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Original subtitles

Appel en provenance d 'Angleterre. Centrale de Brighton.

George, c 'est toi ? Mon cƓur, tout va bien ? Ton voyage s 'est bien passĂ©

? J 'essaie d 'abord de mettre le miel Ă  la salade Ă  manger. Je veux que tout

soit impeccable.

Un problùme ? Bah... Dis -moi tout mon cƓur.

On va reprendre depuis le début, d 'accord ? Comment est l 'endroit ?

Vous connaissez les Dali, n 'est -ce pas, monsieur ? Un petit peu, oui.

Ne me regardez pas dans les yeux.

Faites apporter mes bagages dans ma suite, immédiatement.

Carignan, quelle regrettable erreur.

Cet homme n 'est pas un vulgaire laquet.

Voici l 'avenir de la peinture surréaliste, ma chÚre.

AprÚs moi, bien sûr.

Elle a mĂȘme demandĂ© de tes nouvelles.

Gala ? Oui.

OĂč est votre adorable femme, Georgina, c 'est ça ? Georgette. Oui, c 'est ça, je

me souviens.

Je me demandais, il est comment, Lord James, en chair et en os ? Il n 'est pas

lĂ . C 'est pas possible.

Lord James et moi aimerions souhaiter la bienvenue aux artistes les plus

prometteurs du moment.

D 'ailleurs, oĂč est Lord James ? Lord James est retenu Ă  Londres afin de

préparer l 'exposition du siÚcle, monsieur.

Celle -ci démarre vendredi à West Dean. Et elle fera de vous tous les artistes

les plus respectés au monde.

Mais Ă©galement les plus riches, bien au -delĂ  de vos rĂȘves les plus fous. Vous

avez cinq jours pour installer vos Ɠuvres dans l 'espace qui vous a Ă©tĂ©

Et oĂč est cet espace ? Moncton House, monsieur Ray. Ce n 'est pas trĂšs Ă©loignĂ©

du manoir et pourtant au cƓur des belles forĂȘts du domaine. en attendant

profiter de la vie de chĂąteau en lords et ladies.

Gardez bien en tĂȘte d 'ĂȘtre prĂȘts pour ce vendredi 16h tapante, sans faute.

Levons sans attendre nos verres. Monsieur Daly, Madame Miller, Madame

Monsieur Ray, Monsieur Magritte, Monsieur Ernst, Nash et Mademoiselle

votre succĂšs sans limite.

À notre succùs sans limite.

René?

Vous avez un problĂšme ? RenĂ© ? Êtes -vous lĂ  ?

Majordome ? Qu 'est -ce qu 'elle fait ici

? Je vous demande pardon.

Je suis lĂ .

J 'ai été juré de ne plus jamais me trouver en présence de cette femme.

Monsieur Daly, Mademoiselle Legge est la cousine de Lord James.

Elle passe une partie de l 'été dans le domaine.

deviez composer avec sa présence.

Et pourquoi est -elle Ă  notre table ? Elle n 'est mĂȘme pas une artiste.

Mademoiselle Legge est l 'une de nos artistes de performance les plus

monsieur. Elle se produira d 'ailleurs vendredi, si vous voulez bien m

René ?

touché à rien.

Elle est lĂ .

Oh, Seigneur.

Debout, monsieur Magritte. Sur le champ. Venez.

Calmez -vous. Venez, monsieur.

Allez, venez.

Que s 'est -il passé ? Venez.

Sortez de cette piĂšce.

C 'est lĂ  ? Venez.

Et surtout, ne dites rien Ă  personne, je vous en prie. Pourquoi donc ? Peut

-ĂȘtre que quelqu 'un se souvient de quelque chose. Certainement, mais cela

pourrait créer un effet de panique. Je préférerais d 'abord appeler la police,

monsieur. J 'ai également des questions.

René ? Je ne veux pas vous contrarier, monsieur, mais vous venez de vous

réveiller à cÎté d 'une femme morte.

Quel est le problĂšme dont vous voulez me parler ? C 'est rien, mon amour.

C 'est juste une mauvaise nuit, je pense.

Je vais aller petit déjeuner.

Je te laisse.

René ?

Tu es d 'humeur bien morose, mĂȘme pour toi. Mon pauvre petit ami n 'a pas

survécu au voyage.

C 'est Satan et TempĂȘte.

Da Vinci a plus l 'habitude d 'ĂȘtre sous l 'eau qu 'au -dessus.

J 'ai l 'impression que tu tiens plus à ton crustacé mort qu 'à moi.

Bonjour, Magritte.

Bonjour.

Mes condoléances pour la mort de votre homard, madame.

Il ne manquera Ă  personne, crois -moi.

Il m 'a mĂȘme mordu, figure -toi, deux fois.

Un homard ne mord pas, il pince. Et c 'est un signe d 'affection.

Il est comme toi, en fait.

Sois heureux au paradis des remards.

L 'enfer vaut mieux que d 'ĂȘtre coincĂ© ici.

Tu es pĂąle comme un cadavre, Magritte.

Sheila ne t 'a pas trop épuisé hier soir, j 'espÚre ? Comment ça ? On vous a

monter ensemble peu aprĂšs minuit.

Beau travail, mon ami.

Vous voulez bien m 'excuser ?

Je pourrais misĂšre Ă  cette vie.

Moi, je ne pourrais pas vivre ici, monsieur.

L 'air est... C 'est Ă  cause de quoi ? Des plantes, des animaux ? Des gens,

monsieur.

Contentez -vous de ne pas leur montrer que vous ĂȘtes impressionnĂ©s par leur

richesse et leurs... choses insidieuses.

Entendu, monsieur.

Merci.

C 'est un honneur de vous

rencontrer, mon cher Lord, inspecteur -chef Fussel -Twait, inspectrice Quant Ă 

votre service. Je dois vous avouer que votre domaine mĂ©rite d 'ĂȘtre reconnu

comme l 'un des plus beaux parmi tous ceux du royaume. Vous m 'éprenez,

monsieur. Je suis le majordome de Lord James.

Bien, je vois.

Votre nom ?

Jux, monsieur.

Archibald Jux.

Pourriez -vous nous montrer le corps, s 'il vous plaßt ? Bien sûr.

Suivez -moi.

Nous prenons le relais à présent. Merci.

Bien, monsieur.

À vous l 'honneur maintenant, Madame l 'inspectrice.

Du cÎté gauche du lit.

Nous avons une femme dĂ©cĂ©dĂ©e, en tenue de soirĂ©e, la tĂȘte recouverte d 'une

écharpe blanche serrée autour du cou, avec du sang au niveau du nez.

Un verre brisé, une autre tùche sur les draps, de sang ou de vin.

Du cÎté droit du lit, la marque d 'un autre corps, plus lourd, plus grand.

Un homme, probablement.

Je dirais cela aussi. Pas mal, inspectrice.

Pas mal du tout.

Des chaussures noires, fraßchement cirées.

De l 'eau de colonne pour homme.

AmÚre et sucrée.

Des eaux piacées.

Et si c 'est le cas, on peut dire une sérieuse dose.

Ceci pourrait ĂȘtre la pauvre femme gisant sur ce lit, Grant.

Je vous présente notre victime.

Elle a été étranglée, il y a quelques heures.

Sheila Legg, anglaise, célibataire, ùgée de 25 ans.

Profession, artiste de performance.

Profession, victime d 'un meurtre.

Aucun doute lĂ  -dessus.

Qui est le tueur parmi ces gens ? Quant.

Il nous faut un espace pour travailler. Voyons oĂč se trouve... Comment s

'appelle -t -il déjà ? Jux, si je me souviens bien bien le tueur.

Voilà, je l 'ai trouvé. Toutes mes excuses pour l 'attente.

Cet endroit vous convient -il, inspecteur ? Oui, ce sera parfait. Idéal

salle de crime.

Quelles informations possédons -nous sur les invités, Quant ? Il semblerait que

ce soit un groupe d 'artistes en quĂȘte de reconnaissance.

L 'un d 'eux n 'était encore jamais venu en Angleterre.

Regardez.

René François ?

Guylain Magritte. NĂ© en 1898, les signes belgiques.

Peintre.

Monsieur, je vais devoir annoncer Ă  tout le monde la funeste nouvelle.

Venez, et feignez d 'ĂȘtre surpris, monsieur.

Je suis malheureusement au regret de vous annoncer que Mlle Legge est morte

durant la nuit.

Quoi ? Il est évident qu 'il s 'agit d 'un horrible accident, mais Scotland

a Ă©tĂ© dĂ©pĂȘchĂ© sur place afin de mener l 'enquĂȘte, juste par mesure de prudence.

Ils vont analyser toutes les pistes possibles.

Ce serait un meurtre ? Nous savons que Mademoiselle Legge était une amie chÚre

et aimée. Une collÚgue appréciée de vous tous.

Lord James et moi sommes profondément désolés.

Si l 'un de vous a besoin de quoi que ce soit, je vous en prie, n 'hésitez pas à

le demander.

Oh mon Dieu, pauvre fille.

Satisfait maintenant ? Tu as besoin de quoi, Camille ? C 'est fait.

Nous sommes tous sous les chocs. N 'aggravez pas la situation.

Tu es drĂŽlement silencieux.

Pardon ? Forcément, tu es le dernier à l 'avoir vu quand tu es monté avec elle.

Non, je ne sais pas.

Tout à coup, tu as perdu ce qui te restait de mémoire.

Notre amie a été assassinée et tu restes là sans rien dire.

Tu ferais mieux de parler. Gala, s 'il te plaßt, personne ne désirait sa mort.

Est -ce que tu es bien sûr de ça ? Kaya !

Bonjour Ă  tous.

Inspectrice Quant, Scotland Yard.

Merci de bien vouloir rester disponible pour nos interrogatoires.

Et nous vous présentons toutes nos condoléances pour cette perte.

Joe ?

Attendez. Si je comprends bien, nous sommes tous suspects ?

Quand

les invités sont -ils arrivés ? Ils sont arrivés hier soir.

Mademoiselle Legge était toujours en vie ? Oui. Tous ces gens ont l 'air fort

célÚbres. En tout cas, au sein du monde de l 'art, parce que pour ma part, je n

'avais jamais entendu parler d 'aucun d 'entre eux avant aujourd 'hui. C 'est lĂ 

tout le talent de Lord James, dénicher les grands artistes de demain.

Le succĂšs ne leur a pas encore ouvert les bras.

Pourtant, la semaine prochaine, ils feront la une des journaux.

Pourquoi cela ? La plus importante exposition d 'art de la décennie prendra

quartiers ici vendredi prochain.

Chacun des artistes ici présents exposera son travail.

Cela sera époustouflant, je peux vous l 'assurer.

Le surréalisme est la prochaine grande tendance. Selon les prédictions de Lord

James.

Quel placement judicieux.

Acheter des Ɠuvres d 'art Ă  bas prix, crĂ©er la vague et empocher l 'argent.

J 'avoue que c 'est bien joué.

J 'en conclue que vous n 'ĂȘtes pas un amateur d 'art, monsieur.

Et vous, Ă  quelle heure vous ĂȘtes -vous couchĂ© hier soir, Jones ? Aux alentours

de 23 heures.

Je vois que vous ĂȘtes nerveux. Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir

nous dire tout ce que nous avons besoin de savoir.

J 'ignore si... si important... Vous ignorez surtout si ça ne l 'est pas.

Ce matin, alors que je passais de chambre en chambre avec les demandes

des petits déjeuners, j 'ai surpris l 'un de nos invités au lit avec Mlle

Qui ? Eh bien... C 'était M.

Magritte. Mais je sais avec certitude qu 'il n 'a absolument rien Ă  voir avec

ça. Il était particuliÚrement... Non ! Ne vous avisez plus de me faire des

cachoteries ! Jamais.

Non. C 'est compris.

Magritte ? Magritte ? Oui ?

Inspecteur Chef Fisselthwaite.

Que se passe -t -il, inspecteur ? Je vous pose la mĂȘme question, Magritte.

ĂȘtes la derniĂšre personne Ă  avoir Ă©tĂ© vue avec la victime hier soir et la

premiÚre ce matin, trouvée au lit avec la pauvre femme.

Et si vous nous faisiez plaisir en confessant votre crime, Magritte, qu 'on

puisse rentrer Ă  Londres pour vous souper ? Non.

Non.

Vous ĂȘtes sĂ»r ? D 'accord.

Concentrons -nous sur la nuit derniĂšre, alors.

Sous vos déplacements à partir de minuit.

Nous savons dĂ©jĂ  que vous vous ĂȘtes Ă©clipsĂ© avec Mademoiselle Legge, c 'est

ça ? Nous sommes montĂ©s Ă  l 'Ă©tage, en effet. Vous ĂȘtes -vous rĂ©veillĂ© avec une

écharpe autour du cou, comme celle trouvée sur Mademoiselle Legge ? Oui.

Je me suis réveillé avec l 'impression de suffoquer.

Je ne pouvais plus respirer.

Jux m 'a dit que vous Ă©tiez tous ici pour exposer vos Ɠuvres.

Pour peut -ĂȘtre devenir cĂ©lĂšbre et substantiellement riche au -delĂ  de vos

les plus surréalistes.

Vous n 'y arriverez pas tous, bien entendu. Ça doit crĂ©er une sorte de

entre vous, non ? Non.

Êtes -vous un homme jaloux, Magritte ? Non.

Curieux seulement.

Il semblerait que nous soyons deux Ă  l 'ĂȘtre. Dans ce cas, il y a quelque chose

que je veux vous montrer.

Sauf si votre collÚgue l 'a déjà trouvé.

Monsieur, venez voir ce que j 'ai trouvé.

Mais que diable ! Je l 'ai trouvée dans la boßte, au fond de la garde -robe.

Elle était clouée.

J 'ai dĂ» la casser pour l 'ouvrir.

Désolée.

S 'agit -il de votre tableau ? Oui.

Il a fait le voyage depuis Bruxelles pour l 'exposition de vendredi. Mais

boßte n 'avait pas encore été ouverte sur le sol anglais. Mais si, je viens

juste de l 'ouvrir.

Jusqu 'Ă  maintenant.

C 'est le portrait de la scĂšne de crime.

Allez, parlez -moi de ce tableau.

Les amants.

The lovers.

Voyez -vous, mes amants s 'embrassent et en mĂȘme temps, ils ne s 'embrassent

pas. Leurs lÚvres sont entravées par une écharpe.

Ils ne peuvent pas complĂštement se toucher.

VoilĂ  ce que moi j 'appelle l 'amour.

Bon, la leçon d 'art est terminée.

J 'aimerais sentir votre haleine. Je vous demande pardon. Allez, ouvrez la

bouche, vite.

Oh, Seigneur Dieu. Oui, je ne me suis pas brossé les dents ce matin.

Je confirme.

Comme je confirme que ce manque d 'hygiÚne vous épargnera sans doute une

dans une sombre petite cellule.

Vous avez été droguée, tout comme Mademoiselle Legge.

Faisons analyser ce sédiment.

Et personne d 'autre n 'a vu votre tableau, vous ĂȘtes sĂ»r ? Ma femme, mais

se trouve Ă  Bruxelles, donc non.

Auriez -vous noté quelque chose d 'étrange hier soir ? Eh bien...

Ne t 'inquiĂšte pas, Seri.

Je ne joue plus avec les petites filles.

Je te ferai savoir quand je serai assez grande pour jouer avec toi. Je pencherai

pour dans une cinquantaine d 'années.

Ça suffit, vous deux.

Allons -y avant que les hommes ne boivent les meilleures bouteilles.

C

'était

particuliÚrement extraordinaire et animé.

À la vître.

Et... Un... Quatre... Trois... Deux...

Un... Mais c 'était de l 'amusement.

Pas d 'inquiétude.

Avez -vous d 'autres choses à nous révéler ? Non, c 'est tout. Bien.

Vous pouvez disposer.

Pour le moment.

Suspect potentiel ? Pas si les analyses révÚlent qu 'il était drogué. Ne vous

laissez pas charmer par ce Magritte, Quant.

Vous devez rester concentré. Je ne le trouve pas charmant, monsieur.

Je prĂȘte attention, c 'est tout.

Il y a autre chose que j 'ai trouvée tout à l 'heure sur la scÚne de crime.

Que pensez -vous de ceci ? C 'est un livret bancaire. Il était dans la table

chevet de Mlle Legge.

À la date de l 'Ă©tĂ© dernier, on remarque qu 'elle a fait des versements mensuels

Ă  un certain Charlie L.

La mĂȘme somme est versĂ©e toute l 'annĂ©e.

Et lĂ , tout Ă  coup, regardez.

Hier, mille livres supplémentaires ont été versés au dit Charlie L. Qui est -ce

que cela pourrait ĂȘtre ? Elle pour l 'aigle, peut -ĂȘtre ? Un parent ? Ou...

Brigadier au rapport !

Je veux

que vous fouillez chaque chambre d 'invité. Nous recherchons différents

et éléments des narcotiques et leurs prescriptions.

Un revolver en verre également et toute référence à un Charlie L.

Plus tout ce que vous trouverez de suspicieux, messieurs.

Allez -y, au travail, hop hop !

Oh, seigneur.

Nous avons besoin d 'un endroit pouvant ĂȘtre fermĂ© Ă  clĂ©, de prĂ©fĂ©rence Ă  l

'intérieur, et aussi froid que possible.

D 'accord. Je pense avoir un endroit qui devrait vous convenir.

Veuillez me suivre.

Ne refaites plus jamais ça.

Je vous demande pardon.

Je dĂ©sirais vous apporter mon aide dans votre enquĂȘte.

Je veux attraper cet assassin tout autant que vous.

Peut -ĂȘtre mĂȘme plus.

Pourquoi ? Maman

! Fais ta peau !

Vous réalisez que vous restez le suspect ? Je sais.

Mais si je trouvais sur cette scĂšne de crime quelque chose que vous auriez

manqué, est -ce que vous pourriez m 'autoriser à vous assister ? Il s 'agit

'une enquĂȘte pour meurtre, Magritte. Ce n 'est pas un jeu que diable. Je suis

sérieux.

Je suis trÚs sérieux.

Ceci est trĂšs important pour moi.

Si vous pouvez me montrer un indice solide, il se pourrait que je regarde

ailleurs pendant que vous jouez les détectives.

Suivez -moi.

Vous y connaissez -vous en peinture ?

Pas vraiment.

D 'accord.

Parce que l 'assassin, lui, oui.

Qu 'est -ce qui vous rend si sûr ? Avez -vous jamais entendu parler de la

technique appelée le repoussoir ? Non.

Je vous explique. C 'est lorsqu 'on peint l 'avant -plan avec des tons

mais que l 'on met les éléments en arriÚre -plan avec des tons plus

Cela permet de crĂ©er une profondeur de champ et cela attire l 'Ɠil du

sur des détails qui, sinon, lui échapperaient. Je fais ça tout le temps.

En tant qu 'enquĂȘteur, vous focalisez sur des dĂ©tails logiques. Le corps, le

lit, la bouteille. Une erreur de notre part ? Du tout.

Mais vous focalisez sur l 'avant -plan.

Votre champ de vision est donc incomplet.

Concentrons -nous sur l 'arriĂšre -plan.

L 'assassin aime les huĂźtres.

Depuis Bruegel et Bosch, la symbolique d 'une hußtre à cÎté d 'une femme nous

indique qu 'elle est de peu de vertu ou légÚre. J 'ai compris, merci à vous.

Votre assassin est un artiste. Nous sommes dans une maison pleine d

C 'est vrai.

La croix demeure tandis que le monde tourne.

La croix demeure tandis que le monde tourne. Oui, bravo. C 'est fascinant,

Magritte. Merci.

Allons -y maintenant.

Attendez. Les artistes ont leur propre langage.

Utilisez -moi comme interprĂšte. Je peux vous apporter mon aide. Je me

débrouillerai avec mon langage. Merci beaucoup.

Mesdames et messieurs, nous vous demandons votre attention.

Mes brigadiers sont en ce moment dans vos chambres. Merci de ne pas les

dans l 'exercice de leur fonction.

Cherchez autant que vous voulez, je m 'en vais de cet endroit.

Personne ne quittera ces lieux. Nous conservons vos passeports jusqu 'Ă  la

de la quĂȘte. Non, c 'est hors de question.

Quelle bande de fascistes.

Est -ce rĂ©ellement nĂ©cessaire ? Madame Galadali, c 'est bien ça ? À qui ai -je

'honneur ? À la femme qui va mener votre interrogatoire.

Vous devez tous rester ici Ă  notre disposition.

Nous avons des questions pour chacun d 'entre vous.

Fais ton examen de confiance.

Je ne nous pensais amis, et moi je nous pensais en sécurité.

Adieu, mon amour.

Ton secret est en sécurité avec moi.

Attention Ă  la marche, messieurs, c 'est par ici.

Il faut d 'abord que je débarrasse toutes ces choses.

Pas commun comme morgue.

Milor, correspondante de guerre.

C 'est moi, je confirme.

Écoutez, je ne connaissais Sheila que trùs peu.

Pas comme les autres. Mais je savais que cela finirait mal.

C 'est la rĂšgle des 3D.

Drogue, dépression égale décÚs.

Quelle était la nature exacte de votre relation avec Sheila Legge, monsieur Ray

? Elle m 'inspirait énormément.

En tant que modĂšle ? Muse.

En tant que muse.

Je m 'ennuie.

Je suis prisonniÚre de cette cage dorée.

Revenez me voir lundi matin, je m 'en vais Ă  Munich.

Je vais interviewer Hitler pour le Washington Post.

Encore des questions ? Pour vous ou pour Hitler ? Les deux.

Une théorie sur qui a pu faire ça ? Si c 'était le cas, je... J 'aurais tué cet

homme Ă  l 'heure qu 'il est.

Vous croyez que c 'est un homme, alors ? Pas vous ?

Qu 'avez -vous au bras ? Lee

a joué avec son petit revolver pour son satané jeu de Guillaume Tell.

Et la balle a ricoché sur moi. Le fameux pistolet en verre.

Oui, un Smith & Wesson Lady Smith. Elle adore les revolvers.

OĂč se trouve cette arme ? Dans son sac, j 'imagine.

Ce joujou idiot.

Vous ne pensez tout de mĂȘme pas qu 'il puisse tuer quelqu 'un.

Je l 'ai pourtant mis dans mon sac aprĂšs le jeu hier soir. Je vous jure que je l

'ai fait.

Il n 'y est plus.

C 'est noté.

Avez -vous la moindre idée de qui aurait pu le prendre ? Je n 'en ai pas la

moindre.

DĂ©solĂ©e. L 'inspectrice a des problĂšmes d 'adaptation Ă  cet environnement. À vos

souhaits, inspectrice. Je vous comprends parfaitement.

Parlez -nous de ce petit jeu d 'hier soir.

Chilla devait se mettre en position de victime pour moi.

Man adore le danger.

Dali a peur des bruits trop forts.

Ce n 'est qu 'un jouet. Gala en est folle, par contre. Elle m 'a demandé de

viser plus bas.

Pour s 'amuser, évidemment.

Cinq.

Quatre.

Trois.

Attention.

mais vous stanade.

Sheila, vous allez bien ?

Je vous l 'ai dit, ce n 'était qu

'un petit jeu.

Personne n 'a été blessé, à part le flacon de cocaïne de Sheila, pardon, de

parfum, je devrais dire, et une égratignure sur le bras de Man.

Rien de grave.

Bien, je vous remercie, mademoiselle Miller. Merci.

Sheila n 'aurait pas dĂ» mourir.

Comme mes oiseaux.

Le monde n 'était pas à sa hauteur.

Elle a rejoint les anges.

Elle veille sur moi.

Mon bel ange gardien.

Je suis dévasté. Je me suis suicidé.

Désolé.

Quelle est la derniĂšre personne que vous avez vue avec la victime ? Ne l

'appelez pas comme ça.

Le Belge.

Il a l 'air si gentil.

Un peu réservé.

Il est comme moi.

Je les ai vus monter ensemble à l 'étage.

Ma belle Sheila avait l 'air Ă  nouveau libre.

Quel était l 'état d 'esprit de Mademoiselle Legge hier soir ? Comme d

'habitude, des hauts et des bas.

Mais avec plus de bas depuis le décÚs de son fils.

Quand est -ce arrivé ? Il est mort l 'été dernier.

Un accident selon l 'enquĂȘte.

Qui est le pùre ? Ça, personne ne le sait.

Ça pourrait ĂȘtre n 'importe qui.

Merci. Vous pouvez disposer.

Merci pour ce que vous faites. Pour le moment.

Pourquoi n 'arrĂȘtez -vous pas le Belge ? C 'est lui qui l 'a fait pour sĂ»r.

Probablement un jeu sexuel qui a mal tourné.

Cet homme me donne la chair de poule. Avec son air de... Excusez -moi, Madame

Dali, nous aimerions parler Ă  votre mari.

Monsieur et Madame Dali ? Appelez -moi Gala ou ne m 'appelez pas.

C 'est mon nom cosmique, ne l 'oubliez pas.

C 'est peut -ĂȘtre maintenant que nous allons avoir besoin d 'un interprĂšte.

La nuit derniĂšre, tout porte Ă  croire que vous avez eu une altercation avec

mademoiselle Legge.

Ah bon ? Il s 'agit seulement de deux femmes discutant un peu.

Nous l 'aimions tous beaucoup.

Selon vous, qui l 'a tuée, madame Daly ? Vous nous soupçonnez, c 'est ça ? Nous

avons un alibi.

IrrĂ©futable. Ça, c 'est votre opinion. Mais moi, ce que je voudrais, c 'est l

'avis de monsieur Daly. Alors, qui aurait pu tuer mademoiselle Legge ?

Croyez -vous que les oiseaux aient une conscience, inspecteur ? Je vous demande

pardon, est -ce qu 'on pense que les oiseaux ont une conscience, c 'est votre

question ? Ils ont l 'air d 'en avoir une, n 'est -ce pas ? Nous voulons

seulement savoir si quelqu 'un pourrait avoir un mobile, monsieur.

S 'il a possédé des millions, qui en hériterait ? C 'est pas plutÎt ça la

question ? Nous allons vérifier.

Autre chose concernant hier soir ?

Il ressemblait Ă  l 'une de mes Ɠuvres de jeunesse et il s 'est disputĂ© avec

notre Nash vers 2h04 du matin.

Je l 'ai laissé parce que j 'ai justement regardé l 'heure à ce moment

Nous avons donc amené Nash à l 'étage afin d 'éviter qu 'il commette un

Nous avons tous les trois dormis dans les mĂȘmes lits, comme des bĂ©bĂ©s, jusqu

petit matin, à Libby, en béton.

Comme ma femme le disait, il ne me souvient de rien d 'autre.

Bien dit, Salva Baby.

Merci, ma reine.

Bien. Nous vous tiendrons informés dÚs que nous aurons d 'autres questions à

vous poser, alors.

Merci. D 'autres questions ? Ah bon.

VoilĂ . Ils pourraient nous poser plus de questions.

Vraiment des gens parfaitement normaux, ces surrĂ©alistes. Vous ĂȘtes d 'accord,

quand ? Inspectrice Quant. Monsieur.

Que vous a dit Magritte dans le couloir tout à l 'heure quand nous étions dans

la piÚce à l 'étage ? Il voulait voir la scÚne de crime, monsieur.

Et vous lui avez permis ? Eh bien, j 'ai cru que cela aurait pu ĂȘtre bĂ©nĂ©fique d

'entendre ce qu 'il avait Ă  dire.

A -t -il partagé des réflexions qui nous feraient avancer ? Non, hélas.

Je vous serais gré de ne plus me dissimuler de telles choses.

Bien, monsieur.

Nash ? Nash ?

Bonjour,

Nash. C 'est Nash, avec un A, comme Magritte. Nash, je te prie de t 'en

souvenir. Je suis désolé. T 'en fais pas.

C 'est bien que tu sois lĂ .

Parce que je pourrais peut -ĂȘtre t 'aider.

Ah bon ? Je pense savoir qui a tué Sheila.

Qui ? Ils sont deux, en fait.

C 'est une probabilitĂ©. Ça tombe sans fait, lĂ  -dedans.

Je crois pas que toi tu l 'aies fait.

Pourquoi tu penses ça ? Ton cƓur abrite le printemps.

Tu ne connais pas les ténÚbres.

Qui faisait chanter Sheila ? Regardez ça, Hercule Poirot est en toi.

T 'es de sa famille ? Va falloir te faire pousser la moustache. Nash,

badinage. Sheila est morte.

AprĂšs la mort de SĂ©bastien, Sheila n 'a plus jamais Ă©tĂ© la mĂȘme.

Elle était dévastée.

T 'as entendu quelque chose ? Non.

T 'en es sûr ? Et le pÚre de l 'enfant ? Je ne connais pas le nom du pÚre. Il y

a bien quelqu 'un qui sait. Aucune idĂ©e. Ça pourrait ĂȘtre quelqu 'un comme

Charlie L. J 'ignore qui est ce Charlie. Je suis sĂ»r que tu sais. ArrĂȘte de

suffire. J 'ai aucune idée de qui il s 'agit.

Oui.

Comment vas -tu ? Toutes mes condoléances pour cette perte.

Nous sommes tous désolés. Vous étiez si proches tous les deux.

Vraiment, je suis de tout cƓur avec toi.

Vous ĂȘtes qui, dĂ©jĂ  ? RenĂ© Magritte.

Enchanté.

Nous nous sommes croisés hier soir.

Oui, oui, le peintre de Bruxelles.

C 'est ça.

J 'ai vu votre travail.

Monsieur Ernst... Ça a laissĂ© ma mĂ©moire vide.

Nash, mon chéri, il faut que tu retrouves un petit peu de paix.

Va te promener dans la forĂȘt.

Je te prie de m 'excuser, Magritte.

Est -ce que tu sais qu 'il y a un magnifique champ de coquelicots dans ce

domaine ?

Inspecteur... Inspecteur... Oui,

le commissaire Conning, monsieur.

Oui.

Oui, ce sera fait.

Oui, et en fait...

Il

semblerait que Lord James ait beaucoup d 'influence. C 'était le big boss à l

'appareil, Quant, terrifié à l 'idée que nous risquions de tout gùcher.

Prenez note.

L 'Ă©lite nous observe du coin de l 'Ɠil.

Avancez avec prudence.

Alors, résumez -moi la situation, voulez -vous, inspectrice Quant.

Je vous écoute.

D 'accord.

Alors, la scÚne de crime trÚs théùtrale.

De l 'opium dans le vin, Magritte et la victime mis en scĂšne comme les amants.

Un tableau que personne n 'avait encore vu Ă  part Magritte et que nous ne

pensons pas ĂȘtre l 'assassin.

Nous avons également un groupe d 'artistes aussi sensibles qu

quĂȘte de cĂ©lĂ©britĂ©s.

Ainsi que des mystérieux paiements.

Un chantage, probablement.

Un Charlie L. Il ou elle pourrait... La

chambre de Nash.

Merci.

Et enfin, une importante quantité de cocaïne.

valant une petite fortune. Une fortune que seule une héritiÚre pourrait

posséder.

Allez chercher Nash, voulez -vous ? Monsieur.

Tout le monde sait Ă  quoi ressemble Nash.

Continuez la recherche.

Il doit ĂȘtre quelque part dehors.

Excusez -moi.

Écoutez, Charlie, elle, est Nash.

Charlie pour cocaĂŻne.

Elle est l 'initiale de son nom de famille, Leslie.

Nash est le maĂźtre chanteur. D 'accord.

C 'est trĂšs gentil, mais j 'ai besoin de preuves.

Pour mon partenaire de folie, Charlie, elle, avec mon amour, S .L. Je l 'ai

trouvé dans la chambre de Nash.

Il faut qu 'on le retrouve.

Et tout Ă  l 'heure, je l 'ai vu...

C 'est bon ?

Comment ça ? Nash est introuvable ? Cherchez mieux, pour l 'amour du ciel,

! Nous l 'avons fait.

Ce domaine est gigantesque, il fait plus de 2500 hectares. Il n 'est pas dans la

maison, ni dans les alentours, ni dans les dépendances.

Et personne ne l 'a vu dans le domaine, et personne ne l 'a vu le quitter non

plus.

Bouclez le domaine.

Tous ses accĂšs, le portail, l 'accĂšs des domestiques, les chemins de chasse,

patrouiller le périmÚtre.

Il nous faut...

À tout prix, retrouvez cet homme. En avant, au propre, messieurs. Retournez

chaque caillou s 'il le faut.

VoilĂ . C 'est le moment pour moi de faire un discours mobilisateur.

Je fais regrouper les invités.

Tout le monde ! Monsieur.

Vous ĂȘtes arrivĂ© dans ce domaine hier soir et depuis l 'enfer ce dĂ©chet.

Est -ce lĂ  une coĂŻncidence ? Je ne crois pas.

C 'est ce que nous appelons un lien de cause Ă  effet. Je suis loin d 'ĂȘtre

satisfait par les réponses que vous m 'avez faites dans le cadre de la mort de

Mademoiselle Legge. Donc Ă  partir de cet instant, je place ce lieu et ses

invités en quarantaine.

Qui compte sortira du périmÚtre autorisé devra en assumer les conséquences et

aura de sérieux problÚmes.

Pour

qui

nous prennent -ils ? Une bande de pauvres artistes sales.

Tu nous prenez pour quoi ? DÚs que ce meurtre sera élucidé, vous pourrez tous

retourner Ă  vos petites occupations artistiques ou je ne sais quoi.

Respecteur, vous croyez vraiment l 'un de nous capable de tuer Sheila ?

Nous ne croyons pas, monsieur.

Nous savons.

Hé, c 'est celui -là pour créer ! Insta, c 'est là ! Vraiment ? Le tueur est

parmi nous ? Tout ceci est ridicule.

Lord James.

Bienvenue à West Dean, mes chers invités.

Max, comment vas -tu ? Parfaitement bien depuis que vous ĂȘtes lĂ , Lord James.

Lord James, si vous le permettez... Qui ĂȘtes -vous pour vous prĂ©senter ainsi et

décider de quoi que ce soit, vieil homme ? Scotland Yard, mon lord.

Inspecteur -chef John Fisseltwit.

Couchez le clef.

Vous décidez de confiner mon domaine et de traiter mes invités comme des chiens

? Comment osez -vous ? Nous enquĂȘtons sur un meurtre.

Le seul meurtre jamais commis sur mon domaine, c 'est le manque de goût,

inspecteur. Le meurtre de votre cousine Sheila Legge, mon Lord.

Je voulais vous le dire, mais je n 'arrivais pas Ă  vous joindre. Je suis

sincÚrement désolé.

OĂč est -elle ? OĂč est ma cousine ? Mes condolĂ©ances, Lord James.

À ce stade, nous interrogeons tout le monde.

Si nous pouvions continuer... Je ne vous permets pas.

Les plus grands artistes du XXe siÚcle sont réunis ici.

Ce sont des amoureux, oui. Des battants, oui.

Mais des meurtriers ? Vous ĂȘtes sĂ©rieux ?

Mon

Lord ? Que se passe -t -il ? Regardez -vous.

Tout le monde reste à l 'extérieur.

Éloignez -vous.

La croix demeure tandis que le monde tourne.

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