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- Entre. Ca va ?
- Déjà là ?
- Ca sert à rien d'essayer de dormir, je rêve d'agents doubles.
Tous les romans, tous les films, ça se mélange.
Des agents doubles partout, impossible de pas les voir.
J'ai demandé à voir la production des sources repérées par Cyclone.
Liste des submersibles russes en Méditerranée,
compte-rendu du voyage de Bouteflika au Qatar,
compte-rendu du Conseil de coopération du Golfe,
tout ça, ce serait de l'intox.
Liste des planques salafistes repérées par les Algériens.
Elle serait fausse aussi.
Tout ce qu'on sait sur l'Algérie depuis 2 ans
serait vérolé.
Opération Félisse, ça te parle ?
- Pas vraiment.
- C'est une des catastrophes possibles.
Si Cyclone bosse pour les Algériens,
nos hommes sont dans la gueule du loup et on n'a rien vu.
- Cyclone agent double, c'est de la fiction.
- Bien, donc nous...
On fait comme si de rien n'était.
Dans ce bureau, entre nous, on refuse cette hypothèse.
J'appelle Mag, je lui dis que c'est impossible.
Je te rappelle que tous les pontes des services algériens
ont été formés au KGB.
Ils savent faire des coups tordus.
- Cyclone nous aurait désigné de fausses sources
pour nous donner de fausses infos
et on n'aurait rien vu ?
- Ouais, c'est...
c'est ignoble.
- Lui, par exemple,
il travaillerait pour les Algériens.
L'autre jour, il a fait semblant d'avoir peur,
de vouloir être exfiltré
et j'imagine qu'il espère un poste ?
- Qu'a-t-on prévu pour le transfert?
- Fourgonnette blindée, pépé, mémé.
- Et notre marge pour l'interrogatoire ?
- On lui fait peur, c'est tout.
- Pas de contacts ?
- Non.
- Vous serez pas crédibles.
Ils fonctionnent pas par intimidation.
- On peut le bousculer un peu.
- Il y aura un médecin ? - Le docteur Balmès.
- C'est chiffré à combien ? - 30000 euros.
10000 euros pour le transfert, 3 agents, 1 camionnette.
10000 pour l'interrogatoire. 2 agents en mission.
Matériel, défraiement, imprévus...
Et 10000 pour la logistique post-interrogatoire.
- Ca peut marcher.
- On risque quoi?
- 30000 euros et Gherbi inutilisable.
- Qu'est-ce qu'on gagne ?
- Savoir si Cyclone est un agent double.
- OK, on y va.
- Préparez-moi une déro pour Mag. Je la remplirai.
- Très bien.
- Je vois des souris. On a des souris, ici?
- Des souris bleues ?
Il rit.
- Très drôle. Non, grises.
- Je vais mettre du produit.
- Bonjour.
J'aurais besoin de renseignements.
- Quoi, exactement?
- Ce qu'elle fait à Paris, date d'obtention du visa... Tout.
- Je m'en occupe. - Merci.
(En arabe)
Musique palpitante
- Je voudrais un taxi-moto au 5 boulevard des Italiens.
Oui, c'est ça, merci.
Musique intrigante
- On ne savait pas, à ce moment-là,
que Bachar el-Assad négociait avec l'opposition en exil.
Impossible à deviner.
Il l'avait jamais fait et il jurait qu'il le ferait jamais.
Même sous la pression des Russes.
- De quoi pouvaient-ils parler ?
- La Syrie après Bachar, à quoi elle pouvait ressembler.
Comment garantir la sécurité de son clan.
Comment partager le territoire, qui avait droit à quoi.
Les Sunnites, les Chiites, les Druzes,
les Alawites, les Kurdes...
Ils avaient besoin d'un spécialiste.
Le meilleur de l'histoire-géographie syrienne.
- C'était Nadia El Mansour ?
- C'était Nadia El Mansour.
- Une femme. Ca aussi, c'était impossible à deviner.
Aucune femme n'a jamais joué de rôle auprès de Bachar.
Je ne ciblais pas les femmes à Damas.
On estimait que c'était dangereux d'en recruter une.
Nadia ne pouvait pas être une cible.
- Prête ?
- Je Crois. J'espère.
- C'est comme si vous preniez l'avion.
Là, c'est déjà l'Iran.
Vous êtes déjà en mission.
L'institut du Globe de Paris, c'est pas votre employeur.
C'est pas l'endroit où vous travaillerez.
C'est un territoire hostile.
Votre territoire de chasse,
infesté d'ennemis.
Vous aurez 3 types d'ennemis.
D'abord, les proies.
Ce sont vos concurrents.
L'un d'eux sera peut-être choisi pour partir en Iran.
Vous devez les identifier, les observer.
Analyser leurs faiblesses et les écarter. Ce sont vos adversaires.
- Là, vous avez l'atelier de maintenance,
le labo de géo-dynamique,
Ici, le bureau...
- Le 2nd type d'ennemis,
ce sont vos amis.
Avec eux, vous baissez la garde.
Ils vous poussent à l'erreur.
- Eric, notre thésard en volcanologie.
- Bonjour. - Bonjour.
- On essaie de le recruter.
- Les gens que vous aimez bien,
il faut les détruire.
Le 3e type d'ennemis,
c'est le prédateur. C'est le seul qui peut vous abattre.
Mais de lui, ne vous défendez pas.
Vous devez le séduire.
L'attirer dans vos filets.
Il doit croire qu'il vous choisit.
Vous êtes l'orchidée qui attire l'abeille.
L'insecte croit qu'il décide,
mais il ignore qu'il est le fruit de votre stratagème.
A la fin, c'est vous qui avez le contrôle.
- Bonjour. - Bonjour.
C'est votre bureau ? - Oui.
- Pardon, excusez-moi.
Je viens d'arriver. On m'a dit d'attendre là
en attendant qu'on me trouve un poste.
- D'accord. Donc, elle sait que je suis jamais là avant 10 h.
- Marina.
Je suis doctorante. - Fanny, ingénieure en retard.
Anne t'a présenté tout le monde ?
- Oui, je crois.
- Eux aussi ?
- Non. - Lui, c'est un ingénieur iranien
qui participe à un programme d'échange.
Dans quelques mois, il repart avec un Français.
- Les gens veulent aller en Iran ?
- Ben ouais.
C'est bien payé, et la tectonique iranienne, c'est le rêve.
Tu sais pourquoi? - Non.
- Personne n'y va.
C'est un terrain vierge.
Et lui...
Lui, c'est Jérôme.
Jérôme a bien compris le topo.
Viens, je te le présente.
Bonjour.
Reza, je voudrais vous présenter notre collaboratrice,
Marina. T'as fait Polytechnique ? - Ouais.
- Enchantée, mademoiselle.
- On a 45 min, on fait la revanche ?
- OK.
- Pardon.
- Si ça, c'est pas lécher les couilles...
Ils rient.
- Tu veux pas aller en Iran, toi ?
- Non, laisse tomber. Il prendra jamais de fille.
Le téléphone sonne.
- Bien reçu, mes hommes sont en place.
Allez-y.
Il est 5 h 05, l'opération vient de commencer.
Musique palpitante
Grincement
Gémissements
Musique palpitante
Une porte claque.
- Hé!
Hé!
Choc
Hé!
*Hé!
Hé!
Hé!
- Allez-y.
Il raccroche.
Cris en arabe
Il répond en arabe.
- On le laisse mariner une heure.
Ok.
- Dans le noir.
- Je comprends pas tout.
- Il croit qu'ils l'accusent de travailler pour nous.
- C'est vrai, il travaille pour nous.
- On veut savoir si c'est un agent double.
On veut savoir s'il fait semblant de travailler pour nous.
- Comment vous le saurez ?
- S'ils travaillent pour les Algériens,
il va pas se laisser taper dessus.
- D'accord. - On attend qu'il le dise.
- Et s'il ne dit rien ? - C'est qu'il travaille pour nous.
- Donc, s'il se laisse taper... - On est rassurés.
- On lui donne pas à boire ? - Surtout pas. Pas encore.
- Ca se passe comment? - Ca se passe.
- Tenez, voilà ce que j'ai trouvé.
Elle est entrée sur le territoire depuis Damas le 15 septembre.
Avec un visa professionnel de 6 mois.
Après, elle a fait 2 allers-retours à Damas.
Elle est inscrite à la Maison des Cultures du monde. Ca semble clean.
- Comment ça ?
- Y a rien qui cloche.
Elle est au Marriott, avant elle était au Regency,
sous son vrai nom.
Son téléphone est crypté, j'ai pas pu regarder.
- Crypté ? - Oui.
Je peux jeter un œil, mais ça prendra du temps.
- Merci.
- Les ondes se propagent et sont enregistrées par le réseau.
Les points rouges représentent les stations
qui ont enregistré le séisme en temps réel.
Ces données, sur la droite,
sont utilisées par les centres d'analyses
pour établir la localisation, la magnitude,
le foyer et toutes les caractéristiques du séisme.
L'enregistrement de ce séisme par la station de Saint-Sauveur,
à presque 10000 km de l'épicentre...
- Vous connaissez les méthodes spectrales ?
- Oui.
- Vous pouvez m'en dire deux mots ?
- J'ai travaillé sur les oscillateurs multi-fréquences...
- En fin de journée, pour une intervention dans 48 h.
C'est assez urgent.
Vous pouvez, à 19 h ?
- 19 h ? Oui, très bien.
- A tout à l'heure. - A tout à l'heure.
*- La Sultane de Saba, bonjour. - Bonjour. C'est pour une épilation.
*- Pas au cabinet, à domicile ?
- J'ai qu'une heure.
*- C'est ça ou rien.
- D'accord.
- Qu'y a-t-il ?
- Vous êtes entrée comment? - C'est important?
- Vous êtes combien ?
- Vous avez d'autres questions inutiles ?
- A 19 h, je dois faire un topo sur les méthodes spectrales.
Je sais pas de quoi il parle. - Ca a l'air effrayant !
- Ca vous fait rire ?
- Combien de pages pouvez-vous apprendre en 1 heure ?
- Je sais pas.
- Grosso modo, vous faites du 10, 20 à l'heure ?
Bon...
Dans une heure, sur votre mail. - 25.
- 25 pages de l'heure ?
On vous envoie 125 pages.
- Non, 25 en tout. - OK.
Très bien, on verra. Allez-y.
- Il a toujours rien dit? - Non.
- Il tient sa légende.
Ca prouve que c'est un bon agent.
Tant qu'il n'avoue pas, on n'aura pas de certitude.
Il peut résister combien de temps ?
- Psychologiquement, il est terrorisé.
Physiquement, il est affaibli.
- On monte la pression d'un cran ?
- Faut être sûrs qu'on puisse.
Vous allez l'examiner.
- Comment ça ? - Vous êtes médecin.
Vous vérifiez sa tension, son cœur.
Je veux être sûr qu'il claque pas.
Musique palpitante
- Bonjour.
Je prends votre veste ?
Faut mettre la cagoule.
Ca va aller.
C'est bon ?
J-ai soif.
Dis-leur de me donner de l'eau.
J'ai rien fait.
Elle soupire.
- Venez.
Asseyez-vous.
Elle soupire.
*- Allô ?
- Le pouls est à 70 par minute.
La tension est à 13/9, c'est OK.
Il souffre juste de déshydratation
et les conséquences varient. Faudrait lui donner à boire.
*- On va s'en occuper.
Musique intrigante
BiP
Il tousse.
Il tousse.
Il répond en arabe.
* ...
- Que dit-il ?
- Il crache.
- Mais il dit quoi ?
- Qu'il est un agent double. Il travaille pour les Français
sous les ordres du colonel Ahmed. - Impossible.
C'est qui, on le connaît?
- Je me mets dessus.
Le téléphone sonne.
*- Dites-lui qu'on ne le croit pas.
Dans quel service travaille le colonel Ahmed ?
Contre-espionnage ? Sécurité intérieure ?
Ils parlent en arabe.
- Alors ?
- Rien au contre-espionnage ni à la sécurité intérieure.
Pas de colonel Ahmed. - Il nous enfume.
- Il dit que c'est vrai.
- Qui l'a recruté ?
* Ils parlent en arabe.
- Un certain Larbi. - On cherche.
- C'est comme chercher Dupont en France.
- C'est pas possible !
- Où est sa boîte ?
Ils parlent en arabe.
- Il a une consigne à la gare d'Alger.
- Quel numéro de casier ?
I: - Il s'en souvient pas.
- Quel est le dernier renseignement qu'il a livré ?
* ...
- La preuve d'un attentat contre Bouteflika.
- Passez-moi la direction des opérations.
Musique inquiétante
Ils parlent en arabe.
- Je peux te voir une seconde ?
Termine, d'abord.
- J'arrive.
- On part.
- Quoi ? - J'ai reçu les instructions.
- longtemps ?
- Le protocole d'urgence. On revient pas.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- J'en sais rien.
Mais c'est la merde.
On remballe tout.
Appelle ta copine qu'elle récupère ça.
- On en est où ?
- Il nous balade. Rien n'est vérifiable.
- Cet Ahmed pour qui il travaille...
Il existe ? - Peut-être ou c'est un pseudo.
- Possible qu'il connaisse pas son nom. Comme vous.
Attendez...
Demandez-lui s'il travaille pour le général
Abdelkader Kerfi, alias Ahmed.
* Ils parlent en arabe.
- Putain, l'enfoiré.
- C'est bon, on arrête tout.
Il a parlé pour plus être frappé.
Vous lui expliquez, on arrive.
- C'est bien.
- Le général Abdelkader Kerfi n'a pas d'alias.
Il a fait libérer les otages d'In Amenas.
Il s'appelle pas... - Ca, j'avais compris.
- C'est quoi, là ? - 2 véhicules à 1 km.
Ils viennent vers nous.
- Stop !
- Putain, c'est qui ?
- Je sais pas.
Mais je préfère jouer les mamans angoissées.
Demi-tour.
- Qu'est-ce qu'on fait?
- On retourne au dispensaire.
Le moteur vrombit.
- Il nous a guidés car on était perdus. Plus de téléphone.
- Je suis Rémi.
Voici Michel et Lucas.
- Salut. - On a eu peur.
On imaginait nos photos sur l'hôtel de ville.
- Vous avez tout coupé, Paris ne pouvait plus vous joindre.
Vous restez. - On reste ?
- On vous aide à vous réinstaller ?
- La méthode spectrale fait abstraction des valeurs maximales.
Aucune relation de phase n'existe entre les contributions combinées.
- J'espère que vous comprendrez
que nous n'avions pas le choix.
Je m'excuse au nom du service et en mon nom.
On va vous accompagner dans un endroit agréable.
Vous y resterez quelques mois pour vous reposer.
Vous serez suivi par des psychologues.
Ca prendra du temps, mais vous allez vous en remettre.
On va vous aider.
- 3 ans...
3 ans que je travaille pour vous.
Voilà comment vous me traitez.
Vous me menacez,
vous me torturez.
Je suis loyal.
Loyal.
C'est vous les salauds, les traîtres.
C'est vous.
C'est une honte, monsieur.
C'est une honte comment vous me traitez.
Une honte.
- Va falloir remettre la cagoule, monsieur.
- Plus jamais je travaille pour vous.
Plus jamais.
- C'est une technique d'évaluation de la réponse de la structure
à partir du maximum de réponse de chaque oscillateur modal.
Cette approche se justifie si on ne veut pas connaître
le déplacement des efforts en analysant les effets inertiels.
- Je trouve ça très bien.
Jérôme a eu la gentillesse de me préparer le topo.
Bonne synthèse, ça me suffit amplement.
Si vous voulez l'améliorer, voyez ça ensemble.
- Bien sûr. - Bien sûr.
- Merci beaucoup, Jérôme.
Mademoiselle. - A demain !
- Bonne soirée. - Bonne soirée, Rim.
- Au fait...
Je l'ai eue.
- Quoi ? - La souris.
- Ah!
- Venez voir. C'est redoutable.
Musique intrigante
Sonnerie de téléphone
- Allô ?
- C'est Henri. *- Oui ?
- Je voulais te remercier.
Grâce à toi, on s'est retiré une épine du pied.
* Je te pardonne d'être parti comme un voleur.
- Pourquoi ?
*- Ton entretien avec le docteur Balmès.
- J'ai oublié. *- Je comprends, mais...
*- Mais quoi ? - Ne les néglige pas.
Tu peux les trouver superflus, mais ça peut te faire du bien.
*- D'accord.
- Encore merci.
Demain, on se remet dans la bonne direction.
Faut retrouver Cyclone.
- Bien sûr.
- Tu dors où, ce soir ?
* Je plaisante. Bonsoir.
Musique intrigante
- Cava?
- Whisky.
- J'ai eu envie de ça toute la journée.
- T'étais à ta formation ? - Oui.
Quoi ? - J'y suis allé, on te connaît pas.
- Ah...
- T'y vas jamais, en fait.
- Tu m'espionnes ?
- Je voulais déjeuner avec toi, lundi.
Je suis passé te chercher, mais...
Ils t'ont jamais vue.
- Tu joues au mari jaloux ? - Non, je joue pas.
Je veux juste comprendre pourquoi...
tu me parles de formation si c'est pas vrai.
- Je la suis pas car ça sert à rien.
C'est pas un fonctionnaire français qui va m'apprendre mon métier.
- Pourquoi tu t'es inscrite ?
- Parce que je suis obligée, sinon les subventions sautent.
- Dis-moi ça. Pourquoi tu mens ?
- Je t'ai pas menti.
je suis inscrite.
Mais...
Je pensais y aller et puis... c'est complètement nul.
Ils passent des vieux films sur la destruction des temples d'Angkor.
Alors j'ai arrêté.
- Pourquoi t'es à Paris ?
- Comment ça, pourquoi je suis à Paris ?
- Les vraies raisons de ta présence à Paris.
C'est quoi ?
- Des contacts pour des échanges de compétence.
- Avec qui ?
Sois plus précise. Ca veut rien dire.
Avec qui et où tu travailles ?
Que fais-tu de tes journées ?
- Pourquoi tu m'interroges comme un policier ?
Hier, j'étais toute la journée au musée du Quai Branly.
Ils organisent une exposition sur les fresques d'Antara.
Je prête les oeuvres et...
nos étudiants iront un trimestre à Paris.
Tu veux le numéro du conservateur ?
- Es-tu là pour moi?
- Pour toi ? C'est-à-dire ?
- Es-tu à Paris pour moi?
- Je suis pas là pour toi. Je savais pas que t'étais ici.
C'est toi qui m'as contactée.
- T'aurais pu attendre à Paris...
Attendre que je t'appelle.
- T'es pas toi-même.
Tu crois que je suis venue attendre le jour hypothétique
où tu m'appellerais après des mois ?
- Pourquoi pas ?
- Tu es fou... Complètement fou.
Est-ce que je te demande où tu habites ?
Pourquoi on se retrouve qu'à l'hôtel?
Qu'est-ce que tu écris ? Qu'est-ce que tu fais de tes journées ?
Pourquoi tu es parti en Jordanie ? Pourquoi tu es revenu ici?
Pourquoi tu m'as prévenue du jour au lendemain ?
- Non.
- Non.
- On peut pas y arriver.
- Qu'est-ce qui t'arrive, Paul?
De quoi tu as peur ?
- Je veux juste que tu me dises ce que tu fais à Paris.
Musique mélancolique
- Tu as raison.
On va pas y arriver.
Elle soupire.
- Quand on commence à fréquenter quelqu'un, on ne sait pas.
Ca peut être un monde merveilleux ou un cauchemar.
En général, c'est entre les deux.
Mais quand on est un agent du renseignement,
si c'est pas un monde merveilleux,
c'est obligatoirement un cauchemar.
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