- J'aime bien. - C'est quand

que t'as léché une chatte, Francis ?

- Ettoi ? - Je baise quand je veux.

- T'as des sacrés nichons. Plus que ma mère, je crois.

Waouh !

- C'est quand, ta course ?

- Dans un mois.

Musique forte au loin

- - -

Pura Vida (Get it Done & Anton Lock)

- - -

- C'est qui ?

Sa cousine ? - T'es con, pas du tout.

- C'est pas parce qu'il y a parenté que la quéquette

peut pas rentrer.

- Elle est où, la tienne ?

- Elle va pas tarder à mon avis.

- T'as raison, l'espoir fait vivre.

*- On a le look, ce soir. On a le look, mon Coco.

T'as le look coco (Larouche Valmont)

- - -

Coco, t'as le look

- T'as le look, coco, là.

*- T'as le look, coco

T'as le llook qui te colle à la peau

- Totone !

T'as vu ton père ?

Il est chaud ! Chaupinou !

*- T'as le look, coco

T'as le look qui te colle à la peau

T'as le look, coco

Tu as le look

T'as le look, coco

T'as le look qui te colle à la peau

- Laisse-moi.

- - -

- Allez, viens.

- Je suis juste tombé.

Je suis juste tombé.

- Où sont tes chaussures ?

- Je sais pas.

Je suis juste tombé.

- Qui, j'ai compris.

- T'es sympa.

- Allez, rentre, papa.

- MAIS C'ÉTAIT QUI ?

MAIS C'ÉTAIT QUI ?

MAIS C'ÉTAIT QUI ? MAIS C'ÉTAIT QUI ?

C'EST QUI ? C'EST QUI ? C'EST QUI ?

MAIS C'EST QUI ?

C'ÉTAIT LOLI

- Je t'en reprends une ?

Madame.

Deux bières, s'il vous plaît.

- File-moi ta bière.

Je vais lui payer un coup.

Allez.

Salut.

- Ouais.

Ça va ?

- Je te paie un coup ?

- Salut, les gars, ça va ?

- Une averse. Je vais le poser.

C'est ma sœur qui rince. - Merci, Marie-Lise.

- De rien.

- Tu me fais une place ? - Assieds-toi.

Peut-être plus tard, du coup.

- Une bière, une frite, ça fait du bien.

- Peut-être plus tard.

- T'abuses, Cyril.

- Il s'est chié dans le froc, je crois.

Musique techno

- Arrête, connard !

- Dégage ! - Oh!

Allez, Francis, magne-toi !

Musique palpitante

- C'était qui ?

- Des mecs d'Orgelet, je crois.

- T'es un pété, toi !

- Oh, c'est quoi, ce bordel ?

- Tu peux aller voir ?

Musique mélancolique

- Ça va avec la petite ? Tu t'en sors ?

- Ça va.

- Tu me dis si je peux t'aider.

- Tu peux nous prêter de l'argent ?

- T'as pas de la famille à qui demander ?

Je suis pas sûr de pouvoir t'aider.

- Pourquoi tu me demandes, alors ?

- Y a pas de savon.

- Prends du shampoing. - Y en a pas non plus.

- T'as besoin d'aide ?

- Non.

J'ai fini.

- Je dois faire quoi, moi ?

- Me sécher.

- Vous prenez le chaudron aussi ?

- Non, on laisse, c'est trop vieux.

- Totone ? - Oui.

- Tu vends le tracteur ?

- Ça peut.

T'appuies sur ta clé. Gaz à fond et t'appuies sur le bouton.

Fais gaffe, les vitesses claquent si t'as trop accéléré.

- Totone !

Totone !

- Il est quelle heure ?

-8 h 45.

- Faut partir à quelle heure, déjà ? -8h30.

- J'arrive.

À tout à l'heure. - Ouais.

- Ça….

Je vais chercher André.

- Je mets pas ça, moi.

- Commence pas, Totone.

- C'est le gamin ?

- C'est ça.

- Anthony, c'est ça ? - Totone.

- Serge m'a dit pour ton père.

Viens, suis-moi.

Comme je l'ai dit à Serge,

on cherche quelqu'un pour nettoyer les cuves, ranger, saler.

T'as grandi là-dedans.

- C'est payé combien ? - 10 euros de l'heure, ça va ?

- Oui, ça lui va.

- Nickel. Le fiston va te faire visiter.

Cyril !

- J'arrive.

- Je te présente Totone, il va bosser ici.

Tu lui fais un tour ?

- Suis-moi.

- Allez.

- Qu'est-ce qu'il fout là ?

- Enculé…

- Lâche-moi !

- Je vais te niquer.

- Vas-y, chope-le !

- Arrête.

Arrête. Calme-toi.

- Lâche-moi.

C'est bon.

- Tiens, voilà pour aujourd'hui.

Les clés du camion pour demain.

T'as ton permis poids lourd ?

- Non.

- Tu sais conduire un camion ?

- J'ai déjà conduit celui de mon père.

- Départ 4 h le matin pour aller chercher le lait.

T'as la liste des fermes posée sur le tableau de bord.

Te fatigue pas. Elle a l'air propre, la cuve.

- J'en ai plus pour longtemps.

- lls t'ont pas loupé.

- Faudrait pas que je les recroise.

- Tu vas y retourner ?

- Oui.

Pas le choix.

Pepas (Farruko)

Musique intrigante

- - -

- Allez, avance !

Allez, devant, faut que ça bouge.

Hop !

Ils t'ont mis une branlée, les frangins.

Tu vas t'en remettre.

Tu sais pas visser un embout ? - Bah si.

- Vas-y, fais voir.

Vingt dieux !

T'es pas doué, toi.

- C'est toi, lle nouveau ? - Oui.

- T'es en retard. Faut faire la traite.

Grouille, j'ai pas que ça à foutre.

Musique douce

- - -

- Va falloir être plus rapide. On s'en sort pas.

Il est où, ton frère ? - J'en sais rien.

- Fait chier, ce gamin.

- - -

- Pourquoi tu m'as pas pris de t-shirt ?

- T'as qu'à garder celui-là. - Mais…

Je vais pas aller à l'école en pyjama.

- Personne va voir que c'est ton pyjama.

Allez !

Oh….

Fais attention.

- Oui.

- On en est particulièrement contents.

On pensait le proposer pour un 24 mois.

- Vous avez gagné l'argent ou l'or l'an dernier ?

- Les deux. - Ça fait une belle somme.

- Une belle somme ?

- 30 000 euros pour l'or.

20 000 euros pour l'argent.

- Vingt dieux.

- On peut goûter ?

- Bien sûr.

- Y a un vrai goût de fleur.

Du foin en vrac ?

- C'est plutôt un fromage de printemps.

Les vaches ont été nourries avec les fleurs du pâturage.

C'est pour ça que vous sentez les fleurs.

- Vous avez un lait d'une rare qualité.

- Bah, merci.

- Vous en pensez quoi,

de lui ?

- Moi ? - ll est là pour faire le ménage.

- Ferme ta gueule !

- Calme-toi. - Lâche-moi.

- Arrête ! - Lâche-moi !

- Casse-toi, c'est bon.

- Il est fou, lui.

- Monte !

- Non.

- Monte, je te dis !

Musique sombre

- - -

T'as une sale tête.

- - -

- C'est bon, tu peux me poser là.

- - -

- Pourquoi t'es pas en camion ?

- C'est comme ça. Allez, monte.

- C'était sûr.

- Quoi ? - Que t'allais te faire virer.

- Tu vas faire comment pour les sous ?

- Je sais pas.

- Ça va aller.

- Ah bon ?

Si j'étais pas là, tu t'occuperais de la petite ?

- Pourquoi ? Tu serais où ?

- J'en sais rien. C'est juste une question.

Alors ?

- Non, je l'abandonnerais, je pense.

- T'as bien raison. C'est une plaie, cette p'tiote.

Je suis dans la merde, je te jure.

- Tu me dis si je peux aider.

Au fait, si tu veux parler de ton père, un coup…

- Pas de souci.

- Tu fais une brocante ?

- C'est quoi, ce truc d'Obélix ?

- Je vais faire du fromage.

Le fromager d'Orgelet s'est fait des tunes avec ses médailles.

Le Comté d'or, c'est 30000 balles.

Viens m'aider. - Comté d'or ?

- Il est pas un peu vieux ?

Pourquoi tu le soulèves ?

- Pour le feu. - Tu sais faire du feu ?

- Tu sais faire du fromage ?

- Allez. Soulevez chacun une poignée.

- Tu vas jamais la gagner, la médaille, Totone.

- Pourquoi ?

Faut que je récupère mon tracteur.

T'as toujours le tracteur ?

- J'entends rien.

- T'as toujours le tracteur ? - Oui, pourquoi ?

- Je voudrais te le racheter.

T'as l'argent, Totone ?

- Je te paierai lle mois prochain.

- Oublie.

- Ça change quoi ? Je te paierai.

Contre ma moto.

- Ta 50, là-bas ?

- C'était le tracteur de mon père.

- Désolée, Totone.

- Attends. - Pourquoi ?

- Attends-moi là.

- C'est la tienne ? - Ouais.

C'est une sup.

Elle est prête à courir.

- Ça marche.

Musique douce

- - -

- Merde ! - T'as pas les clés ?

- Je pensais que ce serait ouvert. - T'es con.

- On défonce la porte ? - Elle habite à côté.

- Y a du lait partout, ici. - Faut celui-là.

- Pourquoi ?

- On veut le lait à 30000 balles, pas celui de la Vache qui rit.

- Bah oui.

C'est fermé là-bas aussi.

Attendez-moi là.

Toi aussi.

Salut.

- Salut.

- Je peux entrer ?

- Quais, vas-y.

- Y a pas tes frères ? - Non.

- T'as rien d'autre ? - Non.

Pourquoi t'es venu ?

- T'habites seule ici ?

- Oui, ça fait 2 ans.

C'est moche, mais bon.

- Et la ferme, c'est à toi ?

- Oui.

- Ça va, tu tl'emmerdes pas.

- Toi, t'habites tout seul ? - Avec ma sœur.

- Ouais, ton père est mort, c'est ça ?

- Oui.

Elles sont où, tes toilettes ?

- À l'étage, à droite.

- Qu'est-ce que tu fous ?

- Tu veux pas ?

Tu baises habillé, toi ?

Quoi ?

T'es grave belle.

- Ah bon ?

Toi aussi, t'es beau.

Attends.

- Bah quoi ? - Ça veut pas, désolé.

- C'est pas grave.

Bah, c'est tout ?

- Bah quoi ?

- C'est pas parce que toi, tu peux pas, que moi, je peux pas.

- Comment ça ?

- Bah, tu peux me lécher.

- Mais je sais pas faire des trucs comme ça, moi.

- Bah, essaie.

Quoi ? - Tu sens la vache.

- Ça fait une heure qu'on t'attend.

- Mais non ! - Quoi ?

- C'est qu'il a baisé, ce con.

- Ta gueule, la petite écoute.

- Moi, je m'en fous de vos histoires.

- Champion.

- Pas par la vanne, tu vas en foutre partout.

- Vas-y, magne-toi.

- Excuse.

- Doucement.

- Pousse-toi.

- Allez.

- On est à combien ?

- 25 °C. Ça doit monter à combien ? - 30 ou 35.

- Vingt dieux…

Faudrait pas qu'elle dorme ?

- T'es fatiguée, toi ? - Non.

- CÇa marche pas. Ça fait des heures qu'on est là.

- Il est censé se passer quoi ?

- Faut que ça durcisse

pour devenir du fromage.

- C'est trop chaud.

- Je m'en occupe.

- Fait chier !

- Pardon, Totone.

- Qu'est-ce que tu fous là ?

- Je peux partir si tu veux.

- Maintenant que t'es là, reste.

Qu'est-ce que t'as ?

- Vas-y, accouche. T'as quoi ?

- Je fais tout foirer. J'arrive à rien. Voilà, c'est tout.

- C'est mal parti si tu penses comme ça. C'est dans ta tête.

- Facile à dire, tes parents t'ont laissé une ferme.

- Facile, ouais. Je me lève à 5 h tous les matins.

Je finis à 22.

J'ai pas de weekends, pas de vacances.

Je passe pas les weekends à me bourrer la gueule.

- Elle attaque ?

- Non, mais c'est vrai, quoi.

- T'as raison, je suis une merde.

- Vingt dieux, mais ça suffit ?

Arrête de chialer et sors-toi les doigts du cul.

- T'es marrante, toi.

- Bah toi, t'es bizarre.

Quoi ?

- Je bande, je crois.

- Merde, j'ai pas de capote.

- On n'a qu'à faire comme la dernière fois.

- Marie-Lise ! - C'est qui ?

- Merde !

J'avais zappé, c'est mes frères.

Bouge, reste pas là, toi.

Musique intrigante

- - -

- Notre lait commence à être à la bonne température.

Faut dire que le soleil nous aura bien aidés aujourd'hui.

- C'est quoi, ce truc ? - Ce truc, ça s'appelle

de la présure.

C'est ce qui va permettre au lait de cailler,

de s'épaissir pour devenir du fromage.

- On aurait pu attendre longtemps.

- Ta gueule, toi.

- C'est fait de caillette de veau séchée.

Chaque fromager fait son mélange, ce qui va donner

la singularité à son fromage.

Alors là, ça y est, on a caillé,

on a tranché et on a chauffé.

Regardez voir, on a quasiment du fromage.

Voilà, je vous montre.

Vous voyez ?

C'est prêt.

La petite dame…

La petite jeune fille…

Voilà.

Alors là, c'est lle moment où tout peut foirer.

Notre lait est à 52 degrés.

J'ai environ 5 secondes pour retirer le caillé d'un coup sec

avec la toile.

Et voilà !

Merci.

Kisses Sweeter Than Wine (Jimmie Rodgers)

- - -

- C'est ça.

- - -

* Musique douce

*- L'activité agricole est essentiellement

axée sur la production laitière.

Depuis toujours, dans nos villages, comme ici à Thoiria,

on fabrique le comté.

*- Qu'est-ce qu'il fait, pépé ?

*- Il vérifie si la présure est bien au point.

Et maintenant,

il va la verser dans le chaudron,

et il va en assurer une bonne répartition

par un 1er brassage.

*- Et maintenant ? *- Et maintenant ?

L va continuer le travail de préparation du fromage.

Il va placer à nouveau la chaudière sur le feu

pour chauffer jusqu'à 40 °C.

Et il va continuer à brasser.

Et rebrasser et remuer.

Et brasser encore.

C'est un travail très pénible. Tu vois, il transpire, le fromager.

- Vingt dieux !

- Bouge pas.

- On peut pas aller dans la chambre ?

- Non, je vais pas la laisser.

T'es pas obligé de rester si tu veux pas.

- Si, si.

Tu veux pas dormir un peu ?

Je peux la surveiller, moi.

- Non, ça va. J'ai l'habitude.

- Comme tu veux.

Mais t'as l'air crevée.

- Viens, rousse, là.

On va pas y passer la nuit.

Peut-être 20 minutes.

- Bah oui, viens dormir.

- Si sa respiration accélère, si elle bouge, tu me réveilles.

- T'inquiète.

- Merci.

Musique intrigante

- - -

(- Réveille-toi.)

Totone.

Tu crois qu'on a que ça à foutre ? - J'y retourne.

- Tute fous de moi ? - Je vais me faire griller.

Je vous rejoins. - Tu casses les couilles.

- Désolé.

Marie-Lise…

- T'aurais dû me réveiller plus tôt.

Oui, je sais.

Je sais.

Faut l'aider à pousser.

- Il est coincé ?

- Allez… Tiens les pattes.

Et tu lâches pas.

Pousse-toi.

Va à la tête pour la calmer. Je vais tirer.

Allez.

- C'est qui ?

- Le camion de collecte.

- Déjà ?

- Mes frères commencent par ma ferme.

- Marie-Lise, faut que je te parle.

- Quoi ?

- Je t'ai volé du lait.

Je voulais gagner la médaille et les 30000 euros.

Comme je savais que ton lait

avait une meilleure qualité…

avec ses fleurs de la prairie et tout…

du coup, je l'ai volé.

- Allez, la grosse, pousse.

- Mes potes prenaient le lait pendant que… moi…

j'étais avec toi.

- Et là, ils sont là ?

- Oui.

- Je sais, je sais.

Allez. Allez.

Allez, ma grosse.

Aide-moi, on va le suspendre par les pattes.

Viens, je te dis.

Reste couché.

Tu tiens là.

Un, deux, trois.

Hé !

- C'est qui, là ?

- Ouvre ! Nique ta mère, la pute !

J'vais niquer ta mère, ouvre !

- C'est quoi, ce bordel ?

Putain.

Me touche pas, toi !

Putain.

Vous faites quoi, là ?

Vous êtes des malades !

- Ils volaient ton lait.

- C'est des balles à blanc.

Qu'est-ce qu'il fout là, lui ? - T'occupe !

- Ta gueule !

- Et maintenant, bande de gros débiles ?

- Oh !

- Prends tes potes et casse-toi. - Ses potes ?

C'est quoi, ce bordel ?

- Totone !

- Francis, sors avec la petite. Sors !

Allez, on rentre. - Quoi ? On les défonce !

- Tu nous fous dans la merde.

- Arrête !

- Totone !

- Casse les couilles.

- Calme-toi.

- C'est bon, on se casse.

- Tules laisses ? Tu faisais quoi avec ce cassos ?

- Le cassos, il baise ta sœur, enculé.

Lâche-moi ! Tu te laisses insulter ?

- On laisse tomber ! - [[ nous traite

de cassos et on doit s'écraser ? - Ouais, écrase.

- Vas-y, casse-toi !

J'ai vendu ma caisse pour ton fromage !

- Je t'ai rien demandé.

- Dégage.

- Ça va ?

- T'as les clés du tracteur ?

Salut.

- Tu veux pas que je reste ? - Non.

Faut que je t'emmène à l'école ?

- Non, c'est dimanche.

- Qu'est-ce que tu regardes ?

- Viens.

- Non, on laisse tomber, Claire.

- Non.

- T'as la tête dure, toi.

Non.

On est bons.

- C'est chaud.

- Tiens. - Merci.

Voilà. - Impeccable.

Allez.

Hop.

Allez, tire.

Voilà.

Musique mélancolique

- Je peux vous aider ?

- Je voudrais m'inscrire au concours.

- Oui.

On va regarder.

Vous êtes de quelle fruitière ?

- Pimorin.

- Comment ? - Pimorin.

- Vous avez obtenu l'AOP récemment ?

- La quoi ?

- L'appellation.

- Non.

- Sans l'AOP, je peux pas

vous inscrire.

- Comment on l'obtient ?

- Ce processus peut prendre des années.

On vérifie que

vous respectez le cahier des charges.

Le mélange de lait de minimum 3 paysans, sa provenance.

La qualité de votre fromage, la méthode,

le poids de la meule

ainsi que la durée et la méthode d'affinage.

Après validation par un jury,

vous bénéficierez de l'appellation et pourrez l'appeler "comté”.

Si vous faites tout ça, y a pas de raison.

Je vous imprime le cahier des charges ? - Non.

- Si, je vous l'imprime. Bougez pas.

- Il est bon ?

- Comment ?

- Le Comté.

- Il est immangeable.

Mais c'est normal.

Il est trop jeune. C'est trop tôt pour le goûter.

- Il est bien fait quand même ?

- Il se tient bien.

Il a une bonne texture.

- Bah, tu vois ?

Musique douce

- - -

- Vingt dieux, celle-là…

Alors…

- - -

Pourquoi tu te mords ?

Pourquoi tu te mords ?

Ça sert à rien de te mordre.

- - -

- Tu vas rester longtemps à me regarder ?

- Tu cherches pas quelqu'un pour aider ?

- Non, moi, je fonctionne bien mieux toute seule.

- J'ai une question à te poser. - Qui.

- Comment tu fais pour pas te brûler quand tu prends la pâte ?

- Avec la toile ? - Oui, voilà.

J'avais les bras tout rouges quand je l'ai fait.

- T'as déjà fait du Comté au chaudron ?

- Une fois, avec ma petite sœur.

Je pensais gagner le Comté d'or et me faire des sous.

- Et ?

- Ça a pas marché.

- Pourquoi tu veux te lancer là-dedans ?

C'est un truc de vieux, ça.

- J'en sais rien, moi.

C'était le métier de mon père. Il a claqué.

Puis je saurais pas quoi faire d'autre.

- Trempe tes bras dans l'eau froide avant de plonger.

C'est ça, le truc pour pas te brûler.

- D'accord.

- Tiens, viens voir par là deux minutes.

Tiens la toile comme ça et frotte dans ce sens pour pas l'abîmer.

Vas-y.

Tu peux frotter quand même. Vas-y, n'aie pas peur.

Musique douce

- Ça va partir, ton truc ?

- Tu vas être trop beau.

* Musique rythmée forte

*- N'oubliez pas de boire.

Il fait chaud !

Ça va vous faire du bien. On prend pas de risques.

La buvette est ouverte.

Ça ne saurait tarder.

On sent déjà que ça chauffe.

Allez, le casque à la main,

avec les pilotes qui vont participer à la course.

- Je le vois !

*- IIs vont vous offrir une finale de rêve.

L'adrénaline qui monte.

Attention, attention…

- Va la voir.

- T'occupe.

*- Je vous rappelle que le stock-car,

c'est de la vitesse et du spectacle.

Les pilotes ont deux objectifs. Deux seuls.

Un maximum de tonneaux

et tenir le plus longtemps possible.

Trois minutes de course.

Trois minutes !

Et c'est parti !

Il arrive ! Super, ce premier tonneau.

On peut l'applaudir plus fort encore.

Magnifique !

- Regarde là-bas.

*- Bravo, 325 !

Jean-Yves Bretin fait son premier tonneau.

Allez, allez !

On a déjà des pilotes éliminés.

Ouh, ça frotte la tôle !

Mais tant que ça roule, le spectacle continue.

Et un tonneau de plus pour le 325 !

Attention, drapeau rouge.

Drapeau rouge, on s'arrête.

On s'arrête.

On s'arrête.

Et c'est reparti !

Il retombe sur ses roues. Il a de la chance.

Thibault Bézan, 345, est aussi retombé sur ses roues.

Jeune homme ! Vous n'avez pas le droit d'être sur la piste !

- T'as rien à faire là !

*- Jordan Froissard, beau tonneau !

- Laisse-moi !

*- ll est très en forme, le 431. Belle attaque !

Super.

Le 325 repart.

Ça patine, ça patine !

Encore 7 voitures pour la victoire.

Oh, superbe ! Il est déchaîné, 325.

Oh mais non ! Une chandelle !

Oh là là, quel festival !

C'est terminé ! C'est terminé !

On lève le pied au passage du drapeau à damiers.

On va pouvoir communiquer le nom du vainqueur.

Et c'est une première victoire pour le 325.

Jean-Yves Bretin,

le cadet de cette compétition, il vient de Pimorin,

dans le Jura.

Il nous a régalés !

On l'applaudit bien fort, lles amis !

- Vas-y, qu'est-ce que t'attends ?

Musique douce

- - -

- Oh, Totone !

Musique douce

- - -

- - -

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