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M. de Blénac, s 'il vous plaît. Vous avez rendez -vous ? Bien, on se voit
-être.
Je suis contre -terrain pour M. de Blénac.
D 'un instant, je suis.
M. Dennett veut vous recevoir, monsieur.
Asseyez -vous.
Vous vous
tenez
beaucoup à cette barbe ?
Je veux bien vous prendre à l 'essai, mais je vous conseille de vous raser. M.
Rambal -Cochet n 'aime pas les barbes.
Allez, débarrassez -vous de ça rapidement et revenez me voir.
Peut -être bon journaliste et porter la barbe.
Il y a une chose qu 'il faut que vous sachiez. M.
Rambal -Cochet s 'occupe personnellement du journal.
Je suis rédacteur en chef, mais il supervise tout.
Ça l 'amuse.
Il vient ici tous les jours.
Allez vous raser.
C 'est plutôt une bonne tôle.
Tu verras, on est assez peinards.
Je suis depuis le début, moi.
Ça doit faire 20 ans maintenant.
Oui, pas loin.
19 ans et 5 mois exactement.
Et toi, où t 'étais avant ? Chômage.
17 mois.
7 mois et 10 jours exactement.
On appelle ça les obligations à la boîte. Tu verras, tu t 'en feras un
nombre au début.
Je fais ma photo, tu trouves une légende vachement originale, tu vois, dans le
style déjeuner d 'entreprise à l 'usine Rambalcochet d 'Antony.
Le président, M.
Rambalcochet, a félicité ses principaux collaborateurs.
C 'est pas avec ça qu 'on aura le prix du grand reportage, mon pote.
Le rédacteur en chef, Blénac, il a l 'air pas mal. C 'est une potiche,
Le vrai patron, c 'est le monsieur que tu vas voir tout à l 'heure.
Mesdames, messieurs.
Le président Rambalcochet sera un peu en retard.
Et il nous demande de commencer sans lui.
À table.
C 'est pas dégueulasse, hein ? T 'es con de pas prendre de pâté.
Tiens, goûte -moi ça.
C 'est pas du tout bon. Ah, vous, je te dis, c 'est formidable.
Mesdames et messieurs, bonjour.
Asseyez -vous.
Continuez, je vous en prie.
On va repartir.
C 'est une pièce d 'un de tes employés, le cuisinier ou le jardinier.
Romuald Cochelle a engagé une pièce comme s 'il plait.
Allô ? Non, ici, c 'est le poste 327. Vous vous faites zéro heure.
Je vous en prie.
C 'est plutôt gentil, ça.
Il ne va pas être facile de trouver du boulot pour un sourmu.
Mais il est très gentil, M.
Rambalcochet.
Dis -donc, à propos, j 'ai un problème de fric. Je voudrais demander une
Tu crois que je... Ça m 'étonnerait. Tant que tu ne seras pas engagé
définitivement, tu sais les avances. D 'accord.
Fini.
Perrin.
Si, il me téléphone tous les matins de la banque. J 'ai un gros découvert.
C 'est une grande banque ou une petite succursale ? Une petite succursale,
pourquoi ? Alors invite ton banquier à déjeuner.
C 'est ce que je fais, moi.
Faut leur parler à ces gens -là, faut les rassurer.
Tu lui expliques que t 'attendais rentrer, tu le calmes, quoi.
Tu l 'amuses.
Tu lui racontes des anecdotes.
Ils aiment bien rigoler aussi, les banquiers.
Alors le type lui répond.
Docteur, si c 'était vos jambes qui gonflaient... Elle ne m 'inquiéterait
non plus.
Je la connaissais avec un vétérinaire.
Ah oui, une autre.
Formidable, formidable.
Mais vrai, vrai.
C 'était au festival de Cannes. Je venais les échos et je rencontre sur la
croisette une starlette.
Excusez -moi, il est déjà trois heures. Il va falloir que je file.
L 'addition, s 'il vous plaît. Oui, monsieur.
Vous savez casser une noix avec le tranchant de la main ? Non.
Opération Dragon.
Oh, excusez -moi.
Ça ne tâche pas. C 'est du...
On pourrait peut -être se résumer, si vous le voulez bien.
Oui, bien sûr.
Vous me garantissez que vous aurez remboursé votre découvert à la fin du
Absolument. Nous en sommes à six mille et quelques, je crois.
Oui, merci.
C 'est un découvert important.
Je vais sûrement signer mon engagement cette semaine.
Dans un mois ou plus tard, je suis à jour.
Vous n 'allez pas payer par chèque ? Pardon ?
Vous n 'allez pas payer par chèque. J 'ai dit à mon caissier de ne plus
vos chèques.
Mais on s 'est mis d 'accord.
Excusez -moi, je préférerais que vous payiez en liquide.
Je n 'en ai plus, vous me l 'avez refusé.
Je suis passé à la banque hier chercher 200 francs et on m 'a foutu dehors.
Bon, eh bien, je vais payer.
Mais non, c 'est moi qui vous invite.
M 'inviter avec mon argent, vous êtes trop aimable.
On partage ?
Pas pour toi, mon pote. Ne t 'énerve pas.
C 'est ta fille ? Ta femme.
Attendez, M. le Président, je vous l 'envoie tout de suite.
Karen n 'est pas là.
recevoir. Dépêchez -vous, je vous attends.
Asseyez -vous, je vous en prie.
M. de Plénat m 'a dit qu 'il était content de vous.
Je suis ravi de vous connaître.
Merci, M. le Président.
Nous vous signerons votre engagement en début de semaine.
Vous allez faire partie de la famille.
Oui, je me suis efforcé de faire en sorte que ce journal soit une grande
famille.
C 'est pour ça que je l 'aime.
Sans doute pour ça que le public l 'aime aussi.
Monsieur Eric sur la première, Monsieur le Président.
Allô ? Mon chéri, tu vas bien ? Tu as été sage ?
Bien. Dis -moi ce qui te ferait plaisir.
Oui, c 'est ça.
Tu choisiras toi -même.
J 'embrasse, mon chéri.
À tout à l 'heure.
Excusez -moi, monsieur le président, j 'aurais peut -être dû... Non, non, c
très bien.
Je vous remercie, monsieur Perrin. Merci.
Merci.
Au revoir, monsieur le président.
Au revoir.
Le prix de 12 machinoutis qui...
Où
est Nicole ? Nicole ? Elle est chez M.
Moravietti. Elle est chez M.
Moravietti. Mais où il est, M.
Morav... Dans le couloir, à droite.
Bonjour.
Je suis François Perrin, le mari de la jeune femme.
Il y a un type qui s 'appelle Moravieti et qui est son chef de service et qui l
'emmerde depuis deux ans.
Elle en pleure tous les soirs et elle en rêve toutes les nuits.
Deux ans de cauchemars.
Et moi, je n 'ai rien pu faire parce que je n 'avais pas de boulot.
Je suis ravi de vous connaître, M.
Moravieti. Mais ce n 'est pas M.
Moravieti, François. C 'est M.
Robert, le sous -directeur.
Il vient de partir, M.
Moravieti.
Je te dis, je ne voulais plus que tu travailles de toute façon.
Mais tu es sûre que... Mais je tiens mon engagement la semaine prochaine,
Nicole. C 'est M.
Rambalcocher lui -même qui me l 'a promis.
Tu sais qui c 'est, Rambalcocher, et on peut lui faire confiance, non ? Bonjour,
M. le Président.
Bonjour, M.
Pigné.
Blénac ? Oui, M. le Président.
J 'aimerais vous voir tout de suite.
Vous donnerez ces indemnités à M.
Pigné. Pardon ? Vous paierez ces indemnités à M.
Pigné.
Bien, M. le Président.
Pour quel motif, M. le Président ? Il a les mains moites.
Quoi, merde ? Qu 'est -ce que ça veut dire, les mains moites ? D 'abord, j 'ai
jamais eu les mains moites.
J 'ai les mains moites, là.
Eh !
J 'ai jamais eu les mains moites.
Mais ça va pas se passer comme ça.
J 'ai le bras long, moi. Je vais alerter le syndicat.
Dans n 'importe quelle autre entreprise, on aurait fait une graisse, mais
vous... À votre père, je serais pas fier.
Ils ont bien d 'un peu avec son bras long et ses mains moites.
Si on était à sa place, il n 'aimerait pas le petit doigt, Pigné.
Il pourrait te faire quelque chose tout de même.
Pour t 'en retrouver au chômage ? Tu sais que ça va pas bien dans la presse
ce moment ? Non, t 'as intérêt à te faire tout petit, mon pote, pas moi.
À gauche, vous avez le Japon avec les robots, les jouets électroniques et les
engins téléguidés. À droite, les productions anglaises et italiennes, les
petites voitures, les armes et les modèles réduits. Et ici, les jouets
américains avec un authentique indien d 'Amérique.
Vous pouvez le photographier, c 'est un vrai.
On l 'a ramené d 'une réserve dans le Dakota.
C 'est un Sioux. Il n 'y en a plus beaucoup des Sioux, vous savez.
Il est beau, hein ? C 'est pas les Sioux qui se sont révoltés contre les États
-Unis il y a quelques mois ?
T 'es bien, hein ? Bravo !
Pauvre type. Non, il est pas malheureux ici.
Et puis, ça amuse les enfants.
On vous a fait venir à lundi pour que vous ne soyez pas gênés par le public.
Le magasin est à vous.
Bon, ben, je vais me balader un peu. Va repérer de ton côté.
OK. Tout de suite.
Ça. Les oraux ? Non.
Le coq monote ? Non, ça.
Le monsieur ? Oui.
Non, on ne peut pas te le donner, mon chéri.
Pourquoi ?
Ah, eh bien, parce que c 'est un monsieur.
On ne peut pas te donner un monsieur.
Pourquoi ? Allez, viens, on va te choisir un beau jouet, le plus beau du
magasin.
Je veux ça. Oui, oui, mais ne t 'énerve pas, mon chéri.
Tout va s 'arranger. Ne t 'énerve pas.
Ne t 'énerve pas, surtout.
Je vais vous voir un second.
Georges Pousier dirige le magasin.
Vous travaillez dans le journal du président Rambal -Cochet.
Oui. Vous savez sans doute que ce magasin appartient aussi au président
-Cochet. Et alors ? C 'est... le fils de Rambal -Cochet.
Je ne sais pas ce qui se passe dans ta tête, mais...
Il veut vous ramener chez lui.
Alors, vous allez l 'accompagner.
Et puis, une fois là -bas, on lui fera la leçon et vous retournerez au journal.
Il est malade ou quoi ? Non, non, non.
Écoutez, nous risquerons très gros dans cette affaire. M. Rondal -Cochet m 'a
demandé de faire plaisir à son fils.
Il est un enfant très sensible.
Je ne voudrais pas qu 'il nous fasse une crise de nerfs ici.
Moi, je suis journaliste. Moi, directeur de magasin.
Je tiens à rester.
Alors ? Tout de suite, mon chéri.
Là, il va nous faire une crise de merde.
On ne licencie pas des gens pour des motifs aussi absurdes. Ah, vous croyez
vraiment ? Bah oui.
Un gosse fait un caprice, on lui flanque une bonne fêtée. Et on se retrouve sur
la liste noire.
Vous accepteriez une chose pareille, vous ?
C 'est pas moi qui veux, c 'est vous.
Il veut pas de l 'Indien ? Bon,
c 'est ridicule, mais enfin, c 'est pas vous.
Vous nous tirez une seule épine du pied, mon vieux. Venez, on va lui annoncer la
bonne nouvelle.
C 'est arrangé, mon chéri.
Le monsieur va venir avec toi.
Je veux qu 'on fasse un paquet.
Comment ? Je veux qu 'on me fasse un paquet.
Tu plaisantes, mon chéri.
On ne va pas mettre ce monsieur dans... Pourquoi ? Ça
ne te fait pas... Si.
Bon. Je vais faire mon partage, moi. Excusez -moi. Un second, s 'il vous
Je vous en prie, écoutez -moi.
Vous jouez les cheveux, vous n 'y faites pas le con.
Pourquoi vous rigolez ? Je ne vais pas me mettre dans une quête, dans les roms.
Ça ne va pas la tête. Mais elle sera très confortable, vous verrez. Avec de
presse synthétique, des trous pour respirer.
C 'est comme dans un fauteuil.
Mais ce n 'est pas sérieux.
C 'est pas vrai.
Il veut peut -être un rebond autour aussi, puis que j 'attende Noël dans la
cheminée. Vous préférez vous retrouver au chômage ?
Allez, venez, soyez pas stupides.
Dites -vous que c 'est un jeu.
Que pendant la matinée...
Le cadeau de M. Eric vient d 'arriver.
Finissez votre viande, M.
Eric !
Vous allez finir de déjeuner, monsieur Eric.
Allez, Chloé, viens m 'aider.
On l 'ouvrira tout à l 'heure.
On ne quitte pas la table au milieu du repas.
Vous m 'entendez ? Retournez immédiatement à table ou on l 'ouvrira
Eh oh, ça va pas, non ?
Qu 'est -ce qui se passe ici ?
Elle ne veut pas que je vous mon cadeau.
Pourquoi ?
Pas été sage ? Excusez -moi, mais j 'aimerais bien sortir de là.
Qu 'est -ce que c 'est que ça ? Un cadeau.
Demandez une paire de denailles à l 'office.
Eh bien, dépêchez -vous.
Qui est -ce ? Prends -toi terrain, Monsieur le Président.
Je suis un bon journaliste stagiaire.
Qu 'est -ce que ça veut dire, ça ? Rien, c 'est mon cadeau.
Je faisais un reportage au magasin et votre fils a tenu absolument à nous
ramener ici.
Va finir donc.
Qu 'est -ce que vous attendez, vous ?
Comment vous appelez -vous ?
Perrin. François Perrin.
Ah oui.
Parfaitement.
Eh bien, M. Perrin, je suis content de voir que mon fils a le sens de l
Il a été très sage ces derniers temps. J 'ai voulu le récompenser.
Il nous a fait une bonne blague.
Nous allons lui dire que nous avons bien ri de sa petite farce et vous rentrerez
chez vous.
Et je demanderai à votre rédacteur en chef de vous donner une petite prime
ce désagrément.
Je vous en prie, M. le Président. Pardon.
C 'est un enfant.
Il aime rire. Moi, j 'aime beaucoup les enfants. Pardon.
Je disais à ce monsieur que j 'étais content que mon fils ait le sens de l
'humour.
Maintenant que nous avons bien ri, il va rentrer chez lui.
Voilà, mon chéri.
Tu vas lui dire au revoir et le remercier.
Non.
Il est à moi, je le garde.
ici quelques jours. Ça ne pose pas de problème, je suppose.
Je préviendrai votre rédacteur en chef. Nous considérerons que vous êtes en
reportage.
Je veillerai à ce que vous soyez bien installé.
Je vous envoie mon secrétaire pour régler le détail.
C 'est absurde.
Vous voulez partir ?
Je vous envoie ma secrétaire.
Bonjour, monsieur. Je suis la secrétaire de M. Rambal -Cossé.
Voyons, il vous faut... un pyjama...
Des affaires de toilettes.
Vous vous rasez avec un razon électrique ?
Blénac.
Je vous appelle de l 'hôtel particulier de M.
Rembalcocher. Je suis au courant, oui. Bon.
Alors écoutez -moi bien.
Vous allez dire à M.
Rembalcocher que la plaisanterie a assez duré.
Ma place est au journal, pas dans la nocerie de son fils.
Je suis un journaliste professionnel. Voilà 15 ans que je travaille dans la
presse et je n 'ai pas l 'habitude qu 'on me traite comme un pentin. Tout va s
'arranger, détendez -vous.
Je suis là dans 5 minutes.
Et promettez -moi de ne pas bouger avant mon arrivée.
C 'est promis ? Bon d 'accord, mais dépêchez -vous. Oui, à tout de suite.
Tout va bien se passer, je vous dis.
Où ça ? Visitez la maison.
Mets ton casque.
T 'es prêt ?
Le Dieu en nous parle.
C 'était votre déjeuner, monsieur.
Vous êtes dans votre tort.
Fais un constat. Hein ? Il a eu un accident. Il faut faire un constat.
Mais je sais pas, moi.
Mais si, c 'est facile.
Tu lui mens ses papiers, tu l 'engueules.
Allez !
Mon permis de conduire et ma carte grise, monsieur l 'agent.
Et je suis passé à l 'orange, je n 'ai pas grillé le feu, monsieur l 'agent.
Très bien.
Fais -lui un contest.
Je peux ramasser les plats maintenant, monsieur Eric ? Oui, vas -y.
Tu viens ?
Qu 'est -ce que tu fais ?
Je n 'ai pas fini, moi.
Aux plaques.
Ils sont dégueulasses, monsieur.
Non, on voit autre chose.
Ils sont lisses, ces pneus.
Descendez de voiture.
On joue à autre chose, je te dis.
Descendez de voiture ! De quel droit me tutoyez -vous ?
Vous m 'avez tutoyé. J 'ai un témoin.
Oui, oui, vous avez tutoyé cet agent, monsieur.
Accompagnez -moi au poste.
Je suis Éric Rambal -Cochet.
Rien à foutre ! Au poste ! Qu 'est -ce qu 'il y a là -bas ? Un débarras,
monsieur. Non,
non, non !
Non, c 'est fou !
On va bien te marrer, Julien.
Et voilà ! Comment tu t 'appelles ?
François.
Tu t 'appelles Julien.
Tu seras mon copain, Julien.
Je vais rester ici combien de temps ?
J 'ai une femme qui m 'attend chez moi, tu sais.
Et j 'ai un métier.
J 'ai une vie, quoi.
Mais pas ici.
Tu sais jouer ? Je t 'ai posé une question.
Chaque fois que je marque un but, tu restes un nom de plus.
Vas -y.
Engage.
Et si je gagne ? Tu t 'en vas.
J 'ai joué bien quand j 'étais jeune, tu sais.
Engage.
Non.
T 'es pas prêt, hein ? Deux ans.
Alors, tu joues ? Vous êtes combien comme ça ? Pardon ?
Il y a combien d 'employés dans cette maison ? Quatorze, monsieur.
Et vous allez venir me regarder comme ça les uns après les autres ? On pourrait
peut -être organiser une séance collective, non ? Bon, allez, ça va,
comme ça, je finirai moi -même.
Allez, allez !
Tu abandonnes ? C
'est vrai que tu veux bien.
Mais j 'ai gagné, dis -moi.
Tu peux m 'en aller, alors ? Ne sois pas bête, Julien.
Tu seras très bien ici. Papa va te donner plein d 'argent.
Où tu vas ? T 'as perdu, je m 'en vais ? Restez ici ou j 'appelle mon père.
Et tu n 'as pas intérêt.
T 'es un sale gosse de riche complètement pourri. Ce qui pourrait te
plus de bien, c 'est une bonne fessée.
Ce n 'est pas toi qui me la donneras, en tout cas.
Tu crois ça ? Essaye.
Tu t 'amuses bien, mon chéri ? Très bien.
On a joué au baby -foot. On va peut -être faire un tipping pour le matin.
Non.
Je crois qu 'il est l 'heure d 'aller au manège.
Va vite te changer.
Je t 'attends en bas.
On fait la paix ? Mais qu 'est -ce que t 'attends de moi, au juste ?
On va y aller ensemble.
Quoi ? Au manège, on va y aller ensemble.
Je ne veux pas faire de cheval, moi.
Tu l 'entends ? Je n 'ai jamais fait de cheval. Il n 'est pas question que je
fasse du cheval.
Qu 'est -ce que c 'est que ça ? Ton costume.
Perrin, c 'est Blénard. J 'ai été retenu au journal.
Je suis désolé. Ah, vous tombez bien, vous. Il veut me mettre sur un cheval,
maintenant. Comment ? Le petit.
Il veut m 'emmener au manège déguisé en gugusse.
Alors, il faut arrêter ces conneries tout de suite. Vous m 'entendez ? Tenez
bon, Perrin. Ce n 'est pas un moment craqué. Vous allez voir une surprise
formidable. J 'aimerais vous l 'annoncer moi -même tout à l 'heure.
Courage. Ça vaut la peine. Croyez -moi.
que je ne savais pas monter.
Il sait pas descendre non plus.
Bon, et bien vous irez sans moi.
Elle est battue en pleine tête.
Ça va pas ? C 'est un peu flou, mais ça va pas.
Maman chef. J 'ai perdu maman chef. Arrête !
T 'es content maintenant ? Fais -le partir !
Je suis viré.
Peut -être parce que j 'étais au magasin avec Perrin et que... Je sais pas.
Alors les mecs, je suis viré.
Alors, on a fait une petite chute.
Je me suis permis d 'appeler votre femme tout à l 'heure pour lui dire que vous
étiez en reportage et qu 'elle ne vous attendait pas ce soir.
Et surtout pour lui annoncer la bonne surprise d 'un jour.
Votre lettre d 'engagement.
Et le président devait la signer à la fin de la semaine, mais il a voulu le
faire immédiatement pour vous rassurer sur votre avenir.
Et il a tenu aussi à vous dédommager.
Regardez le chiffre.
Regardez.
À mon avis, c 'est une belle marque de Tim, non ?
Je vous laisse tout ça.
Il faut que je file maintenant.
Au revoir et bravo.
Votre femme était folle de joie.
Lénac.
On a flotté un de vos journalistes comme un jouet.
Et vous trouvez ça normal ? Il y a à peu près 2000 demandeurs d 'emploi dans la
presse. C 'est tout ce que je peux vous répondre.
Eh bien, ouvre.
Je te demande pardon pour le cheval.
Je l 'ai acheté moi -même.
Il est beau, hein ? Oui, il est beau.
Votre bain est prêt, M. Eric.
On va se baigner ensemble, tu veux ? Ah non ! Vous êtes trop grand pour vous
baigner avec quelqu 'un, M. Eric.
Eh, venez.
Il va se baigner avec moi.
Ça y est, ça recommence.
Je vais chercher votre père.
On va faire une bataille navale.
Vous entendez, monsieur Eric ? Je vais chercher votre père.
Fous -moi la paix.
Pourquoi restez -vous ici, vous ? Il y a aussi du chômage chez les gouvernantes
? Où est -elle, cette baignoire ? Vous n 'allez pas prendre un bain avec...
Viens, c 'est par là.
On ne se baigne pas avec une grande personne.
Surtout un étranger.
Monsieur Eric.
Quel côté tu préfères ? Mais non, c 'était une blague et je ne veux pas me
baigner avec toi.
Ah bon ? Mets -toi dans ta chambre.
C 'était pour rire, je te dis.
Je ne plaisantais pas, moi.
Alors là, Julien, bravo.
Monsieur Eric.
J 'ai été très heureux de te connaître, Julien.
Bonjour. Madame.
Tout se passe bien pour vous ? Oui.
Vous vous plaisez chez nous ? Vous savez, je n 'ai pas vraiment le choix.
On a toujours le choix.
Allez vous sécher. Une grippe n 'arrangerait rien.
Tenez.
Vas -y !
Monsieur
est servi.
Où est Mance ? Pardon ? Le petit Mance est couché ? Je ne sais pas, monsieur.
Vous y tenez beaucoup à cette barbe.
Monsieur Rambalcochet a horreur des barbes.
Bravo, mon petit vieux.
Votre femme était folle de joie.
Votre journal est une grande famille, monsieur Perrin.
C 'est pour cela que je l 'aime et c 'est sans doute pour cela que le public
'aime aussi.
T 'as eu peur, hein ?
T
'étais marrant quand t 'es jouée toute seule.
J 'ai pas de chance avec des repas, dis donc.
T 'es pas chée ?
Non, je suis très content.
Si, t 'es passé.
Tiens, c 'est bon ou pas ? Mange ça au moins, c 'est très bon je te dis.
Eh ben, qu 'est -ce que t 'attends ? Il est l 'heure d 'aller au lit maintenant,
monsieur Eric.
Votre père vous attend pour vous embrasser.
Tu viendras me dire bonsoir ?
Je t 'attends hein !
Vous cherchez quelque chose ? Les toilettes.
Venez, je vais vous montrer.
Il faut que vous parliez à votre mari, je ne tiendrai pas le coup ici.
Je voudrais rentrer chez moi.
Je vais m 'en occuper.
Vous serez chez vous dans très peu de temps.
Voilà, c 'est par là.
Merci, vous êtes gentil.
Vous êtes même la seule personne humaine que j 'ai rencontrée dans cette maison.
C
'est le
monsieur que le petit a acheté cet après -midi.
Mon costume.
Pardon ? Mon costume.
Il est à la lingerie, monsieur. Allez me le chercher.
Mais il n 'est pas fait. Allez le chercher, mon costume ! Qu 'est -ce que
fais ? On n 'a pas le droit de mépriser les gens comme ça.
On n 'a pas le droit, mais c 'est fini, moi je m 'en vais.
Tu ne rendras pas ton père.
Tu lui diras que je me fous de ce qui peut m 'arriver.
Tu vas rester ici.
Je t 'ai acheté au magasin.
Tu m 'appartiens.
On ne te rendra pas ton costume.
Qui est là ?
C
'est pas un reportage ? Tu t 'es blessée
? Qu 'est -ce que c 'est que ce pyjama ?
Il t 'est arrivé une drôle d 'histoire, tu sais.
Blénac, je veux vous voir immédiatement.
J 'ai dit immédiatement.
On s 'en sortira, mon chéri.
T 'as bien fait, de toute façon.
Je suis sûre qu 'on va s 'en sortir.
Tu ne dois pas être très populaire chez les robalcochers en ce moment.
Il est là ? Blénac.
Je voudrais vous parler. Je peux entrer une seconde ? Inutile, on n 'a plus rien
à se dire, Blénac.
Je suis nerveux de vous déranger, mais le président Balcochet m 'a demandé de
venir vous voir.
Il m 'a chargé de vous dire qu 'il aimerait que vous reveniez.
Il vous attend.
Dites -lui qu 'il est fou de pourrir son fils comme ça.
Bonne nuit.
C 'est un pauvre gosse.
Pourquoi ? C 'est un enfant d 'un premier mariage.
Il n 'habite avec son père qu 'un mois par an.
Ça explique la faiblesse du président Rambal Kofi.
Il retourne chez sa mère dans une semaine.
Vous pourriez peut -être faire un petit effort, c 'est pas long.
Une semaine.
Je savais que c 'était une démarche inutile.
J 'avais pris un somnifère, je voulais dormir et puis... Il m 'a réveillé un
sursaut.
Allez.
Bonne nuit, Perrin, et bon courage.
Les vagues.
Venez.
On va bavarder encore un peu tous les deux.
Il est revenu.
Il peut aller se coucher maintenant.
Il ne faut pas rester ici, monsieur.
Je voudrais parler à monsieur Perrin.
Qui ça ? Perrin.
François Perrin.
Il n 'y a pas de monsieur Perrin ici.
Mais si, on a amené un monsieur hier.
Dans une caisse.
Ah bon ?
Ça va ? Mon pauvre vieux. C 'est gentil de venir me voir.
Tu sais que j 'étais vieux à cause de toi ? Ça me l 'a aimé.
Mais j 'ai réagi, figure -toi.
Ils le feront l 'un d 'un moment à l 'autre.
C 'est ça.
Bah, les mecs du syndicat.
Elles vont en prendre un coup, là, de garder une partie à rond -balcote.
Allez, va vite te changer, viens avec nous.
T 'as plus rien à foutre ici.
Allez, viens.
Qu 'est -ce que tu crois ? Tu vas te reprendre dans ton canard ? Tu rêves,
pote.
Quand ce gosse en aura marre, il te jetteront, t 'as pas compris ? Allez, va
vite te changer.
Mets -moi en l 'air, je viens.
C 'est ta prière.
Donne -moi ma chance, Jim.
Bon, d 'accord.
Perrin. Je te retrouve dans la grande rue dans une minute.
Et que le plus rapide gagne.
A tout de suite, Julien.
Perrin, bon Dieu !
C 'est pour amuser votre fils, monsieur le président.
C 'est bien pour ça que vous m 'avez fait revenir, non ? Maintenant, je peux
repartir si vous voulez.
Arrête tes conneries, nom de Dieu ! Perrin ! Arrête tes conneries, merde !
Tu ne serais pas mort, ça serait une ruse.
D 'accord ? Voilà
les copains à terrain.
Pour que tu te rendes un instant, M. le Président, tant que la polyphe arrive...
D 'en plus.
D 'en plus.
Allez,
viens avec nous.
Oui, Julien.
Les Indiens, foutons le camp ! Sous -titrage ST' 501
Je peux aller ailleurs.
Maniland.
Attends, attends -moi une seconde.
Vous savez quel effet ça fait d 'être poussé en pyjama ?
dans une salle à manger pleine de gens qu 'on ne connaît pas.
Je vais vous montrer.
Et si on faisait un journal ? Hein ? Allez, oui, je vais t 'apprendre le
journalisme. Tu vas voir, c 'est facile.
Ça va commencer par un déraillement. C 'est bon, ça.
Un train déraille quelque part.
Alors moi, je suis le rédacteur en chef.
Et je t 'appelle dans mon bureau.
Vas -y, entre.
Salut, Coco.
Je t 'appelle Coco parce que tout le monde s 'appelle Coco dans le
Bon. Il y a eu un grave accident de chemin de fer aux Etats -Unis, Coco.
Tu te mets sur le coup.
Pas aux Etats -Unis.
Hein ? Pas aux Etats -Unis. Il faut que ça se passe en France.
Pourquoi ? Papa dit toujours que pour intéresser les lecteurs, il faut des
français.
Tu n 'y connais rien. C 'est moi le rédacteur en chef.
Allez !
Bon, je t 'écoute.
Bien, il faut un titre.
Je propose grave catastrophe ferroviaire près de Lyon, 80 victimes.
Ça te convient Lyon ? Je n 'aime pas catastrophe ferroviaire.
Pourquoi ? Je n 'aime pas.
C 'est le qu 'on dit pourtant.
Le rapide Paris -Lyon des rails, 80 morts.
Voilà un titre.
Tu sais, je suis journaliste professionnel depuis 15 ans, je pense
du titre. Si tu avais vraiment le sens du titre, tu serais rédacteur en chef à
ma place.
Coucou. Arrête de m 'appeler Coco.
Ne te fâche pas, Julien.
S 'il vous plaît.
Regarde ça.
Je parie que je te bats.
Tu as tort, ça pourrait être drôle de faire un journal.
On pourrait inventer un personnage et raconter sa vie.
On l 'appellerait le président, par exemple.
Ce sera un homme très riche, très puissant, qui pourrait tout s 'offrir
argent.
On raconterait l 'aventure du président tous les matins, dans notre journal.
Trouve pas ça marrant ?
Il aurait une famille, bien sûr, le président.
Je vois une femme beaucoup plus jeune que lui.
Tiens.
Et un petit garçon qui la déteste parce qu 'elle a pris la place de ta
mère.
Et le petit garçon qui aurait compris que son père avait acheté cette jeune
femme.
Il fera un peu le même jeu que lui.
Pour le punir.
Un jour, il lâcherait un homme dans un magasin.
Mon pote Julien, on va le faire à ton journal.
Et il ne connaissait pas les propriétaires ? Non, non.
Bon.
Et il est rentré comme ça, au flanc.
Oui, oui.
Madame, monsieur, bonjour. Je suis Pierre Rambal -Gaucher.
Je vous prie de m 'excuser pour cette intrusion.
J 'ai une question à vous poser.
Bien.
Alors, continuez, je vous en prie.
Combien vaut cette maison ? Non, elle n 'est pas à vendre, monsieur.
Je ne vous demande pas si elle est à vendre. Je vous demande combien vous l
'évaluez.
Je ne sais pas. Je l 'ai payée 60 millions il y a 5 ans.
Elle devrait valoir maintenant 80 ou 90.
Je vous en donne 200.
C 'est une plaisanterie.
Non.
2 millions, évidemment. C 'est un bon prix.
C 'est un très bon prix.
Trois.
Comment ? Trois millions, c 'est que vous partez tout de suite.
Je comprends pas.
Vous faites vos valises, vous partez à l 'instant.
C 'est pas possible.
Vous avez une minute pour...
Bon, on peut s 'arranger pour vous laisser la maison fin de journée.
Tout de suite.
C 'est à prendre ou à laisser et il vous reste 30 secondes.
Une lettre de votre fils, Monsieur le Président.
Où est Eric ? Il est sorti, monsieur. Où ça ? Je ne sais pas, monsieur. Ils sont
partis tous les deux.
Prévenez -moi dès qu 'ils rentreront.
Salut Pigné ! Qu 'est -ce que ça veut dire ? T 'inquiète pas Pigné, c 'est
une enquête.
Quelle enquête ? Une grande enquête, dans un nouveau journal.
Et je crois qu 'on a un très bon titre.
Ça s 'appellera « Les jouets du président Rembalcochet ». Quoi ? C 'est
journal libre.
On dit enfin ce qu 'on pense, c 'est formidable, non ? Et je te présente mon
rédacteur en chef, Éric Rembalcochet, monsieur Pigné.
Rembalcochet.
Bonjour. Bonjour.
Allez, merci, Pigné. Et à bientôt.
C 'est vrai qu 'il a les mains moites.
Il m 'a dit, allez vous raser.
Je lui ai répondu, on peut être un bon ingénieur, monsieur le président, et
porter la barbe.
Et il m 'a vidé.
Aussi sec que la porte.
Et vous n 'avez pas retrouvé de travail ? Ah non, rien du tout, non.
Tu viendras avec moi chez ma mère à la fin du mois ? On a une grande maison au
-dessus de Cannes, avec une piscine.
On pourra se baigner.
Je peux vous voir un petit instant, M. le Président ? Non, pas maintenant.
Je me mets dans les vues, tu veux ? Allez !
Il faut que tu viennes avec moi.
T 'inquiète pas pour moi, je te dis. S 'il t 'embête, tu me téléphones à
Tu reviendras.
Tu me téléphones, François ? Tu m 'appelles plus Julien ?
Allez, au boulot ! Allez !
Tu veux nous laisser un instant, s 'il te plaît ?
Tu entends ?
Va m 'attendre dans ma chambre.
Vous êtes un très bon journaliste, monsieur Perrin.
J 'ai un très bon rédacteur en chef, monsieur le Président.
Où voulez -vous en venir exactement ? Nulle part, monsieur le président.
Alors, pourquoi cette provocation ridicule ? Je peux vous expliquer.
Quand j 'étais salarié, monsieur le président, je n 'avais qu 'un droit,
de me taire et d 'avoir peur.
Maintenant, je ne suis plus salarié, je ne suis plus rien du tout, je suis un
jouet.
Alors, vous pouvez parler.
Je me demande qui vous a mis dans la tête que je ne vous reprendrai pas au
journal.
J 'ai besoin d 'un chef des informations et je sais maintenant que vous ferez
parfaitement l 'affaire.
Je suis un homme plus simple que vous ne pensez, M. Perrin.
Bonjour, mon petit Paul.
La santé est bonne ?
Monsieur, ce n 'est pas Paul, moi. Je suis Lucien. C 'est moi, Paul, monsieur.
Ah oui, bien sûr.
Alors, mon petit Paul, comment va la grande fille ? Son angine, ça s 'arrange
C 'est un garçon, moi, monsieur. C 'est Lucien qui a une fille. Bon, elle va
mieux ? Elle va mieux.
Mais c 'est tes oreillons, monsieur.
Ils ne sont pas dans l 'alignement, ces arbustes.
J 'ai besoin d 'un chef des informations, mais il faut être
monsieur Perrin.
Alors, un conseil.
Je vais à autre chose.
C 'est plus prudent.
Alors ? Il a été très gentil.
Il m 'a dit que j 'étais un bon journaliste.
un très bon journaliste.
C 'est plus gros comme caractère.
Il m 'a proposé un marché, en fait.
Si on arrête ça, je deviens chef des informations.
Et voilà, mon petit camarade.
On arrête.
Oui, on arrête, c 'est mieux.
Je veux pas qu 'ils t 'embêtent.
Tu peux retourner chez toi si tu veux, François.
Les jouets du président.
6 000 salariés, 6 000 jouets.
Dommage, c 'était un bon papier.
Il y a une photocopieuse ici.
Quoi ? Un truc pour photocopier. Il y a bien ça dans la maison, non ?
Foucault ! Si je vois encore traîner un exemplaire de ce
torchon, vous aurez affaire à moi, compris ? Bonjour, mesdames.
Bonjour, Foucault.
Monsieur le Président. Bonjour, oui.
On a distribué ce matin un imprimé, une cinquantaine d 'exemplaires.
C 'est ce type -là, François Perrin. Et puis, votre fils.
Tout le personnel l 'a eu en main, Monsieur le Président.
Qu 'est -ce qui se passe ? On ne travaille pas ?
Je veux voir
immédiatement tous les articles qui partent au marge. Bien, Monsieur le
Président. Tout de suite, Monsieur le Président.
Entrez. Voilà, M. le Président.
Le bal de la princesse Grèce. Il y avait tout le Gotha. C 'est parfait pour
nous. Un entretien avec Claude François. Il sortira au moment de son passage à l
'Olympia. Et alors, un nouveau club de naturistes. M. le Président, il vient de
s 'ouvrir près de Paris. Je pensais que ça amuserait nos lecteurs.
Laissez -moi.
Regardez ça moi -même.
Bien, M. le Président.
Blénat.
M. le Président.
Vous trouvez ça drôle, vous, cet étalage de viande ? Le naturisme est de plus en
plus à la mode, M. le Président. C 'est un club assez original, meublé en knoll,
une clientèle très sélecte, des cadres supérieurs, des... Déshabillez -vous.
Pardon ? Déshabillez -vous.
Vous allez faire le tour de la salle de rédaction tout nu. Nous allons pouvoir
juger de l 'effet comique.
Monsieur le président, je... Je vous dis de vous déshabiller.
Mais qu 'est -ce que vous faites, Blénac ? Je me déshabille, monsieur le
président.
Si je ne vous avais pas arrêté, vous vous mettiez tout nu et vous faisiez le
tour de la salle de rédaction.
C 'est vous qui me l 'avez demandé, monsieur le président.
J 'ai une question importante à vous poser, Blénac.
Qui de nous deux est le montre ? Moi qui vous demande d 'ôter votre pantalon ou
vous qui acceptez de montrer votre derrière ?
Je ne sais pas, monsieur le président.
Tout le problème est là, je crois.
Vous pouvez partir, monsieur Perrin.
Nous n 'avons plus besoin de vous.
Je me suis...
expliqué avec mon fils.
Nous nous sommes très bien compris.
Il sait maintenant quel genre d 'homme vous êtes.
A priori haineux contre tout ce que nous représentons, lui et moi.
Il sait que depuis votre arrivée ici, vous n 'avez pensé qu 'à pourrir le
dans lequel il vous a introduit.
Il ne veut plus vous voir, monsieur Perrin.
J 'ai seulement voulu donner une chance à votre fils, Monsieur le Président.
Ce qui peut lui arriver de pire, c 'est de vous ressembler.
Et on peut encore l 'éviter.
Je vais m 'occuper de vous, Monsieur Perrin.
C 'est un cadeau pour lui.
Il comprendra.
Je peux lui dire au revoir ? Ce n 'est pas utile.
Ça s 'appelle un jet -strip.
Tu nages dans la piscine, tu as l 'impression d 'être dans la mer. Tu peux
contre le courant ou te laisser porter.
Tu verras.
C 'est formidable.
Ta mère m 'a dit qu 'ils ont presque fini l 'installation.
Pour te sortir de la piscine, ça va être encore plus difficile maintenant.
Tu m 'appelles dès que tu arrives à la villa, n 'oublie pas.
Comme on a avancé ton départ, tu me dois huit jours.
J 'ai bien envie d 'aller me promener un peu aux États -Unis.
Tiens, dans le parc d 'attractions de Walt Disney, par exemple. C 'est pas une
mauvaise idée, ça ? Hein ? Bonjour, Moreau. Ça va bien, Eric ?
Eric ! Perrin,
il s 'y remballe coché.
Eric s 'est sauvé.
Il va sûrement revenir chez vous.
que si j 'ai pas d 'argent.
Ton père arrive.
T 'inquiète pas.
On va rester ensemble et on va continuer le journal.
Non, on ne joue plus maintenant.
Tu entends ? On ne joue plus, tu rentres avec ton père.
Je veux rester avec toi.
Oui, mais ce n 'est pas possible.
Pourquoi ? Parce que tu as une famille, mon pote. Tu as un père, une mère, ils t
'aiment.
Tu as mis ton gilet à l 'envers.
Eric, tu entends ce que je te dis ? Il faut me foutre la paix maintenant.
Non, je veux rester avec toi.
Je ne suis rien, moi.
Je n 'ai pas de travail, pas de pognon, rien.
Même si ton père me disait de garder l 'eau, je ne pourrais pas. Je suis
tu comprends ? Tiens, voilà.
Eric !
Qu 'est -ce que tu penses ? T 'es pas fou, non ? Je veux aller avec lui.
Si vous ne le raisonnez pas, on ne s 'en sortira pas.
Ça fait une demi -heure que je l 'engueule, merde.
Que je lui dis que j 'en ai marre.
Râle -bol, les rembalcochés, le père et le fils.
Vous, vous avez du temps à perdre. Moi, il faut que je bouffe.
Alors, allez jouer ailleurs.
Allez, allez, du vent.
Retire -toi.
Monsieur Perrin, téléphonez -moi demain.
Je verrai ce que je peux faire pour vous.
Tout ce que j 'ai fait dans ma vie, c 'est pour toi, mon amour.
Tout ce qui m 'appartient est à toi. Tu as ma seule bonne raison de continuer,
tu comprends ? C 'est un pauvre type.
Comme il y en a des millions, il ne peut rien t 'apporter.
Ce n 'est rien.
Pense à tout ce que tu perdrais avec lui.
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