All language subtitles for Merrily We Roll Along (2025) [720p] [WEBRip] [YTS.BZ]

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Downloaded from YTS.BZ

Official YIFY movies site: YTS.BZ

percussions

Filmé en direct du Hudson Theatre, New York

Juin 2024

Hier est passé

Observons la belle campagne

Joyeusement, nous on roule Nous on roule

La tête bourrée de rêves

Voyager, c'est le pied

Rouler vite dans la campagne

Tout le monde est joyeux

Joyeusement

On attrape les rêves

Nous, en roulant

Les rêves meurent pas

Garde un œil sur ton rêve

Avant de savoir Où tu es, tu y es déjà

Le temps passe et l'espoir s'évanouit

Mais tu peux tenter de réaliser ton rêve

Soigne ton rêve

Comment ça arrive ?

Rêver est chronophage

Jadis, tout était clair

Le temps passe

Comment t'es-tu perdu dans le noir ?

Fais demi-tour et reviens nous voir

Courbe ton rêve

Comment ça arrive ?

- Et à quel moment ? - Avec la route

Comment le rater ? N'est-ce pas clair ?

Comment peut-on le laisser s'échapper S'emballer ?

Comment en es-tu arrivé là ?

- Tu roules - Comment ça arrive ?

- Comment ? - On roule

Jadis tout était clair

- Tout le monde roule - Comment ça nous échappe ?

Ça s'éloigne doucement

De sorte à ne pas remarquer Ce qui se passe ?

Comment en es-tu arrivé là ?

Quand était le moment ?

Comment en es-tu arrivé là ?

Choisis une voie

Apprends à connaître la campagne

Bientôt, tu seras joyeux

Un joyeux praticien des rêves

Des rêves qui explosent

En réveillant la campagne

Te sentir joyeux, très joyeux

Qu'est-ce qui peut mal tourner ?

- Roulant - Certaines routes sont douces

D'autres sont accidentées

Sur certaines routes, on glisse

D'autres sont cabossées Et vont te secouer

Pourquoi se compliquer la vie Et s'énerver ?

Plein de chemins possibles

- Certaines douces - Un voyage

- D'autres accidentées - Tu as

- Certaines glissent - Une chance

Regarde autour de toi

- Cabossées - Un passage

Et vont t'affecter

- Compliquer - La campagne

- S'énerver - Maintiens le cap

Il y a plein de chemins à tester

- Te retourne pas - Sur certaines, on glisse

Ne te retourne pas, jamais, jamais

Ne te retourne jamais, jamais

Comment en es-tu arrivé là ?

Quand était le moment ?

Comment en es-tu arrivé là ?

Les routes sinueuses

Glissent à travers la campagne

Joyeusement, nous on roule Nous on roule

On attrape les rêves

Des rêves qui explosent

En réveillant la campagne

Joyeusement, tout le monde

Leur chante un air

Nous, en roulant

- Nous, en roulant - Nous...

1976 BELAIR, CALIFORNIE

Salut.

J'ai dit : "Frank, ce film est décisif"

J'aimerais te parler de...

J'ai dit : "Frank, un jour Tu dirigeras mon studio"

J'ai dit : "Tu as entendu la réponse ?"

J'ai dit : "Frank sait ce qui plaît au public"

J'ai dit : "Frank, ce film sera décisif"

- Tu sais quoi ? - Non.

Je m'amuse pas trop.

- C'est la fête ! - Regardez-le.

Ce Frank

Ce mec est trop fort

La fête est dehors.

Ce Frank

Tu as aimé le film ?

La touche platine

Plus de champagne ?

- Il a du goût, du talent - C'est le meilleur ?

Le sens des affaires

- C'est un prodige - Ce Frank

J'ai écrit le scénario du film de Frank.

Ton secret est sauf avec moi.

Frank.

Tyler, je te présente Meg,

la star de mon film.

Mon ami Tyler est l'homme qui a inventé

le répondeur téléphonique.

Et les gens ont peur que j'invente autre chose.

Ce Frank

Que faites-vous ?

Il a plein de conseils

Je bois.

Ce Frank

Non, mais comme métier ?

Et il est gentil

Je bois vraiment.

- Quel ami, quel hôte - Il travaille avec brio

- Sa femme est magnifique - Son fils, hétéro

Il est du genre facile à détester

Ce Frank

Qui dit qu'on est seul au sommet ?

Je dis : "Pourvu que ça dure"

Notre heure va arriver

Tous nos rêves vont se réaliser

Travailler dur, devenir riche

Être heureux

- Ça arrive - Ce sourire

La musique te manque ?

Il est canon et cool

C'était l'ancien moi.

Quel style

Il incarne le rêve américain.

Quelle belle piscine

Si vous ignoriez Ce qu'est le charisme

On ne peut être jaloux C'est un gentleman

C'est le genre d'homme

- Auquel on résiste pas - Ce Frank

- Franklin. - Meg, voici Mary Flynn.

Mary est ma meilleure amie, la plus chère et la plus proche.

Félicitations pour ton film.

Ta performance me marquera un moment.

Notre amitié remonte déjà.

Mais elle avance pas.

Franklin m'a donné un de vos romans,

et je l'ai lu plusieurs fois.

T'avais pas compris ?

Allons tous danser dehors !

Allez !

J'ai dit : "Frank, viens à Mexico"

Franchement...

Je crois que Frank Retourne chez Paramount

Quoi ?

Ce sont les bougeurs Ce sont les faiseurs

Ce sont les gens

- Qui font la une - Mexico

Ce sont les amis de Frank

- Retourne chez Paramount - Tous parfaits

Quand on voit un film à succès

Que peut-on dire ?

- Félicitations ! - Merci.

Ce sont les bougeurs Ce sont les faiseurs

Ce sont les gens Qui font de la fumée

Qui l'aurait deviné, il y a 20 ans ?

Qui aurait pensé qu'on en arriverait là ?

On aurait été si impressionnés

- Maintenant qu'on est avec les meilleurs - Mexico

Les brillants esprits

- Retourne à Paramount - Regardez qui les reçoit

- Mexico - Superbe, Frank

Acapulco, Mexique

Superbe, Frank

Quand tu fais un film Qui a du succès

Où vas-tu ?

Chez Paramount !

Non !

À nous.

Qui est comme nous ?

- Peu de gens. - Très peu.

Merci d'être venue.

Merci d'avoir payé le billet.

J'ai eu une lettre de Frankie.

Au moins, mon fils t'écrit.

Parce que je suis allée à sa remise de diplômes.

- Il m'a pas invité. - Moi non plus.

Comment va-t-il ?

Il a posé la même question.

- Pourquoi vous... - Frank !

- ... vous entendez... - La diffusion.

J'irai où Franklin Shepard ira,

car c'est là que vont les as.

Je viens de comprendre ce que ça signifie.

Une source sûre m'a dit que tu vends ta maison de Malibu.

Tu n'en voudras pas, y a pas de piscine.

Non ?

Dans mon trou à rat à New York, les chiottes sont toujours bouchées,

et la cuisine devrait être condamnée.

Mais pas de piscine ?

À la poubelle !

Allons boire un café, Mary.

Pauvre Frank

Je bois pas de café.

Il a bien géré ça

La caféine, c'est mauvais.

Ce Frank

C'est un film prévisible.

Loyal comme pas deux

Mais le prochain, tu verras.

J'en ai marre d'attendre.

Il est poli, courtois Quelles que soient les conditions

Ça a commencé avec le vin de ma Communion

Ce Frank

Qui a dit : "N'ira pas très loin" ?

Je dis : "Regardez où on est"

Notre heure est venue

Je dis : "Bien, vous et moi"

Je dis : "Ça tourne", je dis : "On y va"

Je dis : "Y a à manger dehors"

Ce Frank

Le film était fun.

Il devrait souffler

Il sait ce qui plaît.

Pas Frank

Il a révélé une star.

Il ouvre des horizons

J'aime un bon film film !

Si vous ignoriez Ce qu'est le charisme

On ne peut être jaloux C'est un gentleman

Le genre Qui devrait être président

Ce Frank

Ce Frank

Ce Frank

Frank.

J'ai vu une étoile filante, ce soir.

Je traversais la pelouse,

et tout à coup, j'ai vu...

Que vois-tu devant ?

Une étoile montante.

Quoi que disent les critiques

du film, ils vont t'adorer.

Absolument, quoi qu'ils disent du film.

Le scénario se corse.

Voici ma femme, Gussie.

Ceux qui ont vu un spectacle à Broadway la connaissent.

L'ourlet de ton pantalon.

Je pense que demain,

ils seront tous à tes pieds.

Scotty, c'est la vallée.

Tu étais dehors tout ce temps ?

C'est normal d'assister à la fête quand on en organise une.

Tu as chanté ?

Personne m'a demandé.

- Franklin. - Plus tard.

Tu m'ignores.

Oui.

- J'ai des sentiments. - Et moi, une femme.

Je t'aime tellement.

Et je t'aime aussi.

Je file. Je pars à New York demain.

Tant que tu es là,

ne rate pas la pièce de Charles Kringas.

C'est le seul spectacle

qui mérite vraiment son prix Pulitzer.

Chaque génération a son dramaturge.

Zut alors, qu'est-ce que je raconte ?

Vous ne savez pas qu'ici,

il ne faut jamais mentionner le nom de Charles Kringas ?

- Mary, bon sang ! - Voyez-vous,

Charley, Frank et moi,

on était proches, inséparables.

Qui veut m'accompagner dehors ?

Jusqu'à cette fameuse interview

dans laquelle Charley, devant la nation...

- Arrête ! - Je t'avais prévenue.

Les audiences de la côte est.

Ça a flambé.

"La surprise de Darkness Before Dawn

"est Meg Kincaid, une belle trouvaille."

À Franklin Shepard,

que je connais depuis qu'on a commencé

dans une petite salle de Greenwich Village.

À Frank Shepard,

félicitations au client que tous les avocats rêvent d'avoir.

Quarante ans, un carton à New York,

un autre à Hollywood,

- marié à une légende de Broadway... - Arrête.

... entouré par ceux qui travaillent pour lui, son argent...

On fait des discours ?

À Franklin Shepard,

le producteur,

l'homme qui a tout.

Et...

grosse, ivre et finie...

Je changerai ma place pour rien au monde.

Il est tard. Je dois aller me coucher.

Il attendra. Appelle-le.

Va-t'en, ivrogne.

Mets-la dehors.

Tu me donnes ça ?

Non, pas mon verre.

- Frank. - Mon Dieu.

Frank !

Bon...

maintenant, on m'invitera plus.

Vous sentez pas obligés de partir parce que je m'en vais.

Votre attention.

J'ai dit : "Votre attention" !

Vous m'écoutez ? Parce que j'ai un truc à dire.

Vous êtes tous des pourris.

Et toi...

Tu les mérites.

C'est triste.

- C'est une célébrité ? - Non, c'est une critique.

Elle a écrit un best-seller.

J'y croyais plus. Elle est enfin sortie de la vie de Frank.

Oui, et cette perte est insupportable.

Que s'est-il passé ?

Elle s'est coupée.

Non, ce n'est rien.

Meg s'est bien coupée.

- Non, ça va. - Ru, cherche un truc.

- De l'iode. - Tu vois ?

Quand on est une jeune star,

la moindre chose fait sensation et tout le monde est aux petits soins.

Poufiasse.

Ça s'est arrêté, je vais laisser respirer.

Vous savez faire des scènes.

J'ai l'iode. Où est le patient ?

Sur la pelouse.

- Elle imite une lèche-bottes. - M. Shepard.

Frank.

Je voulais demander :

comment devenir comme vous ?

Le pire vice est de donner son avis,

donc, je n'en donne pas.

N'écris pas que ce que tu sais.

Écris ce que tu sais.

Maintenant, va-t'en.

"Le pire vice est donner son avis" ?

T'as lu ça sur un T-shirt ?

Pardon. Y a un problème ?

Oui, toi et cette traînée.

Ne fais pas ça.

On organise une fête.

Tu m'as trahie, mais tu m'humilieras pas.

Tu vas arrêter ?

Je voulais te prendre,

mais le studio te trouvait trop âgée.

Dire que j'ai divorcé un homme plus que dévoué

pour épouser un type comme toi.

J'ai commis qu'une erreur dans ma vie,

mais je l'ai répétée plusieurs fois.

Je dis oui au lieu de dire non.

- Pardon. - Ne t'avise pas...

Tu veux savoir si c'est vrai ? Oui.

Tu comprends pas. Elle est sensible.

Elle tient à moi. Elle m'inspire.

Le radeau qui me maintient à flot.

C'est pathétique.

Après tout ce temps,

je vois que Charley Kringas avait raison.

Cet avorton était le seul à voir clair dans ton jeu.

Et j'envie Charley Kringas chaque jour.

C'est hilarant.

Venant d'un homme dont le travail est oublié

par le public dès le parking !

Si je pouvais recommencer,

tout refaire avec Charley,

écrire, changer le monde,

je renoncerais à tout ça.

Tu te mens depuis si longtemps que tu y crois sans doute.

Tu ne vois pas que j'ai honte de tout ça ?

Que je me méprise autant que toi ?

Je prétends que ça me plaît

pour cacher que je hais ma vie

et que j'aimerais que tout ça soit fini.

Je l'ai trouvée, elle chantait sur la pelouse.

- Désolé. Là. - Ne bouge plus

et laisse-moi mettre de l'iode.

Ma conjointe et moi vous souhaitons bonne nuit.

Meg !

Mon mari me disait à l'instant

que tu es la poufiasse naïve

- qui l'empêche de couler. - Arrête ça !

Tout à fait. Je vais arrêter.

Mais elle sera peut-être moins naïve.

Il couchait avec elle, Dory !

Tu disais que c'était fini !

Maintenant, ça l'est !

Toi et elle, et moi, et tout le reste.

C'est fini !

Comment en es-tu arrivé là ?

Quand était le moment ?

Comment en es-tu arrivé là ?

Les rêves ne meurent pas Donc garde un œil sur ton rêve

Avant de savoir Où tu es, tu y es déjà

Les routes se courbent

Et tu verras peut-être Que ce que tu as laissé sur le bas-côté

- C'est ton rêve - Rêve

- Soigne ton rêve - Comment ça arrive ?

- Le rêve est chronophage - Jadis, tout était clair

Le temps passe

Comment t'es-tu perdu dans le noir ?

Fais demi-tour et reviens nous voir

- Courbe ton rêve - Comment ça arrive ?

- Et à quel moment ? - La route

La route derrière a-t-elle disparu ?

Et le contrôle Quand l'as-tu perdu ?

Et comment diable es-tu apparu ?

- 1975 - 1974

1973 mille neuf cent soixante-treize

À L'ANTENNE

C'était Frank Sinatra, avec Good Thing Going,

tiré de la comédie musicale de Broadway Maris Musicaux.

Les compositeurs du spectacle,

Franklin Shepard et Charles Kringas,

sont avec nous dans le studio ce soir,

et nous allons les rencontrer pour leur parler.

Mais d'abord, les informations.

Hal ?

Voici la première nouvelle de cette édition

des "infos de New York."

Aujourd'hui, notre nation fête enfin

un cessez-le-feu au Vietnam.

Le tragique bilan des victimes s'élève désormais

à près de 46 000 Américains.

Judy ?

Plus localement, le maire Abe Beame...

Qu'en pensez-vous, M. Kringas ?

Mon pire cauchemar s'est réalisé.

- Je ressemble à Richard Nixon. - Charley.

- Charley ! - Non, Mary.

Ne me parle pas.

Tout ce truc est de ta faute.

J'ignore pourquoi je me suis laissé convaincre.

Le verre que vous avez demandé.

Mary, c'est gentil.

Allons, Charley. J'ai besoin d'un verre.

Oui, un. Tu veux quoi ?

Une bouteille de vodka et une paille.

- Où est Frank ? - Frank ?

En train de signer la composition d'un autre film

ou un contrat.

Je peux dire où Frank n'est pas :

avec moi, en train de travailler.

Quand j'ai appelé KT pour organiser l'interview,

j'ai clairement dit

que la seule chose dont vous parleriez...

serait votre prochain show et combien vous y travaillez.

Depuis qu'il a épousé Gussie,

Frankie ne travaille que dans sa chambre.

Où a-t-il appris ça, Charley ?

Sur ce fichu yacht.

Et qui l'a envoyé sur ce fichu yacht ?

Que Frank aille au diable.

J'ai commencé une pièce tout seul.

Si Frank se pointe pas très vite,

je me tire.

Je connais Frank.

Si tu te reconnectes à lui,

si tu l'engages publiquement aujourd'hui,

je te jure que demain, vous travaillerez

à nouveau ensemble, tous les deux.

Tu dois m'aider à le sauver, Charley.

Hé, vieil ami

Qu'en dis-tu, vieil ami ?

Arrange tout, vieil ami

Sois indulgent avec cette vieille amitié

Pourquoi être aux abois ?

On sera toujours là

Toi, lui et moi

Trop de vies sont en jeu

Une amitié aussi longue

Doit avoir un sens fort

Donc, si ton vieil ami a tort

Ses vieux amis Ne devraient-il pas l'aider ?

C'est nous, vieil ami

Quoi de plus à dire

Vieil ami ?

À nous

Qui est comme nous ?

Peu de gens

Charley

Pourquoi on peut pas être comme avant ?

J'aimais bien comme c'était

Charley, toi et moi

On était plus gentils

On était gentils

Les enfants et les villes Et les arbres étaient gentils

Tout

Je ne sais plus qui nous sommes

Et je commence à m'en moquer

Regarde-nous, Charley

Rien n'est comme avant

Je veux que tout soit comme avant

Aide-moi à arrêter de m'en souvenir

Tu t'en rappelles pas ?

C'était bien

C'était vraiment bien

Aide-moi, Charley

Tout remettre comme avant

Allez.

On sait que c'était mieux, à nous trois.

Arrête. On n'est plus tous les trois, Mary.

Maintenant, on est un, et un, et un.

Charley

Plus rien n'est comme avant

Je veux que tout soit comme avant

Dieu sait que tout était plus simple avant

Le problème, Charley

C'est que tout le monde fait ça

Pour blâmer les circonstances

On pointe du doigt comment c'était avant

On pointe du doigt comment

Ce n'était

Jamais

Bon sang, Mary.

Tu l'aimes toujours, après toutes ces années ?

Tu dois m'aider à me sauver.

Charley, Frank, c'est la pause pub,

puis, ce sera à vous. Venez.

- Frank n'est pas là. - Non ?

Où est Frank, bon sang ?

Frank est là et est désolé.

Depuis mon mariage,

ma vie est une suite de rendez-vous sur rendez-vous.

- Salut, mec. - Ça fait un bail.

Tu m'as manqué, mon pote.

Mary...

Bon sang, Mary, tu es superbe.

T'as perdu du poids ?

Un boulet de 82 kilos.

Il m'appelle encore.

Allez, Frank.

Dans la chaise, Frank. Charley, avec moi.

KT, je crois...

Je crois avoir vu mon ex-mari dehors.

Veille à ce que personne entre.

C'est un vrai aspirateur.

- Vite, Charley. - Merci.

- On doit y aller ! - Excusez-moi.

Mme Shepard, je sais que c'est déplacé,

mais j'ai écrit un scénario de film, Darkness Before Dawn,

qui serait parfait pour vous.

C'est déplacé.

Donnez-le-moi.

J'ai accepté que si je ne veux pas

qu'on me donne des scénarios, je ne peux plus sortir.

Frank, tu as dit à Mary que tu as signé l'accord pour trois films ?

Non.

Laisse-moi le dire à Charley.

J'attends le bon moment.

Bon sang.

Je l'ai expliqué à Frank.

On écrit pour Broadway, on est connu à New York.

Mais si on produit un film,

on est connu dans le monde.

C'est l'heure ! On y va.

Gussie.

Salut, Gus.

- Joe. - Tu es superbe.

Je suis occupée, Joe.

Oui, j'espérais que... Je...

J'espérais...

J'espérais que tu aies un billet de 100 à me passer.

Joe. Joe, je...

Bon sang.

Tu ne peux pas continuer comme ça, Joe.

Bon, c'est...

c'est la dernière fois.

Je réunis des financeurs pour ma prochaine pièce.

Désolée, Joe.

- Ils m'attendent. - Oui.

Je suis désolée.

Et maintenant, les gros titres.

La Cour suprême a annoncé sa décision

légalisant l'avortement.

La Cour a décrété que l'avortement se décidera

entre une femme et son médecin.

Une vieille controverse prend enfin fin.

Judy ?

Pour ceux qui nous rejoignent tard,

nous écoutons le tube de Frank Sinatra

par Franklin Shepard et Charles Kringas,

nos invités en direct de New York.

Frank, je ne peux te remercier assez.

Après ce que tu as fait pour mon divorce ?

La raison de tout ça.

- Ton fils ? - Regarde sa photo.

Non, mais fais-le à l'antenne, et je verserai des larmichettes

sans m'arrêter. Une vraie dingue.

Les gens adorent le sensationnalisme.

Il me semble que des félicitations s'imposent.

Il paraît que tu as signé un contrat

pour trois films.

- Qui t'a dit ça ? - T'en fais pas.

On m'a dit de ne rien dire à l'antenne.

C'est devant moi qu'il fallait rien dire.

J'attendais le bon moment.

Ça ne change rien.

Ce sont que deux-trois mois.

C'est toujours comme ça.

J'ai pas encore signé.

Tu sais combien de temps j'ai attendu que tu finisses ce projet ?

Attendez. On y est presque.

Un enfant à nourrir.

Une ex qui me ruine.

Qu'arrivera-t-il si on finit ça

et qu'il marche pas ?

J'ai quatre enfants.

Je me fous des autres.

Si on trouve ça bien...

On va commencer.

Pour lui, c'est bon si ça l'enrichit.

Bonjour ! On est de retour.

Bienvenue à "Aujourd'hui, à la place des célébrités new-yorkaises."

Nous avons deux hommes très talentueux avec nous.

Le monsieur sur ma droite...

- Franklin Shepard. J'ai failli oublier. - Et ?

Et c'est vrai. Pourquoi il mentirait ?

Je ne sais pas du tout qui je suis.

C'est mon bon ami et encore meilleur collègue,

Charley Kringas.

Les compositeurs de la comédie musicale Maris Musicaux,

du spectacle comme du film.

Ils ont aussi écrit Sweet Sorrow.

Et leur dernière collaboration s'appellera Virage à gauche.

Mais on en reparlera après.

Beaucoup plus tard.

Vous avez récemment épousé la star de ce spectacle,

Gussie Carnegie.

- Pas vrai ? - C'est vrai.

Et je suis marié à Evelyn.

Tout Broadway dit

que vous êtes les prochains Rodgers et Hammerstein,

ou Lerner et Loewe.

Irving et Berlin.

Commençons par le début.

Vous venez de Chicago.

Vous fréquentiez la même école et la même fac ?

Non. J'étais à Columbia, lui à Juilliard.

Donc, vous avez toujours été des amis très, très proches.

Jusqu'à aujourd'hui.

Comme tous partenaires,

on a eu des disputes,

mais la magie opère entre moi et Charley.

Entre Charley et moi.

J'adore ça.

Comment vous travaillez ?

Je peux répondre ?

Je vous en prie.

Comment on travaille ?

Oui.

Eh bien, il fait...

Et moi, je fais...

Et très vite, on

Fredonne un truc

Et c'est ce qu'on appelle Écrire une chanson

Puis, il fait

Et moi, je fais

Et le téléphone fait "Dring" !

Il se mets à marmonner, marmonner

"Oui," marmonne, "Non, Jerome"

Marmonne, marmonne

Jerome est son avocat

Marmonne, marmonne "Vas-y, Jerome"

Raccroche, "Pardon,"

Alors, je fais

Et il fait

Et je fais

Et on commence à écrire

Buzz ! "Désolé, Charley," Buzz !

La secrétaire, À l'interphone, "Oui, Mme Buzz"

"C'est un messager"

"Merci, Mme Buzz Faites-le attendre

"Appelez une voiture Et la banque

"Passez-moi la côte Est-ce..." Dring !

"Désolé, Charley" Marmonne, marmonne

"Vendre actions," "Acheter droits"

Marmonne, marmonne

Buzz ! "Attendez"

Buzz ! "Oui, Mme Buzz"

"C'est l'interview"

"Merci, Mme Buzz Faites-le attendre

"Appelez une voiture Et la côte

"Et la banque, c'est fait ?"

Le téléphone sonne Les actions sont vendues

Et nous autres avons attendu

Il fait des films

Et maintenant, c'est une entreprise

Je reste Avec ma femme et mes petits

À attendre les offres de films

J'ai un petit voilier

Il me permet de méditer

Il s'envole pour la Californie

Je parle de lui à mon psy

Voilà comment on travaille

Moi et Franklin Shepard, Inc.

Je commence à aimer ça.

Je promets d'être honnête si vous gérez les poursuites judiciaires.

Frank, quand vous travaillez ensemble,

j'ai toujours été curieuse.

Qu'est-ce qui vient en premier, les paroles ou la musique ?

En général, le contrat.

On dirait que c'est mal qu'un artiste gagne de l'argent.

De l'argent ?

Vous avez dit "de l'argent" ?

Non, j'aime

Beaucoup l'argent

C'est mieux que rien

Mais quand c'est

Argent. Argent.

Quand on aime trop...

L'argent...

Et qu'on devrait...

Écoutez.

Frank est doué pour se faire de l'argent.

Mais vous savez quoi ? D'autres le font mieux.

Oui, et Frank est très doué pour faire de la musique.

Et vous savez quoi ?

Personne le fait mieux.

Mais le téléphone sonne, Le buzzer aussi

Et je ne sais pas ce qu'il fait

Mais il gagne plein d'argent Et beaucoup pour moi

Donc, je me dis : "OK" Et je commence la pièce

Mais il le sait, Car peu de temps après,

Ça fait : "Dring ! Salut, mec

"On écrit une pièce ? J'ai une idée

"On aura tous les droits Et deux semaines

"Avec un droit sur les garanties

"Et un pourcentage sur la facturation"

Et me voilà en Californie

À accepter des offres Et à me voir rougir

Les affaires reprennent, et juste ça

Avec Franklin Shepard, Inc.

Ça arrive sans prévenir

Ça arrive plus sournoisement Qu'on le pense

On commence avec une simple chanson À chanter

D'un coup, on est Franklin Shepard...

Attendez, je vais trop loin.

Franklin, je voulais...

On n'est pas si proches.

- Pas comme avant. - Frank...

L'amitié, c'est comme les fleurs.

Il faut les arroser et en prendre soin.

Et ça me manque, tu sais.

Je veux retrouver ça.

Écoute.

Il ne s'est rien passé de permanent

Ce n'est qu'un défaut temporaire

L'amitié est une chose Qu'on ne perd pas vraiment, ma foi

Mesdames et messieurs, retenez-moi,

le plus grand compositeur et parolier qui soit.

Appelez-le. Écrivez-lui.

Arrêtez-le dans la rue. On le reconnaît.

Il vérifie son livre de compte.

Dites à cet homme de retourner au piano.

Ça arrive sans prévenir

Chaque jour, on est au bord du précipice

D'abord les prix, puis les interviews

Bon sang

Je crois que c'est arrivé

Arrêtez-moi, je sens que je glisse

Un triomphe de plus que je ne peux refuser

Si ça vous a échappé,

c'est ma première télé et la dernière ! Non !

Le fait est que quoi qu'il arrive,

On ira tous boire un verre

C'est l'homme que j'aime

Le type qui est à l'intérieur

Marmonne, marmonne

"Vite, appelle le président

"Il y a un fou à la télé"

À l'intérieur

"Buzz ! Dring !"

À l'intérieur de Franklin Shepard

Écrivez-lui, de la part de Banque Lamba, USA.

Inc.

On revient juste après la pub.

Merci, les gars.

Bon sang !

C'était un vrai carnage. Bravo.

- Frank... - Tu en as assez dit.

Tu m'attaques depuis longtemps

et tu me forces

à me défendre, mais là...

Je vois pas pourquoi tu humilies

et trahis ton plus vieil ami,

mais tu ne le feras plus jamais.

Tu sors de ma vie.

Je suis désolé...

Désolé ? Tu t'es moqué de moi,

tu m'as ridiculisé.

Je donnerais ma vie pour toi.

- Laisse... - Silence !

Je t'ai aimé

quoi que tu fasses, mais là,

comme je ne vis pas comme toi ou comme tu veux,

tu m'as tiré dessus pour me saigner.

J'aime ma vie, Charley.

Et tu n'y es plus le bienvenu !

Dites, les gars, ça vous dirait d'aller...

Allons tous boire un verre ensemble.

- Faut qu'on parle. - Frank.

- Frank, ça va ? - On peut parler ?

Quand on blesse quelqu'un,

ou qu'on le trahit, on se voit plus.

On ne se voit plus.

On s'ignore,

on ne se considère plus. Comme mort,

absolument et irrévocablement.

Je peux expliquer

d'où ça sort ?

Certaines routes sont douces, D'autres cabossées

Sur certaines routes, on glisse

Certaines routes sont cabossées Et vont t'affecter

Pourquoi tout compliquer Et s'énerver ?

Il y a plein de chemins possibles

- 1972 - 1971

- Douces - Un voyage

- D'autres accidentées - Tu n'as

- Certaines glissent - Qu'une chance

Regarde autour de toi

- Cabossées - Une chance

Et vont t'affecter

- Campagne - Compliquer

- S'énerver ? - Reste sur le chemin

Plusieurs chemins

1970

Parfois, tout glisse

1969

Comment ça nous échappe ?

Ça s'éloigne doucement

De sorte à ne pas remarquer Ce qui se passe ?

1968

Elle est pas là ?

Quand sera-t-elle de retour ?

C'est ouvert !

Pardon. Elle revient quand ?

Après le théâtre ?

Non, pas de message.

Attendez ! Si. Dites-lui que Franklin...

Frankie !

Bon sang, Frankie ! J'en crois pas mes yeux !

Tu as manqué à ton papa !

Regarde comme tu as grandi.

Papa, on a vu ton bateau, mais pas toi.

Non ?

Ce qui est dingue,

c'est qu'on t'attendait.

Ton visage était rouge.

La première classe ne descend pas au port.

On a mis une rampe à la proue

et le capitaine m'a guidé à ma limousine.

Où avait-on la tête ?

On aurait dû y penser, Mary.

On a envoyé Beth chercher Frankie à Houston.

J'ai 32 cartes postales dans ma chambre.

J'adore celles de l'alligator et du canal de Panama.

Waouh ! Regarde ça.

Il a ramené un alligator avec lui.

Quel gentil...

Oh, non ! Frankie, viens m'aider !

Mon Dieu !

Merci, oncle Charley.

J'en connais un qui va mal dormir.

Parle-nous du voyage. Après, je veux un guide sherpa

pour visiter cet immense appartement.

Vous m'avez poussé à y aller.

Je ne fais que dans le riche.

Vie de riche, alimentation riche, gens riches.

Ma pauvre femme Evelyn, qui ne quitte jamais

notre pauvre maison de campagne,

dépose nos pauvres enfants chez sa mère.

Pigé, Charley.

Où ils attendent Frankie.

Ensuite, Evelyn nous rejoindra...

Attends, attends.

Où ? Où ?

- Tu devineras pas. - Downtown Club.

- Au Downtown Club. - Charley.

Laisse-moi deviner.

Un petit club de Greenwich Village

ou une fête au Colony Club ?

Sacrées options.

Je suis désolé.

Donne-nous la liste des endroits cool.

Tu sais que ça m'échappe.

Attends.

Attends, attends.

Cadeaux.

J'ai des cadeaux.

Pour tante Mary.

Merci.

Et pour oncle Charley.

Eh bien...

Fiston, il y en a 40 en chemin pour toi,

entre Gibraltar et le Texas.

Mais crois-moi, ça vaut le coup d'attendre.

C'est mon livre en espagnol.

Acheté à Valparaiso, au Chili.

Il était dans toutes les vitrines.

Mary, explique à Frank combien le succès t'a affectée.

Je commence.

Mary a fraternisé avec l'ennemi.

- Charley. - Dis à tata

combien de camarades

disent : "Je veux devenir critique plus tard."

Charley, ferme-la et ouvre ton cadeau.

C'est fait.

C'est quoi ?

- C'est quoi ? - Une offre de contrat.

On nous offre une petite fortune

pour adapter Maris Musicaux au cinéma !

Mon Dieu !

- C'est incroyable ! - Frankie. Viens là.

Apporte ça à ton papa et dis-lui :

"Il n'y a pas assez d'argent dans tout l'univers."

De rien. J'apprécie ta gratitude.

Merci beaucoup.

Il y a pas assez d'argent dans l'univers.

Bon sang.

Frankie, ça te dit que toi et moi,

on aille visiter l'appartement ?

Je suis fatigué.

Évidemment. La journée a été longue.

On peut aller s'allonger.

- Bonne nuit, papa. - Bonne nuit.

Allez, viens.

Allons voir ce qu'il y a là-haut.

Tu crois qu'ils ont quoi ?

Charley, j'ai 31 ans.

Beth m'a ruiné.

J'ai un fils à nourrir.

Pardon, mais j'ai besoin d'argent.

Alors, travaillons pour en gagner.

On peut pas continuer à faire de la compo

- une chose secondaire. - Pas maintenant.

Faut être pauvre pour la musique ?

Riche, t'en écriras plus.

Charley, je t'assure,

on peut frapper fort avec le film.

Infirmière, docteur, gardien, domestique,

- tout le monde. - Crois-moi.

- Tu me crois. - Écoute !

Écoute, Frank. Tu m'écoutes ?

Non. Non, jamais. Non.

À nous

Qui est comme nous ?

Peu de gens

Vieil ami

Est-ce que ça va, vieil ami ?

Que dis-tu, vieil ami ?

On est uniques ou pas ?

Le temps passe

Tout change

Toi et moi

On continue la semaine prochaine

La plupart des amis s'éloignent

Ou ne sont pas à la hauteur

De nouveaux amis sont vite trouvés

La plupart du temps, ils font l'affaire

Mais nous, vieil ami

Qu'avons-nous à dire, vieil ami ?

À nous

Qui est comme nous ?

Peu de gens

Alors, vieil ami

Raconte-moi tout doucement, vieil ami

Commence par "salutation," vieil ami

Je veux savoir où, quand, quoi, comment

Les vieux amis

Ont tendance à devenir De vieilles habitudes

J'aurais jamais cru

Que vous me manqueriez à ce point

La plupart des amis s'éloignent Ou ne sont pas à la hauteur

De nouveaux amis sont vite trouvés

Certains sont même très bien

Mais nous, mes vieux amis

Qu'avons-nous à dire, vieux amis ?

Je vous dis un truc

Les bons amis Pointent du doigt les mensonges

Alors que les vieux amis Laissent couler et jouent le jeu

Les bons amis aiment les conseils

Alors que les vieux amis Aiment et pardonnent

Et les vieux amis

Vous laissent suivre votre propre chemin

Vous aident à trouver votre chemin

Vous répriment Quand vous vous trompez

- Si vous vous trompez - Quand

Raison ou tort, Le fait est que les vieux amis

Ne devraient pas se soucier Que vous ayez tort

Devraient, mais pas trop longtemps

- Trop ? - Si tu as tort

- Quand tu as tort - Le fait est que les vieux amis

Laissent leur marque

Mais les vieux amis devraient pas Être en compétition

Les vieux amis ne devraient rien imposer

Ne devraient rien imposer

Ne fais pas de demande Que tu ne peux gérer

À quoi bon exiger Si on peut gérer ?

Il y a un temps Pour les demandes qu'on peut...

- Faux ! - Si t'avais raison,

je l'admettrais !

Si c'est pas ton choix, c'est mal !

Mes vieux amis

Comment reste-t-on vieux amis ?

Qui nous dira, vieux amis

Comment une vieille amitié survit-elle ?

Un jour On est à se bidonner

Un beau jour On est plus proches que jamais

De nouveaux compagnons Débarquent dans mon salon

Sont-ils là pour de bon ?

Arrêtez.

Ce serait miraculeux

Mais nous, vieux amis

Que dire de plus, les amis ?

À nous

Qui est comme nous ?

Deux vieux amis

Pas moins de deux amis

Il faut bien deux amis

Pour s'y retrouver

Un pour vous rosser Quand vous vous oubliez

Un pour vous persuader

Que l'autre a tort

La plupart des amis s'éloignent

Ou ne sont pas

Merde.

À la hauteur Les nouvelles amitiés

N'ont de qualité que leur nouveauté

Mais nous, vieux amis

Que dire de plus, les amis ?

À nous

Qui est comme nous ?

D'accord.

Personne n'est comme nous

Ô tristesse !

J'ai horreur de tout rater.

Rien ne lui échappe.

J'ignorais que le gang serait au complet.

Ma doublure me remplace depuis des semaines

et Joe a insisté pour que j'aille enfin la voir jouer.

Mais je tenais à ce qu'il voie le nouvel appartement.

Tu as vu le taudis dans lequel il vivait ?

C'était moi la décoratrice.

Qu'on me coupe la langue !

Si seulement...

Joe, c'est Charles.

La soirée vient de s'éclairer.

Salut, Gussie.

Je ne t'ai pas entendue sonner.

Je n'ai pas sonné.

Étant donné...

Que j'ai la clé.

Je m'occupe de la déco.

Le prix était juste.

Gratuit.

J'imagine tous les meubles...

Couleur anémone.

Une chaise.

Une chaise, un repose-pieds.

Et un canapé.

J'ai besoin d'un nouveau cerveau.

J'oubliais notre petit cadeau, insignifiant,

du champagne hors de prix !

Je l'ouvre.

"On t'en prie." Si vous insistez.

Je vais voir dehors.

Content de t'avoir vu, Joe.

Toi et ta femme.

Joe, mon cœur, prends les flutes

dans la cuisine, Frank va l'ouvrir.

Plus vite, chéri.

On est attendus.

Elle me donne déjà des ordres.

C'était sympa de vous revoir tous.

Ils nous voient ?

Oui.

Je n'ai pas défait mon sac.

J'ai décidé de quitter Joe.

- Le pauvre. - Pauvre de moi.

Je t'appelle en arrivant.

- Je dois sortir. - S'il te plaît.

Attends mon appel.

- Gussie. - Je suis désespérée.

J'attendrai.

Je t'embrasse en pensée.

Il y a tout

dans cette cuisine, sauf des verres.

Ils sont dans les cartons.

Quelle tête. Ne me regardez pas.

Je vais me refaire une beauté.

C'est du haut de gamme.

Je ne bois pas.

Jamais ?

Presque jamais.

J'ai une personnalité outrancière.

Trop de caféine,

trop de tabac, trop de bouffe.

Trop de Frank.

Frank est donc le seul à ignorer ton amour pour lui ?

Et ces deux-là ?

Il doit bien y avoir une personne au monde

qui l'ignorait.

Je choisis de ne pas savoir.

Elle est la star la plus électrique.

Et lui, il vibre aussi.

Aux deux sens du terme.

Qu'ils se défoulent.

Tant qu'elle ne me quitte pas, par pitié.

Eh bien...

Frank était sur un bateau

pendant huit mois, ça a dû s'estomper.

Gussie l'a rejoint par avion.

- Quoi ? - Oui.

On ne savait pas que Gussie a rejoint la croisière.

Je serai toujours stupéfaite de constater que tout le monde ici

sait tout ce que je fais.

J'y ai passé 15 jours.

Bon.

On va faire sans les flutes.

Tu as ton verre.

Charles...

- Juste un, Joe. - Oui, oui.

Mary.

Non.

Merci.

Ah oui, tu ne bois pas.

Ça nous en fait plus.

À notre génie.

Merci.

C'est chouette d'être apprécié.

Gus, on va rater le début !

Zut.

Ce serait un scandale qu'on soit en retard.

Frank, on te voit plus tard.

Il sort avec nous.

En fait, je vais rester

m'occuper de Frankie.

- Frankie est là ? - Sérieux ?

Mary,

laissons Frank s'installer.

Bonne nuit, M. Casanier.

Et le roi de la fête, Charley.

On reste en contact.

Au revoir, Joe.

Ouais.

- Tu viens vraiment pas ? - Je peux pas.

C'est pas le moment, Mary.

- Frank... - Accepte-le.

Allez.

- À nous. - Mary.

Viens, Charley.

On va bien s'éclater.

Je te rejoins en bas.

Lâche Gussie, Frank.

- C'est pas tes oignons. - Tu es mes oignons.

Lâche cette vie pathétique.

Charley, j'aime réussir.

J'aime que tout ce que je produis soit un succès.

Je vais de l'avant.

J'ai besoin de réfléchir.

Réfléchis à la soirée

qu'on va passer avec Mary.

Frank, Mary ne va pas bien.

Elle n'écrit rien depuis le livre.

Elle a besoin de nous. Nous deux.

J'ai promis de prendre un appel.

J'ai promis.

Attends son appel et mets-y un terme.

Dépose Frankie chez moi et rejoins-nous.

Ça marche. Viens là.

Je t'aime.

Moi aussi.

Tu m'as manqué.

Toi aussi.

Je veux qu'on bosse ensemble.

Va-t'en avant qu'on chiale.

Merci, les amis

Ne me laissez pas oublier

Mes plus vieux amis

Vous n'abandonnez jamais

Je n'abandonnerai pas

Alors, mes amis

Il est temps de grandir

De s'assumer

Voir les choses en face

Affronter la réalité

Ne pas la fuir

Garder ses rêves, mais les reconstruire

Grandir

Charley la tête brûlée

Charley l'intransigeant

Charley si fiable

Charley l'hystérique

Charley l'infléchissable

Charley si authentique

Mary la nostalgique Mary si fiable

Mary me pousse à bout

Mary si entière

Charley juge tout

Charley lâche l'affaire

Tout est de travers

Pourquoi les vieux amis Ne laissent pas leur ami

Changer ?

Toute route est sinueuse

À moins d'être ennuyeuse

Mes amis, ne voyez-vous pas

Qu'on peut tout avoir ?

On va de l'avant

On sort du passé

On recalibre nos rêves

Sans aveuglement

Côté rêves C'est un ajustement

On grandit

On grandit

On fait des expériences

On garde l'esprit ouvert

Les routes sinueuses

On fait de nouveaux rêves

Quand les anciens ne tiennent plus

On grandit

Grandir, ce n'est jamais fini

Comme nos rêves

Certains de nos vieux rêves

Comme nos vieux amis

Continue.

Tu étais censée appeler.

J'ai prétexté une migraine pour sortir.

J'ai à faire, Gussie.

Je retrouve Mary et Charley.

Je dois te parler.

- C'est... - Frank !

Je l'ai fait.

J'ai fait déposer mon sac dans un hôtel.

Non, ne fais pas ça.

Un divorce suffit.

Je ne supporterai pas que tu le quittes.

- Je le fais pour moi. - Pourquoi ?

Pourquoi ce soir ?

J'ai réalisé que j'allais te perdre.

Mes amis m'attendent.

Ils seront encore là demain.

J'ai besoin de toi ce soir.

Vivre, c'est savoir

Ce qu'on veut

Mon amour

C'est ce qu'il faut savoir

Toujours

Je te l'ai dit un jour

Mon amour

Rien de mal à vouloir

Rien de mal à vouloir

Mon amour

Rien de mal

Dans le cas contraire

Mais tu devrais savoir

Que pour ma part

Je veux qu'on fasse la paire

Grandir

C'est admettre ce qu'on veut le plus

On ne peut

Tout avoir

Faire des choix

Faire des sacrifices

Ignorer certains caprices

Comme les miens

Tu es divin

Choisis ce que tu veux

Mon amour

Pas ce que l'on veut

Pour toi

Pas ce qu'un autre veut

Mon amour

Pas pour suivre une tendance

Et une fois que tu as fait ton choix

Mon amour

Saisis ta chance

Avant qu'elle ne glisse entre tes doigts

Mon amour

Que veux-tu vraiment ?

- Hier est passé - Hier est passé

- Observons la belle campagne - Observons la belle campagne

Joyeusement, nous on roule Nous on roule

Semant les rêves

Voyager, c'est le pied

Rouler vite dans la campagne

Joyeusement, tout le monde

Nos rêves

Nous, en roulant

Nous...

Dans l'affaire "Shepard vs Shepard"...

TRIBUNAL DE MANHATTAN

... après mûre réflexion,

j'ai décidé d'interdire l'accès

à la presse et au public.

Après une pause d'une heure, nous entendrons à huis clos

le prochain témoin.

La séance est levée.

Hé !

Tu as raté la star.

On l'interceptera en sortant.

J'ai été retardé par la manif.

- Alors ? - Sa femme

réclame tout, dont leur fils.

Un déshabillement en règle.

Je croyais que c'était un scoop.

Le juge va entendre le témoin clé

et a restreint l'accès à la cour,

crois-moi, c'est du solide.

Tu es une star, utilise ta tête.

Notre copinage innocent

a été mal interprété.

Vous êtes citée à comparaître ?

Ils voulaient voir les comptes.

Vous êtes impliqués dans ce scandale ?

- Non. - Quel scandale ?

Aucun commentaire.

Pourquoi cette assignation ?

Ma femme et moi

sommes amis de M. Shepard.

Aucun commentaire, compris ?

Excusez-nous.

Toutes nos excuses.

On sait tous que "aucun commentaire" veut dire "coupable".

Un commentaire, maître ?

Aucun. Suivez-moi.

Gussie Carnegie doit témoigner cet après-midi

- à huis clos. - En effet.

- Pourquoi ? - Aucune idée.

M. Shepard doit savoir, lui. Où est-il ?

Il a pris une issue de secours.

Je sais où c'est. Venez !

Va le chercher, Charley.

Frank, ça a assez duré.

Tire-toi de cette situation.

- Donne-lui ce qu'elle veut. - Tout ?

Je t'ai prévenu.

Accepte la proposition.

Elle t'accuse de les avoir abandonnés.

Elle veut l'emmener à Houston.

Moi vivant, jamais !

Tu connais leur plan.

Beth sera là, ton fils sur les genoux.

Mets-y un terme. Renonce.

- Pars en voyage. - Épargne-toi.

- Et perdre ma famille ? - J'ai un yacht.

Viens en croisière. Repose-toi.

À ton retour, on vivra ensemble.

Pars, Frank, on t'en supplie.

- Sauve-toi. - Pas sans mon fils.

Beth.

- Beth ! - Papa !

J'abandonne pas, Jerome.

- Attends, papa. - Voyons.

Attends.

Chéri, maman revient.

Va avec papy.

- Ta mère aurait honte. - Papa !

Je veux mon papa !

- Lâche l'affaire. - Jamais.

Cet après-midi, ça va être moche.

Je garde mon fils.

Je ne cherche pas à te nuire,

mais je suis prête à tout.

Frankie va bien ?

À ton avis, Frank ?

Je me dis que j'aurais pu tout arrêter.

On m'a prévenue pour Gussie.

J'aurais pu tout arrêter.

Tu m'aimes encore ?

As-tu couché avec elle ?

Tu m'aimes encore ?

Pas un jour ne passe

Pas un seul jour

Sans que tu fasses encore partie de ma vie

Tu n'as pas l'air de devoir partir

Et les jours passent

Je me demande

Quand ça finira

Quand commencerai-je à oublier ?

Mais je continue de souffrir et penser

Et maudire et pleurer

Me retourner dans mon sommeil

Mourir à chaque réveil

Et non !

Pas un jour ne passe

Pas un jour béni

Sans que tu fasses encore partie de ma vie

Tu refuses de t'en aller

Mais tu n'as pas payé

Et jusqu'à ma mort

Je mourrai tous les jours Jour après jour

Après jour après jour après jour

Au fil des jours

Tu as couché avec Gussie ?

Je t'aime, Beth.

Cette vie t'attire tant que tu l'as choisie, elle ?

Je t'aimerai toujours.

Tu l'as fait ?

Oui.

- Frank, je veux qu'on... - Papa !

Frankie, reste avec papy.

C'est mon fils. Va-t'en !

Je ne peux pas vivre ainsi, Frank !

- Je peux pas. - Attends.

Tu es satisfait ?

C'est juste mon taf.

- Change de taf, abruti ! - Eh oh !

Frank !

- Arrête ! - Arrête !

Arrête. Arrête.

J'efface les photos, petit malin. Mais tu m'en dois une.

D'accord ?

Frank, on veut juste que tu partes.

Serre-moi, Mary.

Je veux juste travailler !

T'es pas en état.

- Pars avec Tyler. - Je ne veux pas !

Je suis ton agent et je te dis :

- "C'est pas le moment." - Je t'aime.

Et Charley t'aime, d'accord ?

Fais-nous confiance.

Vivre ta vie, c'est la meilleure des revanches.

Tu as raté ta chance Personne est parfait

Prends du temps pour toi Va voir la mer

Tourne la page

Mets ça derrière toi

Non ?

Prends tes distances Tout est à mes frais

Tu vas te détendre Et changer d'air

Reste en mouvement Ne regarde pas derrière toi

Non ?

C'est la meilleure chose Qui pouvait t'arriver

Je vois.

Tourne la page Prends le soleil

On fera ton spectacle Celui sur les nantis

On remet une pièce Et ça repart

Non ?

- Après le voyage - Rien ne sera pareil

Je m'occupe de tout Un bon moment garanti

On dirait la fin Mais c'est un nouveau départ

Non ?

La meilleure chose

Qui pouvait t'arriver

La meilleure chose...

Il faut se simplifier la vie

D'accord !

D'accord.

La vie est pourrie

Maintenant, tu le sais

Ça alors, quelle surprise

Tes bien-aimés te mentent

Ça brille, oui Mais c'est pas de l'or

Maintenant, tu le sais

Tu te coucheras moins niais

Maintenant, tu le sais

Les fleurs pourrissent Les fruits se gâtent

Les cons réussissent Les gentils ratent

Et Dieu, ça lui fait une belle patte

Maintenant, tu le sais

Ne te laisse pas abattre Trêve

D'illusions Ne les prends pas

Pour des rêves

Un petit coup dur

Faut pas que ça t'achève

Case départ

Compte jusqu'à trois

Relance les dés Encore une fois

Rester sur la même voie

Ne te fera pas progresser

Tu peux progresser La leçon

C'est de progresser

Rien n'est juste

Le jeu est truqué

C'est dur de recommencer

Non ?

Regarde la main que la vie t'a donnée

On est là

Tu nous vois ?

Maintenant, tu le sais

Non ?

Trouve-toi une fille Écris une pièce

Dans un mois Tu nous remercieras

Rien de tel que l'avenir

Pour oublier le passé

Non ?

On suit le canal

Direction Los Angeles

Je t'emmène chez moi À Trancas

Si tu restes ici Tu vas ressasser

Non ?

La meilleure chose qui pouvait...

Tu reviendras, rien ne presse

Pars, oublie ta tristesse

T'arriver

On est ta balise de détresse

La meilleure chose qui pouvait t'arriver

Il faut se simplifier la vie

La meilleure chose qui pouvait t'arriver

Il faut repartir à zéro Lâcher prise

Respirer Reprendre mes forces

Un petit voyage Pour chasser mon tourment

- Non ? - Si !

On fera un show Ou dix

Peut-être un sur le divorce

Le tribunal

Quel décor fascinant Non ?

- Si. - Si.

La meilleure chose qui pouvait t'arriver

Hier est passé

La meilleure chose...

Observons la belle campagne

Prends le soleil Reviens bronzé

Bientôt, tu iras de l'avant

- Nous, en roulant - Ton heure est là

Compte jusqu'à trois

Relance les dés Encore une fois

Rester sur la même voie

Ne te fera pas progresser

Tu peux progresser La leçon

C'est de progresser

Rien n'est juste Le jeu est truqué

C'est dur de recommencer

Non ?

Regarde la main que la vie t'a donnée

On est là Tu nous vois ?

- Tu nous vois ? - Tu nous vois ?

- On est là - Tu le sais

- Tu nous vois ? - Tu le sais

- Non ? - Oui !

Oui ! Oui ! Oui !

- Oui ! - Oui !

Je t'aime, Frank !

Maintenant, tu le sais !

Ce n'est qu'un gamin

Pourquoi m'aimerait-il ?

Il aime ce que je peux faire pour lui

Il pense que je peux être là pour lui

Est-ce que les poules ont des dents ?

Pourtant

Et si

J'étais faite pour toi ?

Mais tu n'es qu'un enfant

Mon chéri

Et mon mari

A besoin de moi

D'accord

Les poules ont des dents

Et je suis amoureuse

Du mauvais gars

Je n'ai rien choisi

C'est pas ma faute si J'aime celui

Qu'il ne faut pas

Et on va de l'avant

On se dit que l'amour ne durera pas

On y croit

Mais je dois dire

On aurait dû continuer de grandir

Grandir

Au lieu de juste continuer

Grandir

Continuer

On avait la belle vie

La belle vie

Mais c'est fini

C'est fini

La belle vie

C'est fini

Faut se dépêcher

si on veut voir la fin !

JOE JOSEPHSON PRÉSENTE MARIS MUSICAUX

Chut !

C'est la première, vous aviez oublié ?

Désolé, mais c'est incroyable.

Je te le fais pas dire.

Pas croyable que juste avant le début,

vous quatre ayez quitté vos places

pour vous sauver comme des...

- Des meshuggeners. - Oui.

C'est Evelyn.

Elle a perdu les eaux.

Elle n'a rien dit

jusqu'au dernier moment.

On vient de la mettre dans le taxi.

Tu n'es pas avec elle ?

Elle a refusé net.

Elle ne voulait pas que son mari rate la première.

Elle veut que j'enregistre les applaudissements.

Que Dieu t'entende.

Dès que c'est fini, on saute dans un taxi

et on file à l'hôpital.

Promis.

C'est calme.

Très calme.

Ça veut dire

qu'ils sont très concentrés.

"Tais-toi, Mary."

Retournons-y pour la fin.

Enfin, la "fin"...

Maman, le taxi qui attend, c'est pour Charley.

Avec papa, prenez le suivant.

On se voit bientôt, mon cœur.

Je te raconterai.

Je voulais qu'il soit là.

Il y était.

On t'aime.

Et vous, merci.

Ça me dépasse

que des humains sensés choisissent...

- De vivre à New York. - De vivre à New York.

Charley, on enchaîne.

- Oui. - Encore

et encore et encore.

- Oui ! - Et moi...

Je peux produire.

Minute, Joe.

Tu veux produire "Virage à gauche" ?

Commencez par quelques succès.

Gagnez de l'argent.

Ensuite, vous pourrez vous rétamer avec une pièce politique

pour prouver votre intégrité.

J'ai une idée de folie pour vous, très commerciale.

Vous allez détester... puis adorer.

Frank, je ne dis jamais rien. Mais s'il te plaît,

écoute Joe, fais-le pour moi. Ensuite, tu feras "Virage à gauche".

Je sais ce que je veux.

Je sais que c'est dur pour toi,

mais fais-moi confiance.

Toi, fais-moi confiance.

Beth, les gars, c'est le moment. Écoutez votre cœur.

Mary, tu n'as pas d'enfant

et t'as écrit un bestseller,

donc, c'est facile à dire.

Beth, le succès, c'est dur à gérer.

Je pense qu'on saura gérer le succès.

Aussi bien que l'échec.

Écoutez ça

Non mais, écoutez ça

Vous savez ce que ça signifie ?

Je vous le dis

Non ! N'y pensez pas

Ne le dites pas Ça porte la poisse

Écoutez ça

Vous entendez ça ?

Tu es fière de moi ?

Fière, le mot est faible

Bon, je me lance

Au diable la malchance

Ce bruit

C'est

Le succès

C'est un succès

Les gars, on a gagné

Fini les pièces intellos

Dans des salles rikiki

Fini les plaintes des pros

"Ça manque de mélodie"

Fini les petites combines

Pour pas payer l'addition

Les producteurs qu'on se coltine

À chaque audition

Qui nous disent Dès la première note

"Les gars, c'est très...

"Comment dire ? Intéressant.

"Si je pensais

"que ça allait plaire à qui que ce soit, je signerais.

"Au suivant !"

C'est un succès

Ils ont tous adoré

Fini les sopranos Qui chantent

Comme des pieds

Fini les vieux pianos Où il manque la moitié du clavier

Fini les conseils d'agents

Qui en veulent pour leur argent

On lève les hypothèques

Dieu merci

C'est un succès

Mes vieux vont la fermer

Après toutes leurs salades Quand je parle de toi

"Tu crois pas qu'il te balade ?

"Son métier rime à quoi ?"

Ça va les rendre malades De te voir sur l'estrade

Remporter un Tony Award

Je remercie

les centaines de personnes qui ont rejeté

chaque pièce que j'ai écrite,

me permettant de tout rafler avec celle-ci.

Merci.

Écoutez ça Non mais, écoutez ça

Ce bruit Et quel bruit !

Celui qu'on attendait

Toute notre vie

- Écoutez ça - Écoutez ça

Écoutez ça

- Ce bruit - J'en reviens pas

Et quel bruit ! Le plus beau bruit

Pour la salariée que je suis

C'est du délire

Écoutez ça

Ce bruit Et quel bruit !

Celui qu'on attendait

Toute notre vie

Écoutez ça

- Écoutez ça - Écoutez ça

C'est le bruit du public qui perd la boule

C'est le bruit du Pape qui bénit la foule

C'est mieux que Funny Girl

Et La Cage aux...

... folles

C'est un succès

Un vrai succès

Que ce soit pour l'éternité

Un soir ou cent

Cette porte qui nous claquait au nez

On a mis le pied dedans

Pour oublier vos tracas

Prenez donc place

Et le mieux dans tout ça

Oui, la grande classe

C'est qu'on reste de vieux amis

Rien de moins que des vieux amis

Et les vieux amis

S'aiment dans la réussite et l'échec

Et nous, mes amis

Que dire de plus, les amis ?

À part qu'on tient Une vraie perle de Broadway

Jouée à guichet fermé

Un spectacle sensationnel

Qui fait fureur

Un monument

Un succès

C'est un succès !

Voilà notre raison de vivre !

Retournons-y, ayons l'air modeste.

Non, je vais avoir un enfant !

- On vient ! - Attendez !

Et la soirée ?

Allez-y à deux.

Frank, on refait une pièce pour Joe.

- Pas plus. - Une seule.

- Après, on fait ce qu'on veut. - Viens.

J'ai vu naître le dernier bébé d'Evelyn,

je veux pas rater celui-là.

Toi, va à la soirée.

Non, chérie, hors de question.

Mais si, je suis fière de toi.

On se voit à l'hôpital,

ou à la maison.

Je t'aime tellement !

Beth, attends !

Gussie est là, par pitié,

ne lâche pas Frank.

Il faut avoir confiance.

Pas toujours.

Je n'aimerais pas un homme indigne de confiance.

Hé !

La star.

Qui t'accompagne à la soirée ?

Je passe juste une tête.

Tu le crois ?

C'est le paradis !

Je vais cirer des pompes.

Prenez la voiture.

Quelle star ! Bientôt, il sera trop célèbre pour moi.

Tu vas voir.

Quelle bénédiction de rencontrer enfin un vrai artiste.

Je voulais te remercier.

Franklin Shepard, les planètes ne voulaient pas

qu'on se rencontre.

Mlle Carnegie, je vous dois tout.

Je ne t'avais pas dit...

Que c'est le destin qui nous a réunis ?

Depuis des mois, tu n'as fait

que charbonner !

Ce soir, je te montre ce que ça fait d'être au sommet.

Ils veulent tous rencontrer la star.

Les rêves ne meurent pas

Garde un œil sur ton rêve

Sans même t'en rendre compte

Te voilà

Les rêves s'essoufflent pas à pas

Mais n'abandonne pas ton rêve

Ton beau rêve

Des chemins gracieux

Un rêve prend du temps

Parfois la route est dure

- Parfois - Pas à pas

Certaines routes ne sont pas sûres

Certaines routes sont une belle aventure

- Courbe tes rêves - Des chemins venteux

- Des chemins venteux - Suivent ta route

Parfois la route est rude

Mais pas d'inquiétude

Pas d'inquiétude

1964

1963

1962

DEUX ANS PLUS TÔT

- Tu l'as vue - Très chic

- Vraiment - Et revue

- Belle critique - Vraiment

- Tu l'as vue - Chérie

Belle critique

- Vraiment - On achète

- Chérie - Très chic

- Vraiment - Et revue

- Belle critique - C'était bien ?

- Chérie - Ne dis rien

- Vraiment - Le meilleur

Le premier

Le dernier, le moindre

Le pire, le bas du panier

Le plus grand De tous...

Le seul

Le parfait... Abominable !

Merveilleux !

Frank.

- C'est le maire. - Je sais.

Mon actrice préférée.

- Je vois. - Regarde son cavalier.

Je me moque des stars.

- Je cherche Charley. - L'un n'empêche pas l'autre.

J'ai jamais vu autant de célébrités.

Qui ? Où ça ?

Il a dit quoi ?

Je lui ai pas parlé,

mais on est là pour une raison.

Il doit vouloir optionner la pièce.

J'en suis sûr. Mais au cas où...

Je vole les petits fours,

toi, tu gères les affaires.

Je m'en occupe, tu vas voir.

Tous nos efforts vont être récompensés.

Quoi qu'il demande,

dis oui.

Je veux qu'on soit riches aussi longtemps qu'on a été pauvres.

Les gens sont très élégants.

Zut.

J'aurais pas dû mettre des boucles d'oreilles.

- Mince. - Quoi ?

Eux, là-bas.

Ils fument de l'herbe.

J'ai déjà senti ça.

À Greenwich.

Je croyais que c'étaient les feuilles.

Quoi ?

Chérie, on a vu...

Chérie, on s'est bien... C'était nul, c'était super

- Le plus... - Quel génie

Du moins, avant

Le moins... Quel génie

Bonjour.

Vous me remettez ?

Franklin Shepard et Charley Kringas.

- Mon parolier. - Vous remettre ?

Cette soirée est pour vous,

selon notre comptable.

Mon Dieu.

Pardon.

Voici ma femme, Beth.

Vous écrivez ?

Non. Je suis notre source de revenus.

Je peux vous le voler ?

J'ai invité les personnes les plus riches

et influentes de la ville.

Mais aucune ne l'est autant

que vous le serez bientôt.

Je les appelle : "le Blob".

Ils absorbent tout.

Voici le Blob

Ceux dont on parle

Qui connaissent tous ceux

Que tout le monde connaît

Abominable !

- Merveilleux ! - C'est le Blob

- Peu nombreux, mais... - Super !

- Jamais seuls - Quelle idée

- Toujours accompagnés - Qui, lui ?

- Ils disent aux autres que penser - Alors ?

Je t'explique Ils écrivent les livrets

Produisent les pièces Exploitent les salles

Dessinent les costumes

Avec eux, on ne se repose pas Sur nos lauriers

- Albee, Warhol, Kurosawa - Ils lisent

Les livrets Voient les pièces

Squattent les salles Portent les costumes

Ils sont envahissants Pourtant

Personne n'est plus important

Dans aucune ville Dans aucun pays

Dans tout "tu-sais-quoi" entier

Miltown !

Gestalt !

Beth, ma chérie.

Un peu de gnôle ?

Je vais me jeter par la fenêtre.

Non, ce n'est rien.

Enfin, j'espère, je pourrai pas la rendre.

Joe, viens vite.

C'est une catastrophe. Un scandale.

Joe ?

Emmène cette délicieuse dame dans mon dressing,

qu'elle choisisse une de mes fripes.

Allez, Joe, du nerf.

J'ai honte, je pourrais mourir.

Tu as parlé à ma femme ?

On envisage quelque chose pour Broadway.

Joe, si tu te grouilles pas,

je me jette dans le vide-ordure.

Allez !

Vos chansons sont magnifiques.

J'en ai des nouvelles.

Vous êtes charmant.

J'admire les gens comme vous.

Vous semblez tout connaître, tout oser.

C'est vrai.

Je me suis inventée de toute pièce.

Depuis, je n'ai pas changé.

Je change ceux qui m'entourent.

Scotty,

ma douce,

voici ton nouveau client, Franklin Shepard.

Je t'appelle demain.

Ou l'inverse, je suis dans l'annuaire.

Moi aussi.

Que de points communs !

Je t'ai trouvé un agent.

Joe m'a offert une serre pour notre mariage.

Il est du genre à me vénérer.

Elle est magnifique.

Si elle te plaît, sers-toi.

J'ai épousé Joe parce qu'il m'aimait

et que j'aimais cette vie.

Et mon mari précédent parce que je l'ai cru

quand il a dit savoir écrire.

Et le premier...

Le premier ne compte jamais,

tu ne crois pas ?

Cette serre est aussi peu à sa place que moi.

Au début, oui.

Aujourd'hui, elle seule me ravit dans cette ville pourrie.

- T'as quel âge ? - J'ai 25 ans.

Quand je me dis que ça fait

un quart de siècle, je me mets à paniquer.

Tant d'ambition, et je suis bloqué à zéro.

Je ne peux pas... Quoi ?

Y a un truc que je fais

quand je veux tout savoir de quelqu'un très vite.

C'est un jeu.

Je te confie quelque chose sur moi

et tu me confies du tac au tac quelque chose sur toi.

J'appelle ça : "Échange d'otages".

Je ne suis pas heureuse.

À toi.

- Je ne suis pas heureuse. - Moi si.

Je suis au sommet, ou presque.

J'en suis si loin.

À des milliers de kilomètres.

- Jouer, c'est ma vie. - Composer.

Le succès est trop lent.

Le mien ne vient pas.

J'ai joué cinq fois à Broadway.

J'ai assisté à la fin des cinq.

Ça triche, ici.

Cinq shows à Broadway.

J'ai même pas débuté.

- Le chant. - La musique.

- Puis, le jeu. - La musique.

Le destin nous a réunis !

Je...

Bref.

J'ai joué dans tous ces spectacles.

Souvent plus courts que cette discussion.

Et Joe...

Joe a acquis un véhicule qui pourrait changer ma vie.

Et la tienne.

Nous voulons que toi et ton partenaire fassiez la partition !

C'est de la déception que je vois ?

On préférerait Virage à gauche,

on a auditionné pour ça.

Chéri, pas du tout.

On y travaille depuis trois ans.

Celui-ci sera plus rapide !

Il veut que tu comprennes bien :

ce doit être effréné, puissant et drôle.

Je veux une réussite. Qu'en dis-tu ?

Il faut savoir ce qu'on veut

Chéri

C'est la seule chose qu'il faut

Savoir

Tu auras ce que tu veux

Chéri

Arme-toi de patience

Gravir des montagnes est long

Chéri

Prends tout le temps de

Grimper

T'es un homme gagnant

Mais aussi débutant

Chaque chose en son temps

Grandir

C'est ce qu'on appelle grandir

C'est lorsque l'on commence à

Gagner en confiance

Grandir

Tu hais la latence

Mais après, tu vois

Tu seras en bonne voie

Qu'est-ce que tu en penses ?

D'accord.

Ce n'est pas subtil.

Ni profond.

"Lumières, bam, rideau." C'est amusant !

C'est opulent !

C'est Broadway.

Mon Dieu.

D'accord.

C'était quoi, ça ?

- Un doute. - Non.

Je fais ça pour retenir un moment.

Je ferme les yeux et j'avale ma salive, comme pour prendre une photo à chérir.

Je te chéris.

Que tous ceux qui n'ont ni bu, ni fumé, ni trop mangé

viennent ici. Allez !

Frank, regarde !

Chérie, c'est sublime !

Mary, où étais-tu passée ?

J'ai emprunté une robe au type du dessus.

Chérie !

Ça te va à ravir. Garde-la.

Elle me va plus.

Gussie, voici notre amie Mary Flynn.

Mary est relectrice, son premier livre paraîtra bientôt.

Pardon du retard.

Vous avez bien fait de commencer.

Mary, Charley et Frank sont inséparables.

Je dois nous séparer.

- Je vais chercher Charley. - Non.

J'ai besoin de toi.

Mary Flynn,

voulez-vous bien trouver Charley ?

Merci beaucoup.

Viens.

Ton mari est le compositeur le plus talentueux que je connaisse.

J'en suis folle, si je puis me permettre.

Moi aussi, si je puis me permettre.

Très bien.

Bien. Silence !

S'il vous plaît, écoutez-moi, parce que...

un jour,

vous pourrez dire :

"J'étais là quand."

Mon Dieu.

J'ai à mes côtés

le compositeur le plus exaltant de tous les temps.

Il va nous jouer sa chanson.

À la fin,

vous voudrez tous avaler du poison,

car il n'y aura rien de plus excitant.

Allez, posez vos derrières.

Fermez vos bouches.

J'ai l'honneur de vous présenter

Franklin Shepard et Charles...

Au nom rigolo.

Bref, cette chanson vient d'un petit spectacle qu'ils veulent faire,

qui, on l'espère, deviendra un grand spectacle qu'on voudra faire !

Attends. Un spectacle ?

- De quoi elle parle ? - Après.

Chante.

Ça commence comme une chanson

Un début calme et lent

Sans surprise

Un matin, je me réveille

En comprenant

Qu'on tenait quelque chose

Ne disons pas

Que c'était parfait

Des coups de colère, bien sûr

Mais pas beaucoup

Et juste un instant, pas plus

On savait, nous

Qu'on tenait quelque chose

Et si j'en voulais de trop

Avais-je vraiment tort

À l'époque ?

T'en voulais jamais assez

Très bien, allez

Je ne t'en voudrai pas

Et pendant ce temps-là

Tu prends pour acquis L'amour va s'estomper

On prenait tant pour acquis

Et je dirais

Ça aurait pu continuer

Au lieu de stagner

On tenait quelque chose

Cette chose

Partie

- Attendez. - Une seule ?

On veut la réécouter.

N'aimeriez-vous pas vivre au son de cette musique ?

- Si. - Assis.

Tout le monde assis.

Ils vont la refaire.

Encore une fois !

Non, Frank. Dis non.

Il a raison.

Ils nous adorent.

La gloire, c'est savoir quand arrêter.

Je chante avec toi. Allez.

Ça commence comme une chanson

Chanson

Un début calme et lent

Sans surprise

Un matin

Je me réveille en comprenant

"Joe, ce spectacle

- "Marquera un tournant." - Qu'on tenait quelque chose

Je peux avoir le vin ?

Ne disons pas que c'était parfait

- Des coups de colère... - Savez-vous

- C'est pas vrai - Tu rigoles

Et juste un instant, pas plus...

Un coup de Tammany Hall

Coincés dans le tunnel jusqu'à 6h30

Un spectacle qui les tuera

Vous avez lu ?

Jamais, ça ne marche pas

- On a besoin - Avez-vous

Jusqu'à 6h30

C'est un coup de Tammany Hall

Avez-vous lu, jamais Ça ne marche pas

On a besoin, avez-vous, jusqu'à six...

Jamais assez

Très bien, allez

Je ne t'en voudrai pas

- Chérie - On a vu le nouveau

- Chérie - Le plus exaltant

Avez-vous lu, jamais

Ça ne marche pas On a besoin

Jusqu'à 6h30

Un spectacle qui les tuera

À la campagne

C'est un coup de Tammany Hall

Le plus grand, c'est le seul

C'est le seul, c'est parfait, Le seul

C'est le vrai, c'est la vérité Le final, le...

Voyager, c'est le pied

Rouler vite dans la campagne

Joyeusement, nous on roule Nous on roule

On attrape les rêves

Hier est passé

Observons la belle campagne

Joyeusement, tout le monde

1961

Des chemins gracieux

Des chemins venteux

Si on n'a plus le contrôle du tout

On s'embourbe et on tombe dans un trou

On cale sur la route Avant que ça roule

1960

C'est 1960

Oh, quelle belle année ce fut

DOWNTOWN CLUB 19 SOIXANTE

Tant de jours heureux

Tant d'émerveillements

Qu'on ne sait par où commencer

Y a Xerox, le laser

Le twist, la pilule

Au Brésil, une commune

Où personne ne circule

Khrouchtchev ne crie plus

Le Librium est venu

Et Nixon a perdu

Donc, adieu à Ike et aux gros bonnets

Aux années bien sympa, mais strictes

C'est vrai, Ike est une tare

Mais il vaut mieux que Richard

Voici la première famille avec classe

En masse

Pardon.

GÉNÉALOGIE DES KENNEDY

- Y a Bobby - Et Jackie

Et Jack

Il y en a plein d'autres en vrac

Ethel et Teddy et Pat sont seuls

- Et Eunice - Et Peter

- Et Jean - Et Joan

- Et l'autre - Stephen

Ne quittez pas Celui de l'armée

- De l'armée ? - Capitaine ? Général ?

- Sergent - Voilà

Tant de cartes dans le paquet

Il faut savoir les surveiller

L'un d'eux est beau et jeune et riche

Un autre est beau et jeune et riche

Les autres sont beaux

Et jeunes et riches.

Il faut bien dire que ça claque

Pour Bobby et Jackie et Jack

Et Ethel et Ted et Eunice et Pat

Et Joan et Steve et Peter et Jean et Sarge

Il en reste sûrement des dizaines Au large

On ose

Et Joe et Rose

Allez, 29, 32, 54 ! Go !

Bobby, passe longue !

Salut. Ravi de vous voir.

On redonne du style À la Maison-Blanche

Je commence par la peindre en beige

On la transforme En un phare d'excellence

- De glamour - De beauté

Et d'art

L'orchestre de Budapest Qui joue Vivaldi

Et Munch des extraits de Ravel

Et Leontyne Price Chante un air

Un medley de "Meinstersinger"

Et Margot Fonteyn danse "Giselle"

Avec elle ?

Comme elles seraient belles

Puis Bernstein jouerait Sur le piano Bechstein

Et Auden lirait des poèmes

Voilà pour vous.

Et Galina Vishnevskaya

Gesundheit.

Et la soprano russe

Qui prononce son nom

Est assez plaisante

On redonne du style À la Maison-Blanche

La culture est décontractée

Accueillons Tebaldi

Elle remonte le moral

Et Oleg Cassini

Je ne le trouve pas mal

Qu'en est-il de Heifetz

- Et Callas - Et Gielgud

Plus tard, quand l'ambiance est divine

On les pousse tous dans la piscine

La dernière. Pardon. Merci.

Bobby, je te nomme procureur.

Mais lâche-moi.

- Avec Bobby - Et Jackie

Et Jack

Dans la Maison-Blanche, une attaque

Huit ans, c'est la limite Mais ça suffit

- Alors, ce sera Bobby - Teddy aussi

Ou Peter ou Stephen

Ou toi, aussi

Et puis le Colonel

- Colonel ? - Général

- Général ? - Enfin

- Sergent - Oui

Tout ça pour prendre le relais

Si les choses sont chamboulées

Un jour les élections disparaîtront

Car sur le trône Nos enfants monteront

Leurs enfants auront des enfants et petits-enfants

C'est une affaire de famille

Pour obtenir une nation Faite de relations

De Bobby et Jackie et Jack

Et Ethel et Ted et Eunice Et Pat et Joan

Et Steve et Peter et Jean

Et Sarge et Joe et Rose

Impose, impose, impose

La décennie se résilie

Et le pays peut-être aussi

Merci.

L'équipe de notre revue, Frankly Frank,

dans son cinquième mois triomphant,

vous remercie d'être venus ici,

où nous jouons deux fois

par soir, sauf ce soir.

Arrête.

Bref, revenez avec un ami,

faites-vous des amis

ou revenez et devenez un ami. Merci.

Excusez-moi.

Pardon, mais j'étais ravi

de voir votre nom sur la liste, M. Josephson.

Moi, je suis juste un serveur.

En fait, je cumule trois emplois actuellement,

en attendant le lancement de mon invention.

Voyez-vous, j'ai inventé une toute nouvelle machine

qui répond au téléphone en votre absence.

Ou en votre présence.

Mais je n'arrive pas

- à trouver les investisseurs... - Hé, gamin !

Il y a déjà des services de répondeur avec des opérateurs

qui, devine, font exactement la même chose

que ta satanée machine.

M. Josephson, pour seulement 4 000 $, je signerai immédiatement un contrat

vous donnant 50 % du rendement.

J'habite dans un penthouse, gamin, pas dans un asile.

Toutefois, j'investirai

mon dernier centime si tu trouves une idée sensée,

comme cette nouvelle technique de l'Odorama.

Je...

Quand aurai-je enfin un serveur normal ?

M. et Mme Spencer. Je suis Mary Flynn.

Frank et Beth seront là dans un instant.

Vous devez être ravis à propos du mariage.

"Ravis", pas exactement.

Vous n'imaginez pas à quel point Frank sera important.

Non, en effet.

Vous êtes aussi dans le monde du spectacle ?

Non, juste une fan.

Je n'ai jamais entendu de musique comme celle de Frank.

Nous non plus.

Je travaille pour le magazine Look...

Ça, c'est un emploi stable.

Je déteste ça.

C'est pour ça que ça s'appelle un "travail".

Pardon, M. Josephson.

Frank Shepard. Vous vous souvenez de moi ?

Notre équipe est bouleversée de voir

qu'un homme comme vous

vienne voir notre petite revue.

Vous vous souvenez de Shirley Akinola ?

Gussie Carnegie, maintenant.

Elle a un nouveau nez. Un nouveau look.

Un nouveau nom.

Et regardez ce qui se cachait là-dessous.

Oh, toi alors.

J'étais sa secrétaire à temps partiel pour payer mes cours.

On vous admire tellement sur scène.

- Merci. - Un talent gâché sur de petites scènes,

jusqu'à mon arrivée.

Mais vous, vous devez faire quelque chose de bien,

car ma fiancée, ici, traverse un divorce difficile,

et vous l'avez fait rire.

Joe.

J'ai trouvé ça génial.

D'habitude, on est bien meilleurs,

mais tout le monde était stressé de vous savoir ici.

C'est un soir stressant pour moi.

Je me marie.

- La femme du spectacle ? - Beth.

Vous êtes très jeune.

Mariage moins vieux, mariage douloureux.

J'ai 23 ans. Le parolier, qui a mon âge, a déjà un bébé.

Excusez-moi, M. Josephson.

Charley Kringas, mon collaborateur, qui a auditionné pour vous.

Oui, je le collabore et il me collabore.

Pardon.

Mazel tov.

Votre art se fait plus commercial, ce qui est bien, car croyez-moi,

si vous vous mariez, vous aurez besoin de blé.

Mais je vais vous dire,

à moins que la fille soit enceinte, annulez.

Bon mariage.

Frank, tu sais...

Tu n'es pas obligé.

- Mais je le veux. - Super.

Frank, si c'est vrai qu'on finit par ressembler à ses parents,

tu auras des ennuis.

Mary, tu crois que c'est une erreur ?

Eh bien...

Si tu veux vraiment savoir ce que j'en pense...

Frank, ne panique pas, mais mes parents veulent nous parler avant la cérémonie.

Frank...

- Je ne suis pas enceinte. - Quoi ?

Tu veux toujours m'épouser ?

Et toi ?

Avant, c'était pour le bébé.

Maintenant, c'est pour toi.

Moi aussi, c'est pour toi.

- Je suis enceinte. - Beth !

Je voulais juste vérifier.

Elizabeth !

Mon Dieu. Maman.

- Ça va comme ça ? - Ton père et moi

voulons te dire une chose.

Ça fait deux jours que tu le répètes.

Elizabeth, il n'a même pas de travail.

Ma fille va redevenir secrétaire légale pour subvenir à vos besoins.

Maman, je t'ai dit ça en privé.

Mme Spencer, ce club n'est pas le but de ma vie.

Je veux écrire de la musique.

Pour ce faire, je joue ici. J'accompagne des chanteurs.

Je joue pour des cours de danse.

Je fais tout pour continuer à écrire de la musique.

Mon garçon...

Nous pouvons vous donner 2 000 $, ici et maintenant.

- Papa. - Annulez

ce mariage ridicule !

Beth et moi allons nous marier.

Avec ou sans votre accord.

Le pasteur est arrivé.

- Où est Evelyn ? - Qui c'est ?

Le pasteur, j'imagine !

Non, Evelyn est ma femme

et elle est au fond de la pièce.

Les mariages sont souvent interrompus

par ses sanglots.

Que je ne prends pas pour moi.

Commençons.

Elizabeth.

La bague de Mamie.

Merci, maman.

Papa ?

Elizabeth.

Viens ici, mon bébé.

Chéri, ça pourrait être pire.

Au moins, elle n'est pas enceinte.

Chers amis, bonsoir.

Avant les vœux, Frank et Beth ont demandé à s'exprimer.

Frank ?

Beth...

Je suis si heureux de t'épouser là

où je t'ai rencontrée et aimée.

Je suis juste heureux de t'épouser.

Et j'aimerais remercier nos amis proches

d'être ici avec nous,

le jour le plus important de nos vies.

Beth ?

Pas un jour ne passe

Pas un seul jour

Mais tu fais partie de ma vie

Tu resteras toujours

Et plus les jours passent

Plus je me dis

"Quelle est la fin ?"

Ça ne peut pas être mieux Plus longtemps

Mais c'est toujours mieux Et plus résistant

Plus profond, imminent

Plus libre et innocent

Plus riche et transparent

Et pas

Pas un jour ne passe

Pas un jour béni

Mais tu fais partie de ma vie

Et tu ne t'en vas pas

Et je te dis, là

Si tu pars, je péris

Je veux jour après jour Après jour après jour après

Je périrai

Jour après jour après jour Après jour après jour

Au fil des jours

Au fil des jours

Au fil des jours

Comment ça arrive ?

Jadis, tout était clair

Comment t'es-tu perdu dans le noir ?

Fais demi-tour et reviens nous voir

Comment ça arrive ?

Et à quel moment ?

La route derrière a-t-elle disparu ?

Et le contrôle Quand l'as-tu perdu ?

Et comment diable es-tu apparu ?

1959

1958

1958 VIRAGE À GAUCHE

- T'avances bien ? - Oui, et toi ?

- Ça va. - Tu m'en diras tant.

- Salon de thé russe. - Bonjour.

- Mary. - Dis bonjour.

J'ai trouvé un job.

- Où ça ? - True Romances.

- Comme modèle ? - J'écris des légendes.

- Et le livre ? - Quoi ?

- Rien. Tu y travailles ? - Oui.

- Bien. - Non.

- Mary. - Je sais, Balzac et moi.

J'ai fini l'acte

- J'ai une audition - Moi, le récit

- De pianiste - On mange où ?

- Je suis à Playboy - L'éditeur a dit

- Je réécris - Mes parents arrivent

- J'ai vu My Fair Lady - J'ai réécrit

- Ça m'a plu - J'ai jeté le récit

Je vois un agent

On se réunit samedi

On ouvre les portes

En chantant "On est là"

Et jour après jour

On improvise

Cette rive lointaine N'est pas si loin

On suit les étoiles le soir

Le temps est trop court

1959 VIRAGE À GAUCHE

- J'ai appelé un producteur - Envoyé l'acte

- Entamé le récit - On va le voir

- J'ai lâché la fac - Je vois un musicien

- Je joue au club - Ils font mon acte

- À Redbook - J'ai réécrit

- J'ai fini le récit - On répète

J'ai jeté le récit Puis le musicien

Je passe à Popular Science

On ouvre des portes

En chantant "Nous voilà"

On met les voiles, à l'improviste

Cette rive lointaine Maintenant se rapproche

On est sans peur, ni reproche

Et là le temps file

Bum-bum-bu-bum-bum bum-bum

La-da-da-da-da da-dum

- T'avances ? - Oui, et toi ?

- Fini ! - Une minute.

- Paradis de Hambourg. - Bonjour.

- Mary. - Dis bonjour.

J'ai un autre job.

- Où ça ? - Chic.

- C'est quoi ? - Nouveau,

des images animées.

- Et le livre ? - Quoi ?

L'éditeur l'a ?

- Oui. Non. - Mary.

- J'ai pas... - Fini !

- Je te rappelle. - Bon.

- C'est un brouillon. - OK.

C'est pas parfait.

- Tu chantes ? - Oui.

Qui veut vivre à New York ?

Les soucis, le bruit La chaleur, la saleté ?

Qui veut les poubelles Encombrant la chaussée ?

Soudain, moi, je veux

Ils pètent toujours les plombs

Je changerai ça

Les flics, les taxis Les vendeuses de Saks

Si on a un faible Pour les maniaques

Soudain, moi, je veux

C'est génial, formidable

Le reste, c'est pareil

Ce n'est pas tous les jours Qu'on ouït une telle partition

Mais si je me permets J'attire votre attention

C'est pas un air qu'on fredonne

C'est pas un air qu'on chante Bum-bum-bum-di-don

Il faut un air qui fait Bum-bum-bum-di-don

Je veux une mélodie

Donnez-leur de la matière

Laissez la foule entière Taper un peu du pied

Je vous dirai Si Stravinski a du succès

Je veux une mélodie

Oui, je sais

Pas ce genre de projet

Mais votre partition Serait un entre-deux

Jouez la composition Voici ce que je veux

Qui veut vivre à New York ?

Je hais la saleté La chaleur et le bruit

Mais depuis toi, je...

Écoutez, c'est peut-être moi

Mais cette mélodie

N'est pas fredonnable !

Comptez pas vos heures Laissez vos coordonnées

Moins précurseurs

Laissez vos coordonnées

Écrivez une simple Mélodie-di-di-di-di-di

A-di-di-di-di-di-di

Les répètes sont finies Tout l'argent est parti

On a fait un numéro Mon livre, c'est zéro

Le club a été pillé Je donne des cours

- Mes parents arrivent - Ratée, ma lessive

- On m'a volé - J'ai vu le musicien

- On nous expulse - Je broie du noir

On se retrouve dimanche Ils ferment les portes

En chantant "Dehors"

On gravit plutôt des montagnes

Cette rive lointaine est de pire en pire

On apprend à rebondir

Il nous reste des choses à dire

Une idée m'est venue

Quoi ?

On fait une revue

- Quoi ? - Quoi ?

On fera notre propre revue

- Quoi ? - Où ?

- Pourquoi ? - Quand ?

Des chansons, des scènes,

- du piano, du mime ! - Oui.

"Frankly Frank !"

Notre propre revue

- Où ? - Le club rouvre.

- Du neuf. - Avec du vieux.

- Et la fille ? - Oui ?

Il faut une fille.

- Mary. - Merci.

Je ne joue qu'au dîner.

Qui veut vivre à New York ?

Les soucis, le bruit La chaleur, la saleté ?

Et les poubelles Encombrant la chaussée ?

- Suivante ! - Je peux chanter plus aigu !

Qui veut vivre à New York ?

Qui veut vivre à New York ?

Qui veut vivre...

Merci d'être venue !

Ils pètent toujours les plombs

Monte d'une tonalité.

Flics, taxis Vendeuses de Saks

Monte d'une tonalité.

Si on a un faible Pour les maniaques

Merci ! On te prend !

- Je suis Beth - Je suis Frank

Je croyais être navrante

- Mary - Charley

Au fait, on m'a dit de commencer samedi

- Quoi ? Tu rigoles - On n'est pas prêts

Quelqu'un a annulé Sa réservation

- Chansons ? - Costumes ?

Comment tout apprendre ?

Je t'apporte tout

- Ce soir - J'ai pas fini

Mais il faut la musique

On verra tout ça dimanche

On ouvre les portes

En chantant "Nous voilà"

Et tous les jours On improvise

Cette rive lointaine n'est pas si loin

On suit les étoiles le soir

Le temps est trop court

On frappe aux portes

En criant "Encore nous"

On risque tout à l'improviste

Cette rive lointaine se rapproche encore

Ce qui nous reste alors

C'est de compter jusqu'à dix

On n'a pas le temps

Les routes sinueuses

Glissent à travers la campagne

Joyeusement, nous on roule Nous on roule

On attrape les rêves

Des rêves qui explosent

En réveillant la campagne

Joyeusement, tout le monde

Leur chante un air

Nous, en roulant

Nous, en roulant

Nous, en roulant

Nous, en roulant

TOIT, 1957

Que fais-tu sur le toit ?

Je sais pas.

Tu aurais pu le dire.

- Tu dormais. - Le réveil vient de sonner.

Tu vois quelque chose ?

- Quelque chose ne va pas ? - Non.

- Que fais-tu ici ? - Je pouvais pas dormir.

Charley... J'ai lu tes deux pièces hier soir.

Si géniales, j'ai pas pu m'endormir.

Je croyais que tu étais fâché.

Je dois dire aux gens

de me réveiller quand ils me trouvent génial.

Je tournais.

Je pensais à ces deux ans gâchés à l'armée,

et lire tes pièces...

"Gâchés" ?

Et cette musique ?

- Ça, c'est génial. - Quoi ?

Vraiment ?

Oui.

Frank, tu n'écris pas que ce que tu sais.

Tu écris ce que tu sais.

D'accord.

Cette pièce, Pretty Politics, sur le Sénat.

Et si on en faisait une comédie musicale ?

- Continue. - J'ai un meilleur titre.

Virage à gauche.

Un meilleur titre ?

C'est important.

Les comédies plaisent.

Un excellent moyen pour exprimer des idées importantes,

qui peuvent faire la différence.

Charley, on peut changer le monde.

C'est un début, un changement

Ça a commencé

Les contours se floutent doucement

Hier, c'est du passé

Fais un pas

Écoute ce qu'il se passe

Nous sommes ce qu'il se passe

Ne vois-tu pas ?

On façonne les choses à la main

On sera dans le journal de demain

C'est à nous de leur montrer

C'est notre tour

Respire bien

Les mondes à changer et acquérir

C'est à nous, là

Toi et moi, vieux

Toi et moi

Salut.

On voulait juste voir, ma coloc et... moi.

Excusez-moi.

Elle doit être de Barnard.

Les filles là-bas sont fofolles.

- Tu as l'heure ? - Oui.

Six heures moins le quart.

Tu as déjà pensé au mariage ?

Non.

Moi non plus.

Dans un futur lointain, peut-être.

Sens comme ça tremble au bord du gouffre

Quoi ?

Tout

Ça te fait frémir

Réfléchir

Il y a tant à chanter

Et toi et moi

On chantera tels des oiseaux

Moi, la musique

Et toi, les mots

Dis-leur ce qu'ils ne savent pas

C'est à nous de leur montrer

C'est à nous de sentir

Les mondes à changer et acquérir

C'est à nous, les émois

Toi et moi, vieux, toi et moi

Fais un pas

Écoute ce qu'il se passe

Nous sommes ce qu'il se passe

Autrefois

On avait ce sentiment inouï

Qu'on les enverrait au tapis

Aujourd'hui, c'est possible

Un jour accessible

Nos têtes sont en jeu

Faites place et faites vos jeux

C'est à nous, là

Toi et moi, vieux, toi et moi

Toi et moi

Je voulais pas être si habillée avant.

- J'arrive trop tard ? - Non.

Ma colocataire arrive.

Je suis Charley. Voici Frank.

- Mary Flynn. - Enchanté.

- Salut. - Appartement cinq.

La semaine prochaine,

quand je serai libéré de l'armée.

Frank a son week-end pour nous aider.

Il y a beaucoup à déménager.

Une machine à écrire, deux matelas et un piano.

C'est toi qui joues du piano depuis avant-hier ?

- On est expulsés. - Pas du tout.

Tu es génial.

Sincèrement génial.

Sincèrement, merci.

Je suis venue sur le toit pour mieux entendre.

Je parle trop,

et je souffre en rentrant chez moi.

Tu es sincèrement génial, toi aussi ?

- J'écris. - Il l'est.

Columbia, Juilliard.

C'est ce que je veux faire : écrire.

Mais comment on compose de la musique ?

Pour moi, c'est le don suprême.

Je devrais l'épouser.

On t'a déjà dit que tu sais quoi dire ?

Jamais.

Mais... Je veux vraiment savoir.

Écrire de la musique n'a rien à voir avec les mots.

C'est une question de sons, de sentiments.

Pour moi, la musique, c'est tout.

C'est tellement créatif.

Sans la musique, je serais mort.

Un jour, Frank sera un grand compositeur.

Vraiment ?

Je pense que tu l'es déjà.

Mary ? Tu es là ?

Il y a des garçons.

Oh non !

Evelyn.

Evelyn.

C'était Evelyn.

On devrait regarder. Ça arrive maintenant.

- Tu vois ? - J'espère qu'on ne l'a pas raté.

Il devrait arriver maintenant.

- Oui, le voilà. - Oui, je le vois.

- Où ça ? - Il est là. Là-bas.

C'est vraiment phénoménal.

C'est phénoménal.

Vous dites Sputnik ou "Spoutnik" ?

J'appelle ça un miracle.

Mon Dieu.

On doit être les plus chanceux de la Terre.

À partir de maintenant,

après ce moment qu'on partage tous les trois,

rien ne sera plus jamais comme avant.

Vous comprenez que maintenant, tout est possible ?

Tout ce dont on a rêvé.

Quelle belle époque pour débuter.

Pour être en vie.

C'est un début, un changement

Ça a commencé

Les contours se floutent doucement

Hier, c'est du passé

Fais un pas Écoute ce qu'il se passe

Nous sommes ce qu'il se passe

Ne vois-tu pas ?

On façonne les choses à la main

On sera dans le journal de demain

C'est à nous de leur montrer

C'est notre tour Respire bien

Les mondes à changer et acquérir

C'est à nous, là

Toi et moi, vieux, toi et moi

Dans des années on se souviendra

Et on reviendra

Achète le toit et colle une plaque

"Ici a commencé l'ère

"D'être sincère"

Nos têtes sont en jeu

Faites place et faites vos jeux

Nos rêves se réalisent

Toi et moi, vieux, toi et moi

Toi et moi, toi et moi

Toi et moi

Toi et moi, toi et moi

Toi et

Moi

D'APRÈS LA PIÈCE ORIGINALE DE GEORGE S. KAUFMAN ET MOSS HART

D'APRÈS LA PRODUCTION DE THE MENIER CHOCOLATE FACTORY

Sous-titres traduits par : Chénel C, Maxime Le Guillou, Mélody Riesterer

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.