All language subtitles for Et la tendresse Bordel (1979)

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Original subtitles

Tu sais pourtant trùs bien que je n 'aime pas quand tu fais ça. Ça me donne

vraiment l 'impression que tu viens me voir uniquement pour ça.

Tu sais bien que non.

Sous -titrage ST' 501

Vous avez mis ma main devant sa tĂȘte ? Mais bien sĂ»r, monsieur.

Mais Ă  manger ce matin ? Pas encore, mais je vais lui porter tout de suite.

Votre petit ne veut ne déjeune pas ?

Oui, mais il doit s 'entraĂźner Ă  devenir un homme en ce moment.

Allez, dĂ©pĂȘche -toi pour qu 'on finisse cette partie d 'Ă©chec avant d 'aller

bosser. T 'as pas dormi chez ta maĂźtresse cette nuit ? T 'es fou, pas

nuit de suite.

Les femmes, ça te pompe ton énergie, ta santé.

Allez, hop ! Échec au fou !

T 'es lĂ  ? Justement, je te cherchais. Le patron va bientĂŽt interroger la fille

qui a mutilé son fiancé.

Ah oui, Anna.

De toute façon, il va encore nous faire partir avant d 'avoir réussi à la faire

parler.

Bonjour.

Vous vous souvenez de ce qui s 'est passé ?

Vous ne voulez plus jamais parler ?

Il y a trop de monde ?

Allez

aider

Tim Ă  raccompagner Anna dans sa chambre, s 'il vous plaĂźt.

On va retourner dans votre chambre.

MĂȘme quand il dort, ça ne veut plus rien dire.

Ça m 'a paru humiliant.

Alors son désir, qu 'est -ce que c 'est ?

Bravo mademoiselle, c 'est trĂšs trĂšs bien. Vous venez de me donner 12 animaux

préhistoriques. Par conséquent, vous gagnez 3000 francs. Question suivante.

Pouvez -vous me donner 13 noms synonymes de phallus ? Renaud, c 'est parti.

Pénis.

Verge.

Vous savez, vous pouvez donner des noms familiers, si vous voulez. MĂȘme des

Noirgotis.

Zizi ? Oui, Zizi, bien sûr, c 'est valable, Zizi.

Kékette ? Kékette, oui, d 'accord.

Ça nous en fait quatre.

Oui, oui, vous en connaissez plein.

Attention, allez vite, lĂ .

Brakmar.

AĂŻe, aĂŻe, aĂŻe.

Je sais, j 'ai entendu.

Comment vous faites pour qu 'ils vous parlent ? Ce n 'est pas la premiĂšre

Je crois que c 'est votre moustache qui les impressionne.

C 'est Dieu.

Tu es resté comme ça toute la journée ? Non.

Non, j 'ai fait des trucs.

Quel truc ? J 'ai regardĂ© par la fenĂȘtre.

J 'ai joué avec le chat.

J 'ai Ă©tĂ© pisser trois fois. Tu vois, tu te plaignais de mĂȘme pas avoir le temps

de pisser.

Maintenant, tu vas avoir le temps de faire un tas de choses.

Elle se rend pas compte, tu sais.

Oh, dis donc.

Tu Ă©tais assez plein que tu n 'avais mĂȘme pas le temps de vivre.

Que tu ne voyais pas assez de gens.

T 'as qu 'Ă  faire la cour Ă  Amandine.

Repas Ă  l 'appartement ?

En bleu.

Tu ne vas pas devenir neurasthénique parce que ta boßte a fait faillite.

Je n 'ai pas pu m 'empĂȘcher d 'entrer vous dire bonjour dĂšs que j 'ai remarquĂ©

ce grand regard de velours que vous dissimulez lĂ  derriĂšre vos lunettes.

Ça m 'a donnĂ© envie de savoir qui vous ĂȘtes.

Vous perdez votre temps.

J 'aime enlever ses lunettes pour voir les yeux d 'une fille.

Moi, ça me fait le mĂȘme effet que quand je la dĂ©shabille.

C 'est comme un soutien -gorge qu 'on fait doucement glisser pour découvrir

seins qu 'elle essaie de nous cacher.

Laissez -moi tranquille.

Allez raconter vos obscénités ailleurs.

Ah, parce que le corps d 'une femme, vous trouvez ça obscÚne ? Ils sont de ce

cÎté, vous ayez des problÚmes.

Si votre joli corps ignore tout du plaisir...

Caressez -vous le soir avant de vous endormir.

C 'est les gens comme vous qui rendent tout ça dégoûtant. Mais non ! Plus c

cochon, vous verrez, plus c 'est bon.

Sortez immédiatement ou j 'appelle le patron.

Vous me trouvez pas trĂšs sympathique, hein ? Enfin, entraĂźnez -vous quand mĂȘme

ce soir, ça peut toujours servir.

Vous voulez cuire un poulet vivant, mais votre four n 'est pas assez chaud.

VoilĂ  ce qui risque d 'arriver. Mais c 'est elle.

La baisse ne meurt pas tout de suite.

Avec la cuisiniÚre Etna à chaleur spontanée, l 'animal n 'a pas le temps

souffrir.

Etna, le pour qui tue.

C 'est lui.

Voulez -vous décaler dans le ciel, s 'il vous plaßt ?

On n 'a quand mĂȘme pas suivi jusqu 'ici.

J 'aurais pas dû m 'asseoir à cÎté d 'elle, elle va croire que je l 'ai

AprĂšs tout, je me fais peut -ĂȘtre des idĂ©es.

C 'est pas parce qu 'il me regarde quand il passe devant la boutique que... Si

ça se trouve, elle n 'a jamais remarqué que je la regarde en passant devant sa

boutique.

Elle doit avoir défilé tellement de gens.

Oui, pareil.

Madame, deux esquivaux vanilles, s 'il vous plaĂźt.

Décontractée, tranquille, à l 'aise.

De l 'assurance.

Ben voilĂ , n 'ayez pas peur.

Vous voyez, tout se passe bien.

C 'est normal.

Avec des broquitos dans la poche.

C 'est bon.

Regarde -moi ça, je viens de te la laver.

Dis -donc, Janine, ton mari est plus blanc que le mien.

Évidemment, moi je lave avec Witt.

En effet, Witt est un savon Ă  poil qui va chercher la couleur, la profondeur.

rend les maris blancs et délicats.

Et Witt contient l 'aprodisiac universel.

Witt, le premier savon Ă  poil.

Je suis sûre qu 'il n 'a pas l 'air moins aidé de ce que j 'ai proposé.

Je ne vais pas oser lui prendre la main. Il me prendrait pour un dragueur. Et

puis sa mĂšre pourrait s 'en apercevoir.

J 'espĂšre qu 'il ne va pas me prendre la main pendant le film.

Je n 'oserai pas la lui laisser.

Pourtant, j 'aimerais bien sentir sa main.

Pourtant, j 'aimerais bien toucher sa main.

Si à cÎté de moi, au cinéma, et je ne crois pas au hasard.

Maintenant, il faudra que je lui parle.

Qu 'est -ce que tu fais lĂ  ? Mais rentre vite, tu vas attraper froid.

Tu peux plus.

Pourquoi ? J 'ai oublié mes clés à l 'intérieur.

Tiens.

Tiens, Amandine, la gourmande qui vient nous apporter un gùteau. J 'ai déjà pris

ma part.

Il est bien réussi.

Merci. Il est trop grand, Amandine. Vous pouvez pas faire des petits gĂąteaux ?

Je ne sais pas faire des petits gĂąteaux.

Et puis je préfÚre partager les grands avec vous que de manger des petits toute

seule.

Je monte avec vous récupérer le moule à charlotte.

Bon, ben, je vous laisse. Je vais ĂȘtre en retard.

Ah, Eva ! J 'ai oublié de te dire quelque chose. Je ne sais plus ce que c

Ah, oui.

Oui, ben, c 'est sans importance. J 'ai déjà dû te dire que je t 'aime.

Ah, oui, en effet, tu me l 'as déjà dit.

Vous aussi, je vous aime, Mme Amandine.

Vous ĂȘtes bien imprudent de me dire ça, jeune homme. Je pourrais profiter de la

situation. Non !

C 'est lĂ  ? Toujours le premier.

Dis -donc, c 'est toi qui as engagé la nouvelle hÎtesse ? Oui, j 'ai viré l

'autre. C 'est vraiment pas une affaire au plus marin.

Et celle -là, tu l 'as essayée ? Pas encore.

Je la laisse arriver.

Ils sont combien aujourd 'hui ? Une dizaine.

Allez, je finis un truc et j 'y vais.

J 'espĂšre que vous aimerez autant ce nouveau job que j 'aime.

Les dessins de votre jolie robe.

Je l 'espĂšre aussi.

Vous devriez aller avec mon associĂ© pour voir d 'un peu plus prĂšs oĂč vous mettez

les pieds.

Messieurs, bonjour.

Bien, je vous rappelle le principe de base du service que nous offrons.

Vous avez déjà vu au cinéma des femmes importunées par des individus.

Un héros arrive, il met hors de combat les agresseurs et c 'est lui qui profite

des faveurs de la dame.

Les femmes sont toujours reconnaissantes envers les hommes qui les protĂšgent.

Donc... Nous provoquons la situation périlleuse et vous les protégez.

Mais nous allons voir un film témoin et vous poserez des questions ensuite.

Alors, vous avez donc porté votre choix sur une femme qui vous plaßt et dont

vous connaissez l 'itinéraire. Vous vous tenez caché avec un de nos employés qui

intervient sur votre ordre.

Il va donc importuner la jeune femme.

Vous n 'avez pas peur comme ça toute seule la nuit ? Il la taquine un peu.

Pendant ce temps, vous vous tenez prĂȘt Ă  intervenir Ă  une distance raisonnable.

Il commence Ă  lui faire vraiment peur.

VoilĂ .

Elle s 'affole un peu.

Maintenant, il l 'embĂȘte pour de bon.

Elle crie au secours, au secours.

Mais en général, personne ne vient.

Vous attendez un peu qu 'elle se désespÚre, puis vous intervenez.

Vous n 'avez pas besoin de savoir vous battre, tout est réglé d 'avance.

Et il ne vous reste plus qu 'Ă  ĂȘtre prĂ©venant et dĂ©licat, pour qu 'enfin

vous dise... On ne sait vraiment pas comment vous remercier.

Et maintenant, Ă  vous de jouer.

Mais n 'oubliez pas, la différence entre le viol et le consentement, c 'est... C

'est... Le consentement.

Avez -vous des questions Ă  poser ? J

'espĂšre que vous n 'ĂȘtes pas l 'une de ces fĂ©ministes qui ne voient dans le

qu 'un odieux traumatisme. Oui, je sais. Toutes les femmes ont hĂąte de se faire

violer.

Il n 'y a pas trop de problĂšmes en ce moment.

La routine.

Nos adhérents qui se plaignent parce que ça ne marche pas à tous les coups. Nos

employés qui sont amochés par les adhérents qui se prennent au jeu. C 'est

affaire qui marche sans moi maintenant.

Tu vas pouvoir t 'en occuper tout seul.

Le viol c 'est marrant au début, mais aprÚs c 'est toujours pareil.

Tu devrais aller à la réception. On interne une fille qui a été violée par

pÚre. Violée ? Tu sais bien qu 'il ne faut pas parler de ce genre de trucs

devant lui.

Tu penses Ă  Anna Dador et...

T 'es malade.

C 'est pas moi qui fais la repente.

Je me taperais bien une contractuelle.

Je me demande si ça baise, une contractuelle.

Moi qui t 'amenais de quoi t 'occuper. Je vois que t 'as trouvé tout seul.

T 'as pensé à mes pantoufles et mon journal ?

Un livre de cuisine,

des pantoufles.

Tu te mets à faire des frais maintenant qu 'il va falloir faire des économies.

Tu vois, toi aussi, tu vas m 'empocher d 'une plus grande d 'argent.

Mais je plaisante, Luc.

Et puis d 'abord, qui d 'autre ? Oh ben... La voisine, la boulangĂšre... On

s 'est toujours foutu de ce que pensaient les autres. On ne va pas

maintenant.

Évidemment, vous, les filles, vous ĂȘtes Ă©levĂ©es avec l 'idĂ©e de rester Ă  la

maison tĂŽt ou tard.

De moins en moins.

Peut -ĂȘtre.

Nous, les garçons, on n 'est jamais préparés à cette éventualité. Moi, je

voudrais ĂȘtre sĂ»re que ton problĂšme, c 'est de rien foutre. Ou si c 'est parce

que moi, je travaille pendant ce temps -lĂ .

Peut -ĂȘtre que ça me gĂȘne un peu aussi.

Écoute, Luc.

Moi, ça me blague que tu sois disponible pendant quelque temps.

Ça me plaüt.

Je t 'occupe de toi.

Comme ils sont mignons.

On avait Ă  peine le temps de se voir.

Maintenant, on va avoir le temps de bien s 'aimer.

Clitoris ! VoilĂ .

À mon tour de lui donner.

Parce qu 'aprĂšs, il va t 'aimer plus que moi.

Tu t 'en lasses pas, hein ? C 'est pour ça que tu m 'aimes.

J 'ai dit que je t 'aimais, moi.

Tu me l 'as encore dit, il y a un quart d 'heure.

Ah oui, mais il y a un quart d 'heure, ça comptait pas.

Je t 'aimerais seulement quand tu vivras complĂštement avec moi.

Ça y est, c 'est reparti.

Tu sais bien que je dois m 'occuper... De ton neveu, je sais.

Tu devais avoir des nouvelles de ses parents, en fait.

À qui ? À ton neveu.

Je crois qu 'il va rester naĂŻf de plus, lĂ  -bas.

Mais tu sais, il n 'y a pas que mon neveu.

Il y a ma mĂšre aussi.

Et puis la femme de ménage.

Non, mais qu 'est -ce qu 'il faut de plus ? Tu as l 'appartement, tu manques

rien, tu fais ce que tu veux.

Si tu me levais tous les jours sur le dos, tu te sentirais plus libre.

Tu ne te rends pas compte, comme ça ? Toi, tu ne te rends pas compte que je ne

peux jamais m 'organiser.

Je ne sais jamais d 'avance si tu viens ou pas.

Au fait, tu comptais venir jeudi ? Ah oui, pourquoi ? Parce que je serais

inutilisable quand tu le dis si délicatement.

Alors ne fais pas une comédie. Je t 'aurais prévenu avant, cette fois -ci.

Justement, jeudi, j 'avais quelque chose Ă  faire.

Alors j 'en profiterai.

Oui, il fait signe. Il a bien la cheville cassée.

Vous savez, malheureusement, le sort... qu 'il aurait réservé quand il se casse

la cheville.

On ne devrait pas tarder à voir son épouse.

Ah, la voilĂ .

Vous savez que selon l 'usage, on demande Ă  la propre femme du coureur si

veut abattre son mari elle -mĂȘme. Elle embrasse son mari une derniĂšre fois. C

'est toujours un moment trÚs émouvant.

Espérons qu 'elle vise bien à traverser l 'arme. Vous savez que c 'est toujours

un problĂšme.

C 'est la dure loi de la vie.

Bien sûr, toi, rien ne te touche.

Il ne faut jamais se laisser attendrir.

Mais mĂȘme s 'il ne pouvait plus courir, il aurait pu faire autre chose d

'intéressant dans sa vie.

Non ? Mais t 'es complĂštement romantique, ma parole !

Qu 'est -ce que tu fais, Léo ? C 'est rien, maman, c 'est rien, je bricole.

Tu plais toujours pas ? T 'attends toujours mon amour ?

Il est tombé et il ne marche plus.

Je vais chercher le patron. C 'est lui qui s 'occupe des réparations. Moi, je

vends simplement.

Non, non, ce n 'est pas la peine. Justement, je voulais en acheter un

Quel genre de réveil voulez -vous ? Je voulais choisir.

Vous n 'allez jamais au ciné -palace ? Parfois. Pourquoi ?

J 'étais assis à cÎté de vous, vendredi.

Ah bon ? Le film vous a plu ? Oui, assez.

Vous voyez, ce modĂšle -lĂ  a une sonnerie plus douce que celui -ci.

Je vous avais reconnu.

Je passe souvent devant la boutique.

Je n 'ai pas osé vous parler parce que vous n 'étiez pas seule.

Vous savez bien.

Vous n 'avez jamais quelques instants de libre aprĂšs le travail ? Non, pas

tellement. Vous n 'ĂȘtes peut -ĂȘtre pas libre du tout.

Si, si, mais pas tellement.

Je veux simplement parler un peu avec vous, vous connaĂźtre.

Peut -ĂȘtre, mais simplement pour parler.

Bon, c 'est pas grave.

Ce soir ? Demain soir, si vous voulez.

AprĂšs la fermeture, mais pas longtemps alors.

Je prends celui -lĂ .

Je vous dois combien ?

Bonjour madame, je fais une enquĂȘte pour savoir si vos rĂ©veils sont Ă  l 'heure.

Luc n 'est pas avec toi ? Je suis lĂ , me reconnais -tu ? Tu sais, on va pique

-niquer dans le salon parce que Luc est en train de repeindre la cuisine.

Et nous allons pouvoir repeindre tout l 'appartement lĂ , vraiment.

Remarque, ça va l 'occuper.

Ben vas -y, lui ! Quoi ? VoilĂ , toutes les enquĂȘtes que je fais, tous les

sondages, ça me prend trop de temps.

Alors, j 'ai proposé à Luc d 'en faire une partie.

Comme ça, moi, ça me soulagera, puis lui, ça lui fera un peu de fric.

Alors, tu veux sonner aux portes et tout et tout ? On va commencer par en faire

deux ou trois ensemble, pour qu 'il voit comment ça se passe.

Comme ça, toi, le soir, tu lui raconteras des histoires de fous, et

racontera des histoires de normaux.

Ce ne sont pas des fous que je soigne, mais des victimes.

Je suis d 'accord avec toi.

Je disais fous simplement par opposition aux normaux. Tu comprends ? Les gens qu

'on va voir pour faire les enquĂȘtes sont prĂ©cisĂ©ment censĂ©s ĂȘtre les plus

normaux possibles.

doivent refléter la société dite normale dans tout ce qu 'elle a de plus

stéréotypé.

Ilan ! Qu 'est -ce que c 'est que cette boßte que t 'as laissée dans le frigo ?

Excuse -moi.

Ah, ça ! C 'est pour le chat.

Tu comptes vraiment un mois au Mexique ? Ouais, je pars dimanche.

Ilan, tu peux me poster cette lettre de là -bas ? Ah, bien sûr.

Qu 'est -ce que c 'est ? On ne va pas vous déranger longtemps, on voudrait

simplement vous poser quelques questions.

Des questions ? Oui, on fait une petite enquĂȘte pour un... Une enquĂȘte ? Vous

ĂȘtes de la police ? Vous avez une carte ? Oui, on a des cartes de l 'institut de

sondage qui nous envoient.

VoilĂ .

C 'est combien de temps ? Trois minutes.

Bon.

Quel genre de question ? Quel genre de journaux lisez -vous le plus

attentivement ? Quotidien, hebdomadaire, mensuel ? Bromadaire.

Vous arrivez -t -il de lire des magazines féminins ? Jamais.

Vous ne le notez jamais ? Je me taperais bien une cover girl.

Ça ne va pas ĂȘtre dĂ©gueulasse, une cover girl ?

Plus que cinq questions.

Désolé, vous avez dit trois minutes.

Ça y est.

C 'est la vie.

C 'est pas la peine d 'aller interroger celui d 'en dessous.

C 'est un menteur.

Je suis pas en retard ? Non, non. Au contraire.

C 'est pas gentil.

J 'avais peur que vous changiez d 'avis. Ah bon ? Pourquoi ? Comme ça.

Je connais mĂȘme pas votre prĂ©nom.

Julie. Ah, c 'est joli, Julie.

Moi, c 'est Léo. Moi, c 'est Ernest. Qu 'est -ce que je vous sers ? Euh... Un

thé.

Mouli.

Thé nature, thé citron, thé au lait, thé au dore.

Citron, pour moi.

Pareil. Alors, je récapitule. Vous, vous prendrez un thé citron, tandis que

vous, vous prendrez un thé citron.

Un double thé citron.

Vous voulez qu 'on se connaisse. Qui ĂȘtes -vous ? Je suis, disons, un fils de

bonne famille.

Et je termine mes Ă©tudes pour ĂȘtre notaire.

C 'est bien, un notaire.

Ça a l 'air assez tranquille comme ça, mais en fait, c 'est un mĂ©tier

passionnant.

On connaĂźt tous les secrets des gens. Vous aimez les secrets ? J 'aime bien

ce qu 'on pense, mais qu 'on n 'ose pas dire.

Tiens, vous avez les grognasses qui veulent se faire payer l 'impĂŽt.

Les grognasses, c 'est en merde.

Je ne comprends pas comment une fille peut supporter la vulgarité.

Je ne trouve rien de plus vulgaire que... que la vulgarité. Ne le supporte

-ĂȘtre pas.

Le découvert, c 'est tant pis.

Combien de cellules ? Trois.

Moi aussi.

Ça nous fait dĂ©jĂ  un pain commun.

Un scotch. Un double.

Ma mÚre m 'a toujours habituée à me méfier des garçons.

Je me surveille beaucoup.

Vous vous méfiez de moi ?

Si vous faites ça, sûrement.

J 'espÚre que je ne vous ai pas choqué.

Non. Mais puisqu 'on ne peut pas encore éprouver de sentiments, on ne se connaßt

pas encore assez.

Alors pourquoi nous toucher ? S 'il n 'y a pas de sentiments, les contacts

physiques, c 'est dégoûtant. C 'est vrai. C 'est aussi mon avis.

On pourrait peut -ĂȘtre se revoir dans un endroit plus tranquille.

Digeonner ou dĂźner ensemble.

Si vous pouvez.

Je ne sais pas.

Peut -ĂȘtre jeudi prochain, si vous voulez. Je passerai vous prendre devant

boutique.

Salut. Salut.

Tiens que tu me plaĂźt, toi.

Tu sais que j 'en ai une plus grosse que lui ? C 'est vrai ? Ouais, c 'est vrai.

Elle était sur 50, j 'ai qu 'une 500.

Moi, ce que je préfÚre chez Blamette, c 'est un retour.

Pour vous, quelle qualité vous semble la plus importante chez un garçon ? La

délicatesse. AllÎ, Carole ?

Tu peux te laver les fesses, j 'arrive.

Tu restes dĂźner ? Si tu me fais une recette surprise.

Avec ton petit tablier de cordon bleu.

Puis rien en dessous.

A tout Ă  l 'heure.

Vous pouvez me signer ça, M.

François, s 'il vous plaßt ? On m 'avait dit qu 'aprÚs un mois d 'essai, j

'aurais un autre salaire. D 'ĂȘtre si prĂšs de vous, regardez, ma main tremble.

On a bien qu 'un soir, nous sortions ensemble.

Si vous voulez.

Je suis libre ce soir.

Malheureusement, ce soir, j 'ai un dĂźner d 'affaires.

Regagnez votre bureau. Vous devez voir ce que je peux faire.

Carole, tu t 'es lavé les fesses pour rien, ma chérie.

J 'ai complÚtement oublié que j 'avais un dßner ce soir.

Ah non, j 'ai fait toutes les courses.

Désolé, je ne peux absolument pas faire autrement.

Je t 'embrasse partout.

Bon, mademoiselle Lily, voilà, c 'est arrangé. Je vous invite ce soir dans un

endroit super, oĂč l 'on boit, oĂč l 'on danse, oĂč l 'on mange du tonnerre. À

pile, je passerai vous appeler.

Ils ont besoin de se mettre en transe avant de s 'accoupler, comme des nĂšgres.

De toute façon, maintenant, mĂȘme les blancs, c 'est des nĂšgres.

Vos yeux sont merveilleux.

Ils ont les reflets bleus des harangs du Mexique quand ils sont amoureux. Et je

devine ici votre poitrine douce, plus ferme et plus sucrée que de petits

pamplemousses.

Vos lĂšvres...

La beauté d 'une plante carnivore.

Oserais -je poser mon doigt ? Ou pire encore ?

Vous en ĂȘtes un drĂŽle, pauvre.

Bon, on vous laisse réfléchir.

Bon, lĂ , lequel tu prends ? Ah, moi, je prĂ©fĂšre ce poĂȘle -lĂ . Moi aussi,

évidemment, c 'est plus mieux.

Dis donc, la derniĂšre fois, c 'est toi qui avais le mieux, alors cette fois

c 'est mon tour.

T 'as déjà eu le coupion du poulet tout à l 'heure à table, alors passe -le pour

toi dans la mĂȘme soie.

Vous voulez vous m 'épouser

? Vous

dansez ?

Moi, je m 'en fous de danser.

Ce que j 'ai besoin, c 'est la tendresse.

C 'est peut -ĂȘtre pas l 'endroit idĂ©al.

Que diriez -vous maintenant d 'aller calmer ailleurs ce feu qui nous

ce feu dĂ©vastateur ? OĂč Ă©teindre ce feu me hante, j 'y m 'habite, et

qui d 'un stalactite ferait un stalagmite ? Chez moi, c 'est pas passé

soeur. Alors je vous emmĂšne sans perdre un seul instant dans mon humble demeure.

Allons -y, je passe devant.

Choisissez votre ambiance.

Disque pour la musique.

Des bandes magnétiques pour atmosphÚre typique.

TempĂȘte, forĂȘt suĂ©doise ou plage polynĂ©sienne. Musique afro -cubaine,

flûte indienne.

Je vous laisse choisir et mettez -vous Ă  l 'aise.

Je vais vous préparer une boisson maltaise.

J 'ai choisi ça, Pop,

Musique et TempĂȘte. Oh, quel choix, quel programme, quelle nuit en perspective.

Je vous installe tout ça, buvez.

VoilĂ , j 'arrive.

On a bien pris son panard ? Pas mal. Et vous ? Moi, bien.

Bon, ben, je me retourne de l 'autre cÎté.

C 'est dommage.

Quoi ? Que les mecs se retournent de l 'autre cÎté aprÚs.

Qu 'ils n 'en aient plus rien Ă  foutre.

Quand nous, on aimerait bien qu 'ils nous cĂąlinent.

Faudrait inventer un truc pour qu 'ils soient plus amoureux aprĂšs qu 'avant.

Tu viens de me donner une idée fantastique.

Une pilule, bien sûr.

Faut mettre au point une pilule pour que les mecs soient plus déprimés aprÚs l

'amour.

Je connais le PDG d 'un trust pharmaceutique. Faut que je lui parle.

Tu te rends compte, les milliards ? D 'ailleurs, comme tu m 'as inspiré un peu

'idée, je t 'augmente, dÚs demain, de 10 %.

Ou 5.

Oui, vous ĂȘtes utile.

Oui, en répondant à quelques questions sur la disparition du savoir -vivre.

Quelles questions, par exemple ? Bien.

Alors, vous faites -vous une opinion immédiate sur quelqu 'un d 'aprÚs sa

présentation ou sa conversation ? C 'est tout des conneries comme ça, vos

questions ? C 'est pas moi qui les invente.

Demandez Ă  King Kong, parce que lui, au moins, il sait vivre.

Bon.

Alors, qu 'est -ce qui vous séduit d 'abord chez quelqu 'un ? Le visage, la

silhouette, le vĂȘtement ou le statut social ?

Oh, pour lui, c 'est l 'odeur.

Et pour vous aussi ? Presque.

Vous savez, quand on a envie de connaĂźtre quelqu 'un qu 'on a seulement

cette fille me plaßt ou ce garçon, sans savoir quelle est sa personnalité, si

elle est intelligente, sensible ou stupide, c 'est une séduction

purement animale, comme l 'odeur.

Je vais leur demander de rajouter l 'odeur dans les questions.

Ils vous enverront prendre nez. Vous croyez ? Les gens se donnent tellement

mal pour cacher leurs odeurs.

Ça les emmerde d 'ĂȘtre avant tout des mammifĂšres. À force de lutter contre

instincts, les gens deviennent agressifs, malheureux. Ils passent leur

cĂŽtĂ© de leur pompe. C 'est pourtant fantastique d 'ĂȘtre un animal et de le

savoir.

Si je vous dis maison, vous pensez Ă  quoi ?

Maison close.

VĂȘtements. Slip.

Chiffre. 69.

Pluie. Mouillé.

Brosse Ă  dents.

Poil.

Pullover.

Enfilé.

Enfilé son pullover.

Sexe.

Un, deux... Laissez rien au petit enjeu.

Le caresseur s 'est échappé.

Le caresseur s 'est échappé.

Comment il a fait ? Le caresseur s 'est échappé.

Le caresseur s 'est échappé. Le caresseur.

Comment est -ce possible ? Faut prévenir la police.

Par quoi se manifeste exactement sa folie ? Il va se mettre Ă  caresser les

partout. Dans la rue, dans le métro.

J 'ai mieux pas y penser.

Ils ont réussi à le rattraper ?

C 'est dommage.

Tu sais, pour lui, ce n 'était pas une évasion.

C 'était plutÎt une promenade.

En fait, il aime bien la clinique.

Il peut au moins caresser les infirmiĂšres.

Il fait de la peinture plutĂŽt.

Bonjour, pinceau.

Un zéro pour moi.

Pas de la mĂȘme que c 'est de la peinture Ă  l 'eau.

Ça te va trùs bien.

Tu es trÚs, trÚs belle comme ça.

Si vous me trouvez plus belle, tu m 'aimerez toujours ? Je ne sais pas.

Pour moi, ça ne compte pas tellement la beauté.

Mais si.

MĂȘme pour toi, ça compte aussi.

Non.

Pourquoi tu ne vas pas lĂ  ? LĂ , c 'est un souvenir de l 'ancienne porte.

Ouvre -moi ! ArrĂȘte, Luc ! Si jamais un caresseur rĂŽde dans l 'escalier, je

risque de me faire caresser.

J 'ai oublié de te faire un cadeau.

Il est mignon.

C 'est pour moi ? C 'est vrai qu 'il est beau.

À force de vivre avec lui, je m 'en rendais plus con.

Tu vois ce que je te disais tout à l 'heure ? C 'est important la beauté.

Quand la mĂšre Gobert a voulu noyer tous ses chiens, qu 'est -ce qu 'elle a dit

Eva, l 'adorable Eva ? Non pas celui -lĂ , il est trop beau.

Et tous les autres ont été noyés parce qu 'ils étaient moins beaux.

Ça me plaüt pas du tout ce que tu viens de me dire.

Tu es de quel signe ? Balance.

Et toi ? Poisson.

Je vous recommande la brandade de morue.

TrĂšs bien ce soir.

Ça te tente ? Non, c 'est pourtant trop vilain, non.

C 'est quoi les frivolités du chef ? Ce sont des testicules de veau préparées

avec une sauce au madĂšre.

Des couilles de veau, ça vaut ton respect.

Ça ne nous intĂ©resse pas.

Tu vois bien contre les lunettes ? Assez.

Mais tu vois quand mĂȘme mieux avec.

Bien sûr.

Peut -ĂȘtre un peu par coquetterie.

C 'est pour me plaire davantage ? Moi aussi, j 'ai envie de te plaire.

Tu sais, j 'accepte pas facilement de dĂźner avec quelqu 'un.

J 'ai un aveu Ă  te faire.

Le réveil.

Je l 'ai cassé exprÚs.

Je m 'en suis un peu doutée.

Ça me gĂȘnait que nos relations commencent par un mensonge.

Si t 'es vraiment comme ça, je crois qu 'on pourra se revoir souvent.

Ah, je suis vraiment, vraiment désolé.

C 'est pas grave, c 'est pas de ta faute.

De toute façon, je voulais changer la dentelle et elle me grattait.

T 'as vu que le champion d 'Europe d 'Ă©checs, c 'est une femme ? Ça m 'Ă©tonne

pas.

Je me demande comment ça baise, une championne d 'échecs.

Je me taperais bien une championne d 'échecs.

Celui -lĂ , il fait au moins 17 sur 20.

Oui, là je suis d 'accord. Mais tout à l 'heure, tu as donné 15, ça valait à

peine 13.

Tu veux rivaliser avec ça ?

Celui -lĂ , il ne fait pas plus de 8 sur 20. Moi, je ne joue plus.

Évidemment, avec tous les mĂ©dicaments que tu prends, c 'est facile.

D 'ailleurs, c 'est l 'heure de tes gouttes.

Ça y est.

Il a mis son moteur en marche.

C 'est quand mĂȘme plus joli que nos gargouillis.

J 'aimerais bien ronronner.

Ils ont de la chance, les chats, de pouvoir manifester Ă  leur plaisir comme

J 'aime bien quand t 'es malade.

Dis -donc, je souffre, moi, pendant ce temps -lĂ .

Ça m 'amuse de soigner une soigneuse.

Je vous ai pas vu partir ce matin, ni hier non plus.

Je me suis dit, elle est peut -ĂȘtre malade, alors j 'apporte le courrier.

C 'est trÚs gentil, mais fallait pas vous déranger.

La lettre, lĂ , elle est du Mexique.

Alors, si vous gardez pas les timbres, comme mon petit -neveu en fait

collection... Oui, on vous les gardera.

Oh, qu 'est -ce qu 'il est mignon, le petit clitoris à sa mémÚre !

C 'est qu 'il a déjà grandi, ce petit clitoris -là.

C 'est normal, hein ? À force de le caresser.

LĂ .

Je vous laisse.

C 'est pour toi.

Mais ça doit ĂȘtre Gilles.

Pourquoi pour moi ? C 'est ton écriture.

C 'est harassé sous un soleil de plomb que je jette furtivement ces quelques

lignes pour exprimer la douleur de ton absence.

Le moindre cactus, le moindre insecte que je rencontre, j 'aimerais tant que

le rencontres aussi.

Je dors chaque nuit avec un sombrero Ă  deux places, imaginant tes cheveux s

'épanouir dans la deuxiÚme cavité réservée à ses défaits.

Je te reviens bientÎt, basanée, mais je reviendrai vite aussi blanc que lorsque

tu m 'as connue.

Ardent baiser sur ta bouche incandescente.

On ne peut pas s 'embrasser.

Je n 'avais pas pensé à ça.

Ce que j 'aime dans tes cadeaux, c 'est qu 'ils ne servent jamais Ă  rien d

'autre qu 'Ă  ĂȘtre des cadeaux.

Je comprends pourquoi tu m 'as offert cette robe aujourd 'hui.

C 'était pour que je plaise à ton industriel.

Pourquoi ça n 'a pas dû suffire ? Il est déjà d 'accord pour fabriquer l

'aphrodisiaque pour ta piscine.

C 'est pas mal, non ? Ça, je m 'en fous.

J 'en trouve oĂč je veux de l 'aphrodisiaque, moi.

C 'est pour cette pilule que j 'ai organisé ce dßner.

Il a dit qu 'il allait ouvrir un dossier de recherche.

Je suis sûre qu 'il est intéressé.

Pourquoi tu t 'inquiĂštes ? Tu parles. J 'ai bien vu sa tĂȘte.

N 'y crois pas, ma pilule.

Pour lui, si les hommes sont déprimés aprÚs l 'amour, ça doit avoir des

psychiques ou culturelles.

Un industriel de la pharmacie qui tient des propos pareils, c 'est dingue.

Pourtant bien placé pour savoir qu 'on peut tout résoudre par la chimie.

MĂȘme les problĂšmes affectifs, bordel.

Écoute, tu veux passer Ă  cĂŽtĂ© d 'une affaire, tu en trouveras bien un autre

malin que lui.

Je te fais confiance.

Quand je pense à tout le fric que je lui fais gagner avec cette idée, ça aussi c

'était une idée.

Les femmes n 'osent pas les acheter dans le sex -shop.

Alors vendez -les ailleurs.

Vendez les shampoings, les bains moussants, les déodorants.

Elles garderont les flacons.

Et ce slogan.

On aura les ivreffes pourvu qu 'on ait les flacons.

Une fois tous, mec.

Tu l 'auras mis au point, ta pilule.

Je t 'en ferai prendre une boĂźte pleine tous les jours.

Tu ferais mieux de ronronner quand je te caresse au lieu de rĂąler.

Pourquoi tu ronronnes pas ? Parce que je suis pas un chat.

Je suis pas un chien, j 'abois.

Alors tu pourrais essayer de ronronner.

Vas -y, essaie.

Ah, tu ronronnes pas.

Tu grognes.

Pour une fois, je te demande quelque chose pour essayer de me faire plaisir.

Tu fais exprĂšs.

Tu ronronnes pas. Tu ronfles.

LĂ , tu ronronnes pas.

Tu ronifles.

Bon, si c 'est comme ça, je remettrai les pieds ici.

Quand tu sauras oĂč en est.

Tu dois me trouver maladroit, hein ? Mais non, au contraire. Pour quelqu 'un

n 'a pas l 'habitude.

Attends, t 'es pas bien comme ça.

Mets ça sous ta tĂȘte.

J 'aimerais bien que tu installes ton étude dans une petite ville de Provence.

Je crains que ce soit dans une région moins agréable.

Comme le Nord, par exemple.

C 'est lĂ  qu 'il y a le moins de concurrence.

De toute façon, c 'est mon pÚre qui décidera.

Quand on s 'aime, on est bien partout.

L 'amour, c 'est de regarder tous les deux dans la mĂȘme direction.

Excusez -moi, je ne contrĂŽle pas bien ma direction.

Pas grave.

Moi non plus.

Tu t 'es fait mal ? Non, non.

Les ampoules.

Tu veux que je te remplace un peu ? Plaisante. Tu crois que je te laisserai

abĂźmer tes mains ? On doit se partager, mĂȘme ce qui est pĂ©nible, si on veut ĂȘtre

sĂ»r d 'ĂȘtre heureux.

J 'aime t 'entendre parler comme ça.

J 'aime le son de ta voix.

Parle -moi encore.

Excusez -moi, c 'est d 'ici que vient cette musique ? Oui.

Ça vous dĂ©range peut -ĂȘtre ? Non, ça m 'intrigue. Vous ĂȘtes voisin ? Non, je

viens vous poser des questions pour une enquĂȘte. Une enquĂȘte ? Enfin, un

sondage.

Excusez -moi d 'insister, je comprends parfaitement que vous me mettiez Ă  la

porte, mais je suis trĂšs curieux de savoir ce que vous faites.

Ça doit ĂȘtre trĂšs indiscret de vous demander de quoi il s 'agit.

En fait, on produit de la musique avec nos émotions.

On transforme notre plaisir en musique.

Écoutez.

Qui est -ce ? Je venais vous poser des questions pour un sondage.

Quelles questions ? Je crois pas que ça vous intéresse beaucoup, c 'est sur la

présence de la publicité dans les retransmissions sportives.

Vous changez parfois ? Je veux dire, c 'est elle qui vous caresse ? Oui, mais

musique est moins belle avec un garçon plus rudimentaire.

Le plaisir féminin est plus subtil, plus nuancé.

La musique aussi.

Je peux essayer ?

C 'est normal, parce qu 'entre vous, il n 'y a pas

d 'amour.

C 'est une de vos nouvelles méthodes thérapeutiques.

Il aime la musique.

Ça le calme plus rapidement quand il a une crise.

Pourquoi ? Il a eu une crise ? Une petite.

Il a aperçu une femme enceinte.

Et celle -ci ? Elle vous fait penser à quoi ? À un oeuf.

Qu 'est -ce qui vous fait penser Ă  un oeuf ? Ben, le rond, le

jaune, tout ça.

Continuez, mon vieux, il est en progrĂšs.

Il a besoin de vous.

Vous ne voulez toujours voir personne ? MĂȘme votre sƓur ? Elle insiste pour vous

voir. Non, justement, je ne peux pas voir les gens que j 'aime.

Enfin, je ne veux pas qu 'ils me voient.

Dis -moi, qu 'est -ce que j 'ai aperçu dans le noir quand tu es sortie ? Elle,

pour plaire à son fiancé, elle a changé 36 000 fois de couleur de cheveux.

Elle a fini par se mettre n 'importe quoi sur sa tĂȘte et elle a perdu tous

cheveux. Mais il lui suffirait de mettre une perruque ? Pour tricher ? Ça ne

résoudrait rien.

On n 'est pas lĂ  pour escamoter le problĂšme des gens.

On est lĂ  pour les aider Ă  s 'accepter comme ils sont.

Quand elle aura accepté, elle pourra mettre une perruque si elle en a envie.

Je voudrais bien savoir pourquoi je me fais peur comme ça.

Mais ça, on vous l 'a déjà dit.

La moustache.

C 'est idiot.

Vous l 'aimez bien, Eva, hein ? Moi aussi, je l 'aime bien, mais je n 'ai

chance qu 'elle se promĂšne avec moi.

Mais c 'est pas tranquille. Je ne fais pas de mal, au contraire. J 'aimerais

mĂȘme lui faire du bien.

Tu nous fous un peu la paix, s 'il te plaĂźt ? OĂč vas -tu, LĂ©o ?

Je vais faire une course. J 'en ai pour cinq minutes.

Tiens ! Le téléphone ne marche plus chez vous ? Alors, on va se cacher de sa

maman ?

Vous voulez que je vous aide à faire votre numéro ? Mais qu 'est -ce que vous

espérez au juste ?

Anne,

va répondre, on a les mains sales.

Oui. Je vais ĂȘtre bonne.

AllĂŽ ? Julie ? Oui, elle est lĂ .

Mais elle est en train de faire pépi.

Elle va arriver.

J 'attends le papier qu 'elle froisse.

Elle vient de tirer la chasse d 'eau, je vous la passe.

AllĂŽ ? Oui.

D 'accord, Ă  quelle heure ? OĂč ? D 'accord.

Oui, moi aussi.

À tout à l 'heure, attends.

C 'est ma paire.

Tu sais pourquoi t 'appelles ma paire ? C 'est parce qu 'il veut t 'enfiler.

Pauvre idiot.

Il me respecte, lui.

Le respect, c 'est bien, mais... Il y a quand mĂȘme quelques mois que vous vous

fréquentez. Moi, je trouve ça un peu étonnant qu 'il n 'ait pas essayé de...

respect n 'a rien à voir avec ça. Regarde ton pÚre, il ne reste pas.

Il est toujours amoureux de moi.

Pendant des annĂ©es, tu n 'as pas arrĂȘtĂ© de me dire le contraire.

De me méfier des garçons qui pensaient qu 'à une chose et que c 'était ça qui

gĂąchait tout.

Il faudra savoir.

Avant, c 'était avant.

Maintenant, si ça doit devenir sérieux, ça devient sérieux.

J 'ai horreur qu 'on me relÚve les cheveux comme ça.

C 'est pas cette tĂȘte -lĂ , je suis toujours la mĂȘme.

Je me le demande.

Alors, tu veux vraiment ? Tu sais plus lire dans mes yeux ? Mais si.

Alors, qu 'est -ce que tu y vois ?

J 'y vois que tu es décidée.

Ma mĂšre doit partir quelques jours.

Tu viendras chez moi ?

Les

filles, elles ne pensent pas qu 'à ça.

C 'est à désespérer de faire ton éducation.

Pourquoi tu crois qu 'elle se donne tant de mal Ă  se maquiller, s 'habiller, se

coiffer, garder la ligne et tout ? Si c 'est pas pour nous exciter. Elle pense

qu 'à ça, je te dis.

Tiens, tu vas voir.

Pardon, mademoiselle, pourriez -vous nous faire voir vos seins, s 'il vous

? Quoi faire ? C 'est pour montrer aux petits.

Si ça peut vous rendre service.

Merci beaucoup.

Tu vois, c 'est pas plus difficile que ça.

Oui, alors là, c 'est un coup de peau, parce que des filles comme ça, il y en a

qu 'une.

Tu paries ? Pardon, mademoiselle, pourriez -vous nous faire voir vos

'il vous plaĂźt ? Pourriez -vous nous faire voir vos

seins, s 'il vous plaĂźt ? Pardon, mademoiselle, est -ce que vous pourriez

montrer vos... Vous pouvez pas faire attention.

Ah, c 'est de ma faute.

Non, c 'est pas de la mienne.

Mais Ă  rien.

Pas de la chance.

Il a de la chance qu 'il est Ă  fĂȘte, sinon je l 'aurais fait Ă  sienne Ă  ce

C 'est ton oncle ? Ouais.

Pourquoi vous rentrez pas ? Je suis pas habillé.

Ben, ça fait rien, venez donc prendre un verre.

C 'est lequel ton petit ami ? Celui -lĂ .

Mais parfois celui -lĂ  aussi.

Lequel fait le mieux l 'amour ? Je ne sais pas ce que ça veut dire, faire

l 'amour.

Celui qui te fait le mieux jouir.

C 'est celui -lĂ .

Je préfÚre faire l 'amour avec celui -là.

Il ne me fait jamais jouir, mais il est plus tendre.

C 'est parce que tu es encore jeune.

Avec un homme plus mûr, tu pourrais avoir les deux.

Par exemple, moi.

De la tendresse.

J 'en ai Ă  revendre.

Désolée, je n 'achÚte pas.

Elle est pas mal, cette petite.

Ça doit ĂȘtre excitĂ©, hein, mon salaud ? C 'est pas du tout systĂ©matique.

On n 'a pas que ce genre de relation, monsieur.

Enfin quoi, votre Ăąge. Le plus important, c 'est le plaisir.

Moi, dĂšs qu 'une fille posait la main sur moi, je bandais.

Et plus maintenant ?

Au mieux, maintenant aussi, bien sûr.

Ça n 'a pas l 'air de tellement marcher.

Évidemment, vous me prenez par surprise.

Arrivez à un certain ùge, ça ne réagit plus.

Comment ça ne rĂ©agit plus ? Mais ça, tu sais le faire ? Ça sert Ă  quoi

exactement ? Tu ferais un malheur Ă  la Forte du TrĂŽne.

Avec ça dans l 'eau, on doit te prendre pour un hors -bord.

Ne fais jamais ça quand il y a de l 'orage, c 'est pour attirer la foudre.

Décidément, les jeunes aujourd 'hui ne respectent plus rien.

Le plaisir d 'amour ne dure qu 'un moment.

La Sicilie dure toute la vie.

Papa ! C 'est toi ? Ça fait longtemps que je ne t 'avais pas vue.

Tu n 'en as pas marre de faire la pute ? Le plus dur, c 'était de commencer,

mais maintenant je m 'y suis faite.

Et puis, entre se faire baiser par un patron pour le smig...

Et se faire baiser pour de vrai, j 'ai choisi.

Si moi je te donnais 30 briques pour me rendre un service pendant un an, ça t

'intĂ©resserait ? Ça doit ĂȘtre un sacrĂ© service.

En fait, j 'aimerais bien avoir un enfant.

Mais je voudrais faire son éducation tout seul, sans femme.

Alors, je pensais avoir un enfant d 'une femme, la dédommager et garder l

'enfant.

Et tu crois vraiment que tu vas trouver une nana qui va accepter ça ? Je sais

pas, je me renseigne.

Il doit bien y avoir des femmes que le fric intéresse assez.

Mais t 'en as pas marre qu 'on s 'intéresse à toi pour ton fric.

Tu sais, mon fric, je me suis donné du mal pour le gagner.

Moi, ce que je trouve humiliant, c 'est d 'ĂȘtre aimĂ© pour ce qu 'on est.

Quand on est beau ou intelligent, on n 'a pas de mérite.

On n 'y est pour rien.

Tandis que mon fric...

Je me suis gagné tout seul, parce que je l 'ai décidé.

Tu veux que je te dise, François ? Des fois, t 'es un vrai philosophe.

Tom, t 'as rangé, maman ?

J 'ai une enquĂȘte Ă  faire moitiĂ© Ă  Paris, moitiĂ© Ă  la campagne.

Alors ça m 'arrangerait que Luc fasse la partie campagne.

Ça lui donnera un avant -goĂ»t des vacances.

Pour les vacances, on a décidé d 'aller garder les moutons.

Peut -ĂȘtre au Mexique, d 'ailleurs.

Oui, au Mexique ou en LozÚre. On n 'a pas encore décidé.

Ah bon ? Dis -donc, t 'as vu qu 'ils se droguent avec des champignons

hallucinogÚnes au Mexique ? Je me taperais bien une Mexicaine hallucinée.

T 'as pas de dégueulasse, une hallucinée ?

Je peux pas. Faut que je finisse

ça.

Tant pis pour toi.

Tu sais pas ce que tu perds.

Vous tombez bien, vous.

Je fais une enquĂȘte pour un magazine fĂ©minin.

Il faut savoir ce que les femmes recherchent le plus chez les hommes.

Ça, c 'est trĂšs intĂ©ressant.

Il n 'y a pas beaucoup de questions, je ne vous dérangerai pas longtemps.

Mais vous ne me dérangez pas.

D 'abord, pouvez -vous vous intéresser spontanément à un homme sur son

? Oui, bien sûr.

Dans ce cas, que regardez -vous d 'abord ? Sa silhouette, son visage, ses mains

ou autre chose ? Autre chose ? Non, en fait, je regarde tout.

Vous n 'avez pas trop chaud ? Non, ça va bien.

On dirait que je vous fais peur.

Non, pas du tout.

Et vous, qu 'est -ce que vous regardez d 'abord chez une femme ? Vous savez, il

ne faut pas le répéter, mais je préfÚre les hommes.

Non, je ne vous crois pas.

Vous savez, Thor, j 'ai déjà essayé avec des femmes. J 'ai toujours été

impuissant. Mon pauvre Bic.

Alors, quand tu as une femme sur tes genoux, ça ne te fait rien ?

Ou bien moi, rien que d 'ĂȘtre sur tes genoux, ça me fait du bien.

Alors on le fait, c 'est un mot ? La vérité, c 'est que j 'ai une horrible

maladie honteuse.

Si c 'est vrai, c 'est un argument valable.

Et puis surtout, j 'adore la femme que j 'aime.

Vous ĂȘtes vraiment pas serviable.

Je sais, c 'est mon grand défaut.

Bon, on les finit ces questions ?

Allons -y.

Dommage, je me serais bien tapĂ©e Ă  un petit enquĂȘteur.

Ça doit pas ĂȘtre mal, un petit enquĂȘteur.

Qu 'est -ce que tu fous là ? Il paraßt que tu es célibataire pendant quatre

jours.

Qui c 'est qui t 'a dit ça ? En petit doigt.

Qu 'est -ce que t 'es venu foutre ici, exactement ? Je suis venu te regarder.

Bon, ben, tu m 'as vu.

Alors, maintenant, tu me laisses.

Je te laisse, mais je t 'embrasse lĂ .

D 'accord.

Tu m 'embrasses lĂ .

Je suppose que tu veux embrasser l 'autre. Tant qu 'Ă  faire, hein ? Oui.

Comme ça, ça m 'amuse plus.

C 'est dommage. Moi, ça m 'amusait.

J 'allais mĂȘme te suggĂ©rer de me passer les fesses.

Enfin, je veux pas te forcer.

Nul.

Occupe -toi plutĂŽt de Gabi. Il en a plus besoin que moi.

Nous ne pouvons pas transmettre de tels messages.

Pourquoi ? Article 398. Les services publics ne peuvent en aucun cas

transmettre une correspondance dont le texte ou l 'apparence soit contraire au

bon verre.

Clitoris, c 'est le nom de mon chat.

Je suis désolée.

Si vous voulez écrire des obscénités, vous n 'avez qu 'à les mettre sous

enveloppe. Bon, ben, écrivez un autre.

Non. Oh.

Bisous au minou.

Vous n 'avez pas compris ce que je viens de vous dire ? Parce que ça c 'est

contraire au bonhommeur, gros bisous au minou ? Ne me prenez pas pour une

imbécile.

Excusez -moi, il y a votre collÚgue qui ne veut pas passer ce télégramme sous

prétexte que c 'est contraire au bonhommeur.

Gros bisous au minou.

Oui.

Vous avez l 'esprit bien mal placé, Mme Lampert.

Ce télégramme est tout à fait charmant.

Merci. Merci aussi.

Ce n

'est pas vrai.

Tu ne vas pas venir me relancer jusque chez moi ? Non, rassure -toi. Je suis

venu au contraire pour m 'excuser. Je voulais te dire que tu as bien fait de

traiter comme ça ce matin.

Et bien, comme je ne voulais pas te le dire en bouse blanche, c 'est pourquoi

me suis permis de venir.

Admettons.

Eh bien, j 'espÚre maintenant que tu vas me laisser définitivement tranquille.

Eh bien, bonsoir.

Tu ne me laisses mĂȘme pas rentrer cinq minutes ? Dire que je faillis croire que

tu venais vraiment pour t 'excuser.

J 'ai pas trouvé de trÚfle à quatre feuilles, alors je t 'ai rapporté un

quatre feuilles.

Ça porte encore plus bonheur, il paraüt.

On le mettra sous verre et on l 'accrochera au -dessus du lit.

Avant que tu me racontes, il faut que je te dise quelque chose.

Tu sais, Tim, l 'assistant du patron, je t 'en ai déjà parlé, il m 'a souvent

dragué.

Il est venu jusqu 'ici.

Je l 'ai laissé entrer et il est resté toute la nuit.

Je ne sais pas pourquoi.

La curiositĂ©, peut -ĂȘtre.

Je n 'en avais pas vraiment envie, tu sais.

AprÚs, j 'ai regretté.

Si tu l 'as fait, je suppose que tu avais tes raisons.

Bien sûr, tu vas le voir tous les jours.

Poisson d 'avril.

Pourquoi ? Comme ça.

J 'ai pensé que toi, à la campagne, tout ça, tu rencontres des femmes seules.

Et puis je me suis rendu compte que c 'est facile Ă  dire qu 'on avait le droit

de coucher avec qui on veut.

Mais je crois que j 'aurais du mal Ă  l 'accepter.

Et puis Tim est vraiment venu, tu sais.

Je l 'ai foutu dehors.

Et puis je me suis demandé comment t 'aurais réagi si j 'avais eu envie de

Tu m 'en veux ? Oui.

Beaucoup ? Non.

Ah, coucou Ă  maman.

Oui, oui, je l 'ai fait.

Non, non, ne t 'inquiĂšte pas.

C 'est ça ?

Oui, oui, je sais,

je sais.

Seulement des factures.

Oui, maman, je suis lĂ .

Comment ? Oui, oui, je l 'ai fait.

C 'est ma galĂšre, j 'en ai pour une minute.

Oui,

oui, pour m 'en occuper.

Non.

Bon, ben, je m 'appellerai ce soir, alors.

La maison, elle ne va pas s 'écrouler parce que c 'est parti de jour.

D 'accord.

Je me fais plaisir.

Ça n 'a aucune importance.

Maman enceinte depuis deux minutes, je suis obligé d 'aller m 'ouvrir. Au

revoir.

Il y a un tel désordre, il faut que je range d 'abord.

Tu peux aller te laver les mains dans la cuisine si tu veux.

Tu sais, on n 'est pas obligé.

On peut attendre plus tard, si tu veux.

C 'est toi qui as voulu.

Tu veux boire quelque chose ? Tu veux qu 'on parle ? Non, je préfÚre qu 'on

aille tout de suite dans ta chambre.

T 'es pensé à mettre une serviette ? Non.

Tu vas me trouver empotée, non ? Mais non, au contraire.

Alors que

ça,

je n 'ouvre pas.

Ouais.

AllĂŽ ?

AllĂŽ,

oui ? C 'est moi.

Tu m 'avais dit que tu reviendrais quand je serai ronronnée.

Eh bien voilĂ .

Je sais.

C 'est bien, ma chérie.

Tu vois quand tu veux.

Tu viens me voir ce soir ? Peut -ĂȘtre.

Mais je te promets rien.

Je t 'attends.

Bon.

Quand comptez -vous prendre vos vacances cette année ? Au mois d 'août.

Quand les avez -vous prises l 'année derniÚre ? Au mois d 'août.

C 'est pas bien ? C 'est -à -dire que le gouvernement préfÚre les gens qui les

prennent en juin et en septembre.

Pour l 'étalement, vous comprenez ? Je continue.

Êtes -vous obligĂ© de les prendre au mois d 'aoĂ»t ? Non.

C 'est grave ? Non, ne vous inquiétez pas.

Pour vous, les vacances représentent plutÎt le repos ou la possibilité d

'activité physique ? Activité physique.

C 'est ça ? C 'est ça, oui.

Eh bien, derniĂšre question.

Allez -vous plusieurs annĂ©es de suite au mĂȘme endroit ou prĂ©fĂ©rez -vous

dĂ©couvrir de nouveaux endroits ? Au mĂȘme... Non, dĂ©couvrir de nouveaux

C 'est bien ? Ça, je ne sais pas, ce n 'est pas moi qui dĂ©cide.

Vous pensez que ça ira ? Oui, trÚs bien, ne vous inquiétez pas.

Au revoir, monsieur.

Au revoir, docteur.

Bonjour, je fais une enquĂȘte sur les vacances, j 'en ai pour 10 minutes.

Ah, désolé, j 'attends quelqu 'un, je n 'ai pas le temps.

Dans moins de 10 minutes ? En fait, j 'en sais rien.

Pour 10 minutes, on prend.

Quand comptez -vous prendre vos vacances ? Je ne sais pas encore.

Ah bon, alors ça, c 'est pas la mĂȘme page quand on sait pas... VoilĂ .

Vous comptez quand mĂȘme prendre des vacances ? Oui, je crois.

Bien. De quel facteur dépend votre décision ?

Ah, ça dépend pas du facteur.

Ça dĂ©pend de mon ami.

L 'homme avec qui vous vivez ? C 'est dans le questionnaire, ça ? Oui, oui,

Marie, copain, concubin, faut préciser.

Moi, je ne vis pas avec lui.

Mais c 'est lui qui décide, non ? Si on veut.

C 'est Ă  lui que je devrais poser les questions, alors. C 'est lui que j

'attends. Vous pourrez lui poser, il ne devrait pas tarder.

Enfin, s 'il vient.

Parce qu 'en fait, j 'en suis mĂȘme pas sĂ»re.

Je vais quand mĂȘme vous poser les autres questions.

L 'année derniÚre, quand a -t -il décidé du moment de vos vacances ?

Septembre et février.

Décide -t -il que les vacances seront plutÎt du repos ou qu 'on fait créer des

activités physiques ? C 'est drÎle une fois.

Vous jugez un peu vite ? Non, je ne juge pas.

Vous semblez quand mĂȘme pas mal dĂ©pendre de quelqu 'un.

Je préfÚre dépendre d 'un homme que j 'aime que de tous les gens dont je

dépendais quand je travaillais.

Je me sens beaucoup plus libre comme ça.

Et qu 'est -ce que vous faites de cette liberté ? C 'est aussi dans le

questionnaire ? Ça pourrait y ĂȘtre.

C 'est ce que je fais.

Rien qui puisse intéresser un questionnaire.

Ou un questionnaire.

Mais ça me prend toute la journĂ©e quand mĂȘme.

Mais qui c 'est celui -lĂ  ? Qu 'est -ce qu 'il fout chez moi ? Je suis le poseur

de questions.

Quel poseur de questions ? Je fais simplement des enquĂȘtes sur les

Ça nous porte.

Ah bon ? Moi, Ă  votre place, je resterai tranquillement Ă  la maison et puis je

remplirai le questionnaire tout seul.

Oui, mais justement, moi, ce qui m 'intéresse, c 'est de rencontrer les

Ça, c 'est une autre histoire.

Oui, je crois que c 'est une autre histoire.

Tu sais oĂč on part en vacances ? Alors, si l 'aquadisiaque marche bien ici, on

ira en ouvrir une autre sur la cĂŽte.

J 'ouvre la semaine prochaine une boĂźte de nuit dans une piscine naturiste. Au

aphrodisiaque, entrée gratuite pour les filles.

Tenez, si ça vous intéresse.

Tout est inscrit dessus.

Tu mets le son, s 'il te plaĂźt.

Vous avez la boxe ? Vous savez, le type qui essaie de se démolir en se tapant

sur la gueule, c 'est pas une image du monde qui m 'intéresse beaucoup. C 'est

ça le monde, mon vieux.

Les plus forts qui gagnent, les plus faibles qui s 'écrasent, et puis les

qui regardent.

Et pour vous, tout va bien ? Oui, ça va, merci.

C 'est le principal.

Bon, je crois que je ne vais pas vous déranger plus longtemps.

Luc ! Poisson d 'abri !

T 'es vraiment intelligent.

Oh, Ă©coute, tu crois qu 'il Ă©tait mieux ton poison d 'avril ? Ça n 'a rien Ă 

voir.

Oh, la mauvaise foi.

Mais tu comprends rien, hein ? Figure -toi que des gens esquintés, j 'en vois

toute la journée.

Ça m 'amuse pas du tout d 'en retrouver en rentrant à la maison.

Mais qu 'est -ce qui t 'arrive ? Qu 'est -ce que t 'as ce soir ? C 'était fou qu

'il dédaigne sur toi ? Et puis merde, je suis crevée.

Si tu ne comprends pas que ça ne m 'amuse pas de rentrer et de me faire

comme ça, alors je préfÚre aller me promener.

Pauvre mec ! Débile mentale ! Ingroutille

! Connasse ! Imbécile ! Ils sont mignons.

C 'est de la veine qui va pleuvoir.

Qu 'est -ce que c 'est calme.

Ça se fait du bien.

Tu ferais mieux de passer une cale, lĂ , dans le coffre.

Ça ? Mais non, une cale pour mettre sous une roue.

Bon, j 'y vais.

C 'est ça, c 'est pas compliqué ?

C 'est pas le moment, tu vois bien.

Je me demande si tu m 'aimes toujours autant.

Mais bien sûr.

Bien sûr, mais avant, t 'étais plus gentil.

J 'étais pas plus gentil.

J 'étais plus timide.

J 'avais peur de te déplaire.

Parce que maintenant, tu veux plus me plaire.

Mais si on pense Ă  se marier, c 'est qu 'on se plaĂźt, non ? Oui.

Mais tu me plaisais plus quand tu me faisais la cour.

On va pas se faire la cour toute la vie.

J 'ai fait sauter les plombs. Vous savez les changer ? Oui, je crois.

Comme mon pÚre est déjà parti, j 'en ai besoin, je me suis permis.

Ça y est.

Bon, ben, au revoir.

Je vous le rends. C 'était juste un emprunt, comme

ça. Ça n 'arrive pas souvent.

Vous vous rendez pas compte ? Mais Julie ! Je peux mĂȘme pas la rattraper dans

cette tenue.

Je m 'habituerai jamais.

Faudra pourtant que tu t 'habitues, Joachim Barnabé. Ici, on se rend compte

les jours qu 'on descend du singe.

Je me taperais bien une traumatisée.

Elle est bizarre, une traumatisée.

Salut, Gabi.

Au revoir.

Au revoir.

Salut, caresseur.

Au revoir, Anna.

Au revoir, docteur.

Finalement, je vous préfÚre avec la montage.

Qu 'est -ce que c 'est ? Une dépression, aprÚs un accident avec trois

macraniĂšres.

C 'est pas grave.

C 'est pas grave.

Tu sais, pour lui, c 'est un geste de tendresse.

Il t 'a pas fait mal.

Il comprend pas pourquoi lui te caresse et toi tu le frappes.

Tu sais, quand quelqu 'un veut t 'embrasser ou te caresser, c 'est

désir de partager quelque chose avec toi.

Bon, le corps et les sentiments, c 'est le contraire.

Je te parle pas de sentiments, mais de tendresse.

Pourquoi vous lui avez cousu les oreilles ? Il le fallait.

La technique, ma petite Eva, la technique.

Il n 'y a pas que la tendresse dans la vie.

Il aimait la musique.

Qu 'est -ce que c 'est que ça ? Je t 'ai raconté, c 'est ce dingue que j 'ai

rencontrĂ© pour une enquĂȘte.

Il veut monter une boĂźte de nuit dans une piscine.

Ah bon, c 'est marrant ? Fais voir.

Non, non, c 'est des conneries.

Pourquoi tu ne veux pas me la montrer ? C 'est Ă  cause du dessin que tu n 'as

pas voulu me la montrer.

Tu me fais de la peine, Eva.

Je suis guérie ou non ? Bien sûr.

Bon, alors je peux voir des gens Ă  poil, surtout sur un dessin.

C 'est vrai, excuse -moi.

Je t 'excuse.

Mais vous allez m 'y emmener dans cette boĂźte.

Écoute, Anna, c 'est de l 'enfantillage.

C 'est vrai que je crois que t 'es encore fragile.

Guérie, mais convalescente.

J 'ai envie d 'y aller.

Luc, tu m 'y emmĂšnes.

Si Eva veut bien.

De toute façon, on peut garder nos maillots de bain.

Faut payer un supplément.

Je veux tout ça.

Mais je ne peux pas te dire, je me sens bien ici.

Eh bien, moi, je m 'amuse beaucoup.

de plus, quand je rencontre une femme, c 'est son intelligence et un peu son

Ăąme. Il faut reconnaĂźtre que vous n 'en manquez pas.

Et pour vous ? Déginez.

Ah, j 'ai compris, c 'est ça.

Vous pensez qu 'à ça, hein ?

On reviendra, hein ?

Il

aurait quand mĂȘme fait plus chaud au Mexique.

Ben dis donc, c 'est toi qui a voulu partir en vacances en hiver.

À l 'Ă©cart de la civilisation.

Vie saine et primitive.

Pas d 'eau courante.

Pas d 'électricité.

Pas de chauffage ? Pas de moustique.

Ah, ben si tu te remets à sourire, on est sauvé.

Je savais que tu te remets trÚs vite de tout ça.

Tu sais pourquoi on tient le coup tous les deux ? Tu sais ? Mais oui.

Mais ce que je ne sais pas, c 'est ce que devient un nal, un caresseur, tout

HĂ©, on en parle peut -ĂȘtre Ă  la radio. Il y a un vieux poste au grenier.

On ne parle jamais d 'eux Ă  la radio.

Et puis d 'abord, il n 'y a pas d 'électricité.

Ah, qu 'Ă  cela ne tient.

Voici quelques messages universels.

Les phallocrates n 'ont pas encore fini de sévir.

Je répÚte, les phallocrates n 'ont pas encore fini de sévir.

Ça dĂ©pend lesquels.

Je me taperais bien une camomille.

Ça doit pas ĂȘtre dĂ©gueulasse un bol de camomille.

Alors on va enfin se reproduire ?

Faire un enfant dans ce monde -là, ça te fait plus peur ? Si, mais ça fait rien.

Et puis d 'abord, j 'en ai parlé longuement avec Clito et il est tout à

'accord. Ah bon.

Maintenant, il va falloir s 'y préparer.

Tiens, on a de la visite.

T 'en as de la chance, toi.

T 'as pas besoin de te préparer.

Le rut, une chÚvre et puis hop, c 'est réglé.

Maintenant, il va falloir que je travaille pour de vrai.

Eh oui.

AprĂšs, c 'est moi qui retravaillerai.

Puis toi, tu t 'arrĂȘteras.

C 'est fini maintenant de travailler en mĂȘme temps.

On ne sera jamais riches.

On s 'aime assez pour ça, non ? Tu es sûre que c 'est suffisant ? Absolument

sûre.

Et puis si toi, tu n 'en es pas sûre, je ne te laisse pas me faire d 'enfant.

Je suis sûr.

Alors répÚte aprÚs moi.

Le travail, le fric, la politique, tous les trucs aprĂšs lesquels ils courent,

ça les rend pas heureux.

Ça les occupe pendant qu 'ils s 'aiment pas.

La seule chose qui compte, c 'est de s 'aimer.

Elle y répÚte.

La seule chose qui compte, c 'est que je aime toi.

Et vice -versa.

Ça te fait marrer, toi.

Tu crois qu 'ils se moquent de nous ?

Ce serait pas impossible.

Tu pourrais prendre le temps de boire ton café.

J 'ai un rendez -vous important.

Je peux pas arriver en retard.

Tu sais pourtant trÚs bien que je n 'aime pas quand tu fais ça.

Ça me donne vraiment l 'impression que tu viens me voir uniquement pour ça.

Mais tu sais bien que non.

c 'est

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