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Original subtitles

-Bonjour. -Bonjour.

-Vous avez des nouvelles de Marina Loiseau? -Pas encore.

Bonjour. - Bonjour!

Mais j'ai des nouvelles de Nadia El Mansour.

Enfin, je me suis renseignée sur elle et je peux vous décrire

la situation. -Vous vous êtes renseignée sur elle? Pourquoi?

-Pour vous.-Pourquoi? -J'en sais rien.

J'ai pensé que vous n'allez pas vous l'autoriser. Alors, j'ai interrogé quelques personnes au bureau Syrie.

-Et pourquoi je me l'autoriserais pas? -Pourquoi? Vous avez été demander de ses nouvelles?

-Non. -Moi, j'y ai été. Vous voulez que je vous le dise ou merde?

-Allez-y.-Il y a pas de nouvelles d'elle. On dit qu'elle fait une tournée en Asie pour sa fondation.

Personne ne s'interroge sur son absence. Aucune organisation ne s'inquiète de son sort.

Et même sa famille a pas l'air inquiète. Alors, je sais pas ce que ça veut dire, mais voilà.

-Merci. -Pas de quoi.

-Je voudrais vous remercier. -Vous avez eu le droit d'en connaître?

-Oui. J'ai eu accès au monitoring.

Voilà. C'est eux. Qu'est-ce qui se passe si, dans une semaine,

la taupe de Lefkir n'a pas réussi à les emmener là? -Bien, on le grille.Il est mort et il le sait.

-Et comment il va faire, vous pensez? -Je sais pas. Moi, à sa place,

je mettrais un scorpion dans le slip de Cyclone. Après une semaine sans soin, il tiendra pas.

-Ouais. Non, non... Mais comment il va faire pour convaincre les autres d'aller justement sur ce dispensaire-là?

-Raymond... -OK, j'arrête.

Ouais, merci pour la demande.

J'arrive.

-Je voulais vous parler de Nadia El Mansour. -Nadia El Mansour, oui?

-Je pense qu'elle est emprisonnée quelque part. Elle devait faire une tournée avec sa fondation

et il y a des traces d'elle nulle part. Je pense qu'elle a été arrêtée.-Et donc?

-Est-ce qu'on peut faire quelque chose pour elle?

-La seule chose qu'on peut faire, Guillaume, c'est de refiler le dossier au Quai d'Orsay.

Ça ne peut se passer qu'au niveau diplomatique et... ça se passera pas.

Les choses changent très vite. Vous êtes rentré il n'y a pas très longtemps, mais depuis,

le jeu, le nouveau grand jeu, a complètement changé. Les règles ont été inversées.

Avant, il y avait... la Syrie, et les Américains. Et nous.

Aujourd'hui, il y a la Syrie, les Américains contre l'État islamique.

Syrie, Russie, Iran... Tous devaient être dans le même camp contre l'État islamique.

Je vous parie, d'ici peu, les Américains vont choisir je ne sais quel intermédiaire pour parler avec les Syriens.

Ils vont pas leur parler directement. Mais nous, dans le nouveau grand jeu qui se met en place,

on est à l'arrière du minibus, au fond. On ne veut pas nous voir.On ne veut pas nous parler.

Alors... Vous allez voir le Quai d'Orsay et leur demandez d'agir pour la libération de Nadia El Mansour.

Et là, Bachar al-Assad vous demande: "Pourquoi je ferais ça?Nous sommes alliés, maintenant.

Vous m'aimez, maintenant." S'il dit non, vous faites quoi? Rien?

Bien, donc, je dis non.

-Alors? -Ça bouge pas.Ça tourne en rond.

Ils vont au village à côté, ils reviennent... Des fois, ils vont là.

34 km du camp de base. Qu'est-ce qui a là?

Peut-être là qu'ils vont chier, je sais pas. -À quoi ça sert de rester collé devant l'écran?

-Ça sert à avoir toujours un œil sur Cyclone.

Allez!

-Et toi?

-Rien. J'en ai marre.

Marie-Jeanne! Téléphone!

-Oui?

Non.

Sûr. OK, merci.

Elle est bien sur la liste du vol Paris-Tbilissi,

mais pas sur lui de Tbilissi-Téhéran. Un passager dit qu'ils ont débarqué une femme là-bas.

"Ils"?-L'équipage. - Oh, putain!

-J'y vais.

Oui?

Vous pourriez frapper.

Votre nourriture me rend malade.

Où est ma valise ?

Allô ! S'il vous plaît!

J'ai besoin de ma valise.

Mes affaires, j'en ai besoin.

Vous voyez ?

J'ai besoin de mes vêtements et de mon passeport.

Pourquoi je suis là?

Je suis arrêtée ? Pourquoi ?

Je devrais être à Téhéran.

S'il vous plaît.

J'ai juste besoin d'un téléphone.

Il faut que je prévienne des gens!

Il me faut un téléphone. Celui-là est cassé.

Non!

-Vous partez quand, déjà? -Fin de semaine prochaine.-Vous allez où?

-En Ardèche.-Vous allez jamais loin. -Je prends pas l'avion.-Pourquoi?

-Parce que j'ai peur. -Vous avez peur de quoi?

-Hum... je sais pas. J'ai peur de mourir, d'avoir peur...

C'est ridicule, je sais. -Vous savez que... c'est très rare, les catastrophes.

-Ça ne marche pas, les statistiques. Hum! -Oui, oui. Je comprends, oui.Je suis comme vous.

Regardez chez nous:un problème avec un clandestin, c'est très rare, presque impossible.

Deux catastrophes, ça, c'est vraiment impossible. Et pourtant...

C'est le même raisonnement qu'ont fait les passagers du second vol du Malaysia Airlines,

celui qui est tombé en Ukraine. Vous me rapporterez des marrons glacés?

-Oui. Évidemment.

-Monsieur? Cubain? Portoricain?-Non, merci.

-Prenez plutôt celui-ci.

Mr. Vincent, j'imagine? -Mr. Al-Khatib.

-Le message que vous avez laissé à ma secrétaire était assez intrigant pour m'intéresser.

D'autant plus que nous avons jamais eu l'occasion de nous voir quand vous étiez M. Paul Lefebvre.

Je vous écoute. -Avez-vous des nouvelles de Nadia El Mansour?

-Non.

-Est-ce que, si vous aviez des nouvelles, vous pourriez faire quelque chose pour elle?

-Non. Je crois pas. -Pourriez-vous faire passer un message

à quelqu'un qui pourrait faire quelque chose pour elle?

-Quel message? -J'ai une offre à faire.

-Il faudrait vraiment qu'elle soit intéressante. -Les gens qui m'envoient pensent

que ma seule présence ici est intéressante.

-Les Américains. -Ils m'ont choisi, car je suis un intermédiaire sûr

et indétectable.

-Qui me prouve que c'est vrai? -Demandez confirmation, vous l'obtiendrez.

-La déclaration sur Al Jazeera d'un officiel de la CIA selon laquelle

l'arsenal chimique syrien est bien en voie de démantèlement. -Vous l'aurez.

-La DGSE est dans le coup? -Non, bien sûr que non.

J'essaie d'obtenir ce que la DGSE me refuse.

-La vie de Nadia El Mansour. -Et sa liberté.

-Quand j'aurai cette confirmation, je peux éventuellement me mettre en contact avec mes amis

et envisager une solution.

-Holy shit!

Bonjour. Vous parlez anglais ?

Je peux ?

Je peux téléphoner ?

J'ai besoin d'appeler quelqu'un et mon téléphone est cassé.

Il ne marche pas.

Vous avez un portable ?

- Peut-être. - Je peux l'utiliser ?

Peut-être.

S'il vous plaît.

Non, je veux juste votre téléphone.

Vous devez être gentille en échange.

Oui, mais je ne coucherai pas avec vous.

Je n'ai pas de téléphone.

Vraiment ?

Allô? -:Mr. Vincent?-Oui?

-Mr. Hachem Al-Khatib souhaiterait déjeuner avec vous samedi prochain.

Ça vous serait possible?-Oui.

-Il vous propose de le retrouver chez son avocat Me Chellaoui, qui est absent de Paris,

mais accepte de mettre son appartement à votre disposition.

-Très bien.

-C'est à cette heure-ci que t'arrive? -Je suis allé chez moi prendre une douche, juste une heure.

-Ça, c'est bien.

Ouais. Si ça se trouve, c'est comme pour le foot: il se passe rien pendant 75 minutes...

En général, il suffit que j'aille pisser pour qu'un but soit marqué.

T'as des nouvelles de Loiseau?

-Non.

-Yes!Ç'a marché!

Ouais... ç'a bougé. 200 km vers Felice.Ils y vont?

Ils y vont.

-Donc, ça bouge, apparemment? -Hum-hum. Doucement.

Le calme avant la tempête.

Bon... on s'est tout dit? -Oui, oui.

-Vous savez où nous trouver? -Difficile de lâcher le bébé, hein!

-C'est son bébé à lui, hein! -Hum! J'ai été à votre place, vous savez?

Et quand les connards de la direction des opérations prenaient les choses en main...

"Ciao! Bye-bye!Cassez-vous d'ici! Merci pour les idées, mais maintenant, c'est notre, tour",

je détestais ça. Mais on vous tient au courant.-Merci.

Ça t'embête si je prends quelques jours?

-Maintenant?-Oui. -Pourquoi maintenant? Les choses vont se passer ce week-end.

-Bien... qu'est-ce que je pourrai y faire? -Ne pas me laisser tout seul.-Ha! Ha!

Je serai joignable. -Ah! Je plaisante.Prends trois jours.

T'as raison: tu vas pas attendre devant la salle de crise en espérant qu'ils te tiennent au courant.

Tu vas faire quoi? -Je vais voir mon père.

Comme ça, ça va m'éviter de tourner en rond. Avec un peu de chance, je vais attendre votre coup de fil;

vous allez me réveiller une nuit et me dire: "C'est bon!" -OK.

Entrez.

Je vais partir quelques jours, je voulais vous voir avant. -D'accord. Et Loiseau?

-Je suis pas inquiet. -Elle est dans la nature et vous n'êtes pas inquiet.

-Pas vraiment.Elle a été formée pour ça. -C'est un test que vous me faites, c'est ça?

En fait, vous savez où elle est. -Non.-Pour voir comment je réagis?

Voir si je suis une bonne veilleuse? Si je peux le faire? -Non. Non, non. Vous avez raison, je suis conneau.

Ça sent le test à plein nez. Mais ça vient pas d'ici, je vous jure.

Ça vient pas de moi. -Comment vous voulez que je vous fasse confiance?

-Je vous le promets. Je suis pas inquiet parce que vous l'avez formée.

Et je sais que, où qu'elle soit, elle arrivera à s'en sortir.

-OK.

-Mr. Vincent. -Me Chellaoui.

Je ne devais pas être avec vous, mais finalement, j'ai pu me libérer.

Installez-vous. Hachem ne va pas tarder.

Je peux vous proposer quelque chose à boire en attendant? Gin? Whisky?

Vous préférez peut-être un verre de vin blanc ou rouge? -Je préférerais en venir aux faits,

si ça ne vous dérange pas. -Je pourrais savoir de quel droit vous faites une offre

à un citoyen syrien en notre nom? -Cette offre vous était adressée.

-Ah! À nous aussi. -À vous seulement.

-Comment saviez-vous que nous avions des micros dans la salle de cigares de l'hôtel Le Forum?

-Vous pensez vraiment que la CIA peut installer des micros dans un endroit public sans que la DGSE soit au courant?

Au moins, quand on a un message à vous faire passer, on sait comment s'y prendre.

-De quoi parle-t-on, exactement? -J'ai été mis en contact avec un officier

des renseignements syriens, Nadim El Bachir. Il a tenté de me recruter.

Je vous propose de réactiver ce contact pour que vous puissiez entrer en communication

avec les services secrets syriens en toute discrétion. -En quoi ça pourrait nous intéresser?

-Si ça ne vous intéresse pas, alors je n'ai rien à faire ici. -Et pourquoi la DGSE ne s'en occupe-t-elle pas elle-même?

-De quoi?-De libérer Mme El Mansour. -Parce qu'elle n'en a ni les moyens ni la volonté.

-Et nous, oui? -D'où l'intérêt de mon offre.

-Pourquoi aurions-nous les moyens de vous aider? -Si vous ne les avez pas,

alors plus personne ne peut rien pour elle. J'aurai tout essayé.

J'imagine que vous avez des procédures pour ce genre de situations.

Je suis prêt à coopérer.

-Un moment.

-J'aimerais bien un verre, s'il vous plaît.

Je voudrais un verre, s'il vous plaît.

Oui, bien sûr.

-Vous êtes vraiment prêts à coopérer? -Oui.

-Vous acceptez de vous soumettre au polygraphe? -Oui.

-Nous allons devoir mener cet interrogatoire dans un endroit plus approprié.

Vous ne devez pas savoir où on va vous conduire. Vous pouvez retirer votre veste, s'il vous plaît?

Yes.

Parlez-vous anglais ?

Téléphone ?

Ah, oui. Ah, désolée.

Da.J'ai compris...Tu veux ma culotte?Vas-y, prends.

-Chut!

Chut!

-Oui, chut!

Là, c'est Téhéran;là, c'est Tbilissi.

Les services secrets iraniens en Géorgie se sont beaucoup parlé ces dernières semaines, Malotru avait raison.

-Comme toujours.

Non?-Si. Donc, ce sont les services iraniens qui sont en train

de tester Loiseau avec l'aide de leurs amis géorgiens. -Nous, quoi qu'il arrive, on ne bouge surtout pas.

Si on bouge, on la compromet. Et il y a qu'à prier pour qu'elle ne panique pas

et qu'elle n'essaie pas de nous joindre. C'est ce qu'ils attendent.

Elle va tenir, vous croyez?-Oui.

-Il faut qu'elle tienne. -Oui.

-Il faut qu'elle tienne absolument.

Allô?-Reza? Bonjour.C'est Marina, je suis désolée.

Marina? On est tous inquiets, ici! Vous êtes où? On vous a attendu à l'aéroport:trois jours sans nouvelles.

-Je peux pas parler longtemps, mais je suis coincée à Tbilissi. À l'escale, ils m'ont fait descendre de l'avion.

J'y comprends rien. Ils disent qu'il y a quelque chose dans ma valise,

mais je suis juste coincée dans un hôtel près de l'aéroport... J'y comprends, rien, Reza.Il faut m'aider, là.

-Je vais voir ce que je peux faire. Quel hôtel?-Près de l'aéroport. C'est écrit en russe, je sais pas...

Attendez, je vais demander.

Tbilisili Hôtel.

-Tbilisili Hôtel, je crois, le nom.-OK. Vous ne bougez pas, vous ne vous inquiétez pas.

Je vais me débrouiller.On va vous sortir de là.-Merci!

-Tenez. Vous devez en avoir besoin.

Je vais vous demander d'en lever votre montre.

-Mon téléphone? -On vous le restituera à la fin des séances, éventuellement.

-Je vais recevoir des appels importants. Si je peux pas y répondre, ça va attirer l'attention.

-Vous ne pourrez pas répondre, Mr. Debailly. -Il y a certains appels, si je réponds pas, ça va être suspect.

On va me poser des questions sur les raisons de mon silence. Mes explications suffiront peut-être,

mais c'est prendre un risque. Si vous me donnez pas mon téléphone,

si vous me laissez pas répondre, c'est que vous avez déjà décidé qu'on travaillera pas ensemble.

-Nous pouvons commencer.

Quel est votre nom? -Guillaume Debailly.

-Où travaillez-vous? -À la DGSE.

On a fini ?

Oui.

Alors je résume :

vous nous demandez de faire libérer Nadia El Mansour,

en échange de quoi

vous reprendriez contact avec Nadim El Bachir,

afin que nous puissions communiquer avec les Syriens ?

C'est bien ça ?

Oui, c'est ça.

Sans que vos supérieurs soient au courant?

Oui.

Vous passez à l'ouest, quoi.

Vous trahissez votre pays.

Vous prenez ce risque.

Elle en vaut la peine ?

Je ne me pose pas la question.

Elle est dans cette situation à cause de moi.

Et vous êtes prêt à tout pour l'en sortir.

-Allô?-Ils sont à 50 km. Je pense que ça va se passer ce soir.

-Très bien.Merci.-Ça va?

-Oui. Ça va et, vous?-Ouais. Ça va.-Bien. Vous me tenez au courant?

-Évidemment.

Si on accepte d'étudier sa proposition,

il faut le libérer dans l'heure.

Les Français semblent être sur une grosse opération.

Il ne peut pas s'absenter longtemps sans éveiller les soupçons.

Si on refuse sa proposition, peu importe,

il est fini.

Ce qui m'intéresse, c'est :

est-il fiable ?

Qu'est-ce qu'on gagne ?

Absolument rien. Je me fous de communiquer avec les Syriens.

Et il le sait parfaitement.

Il nous a demandé de lui donner la fille en échange d'un job.

Rien de plus, mais ça n'est pas le sujet.

Ce qui compte, c'est : est-il fiable ?

Le polygraphe indique qu'il n'a jamais menti.

Nathan ?

Tu sais ce que j'en pense.

Je déteste les mecs qui viennent à nous.

Par définition, on ne peut pas leur faire confiance.

- Vous voulez que je réponde ? - Évidemment.

Laissez-moi seule avec lui, et je vous donnerai ma réponse.

-OK.

-Nous devons parler, Guillaume.

Ils se demandent si vous êtes fiable. S'ils pensent que vous l'êtes, vous rentrez chez vous.

Sinon, ils vous jettent dans une prison quelque part en attendant que la France demande votre extradition.

-Logique. -Ils m'ont demandé ce que j'en pensais.

-Et? -J'ai demandé à vous parler avant de donner ma réponse.

-Vous voulez qu'on reprenne nos entretiens? -Non.

Je voulais vous prévenir de ce que j'allais leur dire. -Allez-y.

-Je pense évidemment que vous n'êtes pas fiable. Vous l'avez pas été pour la DGSE.

Vous l'avez pas été pour Nadia El Mansour. Vous l'avez même pas été pour votre famille.

Vous êtes une fuite en avant pour éviter de vous regarder en face.

Vous êtes très fort, vous êtes probablement un agent remarquable.

Mais je pense que vous êtes extrêmement dangereux. Vous avez une obsession de la maîtrise

qui vous fait perdre le sens de la mesure... -Arrêtez.

Est-ce que...

Il ne vous est pas venu à l'esprit que j'étais amoureux? J'avais des sentiments

et j'ai pas voulu que ça s'arrête, malgré les règles et les consignes.

J'ai fait une erreur, une seule. Et depuis, j'arrête pas d'essayer de la réparer.

Alors, oui, c'est peut-être une fuite en avant, comme vous dites, mais pas pour éviter de me regarder en face.

Non, parce que je me regarde et je me vois. Et j'aime pas ce que je vois.

Mais je fais tout pour essayer de réparer mon erreur.

-J'ai toujours été fascinée par la puissance du déni. Vous croyez que vous êtes dans cette situation par amour?

Vous vous racontez une belle histoire! Non, vous êtes là pour pouvoir retourner en mission.

Pour pouvoir de nouveau porter un masque. Vous avez besoin de la duplicité.

Vous avez besoin d'être une façade. C'est pour ça que vous êtes dangereux.

Parce que ce besoin est insatiable.

-Bien. Vous m'avez dit ce que vous pensez.

Maintenant, dites-moi ce que vous allez leur répondre. -Qu'est-ce qui vous fait dire

que ce ne sera pas la même chose? -Votre côté retors.

Je vais leur dire exactement la même chose.

-Vous m'envoyez en prison, alors. -Je suis désolée.

-Vous travaillez pour eux depuis combien de temps? -Vous avez pas deviné?

-Depuis le début?

-So?

-Allô?-C'est parti.

-Très bien. Vous êtes avec eux?-Non.

-OK, merci.

-Allô? Je voudrais parler à Marcel Gaingouin, s'il vous plaît, de la part de Guillaume Debailly.

Mr. Gaingouin n'est pas disponible.-Insistez, s'il vous plaît, c'est important.

-Ne quittez pas.

-Gaingouin.Qu'est-ce qu'il y a?-Vous devriez prendre Raymond Sisteron avec vous.

-C'est ça qui est important?-Oui.-C'est non.

-Marcel... Comment vous allez savoir qu'il est là?

Vos hommes sur le terrain, ils ont étudié les dossiers, ils ont vu des photos de Cyclone enturbanné

avec une barbe de trois mois, mais comment vous allez être sûrs à 100 % qu'il est là?

-Je vais voir.-Merci.

-Il est parti où, Guillaume? -Un week-end dans le sud.

-Dans le sud?-Chez son père, je crois. -Il a raison, hein?Qu'est-ce qu'on fait ici, là?

Nous, on traîne... Pourquoi on n'est pas chez nous, dans les bras de nos femmes?

J'aurais dû partir, moi aussi.

-Et le chef? -Enfermé dans son bureau.

C'est moi, ça, là?

-Non, c'est moi!

-"Bonjour, cousine! Donc, finalement, je suis bien arrivée.

L'appartement est bien, mais un peu bruyant. En même temps, je suis au boulot toute la journée,

donc, c'est pas grave. Heureusement que mon boss était là, sinon, je sais pas

comment j'aurais fait pour sortir de cet hôtel pourri. Quels cons, ces Russes, quand même!

Mais raconte, à Paris, ça va? Il fait beau?

-Raymond!

Mr. Gaingouin a appelé. Vous êtes invité à descendre en salle de crise.

Ah, putain! Merci.

-Raymond? Tu nous tiens au courant, hein? On est là.

Je descends en salle de crise.-Très bien.

-Loiseau a contacté Marie-Jeanne. Tout va bien.

Ah! Tant mieux, c'est déjà ça.

-Ils arrivent.

Il y a deux pick-up qui viennent d'arriver.:Je vois huit hommes.

Deux dans la cabine du premier pick-up.-L'autre caméra?-:Deux à l'arrière.

Je vois quatre hommes dans le second pick-up.

-OK. Bon... On peut pas savoir pourquoi ils sont ici. On imagine que c'est parce qu'il y a une personne malade,

mais on ne peut pas en être sûrs. On ne sait pas si Cyclone est parmi eux.

On ne sait pas si c'est Cyclone qui est malade. On ne sait pas s'il y a un malade parmi eux.

Si Cyclone n'est pas avec eux, il faut les laisser repartir. -:Ils sont à 20 m,30 m, moteur tournant.

-Qu'est-ce qu'ils font? -Ils se méfient, mon général.-Je peux parler?

-Vous pouvez parler, Mr. Gaingouin. -Est-ce que Cyclone est avec eux?

Impossible à dire.-Vous n'agissez pas tant qu'on n'a pas identifié Cyclone.

Entendu.

Notre médecin va les voir.

-C'est un médecin libyen qu'on a fait venir de Benghazi. Ils ne peuvent pas le soupçonner de travailler pour nous.

Ils veulent que le médecin l'examine dans le véhicule.

-Il ne pourra pas identifier Cyclone, il ne le connaît pas. -Qu'il regarde les cicatrices!

-Le médecin doit chercher des cicatrices. Où?-Euh... appendicite.

Il a une trace de kyste sur la poitrine gauche. Euh... le genou, il s'est fait brocher le genou droit.

Euh... le... le front. En haut du front, à droite.

Euh... Il a qu'une couille! Ectopie testiculaire à l'âge de neuf ans.

Vous avez entendu? -:Oui. On transmet.

Le médecin va vérifier. S'il enlève sa casquette, c'est le signe que c'est bien Cyclone.

C'est Cyclone, le médecin vient de lancer le signe. C'est bien Cyclone.

-Vous pouvez y aller.-Compris.

On a Cyclone!Je répète: on a Cyclone.

Il est vivant.-Bravo!

-Yes!

-OK. Merci.

Allô?

-Ils l'ont sorti. C'est bon.-C'est bien.

-C'est grâce à vous.-Je vous vois au bureau.Je viendrai tôt.

-Mais qu'est-ce que tu fais?

-Je passe un coup de fil.-T'es chiant, tu m'as réveillée.

T'as pas dormi. -Non.

-T'as mauvaise mine. -C'est le boulot.

Pas seulement. T'as vieilli.

-OK.

Nadia El Mansour est probablement détenue

dans une des prisons secrètes que les Syriens ont en Iran.

Elle a peut-être même été confiée aux services secrets iraniens.

Nous pourrions en savoir plus,

mais nous ne pourrons pas tenter une opération pour la libérer.

Nous pourrions la négocier.

On parle déjà avec les Iraniens,

mais on ne parle toujours pas avec les Syriens.

Et on ne passera jamais par un renégat français

pour communiquer avec les Syriens.

Vous le saviez, non ?

Votre proposition n'était pas sérieuse.

- Vous avez une contre-proposition ? - Oui.

Vous allez rentrer chez vous.

Vous reprenez votre travail.

Vous faites comme d'habitude.

Vous continuez à susciter

l'admiration de vos chefs.

Mme Balmes nous a dit que vous étiez une star, là-bas.

Vous allez monter dans la hiérarchie, devenir quelqu'un d'important.

Assez important pour étendre le champ de vos responsabilités,

et régulièrement,

vous désignerez lesquels de vos collègues

pourraient travailler pour nous.

C'est ce que vous faisiez pour la DGSE en Syrie.

N'est-ce pas ?

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