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Dans le systĂšme judiciaire,
les crimes sexuels sont considérés comme particuliÚrement monstrueux.
Ă New York,
les inspecteurs qui enquĂȘtent sur ces crimes
sont membres d'une unité d'élite appelée Unité spéciale pour les victimes.
Voici leurs histoires.
De Frisco au Maine et jusqu'en Espagne
J'ai des putes qui bossent pour moi Alors rejoins-moi
Je suis pas ta pute.
Il te faut un homme pour te protéger.
Je me débrouille trÚs bien toute seule. Et j'ai déjà un homme qui m'attend.
Reviens vers moi quand tu seras prĂȘte pour un vrai mec.
Tu as un gros joujou Ă me donner ?
Oh. Je vois qu'il est déjà au garde-à -vous.
Il me faut une salve d'honneur de 21 coups de canon.
Qui l'a trouvée ?
Un SDF a trébuché sur elle. Il a appelé le 911.
Son cou est couvert d'hématomes. Et regarde sur son front.
L'empreinte d'un pistolet.
Il la menaçait pendant qu'il la violait.
Puis il l'a étranglée pour qu'elle se taise.
- On a un nom ? - Abby Mannion. Vingt-deux ans.
- Elle vit Ă So-Ho. - So-Ho ?
Qu'est-ce qu'elle faisait dans ce quartier glauque ?
Et tu connais beaucoup de putes avec des dents parfaites
et une french manucure ?
- Et tu as vu ça ? - Une carte de priÚre. Faite maison.
Comme celle qu'on a trouvée sur Maggie Sanchez l'autre jour.
"L'archange Zadkiel leur pardonne leurs péchés.
Tu es ton Ange de Miséricorde."
Et notre tueur est l'Ange de la Mort.
NEW YORK UNITĂ SPĂCIALE
Maggie Ortiz. Abby Mannion.
Deux prostituées tuées en deux semaines.
MĂȘme mode opĂ©ratoire. MĂȘme carte de priĂšre.
Les cartes ont donné quelque chose ?
MĂȘme imprimante. MĂȘme papier.
Aussi intraçable l'une que l'autre.
Aucun lien entre les victimes ?
Aucun Ă part le lieu du meurtre.
Maggie a un casier long comme le bras. Abby... MĂȘme pas fichĂ©e.
J'espĂšre que le tueur l'est.
Warner a trouvé des fluides sur Abby. Elle s'occupe de l'ADN.
Il est peut-ĂȘtre fichĂ©.
Ce genre de taré a toujours des antécédents.
Un fou de Dieu.
"Moi, l'archange Zadkiel, vous offre de la part de Dieu le don de compassion."
Zadkiel est l'ange qui a empĂȘchĂ© Abraham de sacrifier Isaac.
Et il sacrifie des prostituées par miséricorde ?
Il croit peut-ĂȘtre racheter leurs pĂ©chĂ©s ?
Je ne crois pas qu'Abby soit une vraie prostituée.
Les filles du quartier ne l'avaient jamais vue.
Fouillez son appartement. Découvrez qui elle était.
CHEZ ABBY MANNION LUNDI 22 FĂVRIER
Vous ĂȘtes qui, vous ?
- Police. Et vous ? - Le propriétaire. Stanley Koscheck.
Il y a un malentendu.
J'ai déjà appelé le shérif. Je n'ai pas besoin de vous.
Besoin de nous pour quoi ?
Pour expulser cette salope.
Vous ĂȘtes lĂ pour ça ?
Non, on est là parce qu'elle a été assassinée hier.
Je ne l'aurais pas tuée pour quelques mois de loyer.
Qui d'autre que vous ne l'aimait pas ?
Des tas de gens. C'était une arnaqueuse.
Elle a dĂ» s'attaquer Ă la mauvaise personne.
- Une arnaqueuse ? - Elle vend de la contrefaçon sur Ebay.
Des vĂȘtements. Ce genre de truc.
C'est du cuir de grande qualité.
Belles coutures, détails soignés. Ce ne sont pas des contrefaçons.
- Ils valent au moins 2 000 $. - Elle s'y connaĂźt.
Elle était assise sur une mine d'or et ne payait pas son loyer.
Quelle salope !
- Vous savez oĂč elle a trouvĂ© tout ça ? - Son ancienne coloc, Lynn Drexel,
les trouvait Ă Chinatown pour pas cher.
Vous savez oĂč trouver la reine des bonnes affaires ?
Ăa vous dit quelque chose, Mlle Drexel ?
Ăa ressemble Ă ce qu'on vend ici.
Ils viennent de la boutique en ligne d'Abby Mannion.
On pense qu'ils viennent de vous. Officieusement.
C'est Ă elle qu'il faudra parler.
On aimerait bien. Mais quelqu'un l'a tuée hier soir.
Oh, mon Dieu !
Vous l'avez vue récemment ?
C'était... Je... Je ne sais pas.
Je ne sais pas. Peut-ĂȘtre la semaine derniĂšre.
Pourquoi vous transpirez ?
Je viens d'apprendre que ma meilleure amie est morte !
- Ăa fait plutĂŽt pleurer, d'habitude. - Rendez-moi ça !
- CocaĂŻne. - VoilĂ pourquoi.
On peut vous fouiller ou vous pouvez parler.
OK. D'accord.
Quand les affaires allaient bien, on faisait la fĂȘte tous les jours.
- Quand ça allait mal... - Il vous fallait encore plus de coke.
C'est là qu'Abby a eu l'idée de gagner un peu plus d'argent.
- En volant des sacs de luxe. - Benson.
Elle pensait que ça passerait inaperçu.
Et comment est-elle passée de vendre des sacs à vendre son corps ?
Elle a appris que notre ancien gouverneur
payait 5 000 $ pour une heure de sexe. Elle a dit : "Je pourrais faire ça."
- Et j'ai dit : "Adieu." - Ă elle, mais pas Ă la coke.
- Je ne suis pas accro. - Vous aimez juste l'odeur ?
L'ADN a marché. Vous connaissez un certain Michael Gallagher ?
Oui. Abby voyait un Mike.
- Il avait l'air chelou. - Comment ça ?
Il payait Abby trĂšs cher pour qu'elle lĂšche son flingue.
- Police ! Pas un geste ! - Maman !
Non, n'ayez pas peur.
Combien de fois vous ai-je... Oh ! Ne tirez pas !
Mike Gallagher. OĂč est-il ?
En bas. Dans sa salle de jeux.
- Michael Gallagher. - HolĂ ! Qu'est-ce qui se passe ?
LĂąchez ce club tout de suite.
Je ne comprends pas.
Vous aimez les jeunes prostituées.
Absolument pas. Je suis marié.
Et cette gamine de 14 ans que vous avez tripotée ?
- J'étais un gosse. - Vous aviez 22 ans.
Elle avait l'air plus ùgée.
J'ai prié pour mon salut. Je n'ai jamais recommencé.
Jusqu'Ă ce que vous rencontriez Maggie Ortiz.
- Jamais vue. - Non ?
- Et Abby Mannion ? - Connais pas.
Votre pénis la connaßt. On a trouvé votre sperme en elle.
Impossible.
Qu'est-ce qui s'est passé ?
L'ange sur votre épaule vous a dit non, mais le petit diable vous a poussé ?
L'envie ne disparaĂźt jamais, pas vrai ?
Vous voyez une jolie jeune fille dans la rue
et vous la voulez pour vous.
Non.
Puis vous vous sentez coupable.
Parce que la fornication est un péché.
- Alors vous les punissez. - Je n'ai fait de mal Ă personne.
- Mike, oĂč est votre arme ? - Je n'en ai pas.
Il en a acheté une il y a trois semaines. Mais Mike ne tuerait jamais.
Pourquoi en ĂȘtes-vous si sĂ»re ?
Parce qu'il a trouvé Dieu et a changé de vie.
Quand je l'ai rencontré, il était... difficile.
Mais je l'ai fait venir à mon église
et je l'ai aidé à canaliser son énergie négative en montant une entreprise.
Mais la tentation était là , pas vrai ?
- Je ne sais pas. - Sarah.
Tout va bien. Vous pouvez me le dire.
Eh bien...
Depuis peu, il me demande de faire des choses.
Au lit ?
Il m'a achetĂ© des... vĂȘtements.
Il a dit qu'il voulait que je sois sa petite pute.
Il m'a donnĂ© des sous-vĂȘtements trouĂ©s.
- Des culottes fendues. - C'est dégoûtant !
Il est dégoûtant. Je suis la mÚre de ses enfants
et il voulait que je fasse des choses avec ma langue.
Des choses dégoûtantes.
Du sexe oral.
La semence ne doit pas aller dans la bouche.
Oui, ma femme est prude.
Ce n'est pas un crime de vouloir s'amuser.
Michael ?
L'ADN.
Il ne ment pas.
Sa parole est parole d'évangile.
J'ai essayĂ© d'ĂȘtre un homme bien.
Un bon mari. Mais j'ai des besoins.
Et votre femme ne les comprenait pas.
J'ai rencontré Abby en ligne.
Et elle faisait tout ce que votre femme refusait.
Oh... Elle n'avait pas de limites.
Accessoires, jeux de rĂŽle, plans Ă trois...
Elle adorait ça.
Et elle a adoré se faire assassiner dans une ruelle ?
Je l'ai déposée vivante.
Vous l'avez déposée dans une allée comme une pute ?
C'était un jeu. On s'est donné rendez-vous.
On a baisé dans la voiture.
Vous avez planté une arme dans son front.
Elle m'a laissé faire.
- Et elle vous a laissé l'étrangler ? - C'était un jeu !
Un jeu ? Je vais vous montrer. VoilĂ votre petit jeu.
Vous avez violé et tué Maggie Ortiz.
Puis vous avez trouvé Abby en ligne.
Regardez ce que vous leur avez fait.
Je n'ai pas tué Abby. Ni cette fille. Croyez-moi.
Je crois les preuves. Les bleus sur son cou.
Vous avez reconnu l'avoir étranglée. La trace du flingue sur son front.
Vous l'avez admis. Et votre sperme était en elle, Mike.
Je voulais juste m'amuser.
Vous vous sentiez sale. C'était insupportable.
Alors vous leur avez donné ces cartes de priÚre ?
Elliot.
Une autre carte a été déposée.
Il y a vingt minutes. Mais la victime n'est pas morte.
On l'a trouvée inconsciente. Elle refuse de se faire examiner.
- Ăa va. Je faisais la sieste. - AprĂšs avoir Ă©tĂ© Ă©tranglĂ©e ?
- C'était dans son sac. - Ne leur dis rien, Trésor !
Allez aider mon équipier.
- OK. - Je peux partir ?
- Dites-moi ce qui s'est passé. - Rien.
- C'est votre mac ? - Je n'ai pas de mac.
Je sais que vous avez peur, mais quelqu'un a failli vous tuer.
Alors parlez-moi.
Je dormais. Un type m'a trouvée.
Et maintenant, tous ces flics sont aprĂšs moi.
Ils n'en ont rien Ă foutre de toi ! Ferme-la !
- Fermez-la ou je vous en colle une. - Une salope fougueuse. J'adore !
Et vous allez adorer en ĂȘtre une en taule.
Oh, bon sang !
File, Trésor !
Je n'ai pas vu la plaque.
Elle frĂŽle la mort et reprend le tapin aussi sec.
Combien de prostituées se font appeler Trésor ?
Quatorze, trÚs précisément.
J'ai parcouru la base de données. Il n'y en a qu'une de moins de 25 ans.
C'est elle. Gladys Dalton.
Elle a un sacré casier.
ArrĂȘtĂ©e Ă 10 ans pour vol.
Et Ă 14 et 17 ans pour prostitution.
à six ans, elle a été enlevée à sa mÚre, qui se droguait.
Elle a fait des familles d'accueil jusqu'à sa majorité.
Pas vraiment la recette du succĂšs.
à sa derniÚre arrestation, elle a donné l'adresse de sa tante.
Shawna Grant, Ă Murray Hill.
CHEZ SHAWNA GRANT LUNDI 22 FĂVRIER
Unité spéciale. Gladys est là ?
- Elle va retourner en prison ? - Non. C'est promis.
Au bout du couloir. La porte Ă droite.
- Vous ne l'arrĂȘtez pas, promis ? - On veut juste lui parler.
- Je n'ai rien Ă dire. - Du calme.
Je veux juste m'assurer que vous allez bien.
Vous n'avez pas été examinée.
Je vais bien. Ce n'était rien.
Vraiment ? Vous avez l'air épuisée.
Vous serez mieux dans votre lit.
Ce n'est pas mon lit. Les filles de ma tante dorment ici.
VoilĂ mon lit. C'est mieux qu'un foyer.
Votre mac n'est pas censé s'occuper de vous ?
- Son mac ? Elle bosse en boĂźte de nuit. - C'est ce qu'elle vous a dit ?
Elle n'a pas eu une vie facile.
Ă 18 ans, elle a eu besoin d'un toit. Je l'ai accueillie.
Par pure charité ou pour payer le loyer ?
Elle m'aide, oui. Avec ma SEP, je ne peux pas travailler.
Vous la laissez tapiner pour vous ?
Ne me jugez pas.
Gladys n'est pas parfaite, mais c'est ma niĂšce.
J'ai promis Ă ma sĆur, paix Ă son Ăąme, que je m'occuperais d'elle.
- Je sais me gérer. - Vous et tous les autres.
- Vos cousines, votre tante, votre mac... - Je n'ai pas de...
- Ne me mentez pas. - ...de mac.
Je suis lĂ pour vous aider.
Ils disent tous ça. Cette fois, c'est vrai.
Ah oui ?
J'ai arrĂȘtĂ© l'Ă©cole en quatriĂšme.
Je ne peux pas trouver de travail. Je fais ce que je peux.
Il existe des centres de réhabilitation.
Vous auriez un toit, de l'aide, l'accÚs à une éducation.
Vous pourriez avoir une meilleure vie.
- C'est ce qu'il m'a dit. - Marmelade ?
Il vous attendait Ă la sortie des cours ?
Vous sortez ensemble, il vous traite comme une reine...
Oui. Il m'emmenait Ă Macy's.
Il m'offrait tout ce que je voulais.
Je l'aimais.
Et il couchait avec vous.
Et trĂšs vite, il vous a fait coucher avec ses amis.
Je pleurais, je disais non, mais ça le faisait péter un cùble.
Et il a commencé à vous battre jusqu'à ce que vous cédiez. C'est ça ?
Il disait que j'étais sa pute, et que...
quitte à coucher, autant se faire payer pour ça.
Gladys. Votre dernier client, celui qui vous a agressée...
Vous vous rappelez Ă quoi il ressemblait ?
Non. Au bout d'un moment, ils se ressemblent tous.
Il a dit quelque chose ?
"Tu es prĂȘte Ă rencontrer ton pĂšre ?"
Je n'oublierai jamais cette voix.
Spud l'avait déjà vu. Elle a eu un rencard avec lui.
Il lui a dit la mĂȘme chose, alors elle s'est tirĂ©e.
PAT'S DINER LUNDI 22 FĂVRIER
Trésor ferait mieux de la fermer. Pas vrai, Spud ?
Je sais pas. J'aime bien parler aux gens.
Alors parlez-nous.
Parlez-nous de ce type qui voulait vous présenter Dieu.
J'ai rencontré un mec comme ça.
- Il conduit un... - Il faut qu'on y aille.
Attends-moi dehors. Je vais payer.
Cette fille n'a pas plus de 12 ans.
Je ne la connais pas.
Et elle vous dira qu'elle ne me connaĂźt pas non plus.
L'une d'elles parlera.
Et vous irez étaler votre confiture en prison.
Tenez.
Si vous voyez quelque chose, appelez-moi.
Et si vous avez envie de faire la fĂȘte, appelez-moi. J'adore les flics.
Un homme blanc qui conduit une Buick rouge. Ăa m'avance.
J'ai tous les dossiers de l'an dernier
oĂč un homme blanc a sollicitĂ© ou agressĂ© une prostituĂ©e.
J'ai les données de toutes les Buick rouges de New York.
Ăa va nous prendre des mois.
- J'apporte le café. - C'était Spud.
La Buick est dans son quartier.
C'est verrouillé.
Au secours ! Aidez-moi !
Dieu merci ! Elle voulait me voler.
- Vous mentez. - Attention, je suis blessé.
Tu ne feras pas de faux témoignage. Je respecte ce commandement.
- Ăa va ? - Il est fou !
Je lui ai dit de le sortir. Il a sorti une Bible.
- Je sauvais son ùme. - AprÚs l'avoir enfermée ?
- Que s'est-il passé ? - Il m'a dit que j'allais voir mon pÚre.
Alors je l'ai coupé.
Vous voyez ? Elle m'a agressé.
Elle vous a coupé parce que vous l'avez enfermée dans votre voiture.
C'était pour qu'elle prenne le temps d'écouter mon message.
Votre message ?
Les types comme vous ont toujours un message.
Ce n'est pas le mien, mais celui de Dieu.
Une vie meilleure attend ces filles au ciel.
C'est votre mĂ©tier ? Vous ĂȘtes le petit messager de Dieu ?
Vous vous rendez compte Ă quel point leurs vies sont sordides ?
Je m'en rends compte. Surtout à cause des tarés comme vous.
Dieu m'a envoyé sur Terre pour libérer ces filles de Satan.
Et Dieu vous a demandé de les étrangler ?
Parfois, la mort est préférable à la vie.
Vous venez d'admettre que vous les avez tuées ?
- Je ne ferais pas de mal Ă une mouche. - Oh.
Mais celui qui a fait ça n'est pas un assassin.
Celui qui a fait ça a envoyé ces filles au ciel par amour.
Seigneur, bénissez ceux qui protÚgent les plus faibles. Et, Seigneur...
bénissez ceux qui ont choisi de nous protéger.
Pardonne-nous nos offenses.
Comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous soumets pas Ă la tentation.
Mais délivre-nous du mal.
Car c'est Ă toi que sont le rĂšgne, la puissance et la gloire.
Amen.
- Dieu pardonne aux pécheurs. - Oui.
Confessez vos péchés.
Je n'ai rien Ă confesser, inspecteur.
Mais je suis prĂȘt Ă pardonner.
Voilà pourquoi je ne porterai pas plainte contre le petit ange qui m'a blessé.
Moi, j'ai un petit ange qui ne va pas ĂȘtre si prompt Ă pardonner.
Prenez votre temps et dites-nous lequel vous a agressée.
Vous ĂȘtes prĂȘts Ă la croire ?
Laissez-moi deviner. Le messager du diable, alias l'avocat de la défense ?
John Buchanan. Je représente M. Skaggs.
Vous pouvez prier pour lui. Gladys, allez-y.
Ne vous en faites pas, je ne pense pas qu'ils vous arrĂȘteront.
- Pourquoi ils m'arrĂȘteraient ? - Vous ĂȘtes une prostituĂ©e.
Vous allez m'arrĂȘter ?
Non. On veut que vous identifiiez l'homme qui a tenté de vous tuer.
La police ment tout le temps.
Un mot de plus et je vous arrĂȘte pour intimidation d'un tĂ©moin.
Je ne peux pas faire ça.
Mais si. Faites-moi confiance. Ăa va aller. Vous pouvez le faire.
Numéro un, avancez et répétez la phrase suivante :
"Tu es prĂȘte Ă rencontrer ton pĂšre ?"
Tu es prĂȘte Ă rencontrer ton pĂšre ?
Non. Ce n'est pas lui.
Numéro deux ?
"Tu es prĂȘte Ă rencontrer ton pĂšre ?"
Numéro trois. Avancez et répétez la phrase.
- Je croyais qu'il ne me voyait pas. - Il ne vous voit pas.
Il me regarde.
Numéro trois. Avancez et répétez la phrase.
"Tu es prĂȘte Ă rencontrer ton pĂšre ?"
Que faut-il te faire de plus ?
FlÚches aiguisées du guerrier,
délivrez mon ùme d'une langue trompeuse.
- C'est lui. - Ils tomberont par l'épée,
leurs enfants seront coupés en morceaux et leurs femmes enceintes...
Gladys, attendez. Gladys.
Gladys ! Appelez une ambulance !
Gladys. Ăa va ?
- Elle va s'en sortir ? - Elle a une commotion,
mais l'IRM n'a pas montré de saignements.
- Et le fĆtus ? - Vingt-quatre semaines. Il va bien.
Un miracle, vu l'absence de soins
et le sexe Ă haut risque.
Ăa va peut-ĂȘtre la pousser Ă changer de vie.
Avec un peu de chance.
- On doit lui parler. - Elle doit dormir.
- On a deux meurtres à élucider. - Ces victimes sont mortes.
Gladys et son bébé sont vivants et ils doivent le rester.
Revenez demain.
Sans une identification officielle,
le pasteur Billy sera libéré.
Cabot trouvera bien un moyen de le garder.
MISE EN ACCUSATION MARDI 23 FĂVRIER
MinistĂšre public contre Billy Skaggs. Deux homicides.
Une tentative d'homicide.
- Que plaide l'accusé ? - Non coupable.
- La caution, Mme Cabot ? - Je demande la détention préventive.
Ces accusations sont risibles.
Mon client est un pasteur trÚs respecté.
Je suis un serviteur de Dieu.
Qui s'occupe de son troupeau dans une Buick déglinguée aux plaques périmées.
Deux jeunes filles sont mortes.
Une troisiÚme victime a survécu et a identifié M. Skaggs.
J'étais présent.
L'identification du témoin n'est pas valide.
Elle s'est enfuie, terrorisée par ses divagations.
Elle est tombée et a été hospitalisée.
- Ce n'est pas une identification. - Elle a dit : "C'est lui."
Qui ça, "lui" ? Il y avait cinq autres hommes.
Les inspecteurs présents pourront témoigner
de son identification par ce témoin.
Inutile, Mme Cabot. Je vais revoir la déclaration du témoin.
Mais je place l'accusé en détention préventive sans caution.
Skaggs est en prison. Il ne peut rien vous faire.
Merci.
- Vous avez l'air d'aller mieux. - Oui. Tout le monde est trĂšs gentil ici.
Gladys, vous ne pouvez pas ignorer votre grossesse.
Je ne l'ignore plus.
J'ai rendez-vous Ă la clinique demain
et je prends mes vitamines.
Je n'avais jamais été aussi excitée.
Mais vous comprenez que si vous gardez cet enfant,
vous allez devoir changer de vie ?
De quoi vous parlez ? Bien sûr que je garde mon bébé.
Si vous changez d'avis, il existe des aides Ă l'adoption.
Je ne changerai pas d'avis.
Je veux changer de vie. Et c'est l'occasion d'y arriver.
Gladys, vous allez donner la vie à ce bébé. Pas l'inverse.
Je vais ĂȘtre une bonne mĂšre.
Promis.
- J'aime déjà tant ce bébé... - Quel bébé ?
Je suis enceinte.
Encore un de tes mensonges ?
- Je ne mens pas. - En tout cas, ce n'est pas un cadeau.
Pas étonnant que tu me ruines en nourriture.
- Et que tu t'habilles aussi large. - Calmez-vous.
Je vais changer, OK ?
- Je vais ĂȘtre une bonne mĂšre. - Comment ?
Tu sais qui est le pĂšre ?
Mme Grant, Gladys a besoin de soutien.
MĂȘlez-vous de vos affaires.
Qui va nourrir ce bébé ?
Acheter les vĂȘtements ? Payer le mĂ©decin ? Vous ?
Je me disais bien.
Allez jouer les bons samaritains ailleurs.
Ce bon samaritain peut avoir un café ?
Quelles sont les chances pour ce bébé d'avoir une vie normale ?
Définis "normal".
Gladys va peut-ĂȘtre changer de vie.
Pour moi, ce bébé ne s'en sortira que s'il est adopté.
- Au moins, on a arrĂȘtĂ© le tueur. - C'est une victoire.
Pas si vite.
AprÚs un examen plus approfondi, la juge a rejeté votre identification.
- Pourquoi ? - Elle a ordonné une audience de Wade
pour que Gladys l'identifie officiellement avant le procĂšs.
Elle était terrorisée derriÚre une vitre.
Elle ne va pas supporter ça.
Je sais. Mais si elle n'y arrive pas, plus rien ne reliera Skaggs aux meurtres.
Donc il sera libéré et continuera à tuer.
VoilĂ pourquoi tu dois devenir la meilleure amie de Gladys.
- Gladys n'est pas lĂ . - Elle revient quand ?
Jamais.
Vous avez mis dehors une femme enceinte ?
Je lui ai donné toutes ses chances.
Vous lui avez donné un bout de canapé tant qu'elle payait votre loyer.
Ăcoutez. J'ai deux enfants.
Et le handicap ne paye pas.
Comment voulez-vous que je les nourrisse, elle et son bébé ?
Pas en l'abandonnant.
Ăcoutez. Elle a pris ses propres dĂ©cisions.
Elle a décidé de partir avec ce mac.
Elle n'avait que 12 ans !
Et c'est la derniÚre décision qu'elle a pu prendre seule !
"Briser une pute", ça vous parle ? C'est ce que font les maquereaux.
Ils les rendent si dépendantes qu'elles ne peuvent plus rien faire.
Mais maintenant, elle a sa chance. Ici, avec vous.
Mais seulement si vous l'aidez.
Je l'aime. Vraiment.
Mais je suis au bout du rouleau. Je l'ai mise dehors.
Je lui ai dit d'aller ailleurs, n'importe oĂč.
- Vous savez oĂč elle est allĂ©e ? - Je ne lui ai pas demandĂ©.
Mais juste avant de partir, elle était sur son ordinateur.
Elle a mis une annonce sur Craigslist.
Un site oĂč on peut acheter une tondeuse.
- Ou une femme. Moins cher, sûrement. - La voilà .
"Laissez-moi illuminer vos nuits. Service complet."
- Quelqu'un lui a répondu ? - J'ai hacké son compte.
Une réponse.
"Salut, ma belle. On aime le sexe brutal. Viens Ă 20 h."
L'adresse est Ă Red Hook.
756 SULLIVAN STREET MERCREDI 24 FĂVRIER
Police. Ouvrez.
- OĂč est TrĂ©sor ? - Qui ?
La fille commandée sur Craigslist.
- On a juste commandé des pizzas. - On révise pour nos partiels.
- Vous Ă©tudiez quoi ? La bĂȘtise ? - Elliot !
Elle est Ă peine consciente. Appelle une ambulance.
Vous lui avez fait quoi ?
Rien. Je croyais qu'elle était partie.
- Elle a fumé ou pris quelque chose ? - Non.
Le lit est trempé. Mon Dieu ! Elle a perdu les eaux.
Unité Spéciale. Il nous faut une ambulance au 756 Sullivan Street.
Red Hook, Brooklyn.
- Appartement 2A. - Gladys ? Elle convulse.
- Comment va Gladys ? - Elle a fait une crise d'épilepsie.
Probablement causĂ©e par une prééclampsie avec ĆdĂšme cĂ©rĂ©bral.
En clair ?
Sa tension était dangereusement haute. J'ai dû faire une césarienne en urgence.
Mais Gladys va s'en sortir.
Et son bébé ?
Prématurée de quatre mois. Elle a des problÚmes respiratoires.
Entérocolite nécrosante, hémorragie intraventriculaire...
Il lui faudra au moins plusieurs opérations
et des mois de soins intensifs.
Alors quelles sont ses chances ? Sérieusement ?
Un bébé un peu plus prématuré est placé en soins palliatifs.
Celui-ci a entre 17 et 40 % de chances de survie.
C'est suffisant.
Je ne suis pas forcément d'accord.
Vous ne voulez pas prendre le risque.
Le refus de traitement est une option.
Non, c'est un meurtre.
Et dépenser des millions de dollars pour sauver un bébé
qui sera aveugle avec une infirmité motrice et un grave retard mental,
c'est lui rendre service ?
Vous ne pouvez pas certifier que ce bébé n'aura pas une vie normale.
Non. Mais les chances sont infimes.
Gladys est au courant ?
Je ne crois pas qu'elle m'ait entendue. Il faut du temps pour intégrer tout ça.
J'espÚre que le bébé ira bien.
Elle est belle.
C'est un miracle.
Elle a un nom ?
Je ne sais pas.
J'ai peur de me tromper.
Et je veux la ramener chez moi.
Gladys, elle va sûrement devoir rester longtemps ici.
Je ne m'en fais pas. Elle va s'en sortir.
Et si ce n'est pas le cas ?
Vous avez pensé à ce que vous allez demander aux médecins ?
Oui.
Plus ou moins.
Gladys, votre fille va trĂšs mal.
Elle ne peut ni respirer, ni téter, ni avaler toute seule.
Vous pensez qu'elle souffre ?
Je ne sais pas.
Elle ne peut pas mourir. Ce n'est pas possible.
Je leur ai dit de tout faire pour la sauver.
Gladys veut qu'ils fassent tout pour sauver son bébé.
Je la comprends. "En premier, ne pas nuire."
Et si la garder en vie faisait plus de mal que de bien ?
Si tu avais des enfants, tu ne dirais pas ça.
Ah oui ? Parce que je ne suis pas une mÚre, je me fiche de ce bébé ?
Ce n'est pas ce que je dis.
Elliot, et si le petit Eli devait mourir ?
Ou s'il lui fallait des soins permanents
pour le reste de sa vie ?
- Je ne jouerais pas Ă Dieu. - Alors ne joue pas non plus au docteur.
- Laissez-moi deviner. Le bébé. - Oui.
Elliot et moi ne sommes pas du mĂȘme avis.
La condamnation du pasteur Billy devrait vous rabibocher.
Ăcoute.
Il faut que Gladys témoigne.
La vie de son bébé ne tient qu'à un fil. Elle ne quittera pas l'hÎpital.
Je ne veux pas que ce taré soit libéré.
Et toi non plus.
- Qu'est-ce que je dois faire ? - ArrĂȘte-la. Pour prostitution.
- Sérieusement ? - Menotte-la au berceau.
EmpĂȘche-la de s'enfuir. Je la libĂšre aprĂšs l'audience.
Et si l'état du bébé s'aggrave pendant qu'elle est au tribunal ?
Si elle doit prendre une décision mais ne peut pas revenir à l'hÎpital ?
Et si elle ne témoigne pas
et que Billy Skaggs tue une autre fille ?
Petit bébé, ne pleure pas
Maman va t'acheter un oiseau moqueur
Et si cet oiseau...
Comment va-t-elle ?
Ăa va.
- Elle a eu un peu de mal Ă respirer. - OK.
Gladys, j'ai besoin de votre aide.
Vous devez témoigner contre Billy Skaggs.
Quoi ?
Je ne quitterai pas mon bébé.
Si vous refusez, je devrai vous arrĂȘter. Pour prostitution.
- Je n'irai pas. - Ne m'obligez pas à faire ça.
Allez vous faire voir.
Gladys Dalton, je vous arrĂȘte pour prostitution.
Vous avez le droit de garder le silence.
Tout ce que vous direz pourra ĂȘtre retenu contre vous.
Vous avez droit Ă un avocat.
COUR SUPRĂME 26 FĂVRIER
J'étais en ville, et un type m'a prise en voiture.
Il a sorti une Bible et m'a dit : "Tu es prĂȘte Ă rencontrer ton pĂšre ?"
Et là , il a commencé à m'étrangler.
Puis les flics sont arrivés.
L'homme qui a essayé de vous tuer est-il ici ?
Oui.
Il est juste lĂ .
Notez que le témoin a identifié Billy Skaggs.
Merci. Rien Ă ajouter.
Ătes-vous une prostituĂ©e, Mlle TrĂ©sor ?
Je l'étais, oui.
Et je m'appelle Gladys.
Mme Cabot n'a-t-elle pas demandĂ© Ă l'inspectrice Benson de vous arrĂȘter
pour prostitution hier ?
Oui. Mais...
Alors ça fait une journĂ©e que vous n'ĂȘtes plus une prostituĂ©e.
- Bravo. - Objection !
Retenue. Des questions, pas des affirmations.
Pourquoi ne l'avez-vous pas identifié lors de la premiÚre identification ?
- Je l'ai identifié. - Pas d'aprÚs la juge.
Vous avez dit "c'est lui" avant de vous enfuir.
- J'ai eu peur. - Mais plus maintenant.
Ou peut-ĂȘtre ne tĂ©moignez-vous que pour vous sauver ?
J'ai peut-ĂȘtre pris des dĂ©cisions stupides.
- Mais je ne suis pas aveugle. - Des décisions stupides
comme arrĂȘter l'Ă©cole en quatriĂšme ?
Vous droguer ?
Coucher avec des inconnus enceinte de 24 semaines ?
Cet homme a essayé de me tuer ! C'est la vérité !
Je ne le laisserai pas s'en tirer.
Mon client n'a pas Ă s'en tirer. Il est victime de vos mensonges.
La criminelle, ici, c'est vous.
Rien Ă ajouter, Votre Honneur.
M. Buchanan affirme que vous ĂȘtes une criminelle.
Parlons-en.
Depuis combien de temps étiez-vous sous la coupe de votre mac ?
Depuis mes 12 ans.
Donc ça faisait 10 ans.
Combien de soirs par semaine vous obligeait-il Ă travailler ?
Cinq.
Et avec combien d'hommes vous obligeait-il Ă coucher chaque soir ?
Au moins six.
Ă 12 ans, vous ne pouviez pas donner votre consentement.
Et comme il vous a forcée, vous avez été violée.
Estimez-vous avoir été violée 13 000 fois en dix ans ?
Oui.
J'espÚre avoir clarifié les choses. Voici une victime.
Et voici un criminel.
- Je suis un criminel ? - Asseyez-vous.
Satan vous a pénétrée 13 000 fois, catin !
Dieu exige votre repentance !
- Ăa suffit ! - LĂąchez-moi.
La cour déclare que l'identification
de M. Skaggs est recevable.
- Seul le Seigneur peut me juger. - Sortez-le.
- Celui qui est assis... - M. Skaggs !
Il apportera le feu, les sauterelles, le soufre et une horrible tempĂȘte !
Ce sera la force de Dieu !
HĂ©.
Cabot a abandonnĂ© les charges. Vous ĂȘtes libre.
Au tribunal,
tout ce que cet avocat m'a dit était vrai.
Vous avez tourné la page. C'est du passé.
Ce ne sera jamais du passé.
Qu'est-ce que je vais raconter Ă ma fille ?
Vous aimez votre fille. C'est tout ce qui compte.
Et si vous prenez la bonne décision pour elle maintenant, elle comprendra.
Oui.
La bonne décision.
Que se passe-t-il ?
Un avocat a déposé ça pour vous au poste.
Je vous l'ai apporté tout de suite.
Gladys m'a fait une procuration concernant sa fille.
Et elle vous a écrit un mot.
"Olivia, j'ai compris que vous aviez raison.
Je dois commencer à prendre les bonnes décisions.
Voilà pourquoi j'ai décidé de m'en aller pour réfléchir.
Je sais que vous ferez ce qu'il faut pour mon bébé
jusqu'Ă ce que je revienne pour ĂȘtre la mĂšre qu'elle mĂ©rite."
Il faut faire vite !
- Pourquoi ? - Hémorragie cérébrale.
Il nous faut votre permission pour opérer.
- Quelles sont ses chances sinon ? - Pas bonnes.
Et si l'opération réussit ?
Elle risque d'avoir des lésions cérébrales pour le reste de sa vie.
Vous devez prendre une décision.
Inspectrice ?
CECI EST UNE FICTION
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