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Tout le monde est en forme. Debout, on y va !
Allez, East Nasty. Enregistrons ça sur l'échelle de Richter.
On y va ! Allez !
Jules. On doit arrĂȘter ça.
Ăa devient trop dingue ici.
Le dĂ©lire, c'est tout l'intĂ©rĂȘt, Tray.
Si on fait ça bien, on va faire passer Fyre Fest pour des amateurs.
- Allez. - C'était des amateurs.
Y a trop de monde ici.
Nos prises sont surchargées, détecteurs en panne,
et on voit Ă peine mes panneaux sortie.
Tu plombes l'ambiance.
Allez Tray, regarde. Chacun de ces 10.0 nous tague.
Ils vont nous mettre sur la carte.
Fais gaffe.
Moi, faire gaffe ?
Tu sais qui je suis ? Je suis le roi, connasse !
Traite-moi encore de connasse.
- Tu trouves ça drÎle ? - Jules...
Qui rigole maintenant, connasse ? Viens danser, bébé.
C'est quoi ça ? Tu sens ça ?
- C'est du gaz ! - Du gaz ?
- Mes yeux ! Je vois rien ! - Ăa brĂ»le !
- C'est du poison ! Courez ! - Courez !
Du poison !
C'est pas du poison, c'est du spray au poivre !
Poussez-vous !
911, quelle est votre urgence ?
On a besoin d'aide ! les gens sont entassés comme des blocs de jenga !
Qui organise une rave Ă 7 h du matin ?
Celle-ci a commencé il y a 12 h. Les gens continuaient à fond.
Combien sont encore dedans ?
Peut-ĂȘtre 20, peut-ĂȘtre 60. Vous en savez autant que moi.
- Stop ! Tirez pas. - Non, s'il vous plaĂźt ! ArrĂȘtez !
Si vous tirez comme ça, vous allez la briser en deux.
- Ces gens peuvent à peine respirer. - Laissez-nous gérer ça.
S'il vous plaĂźt, aidez ! On meurt.
Les amis, on va tous vous sortir de lĂ , d'accord ?
Vite !
Comment ?
T'as déjà fait un puzzle à blocs coulissants ?
VoilĂ .
Tirez. Allez. Allez. Allez.
D'accord, sortez-le, les gars. Vérifiez les fractures.
Du haut, un par un. On y va. On les sort.
On y va. Brancard qui arrive. Maintenant ça bouge. Ăa bouge.
Allez. Colliers cervicaux.
Installez-la. Installez-la.
Appelle Village West. Ils vont avoir une sacrée matinée.
Patient avec lacérations profondes et lésions d'écrasement possibles.
Emmenez-le chez Dr Roy, salle trauma un.
Signes vitaux stables. CÎtes cassées possibles.
Gare-la dans le hall, Ry. Suis-nous.
Blessure avec jet. On a fait un garrot sur son artĂšre brachiale.
- Salle trauma trois, Dr Nissa. - Sam ! Sam ! On a besoin de toi ici.
Y a un truc qui cloche avec mon amie. Elle, genre, gonfle.
Gonfle ?
Qu'est-ce qui m'arrive ?
Reste calme. On va t'aider, ma belle.
CÎtes cassées, non ?
Une a dû percer son poumon pendant qu'elle était allongée ici.
EmphysÚme sous-cutané ?
Elle fume pas.
C'est pas ce que ça veut dire.
L'air fuit de ses poumons vers sa poitrine et les tissus environnants,
écrasant ses voies respiratoires.
Elle a besoin d'un drain thoracique.
D'abord, on doit évacuer manuellement l'air de l'espace sous-cutané.
Tu veux faire ça ici ?
Prépare la clavicule, passe-moi un scalpel.
- Oui. - Vous faites quoi lĂ ?
On doit lui faire des évents.
T'as dit "évents" ?
On doit évacuer l'air pour que ses
poumons aient la place de se dilater.
- OK, Ry. - Oui.
Tellement désolée, ma belle, mais ça va piquer.
Respire pour nous.
Oui. Bien.
Respire.
Bon travail.
Signes vitaux se rétablissent.
L'O2 remonte.
Ăa marche. La pression se relĂąche.
Comment tu te sens ?
Comme si je pouvais enfin respirer.
Bien. Ăa fait trois sur trois.
- Merci. - Joli travail, chérie.
Toi aussi.
Mon Dieu. Vous sortez ensemble ?
On est mariés en fait.
Couple idéal.
Ăa va aller. Tout va bien.
- Traduction par Bluefire - - www.addic7ed.com -
J'ai peur que ça ait empiré.
Comme vous pouvez le voir lĂ ,
les polypes ont doublé de taille depuis votre dernier scanner.
Ăa a aucun sens.
J'ai fait tous les exercices vocaux que vous me poussiez Ă faire,
le yodel, la respiration Ă la vapeur.
Merde, je mĂąche cette fausse cigarette depuis des mois.
Y a vraiment pas de substitut Ă la chirurgie.
Je vous l'ai dit.
J'ai pas encore les moyens.
Mme Bennings,
si vous laissez ça sans traitement encore longtemps,
vous risquez des cicatrices,
une voix rauque permanente
ou mĂȘme une hĂ©morragie.
Une hémorragie ?
C'est aussi critique que ça.
Il vous faut cette chirurgie.
Avant qu'il ne soit trop tard.
Quand t'as dit que tu m'apprendrais Ă conduire aujourd'hui,
j'imaginais pas ça.
Mon papa m'a appris Ă conduire mon premier tracteur
quand j'avais 12 ans.
Il a dit : "Un jour tout ça sera à toi."
J'ai cligné des yeux et nous y voilà .
C'est ton tour.
Vas-y, monte.
Tu veux que je le fasse seule ?
Aie pas peur, OK ? Je serai juste à cÎté.
Je crois en toi, Carly.
Je fais quoi ?
D'abord, tu t'attaches.
Maintenant, appuie sur l'embrayage.
Juste lĂ . Puis passe la marche avant.
- Comme ça ? - Oui, comme ça. Maintenant démarre.
RelĂšve doucement le pied de l'embrayage.
Tu as relùché un peu vite l'embrayage, mais ça va.
Ăa va trop vite.
Si tu veux ralentir, relùche juste l'accélérateur.
- OĂč ? Je le vois pas. - C'est juste Ă cĂŽtĂ© du volant.
Tire ça en arriÚre.
- Chat ! - Fais pas d'écart !
Attention à l'étang !
911, quelle est votre urgence ?
J'ai renversé le tracteur sur mon pÚre ! Et maintenant il est dans l'eau !
- Ăa va. Ăa va. - Ăa va.
S'il vous plaĂźt ! Aidez-nous, en bas !
Ambulanciers, Ă©valuez les patients. On doit se dĂ©pĂȘcher.
Watkins, Blue, commencez l'étayage.
On doit le sortir de lĂ .
- Faites vite. - On le tient, ma belle.
Vous devez le maintenir, ou il coulera.
T'inquiÚte pas. On va bien s'occuper de lui, bébé.
Ma puce, j'ai besoin que tu ailles avec l'ambulancier Yu.
Il va t'examiner pour vérifier que tu vas bien.
Monsieur, je suis Roxie. Voici Taylor.
Je reste lĂ , papa.
Ăa va, bĂ©bĂ©.
Vous respirez ? Et la douleur ?
Un peu de pression dans la poitrine et les jambes, mais j'ai surtout froid.
Ăa fait mal juste lĂ ?
Non. Le poids a atterri sur les rochers.
Je suis juste coincé.
Ătayage en place, chef.
Doc, comment il va ?
Bonne nouvelle, il est pas écrasé.
Le capot semble reposer sur des rochers,
mais il est coincé dans la poche.
Je pense pas qu'il ait une lésion, mais l'hypothermie s'installe déjà .
Ăa veut dire qu'on a peu de temps.
Enlevons-lui ce truc maintenant.
Taylor, tiens-toi prĂȘt Ă glisser une planche dorsale sous lui.
On va employer les grands moyens.
On va le soulever et le sortir.
Ă mon signal, un, deux... Allez !
Tirez. Tirez !
Allez. LĂąchez pas. LĂąchez pas. Tirez !
VoilĂ . VoilĂ . VoilĂ .
Ăa marche. Continuez.
Encore un peu. Continuez.
- Ăa cale. - C'est pas assez haut.
Il est encore coincé entre les rochers.
Chef, c'est trop lourd.
Si on force encore sur ces cùbles, ils vont claquer comme des élastiques.
C'est peut-ĂȘtre dĂ©jĂ trop.
Faut tenter autre chose parce que sa température corporelle chute.
On peut peut-ĂȘtre pas lever le tracteur, mais on peut abaisser l'homme.
Ry, prépare-toi à creuser.
Va lĂ -bas et creuse. Taylor, Rox,
soulevez-le du mieux que vous pouvez !
Allez, les gars. Creusez, creusez !
Allez. Creusez, creusez, les gars.
Avant que ça tombe.
- Ăa donne quoi ? - On y est pas tout Ă fait.
Ce truc va lĂącher !
Mettez-le dessous et tirez-le.
Retenez votre souffle.
C'est parti.
Allez. Allez.
Papa ! Tu vas bien ?
Ăa va, chĂ©rie, j'Ă©tais juste coincĂ©.
Monsieur, votre jambe va bien ?
La jambe va bien. Juste pincée.
On va vous emmener Ă l'hĂŽpital pour ĂȘtre sĂ»rs.
- Non. Juste... - Je suis tellement désolée.
- C'était ma faute. - Non, chérie,
je blĂąme le chat qui a surgi devant nous.
C'est comme ça que c'est arrivé. Voilà pourquoi je me méfie des chats.
Attendez, vous entendez ça ?
Quoi ?
Ăa.
Je crois que ça vient du moteur. Ouvrez ce capot.
Ăa alors.
VoilĂ pour toi, Blue.
C'est pour ça qu'elle a surgi. Elle essayait de sauver son bébé.
"Ses bébés." Y en a d'autres.
Quoi ?
Regardez ça.
Viens. Viens.
Et voilĂ .
Rox.
Aide ce petit gars Ă sortir.
C'est tout ?
Il pourrait y en avoir un autre.
Bon sang. Juste à cÎté du radiateur.
T'as des petites griffes acérées, toi.
Ăa va ? Tout va bien.
Il était coincé dans le radiateur.
Tu vas bien, mon grand.
Bon sang, te voilĂ .
Ouais, de rien, maman.
Ăa fait beaucoup de chats.
Hé, chéri.
Tu as bien dormi ?
Y a du café dans la verseuse.
Maman, depuis quand tu repasses ?
Depuis que tu déjeunes toutes les semaines au manoir Raleigh.
Tu peux pas arriver aussi froissé qu'une Bible du Kentucky.
Mais... Ton pantalon est suspendu derriĂšre toi.
Maman, j'apprécie que t'acceptes que
je passe tant de temps chez les Hart.
Je pense que c'est une belle chose
que ton pĂšre t'ait accueilli dans la famille Ă bras ouverts.
C'est mieux que tout ce qu'on aurait pu espérer.
On pourrait espérer un peu plus.
Tu parles d'argent ?
Me regarde pas avec ces yeux de lémurien.
Tu sais que c'est le plan depuis le premier jour.
Tu m'as dit qu'il a payé pour me soutenir toute ma vie.
Ouais, mais c'est mĂȘme pas la moitiĂ© de ce qu'on te doit.
Ce qu'on nous doit.
On nous doit ?
Oui, nous.
Je mérite un petit peu aussi.
Toutes ces annĂ©es oĂč je suis pas partie en tournĂ©e
car j'avais un bébé et personne pour m'aider à m'en occuper.
Dieu sait oĂč je serais maintenant ?
J'aurais pu ĂȘtre une tĂȘte d'affiche.
J'avais jamais vu ça comme ça.
Bon, dis-moi,
quelle somme d'argent pourrait compenser ça ?
Y en a pas.
Mais qu'il paie pour mon opération serait un bon début.
Tu sais quoi, c'est juste.
Je lui dirai aujourd'hui que t'as besoin de l'opération.
Quoi ? Non. Non, tu peux pas faire ça.
Pourquoi ?
Parce que sa femme le laisserait pas te donner un sou
si elle savait que c'était pour moi.
Alors, qu'est-ce que je dois dire ?
Rappelle-lui que t'as cassé ta voiture, qu'il t'en faut une nouvelle,
et que tu devais de l'argent sur l'ancienne.
Mais je devais pas d'argent dessus.
Il a pas besoin de savoir ça.
J'en ai fini avec les mensonges, maman.
Crois-moi, je veux pas que tu mentes.
Mais je pourrai peut-ĂȘtre pas attendre beaucoup plus.
Maman, quoi ? Qu'est-ce qui s'est passé ?
T'as eu de mauvaises nouvelles ?
Non. Non, j'ai pas eu de mauvaises nouvelles.
Tout va bien.
Miranda Lambert m'a demandé de partir en tournée avec elle, donc...
L'assurance est censée me faire un chÚque pour la voiture.
Ce sera pas grand-chose, mais c'est Ă toi.
Et j'aurai peut-ĂȘtre une augmentation aprĂšs ma cĂ©rĂ©monie demain Ă la caserne.
Ils vont officiellement faire de moi un stagiaire.
Je sais, et je manquerais ça pour rien.
Mais tu sais que je peux pas accepter.
Tu dois juste te concentrer sur ĂȘtre heureux, fils.
Concentre-toi sur cette grande cérémonie. Tu l'as méritée.
Ce saumon est incroyable, Don.
Sérieux. Je crois pas avoir déjà goûté un poisson aussi bon.
Le secret réside dans le mélange d'épices,
qui est entiĂšrement l'Ćuvre de Blythe.
Elle cultive les herbes elle-mĂȘme.
C'est incroyable, Blythe.
Merci, Blue.
Ouais, c'était aussi le préféré de mes filles. Elles manquaient aucun brunch.
Vous en avez combien ?
J'en ai deux. J'ai Hannah, qui est en troisiÚme année à l'école navale,
et puis Paige, qui vient de commencer Ă l'UT Knoxville.
C'est génial.
Et tes parents ? J'ai toujours rien entendu Ă leur sujet.
Ils ne sont plus parmi nous.
Ils sont décédés quand j'avais dix ans.
Quoi ? Qu'est-ce qui s'est passé ?
Il y a eu un incendie.
Don a été le seul à sortir.
Je suis désolé.
Je suis désolée aussi.
Alors, Blue, tu as déjà entendu comment ces deux-là se sont rencontrés ?
Non, dites-moi.
- Tu veux raconter, ou... - Je peux, je peux.
Donc, ça remonte à quand j'étais stagiaire, d'accord ?
On ramasse ce type qui a appelé le 911...
Ouais.
...avec une grave occlusion intestinale.
Il est Ă l'agonie, le rythme cardiaque explose.
On l'emmĂšne en urgence aux urgences, qui est un vrai zoo.
- Comme d'hab. - Alors je commence Ă crier.
Je dis : "Ce type meurt sur moi. Il meurt sur moi."
Et là sort cet ange d'interne de premiÚre année.
Juste au moment oĂč le gars lĂąche le plus gros pet que l'homme ait jamais connu.
Histoire vraie. J'y étais.
Et tu te rappelles ce qu'il a dit ?
- "L'odeur du doux soulagement." - "L'odeur du doux soulagement."
Le patient avait des gaz coincés. C'était son problÚme.
Quel romantisme.
Je vais le dire.
C'est si bon de vous voir rire ensemble Ă nouveau.
- Je me disais la mĂȘme chose. - Ouais.
Alors ça se passe comment, d'ĂȘtre de nouveau sous le mĂȘme toit ?
C'est incroyable.
Ouais, on prend du temps l'un pour l'autre,
on fait des soirées en amoureux.
Bien.
C'est un super nouveau départ pour nous.
On en sait quelque chose.
Oui, c'est vrai.
Je crois pas qu'on ait eu une seule dispute.
On a eu une dispute.
- Quelle dispute ? - La dispute de l'autre soir.
C'était à peine une dispute. C'était un désaccord.
Alors, on est d'accord pour pas ĂȘtre d'accord.
- Quelqu'un nous éclaire ? - Merci.
Je lui ai parlé de l'intervention du tracteur avec les chatons,
et maintenant elle veut un chat,
mais moi je veux un chien.
Vous savez que j'en ai toujours voulu un.
Regarde cette tĂȘte.
C'est pas une tĂȘte mignonne ?
Oui, c'est une tĂȘte trĂšs mignonne, mais on bosse 160 h Ă nous deux par semaine,
alors qui va le sortir ? Qui va le promener ?
On trouverait une solution.
Tu rĂ©flĂ©chis avec ton cĆur, pas avec ta tĂȘte.
On a besoin d'un truc facile,
avec des distributeurs et une litiĂšre.
Un chat est juste beaucoup plus logique pour l'instant.
Vous pourriez prendre un cochon d'Inde. C'est facile d'entretien.
Donc ça se résume à la logistique ?
On en avait un quand j'avais dix ans.
PersonnalitĂ© adorable, petite tĂȘte mignonne. Il s'appelait Chompers.
Ouais, comme la plupart des gros trucs.
Mais avec ce raisonnement, on n'aura jamais d'enfants.
On devrait probablement en parler Ă un autre moment.
Ryan, je pense qu'elle a raison.
Tu as voulu avoir des enfants, non ?
Oui, mais juste pas avec un échéancier.
De quoi tu parles ?
Depuis qu'on est mariés, on a dit qu'on commencerait à essayer
aprĂšs que tu aies fini ton internat.
C'était avant.
- Avant quoi ? - Avant qu'on faillisse divorcer, Ryan.
Je pense vraiment pas qu'on ait besoin de plus de pression en ce moment.
Nous vous accueillons tous ici pour une journée trÚs spéciale.
On dit qu'une caserne est une famille.
Par ici, nous le pensons littéralement.
Nous venons d'endroits différents, d'horizons différents,
pourtant... nous formons un lien qui est souvent plus fort que le sang.
Car notre famille est forgée dans le feu.
Le feu peut endommager, il peut détruire,
pourtant il peut aussi brûler la faiblesse et la peur.
Blue Bennings, vous avez traversé les...
les feux de la vie.
Les feux de la santé.
MĂȘme traversĂ© les feux d'une vĂ©ritable tornade de feu.
Tout ça dans votre premiÚre semaine.
Et Ă chaque fois, vous en ĂȘtes ressorti plus fort.
Cadet,
vous avez mérité votre place dans la famille 113,
et c'est mon profond honneur de vous remettre cet écusson de stagiaire
et de faire officiellement de vous le nouveau pompier de Nashville.
L'honneur est pour moi, capitaine.
Félicitations, fils.
Vas-y, B !
L'heure de nettoyer les toilettes, bleu !
Allez.
Félicitations, pompier.
Je peux dire honnĂȘtement qu'on n'a jamais eu un candidat comme vous.
Merci, chef.
Félicitations aussi, capitaine.
- Merci Ă vous, patron. - Comptez lĂ -dessus.
Je suis tellement fier de toi, Blue.
T'es pas trĂšs fier de lui, DonDon ?
Plus que je peux le dire.
Ăa compte Ă©normĂ©ment venant de vous deux ensemble.
Maman, tu connais Roxie, notre ambulanciĂšre en chef.
- Salut. - Hey, ravie de vous revoir.
On s'est vues Ă son test.
Ouais. Tu peux nous prendre tous en photo, Rosie ?
- C'est Roxie, mais bien sûr. - Allez, DonDon, viens là .
Et voilĂ .
Souriez.
Tu as l'air sur le point d'exploser.
Quoi ? Non.
Mais si cette main descend plus bas, je vais la casser.
- D'accord, tenez. - Merci.
C'est bien.
DonDon, on ferait une photo juste tous les deux ?
Les parents heureux ?
Oui, Dix, bientĂŽt, OK ?
Tu vois ? Il vient de la rembarrer sans mĂȘme un second regard.
Félicitations, B. Ravi que tu restes dans les parages.
Moi aussi, Taylor.
Ravi de vous revoir, Mme Bennings.
Appelez-moi Dixie.
Maman, Taylor est une chanteuse aussi.
Sans blague ?
Quel genre de trucs tu chantes, Taylor ?
Toutes sortes de trucs.
Tu pourrais peut-ĂȘtre me jouer un truc.
Fils. Tout va bien ?
Oui, tout est super.
Ăa ressemble pas Ă ta tĂȘte "tout est super".
J'écrivais juste à Sam.
On va avoir la grande conversation "bébé" quand on sera tous les deux là .
- Oh lĂ . - Ouais.
Tu sais ce que tu vas dire ?
HonnĂȘtement, aucune idĂ©e.
T'as un conseil ?
Je sais que t'aimes bien planifier.
C'est en partie ce qui fait de toi un grand lieutenant.
Mais...
Mais...
le truc avec les enfants c'est...
ils viennent quand ils viennent.
Parfois quand on s'y attend le moins.
Elle est vraiment douée.
C'est magnifique.
T'as les paroles, maman. Allez.
Merci. Merci.
Ăa va ?
Maman !
Ă l'aide !
- Maman... - Dixie !
Ă l'aide !
- Dixie. - Maman !
D'accord.
Blue, tournons-la sur le cÎté pour dégager ses voies respiratoires.
Qu'est-ce qu'elle a ?
Dixie ?
Je vois pas de coupures dans sa bouche. Ăa vient de quelque part plus profond.
- Prenez un brancard. - On s'en occupe.
Dixie ?
C'est tout de ma faute.
Qu'est-ce qui est ta faute, Blue ?
Je suis la raison pour laquelle elle est lĂ .
Quoi ? Sois pas ridicule.
Papa, je dĂ©teste demander ça, mais j'ai besoin d'un prĂȘt.
Je commencerai Ă rembourser toutes les deux semaines dĂšs ma paie.
Bien sûr, bien sûr. Il te faut combien ?
45 000 $.
Pourquoi as-tu besoin de 45 000 ?
Maman. Elle a besoin d'une chirurgie, et elle peut pas se l'offrir.
Elle a des polypes sur les cordes vocales.
Je savais pas que ça pouvait ĂȘtre si grave, et si j'avais su, j'aurais...
- Maman. Ăa va ? - Salut.
Je vais bien, bébé.
- Dieu merci. - Vous n'aviez pas Ă venir.
Bien sûr que si.
Excusez-moi. Quelqu'un passera dans un moment avec vos papiers de sortie.
Ils te laissent sortir ?
Ouais, ils...
Ils ont dit que c'était un saignement superficiel sur la sous-glotte.
Ils l'ont trouvé au scanner.
Alors pourquoi t'as perdu connaissance ?
Je m'évanouis à la vue du sang.
Depuis que je suis toute petite.
Tout ça n'est rien du tout.
Dix, t'as pas besoin de nous mentir. On sait.
Vous savez quoi ?
Je lui ai dit, maman.
Pour tes polypes.
Je demandais juste un prĂȘt Ă papa.
Non, je ne te prĂȘterai pas l'argent. Je vais te donner l'argent.
Réserve cette chirurgie. On couvrira.
Je pourrais jamais vous demander ça.
Tu demandes pas. Mon fils demande.
Non, on insiste.
N'est-ce pas ?
C'est la seule chose chrétienne à faire.
Je vais y aller.
- Blythe, merci beaucoup d'ĂȘtre venue. - Bien sĂ»r, chĂ©ri.
- Ăa compte beaucoup pour moi. - Oui.
Prends soin de toi, chéri.
Merci.
Surtout d'ĂȘtre lĂ pour mon fils.
Oui, il vous aime beaucoup.
T'as pas Ă me raccompagner.
Je te déposerai sur le chemin de la caserne.
Non, merci. Cammie a déjà dit qu'elle me ramÚnerait.
Pourquoi tu rentrerais avec Cammie ?
Parce que je prĂ©fĂšre pas rentrer avec toi, mĂȘme si tu insistes.
T'es fùchée parce que j'ai proposé de payer pour sa chirurgie.
Non.
Je suis contrariĂ©e parce que tu m'as mĂȘme pas regardĂ©e.
Si je l'avais fait, qu'aurais-tu dit ?
Quoi ? De faire un gros chĂšque Ă ton ex psycho mĂšre de ton enfant ?
Je sais que ça a été beaucoup à gérer. OK ?
On a juste traversé tellement de choses ensemble.
On a traversé trop de feux pour que je lui tourne le dos maintenant.
Jusqu'Ă la fin de cette phrase,
je pensais en fait que le "on" allait faire référence à toi et moi.
Dis Siri, appelle mon fils, s'il te plaĂźt.
Appel Ă Mason Pease.
Non. Non. ArrĂȘte. Appelle Patrick Murray, mon fils.
Appel Ă Patrick Murray.
- Salut, m'man. - Salut, fils.
- Comment va Boston ? - Froid. Comment ça va ?
Je voulais juste prendre des nouvelles et
peut-ĂȘtre de l'aide pour rester Ă©veillĂ©e.
Pourquoi tu laisses pas papa conduire ?
Il dort comme une souche là . Branson l'a vraiment épuisé.
Tu devrais t'arrĂȘter.
On dit que la somnolence au volant vaut la conduite en état d'ivresse.
Ăa va. Je voulais juste entendre ta voix.
Alors, vous avez fait quoi Ă Branson ?
- C'était comment ? - On s'est éclaté.
Une fois que ton pÚre a réalisé qu'il avait le droit de s'amuser.
Ouais, il s'adapte encore à la vie de retraité.
Mais je suis vraiment fier de toi, m'man.
Tu vis enfin ton rĂȘve de prendre la route.
Merci, chéri. Tu nous manques.
Mon Dieu !
M'man ? M'man ?
M'man ?
911, quelle est votre urgence ?
Jâappelle de boston. Je pense que mes
parents viennent de s'écraser là -bas.
L'appelant dit qu'il était au téléphone avec ses parents
quand il a entendu un crash et la ligne a coupé.
Selon sa localisation, ils devraient ĂȘtre Ă 50 m de vous.
LĂ .
On a un visuel sur le véhicule.
Accident impliquant un seul véhicule et un arbre. On dirait
que les passagers sont encore dedans.
Ry, Taylor, vous prenez le cÎté passager.
Bleu, tu viens avec moi. On s'occupe du conducteur.
Madame, si vous m'entendez, fermez les yeux.
- Que s'est-il passé ? - Madame, vous avez eu un accident.
OĂč est mon mari ?
- Roger. Roger ! - On s'occupe de lui. Tout ira bien.
On vient vous chercher, monsieur. Tenez bon, OK ?
Tenez bon, monsieur, d'accord. On arrive dans une seconde.
- Qu'arrive-t-il Ă Roger ? - On vous tient, madame.
- Qu'est-ce qui se passe ? - On s'occupe de lui.
Mon Dieu.
Monsieur, pouvez-vous ouvrir les yeux ?
Si vous m'entendez, on va vous sortir de lĂ , d'accord ?
Allez.
Je voudrais que vous suiviez mon doigt sans bouger la tĂȘte.
- VoilĂ . Quel est votre nom ? - Fiona Murray.
Savez-vous oĂč vous ĂȘtes ?
En dehors de Nashville.
Savez-vous quel jour on est ?
Le pire de ma vie.
Bien, pas de signe de commotion.
Mme Murray, pouvez-vous me dire comment c'est arrivé ?
On est en voyage depuis Andover, Mass.
C'Ă©tait censĂ© ĂȘtre l'aventure d'une vie.
J'ai fait un écart pour éviter un cerf, perdu le contrÎle.
Dites-moi que Roger va bien.
Mon équipe va lui donner les meilleurs soins possibles. Je vous le promets.
Merci.
Il est parti.
Chef... J'ai besoin de vous ici.
J'arrive.
Dites Ă la police de venir.
Reçu.
Qu'est-ce qui se passe ?
Vous remarquez un truc sur ces branches dans sa poitrine ?
Pas de sang.
Ăa arrive que si son cĆur ne battait pas au moment du crash.
Il était mort avant l'impact.
Ăa dĂ©pend de quel impact tu parles.
J'ai trouvé du sang séché dans ses cheveux,
et un trou dans son crĂąne.
Une idée de ce qui aurait pu faire ça ?
On dirait un coup violent. Marteau, peut-ĂȘtre ?
Vous plaisantez.
Tant qu'on remarque tous des choses,
il y avait quelques détails que je voulais porter à votre attention.
Qu'est-ce qui s'est passé ? Il va bien ?
Madame, je suis désolé de vous dire que votre mari est décédé.
On n'a rien pu faire.
- Dieu. Non. - Rox, Tay.
- J'ai des vertiges. - Je vous tiens. Je vous tiens.
Besoin d'un mĂ©decin. OĂč est ce brancard ?
Vertiges.
- Ăa va. - Dieu.
Remettons-la au centre ici. VoilĂ .
On aurait dit qu'elle allait s'évanouir.
Madame, je pense qu'on devrait vous emmener à l'hÎpital par sécurité.
Ce que vous pensez ĂȘtre le mieux. Je me sens si seule.
Vous inquiétez pas pour ça.
Vous aurez quelqu'un à vos cÎtés tout le temps.
Que signifie tout ceci ?
On a un motif raisonnable pour vous arrĂȘter pour meurtre.
Meurtre ? Quoi ? C'est insensé. De quoi parlez-vous ?
Vous m'avez dit avoir fait un écart pour éviter un cerf,
mais le capitaine a noté l'absence de traces de freinage sur la route.
J'ai pas freiné, et alors ?
Y a aussi le fait que votre mari était mort avant l'accident
d'un coup Ă l'arriĂšre de la tĂȘte.
Ăa prouve pas que je l'ai fait.
Non, mais une autre chose vue par le capitaine le fera.
Quoi ?
Vous avez du sang séché sur votre chaussure,
pourtant vous n'avez aucune plaie ouverte.
On devra le collecter Ă l'hĂŽpital pour
confirmer que c'est celui de votre mari.
D'aprĂšs cette forme de gouttelette,
je parie qu'elles datent du moment oĂč vous l'avez mis dans la voiture.
Je suis veuve depuis le jour de notre mariage.
Il a promis qu'on utiliserait nos économies
pour explorer le pays Ă sa retraite.
Il m'a promis,
il a reporté sa démission de 11 ans, mais j'ai attendu.
Je me suis jamais plainte.
Au cinquiĂšme jour de ce voyage, il m'a dit qu'il voulait rentrer.
Alors je lui ai donné ce qu'il a demandé !
Je suis rentré.
Ăa sent trĂšs bon ici.
Y a du ragoût dans la mijoteuse.
Ragoût.
J'ai pensé qu'on pourrait se réchauffer un peu.
Sam, je vais juste y aller et, arracher le pansement.
Les derniers mois oĂč on a Ă©tĂ© sĂ©parĂ©s ont Ă©tĂ© les plus durs de ma vie.
Les miens aussi.
Et, je veux rien faire qui nous ramÚne vers ce précipice.
Moi non plus.
Bien.
Mais...
Mais ?
Je sens qu'on a tant d'amour Ă partager et le garder entre nous...
Ryan, on n'est pas du tout prĂȘts Ă avoir des enfants.
- Je sais... - Alors, tu dis quoi ?
Je prie Dieu qu'un jour on soit prĂȘts.
Mais en attendant,
je me dis qu'on pourrait commencer par quelque chose d'un peu plus petit ?
Qu'est-ce que t'as fait ?
- Qu'est-ce que t'as fait ? - J'ai rien fait.
T'aimes mĂȘme pas les chats.
- Non, j'aime pas, mais toi oui. - Salut, copain.
- Et te voir heureuse me rend heureux. - Salut.
Mon Dieu. Je l'adore.
Il vient de l'affaire du tracteur.
Je suis retourné demander si je pouvais l'adopter.
J'ai pensé l'appeler Smoky.
Tu plaisantes, c'est ça ?
Non. Trouvé dans un bloc moteur,
et il est gris, alors j'ai trouvé ça plutÎt mignon.
Ouais, peut-ĂȘtre un peu trop mignon, quand tu rencontreras son frĂšre.
Pardon, son quoi ?
Viens lĂ , mon grand.
Sam.
Sam, qu'est-ce que t'as fait ?
J'ai pensĂ© que tu mĂ©ritais d'ĂȘtre heureux aussi.
Et le refuge, ils l'ont appelé Bandit.
Smoky et le Bandit ?
C'est trop mignon, non ?
On a besoin de toute la mignonnerie qu'on peut avoir dans notre vie.
Salut.
Vas-y.
D'accord, bon travail.
Bon travail, mon grand. Bien. Bien.
C'est super.
Bon travail.
On dirait que tu as un autre gagnant.
Ouais, eh bien.
Mais on sait jamais vraiment ce qu'on a jusqu'à ce que ça compte.
On peut parler ? J'ai le sentiment qu'il y a un truc que tu dois évacuer.
Je sais pas pourquoi Dixie a une telle emprise sur toi.
Mais je tolĂšrerai plus cette merde.
C'est pas une emprise, c'est une histoire.
Quand je suis sorti de famille d'accueil, j'avais personne.
J'ai rencontré Dixie, et c'est la 1Úre personne
rencontrée qui comprenait cette douleur.
Comment je suis censée rivaliser avec un trauma partagé ?
Y a pas de compétition.
Dix et moi étions...
juste deux gosses noyĂ©s essayant de garder la tĂȘte hors de l'eau.
C'est toi qui m'as secouru.
Tu m'as sauvé.
Tu es ma lumiĂšre. Tu es mon amour.
Et je préfÚrerais mourir que laisser quiconque nous séparer.
Bon sang, c'est clair que oui.
Je m'en assurerai.
Alors, sois prudent, cow-boy.
Je t'aime, Blythe.
Je suis en paix avec le fait de payer la chirurgie de Dixie.
C'est trĂšs grand de ta part.
Comme le dit le bon Dieu,
"Garde tes amis prĂšs de toi, et tes ennemis plus prĂšs encore."
Je suis assez sûr que c'était Michael Corleone.
Alors Dixie devrait ĂȘtre prudente aussi.
Il n'y a pas de créature plus féroce dans la nature
que la maman ours, qui combattra tous les arrivants pour protéger ses petits.
Salut, bébé.
Tu rentres tard.
Garde difficile. J'ai fait un détour.
Tu avais besoin de temps pour toi.
D'accord, qu'est-ce qui s'est passé ?
Cette dame et son mari ont eu un accident.
Elle pleurait dans mes bras quand on les a sortis.
Mon Dieu, il a pas survécu ?
Elle était si triste et si brisée.
J'ai presque pleuré aussi.
Mon Dieu, cette pauvre femme.
Ouais.
Sauf qu'elle mentait comme un arracheur de dents.
Elle a tué son mari et mis en scÚne toute l'affaire.
Cela m'a vraiment ouvert les yeux sur certaines choses.
Des choses ?
Quelles choses ?
C'est facile de simuler un accident...
si t'es assez fourbe, si t'es assez bas.
Tu sembles fatiguée.
Tu devrais te coucher.
Non. Fais pas ça.
Le timing me sort pas de la tĂȘte.
T'as craché tout ce sang juste aprÚs que j'ai dit que je mentirais pas
pour avoir l'argent de ta chirurgie.
Tu m'accuses de quoi exactement ?
T'as simulé. N'est-ce pas ?
Quoi ?
Comment je pourrais faire semblant de cracher tout ce sang ?
On peut acheter du faux sang en ligne.
D'accord, tu dis n'importe quoi. Tu dois aller au lit.
ArrĂȘte de me dire quoi faire.
Ă l'hĂŽpital, t'as dit que t'avais des scanners.
J'aimerais les voir.
J'ai pas de copies papier. C'est numérique.
Bien, connectons-nous au site alors.
J'ai oublié le mot de passe.
Ma santé peut pas gérer ce stress maintenant.
Merde, maman, dis-moi juste la vérité ! Qu'est-ce que t'as fait ?
Je t'ai rendu service.
Je le savais.
Je le savais ! Tu peux parler.
T'es vraiment pas croyable.
Pardon ?
Tu penses parler Ă qui, bon sang, gamin ?
HonnĂȘtement, je suis plus sĂ»r.
Bien. Bien, tu veux la vérité ?
Y a cinq jours, j'ai vu mon ORL,
et il m'a dit que si j'attendais plus longtemps pour cette chirurgie,
je pourrais perdre ma voix pour toujours.
Maintenant, tu veux voir la vidĂ©o de l'endoscopie ? Ăa je peux te montrer.
Quoi ? Pourquoi tu me l'as pas dit ?
Dieu. Parce que j'avais peur que tu le supportes pas.
Et j'avais raison.
T'es juste trop tendre.
C'est ma faute, à toujours essayer de te protéger.
Qu'a dit le docteur ?
Que mon larynx est une bombe à retardement pour une hémorragie.
- Maman. - Dieu, commence pas Ă pleurnicher.
Tout ira bien maintenant.
J'ai menti ? J'ai été fourbe ? Ouais. Putain ouais, je l'ai été.
Mais c'était seulement pour que tu n'aies pas à te salir les mains.
Et comment tu remercies ta mĂšre ?
En agitant un de ces doigts tout propres devant mon visage.
- Je suis désolé. Si j'avais su... - J'ai dit va au lit.
Oui, maman.
Fraßchement rentrée de sa chasse, la mÚre retourne dans sa grotte,
prĂȘte Ă s'installer pour un long hiver.
- Traduction par Bluefire - - www.addic7ed.com -
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