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Original subtitles

Dermatomyosite.

- C'est si grave que ça en a l'air ? - C'est une maladie auto-immune.

Ça cause des rougeurs sur les mains et attaque les muscles,

donc je fatigue plus vite.

On veut être francs avec vous. Ça peut devenir grave.

- On ne laissera pas faire. - Non, sûrement pas.

Il y a un remède ?

Non, mais des traitements. J'ai déjà commencé les médicaments.

Ça, c'est la partie facile.

Pour le reste, on aura besoin d'aide, d'accord ?

C'est parti. Dis-nous ce qu'il faut.

D'abord, le régime.

Pas de colorants, de sirop de maĂŻs ou de gluten.

- Nul. - Les avocats, c'est sympa.

Les légumes verts aussi.

On a du beurre de cajou, de tournesol, et tes oméga-3 vont crever le plafond.

Saumon, cabillaud, hareng.

Tu peux pas juste faire un pain Ă  la citrouille ?

L'exercice est aussi crucial.

Le tonus musculaire, ça s'entretient sinon ça part.

On va maintenir ta souplesse, ton amplitude et ton équilibre.

Tu transformes le jardin de Buck en studio de yoga ?

Pas du yoga. De la samba.

De la samba ?

Certains patients peinent Ă  avaler et ont des soucis vocaux.

- C'est quoi ce truc ? - C'est un trille.

Ça sonne bizarre, je sais, mais ça m'a aidée sans ma voix.

- Ça a marché ? - Ça n'a pas fait de mal.

La dextérité, c'est énorme.

Les crises affaiblissent mes mains, je dois rester agile.

Un, deux, trois, quatre.

Bataille de pouces déclarée.

- Je t'ai eu ! - Allez.

On va tout balancer contre ce truc.

Il n'y a pas de mauvaise idée.

Et tu tiens ça de TikTok ?

Apparemment, c'est miraculeux pour le drainage lymphatique.

Toi d'abord.

C'est pas juste mon combat.

C'est celui de toute la famille.

Celle-lĂ , juste ici.

On peut s'amuser, non ?

Tu sais comment ça finit ?

Arrière. Avant. Arrière.

Je peux demander ce qu'il y a dedans ?

Surtout des sardines.

Oui.

Oui.

Un, deux, trois.

Tu comptes, maintenant ?

Doucement mais sûrement.

"Sûrement", c'est le plus dur.

T'y es, Hen.

Comme un cheval.

Un, deux, trois.

Attends d'essayer ça.

PrĂŞte Ă  voler ?

Comme Superman.

Super-Hen !

Le lapin passe le tronc, rentre dans le clapier.

Allez, saleté de lapin.

Fait.

- Et ces lymphes ? - Je crois que ça marche.

Alors, t'en dis quoi ?

Peu importe le temps, on va lui botter le cul !

T'assures, maman.

On assure.

DEUX MOIS PLUS TARD

T'as faim, bébé ?

Pas vraiment.

- Besoin d'aide ? - Non.

Je gère.

Je gère.

Sous-titres : FΛSSTΞCH Addic7ed.com

- Bougez votre voiture ! - C'est quoi ce bordel ?

Allez.

C'est quoi le problème ? Allez !

Qu'est-ce qu'il fout ?

Il commande des menus poulet pour tout un village ?

Bon sang. Avancez !

- J'y vais. - Dites à ce crétin de bouger.

On attend tous !

La queue est énorme !

Il y a un problème ?

C'est pour ça que vous n'avez pas commandé.

- Elle envoie des SMS. - Cet idiote est au téléphone !

Personne n'a pris ma commande.

HĂ© oh ?

AllĂ´ ?

Personne bosse aujourd'hui ?

Ils sont oĂą ?

C'est quoi ce... ?

Bonjour.

Non.

Mon dieu.

911, quelle est votre urgence ?

Tout le monde fait une crise au Cluck n Pluck !

Centrale, ici le capitaine 118. Besoin d'ambulances en renfort.

Bien reçu 118. En route.

J'en compte huit.

Non, 12 personnes.

Buck, relève l'oxygène, le CO, la fumée, tout, même les produits d'entretien.

Mettez tout le monde sur le côté.

Pas de doigts dans la bouche, sauf pour les perdre.

Centrale, oĂą sont les ambulances ?

On aurait bien besoin d'aide ici.

Deux unités supplémentaires à six minutes.

Aucun signe de fuite. Le bâtiment est sûr.

Alors c'est quoi ?

- Capitaine 118 ? - Ici 118.

On dirait qu'il y a eu un appel plus tĂ´t depuis votre position.

911, quelle est votre urgence ?

Bonjour. Je suis la gérante du Cluck n Pluck 5.

Quelqu'un vient de s'effondrer.

Je crois qu'il fait une cri...

- L'appel a coupé juste après. - Bien reçu, centrale.

Donc, une personne a fait une crise, les autres étaient juste témoins.

- Tu penses comme moi ? - Pas vraiment.

Crises psychogènes non épileptiques, des pseudo-crises

liées à un trauma, comme voir quelqu'un faire une crise.

- L'un tombe. - Les autres suivent.

Si un seul d'entre eux le vit pour de vrai,

- et les autres ? - Ils pensent juste le vivre.

Ça dure depuis au moins six minutes,

il faut trouver la vraie victime avant qu'il ne soit trop tard.

Ils se ressemblent tous.

Mais pas à la caméra thermique.

Ça dure depuis plus de six minutes,

leurs muscles commencent à brûler leur énergie avant de lâcher.

La thermorégulation du cerveau se détraque complètement.

Celui qui fait la vraie crise avec autant d'activité physique...

Rien.

...aura une température bien plus élevée que les autres.

Il apparaîtra bien plus chaud que tout le monde.

Exactement. OK, ce côté est bon.

T'es oĂą ?

Rien.

Elle est normale.

Je l'ai. Buck, vérifie ses antécédents dans son portefeuille.

Ou un bracelet, etc...

Pouls rapide.

Il est en tachycardie.

- Oui, et épileptique. - Mystère résolu.

- Je pose une voie. - On s'occupe de nos autres amis.

Tests aux bras pour confirmer que c'est psychogène.

OK, j'injecte 4 mg de lorazépam.

Allez. VoilĂ .

La tension se stabilise.

Tout doux.

Bon retour parmi nous, monsieur.

Buck, ça donne quoi le test ?

Tout le monde réussit haut la main, ou échoue, je suppose.

OK, essayez la respiration en carré avec eux, voyez si ça aide.

Sinon, éloignez-les du champ de vision des autres.

On voit pas ça tous les jours.

Non, en effet.

Ça va aller, capitaine ?

Hen aurait adoré ça.

Oui.

Genoux hauts, Grant.

- TĂŞte haute, Norris. - Fils Ă  papa.

Frimeuse.

Recrues, bienvenue Ă  la semaine 12, l'exercice en trois phases.

Phase un, entrée forcée.

Tu vises un autre record ?

- Pourquoi pas. - Laisse-nous-en un peu.

Phase deux, avancez une lance de 38 dans la structure.

Vous noterez l'absence de ventilation verticale, ce qui mène à la phase trois.

Montez à la grande échelle et forcez la fenêtre du 5e.

T'y es, Grant.

Et voilĂ .

Oui ! Prends cette fenĂŞtre.

Grant !

Excusez-moi, Harry Grant, il est dans quelle chambre ?

Maman. Pourquoi il est lĂ  ?

Il va bien. Harry va bien.

Il s'entraînait sur la tour, il a chuté de la grande échelle.

La grande échelle ?

Une mezzanine l'a rattrapé avant le sol, par chance.

Ça aurait pu être pire.

Mon dieu.

Mon dieu. Harry.

- Maman, ça va. - Mon dieu.

Le fauteuil, c'est le protocole. Ils me libèrent.

Légère commotion. Rien de grave selon le médecin.

J'ai juste été sonné. C'est tout.

C'est le traumatisme qui parle.

Merci d'ĂŞtre venue.

- Bien sûr. - Désolé, chef.

Je me suis précipité. C'était stupide.

T'en fais pas, fils. Ça arrive.

Les risques font partie de l'entraînement, comme du métier.

Vous le savez mieux que personne.

Il est toujours une recrue ?

On le met en arrĂŞt 48 heures. Il peut se reposer chez lui.

S'il n'a aucun symptĂ´me, il pourra revenir.

Je suis prĂŞt. Allons-y.

Vous ne perdrez pas votre place.

Bonne nouvelle.

On te ramène à la maison.

Le protocole, tu te souviens ?

Merci.

- Merci. - Y'a pas de quoi.

Pas d'écrans. Ordre du médecin.

Maman, je vais bien.

Et on veut que ça dure.

Et pas de salami non plus.

Le cerveau n'a pas besoin de l'inflammation des charcuteries.

Je suis censé faire quoi ?

Ce que le chef a dit.

Repos.

Maman, c'est une commotion, pas la grippe.

Elle me traite comme un gosse.

T'es son gosse.

Oui, mais pourquoi elle est si joyeuse ?

Je jure qu'elle est contente que je sois blessé.

Contente ? Elle est terrifiée.

- C'était une bosse. - Cette fois.

Tu ne l'as pas vue entrer Ă  l'hĂ´pital.

- Elle tenait Ă  peine le coup. - Oui, je sais.

Elle pense que c'est dangereux que je rejoigne le service.

Harry, tu viens de prouver que ça l'est.

À 25 centimètres près, et c'était un autre enterrement.

Buck, m'oblige pas Ă  te signaler pour le poisson au micro-ondes.

Je sais, je sais que ça se fait pas au boulot,

mais le pain de sardine, c'est meilleur chaud.

C'est encore meilleur quand ça reste chez toi.

C'est bon pour le cerveau et le cœur,

et j'en ai plein car Hen a refusé de me voir quand je suis passé l'autre jour.

J'accuserais le pain de sardine, mais elle n'a pas voulu me voir non plus.

Ă€ chaque fois que je passe,

Karen dit qu'elle dort ou qu'elle est sous la douche.

Moi, j'ai "rendez-vous médical".

Elle a peut-ĂŞtre besoin de temps pour elle.

Non, l'isolement n'aide pas la guérison.

Elle a besoin de soutien.

Peut-ĂŞtre qu'on lui rappelle qu'elle ne peut pas faire ce qu'elle aime.

C'est peut-ĂŞtre dur de nous voir pour l'instant.

Alors on fait quoi ?

On continue d'ĂŞtre lĂ .

Athena, que fais-tu lĂ  ? Comment va Harry ?

Il rĂŞve que je sois n'importe oĂą sauf sur son dos.

J'ignorais le régime de Hen, mais je me suis dit que toi et les enfants

pourriez manger quelque chose de facile à réchauffer.

Excuse le bazar.

C'est un peu agité par ici ces derniers temps.

Comment elle va ?

Parce qu'elle ne rappelle pas.

Oui. Il y a des bons et des mauvais jours.

C'est lequel, aujourd'hui ?

Hen, tu veux de la visite ? Athena est lĂ .

Elle veut juste prendre des nouvelles.

Ça te ferait du bien de voir un visage amical.

Désolée que tu sois venue pour rien.

Je crois que tout ça l'a vraiment épuisée.

Elle dort vraiment, ou elle t'a dit de me virer ?

Elle ne me dit plus grand-chose ces jours-ci.

Quand on a eu le diagnostic, j'avais de l'espoir,

je pensais qu'on allait se battre.

Ensemble.

Mais... rien n'a marché et elle empire.

Chaque jour, c'est comme si elle s'éloignait un peu plus de nous.

J'essaie de la garder active et qu'elle prenne soin d'elle,

- mais plus je pousse, plus elle... - Elle repousse ?

Non.

C'est ça qui fait peur.

Elle ne repousse pas. Elle... décroche.

Faut juste la remettre dans le bain.

Comment ?

Je la pousse jusqu'à ce qu'elle soit assez fâchée pour réagir ?

Non, t'es sa femme.

Tu ne veux pas devenir le visage de ce qu'elle combat.

Alors... je suis censée faire quoi ?

Donne-lui un autre visage Ă  haĂŻr.

Oui, oui.

Pas mal.

Bosse tes exercices. On reprend mardi.

- Oui. - OK. À plus tard, frérot.

Allez, bébé.

Vous m'avez renversé.

911, quelle est votre urgence ?

Je jure que je l'ai pas renversé !

Voiture contre piéton ?

Telle est la question. Le conducteur dit qu'il est tombé seul.

Oui, c'est ce qu'ils disent tous.

- Il parle ? - Il grogne surtout.

On vous attendait pour le bouger.

Pourquoi ?

Pourquoi il m'a écrasé ?

Mec, je t'ai pas touché.

Quelqu'un l'a fait. Il est amoché.

Je suis Eddie. C'est quoi votre nom ?

Colt.

- Vous pouvez bouger les extrémités ? - Oui.

OK, on va vous retourner pour mieux vous examiner.

Un, deux, trois.

- Il a pris cher. - Pas par moi.

Il a cassé mon bras ?

Bras, nez, probablement les cĂ´tes.

On vous emmène à l'hôpital, OK ?

Regarde. Il a encore ses chaussures.

Oui, et le pare-brise est intact.

Je doute que ce soit la voiture.

C'est pas elle. Je l'ai pas touché.

OK. Vous dites qu'il venait de lĂ  ?

Il a couru de lĂ -bas avant de tomber devant ma voiture.

Merci beaucoup d'ĂŞtre venue.

Voyons, c'est un plaisir.

- Je peux poser ça là ? - Oui.

D'accord.

Bonjour ?

Bébé, c'est qui ?

Vous devez ĂŞtre Hen.

Bonjour, je suis Adam, kiné et votre nouveau chef de la motivation.

- Bonjour. - Bonjour.

Ma femme a dû oublier de vous prévenir.

Ça m'est sorti de la tête.

Adam est vivement recommandé.

Karen. On peut en parler ?

Plus tard. J'ai des courses Ă  faire.

T'es sérieuse ?

Amusez-vous bien.

Et si on réveillait ces articulations endormies ?

Alors, comment ça va ?

Comme si un camion m'avait percutée.

On sait tous les deux que c'est faux.

Vous voulez me dire la vérité ?

C'est flou.

Je crois qu'on m'a agressé.

Agressé ?

Oui, par-derrière.

C'était un costaud.

"Un costaud."

Ils étaient peut-être même deux.

Des violents.

Votre agresseur ressemblait à ça ?

Vous volez des sacs depuis quand ?

Honte Ă  vous.

Attendez voir.

Ça suffit !

Viens ici.

Elle continue.

Oui, en effet.

Tu vas te faire botter le cul.

T'es mal tombé !

Vous voulez revoir votre déclaration sur les deux costauds ?

Je voudrais appeler mon avocat.

Ils le gardent en observation, puis direction la prison.

Vous avez un sacré crochet du gauche.

J'ai des ennuis ?

Légitime défense, mais... La plupart auraient lâché le sac.

Qu'est-ce qui vous a pris ?

J'avais passé une sale journée.

C'est une question d'argent.

Coupes, coupes, licenciements, coupes.

Franchement, les barres de céréales font plus que toi ici.

T'es une fille super. Mais j'ai fait un travail sur moi.

C'est fini.

Merci pour le café.

Pour l'amour du...

Parfois, il faut juste riposter.

C'est vrai.

OK. Et poussez vers l'extérieur.

Allez. Respire, respire.

Très bien, Hen. Sens horaire, anti-horaire.

Comment ça va ?

Pas bien, Adam.

VoilĂ .

Regardez-vous, une star. VoilĂ .

Respirer, respirer. Pensez Ă  respirer.

- Deux. - Oui.

Très bien.

Encore une.

- Très bien. - C'était affreux.

Quoi ? C'était génial, non ?

- Allez, encore une série. - Vous aviez dit que c'était la dernière.

Désolé, Hen. J'ai menti.

Allez vous faire voir, Adam.

Hen, vous pouvez me frapper si vous le voulez.

Je veux pas vous frapper, Adam.

Sûre ? Regardez mon visage. Même pas un peu ?

Peut-ĂŞtre un peu.

Bonjour.

Tu retournes à l'entraînement ?

Oui. Ça fait deux jours. Je me sens plutôt bien.

Aucun signe de commotion.

Tu t'entraînes pour être pompier, pas médecin.

Ça va. Pas de maux de tête, de nausées, ni de sensibilité à la lumière.

Tu sais que tu peux prendre un jour de plus.

Juste par sécurité.

Tu veux que j'appelle ton médecin pour un mot d'excuse ?

Un mot de ma mère. Non merci. Je passe.

- Je t'aime. - Moi aussi.

- Je t'ai manqué ? - Oui.

T'es ma personne préférée à battre.

Regardez qui a pris la confiance.

Exercice en trois phases. On y va.

On commence par la grande échelle. Grant, à toi.

Grant, ça va ?

Non, chef, je me sens un peu étourdi.

Ne force pas.

Rentre te reposer, d'accord ? On réessaiera demain.

D'accord.

Coucou. T'as faim ?

Je crois que Karen a commandé de quoi tenir une semaine.

T'as oublié ce que c'est de nourrir un ado.

Des cornichons.

Attends, laisse-moi t'aider.

Je devrais pouvoir ouvrir un bocal.

C'est le cas. Tu l'as desserré.

- M'infantilise pas. - C'est pas le cas.

Travailler avec Adam aide, mĂŞme si tu ne l'admets pas.

- Je peux me cacher ici ? - Si c'est ta mère, absolument pas.

Non, je cache ma honte.

Quoi ? Je te croyais à l'entraînement.

Oui, mais je me suis figé.

Au moment de grimper à l'échelle, j'ai paniqué.

C'est le but de l'entraînement.

Panique lĂ -bas pour ne pas le faire sur le terrain.

Alors comment on panique pas partout ?

Je sais pas, on le fait pas.

C'est un conseil très décevant.

Désolé, je savais pas que tu venais.

T'as des discours tièdes quand je suis pas prêt.

C'est normal d'avoir peur.

Ce qui est courageux, c'est de venir quand mĂŞme.

C'est courageux ou égoïste ?

Égoïste comment ?

S'il m'arrive quelque chose, qu'est-ce qu'ils deviennent ?

Tu parles de ta famille ?

Ta mère ?

Je veux pas qu'elle doive organiser un autre enterrement.

Tu ne peux pas penser comme ça.

Je fais quoi si c'est ma seule pensée ?

Entrez.

Regardez-vous aller Ă  la porte comme une championne.

Ça doit être les exercices de poignet.

J'arrive pas à croire que je dis ça, mais grâce à vous,

je fais enfin des progrès.

Super, Hen. Mais rappelez-vous, le progrès n'est pas linéaire.

Je sais, je sais.

On commence par quoi ?

Des assis-debout ?

Peu importe.

OK, je vous suis.

Je ne crois pas, Hen.

- Adam, vous allez bien ? - Je sais pas. Je me sens pas bien.

Adam.

911, quelle est votre urgence ?

Besoin d'une ambulance au 1963 Iverly Place, Altadena.

Homme d'environ 40 ans. Effondré, pas de pouls. Possible arrêt cardiaque.

Une ambulance arrive, mais commencez le massage.

Je peux pas faire de RCP !

Ça va aller. Je vais vous guider.

Je sais masser, mais je ne peux pas physiquement !

Je suis handicapée ! Envoyez juste l'ambulance !

- Pompiers. - Julie.

Hen.

C'est Adam. Mon coach sportif. Il est Ă  terre depuis cinq minutes.

Pas de pouls, pas de respi.

Branche-le au moniteur. Vérifie sa glycémie.

Prépare l'intubation. Il faisait quoi ?

Il est entré. Il s'est effondré.

Ça fait penser au cœur.

On va choquer. Dégagez.

- VoilĂ . - Syndrome de Brugada.

Quelque chose me dit qu'il aura un défibrillateur.

On l'emballe.

Besoin d'aide ?

Oui, merci.

Un, deux, trois.

Content de te voir, Hen.

On est tous avec toi.

Buck ?

Que fais-tu là ? Ça va ?

C'est pour Harry.

Il est passé me voir. Après son premier jour.

En fait, il n'a même pas tenu toute la journée.

Je le savais. C'était trop tôt pour lui.

Je ne crois pas qu'il ait un problème physique.

Mais tu t'inquiètes assez pour venir ici.

Tu sais, cette voix que t'as en tĂŞte,

celle qui dit : "Tu crains, t'es bon Ă  rien."

Tu n'as sans doute pas cette voix.

Tout le monde l'a, Buck, mĂŞme moi. Et alors ?

Tu penses qu'Harry s'est monté la tête ?

Non, je pense que c'est toi.

Pas que tu l'aies fait exprès.

Mais l'accident et ta réaction lui ont fait peur, pas pour lui, mais pour toi.

Je veux pas le voir abandonner et le regretter.

Son bureau a appelé.

- Il va s'en sortir. - C'est une super nouvelle.

Je suis secouriste depuis 15 ans, maman,

et je n'ai pas pu lui prodiguer les soins de base.

Mon corps ne m'a pas laissée faire.

Si les vrais secouristes n'étaient pas arrivés...

Mais ils sont arrivés.

Au début, je pensais que...

Je voulais juste aller assez bien pour reprendre le travail.

Juste récupérer ma vie.

Mais si cette partie de ma vie était finie ?

T'as toujours été l'enfant la plus impatiente.

Maman, tu ne comprends pas.

Je veux te lire quelque chose.

Je t'en prie.

Je suis pas d'humeur pour les âneries

de ton livre de psycho trouvé dans le garage.

C'est pas...

C'est le témoignage d'une personne qui a vécu la même chose.

Voyons. "Ça fait trois mois et je vais toujours pas bien.

Comment c'est possible ?

Tous disent : "Sois patiente. Garde espoir."

Je finirai par redevenir moi-mĂŞme.

Mais je commence Ă  croire qu'on m'a menti."

C'est clair.

"Ma mère me trouve trop impatiente, mais elle comprend pas."

Ça, ça a pas changé.

Tu lis mon journal ? T'as trouvé ça où ?

Tu sais, les cartons que je stocke dans ton garage depuis dix ans.

J'ai décidé de les trier pendant ta sieste.

Tu fais beaucoup de siestes.

"Mme Dawson m'a dit que j'étais pas obligée de courir,

mais j'en avais marre de rester sur la touche, alors je l'ai fait.

J'ai pas tenu une minute avant de me plier en deux, essoufflée.

Jamie Tyler dit que c'est mon trou au cœur à cause de la balle.

Parce que je suis ça, maintenant.

Celle qui s'est fait tirer dessus."

Jamie Tyler. J'ai jamais aimé ce gosse.

Mais la fille qui a écrit ça,

c'était une gamine géniale.

Une dure Ă  cuire.

Merci.

Mais j'avais plus de résilience à 16 ans que maintenant.

C'est faux.

Ta convalescence a été dure, et plus longue que prévu.

Certains jours, t'arrivais mĂŞme pas Ă  te lever.

Mais avec le temps, t'as fini par aller mieux.

Mais c'était pas facile.

J'avais oublié cette partie.

Comme tout le monde.

On retient les grands moments, les victoires,

pas le sang, la sueur et les larmes pour y arriver.

Moi, je m'en souviens,

et je sais que t'es toujours une battante.

Et si tu me crois pas,

crois en toi.

M'oblige pas Ă  tirer la couverture.

Qu'est-ce qu'il se passe ?

Tu t'habilles, on sort.

T'as 15 minutes. M'oblige pas Ă  revenir.

Quand t'as dit qu'on sortait, je pensais au petit-déj.

Je t'ai pris un smoothie.

J'ai pensé : léger, avant de grimper à l'échelle.

Maman, merci pour les encouragements.

- Vraiment... - C'est pas des encouragements.

Tu veux courir vers le danger pour gagner ta vie ?

- Je veux pas t'encourager. - Alors on fait quoi ?

Je veux que t'arrĂŞtes.

Pardon ?

Je veux que tu fasses demi-tour et que t'arrĂŞtes de vieillir.

Redeviens l'enfant qui courait me faire un câlin après le boulot,

le mĂŞme qui me suppliait de pas aller travailler

- et disait : "Maman..." - Je veux que tu démissionnes.

Je t'embrassais le front et je partais le cœur lourd.

Au travail, tu sais ce que je faisais de ce sentiment ?

Quoi ?

Je le mettais de côté.

La famille nous comble.

Elle nous motive.

Mais la peur fait hésiter, et l'hésitation tue.

On met pas l'uniforme pour rentrer chez nous.

On le met pour que les autres rentrent.

Si on le fait assez bien, sans peur

ni doute,

alors on rentrera peut-ĂŞtre aussi.

J'avais pas réalisé à quel point ce serait dur.

Pour moi, et surtout pour toi...

Je suis les traces d'un homme dont le métier, ce métier, t'a éloigné.

C'était son chemin.

Je veux pas que tu t'inquiètes.

Laisse-moi m'inquiéter de ce que je veux.

Et si tu mets cet uniforme,

apprends à mettre ça de côté, comme je l'ai fait.

Tu pourras sortir personne des flammes si je suis déjà sur ton dos.

"Chère moi,

Je t'ai pas écrit depuis des mois. J'en avais pas envie.

Écrire me rappelle la douleur et la misère traversées cette année,

et qui a envie d'y penser ?

J'allais abandonner et plus jamais y penser.

Mais si je, enfin toi, retombe dessus dans quelques années,

est-ce que je veux me souvenir de ces jours sombres ?

Une chose terrible t'est arrivée, Henrietta Wilson.

Ça aurait pu être la fin de ton histoire.

Mais non.

C'était un nouveau départ.

Le monde t'a mise à terre et a essayé de t'y garder,

mais t'as refusé de rester là.

MĂŞme les jours oĂą t'en avais envie."

- Vous avez tout donné ! - Oui chef !

- Arrivées comme recrues ! - Oui chef !

- Vous repartez pompiers ! - Oui chef !

Je suis fier de chacun de vous.

- Qui ĂŞtes-vous ? - Des pompiers !

- Qui ĂŞtes-vous ? - Des pompiers !

- Qui ĂŞtes-vous ? - LAFD !

Félicitations !

"Alors oui, tu seras toujours la fille qui s'est fait tirer dessus,

mais aussi celle qui a survécu et qui peut tout accomplir."

Veuillez vous asseoir. La cérémonie va commencer.

Avancez. Il en faut deux de plus.

La voilĂ .

T'as pas pu t'empĂŞcher de voler la vedette aux petits ?

On a pas débarqué au milieu de la cérémonie, nous.

Je voulais que tout le monde voie que je vais mieux.

On est ravis que tu sois lĂ .

Dans ce métier, je fais beaucoup de discours.

Mais de tous, c'est de loin mon préféré.

Il ne regarde pas en arrière avec tristesse ou nostalgie,

mais aspire Ă  l'avenir,

avec un espoir infini et une grande fierté.

Car il sait ce que je sais.

Que vous sauverez des vies.

Que des hommes et des femmes marcheront sur cette terre...

grâce à vous.

Que des enfants naîtront et que la mort attendra grâce à votre bravoure.

Et oui, pour certains, votre sacrifice.

Vous réunirez des familles et rentrerez voir la vôtre.

Ă€ chaque garde, vous retrouverez une autre famille.

Forgée dans le feu, aux liens plus forts que tout.

Les vies que vous sauvez, le monde que vous améliorez...

ne seront pas juste ceux qu'on sert,

mais aussi les vĂ´tres.

Félicitations à tous,

et bienvenue dans la famille des pompiers de Los Angeles.

Oui !

C'est la fĂŞte de bienvenue pour le reste de ta vie.

Tu peux lâcher ton téléphone ?

Désolé, je regardais les affectations.

Ils devaient les afficher après la cérémonie.

On a peut-être eu un aperçu de la liste.

Sérieux ?

Après tout le mal qu'on s'est donné pour t'élever,

on allait pas laisser une autre caserne en profiter.

T'es coincé avec nous. Bienvenue à la 118, le bleu.

- Allez. - Félicitations.

- Merci. Venez. - Allez.

Venez.

- May, toi aussi. - Oui.

- Merci. - Venez lĂ .

- Bravo, Harry. - Merci.

La 118 Ă  trois. Un, deux, trois.

118 !

Sous-titres : FΛSSTΞCH Addic7ed.com

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