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percussions
Filmé en direct du Hudson Theatre, New York
Juin 2024
Hier est passé
Observons la belle campagne
Joyeusement, nous on roule Nous on roule
La tête bourrée de rêves
Voyager, c'est le pied
Rouler vite dans la campagne
Tout le monde est joyeux
Joyeusement
On attrape les rêves
Nous, en roulant
Les rêves meurent pas
Garde un œil sur ton rêve
Avant de savoir Où tu es, tu y es déjà
Le temps passe et l'espoir s'évanouit
Mais tu peux tenter de réaliser ton rêve
Soigne ton rêve
Comment ça arrive ?
Rêver est chronophage
Jadis, tout était clair
Le temps passe
Comment t'es-tu perdu dans le noir ?
Fais demi-tour et reviens nous voir
Courbe ton rêve
Comment ça arrive ?
- Et à quel moment ? - Avec la route
Comment le rater ? N'est-ce pas clair ?
Comment peut-on le laisser s'échapper S'emballer ?
Comment en es-tu arrivé là ?
- Tu roules - Comment ça arrive ?
- Comment ? - On roule
Jadis tout était clair
- Tout le monde roule - Comment ça nous échappe ?
Ça s'éloigne doucement
De sorte à ne pas remarquer Ce qui se passe ?
Comment en es-tu arrivé là ?
Quand était le moment ?
Comment en es-tu arrivé là ?
Choisis une voie
Apprends à connaître la campagne
Bientôt, tu seras joyeux
Un joyeux praticien des rêves
Des rêves qui explosent
En réveillant la campagne
Te sentir joyeux, très joyeux
Qu'est-ce qui peut mal tourner ?
- Roulant - Certaines routes sont douces
D'autres sont accidentées
Sur certaines routes, on glisse
D'autres sont cabossées Et vont te secouer
Pourquoi se compliquer la vie Et s'énerver ?
Plein de chemins possibles
- Certaines douces - Un voyage
- D'autres accidentées - Tu as
- Certaines glissent - Une chance
Regarde autour de toi
- Cabossées - Un passage
Et vont t'affecter
- Compliquer - La campagne
- S'énerver - Maintiens le cap
Il y a plein de chemins à tester
- Te retourne pas - Sur certaines, on glisse
Ne te retourne pas, jamais, jamais
Ne te retourne jamais, jamais
Comment en es-tu arrivé là ?
Quand était le moment ?
Comment en es-tu arrivé là ?
Les routes sinueuses
Glissent à travers la campagne
Joyeusement, nous on roule Nous on roule
On attrape les rêves
Des rêves qui explosent
En réveillant la campagne
Joyeusement, tout le monde
Leur chante un air
Nous, en roulant
- Nous, en roulant - Nous...
1976 BELAIR, CALIFORNIE
Salut.
J'ai dit : "Frank, ce film est décisif"
J'aimerais te parler de...
J'ai dit : "Frank, un jour Tu dirigeras mon studio"
J'ai dit : "Tu as entendu la réponse ?"
J'ai dit : "Frank sait ce qui plaît au public"
J'ai dit : "Frank, ce film sera décisif"
- Tu sais quoi ? - Non.
Je m'amuse pas trop.
- C'est la fête ! - Regardez-le.
Ce Frank
Ce mec est trop fort
La fête est dehors.
Ce Frank
Tu as aimé le film ?
La touche platine
Plus de champagne ?
- Il a du goût, du talent - C'est le meilleur ?
Le sens des affaires
- C'est un prodige - Ce Frank
J'ai écrit le scénario du film de Frank.
Ton secret est sauf avec moi.
Frank.
Tyler, je te présente Meg,
la star de mon film.
Mon ami Tyler est l'homme qui a inventé
le répondeur téléphonique.
Et les gens ont peur que j'invente autre chose.
Ce Frank
Que faites-vous ?
Il a plein de conseils
Je bois.
Ce Frank
Non, mais comme métier ?
Et il est gentil
Je bois vraiment.
- Quel ami, quel hôte - Il travaille avec brio
- Sa femme est magnifique - Son fils, hétéro
Il est du genre facile à détester
Ce Frank
Qui dit qu'on est seul au sommet ?
Je dis : "Pourvu que ça dure"
Notre heure va arriver
Tous nos rêves vont se réaliser
Travailler dur, devenir riche
Être heureux
- Ça arrive - Ce sourire
La musique te manque ?
Il est canon et cool
C'était l'ancien moi.
Quel style
Il incarne le rêve américain.
Quelle belle piscine
Si vous ignoriez Ce qu'est le charisme
On ne peut être jaloux C'est un gentleman
C'est le genre d'homme
- Auquel on résiste pas - Ce Frank
- Franklin. - Meg, voici Mary Flynn.
Mary est ma meilleure amie, la plus chère et la plus proche.
Félicitations pour ton film.
Ta performance me marquera un moment.
Notre amitié remonte déjà.
Mais elle avance pas.
Franklin m'a donné un de vos romans,
et je l'ai lu plusieurs fois.
T'avais pas compris ?
Allons tous danser dehors !
Allez !
J'ai dit : "Frank, viens à Mexico"
Franchement...
Je crois que Frank Retourne chez Paramount
Quoi ?
Ce sont les bougeurs Ce sont les faiseurs
Ce sont les gens
- Qui font la une - Mexico
Ce sont les amis de Frank
- Retourne chez Paramount - Tous parfaits
Quand on voit un film à succès
Que peut-on dire ?
- Félicitations ! - Merci.
Ce sont les bougeurs Ce sont les faiseurs
Ce sont les gens Qui font de la fumée
Qui l'aurait deviné, il y a 20 ans ?
Qui aurait pensé qu'on en arriverait là ?
On aurait été si impressionnés
- Maintenant qu'on est avec les meilleurs - Mexico
Les brillants esprits
- Retourne à Paramount - Regardez qui les reçoit
- Mexico - Superbe, Frank
Acapulco, Mexique
Superbe, Frank
Quand tu fais un film Qui a du succès
Où vas-tu ?
Chez Paramount !
Non !
À nous.
Qui est comme nous ?
- Peu de gens. - Très peu.
Merci d'être venue.
Merci d'avoir payé le billet.
J'ai eu une lettre de Frankie.
Au moins, mon fils t'écrit.
Parce que je suis allée à sa remise de diplômes.
- Il m'a pas invité. - Moi non plus.
Comment va-t-il ?
Il a posé la même question.
- Pourquoi vous... - Frank !
- ... vous entendez... - La diffusion.
J'irai où Franklin Shepard ira,
car c'est là que vont les as.
Je viens de comprendre ce que ça signifie.
Une source sûre m'a dit que tu vends ta maison de Malibu.
Tu n'en voudras pas, y a pas de piscine.
Non ?
Dans mon trou à rat à New York, les chiottes sont toujours bouchées,
et la cuisine devrait être condamnée.
Mais pas de piscine ?
À la poubelle !
Allons boire un café, Mary.
Pauvre Frank
Je bois pas de café.
Il a bien géré ça
La caféine, c'est mauvais.
Ce Frank
C'est un film prévisible.
Loyal comme pas deux
Mais le prochain, tu verras.
J'en ai marre d'attendre.
Il est poli, courtois Quelles que soient les conditions
Ça a commencé avec le vin de ma Communion
Ce Frank
Qui a dit : "N'ira pas très loin" ?
Je dis : "Regardez où on est"
Notre heure est venue
Je dis : "Bien, vous et moi"
Je dis : "Ça tourne", je dis : "On y va"
Je dis : "Y a à manger dehors"
Ce Frank
Le film était fun.
Il devrait souffler
Il sait ce qui plaît.
Pas Frank
Il a révélé une star.
Il ouvre des horizons
J'aime un bon film film !
Si vous ignoriez Ce qu'est le charisme
On ne peut être jaloux C'est un gentleman
Le genre Qui devrait être président
Ce Frank
Ce Frank
Ce Frank
Frank.
J'ai vu une étoile filante, ce soir.
Je traversais la pelouse,
et tout à coup, j'ai vu...
Que vois-tu devant ?
Une étoile montante.
Quoi que disent les critiques
du film, ils vont t'adorer.
Absolument, quoi qu'ils disent du film.
Le scénario se corse.
Voici ma femme, Gussie.
Ceux qui ont vu un spectacle à Broadway la connaissent.
L'ourlet de ton pantalon.
Je pense que demain,
ils seront tous à tes pieds.
Scotty, c'est la vallée.
Tu étais dehors tout ce temps ?
C'est normal d'assister à la fête quand on en organise une.
Tu as chanté ?
Personne m'a demandé.
- Franklin. - Plus tard.
Tu m'ignores.
Oui.
- J'ai des sentiments. - Et moi, une femme.
Je t'aime tellement.
Et je t'aime aussi.
Je file. Je pars à New York demain.
Tant que tu es là,
ne rate pas la pièce de Charles Kringas.
C'est le seul spectacle
qui mérite vraiment son prix Pulitzer.
Chaque génération a son dramaturge.
Zut alors, qu'est-ce que je raconte ?
Vous ne savez pas qu'ici,
il ne faut jamais mentionner le nom de Charles Kringas ?
- Mary, bon sang ! - Voyez-vous,
Charley, Frank et moi,
on était proches, inséparables.
Qui veut m'accompagner dehors ?
Jusqu'à cette fameuse interview
dans laquelle Charley, devant la nation...
- Arrête ! - Je t'avais prévenue.
Les audiences de la côte est.
Ça a flambé.
"La surprise de Darkness Before Dawn
"est Meg Kincaid, une belle trouvaille."
À Franklin Shepard,
que je connais depuis qu'on a commencé
dans une petite salle de Greenwich Village.
À Frank Shepard,
félicitations au client que tous les avocats rêvent d'avoir.
Quarante ans, un carton à New York,
un autre à Hollywood,
- marié à une légende de Broadway... - Arrête.
... entouré par ceux qui travaillent pour lui, son argent...
On fait des discours ?
À Franklin Shepard,
le producteur,
l'homme qui a tout.
Et...
grosse, ivre et finie...
Je changerai ma place pour rien au monde.
Il est tard. Je dois aller me coucher.
Il attendra. Appelle-le.
Va-t'en, ivrogne.
Mets-la dehors.
Tu me donnes ça ?
Non, pas mon verre.
- Frank. - Mon Dieu.
Frank !
Bon...
maintenant, on m'invitera plus.
Vous sentez pas obligés de partir parce que je m'en vais.
Votre attention.
J'ai dit : "Votre attention" !
Vous m'écoutez ? Parce que j'ai un truc à dire.
Vous êtes tous des pourris.
Et toi...
Tu les mérites.
C'est triste.
- C'est une célébrité ? - Non, c'est une critique.
Elle a écrit un best-seller.
J'y croyais plus. Elle est enfin sortie de la vie de Frank.
Oui, et cette perte est insupportable.
Que s'est-il passé ?
Elle s'est coupée.
Non, ce n'est rien.
Meg s'est bien coupée.
- Non, ça va. - Ru, cherche un truc.
- De l'iode. - Tu vois ?
Quand on est une jeune star,
la moindre chose fait sensation et tout le monde est aux petits soins.
Poufiasse.
Ça s'est arrêté, je vais laisser respirer.
Vous savez faire des scènes.
J'ai l'iode. Où est le patient ?
Sur la pelouse.
- Elle imite une lèche-bottes. - M. Shepard.
Frank.
Je voulais demander :
comment devenir comme vous ?
Le pire vice est de donner son avis,
donc, je n'en donne pas.
N'écris pas que ce que tu sais.
Écris ce que tu sais.
Maintenant, va-t'en.
"Le pire vice est donner son avis" ?
T'as lu ça sur un T-shirt ?
Pardon. Y a un problème ?
Oui, toi et cette traînée.
Ne fais pas ça.
On organise une fête.
Tu m'as trahie, mais tu m'humilieras pas.
Tu vas arrêter ?
Je voulais te prendre,
mais le studio te trouvait trop âgée.
Dire que j'ai divorcé un homme plus que dévoué
pour épouser un type comme toi.
J'ai commis qu'une erreur dans ma vie,
mais je l'ai répétée plusieurs fois.
Je dis oui au lieu de dire non.
- Pardon. - Ne t'avise pas...
Tu veux savoir si c'est vrai ? Oui.
Tu comprends pas. Elle est sensible.
Elle tient à moi. Elle m'inspire.
Le radeau qui me maintient à flot.
C'est pathétique.
Après tout ce temps,
je vois que Charley Kringas avait raison.
Cet avorton était le seul à voir clair dans ton jeu.
Et j'envie Charley Kringas chaque jour.
C'est hilarant.
Venant d'un homme dont le travail est oublié
par le public dès le parking !
Si je pouvais recommencer,
tout refaire avec Charley,
écrire, changer le monde,
je renoncerais à tout ça.
Tu te mens depuis si longtemps que tu y crois sans doute.
Tu ne vois pas que j'ai honte de tout ça ?
Que je me méprise autant que toi ?
Je prétends que ça me plaît
pour cacher que je hais ma vie
et que j'aimerais que tout ça soit fini.
Je l'ai trouvée, elle chantait sur la pelouse.
- Désolé. Là. - Ne bouge plus
et laisse-moi mettre de l'iode.
Ma conjointe et moi vous souhaitons bonne nuit.
Meg !
Mon mari me disait à l'instant
que tu es la poufiasse naïve
- qui l'empêche de couler. - Arrête ça !
Tout à fait. Je vais arrêter.
Mais elle sera peut-être moins naïve.
Il couchait avec elle, Dory !
Tu disais que c'était fini !
Maintenant, ça l'est !
Toi et elle, et moi, et tout le reste.
C'est fini !
Comment en es-tu arrivé là ?
Quand était le moment ?
Comment en es-tu arrivé là ?
Les rêves ne meurent pas Donc garde un œil sur ton rêve
Avant de savoir Où tu es, tu y es déjà
Les routes se courbent
Et tu verras peut-être Que ce que tu as laissé sur le bas-côté
- C'est ton rêve - Rêve
- Soigne ton rêve - Comment ça arrive ?
- Le rêve est chronophage - Jadis, tout était clair
Le temps passe
Comment t'es-tu perdu dans le noir ?
Fais demi-tour et reviens nous voir
- Courbe ton rêve - Comment ça arrive ?
- Et à quel moment ? - La route
La route derrière a-t-elle disparu ?
Et le contrôle Quand l'as-tu perdu ?
Et comment diable es-tu apparu ?
- 1975 - 1974
1973 mille neuf cent soixante-treize
À L'ANTENNE
C'était Frank Sinatra, avec Good Thing Going,
tiré de la comédie musicale de Broadway Maris Musicaux.
Les compositeurs du spectacle,
Franklin Shepard et Charles Kringas,
sont avec nous dans le studio ce soir,
et nous allons les rencontrer pour leur parler.
Mais d'abord, les informations.
Hal ?
Voici la première nouvelle de cette édition
des "infos de New York."
Aujourd'hui, notre nation fête enfin
un cessez-le-feu au Vietnam.
Le tragique bilan des victimes s'élève désormais
à près de 46 000 Américains.
Judy ?
Plus localement, le maire Abe Beame...
Qu'en pensez-vous, M. Kringas ?
Mon pire cauchemar s'est réalisé.
- Je ressemble à Richard Nixon. - Charley.
- Charley ! - Non, Mary.
Ne me parle pas.
Tout ce truc est de ta faute.
J'ignore pourquoi je me suis laissé convaincre.
Le verre que vous avez demandé.
Mary, c'est gentil.
Allons, Charley. J'ai besoin d'un verre.
Oui, un. Tu veux quoi ?
Une bouteille de vodka et une paille.
- Où est Frank ? - Frank ?
En train de signer la composition d'un autre film
ou un contrat.
Je peux dire où Frank n'est pas :
avec moi, en train de travailler.
Quand j'ai appelé KT pour organiser l'interview,
j'ai clairement dit
que la seule chose dont vous parleriez...
serait votre prochain show et combien vous y travaillez.
Depuis qu'il a épousé Gussie,
Frankie ne travaille que dans sa chambre.
Où a-t-il appris ça, Charley ?
Sur ce fichu yacht.
Et qui l'a envoyé sur ce fichu yacht ?
Que Frank aille au diable.
J'ai commencé une pièce tout seul.
Si Frank se pointe pas très vite,
je me tire.
Je connais Frank.
Si tu te reconnectes à lui,
si tu l'engages publiquement aujourd'hui,
je te jure que demain, vous travaillerez
à nouveau ensemble, tous les deux.
Tu dois m'aider à le sauver, Charley.
Hé, vieil ami
Qu'en dis-tu, vieil ami ?
Arrange tout, vieil ami
Sois indulgent avec cette vieille amitié
Pourquoi être aux abois ?
On sera toujours là
Toi, lui et moi
Trop de vies sont en jeu
Une amitié aussi longue
Doit avoir un sens fort
Donc, si ton vieil ami a tort
Ses vieux amis Ne devraient-il pas l'aider ?
C'est nous, vieil ami
Quoi de plus à dire
Vieil ami ?
À nous
Qui est comme nous ?
Peu de gens
Charley
Pourquoi on peut pas être comme avant ?
J'aimais bien comme c'était
Charley, toi et moi
On était plus gentils
On était gentils
Les enfants et les villes Et les arbres étaient gentils
Tout
Je ne sais plus qui nous sommes
Et je commence à m'en moquer
Regarde-nous, Charley
Rien n'est comme avant
Je veux que tout soit comme avant
Aide-moi à arrêter de m'en souvenir
Tu t'en rappelles pas ?
C'était bien
C'était vraiment bien
Aide-moi, Charley
Tout remettre comme avant
Allez.
On sait que c'était mieux, à nous trois.
Arrête. On n'est plus tous les trois, Mary.
Maintenant, on est un, et un, et un.
Charley
Plus rien n'est comme avant
Je veux que tout soit comme avant
Dieu sait que tout était plus simple avant
Le problème, Charley
C'est que tout le monde fait ça
Pour blâmer les circonstances
On pointe du doigt comment c'était avant
On pointe du doigt comment
Ce n'était
Jamais
Bon sang, Mary.
Tu l'aimes toujours, après toutes ces années ?
Tu dois m'aider à me sauver.
Charley, Frank, c'est la pause pub,
puis, ce sera à vous. Venez.
- Frank n'est pas là. - Non ?
Où est Frank, bon sang ?
Frank est là et est désolé.
Depuis mon mariage,
ma vie est une suite de rendez-vous sur rendez-vous.
- Salut, mec. - Ça fait un bail.
Tu m'as manqué, mon pote.
Mary...
Bon sang, Mary, tu es superbe.
T'as perdu du poids ?
Un boulet de 82 kilos.
Il m'appelle encore.
Allez, Frank.
Dans la chaise, Frank. Charley, avec moi.
KT, je crois...
Je crois avoir vu mon ex-mari dehors.
Veille à ce que personne entre.
C'est un vrai aspirateur.
- Vite, Charley. - Merci.
- On doit y aller ! - Excusez-moi.
Mme Shepard, je sais que c'est déplacé,
mais j'ai écrit un scénario de film, Darkness Before Dawn,
qui serait parfait pour vous.
C'est déplacé.
Donnez-le-moi.
J'ai accepté que si je ne veux pas
qu'on me donne des scénarios, je ne peux plus sortir.
Frank, tu as dit à Mary que tu as signé l'accord pour trois films ?
Non.
Laisse-moi le dire à Charley.
J'attends le bon moment.
Bon sang.
Je l'ai expliqué à Frank.
On écrit pour Broadway, on est connu à New York.
Mais si on produit un film,
on est connu dans le monde.
C'est l'heure ! On y va.
Gussie.
Salut, Gus.
- Joe. - Tu es superbe.
Je suis occupée, Joe.
Oui, j'espérais que... Je...
J'espérais...
J'espérais que tu aies un billet de 100 à me passer.
Joe. Joe, je...
Bon sang.
Tu ne peux pas continuer comme ça, Joe.
Bon, c'est...
c'est la dernière fois.
Je réunis des financeurs pour ma prochaine pièce.
Désolée, Joe.
- Ils m'attendent. - Oui.
Je suis désolée.
Et maintenant, les gros titres.
La Cour suprême a annoncé sa décision
légalisant l'avortement.
La Cour a décrété que l'avortement se décidera
entre une femme et son médecin.
Une vieille controverse prend enfin fin.
Judy ?
Pour ceux qui nous rejoignent tard,
nous écoutons le tube de Frank Sinatra
par Franklin Shepard et Charles Kringas,
nos invités en direct de New York.
Frank, je ne peux te remercier assez.
Après ce que tu as fait pour mon divorce ?
La raison de tout ça.
- Ton fils ? - Regarde sa photo.
Non, mais fais-le à l'antenne, et je verserai des larmichettes
sans m'arrêter. Une vraie dingue.
Les gens adorent le sensationnalisme.
Il me semble que des félicitations s'imposent.
Il paraît que tu as signé un contrat
pour trois films.
- Qui t'a dit ça ? - T'en fais pas.
On m'a dit de ne rien dire à l'antenne.
C'est devant moi qu'il fallait rien dire.
J'attendais le bon moment.
Ça ne change rien.
Ce sont que deux-trois mois.
C'est toujours comme ça.
J'ai pas encore signé.
Tu sais combien de temps j'ai attendu que tu finisses ce projet ?
Attendez. On y est presque.
Un enfant à nourrir.
Une ex qui me ruine.
Qu'arrivera-t-il si on finit ça
et qu'il marche pas ?
J'ai quatre enfants.
Je me fous des autres.
Si on trouve ça bien...
On va commencer.
Pour lui, c'est bon si ça l'enrichit.
Bonjour ! On est de retour.
Bienvenue à "Aujourd'hui, à la place des célébrités new-yorkaises."
Nous avons deux hommes très talentueux avec nous.
Le monsieur sur ma droite...
- Franklin Shepard. J'ai failli oublier. - Et ?
Et c'est vrai. Pourquoi il mentirait ?
Je ne sais pas du tout qui je suis.
C'est mon bon ami et encore meilleur collègue,
Charley Kringas.
Les compositeurs de la comédie musicale Maris Musicaux,
du spectacle comme du film.
Ils ont aussi écrit Sweet Sorrow.
Et leur dernière collaboration s'appellera Virage à gauche.
Mais on en reparlera après.
Beaucoup plus tard.
Vous avez récemment épousé la star de ce spectacle,
Gussie Carnegie.
- Pas vrai ? - C'est vrai.
Et je suis marié à Evelyn.
Tout Broadway dit
que vous êtes les prochains Rodgers et Hammerstein,
ou Lerner et Loewe.
Irving et Berlin.
Commençons par le début.
Vous venez de Chicago.
Vous fréquentiez la même école et la même fac ?
Non. J'étais à Columbia, lui à Juilliard.
Donc, vous avez toujours été des amis très, très proches.
Jusqu'à aujourd'hui.
Comme tous partenaires,
on a eu des disputes,
mais la magie opère entre moi et Charley.
Entre Charley et moi.
J'adore ça.
Comment vous travaillez ?
Je peux répondre ?
Je vous en prie.
Comment on travaille ?
Oui.
Eh bien, il fait...
Et moi, je fais...
Et très vite, on
Fredonne un truc
Et c'est ce qu'on appelle Écrire une chanson
Puis, il fait
Et moi, je fais
Et le téléphone fait "Dring" !
Il se mets à marmonner, marmonner
"Oui," marmonne, "Non, Jerome"
Marmonne, marmonne
Jerome est son avocat
Marmonne, marmonne "Vas-y, Jerome"
Raccroche, "Pardon,"
Alors, je fais
Et il fait
Et je fais
Et on commence à écrire
Buzz ! "Désolé, Charley," Buzz !
La secrétaire, À l'interphone, "Oui, Mme Buzz"
"C'est un messager"
"Merci, Mme Buzz Faites-le attendre
"Appelez une voiture Et la banque
"Passez-moi la côte Est-ce..." Dring !
"Désolé, Charley" Marmonne, marmonne
"Vendre actions," "Acheter droits"
Marmonne, marmonne
Buzz ! "Attendez"
Buzz ! "Oui, Mme Buzz"
"C'est l'interview"
"Merci, Mme Buzz Faites-le attendre
"Appelez une voiture Et la côte
"Et la banque, c'est fait ?"
Le téléphone sonne Les actions sont vendues
Et nous autres avons attendu
Il fait des films
Et maintenant, c'est une entreprise
Je reste Avec ma femme et mes petits
À attendre les offres de films
J'ai un petit voilier
Il me permet de méditer
Il s'envole pour la Californie
Je parle de lui à mon psy
Voilà comment on travaille
Moi et Franklin Shepard, Inc.
Je commence à aimer ça.
Je promets d'être honnête si vous gérez les poursuites judiciaires.
Frank, quand vous travaillez ensemble,
j'ai toujours été curieuse.
Qu'est-ce qui vient en premier, les paroles ou la musique ?
En général, le contrat.
On dirait que c'est mal qu'un artiste gagne de l'argent.
De l'argent ?
Vous avez dit "de l'argent" ?
Non, j'aime
Beaucoup l'argent
C'est mieux que rien
Mais quand c'est
Argent. Argent.
Quand on aime trop...
L'argent...
Et qu'on devrait...
Écoutez.
Frank est doué pour se faire de l'argent.
Mais vous savez quoi ? D'autres le font mieux.
Oui, et Frank est très doué pour faire de la musique.
Et vous savez quoi ?
Personne le fait mieux.
Mais le téléphone sonne, Le buzzer aussi
Et je ne sais pas ce qu'il fait
Mais il gagne plein d'argent Et beaucoup pour moi
Donc, je me dis : "OK" Et je commence la pièce
Mais il le sait, Car peu de temps après,
Ça fait : "Dring ! Salut, mec
"On écrit une pièce ? J'ai une idée
"On aura tous les droits Et deux semaines
"Avec un droit sur les garanties
"Et un pourcentage sur la facturation"
Et me voilà en Californie
À accepter des offres Et à me voir rougir
Les affaires reprennent, et juste ça
Avec Franklin Shepard, Inc.
Ça arrive sans prévenir
Ça arrive plus sournoisement Qu'on le pense
On commence avec une simple chanson À chanter
D'un coup, on est Franklin Shepard...
Attendez, je vais trop loin.
Franklin, je voulais...
On n'est pas si proches.
- Pas comme avant. - Frank...
L'amitié, c'est comme les fleurs.
Il faut les arroser et en prendre soin.
Et ça me manque, tu sais.
Je veux retrouver ça.
Écoute.
Il ne s'est rien passé de permanent
Ce n'est qu'un défaut temporaire
L'amitié est une chose Qu'on ne perd pas vraiment, ma foi
Mesdames et messieurs, retenez-moi,
le plus grand compositeur et parolier qui soit.
Appelez-le. Écrivez-lui.
Arrêtez-le dans la rue. On le reconnaît.
Il vérifie son livre de compte.
Dites à cet homme de retourner au piano.
Ça arrive sans prévenir
Chaque jour, on est au bord du précipice
D'abord les prix, puis les interviews
Bon sang
Je crois que c'est arrivé
Arrêtez-moi, je sens que je glisse
Un triomphe de plus que je ne peux refuser
Si ça vous a échappé,
c'est ma première télé et la dernière ! Non !
Le fait est que quoi qu'il arrive,
On ira tous boire un verre
C'est l'homme que j'aime
Le type qui est à l'intérieur
Marmonne, marmonne
"Vite, appelle le président
"Il y a un fou à la télé"
À l'intérieur
"Buzz ! Dring !"
À l'intérieur de Franklin Shepard
Écrivez-lui, de la part de Banque Lamba, USA.
Inc.
On revient juste après la pub.
Merci, les gars.
Bon sang !
C'était un vrai carnage. Bravo.
- Frank... - Tu en as assez dit.
Tu m'attaques depuis longtemps
et tu me forces
à me défendre, mais là...
Je vois pas pourquoi tu humilies
et trahis ton plus vieil ami,
mais tu ne le feras plus jamais.
Tu sors de ma vie.
Je suis désolé...
Désolé ? Tu t'es moqué de moi,
tu m'as ridiculisé.
Je donnerais ma vie pour toi.
- Laisse... - Silence !
Je t'ai aimé
quoi que tu fasses, mais là,
comme je ne vis pas comme toi ou comme tu veux,
tu m'as tiré dessus pour me saigner.
J'aime ma vie, Charley.
Et tu n'y es plus le bienvenu !
Dites, les gars, ça vous dirait d'aller...
Allons tous boire un verre ensemble.
- Faut qu'on parle. - Frank.
- Frank, ça va ? - On peut parler ?
Quand on blesse quelqu'un,
ou qu'on le trahit, on se voit plus.
On ne se voit plus.
On s'ignore,
on ne se considère plus. Comme mort,
absolument et irrévocablement.
Je peux expliquer
d'où ça sort ?
Certaines routes sont douces, D'autres cabossées
Sur certaines routes, on glisse
Certaines routes sont cabossées Et vont t'affecter
Pourquoi tout compliquer Et s'énerver ?
Il y a plein de chemins possibles
- 1972 - 1971
- Douces - Un voyage
- D'autres accidentées - Tu n'as
- Certaines glissent - Qu'une chance
Regarde autour de toi
- Cabossées - Une chance
Et vont t'affecter
- Campagne - Compliquer
- S'énerver ? - Reste sur le chemin
Plusieurs chemins
1970
Parfois, tout glisse
1969
Comment ça nous échappe ?
Ça s'éloigne doucement
De sorte à ne pas remarquer Ce qui se passe ?
1968
Elle est pas là ?
Quand sera-t-elle de retour ?
C'est ouvert !
Pardon. Elle revient quand ?
Après le théâtre ?
Non, pas de message.
Attendez ! Si. Dites-lui que Franklin...
Frankie !
Bon sang, Frankie ! J'en crois pas mes yeux !
Tu as manqué à ton papa !
Regarde comme tu as grandi.
Papa, on a vu ton bateau, mais pas toi.
Non ?
Ce qui est dingue,
c'est qu'on t'attendait.
Ton visage était rouge.
La première classe ne descend pas au port.
On a mis une rampe à la proue
et le capitaine m'a guidé à ma limousine.
Où avait-on la tête ?
On aurait dû y penser, Mary.
On a envoyé Beth chercher Frankie à Houston.
J'ai 32 cartes postales dans ma chambre.
J'adore celles de l'alligator et du canal de Panama.
Waouh ! Regarde ça.
Il a ramené un alligator avec lui.
Quel gentil...
Oh, non ! Frankie, viens m'aider !
Mon Dieu !
Merci, oncle Charley.
J'en connais un qui va mal dormir.
Parle-nous du voyage. Après, je veux un guide sherpa
pour visiter cet immense appartement.
Vous m'avez poussé à y aller.
Je ne fais que dans le riche.
Vie de riche, alimentation riche, gens riches.
Ma pauvre femme Evelyn, qui ne quitte jamais
notre pauvre maison de campagne,
dépose nos pauvres enfants chez sa mère.
Pigé, Charley.
Où ils attendent Frankie.
Ensuite, Evelyn nous rejoindra...
Attends, attends.
Où ? Où ?
- Tu devineras pas. - Downtown Club.
- Au Downtown Club. - Charley.
Laisse-moi deviner.
Un petit club de Greenwich Village
ou une fête au Colony Club ?
Sacrées options.
Je suis désolé.
Donne-nous la liste des endroits cool.
Tu sais que ça m'échappe.
Attends.
Attends, attends.
Cadeaux.
J'ai des cadeaux.
Pour tante Mary.
Merci.
Et pour oncle Charley.
Eh bien...
Fiston, il y en a 40 en chemin pour toi,
entre Gibraltar et le Texas.
Mais crois-moi, ça vaut le coup d'attendre.
C'est mon livre en espagnol.
Acheté à Valparaiso, au Chili.
Il était dans toutes les vitrines.
Mary, explique à Frank combien le succès t'a affectée.
Je commence.
Mary a fraternisé avec l'ennemi.
- Charley. - Dis à tata
combien de camarades
disent : "Je veux devenir critique plus tard."
Charley, ferme-la et ouvre ton cadeau.
C'est fait.
C'est quoi ?
- C'est quoi ? - Une offre de contrat.
On nous offre une petite fortune
pour adapter Maris Musicaux au cinéma !
Mon Dieu !
- C'est incroyable ! - Frankie. Viens là.
Apporte ça à ton papa et dis-lui :
"Il n'y a pas assez d'argent dans tout l'univers."
De rien. J'apprécie ta gratitude.
Merci beaucoup.
Il y a pas assez d'argent dans l'univers.
Bon sang.
Frankie, ça te dit que toi et moi,
on aille visiter l'appartement ?
Je suis fatigué.
Évidemment. La journée a été longue.
On peut aller s'allonger.
- Bonne nuit, papa. - Bonne nuit.
Allez, viens.
Allons voir ce qu'il y a là-haut.
Tu crois qu'ils ont quoi ?
Charley, j'ai 31 ans.
Beth m'a ruiné.
J'ai un fils à nourrir.
Pardon, mais j'ai besoin d'argent.
Alors, travaillons pour en gagner.
On peut pas continuer à faire de la compo
- une chose secondaire. - Pas maintenant.
Faut être pauvre pour la musique ?
Riche, t'en écriras plus.
Charley, je t'assure,
on peut frapper fort avec le film.
Infirmière, docteur, gardien, domestique,
- tout le monde. - Crois-moi.
- Tu me crois. - Écoute !
Écoute, Frank. Tu m'écoutes ?
Non. Non, jamais. Non.
À nous
Qui est comme nous ?
Peu de gens
Vieil ami
Est-ce que ça va, vieil ami ?
Que dis-tu, vieil ami ?
On est uniques ou pas ?
Le temps passe
Tout change
Toi et moi
On continue la semaine prochaine
La plupart des amis s'éloignent
Ou ne sont pas à la hauteur
De nouveaux amis sont vite trouvés
La plupart du temps, ils font l'affaire
Mais nous, vieil ami
Qu'avons-nous à dire, vieil ami ?
À nous
Qui est comme nous ?
Peu de gens
Alors, vieil ami
Raconte-moi tout doucement, vieil ami
Commence par "salutation," vieil ami
Je veux savoir où, quand, quoi, comment
Les vieux amis
Ont tendance à devenir De vieilles habitudes
J'aurais jamais cru
Que vous me manqueriez à ce point
La plupart des amis s'éloignent Ou ne sont pas à la hauteur
De nouveaux amis sont vite trouvés
Certains sont même très bien
Mais nous, mes vieux amis
Qu'avons-nous à dire, vieux amis ?
Je vous dis un truc
Les bons amis Pointent du doigt les mensonges
Alors que les vieux amis Laissent couler et jouent le jeu
Les bons amis aiment les conseils
Alors que les vieux amis Aiment et pardonnent
Et les vieux amis
Vous laissent suivre votre propre chemin
Vous aident à trouver votre chemin
Vous répriment Quand vous vous trompez
- Si vous vous trompez - Quand
Raison ou tort, Le fait est que les vieux amis
Ne devraient pas se soucier Que vous ayez tort
Devraient, mais pas trop longtemps
- Trop ? - Si tu as tort
- Quand tu as tort - Le fait est que les vieux amis
Laissent leur marque
Mais les vieux amis devraient pas Être en compétition
Les vieux amis ne devraient rien imposer
Ne devraient rien imposer
Ne fais pas de demande Que tu ne peux gérer
À quoi bon exiger Si on peut gérer ?
Il y a un temps Pour les demandes qu'on peut...
- Faux ! - Si t'avais raison,
je l'admettrais !
Si c'est pas ton choix, c'est mal !
Mes vieux amis
Comment reste-t-on vieux amis ?
Qui nous dira, vieux amis
Comment une vieille amitié survit-elle ?
Un jour On est à se bidonner
Un beau jour On est plus proches que jamais
De nouveaux compagnons Débarquent dans mon salon
Sont-ils là pour de bon ?
Arrêtez.
Ce serait miraculeux
Mais nous, vieux amis
Que dire de plus, les amis ?
À nous
Qui est comme nous ?
Deux vieux amis
Pas moins de deux amis
Il faut bien deux amis
Pour s'y retrouver
Un pour vous rosser Quand vous vous oubliez
Un pour vous persuader
Que l'autre a tort
La plupart des amis s'éloignent
Ou ne sont pas
Merde.
À la hauteur Les nouvelles amitiés
N'ont de qualité que leur nouveauté
Mais nous, vieux amis
Que dire de plus, les amis ?
À nous
Qui est comme nous ?
D'accord.
Personne n'est comme nous
Ô tristesse !
J'ai horreur de tout rater.
Rien ne lui échappe.
J'ignorais que le gang serait au complet.
Ma doublure me remplace depuis des semaines
et Joe a insisté pour que j'aille enfin la voir jouer.
Mais je tenais à ce qu'il voie le nouvel appartement.
Tu as vu le taudis dans lequel il vivait ?
C'était moi la décoratrice.
Qu'on me coupe la langue !
Si seulement...
Joe, c'est Charles.
La soirée vient de s'éclairer.
Salut, Gussie.
Je ne t'ai pas entendue sonner.
Je n'ai pas sonné.
Étant donné...
Que j'ai la clé.
Je m'occupe de la déco.
Le prix était juste.
Gratuit.
J'imagine tous les meubles...
Couleur anémone.
Une chaise.
Une chaise, un repose-pieds.
Et un canapé.
J'ai besoin d'un nouveau cerveau.
J'oubliais notre petit cadeau, insignifiant,
du champagne hors de prix !
Je l'ouvre.
"On t'en prie." Si vous insistez.
Je vais voir dehors.
Content de t'avoir vu, Joe.
Toi et ta femme.
Joe, mon cœur, prends les flutes
dans la cuisine, Frank va l'ouvrir.
Plus vite, chéri.
On est attendus.
Elle me donne déjà des ordres.
C'était sympa de vous revoir tous.
Ils nous voient ?
Oui.
Je n'ai pas défait mon sac.
J'ai décidé de quitter Joe.
- Le pauvre. - Pauvre de moi.
Je t'appelle en arrivant.
- Je dois sortir. - S'il te plaît.
Attends mon appel.
- Gussie. - Je suis désespérée.
J'attendrai.
Je t'embrasse en pensée.
Il y a tout
dans cette cuisine, sauf des verres.
Ils sont dans les cartons.
Quelle tête. Ne me regardez pas.
Je vais me refaire une beauté.
C'est du haut de gamme.
Je ne bois pas.
Jamais ?
Presque jamais.
J'ai une personnalité outrancière.
Trop de caféine,
trop de tabac, trop de bouffe.
Trop de Frank.
Frank est donc le seul à ignorer ton amour pour lui ?
Et ces deux-là ?
Il doit bien y avoir une personne au monde
qui l'ignorait.
Je choisis de ne pas savoir.
Elle est la star la plus électrique.
Et lui, il vibre aussi.
Aux deux sens du terme.
Qu'ils se défoulent.
Tant qu'elle ne me quitte pas, par pitié.
Eh bien...
Frank était sur un bateau
pendant huit mois, ça a dû s'estomper.
Gussie l'a rejoint par avion.
- Quoi ? - Oui.
On ne savait pas que Gussie a rejoint la croisière.
Je serai toujours stupéfaite de constater que tout le monde ici
sait tout ce que je fais.
J'y ai passé 15 jours.
Bon.
On va faire sans les flutes.
Tu as ton verre.
Charles...
- Juste un, Joe. - Oui, oui.
Mary.
Non.
Merci.
Ah oui, tu ne bois pas.
Ça nous en fait plus.
À notre génie.
Merci.
C'est chouette d'être apprécié.
Gus, on va rater le début !
Zut.
Ce serait un scandale qu'on soit en retard.
Frank, on te voit plus tard.
Il sort avec nous.
En fait, je vais rester
m'occuper de Frankie.
- Frankie est là ? - Sérieux ?
Mary,
laissons Frank s'installer.
Bonne nuit, M. Casanier.
Et le roi de la fête, Charley.
On reste en contact.
Au revoir, Joe.
Ouais.
- Tu viens vraiment pas ? - Je peux pas.
C'est pas le moment, Mary.
- Frank... - Accepte-le.
Allez.
- À nous. - Mary.
Viens, Charley.
On va bien s'éclater.
Je te rejoins en bas.
Lâche Gussie, Frank.
- C'est pas tes oignons. - Tu es mes oignons.
Lâche cette vie pathétique.
Charley, j'aime réussir.
J'aime que tout ce que je produis soit un succès.
Je vais de l'avant.
J'ai besoin de réfléchir.
Réfléchis à la soirée
qu'on va passer avec Mary.
Frank, Mary ne va pas bien.
Elle n'écrit rien depuis le livre.
Elle a besoin de nous. Nous deux.
J'ai promis de prendre un appel.
J'ai promis.
Attends son appel et mets-y un terme.
Dépose Frankie chez moi et rejoins-nous.
Ça marche. Viens là.
Je t'aime.
Moi aussi.
Tu m'as manqué.
Toi aussi.
Je veux qu'on bosse ensemble.
Va-t'en avant qu'on chiale.
Merci, les amis
Ne me laissez pas oublier
Mes plus vieux amis
Vous n'abandonnez jamais
Je n'abandonnerai pas
Alors, mes amis
Il est temps de grandir
De s'assumer
Voir les choses en face
Affronter la réalité
Ne pas la fuir
Garder ses rêves, mais les reconstruire
Grandir
Charley la tête brûlée
Charley l'intransigeant
Charley si fiable
Charley l'hystérique
Charley l'infléchissable
Charley si authentique
Mary la nostalgique Mary si fiable
Mary me pousse à bout
Mary si entière
Charley juge tout
Charley lâche l'affaire
Tout est de travers
Pourquoi les vieux amis Ne laissent pas leur ami
Changer ?
Toute route est sinueuse
À moins d'être ennuyeuse
Mes amis, ne voyez-vous pas
Qu'on peut tout avoir ?
On va de l'avant
On sort du passé
On recalibre nos rêves
Sans aveuglement
Côté rêves C'est un ajustement
On grandit
On grandit
On fait des expériences
On garde l'esprit ouvert
Les routes sinueuses
On fait de nouveaux rêves
Quand les anciens ne tiennent plus
On grandit
Grandir, ce n'est jamais fini
Comme nos rêves
Certains de nos vieux rêves
Comme nos vieux amis
Continue.
Tu étais censée appeler.
J'ai prétexté une migraine pour sortir.
J'ai à faire, Gussie.
Je retrouve Mary et Charley.
Je dois te parler.
- C'est... - Frank !
Je l'ai fait.
J'ai fait déposer mon sac dans un hôtel.
Non, ne fais pas ça.
Un divorce suffit.
Je ne supporterai pas que tu le quittes.
- Je le fais pour moi. - Pourquoi ?
Pourquoi ce soir ?
J'ai réalisé que j'allais te perdre.
Mes amis m'attendent.
Ils seront encore là demain.
J'ai besoin de toi ce soir.
Vivre, c'est savoir
Ce qu'on veut
Mon amour
C'est ce qu'il faut savoir
Toujours
Je te l'ai dit un jour
Mon amour
Rien de mal à vouloir
Rien de mal à vouloir
Mon amour
Rien de mal
Dans le cas contraire
Mais tu devrais savoir
Que pour ma part
Je veux qu'on fasse la paire
Grandir
C'est admettre ce qu'on veut le plus
On ne peut
Tout avoir
Faire des choix
Faire des sacrifices
Ignorer certains caprices
Comme les miens
Tu es divin
Choisis ce que tu veux
Mon amour
Pas ce que l'on veut
Pour toi
Pas ce qu'un autre veut
Mon amour
Pas pour suivre une tendance
Et une fois que tu as fait ton choix
Mon amour
Saisis ta chance
Avant qu'elle ne glisse entre tes doigts
Mon amour
Que veux-tu vraiment ?
- Hier est passé - Hier est passé
- Observons la belle campagne - Observons la belle campagne
Joyeusement, nous on roule Nous on roule
Semant les rêves
Voyager, c'est le pied
Rouler vite dans la campagne
Joyeusement, tout le monde
Nos rêves
Nous, en roulant
Nous...
Dans l'affaire "Shepard vs Shepard"...
TRIBUNAL DE MANHATTAN
... après mûre réflexion,
j'ai décidé d'interdire l'accès
à la presse et au public.
Après une pause d'une heure, nous entendrons à huis clos
le prochain témoin.
La séance est levée.
Hé !
Tu as raté la star.
On l'interceptera en sortant.
J'ai été retardé par la manif.
- Alors ? - Sa femme
réclame tout, dont leur fils.
Un déshabillement en règle.
Je croyais que c'était un scoop.
Le juge va entendre le témoin clé
et a restreint l'accès à la cour,
crois-moi, c'est du solide.
Tu es une star, utilise ta tête.
Notre copinage innocent
a été mal interprété.
Vous êtes citée à comparaître ?
Ils voulaient voir les comptes.
Vous êtes impliqués dans ce scandale ?
- Non. - Quel scandale ?
Aucun commentaire.
Pourquoi cette assignation ?
Ma femme et moi
sommes amis de M. Shepard.
Aucun commentaire, compris ?
Excusez-nous.
Toutes nos excuses.
On sait tous que "aucun commentaire" veut dire "coupable".
Un commentaire, maître ?
Aucun. Suivez-moi.
Gussie Carnegie doit témoigner cet après-midi
- à huis clos. - En effet.
- Pourquoi ? - Aucune idée.
M. Shepard doit savoir, lui. Où est-il ?
Il a pris une issue de secours.
Je sais où c'est. Venez !
Va le chercher, Charley.
Frank, ça a assez duré.
Tire-toi de cette situation.
- Donne-lui ce qu'elle veut. - Tout ?
Je t'ai prévenu.
Accepte la proposition.
Elle t'accuse de les avoir abandonnés.
Elle veut l'emmener à Houston.
Moi vivant, jamais !
Tu connais leur plan.
Beth sera là, ton fils sur les genoux.
Mets-y un terme. Renonce.
- Pars en voyage. - Épargne-toi.
- Et perdre ma famille ? - J'ai un yacht.
Viens en croisière. Repose-toi.
À ton retour, on vivra ensemble.
Pars, Frank, on t'en supplie.
- Sauve-toi. - Pas sans mon fils.
Beth.
- Beth ! - Papa !
J'abandonne pas, Jerome.
- Attends, papa. - Voyons.
Attends.
Chéri, maman revient.
Va avec papy.
- Ta mère aurait honte. - Papa !
Je veux mon papa !
- Lâche l'affaire. - Jamais.
Cet après-midi, ça va être moche.
Je garde mon fils.
Je ne cherche pas à te nuire,
mais je suis prête à tout.
Frankie va bien ?
À ton avis, Frank ?
Je me dis que j'aurais pu tout arrêter.
On m'a prévenue pour Gussie.
J'aurais pu tout arrêter.
Tu m'aimes encore ?
As-tu couché avec elle ?
Tu m'aimes encore ?
Pas un jour ne passe
Pas un seul jour
Sans que tu fasses encore partie de ma vie
Tu n'as pas l'air de devoir partir
Et les jours passent
Je me demande
Quand ça finira
Quand commencerai-je à oublier ?
Mais je continue de souffrir et penser
Et maudire et pleurer
Me retourner dans mon sommeil
Mourir à chaque réveil
Et non !
Pas un jour ne passe
Pas un jour béni
Sans que tu fasses encore partie de ma vie
Tu refuses de t'en aller
Mais tu n'as pas payé
Et jusqu'à ma mort
Je mourrai tous les jours Jour après jour
Après jour après jour après jour
Au fil des jours
Tu as couché avec Gussie ?
Je t'aime, Beth.
Cette vie t'attire tant que tu l'as choisie, elle ?
Je t'aimerai toujours.
Tu l'as fait ?
Oui.
- Frank, je veux qu'on... - Papa !
Frankie, reste avec papy.
C'est mon fils. Va-t'en !
Je ne peux pas vivre ainsi, Frank !
- Je peux pas. - Attends.
Tu es satisfait ?
C'est juste mon taf.
- Change de taf, abruti ! - Eh oh !
Frank !
- Arrête ! - Arrête !
Arrête. Arrête.
J'efface les photos, petit malin. Mais tu m'en dois une.
D'accord ?
Frank, on veut juste que tu partes.
Serre-moi, Mary.
Je veux juste travailler !
T'es pas en état.
- Pars avec Tyler. - Je ne veux pas !
Je suis ton agent et je te dis :
- "C'est pas le moment." - Je t'aime.
Et Charley t'aime, d'accord ?
Fais-nous confiance.
Vivre ta vie, c'est la meilleure des revanches.
Tu as raté ta chance Personne est parfait
Prends du temps pour toi Va voir la mer
Tourne la page
Mets ça derrière toi
Non ?
Prends tes distances Tout est à mes frais
Tu vas te détendre Et changer d'air
Reste en mouvement Ne regarde pas derrière toi
Non ?
C'est la meilleure chose Qui pouvait t'arriver
Je vois.
Tourne la page Prends le soleil
On fera ton spectacle Celui sur les nantis
On remet une pièce Et ça repart
Non ?
- Après le voyage - Rien ne sera pareil
Je m'occupe de tout Un bon moment garanti
On dirait la fin Mais c'est un nouveau départ
Non ?
La meilleure chose
Qui pouvait t'arriver
La meilleure chose...
Il faut se simplifier la vie
D'accord !
D'accord.
La vie est pourrie
Maintenant, tu le sais
Ça alors, quelle surprise
Tes bien-aimés te mentent
Ça brille, oui Mais c'est pas de l'or
Maintenant, tu le sais
Tu te coucheras moins niais
Maintenant, tu le sais
Les fleurs pourrissent Les fruits se gâtent
Les cons réussissent Les gentils ratent
Et Dieu, ça lui fait une belle patte
Maintenant, tu le sais
Ne te laisse pas abattre Trêve
D'illusions Ne les prends pas
Pour des rêves
Un petit coup dur
Faut pas que ça t'achève
Case départ
Compte jusqu'à trois
Relance les dés Encore une fois
Rester sur la même voie
Ne te fera pas progresser
Tu peux progresser La leçon
C'est de progresser
Rien n'est juste
Le jeu est truqué
C'est dur de recommencer
Non ?
Regarde la main que la vie t'a donnée
On est là
Tu nous vois ?
Maintenant, tu le sais
Non ?
Trouve-toi une fille Écris une pièce
Dans un mois Tu nous remercieras
Rien de tel que l'avenir
Pour oublier le passé
Non ?
On suit le canal
Direction Los Angeles
Je t'emmène chez moi À Trancas
Si tu restes ici Tu vas ressasser
Non ?
La meilleure chose qui pouvait...
Tu reviendras, rien ne presse
Pars, oublie ta tristesse
T'arriver
On est ta balise de détresse
La meilleure chose qui pouvait t'arriver
Il faut se simplifier la vie
La meilleure chose qui pouvait t'arriver
Il faut repartir à zéro Lâcher prise
Respirer Reprendre mes forces
Un petit voyage Pour chasser mon tourment
- Non ? - Si !
On fera un show Ou dix
Peut-être un sur le divorce
Le tribunal
Quel décor fascinant Non ?
- Si. - Si.
La meilleure chose qui pouvait t'arriver
Hier est passé
La meilleure chose...
Observons la belle campagne
Prends le soleil Reviens bronzé
Bientôt, tu iras de l'avant
- Nous, en roulant - Ton heure est là
Compte jusqu'à trois
Relance les dés Encore une fois
Rester sur la même voie
Ne te fera pas progresser
Tu peux progresser La leçon
C'est de progresser
Rien n'est juste Le jeu est truqué
C'est dur de recommencer
Non ?
Regarde la main que la vie t'a donnée
On est là Tu nous vois ?
- Tu nous vois ? - Tu nous vois ?
- On est là - Tu le sais
- Tu nous vois ? - Tu le sais
- Non ? - Oui !
Oui ! Oui ! Oui !
- Oui ! - Oui !
Je t'aime, Frank !
Maintenant, tu le sais !
Ce n'est qu'un gamin
Pourquoi m'aimerait-il ?
Il aime ce que je peux faire pour lui
Il pense que je peux être là pour lui
Est-ce que les poules ont des dents ?
Pourtant
Et si
J'étais faite pour toi ?
Mais tu n'es qu'un enfant
Mon chéri
Et mon mari
A besoin de moi
D'accord
Les poules ont des dents
Et je suis amoureuse
Du mauvais gars
Je n'ai rien choisi
C'est pas ma faute si J'aime celui
Qu'il ne faut pas
Et on va de l'avant
On se dit que l'amour ne durera pas
On y croit
Mais je dois dire
On aurait dû continuer de grandir
Grandir
Au lieu de juste continuer
Grandir
Continuer
On avait la belle vie
La belle vie
Mais c'est fini
C'est fini
La belle vie
C'est fini
Faut se dépêcher
si on veut voir la fin !
JOE JOSEPHSON PRÉSENTE MARIS MUSICAUX
Chut !
C'est la première, vous aviez oublié ?
Désolé, mais c'est incroyable.
Je te le fais pas dire.
Pas croyable que juste avant le début,
vous quatre ayez quitté vos places
pour vous sauver comme des...
- Des meshuggeners. - Oui.
C'est Evelyn.
Elle a perdu les eaux.
Elle n'a rien dit
jusqu'au dernier moment.
On vient de la mettre dans le taxi.
Tu n'es pas avec elle ?
Elle a refusé net.
Elle ne voulait pas que son mari rate la première.
Elle veut que j'enregistre les applaudissements.
Que Dieu t'entende.
Dès que c'est fini, on saute dans un taxi
et on file à l'hôpital.
Promis.
C'est calme.
Très calme.
Ça veut dire
qu'ils sont très concentrés.
"Tais-toi, Mary."
Retournons-y pour la fin.
Enfin, la "fin"...
Maman, le taxi qui attend, c'est pour Charley.
Avec papa, prenez le suivant.
On se voit bientôt, mon cœur.
Je te raconterai.
Je voulais qu'il soit là.
Il y était.
On t'aime.
Et vous, merci.
Ça me dépasse
que des humains sensés choisissent...
- De vivre à New York. - De vivre à New York.
Charley, on enchaîne.
- Oui. - Encore
et encore et encore.
- Oui ! - Et moi...
Je peux produire.
Minute, Joe.
Tu veux produire "Virage à gauche" ?
Commencez par quelques succès.
Gagnez de l'argent.
Ensuite, vous pourrez vous rétamer avec une pièce politique
pour prouver votre intégrité.
J'ai une idée de folie pour vous, très commerciale.
Vous allez détester... puis adorer.
Frank, je ne dis jamais rien. Mais s'il te plaît,
écoute Joe, fais-le pour moi. Ensuite, tu feras "Virage à gauche".
Je sais ce que je veux.
Je sais que c'est dur pour toi,
mais fais-moi confiance.
Toi, fais-moi confiance.
Beth, les gars, c'est le moment. Écoutez votre cœur.
Mary, tu n'as pas d'enfant
et t'as écrit un bestseller,
donc, c'est facile à dire.
Beth, le succès, c'est dur à gérer.
Je pense qu'on saura gérer le succès.
Aussi bien que l'échec.
Écoutez ça
Non mais, écoutez ça
Vous savez ce que ça signifie ?
Je vous le dis
Non ! N'y pensez pas
Ne le dites pas Ça porte la poisse
Écoutez ça
Vous entendez ça ?
Tu es fière de moi ?
Fière, le mot est faible
Bon, je me lance
Au diable la malchance
Ce bruit
C'est
Le succès
C'est un succès
Les gars, on a gagné
Fini les pièces intellos
Dans des salles rikiki
Fini les plaintes des pros
"Ça manque de mélodie"
Fini les petites combines
Pour pas payer l'addition
Les producteurs qu'on se coltine
À chaque audition
Qui nous disent Dès la première note
"Les gars, c'est très...
"Comment dire ? Intéressant.
"Si je pensais
"que ça allait plaire à qui que ce soit, je signerais.
"Au suivant !"
C'est un succès
Ils ont tous adoré
Fini les sopranos Qui chantent
Comme des pieds
Fini les vieux pianos Où il manque la moitié du clavier
Fini les conseils d'agents
Qui en veulent pour leur argent
On lève les hypothèques
Dieu merci
C'est un succès
Mes vieux vont la fermer
Après toutes leurs salades Quand je parle de toi
"Tu crois pas qu'il te balade ?
"Son métier rime à quoi ?"
Ça va les rendre malades De te voir sur l'estrade
Remporter un Tony Award
Je remercie
les centaines de personnes qui ont rejeté
chaque pièce que j'ai écrite,
me permettant de tout rafler avec celle-ci.
Merci.
Écoutez ça Non mais, écoutez ça
Ce bruit Et quel bruit !
Celui qu'on attendait
Toute notre vie
- Écoutez ça - Écoutez ça
Écoutez ça
- Ce bruit - J'en reviens pas
Et quel bruit ! Le plus beau bruit
Pour la salariée que je suis
C'est du délire
Écoutez ça
Ce bruit Et quel bruit !
Celui qu'on attendait
Toute notre vie
Écoutez ça
- Écoutez ça - Écoutez ça
C'est le bruit du public qui perd la boule
C'est le bruit du Pape qui bénit la foule
C'est mieux que Funny Girl
Et La Cage aux...
... folles
C'est un succès
Un vrai succès
Que ce soit pour l'éternité
Un soir ou cent
Cette porte qui nous claquait au nez
On a mis le pied dedans
Pour oublier vos tracas
Prenez donc place
Et le mieux dans tout ça
Oui, la grande classe
C'est qu'on reste de vieux amis
Rien de moins que des vieux amis
Et les vieux amis
S'aiment dans la réussite et l'échec
Et nous, mes amis
Que dire de plus, les amis ?
À part qu'on tient Une vraie perle de Broadway
Jouée à guichet fermé
Un spectacle sensationnel
Qui fait fureur
Un monument
Un succès
C'est un succès !
Voilà notre raison de vivre !
Retournons-y, ayons l'air modeste.
Non, je vais avoir un enfant !
- On vient ! - Attendez !
Et la soirée ?
Allez-y à deux.
Frank, on refait une pièce pour Joe.
- Pas plus. - Une seule.
- Après, on fait ce qu'on veut. - Viens.
J'ai vu naître le dernier bébé d'Evelyn,
je veux pas rater celui-là.
Toi, va à la soirée.
Non, chérie, hors de question.
Mais si, je suis fière de toi.
On se voit à l'hôpital,
ou à la maison.
Je t'aime tellement !
Beth, attends !
Gussie est là, par pitié,
ne lâche pas Frank.
Il faut avoir confiance.
Pas toujours.
Je n'aimerais pas un homme indigne de confiance.
Hé !
La star.
Qui t'accompagne à la soirée ?
Je passe juste une tête.
Tu le crois ?
C'est le paradis !
Je vais cirer des pompes.
Prenez la voiture.
Quelle star ! Bientôt, il sera trop célèbre pour moi.
Tu vas voir.
Quelle bénédiction de rencontrer enfin un vrai artiste.
Je voulais te remercier.
Franklin Shepard, les planètes ne voulaient pas
qu'on se rencontre.
Mlle Carnegie, je vous dois tout.
Je ne t'avais pas dit...
Que c'est le destin qui nous a réunis ?
Depuis des mois, tu n'as fait
que charbonner !
Ce soir, je te montre ce que ça fait d'être au sommet.
Ils veulent tous rencontrer la star.
Les rêves ne meurent pas
Garde un œil sur ton rêve
Sans même t'en rendre compte
Te voilà
Les rêves s'essoufflent pas à pas
Mais n'abandonne pas ton rêve
Ton beau rêve
Des chemins gracieux
Un rêve prend du temps
Parfois la route est dure
- Parfois - Pas à pas
Certaines routes ne sont pas sûres
Certaines routes sont une belle aventure
- Courbe tes rêves - Des chemins venteux
- Des chemins venteux - Suivent ta route
Parfois la route est rude
Mais pas d'inquiétude
Pas d'inquiétude
1964
1963
1962
DEUX ANS PLUS TÔT
- Tu l'as vue - Très chic
- Vraiment - Et revue
- Belle critique - Vraiment
- Tu l'as vue - Chérie
Belle critique
- Vraiment - On achète
- Chérie - Très chic
- Vraiment - Et revue
- Belle critique - C'était bien ?
- Chérie - Ne dis rien
- Vraiment - Le meilleur
Le premier
Le dernier, le moindre
Le pire, le bas du panier
Le plus grand De tous...
Le seul
Le parfait... Abominable !
Merveilleux !
Frank.
- C'est le maire. - Je sais.
Mon actrice préférée.
- Je vois. - Regarde son cavalier.
Je me moque des stars.
- Je cherche Charley. - L'un n'empêche pas l'autre.
J'ai jamais vu autant de célébrités.
Qui ? Où ça ?
Il a dit quoi ?
Je lui ai pas parlé,
mais on est là pour une raison.
Il doit vouloir optionner la pièce.
J'en suis sûr. Mais au cas où...
Je vole les petits fours,
toi, tu gères les affaires.
Je m'en occupe, tu vas voir.
Tous nos efforts vont être récompensés.
Quoi qu'il demande,
dis oui.
Je veux qu'on soit riches aussi longtemps qu'on a été pauvres.
Les gens sont très élégants.
Zut.
J'aurais pas dû mettre des boucles d'oreilles.
- Mince. - Quoi ?
Eux, là-bas.
Ils fument de l'herbe.
J'ai déjà senti ça.
À Greenwich.
Je croyais que c'étaient les feuilles.
Quoi ?
Chérie, on a vu...
Chérie, on s'est bien... C'était nul, c'était super
- Le plus... - Quel génie
Du moins, avant
Le moins... Quel génie
Bonjour.
Vous me remettez ?
Franklin Shepard et Charley Kringas.
- Mon parolier. - Vous remettre ?
Cette soirée est pour vous,
selon notre comptable.
Mon Dieu.
Pardon.
Voici ma femme, Beth.
Vous écrivez ?
Non. Je suis notre source de revenus.
Je peux vous le voler ?
J'ai invité les personnes les plus riches
et influentes de la ville.
Mais aucune ne l'est autant
que vous le serez bientôt.
Je les appelle : "le Blob".
Ils absorbent tout.
Voici le Blob
Ceux dont on parle
Qui connaissent tous ceux
Que tout le monde connaît
Abominable !
- Merveilleux ! - C'est le Blob
- Peu nombreux, mais... - Super !
- Jamais seuls - Quelle idée
- Toujours accompagnés - Qui, lui ?
- Ils disent aux autres que penser - Alors ?
Je t'explique Ils écrivent les livrets
Produisent les pièces Exploitent les salles
Dessinent les costumes
Avec eux, on ne se repose pas Sur nos lauriers
- Albee, Warhol, Kurosawa - Ils lisent
Les livrets Voient les pièces
Squattent les salles Portent les costumes
Ils sont envahissants Pourtant
Personne n'est plus important
Dans aucune ville Dans aucun pays
Dans tout "tu-sais-quoi" entier
Miltown !
Gestalt !
Beth, ma chérie.
Un peu de gnôle ?
Je vais me jeter par la fenêtre.
Non, ce n'est rien.
Enfin, j'espère, je pourrai pas la rendre.
Joe, viens vite.
C'est une catastrophe. Un scandale.
Joe ?
Emmène cette délicieuse dame dans mon dressing,
qu'elle choisisse une de mes fripes.
Allez, Joe, du nerf.
J'ai honte, je pourrais mourir.
Tu as parlé à ma femme ?
On envisage quelque chose pour Broadway.
Joe, si tu te grouilles pas,
je me jette dans le vide-ordure.
Allez !
Vos chansons sont magnifiques.
J'en ai des nouvelles.
Vous êtes charmant.
J'admire les gens comme vous.
Vous semblez tout connaître, tout oser.
C'est vrai.
Je me suis inventée de toute pièce.
Depuis, je n'ai pas changé.
Je change ceux qui m'entourent.
Scotty,
ma douce,
voici ton nouveau client, Franklin Shepard.
Je t'appelle demain.
Ou l'inverse, je suis dans l'annuaire.
Moi aussi.
Que de points communs !
Je t'ai trouvé un agent.
Joe m'a offert une serre pour notre mariage.
Il est du genre à me vénérer.
Elle est magnifique.
Si elle te plaît, sers-toi.
J'ai épousé Joe parce qu'il m'aimait
et que j'aimais cette vie.
Et mon mari précédent parce que je l'ai cru
quand il a dit savoir écrire.
Et le premier...
Le premier ne compte jamais,
tu ne crois pas ?
Cette serre est aussi peu à sa place que moi.
Au début, oui.
Aujourd'hui, elle seule me ravit dans cette ville pourrie.
- T'as quel âge ? - J'ai 25 ans.
Quand je me dis que ça fait
un quart de siècle, je me mets à paniquer.
Tant d'ambition, et je suis bloqué à zéro.
Je ne peux pas... Quoi ?
Y a un truc que je fais
quand je veux tout savoir de quelqu'un très vite.
C'est un jeu.
Je te confie quelque chose sur moi
et tu me confies du tac au tac quelque chose sur toi.
J'appelle ça : "Échange d'otages".
Je ne suis pas heureuse.
À toi.
- Je ne suis pas heureuse. - Moi si.
Je suis au sommet, ou presque.
J'en suis si loin.
À des milliers de kilomètres.
- Jouer, c'est ma vie. - Composer.
Le succès est trop lent.
Le mien ne vient pas.
J'ai joué cinq fois à Broadway.
J'ai assisté à la fin des cinq.
Ça triche, ici.
Cinq shows à Broadway.
J'ai même pas débuté.
- Le chant. - La musique.
- Puis, le jeu. - La musique.
Le destin nous a réunis !
Je...
Bref.
J'ai joué dans tous ces spectacles.
Souvent plus courts que cette discussion.
Et Joe...
Joe a acquis un véhicule qui pourrait changer ma vie.
Et la tienne.
Nous voulons que toi et ton partenaire fassiez la partition !
C'est de la déception que je vois ?
On préférerait Virage à gauche,
on a auditionné pour ça.
Chéri, pas du tout.
On y travaille depuis trois ans.
Celui-ci sera plus rapide !
Il veut que tu comprennes bien :
ce doit être effréné, puissant et drôle.
Je veux une réussite. Qu'en dis-tu ?
Il faut savoir ce qu'on veut
Chéri
C'est la seule chose qu'il faut
Savoir
Tu auras ce que tu veux
Chéri
Arme-toi de patience
Gravir des montagnes est long
Chéri
Prends tout le temps de
Grimper
T'es un homme gagnant
Mais aussi débutant
Chaque chose en son temps
Grandir
C'est ce qu'on appelle grandir
C'est lorsque l'on commence à
Gagner en confiance
Grandir
Tu hais la latence
Mais après, tu vois
Tu seras en bonne voie
Qu'est-ce que tu en penses ?
D'accord.
Ce n'est pas subtil.
Ni profond.
"Lumières, bam, rideau." C'est amusant !
C'est opulent !
C'est Broadway.
Mon Dieu.
D'accord.
C'était quoi, ça ?
- Un doute. - Non.
Je fais ça pour retenir un moment.
Je ferme les yeux et j'avale ma salive, comme pour prendre une photo à chérir.
Je te chéris.
Que tous ceux qui n'ont ni bu, ni fumé, ni trop mangé
viennent ici. Allez !
Frank, regarde !
Chérie, c'est sublime !
Mary, où étais-tu passée ?
J'ai emprunté une robe au type du dessus.
Chérie !
Ça te va à ravir. Garde-la.
Elle me va plus.
Gussie, voici notre amie Mary Flynn.
Mary est relectrice, son premier livre paraîtra bientôt.
Pardon du retard.
Vous avez bien fait de commencer.
Mary, Charley et Frank sont inséparables.
Je dois nous séparer.
- Je vais chercher Charley. - Non.
J'ai besoin de toi.
Mary Flynn,
voulez-vous bien trouver Charley ?
Merci beaucoup.
Viens.
Ton mari est le compositeur le plus talentueux que je connaisse.
J'en suis folle, si je puis me permettre.
Moi aussi, si je puis me permettre.
Très bien.
Bien. Silence !
S'il vous plaît, écoutez-moi, parce que...
un jour,
vous pourrez dire :
"J'étais là quand."
Mon Dieu.
J'ai à mes côtés
le compositeur le plus exaltant de tous les temps.
Il va nous jouer sa chanson.
À la fin,
vous voudrez tous avaler du poison,
car il n'y aura rien de plus excitant.
Allez, posez vos derrières.
Fermez vos bouches.
J'ai l'honneur de vous présenter
Franklin Shepard et Charles...
Au nom rigolo.
Bref, cette chanson vient d'un petit spectacle qu'ils veulent faire,
qui, on l'espère, deviendra un grand spectacle qu'on voudra faire !
Attends. Un spectacle ?
- De quoi elle parle ? - Après.
Chante.
Ça commence comme une chanson
Un début calme et lent
Sans surprise
Un matin, je me réveille
En comprenant
Qu'on tenait quelque chose
Ne disons pas
Que c'était parfait
Des coups de colère, bien sûr
Mais pas beaucoup
Et juste un instant, pas plus
On savait, nous
Qu'on tenait quelque chose
Et si j'en voulais de trop
Avais-je vraiment tort
À l'époque ?
T'en voulais jamais assez
Très bien, allez
Je ne t'en voudrai pas
Et pendant ce temps-là
Tu prends pour acquis L'amour va s'estomper
On prenait tant pour acquis
Et je dirais
Ça aurait pu continuer
Au lieu de stagner
On tenait quelque chose
Cette chose
Partie
- Attendez. - Une seule ?
On veut la réécouter.
N'aimeriez-vous pas vivre au son de cette musique ?
- Si. - Assis.
Tout le monde assis.
Ils vont la refaire.
Encore une fois !
Non, Frank. Dis non.
Il a raison.
Ils nous adorent.
La gloire, c'est savoir quand arrêter.
Je chante avec toi. Allez.
Ça commence comme une chanson
Chanson
Un début calme et lent
Sans surprise
Un matin
Je me réveille en comprenant
"Joe, ce spectacle
- "Marquera un tournant." - Qu'on tenait quelque chose
Je peux avoir le vin ?
Ne disons pas que c'était parfait
- Des coups de colère... - Savez-vous
- C'est pas vrai - Tu rigoles
Et juste un instant, pas plus...
Un coup de Tammany Hall
Coincés dans le tunnel jusqu'à 6h30
Un spectacle qui les tuera
Vous avez lu ?
Jamais, ça ne marche pas
- On a besoin - Avez-vous
Jusqu'à 6h30
C'est un coup de Tammany Hall
Avez-vous lu, jamais Ça ne marche pas
On a besoin, avez-vous, jusqu'à six...
Jamais assez
Très bien, allez
Je ne t'en voudrai pas
- Chérie - On a vu le nouveau
- Chérie - Le plus exaltant
Avez-vous lu, jamais
Ça ne marche pas On a besoin
Jusqu'à 6h30
Un spectacle qui les tuera
À la campagne
C'est un coup de Tammany Hall
Le plus grand, c'est le seul
C'est le seul, c'est parfait, Le seul
C'est le vrai, c'est la vérité Le final, le...
Voyager, c'est le pied
Rouler vite dans la campagne
Joyeusement, nous on roule Nous on roule
On attrape les rêves
Hier est passé
Observons la belle campagne
Joyeusement, tout le monde
1961
Des chemins gracieux
Des chemins venteux
Si on n'a plus le contrôle du tout
On s'embourbe et on tombe dans un trou
On cale sur la route Avant que ça roule
1960
C'est 1960
Oh, quelle belle année ce fut
DOWNTOWN CLUB 19 SOIXANTE
Tant de jours heureux
Tant d'émerveillements
Qu'on ne sait par où commencer
Y a Xerox, le laser
Le twist, la pilule
Au Brésil, une commune
Où personne ne circule
Khrouchtchev ne crie plus
Le Librium est venu
Et Nixon a perdu
Donc, adieu à Ike et aux gros bonnets
Aux années bien sympa, mais strictes
C'est vrai, Ike est une tare
Mais il vaut mieux que Richard
Voici la première famille avec classe
En masse
Pardon.
GÉNÉALOGIE DES KENNEDY
- Y a Bobby - Et Jackie
Et Jack
Il y en a plein d'autres en vrac
Ethel et Teddy et Pat sont seuls
- Et Eunice - Et Peter
- Et Jean - Et Joan
- Et l'autre - Stephen
Ne quittez pas Celui de l'armée
- De l'armée ? - Capitaine ? Général ?
- Sergent - Voilà
Tant de cartes dans le paquet
Il faut savoir les surveiller
L'un d'eux est beau et jeune et riche
Un autre est beau et jeune et riche
Les autres sont beaux
Et jeunes et riches.
Il faut bien dire que ça claque
Pour Bobby et Jackie et Jack
Et Ethel et Ted et Eunice et Pat
Et Joan et Steve et Peter et Jean et Sarge
Il en reste sûrement des dizaines Au large
On ose
Et Joe et Rose
Allez, 29, 32, 54 ! Go !
Bobby, passe longue !
Salut. Ravi de vous voir.
On redonne du style À la Maison-Blanche
Je commence par la peindre en beige
On la transforme En un phare d'excellence
- De glamour - De beauté
Et d'art
L'orchestre de Budapest Qui joue Vivaldi
Et Munch des extraits de Ravel
Et Leontyne Price Chante un air
Un medley de "Meinstersinger"
Et Margot Fonteyn danse "Giselle"
Avec elle ?
Comme elles seraient belles
Puis Bernstein jouerait Sur le piano Bechstein
Et Auden lirait des poèmes
Voilà pour vous.
Et Galina Vishnevskaya
Gesundheit.
Et la soprano russe
Qui prononce son nom
Est assez plaisante
On redonne du style À la Maison-Blanche
La culture est décontractée
Accueillons Tebaldi
Elle remonte le moral
Et Oleg Cassini
Je ne le trouve pas mal
Qu'en est-il de Heifetz
- Et Callas - Et Gielgud
Plus tard, quand l'ambiance est divine
On les pousse tous dans la piscine
La dernière. Pardon. Merci.
Bobby, je te nomme procureur.
Mais lâche-moi.
- Avec Bobby - Et Jackie
Et Jack
Dans la Maison-Blanche, une attaque
Huit ans, c'est la limite Mais ça suffit
- Alors, ce sera Bobby - Teddy aussi
Ou Peter ou Stephen
Ou toi, aussi
Et puis le Colonel
- Colonel ? - Général
- Général ? - Enfin
- Sergent - Oui
Tout ça pour prendre le relais
Si les choses sont chamboulées
Un jour les élections disparaîtront
Car sur le trône Nos enfants monteront
Leurs enfants auront des enfants et petits-enfants
C'est une affaire de famille
Pour obtenir une nation Faite de relations
De Bobby et Jackie et Jack
Et Ethel et Ted et Eunice Et Pat et Joan
Et Steve et Peter et Jean
Et Sarge et Joe et Rose
Impose, impose, impose
La décennie se résilie
Et le pays peut-être aussi
Merci.
L'équipe de notre revue, Frankly Frank,
dans son cinquième mois triomphant,
vous remercie d'être venus ici,
où nous jouons deux fois
par soir, sauf ce soir.
Arrête.
Bref, revenez avec un ami,
faites-vous des amis
ou revenez et devenez un ami. Merci.
Excusez-moi.
Pardon, mais j'étais ravi
de voir votre nom sur la liste, M. Josephson.
Moi, je suis juste un serveur.
En fait, je cumule trois emplois actuellement,
en attendant le lancement de mon invention.
Voyez-vous, j'ai inventé une toute nouvelle machine
qui répond au téléphone en votre absence.
Ou en votre présence.
Mais je n'arrive pas
- à trouver les investisseurs... - Hé, gamin !
Il y a déjà des services de répondeur avec des opérateurs
qui, devine, font exactement la même chose
que ta satanée machine.
M. Josephson, pour seulement 4 000 $, je signerai immédiatement un contrat
vous donnant 50 % du rendement.
J'habite dans un penthouse, gamin, pas dans un asile.
Toutefois, j'investirai
mon dernier centime si tu trouves une idée sensée,
comme cette nouvelle technique de l'Odorama.
Je...
Quand aurai-je enfin un serveur normal ?
M. et Mme Spencer. Je suis Mary Flynn.
Frank et Beth seront là dans un instant.
Vous devez être ravis à propos du mariage.
"Ravis", pas exactement.
Vous n'imaginez pas à quel point Frank sera important.
Non, en effet.
Vous êtes aussi dans le monde du spectacle ?
Non, juste une fan.
Je n'ai jamais entendu de musique comme celle de Frank.
Nous non plus.
Je travaille pour le magazine Look...
Ça, c'est un emploi stable.
Je déteste ça.
C'est pour ça que ça s'appelle un "travail".
Pardon, M. Josephson.
Frank Shepard. Vous vous souvenez de moi ?
Notre équipe est bouleversée de voir
qu'un homme comme vous
vienne voir notre petite revue.
Vous vous souvenez de Shirley Akinola ?
Gussie Carnegie, maintenant.
Elle a un nouveau nez. Un nouveau look.
Un nouveau nom.
Et regardez ce qui se cachait là-dessous.
Oh, toi alors.
J'étais sa secrétaire à temps partiel pour payer mes cours.
On vous admire tellement sur scène.
- Merci. - Un talent gâché sur de petites scènes,
jusqu'à mon arrivée.
Mais vous, vous devez faire quelque chose de bien,
car ma fiancée, ici, traverse un divorce difficile,
et vous l'avez fait rire.
Joe.
J'ai trouvé ça génial.
D'habitude, on est bien meilleurs,
mais tout le monde était stressé de vous savoir ici.
C'est un soir stressant pour moi.
Je me marie.
- La femme du spectacle ? - Beth.
Vous êtes très jeune.
Mariage moins vieux, mariage douloureux.
J'ai 23 ans. Le parolier, qui a mon âge, a déjà un bébé.
Excusez-moi, M. Josephson.
Charley Kringas, mon collaborateur, qui a auditionné pour vous.
Oui, je le collabore et il me collabore.
Pardon.
Mazel tov.
Votre art se fait plus commercial, ce qui est bien, car croyez-moi,
si vous vous mariez, vous aurez besoin de blé.
Mais je vais vous dire,
à moins que la fille soit enceinte, annulez.
Bon mariage.
Frank, tu sais...
Tu n'es pas obligé.
- Mais je le veux. - Super.
Frank, si c'est vrai qu'on finit par ressembler à ses parents,
tu auras des ennuis.
Mary, tu crois que c'est une erreur ?
Eh bien...
Si tu veux vraiment savoir ce que j'en pense...
Frank, ne panique pas, mais mes parents veulent nous parler avant la cérémonie.
Frank...
- Je ne suis pas enceinte. - Quoi ?
Tu veux toujours m'épouser ?
Et toi ?
Avant, c'était pour le bébé.
Maintenant, c'est pour toi.
Moi aussi, c'est pour toi.
- Je suis enceinte. - Beth !
Je voulais juste vérifier.
Elizabeth !
Mon Dieu. Maman.
- Ça va comme ça ? - Ton père et moi
voulons te dire une chose.
Ça fait deux jours que tu le répètes.
Elizabeth, il n'a même pas de travail.
Ma fille va redevenir secrétaire légale pour subvenir à vos besoins.
Maman, je t'ai dit ça en privé.
Mme Spencer, ce club n'est pas le but de ma vie.
Je veux écrire de la musique.
Pour ce faire, je joue ici. J'accompagne des chanteurs.
Je joue pour des cours de danse.
Je fais tout pour continuer à écrire de la musique.
Mon garçon...
Nous pouvons vous donner 2 000 $, ici et maintenant.
- Papa. - Annulez
ce mariage ridicule !
Beth et moi allons nous marier.
Avec ou sans votre accord.
Le pasteur est arrivé.
- Où est Evelyn ? - Qui c'est ?
Le pasteur, j'imagine !
Non, Evelyn est ma femme
et elle est au fond de la pièce.
Les mariages sont souvent interrompus
par ses sanglots.
Que je ne prends pas pour moi.
Commençons.
Elizabeth.
La bague de Mamie.
Merci, maman.
Papa ?
Elizabeth.
Viens ici, mon bébé.
Chéri, ça pourrait être pire.
Au moins, elle n'est pas enceinte.
Chers amis, bonsoir.
Avant les vœux, Frank et Beth ont demandé à s'exprimer.
Frank ?
Beth...
Je suis si heureux de t'épouser là
où je t'ai rencontrée et aimée.
Je suis juste heureux de t'épouser.
Et j'aimerais remercier nos amis proches
d'être ici avec nous,
le jour le plus important de nos vies.
Beth ?
Pas un jour ne passe
Pas un seul jour
Mais tu fais partie de ma vie
Tu resteras toujours
Et plus les jours passent
Plus je me dis
"Quelle est la fin ?"
Ça ne peut pas être mieux Plus longtemps
Mais c'est toujours mieux Et plus résistant
Plus profond, imminent
Plus libre et innocent
Plus riche et transparent
Et pas
Pas un jour ne passe
Pas un jour béni
Mais tu fais partie de ma vie
Et tu ne t'en vas pas
Et je te dis, là
Si tu pars, je péris
Je veux jour après jour Après jour après jour après
Je périrai
Jour après jour après jour Après jour après jour
Au fil des jours
Au fil des jours
Au fil des jours
Comment ça arrive ?
Jadis, tout était clair
Comment t'es-tu perdu dans le noir ?
Fais demi-tour et reviens nous voir
Comment ça arrive ?
Et à quel moment ?
La route derrière a-t-elle disparu ?
Et le contrôle Quand l'as-tu perdu ?
Et comment diable es-tu apparu ?
1959
1958
1958 VIRAGE À GAUCHE
- T'avances bien ? - Oui, et toi ?
- Ça va. - Tu m'en diras tant.
- Salon de thé russe. - Bonjour.
- Mary. - Dis bonjour.
J'ai trouvé un job.
- Où ça ? - True Romances.
- Comme modèle ? - J'écris des légendes.
- Et le livre ? - Quoi ?
- Rien. Tu y travailles ? - Oui.
- Bien. - Non.
- Mary. - Je sais, Balzac et moi.
J'ai fini l'acte
- J'ai une audition - Moi, le récit
- De pianiste - On mange où ?
- Je suis à Playboy - L'éditeur a dit
- Je réécris - Mes parents arrivent
- J'ai vu My Fair Lady - J'ai réécrit
- Ça m'a plu - J'ai jeté le récit
Je vois un agent
On se réunit samedi
On ouvre les portes
En chantant "On est là"
Et jour après jour
On improvise
Cette rive lointaine N'est pas si loin
On suit les étoiles le soir
Le temps est trop court
1959 VIRAGE À GAUCHE
- J'ai appelé un producteur - Envoyé l'acte
- Entamé le récit - On va le voir
- J'ai lâché la fac - Je vois un musicien
- Je joue au club - Ils font mon acte
- À Redbook - J'ai réécrit
- J'ai fini le récit - On répète
J'ai jeté le récit Puis le musicien
Je passe à Popular Science
On ouvre des portes
En chantant "Nous voilà"
On met les voiles, à l'improviste
Cette rive lointaine Maintenant se rapproche
On est sans peur, ni reproche
Et là le temps file
Bum-bum-bu-bum-bum bum-bum
La-da-da-da-da da-dum
- T'avances ? - Oui, et toi ?
- Fini ! - Une minute.
- Paradis de Hambourg. - Bonjour.
- Mary. - Dis bonjour.
J'ai un autre job.
- Où ça ? - Chic.
- C'est quoi ? - Nouveau,
des images animées.
- Et le livre ? - Quoi ?
L'éditeur l'a ?
- Oui. Non. - Mary.
- J'ai pas... - Fini !
- Je te rappelle. - Bon.
- C'est un brouillon. - OK.
C'est pas parfait.
- Tu chantes ? - Oui.
Qui veut vivre à New York ?
Les soucis, le bruit La chaleur, la saleté ?
Qui veut les poubelles Encombrant la chaussée ?
Soudain, moi, je veux
Ils pètent toujours les plombs
Je changerai ça
Les flics, les taxis Les vendeuses de Saks
Si on a un faible Pour les maniaques
Soudain, moi, je veux
C'est génial, formidable
Le reste, c'est pareil
Ce n'est pas tous les jours Qu'on ouït une telle partition
Mais si je me permets J'attire votre attention
C'est pas un air qu'on fredonne
C'est pas un air qu'on chante Bum-bum-bum-di-don
Il faut un air qui fait Bum-bum-bum-di-don
Je veux une mélodie
Donnez-leur de la matière
Laissez la foule entière Taper un peu du pied
Je vous dirai Si Stravinski a du succès
Je veux une mélodie
Oui, je sais
Pas ce genre de projet
Mais votre partition Serait un entre-deux
Jouez la composition Voici ce que je veux
Qui veut vivre à New York ?
Je hais la saleté La chaleur et le bruit
Mais depuis toi, je...
Écoutez, c'est peut-être moi
Mais cette mélodie
N'est pas fredonnable !
Comptez pas vos heures Laissez vos coordonnées
Moins précurseurs
Laissez vos coordonnées
Écrivez une simple Mélodie-di-di-di-di-di
A-di-di-di-di-di-di
Les répètes sont finies Tout l'argent est parti
On a fait un numéro Mon livre, c'est zéro
Le club a été pillé Je donne des cours
- Mes parents arrivent - Ratée, ma lessive
- On m'a volé - J'ai vu le musicien
- On nous expulse - Je broie du noir
On se retrouve dimanche Ils ferment les portes
En chantant "Dehors"
On gravit plutôt des montagnes
Cette rive lointaine est de pire en pire
On apprend à rebondir
Il nous reste des choses à dire
Une idée m'est venue
Quoi ?
On fait une revue
- Quoi ? - Quoi ?
On fera notre propre revue
- Quoi ? - Où ?
- Pourquoi ? - Quand ?
Des chansons, des scènes,
- du piano, du mime ! - Oui.
"Frankly Frank !"
Notre propre revue
- Où ? - Le club rouvre.
- Du neuf. - Avec du vieux.
- Et la fille ? - Oui ?
Il faut une fille.
- Mary. - Merci.
Je ne joue qu'au dîner.
Qui veut vivre à New York ?
Les soucis, le bruit La chaleur, la saleté ?
Et les poubelles Encombrant la chaussée ?
- Suivante ! - Je peux chanter plus aigu !
Qui veut vivre à New York ?
Qui veut vivre à New York ?
Qui veut vivre...
Merci d'être venue !
Ils pètent toujours les plombs
Monte d'une tonalité.
Flics, taxis Vendeuses de Saks
Monte d'une tonalité.
Si on a un faible Pour les maniaques
Merci ! On te prend !
- Je suis Beth - Je suis Frank
Je croyais être navrante
- Mary - Charley
Au fait, on m'a dit de commencer samedi
- Quoi ? Tu rigoles - On n'est pas prêts
Quelqu'un a annulé Sa réservation
- Chansons ? - Costumes ?
Comment tout apprendre ?
Je t'apporte tout
- Ce soir - J'ai pas fini
Mais il faut la musique
On verra tout ça dimanche
On ouvre les portes
En chantant "Nous voilà"
Et tous les jours On improvise
Cette rive lointaine n'est pas si loin
On suit les étoiles le soir
Le temps est trop court
On frappe aux portes
En criant "Encore nous"
On risque tout à l'improviste
Cette rive lointaine se rapproche encore
Ce qui nous reste alors
C'est de compter jusqu'à dix
On n'a pas le temps
Les routes sinueuses
Glissent à travers la campagne
Joyeusement, nous on roule Nous on roule
On attrape les rêves
Des rêves qui explosent
En réveillant la campagne
Joyeusement, tout le monde
Leur chante un air
Nous, en roulant
Nous, en roulant
Nous, en roulant
Nous, en roulant
TOIT, 1957
Que fais-tu sur le toit ?
Je sais pas.
Tu aurais pu le dire.
- Tu dormais. - Le réveil vient de sonner.
Tu vois quelque chose ?
- Quelque chose ne va pas ? - Non.
- Que fais-tu ici ? - Je pouvais pas dormir.
Charley... J'ai lu tes deux pièces hier soir.
Si géniales, j'ai pas pu m'endormir.
Je croyais que tu étais fâché.
Je dois dire aux gens
de me réveiller quand ils me trouvent génial.
Je tournais.
Je pensais à ces deux ans gâchés à l'armée,
et lire tes pièces...
"Gâchés" ?
Et cette musique ?
- Ça, c'est génial. - Quoi ?
Vraiment ?
Oui.
Frank, tu n'écris pas que ce que tu sais.
Tu écris ce que tu sais.
D'accord.
Cette pièce, Pretty Politics, sur le Sénat.
Et si on en faisait une comédie musicale ?
- Continue. - J'ai un meilleur titre.
Virage à gauche.
Un meilleur titre ?
C'est important.
Les comédies plaisent.
Un excellent moyen pour exprimer des idées importantes,
qui peuvent faire la différence.
Charley, on peut changer le monde.
C'est un début, un changement
Ça a commencé
Les contours se floutent doucement
Hier, c'est du passé
Fais un pas
Écoute ce qu'il se passe
Nous sommes ce qu'il se passe
Ne vois-tu pas ?
On façonne les choses à la main
On sera dans le journal de demain
C'est à nous de leur montrer
C'est notre tour
Respire bien
Les mondes à changer et acquérir
C'est à nous, là
Toi et moi, vieux
Toi et moi
Salut.
On voulait juste voir, ma coloc et... moi.
Excusez-moi.
Elle doit être de Barnard.
Les filles là-bas sont fofolles.
- Tu as l'heure ? - Oui.
Six heures moins le quart.
Tu as déjà pensé au mariage ?
Non.
Moi non plus.
Dans un futur lointain, peut-être.
Sens comme ça tremble au bord du gouffre
Quoi ?
Tout
Ça te fait frémir
Réfléchir
Il y a tant à chanter
Et toi et moi
On chantera tels des oiseaux
Moi, la musique
Et toi, les mots
Dis-leur ce qu'ils ne savent pas
C'est à nous de leur montrer
C'est à nous de sentir
Les mondes à changer et acquérir
C'est à nous, les émois
Toi et moi, vieux, toi et moi
Fais un pas
Écoute ce qu'il se passe
Nous sommes ce qu'il se passe
Autrefois
On avait ce sentiment inouï
Qu'on les enverrait au tapis
Aujourd'hui, c'est possible
Un jour accessible
Nos têtes sont en jeu
Faites place et faites vos jeux
C'est à nous, là
Toi et moi, vieux, toi et moi
Toi et moi
Je voulais pas être si habillée avant.
- J'arrive trop tard ? - Non.
Ma colocataire arrive.
Je suis Charley. Voici Frank.
- Mary Flynn. - Enchanté.
- Salut. - Appartement cinq.
La semaine prochaine,
quand je serai libéré de l'armée.
Frank a son week-end pour nous aider.
Il y a beaucoup à déménager.
Une machine à écrire, deux matelas et un piano.
C'est toi qui joues du piano depuis avant-hier ?
- On est expulsés. - Pas du tout.
Tu es génial.
Sincèrement génial.
Sincèrement, merci.
Je suis venue sur le toit pour mieux entendre.
Je parle trop,
et je souffre en rentrant chez moi.
Tu es sincèrement génial, toi aussi ?
- J'écris. - Il l'est.
Columbia, Juilliard.
C'est ce que je veux faire : écrire.
Mais comment on compose de la musique ?
Pour moi, c'est le don suprême.
Je devrais l'épouser.
On t'a déjà dit que tu sais quoi dire ?
Jamais.
Mais... Je veux vraiment savoir.
Écrire de la musique n'a rien à voir avec les mots.
C'est une question de sons, de sentiments.
Pour moi, la musique, c'est tout.
C'est tellement créatif.
Sans la musique, je serais mort.
Un jour, Frank sera un grand compositeur.
Vraiment ?
Je pense que tu l'es déjà.
Mary ? Tu es là ?
Il y a des garçons.
Oh non !
Evelyn.
Evelyn.
C'était Evelyn.
On devrait regarder. Ça arrive maintenant.
- Tu vois ? - J'espère qu'on ne l'a pas raté.
Il devrait arriver maintenant.
- Oui, le voilà. - Oui, je le vois.
- Où ça ? - Il est là. Là-bas.
C'est vraiment phénoménal.
C'est phénoménal.
Vous dites Sputnik ou "Spoutnik" ?
J'appelle ça un miracle.
Mon Dieu.
On doit être les plus chanceux de la Terre.
À partir de maintenant,
après ce moment qu'on partage tous les trois,
rien ne sera plus jamais comme avant.
Vous comprenez que maintenant, tout est possible ?
Tout ce dont on a rêvé.
Quelle belle époque pour débuter.
Pour être en vie.
C'est un début, un changement
Ça a commencé
Les contours se floutent doucement
Hier, c'est du passé
Fais un pas Écoute ce qu'il se passe
Nous sommes ce qu'il se passe
Ne vois-tu pas ?
On façonne les choses à la main
On sera dans le journal de demain
C'est à nous de leur montrer
C'est notre tour Respire bien
Les mondes à changer et acquérir
C'est à nous, là
Toi et moi, vieux, toi et moi
Dans des années on se souviendra
Et on reviendra
Achète le toit et colle une plaque
"Ici a commencé l'ère
"D'être sincère"
Nos têtes sont en jeu
Faites place et faites vos jeux
Nos rêves se réalisent
Toi et moi, vieux, toi et moi
Toi et moi, toi et moi
Toi et moi
Toi et moi, toi et moi
Toi et
Moi
D'APRÈS LA PIÈCE ORIGINALE DE GEORGE S. KAUFMAN ET MOSS HART
D'APRÈS LA PRODUCTION DE THE MENIER CHOCOLATE FACTORY
Sous-titres traduits par : Chénel C, Maxime Le Guillou, Mélody Riesterer
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