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Je vous dis pourquoi, ici, au centre.
Rupture totale des ligaments antérieurs croisés à la jambe droite.
Ça fait mal.
Oui, ça fait mal.
Vous pouvez me raconter comment s 'est passé le accident, s 'il vous plaît ? Je
descendais une pente, certainement trop vite. Mes skis se sont croisés.
J 'ai volé.
Pourquoi vous êtes tombée à ski ce jour -là ? Je ne sais pas.
J 'imagine que j 'allais trop vite.
Mes skis se sont croisés.
Et pourquoi ? Ils se sont croisés, vous ?
On peut être un peu aveuglé parfois dans la vie.
On ne sait pas, on va, on court, on va vite, on va vite. On ne regarde mĂŞme pas
ce qu 'il y a derrière nous.
Et puis on tombe.
C 'est ça ? Parfois, on ne peut même pas se relever.
Vous pouvez prononcer le mot « genou » lentement ? S 'il vous plaît.
Genou.
Je. Nous.
D 'accord, mais si je vous avais dit épaule, vous m 'auriez dit quoi ? Ça ne
marche pas Ă tous les coups, mais je vais vous lire quelque chose et vous me
direz ce que vous en pensez.
Le genou signifie la capacité à lâcher, à céder et voire à reculer car c 'est
une articulation qui ne peut se plier que vers l 'arrière.
Et lorsque nous avons mal au genou, On peut imaginer que nous avons la
difficulté à accepter un événement de notre vie, et la guérison passe aussi
ce chemin psychologique.
C 'est peut -être la psychologie de comptoir, mais vous pouvez réfléchir un
petit peu, et puis vous pouvez revenir me voir aussi, on peut en parler encore.
Merci.
Sous -titrage ST' 501
Sous -titrage ST' 501
Tu me reconnais ? Non.
Mais vous pouvez pas aller manger sans moi ? Non, on veut pas aller manger sans
toi. On va se faire emmerder et tout, si t 'es là , tu nous défends. Vous avez
des têtes de déterré, personne qui veut de vous à cette heure -là .
Vous vous délirez.
Mais qui va vous emmerder avec vos troncs ? Bon,
allez, je vais me coucher, moi. En fait, tout Ă l 'heure, je t 'ai reconnu.
Je l 'ai pas reconnu tout de suite.
Non,
mais lĂ , maintenant, je te reconnais de mieux en mieux.
Tony.
Tu t 'appelles Tony.
C 'est ça, non ? Tony.
Je me rappelle que c 'était un nom masculin.
L 'important, c 'est les visages.
Tu te rappelles bien de mon visage.
Tout à l 'heure, j 'étais en train de discuter. Tu arrives au milieu de la
conversation, tu me jettes de l 'eau.
Tu te rappelles bien de mon visage.
Plein de bisous, Tony.
Un petit déjeuner.
Tony.
Regarde -moi dans les yeux et dis -moi que tu n 'as pas envie de venir.
Tu vois ?
Non, attends, je peux le faire. Attends quoi ? Je vais le faire. Vas -y.
Deux, trois, allez, t 'as perdu, allez, viens. Allez, viens, je te tire.
Ah non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non,
non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non,
non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non,
non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non,
non, non, non, non, non, non, non, non, non, non,
non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non,
non,
non
Pas accordé.
Non, c 'est sympa, c 'est toi.
Il y a d 'autres pièces là -bas, si vous voulez aller voir.
Je n 'en ai pas pour longtemps.
Tony. Quoi ? Je vais te dire un truc.
T 'es riche, t 'es pauvre, tu peux l 'éviter quand même.
On peut mettre des trucs dans le chocolat chaud, mais très très peu. En
il ne faut pas la mettre en copeaux. Il vaut mieux plutôt un peu la râper, tu
vois. Et Jacqueline, c 'est pas du gruyère et tout ça ? C 'est les choses
plus simples qui sont souvent les meilleures.
Et toi, tu fais quoi dans la vie ? Je fais manger.
Tu es cuisinier ? Cuisine, mais aujourd 'hui, non. Disons que j 'ai un
établissement, un restaurant.
Tu as fait une école de commerce ou tu as fait une école de cuisine ? Non, pas
du tout, pas du tout. Je me suis rendu compte que ce que j 'aimais, en fait, c
'était que les gens prennent du plaisir.
Et si c 'est un petit peu Ă cause de moi...
Ça me donne l 'impression de servir à quelque chose.
C 'est magnifique.
Vous, vous faites quoi ? Moi, je vends des vĂŞtements.
Que je choisis.
Et c 'est un peu comme toi. J 'aime bien faire plaisir aux gens et leur donner
du style, leur donner une allure, leur donner une personnalité.
Et toi, Salah ? Alors, mon truc dans la vie, c 'est de ne pas plaisir Ă moi
-mĂŞme.
Donc, c 'est rien.
Parce que c 'est mon plaisir.
D 'accord.
Et toi, Tani ? Moi, je suis avocate.
Oh... T 'as pas l 'habitude des intellectuels ? C 'est pas ça, c 'est...
fais quoi ? Tu fais du pénal ? Ouais, ouais. Ah, tu fais du pénal ? Non, mais
pas seulement, mais je fais aussi du pénal. On va faire un baby -foot.
T 'en as marre d 'entendre mes histoires d 'avocats ? Mais vas -y, moi, ça m
'intéresse, par contre.
Ah ! Oui, mais écoute, fais pas semblant de perdre, parce que c 'est chiant.
Ouais, je t 'ai réfléchi.
Et alors, dis -moi un truc, oĂą est -ce qu 'on s 'est connus ? On s 'est connus
au PULP.
La pointe ? Oui, il y a très longtemps.
Moi, j 'étais serveuse pendant mes études là -bas.
Arrête. Et toi, je crois que tu fréquentais très, très souvent. Tu
boîte, tu traînais beaucoup au bar et tu mettais tes mains sur la champagne et
tu faisais ça aux filles, histoire de leur dire, toi, tu vas finir dans mon
Et ça marchait ? Je crois que ça marchait pas mal, ouais.
Et donc, tu t 'es dit, tiens, je vais faire pareil.
Parce que j 'ai cru que tu te souviendrais quand on s 'était croisés
C 'est très mignon, ça.
Non, pas du tout. Et puis regarde, en plus, ça a marché, regarde.
Regarde. C 'est ce que tu voulais.
C 'est déjeuner chez toi, tu crois que c 'est ce que je voulais ? Ouais.
Non, non, je voulais...
Je ne sais pas.
Salut.
Salut. À bientôt, j 'espère, en tout cas.
Dis -moi, je peux jeter mon portable ? Oui, si tu veux.
Tiens.
Le code, c 'est 1776.
1776.
Il est super.
Oui, il est super.
Moi, j 'adore.
Tu veux que je te donne mon téléphone ? Tiens.
Pourquoi les mecs, quand ils te font faire marche, et moi, ça ne marche
Tu sais pourquoi ? Parce que elle, quand tu lui dis que tu veux mon téléphone,
elle le lance et elle fait comme ça.
Et toi, quand tu lui dis que tu veux mon téléphone, elle fait comme ça.
J 'ai pas fait ça !
AĂŻe, aĂŻe, aĂŻe, aĂŻe, aĂŻe, aĂŻe.
Reposez, reposez votre main.
LĂ .
Vous voulez que je vous laisse terminer tout ça, là ? Oui.
Tenez, je vous laisse, je vous repose.
Je suis juste à côté, hein.
Salut. Salut.
Ça va ? Ouais, ça va. Et toi ? Pas mal, ça va, pas mal.
Ton portable ? Merci.
Et t 'as pas trop manqué ? Et moi, t 'as pas trop manqué ? Qu
'est -ce que c 'est ? Des gens qui sont après.
Ah.
Je peux avoir un café, s 'il vous plaît, monsieur ? Non, pas de café, pardon. On
ne va pas avant le temps, en fait. Pourquoi on n 'a pas le temps ? Est -ce
'aimerais t 'emmener voir un truc vite fait ? Mes bien -aimés, nous nous tenons
avec assurance devant Dieu.
Et tout ce que nous demandons Ă Dieu, il nous l 'accorde parce que nous sommes
fidèles.
VoilĂ .
Eh bien, je vois que tout le monde est arrivé.
Chacun Ă son poste. On peut poursuivre le texte. Merci.
Merci.
Nous tous, si vous voulez bien, nous nous levons.
Marie, sous le regard de Dieu, en présence de vos témoins, je vous invite
Ă dire votre ouf.
Voulez -vous prendre pour époux Slim et l 'aimer fidèlement tout au long de
votre vie ? Oui.
Et vous, Slim, voulez -vous prendre Marie comme épouse et l 'aimer
tout au long de votre vie ? Oui.
Non, mais ce n 'est pas toi qui me l 'avez.
Ah, tiens.
Tiens.
Ça y est. Un bisou.
Je vous déclare unis par les liens du mariage.
Ou que j 'étais trop... Trop quoi ? Trop large.
Trop large ? D 'esprit ? C 'est dur, qu 'est -ce que tu dis
? Trop large de quoi ? Trop large de... Ton sexe ?
Et qui t 'a dit ça ? Dis -moi qui c 'est, là . Dis -moi, j 'y vais tout de
Je voulais péter la gueule. Qui c 'est qui t 'a dit ça ? Quel est le con qui t
'a dit un truc pareil ? T 'as fait un mec, tu sais, tu m 'avais fait le sort
mec, il y a une petite bite, chérie.
Ta chatte, c 'est un... C 'est comme une bouche.
Sans dents.
Idéal, quoi.
Ta chatte, c 'est comme une bouche de vieille.
Non, mais sérieusement.
Mais qui t 'a dit ça ? Dis -moi, quel connard qui a pu dire un truc pareil ?
ex -mari.
Peut -ĂŞtre qu 'il a envie de partir.
Comme un motif de séparation.
Ah, ok.
T 'as une chatte comme ça, je me casse.
Faut que je m 'en aille, j 'ai trouvé une avec comme ça.
C 'est ça ? T 'es mariée avec un mec super.
Faut que t 'arrĂŞtes de rencontrer des connards, tu comprends ? T 'es pas un
connard, toi ? T
'es quand même vachement hésité, là . Non, parce que moi, je ne suis pas un
connard. Je suis le roi des connards.
Tu comprends ? C 'est bien ce que je pense.
Je suis le capitaine, je les envoie...
J 'attends 10 minutes.
Je t 'en demande pas tant.
5.
Ok, on va juste tourner un peu la jambe.
VoilĂ , on peut pas l 'attendre plus.
Non. Bon, on va faire comme ça.
Le genou est encore gonflé.
Et voilĂ , soixante.
Donc tu vois, Rémi, il y a pas mal de travail.
Premier temps, te faire dégonfler le genou.
Deuxième temps, retrouver la mobilité.
Mais alors ? Je suis passée, j 'avais tort. Je croyais que tu pouvais pas me
voir.
Wendy ! Salut ! Vous m 'étiez madame. Ça va ? À la 4.
Bonsoir. Bonsoir. Tu me fais rouler un gambas encore, s 'il te plaît ? Pour la
8.
On va s 'occuper de toi, Pierre.
Tu te souviens de moi ? On s 'est vus au mariage.
Dans la boîte de nuit.
Tu fumes ? Non.
Il y a un tabac en face.
Tu m 'as piqué mon mec.
Tu peux ĂŞtre gentille et aller me chercher un paquet de clopes au tabac en
Dans les quoi ? Dans les biscuits.
Tu veux du sucre ? Il y en a sur le bar.
Ah oui, j 'ai compris.
Je te dérange. Bravo.
Excuse -moi. Vite en histoire.
Santé. Qui c 'est qui t 'a dit ? Agnès.
Pour toi ? Je suis resté avec elle pendant 5 ans.
Ça fait 3 ans qu 'on n 'est plus ensemble.
Elle est un peu bizarre.
Elle est sous antidépresseur.
Moi, je suis devenu son frère, sa mère.
Elle a senti qu 'il y avait quelqu 'un qui rentrait dans ma vie.
Elle est venue foutre sa merde.
C 'est la première fois que quelqu 'un rentre dans ta vie ? Oui.
Tu sais, moi, je... Mais quoi ? C 'est -à -dire quoi, ça ? Si tu rencontres pas
des gens comme ça tous les samedis, hein ? Après moi ? Pas.
Sur une note plus légère, la maison vous a préparé, mademoiselle.
Les gambas, ça retire la maniaque.
Ă€ la mode catalane.
Ça te va ?
Bon, messieurs, c 'est bon.
Vous avez fini. On a resté fini. Si, si, vous avez fini, vous avez fini.
Merci. Bon.
Merci. Bonne soirée.
Bonne soirée à vous.
Allez, tout le monde, s 'il te plaît. Allez, on se dépêche.
Joseph,
je te présente la femme de ma vie.
Bienvenue dans ma modeste officine, mademoiselle.
Aussi loin que porte ton regard, tu peux faire ce que tu veux.
C 'est pour toi.
C 'est pour moi.
C 'est Joseph et moi qui te l 'offrons.
Vas -y, prends des crèmes, prends des brosses à dents.
Je prends des pompes Ă bonheur.
N 'hésitez pas, je mets ça sur sa note, on a l 'habitude.
De l 'exo.
Oui, d 'accord, très bien.
De moite, oui.
Pour toi ? Tu prends ça, toi ? Pas du tout. Mais pourquoi tu prends ça ?
dis -moi un truc. Et le Viagra ? Eh bien, le Viagra.
Écoute, on en a, évidemment, on en a. Eh bien, j 'aimerais bien en prendre un
petit peu.
Vous voulez vous amuser avec ça ? C 'est pas dans le cœur.
Non, pas du tout. C 'est pour le foie. Pas de souci.
Alors, donne -moi une boîte juste. Mais non, mais on n 'a pas besoin de ça. Ça
dure combien de temps ? Ça dure 12 heures, donc. 12 heures ? Oui, mais j
envie d 'essayer, parce qu 'il paraît que c 'est vraiment... Ça marche, c
'est... La fleur que tu dis, quoi.
Je te promène dans la rue. Pardon, excusez -moi.
Hein ? Et tu sais qu 'il y en a un nouveau qui est sorti ? Non, quoi, non.
ça s 'appelle le Viazac.
Le Viazac ? C 'est un mélange de Viagra et de Prozac.
Et c 'est avec... Tu bombes dessus, mais tu t 'en fous.
Mais pas cette fois -ci. On va essayer.
T 'as été avec elle ? Non, j 'ai pas été.
Je l 'ai rencontrée une fois. Après, tu peux me dire. Oui, oui, oui, j 'ai
couché avec elle. J 'ai couché avec elle, mais je me rappelle plus comment
s 'appelle.
Donc, ça veut dire ce que ça veut dire.
Mais je comprends pas.
Ă€ part moi, en fait, avant moi.
T 'as été qu 'avec tes mannequins ? Non.
T 'as été avec une fille normale, toi ? Comment ça, normale ?
Bah, une fille comme moi, une fille normale.
Parce que toi, tu crois que t 'es normale, toi ? Oui, je suis normale.
Mais t 'es pas normale du tout, genre.
Si, mais tu vois, tu m 'as compris.
Écoute, j 'étais plus jeune, j 'étais un peu con, j 'avais envie de me mettre
avec des filles belles parce que ça me rassurait, je me disais, voilà , tu vois.
Il y en a, c 'est les voitures, moi, c 'était les jolies nanas, voilà , c 'est
tout. On fait vite le tour, hein.
Regarde.
Écoute -moi.
Je préfère une comme toi. Oui, je connais, je connais.
Qu 'une Samaritaine entière de celle -là .
Ah bon ? Oui.
Je repasse.
Qu 'est -ce qui se passe ? Je me détends.
Je suis angoissé, je n 'arrive pas à dormir, je me détends. Tu as des soucis
Tenez, je veux un enfant de toi.
Arrête de rire quand je te dis un truc comme ça.
ArrĂŞte de rire.
Je veux un enfant de toi, je suis sérieux.
J 'ai envie d 'avoir un petit bonhomme, une petite fille, je n 'en sais rien, ce
qui viendra.
Avec ta tĂŞte, avec tes yeux.
Avec ton caractère de merde.
On en reparlera demain.
Fais pas une bouffée. J 'ai envie, j 'ai besoin.
Avant, j 'avais pas envie.
Ça voulait rien dire. Maintenant, je sens, je suis prêt.
On verra si tu penses toujours Ă la mĂŞme chose demain.
Ah, putain ! Tu rigoles plus, lĂ .
Tu vas me le faire, cet enfant ? Tu vas me le faire, cet enfant ?
Allez, viens coucher, Iron Man.
ArrĂŞte. Vas -y, va te coucher, toi. Tu vas repasser les chemises encore. Non,
non, tu viens te coucher avec moi.
Ah. Allez, viens. T 'es sûre que tu vas dormir ? Oui, je crois que je vais
dormir. Tu crois que tu vas dormir ? Ouais, avec Iron Man.
Ah ouais ? Ok, d 'accord. Ouais, quoi ? D 'abord, tu me rends mon slip.
Oui, je vais te rendre mon slip.
Sur le sujet, faut -il tout gâcher ? Nous allons maintenant entendre Madame
Gézékel pour la négative.
Hypocrite secrétaire, mes amis, mes frères, faut -il tout gâcher ?
Comme si le monde était neuf ? Comme si c 'était le premier matin ?
Comme si c 'était l 'aube encore ? Il peut remonter là encore ? Voyez -moi, je
rentre à l 'intérieur de la tête du cheval.
La vérité, mesdames et messieurs les secrétaires, C 'est que ce qui a
déjà été gâché, cette déception qui nous fonde, c 'est notre liberté.
Il faut n 'avoir plus rien Ă perdre pour aimer vraiment ce qui jetait un corps
perdu.
Il faut avoir dépassé tous les vertiges pour oser cet abîme -là .
Il faut avoir connu les empires qui vacillent et les plus grands orages pour
cet instant ĂŞtre lĂ avec toi.
Il faut avoir tant vécu, tant gâché, tant de foi déjà pour avec toi ne rien
gâcher.
L 'amour n 'est rien quand il est neuf, propre, pur.
L 'amour avant l 'orage n 'est pas un choix, c 'est une loi.
Quand tu urgis l 'événement, l 'accident, l 'occasion, il faut être là ,
Trouver le mot, le geste, le regard.
Oui, mon amour, cet instant compte sur moi.
Je ne le raterai pas.
Ă€ cette minute, je serai lĂ .
Et alors, je vous le prédis.
Nous serons les vainqueurs.
Donc j 'étais ridicule comme ça ? Non.
Non, non, non ! C 'est pas ridicule, mais c 'était un peu théâtral. Non mais
attends, hé, tenez, écoute -moi.
C 'était pas ridicule, c 'était hyper émouvant, et je vais te dire un truc, c
'est que j 'ai même eu l 'impression d 'avoir découvert une partie de toi que
ne connaissais pas.
C 'était beau, même ça, c 'était bon.
T 'es allé l 'âme aux yeux, là ? Non mais oui, parce que tu te fous de sa
gueule, arrête ! C 'est un beau jour, c 'est un moment où elle a donné quelque
chose d 'elle, au moins, tu vois ce que je veux dire ? Elle a pris un risque
dans la vie.
Quoi qu 'il est qu 'à bien... Vous savez avec l 'œuf ?
Peut -être avec le béluga, on fera ça.
C 'est le meilleur caviar ou il y en a un autre qui en sera meilleur ?
ça ne veut rien dire dans le caviar.
En général, c 'est la taille de la bille qui fait la différence.
Et comme chacun sait, l 'esturgeon, dont vient le caviar, vit dans la mer.
Pas seulement.
Il vit dans l 'eau douce ? Oui, dans les deux.
Vous m 'avez tout pari.
Attendez, monsieur, tout le monde va avoir besoin de vous.
Oui, bien sûr.
Vincent.
Ok, dites -moi un truc.
L 'esturgeon vit dans la mer, n 'est -ce pas ?
C 'est -Ă -dire qu 'il vit dans les deux habitants.
Très bien.
Charles, tu n 'es qu 'un gros tapin.
Et toi, tu prends l 'argent ? Oui, je le prends, je ne le gagne pas. C 'est un
jeu, Solal, c 'est un jeu.
C 'est un jeu, Solal, c 'est un jeu. C 'est normal, quoi.
Au gros tapin, c 'est mignon, c 'est comme gros lapin avec un T.
Non, gros tapin, c 'est gros tapin.
En d 'autres termes, ça veut dire grosse puce.
Parce que t 'es un bourrin, c 'est pour ça que t 'as pu pas comprendre ce genre
de trucs, moi. Hein, hein, hein ? Allez, putain, bouffe le caviar ! Je t 'ai pas
dit ça ! Je dis simplement que t 'as des mœurs, c 'est un peu, je sais pas
comment t 'expliquer, un peu de Moyen -Âge. D 'accord. Moi, j 'aimerais bien
ĂŞtre le gros tapin de quelqu 'un.
Il faudra pas pleurer après, hein.
Toi aussi, t 'as un jeu sexuel avec ton épouse, en fait.
Non, Ă mon avis, ils ont pas beaucoup de jeux sexuels. Qui ? Elle m 'enduit les
cheveux d 'huile de tournesol.
C 'est quoi ta bague, là ? C 'est un cadeau de Babette. Et elle écrit quoi
dessus ? C 'est énorme, hein ? C 'est fait graver.
Une lettre sublime qui m 'a écrit.
Tu veux dire la lettre en entier, tout le texte ? Oui.
C 'est beau.
Et vous savez que Babette et moi, on va se... Marier ? On va pas se marier, on
va se marrer. On va bien se marrer.
Attends, attends. Non, non, non, c 'est moi qui regarde.
On regarde ensemble.
C 'est idiot ce que t 'as entendu.
Combien de barres ?
Il y a deux barres. Je suis enceinte.
Je suis enceinte.
Je suis enceinte.
Je suis enceinte.
Je suis enceinte.
Je suis enceinte. Je suis enceinte.
Je suis enceinte. Je suis enceinte. Je suis enceinte.
Je suis enceinte.
Je
suis
enceinte.
Je comprends pas.
Et c 'est à quel âge, là ? Là , c 'est un mois.
Il est un mois ? Mais attends, il est comme ça, hein. C 'est une petite bille.
Mais mon amour, je t 'ai jamais dit que j 'avais pas été heureuse avec papa.
On a été très heureux avec papa. On a beaucoup ri.
On a fait les fous avec papa.
Mais il y a un moment oĂą on n 'arrivait plus Ă s 'amuser ensemble.
VoilĂ .
Oui, c 'est compliqué quand on est grand. C 'est pour ça que je te dis
profite.
Profite de ton enfance.
Parce qu 'après, c 'est plus compliqué.
D 'accord.
Alors, tu fais comme papa a dit. On raccroche et puis on se rappelle demain.
Je t 'aime.
Au revoir.
Giorgio Milewski, consentez -vous à prendre pour épouse Marie -Antoinette
Gézékel, ici présente ? Oui. Marie -Antoinette Gézékel, consentez -vous
à prendre pour époux Giorgio Milewski, ici présent ?
Non.
Oui.
J 'apprends que vous ĂŞtes venus sans alliance.
Nous ? C 'est vous que je marie, oui.
On n 'en voulait pas.
Je vous déclare, mari et femme.
Que faisaient Giorgio et Tony en haut du gâteau de caramel ?
Giorgio,
Giorgio, Giorgio.
Je vais vous faire plaisir.
Est -ce que Giorgio est ici présent ? Oui. À qui je donne ma sœur ? N 'importe
quoi. C 'est tout à fait éphémère.
J 'aimerais savoir pourquoi il n 'y avait pas d 'alliance.
Mais parce qu 'on n 'a pas besoin d 'alliance, c 'est dans le futur ici.
C 'est ce qu 'on appelle consommer le mariage.
C 'est bon messieurs, elle respire.
Levé. Levé.
Levé. Levé.
Levé.
Ça va ? Ça va.
Tu sais pourquoi elle a fait ça ? Tu sais ?
Oui.
Pourquoi ? Je vais te quitter dans le sable.
La tĂŞte est en bas, je vous le dis tout de suite, ce qui est favorable.
Vous pouvez remettre le cœur, s 'il vous plaît ? Ça va arriver, ça va arriver.
Le voilĂ .
Vous l 'avez vu.
Je mène un membre au cerveau.
Tout va bien.
Rien Ă signaler.
Tout va bien, tout va bien.
Non, mais il est un peu ému.
C 'est une bonne chose, c 'est bien, c 'est bien.
C 'est le premier écho par Shimon Peres.
Vous, vous savez, vous, lĂ .
Oui.
Nous, on ne veut pas savoir. Vous ne me dites pas. Non.
Grand -mère.
Dites -le.
Avec la tĂŞte. Dites oui.
Si vous clignez les yeux. Non, vous ne voulez pas l 'entendre. Non, mais non,
le dites pas.
Mimez -le.
Je ne veux pas le savoir.
Tu ne me dis pas même si c 'est... Non, non. En tout cas, il est très beau, ce
bébé.
On peut le circoncire tout de suite ? Il faudrait encore qu 'il y ait quelque
chose Ă circoncire.
C 'est marrant. Pourquoi tu crois que c 'est un garçon ? Je ne sais pas, je n
'ai pas dit il depuis tout Ă l 'heure.
Non, mais il le bébé.
Oui, il le bébé.
Excusez -nous.
Non, non, ça va très bien, moi.
AllĂ´ ? Oui.
On va aller réveiller ?
Elle est consciente ? Qu 'est -ce qu 'il dit le médecin ? Qu 'est -ce qu 'il dit
le médecin ? Elle a mangé quelque chose ou pas ? Non, vas -y.
Et tu me rappelles après.
Donc maintenant, c 'est vraiment une question d 'options et de design.
Mais couleur, vous vous en souciez pas. Celui que... Les roulettes, la bascule
ou le standard.
D 'accord.
C 'est comme elle a dit, hein.
Non, mais lequel tu préfères ? Faut pas que ça soit trop profond, quoi. Sinon,
tu fais mal au dos.
Ça t 'enlève aussi, hein.
Écoute, franchement, là ... Écoute, moi, je m 'en fous. Franchement, prends celui
que tu veux. Il y en a, tu vois, c 'est bon. Les roulettes, elles basculent.
D 'accord, donc celui -lĂ , OK.
Ah lĂ , tu vois ? AllĂ´ ? Et pour...
T 'es réveillé ? Laisse -moi te rappeler, d 'accord ? J 'arrive.
Tu prends celui que tu veux.
Tu le choisis.
J 'attends ton téléphone.
Change -vous, c 'est Agnès. Alors ?
AllĂ´
? Agnès, t 'as pris tes cafés ?
Tu fais juste marier l 'inflexion.
Tu fais juste de revenir le plus possible, sans que ça fasse mal. Dès que
la douleur, tu reviens en extension, tu la laisses remonter.
Je suis lĂ pour six semaines. Et toi ? Cinq.
Moi, je ne vais pas tenir ici enfermée.
Tu crois que je vais repartir d 'ici ? Je remboucherai ? Ah ben oui ! Mais non,
mais t 'es malade.
On ne rembouchera jamais en cinq semaines.
Il faut réduire un croisé, il faut 6 mois et 4 ans. Il faut au moins 2
ans.
Les médecins, ils me répondent n 'importe quoi.
Mais c 'est pas une sportive, elle a pas 20 ans.
Je vais pas te dire.
Franchement, pour ton genou, je te dis la vérité. Au minimum, pour remarcher,
vraiment, comme quoi, mais t 'es rien arrivé.
Ah bah ça c 'est... Attends, je me lois.
T 'avais -tu fait dîner hier ? Non.
Avec ton père.
C 'est que tu m 'appelles tous les dimanches.
Pour savoir comment je vais.
Si je tiens le coup.
Mais t 'aimes beaucoup, hein, il m 'a toujours dit.
J 'aime beaucoup.
J 'aimerais bien...
Tu vois souvent ? J 'en prends note.
Et je ferai mon maximum pour pouvoir remédier à cette situation que j 'ai,
malgré moi, un peu laissée de côté pendant ces derniers mois. De qui tu
De moi ou de lui ? Là , en l 'occurrence, je parle de mon père.
C 'est un peu une habitude.
De ? De devoir remédier à des situations qu 'on a un peu laissées sur le côté
pendant des mois, des mois.
D 'accord.
Ok, salut.
Tony ? Tony ? Tony.
S 'il te plaît.
Ça y est, j 'arrête.
J 'arrĂŞte, je m 'occupe de cette fille.
C 'est terminé.
Tu m 'entends ? C 'est terminé. Je m 'en occupe une dernière fois. Ça y est, c
'est terminé. Tony,
s 'il te plaît.
Écoute -moi, Tony. Écoute -moi.
Écoute -moi.
Tony, j 'ai le droit d 'avoir quand même un but en attention, s 'il te plaît ?
Non, je ne te laisse aucun crédit, Georges. C 'est terminé. C 'est fini. Je
quitte.
C 'est grave de quitter comme ça, juste parce que je suis arrivé un peu en
retard. Juste parce que tu es arrivé un peu en retard, mais...
Tu te fous de ma gueule, lĂ ? Non, je me fous pas de ta gueule. Tu crois pas une
seconde que je te quitte juste parce que t 'es arrivé un peu en retard ? Tu
parles pas sérieusement. Je pense que tu prends la décision ce soir ou que tu as
pris la décision ce soir. Je prends la décision ce soir de quelque chose qui
monté pendant de longs mois, pendant de longues semaines.
Et j 'ai été très patiente.
Écoute, je m 'occupe plus de cette fille. Ça y est, c 'est fini.
C 'est trop tard. C 'est trop tard, je m 'en fous. Mais parle pas d 'elle, j 'en
ai rien Ă foutre.
Vous pouvez pas laisser cette fille crever.
Je comprends ça.
Ne parle pas.
Arrête, s 'il te plaît.
ArrĂŞte.
Faut que tu manges un petit peu quand mĂŞme.
Je te dis, Tony, il faut voir le bon côté des choses.
Je veux dire, lĂ , t 'es triste, mais, parce qu 'il y a un mais,
t 'es seul et t 'es tranquille.
Tu comprends, c 'est comme dans la chanson de Léo Ferré.
Avec le temps, on va oĂą qu 'on va.
Quand on se sent blanchi par les années perdues, on est seul, mais peinard.
J 'étais énervée, je suis désolée.
J 'avais compris.
Et ? Excuse -moi.
Écoute, c 'est gentil, mais ça change rien.
Ă€ quoi ? Je dois m 'occuper d 'elle.
Donc ce que tu m 'as dit hier, que tu allais arrĂŞter de t 'occuper d 'elle, c
'était juste pour que je me calme ? Non.
Mais hier, c 'était hier. Entre temps, j 'ai vu qu 'en deux jours, tu peux te
retourner me traiter comme la dernière des merdes. J 'étais énervée, je t 'ai
dit excuse -moi. Très bien, mais tu t 'énerves souvent.
Donc je dois m 'occuper d 'elle.
Tu ne dois pas t 'occuper d 'elle.
D 'accord, j 'ai compris.
Elle va très mal et tout, c 'est horrible.
Mais je ne vois pas en quoi c 'est toi qui dois t 'occuper d 'elle.
Elle va aller Ă Saint -Anne, ils vont s 'occuper d 'elle Ă Saint -Anne.
Je pleure pour un rien.
Je n 'arrive plus Ă dormir.
Je m 'emporte beaucoup.
Et puis moi, j 'ai peur que le bébé le ressente. J 'ai envie qu 'il sente sa
maman bien, heureuse, calme.
Moi, je pense qu 'à ce moment -là , d 'après ce que vous me dites, entre la
et l 'intensité des troubles, je pense qu 'il est souhaitable d 'intervenir.
Moi, j 'interviens médicalement.
et que je vous propose des solutions médicamenteuses, bien sûr, de façon à ce
que vous vous portiez mieux.
Ce sont des médicaments absolument inoffensifs pour l 'enfant.
Qu 'est -ce que t 'en penses ? Je sais pas. On essaye ça ? Mais...
qu 'une femme enceinte passe par ce type d 'oscillation comme ça, du
comportement, c 'est... C 'est ce qu 'on appelle le baby blues ? Ah non, non,
ça, le baby blues, c 'est après l 'accouchement. Ah, est -ce qu 'il y en a
après ? Le baby blue, c 'est un spleen qui intervient après l 'accouchement.
C 'est sympa.
Juste lĂ , lĂ .
Genre, trois immeubles plus loin.
Dans le même pâté de maison.
T 'as mĂŞme pas besoin de traverser une rue.
Un petit meublé.
J 'en mets trois affaires des slips, des brosses Ă dents, quand j 'ai pas le
temps d 'en passer ici.
Je serai lĂ tout le temps, ici.
Mais quand j 'ai envie de me retrouver un peu tout seul, quand je vois qu 'on s
'engueule, quand on commence à se bouffer le nez un peu... Je l 'ai parlé
médecin, il m 'a dit que c 'était une bonne idée.
Que ça ne sert à rien de créer du stress inutilement.
Tu verras quand.
Écoute, je crois que le propriétaire va finir la début de semaine prochaine.
Tu verras, ça sera mieux. Pour toi, pour moi, pour le bébé surtout.
On va vivre que des bons moments ensemble.
On va se voir, on va recommencer à rire. On a perdu tout ça.
Non, ça va pas.
Salut. Viens.
Ça va ? Bonjour.
Ben voilĂ .
Bon, il faut faire avec des bureaux, tranquillement, tu vois.
Là , j 'ai pris la chambre qui est derrière là -bas.
Tiens, t 'as vu ? Regarde.
Si tout d 'un coup, tu viens dormir là , avec le bébé quand t 'es crâné, ou qu
'un moment plus tard, t 'as besoin d 'aller travailler et que moi, je suis
obligé de rester ici pour bosser, comme ça, je peux l 'accueillir.
Donc voilĂ .
Pour que moi, je puisse y rester, il fallait faire des bureaux. Et comme moi,
'avais envie de me maquer avec lui, parce que je pense que c 'est un mec qui
vraiment du talent.
Et comme de toute façon, je voulais faire affaire avec, d 'une pierre deux
coups. C 'est pas mal, non ? Petite chaînette américaine ouverte.
Christina, my wife.
And this is my baby inside.
And this is Babette.
And this is my beau -frère.
Tu as du vin d 'avance ? J 'ai du vin d 'avance. J 'ai
quelques bouteilles de vin.
Tu sais, les repas d 'affaires, les machins, il faut quand mĂŞme un
LĂ ,
tous ces verres, toutes ces assiettes... Tu sais quoi ? Si t 'es pas de bonne
humeur, passe -moi par une fois.
Je suis pas de bonne humeur ? Écoute, j 'en sais rien.
Laissez -moi ! Laissez -moi ! Vas -y, tiens, on s 'en va.
Bonsoir madame, maître Larcet, huissier de justice, maître Colin, commissaire
Président. Je suis bien chez monsieur et madame Mileski ? Oui. Je peux entrer un
instant s 'il vous plaît ? Monsieur Mileski fait l 'objet de poursuites
judiciaires pour une créance importante et nous sommes venus aujourd 'hui pour
faire une saisie avec enlèvement.
Entrez, notre février, l 'équipe de déménageurs. On va fermer la porte,
madame.
Donc maître Colin va procéder à l 'enlèvement du meublier que j 'ai saisi
préalablement. Donc nous allons commencer à l 'instant.
Vous voulez s 'installer ici peut -ĂŞtre ? Je vous en prie. Asseyez -vous madame.
Je vous en prie.
On est commencé donc par cette table marquetée là , tenez.
Vous l 'enveloppez un petit peu s 'il vous plaît.
Cette table est Ă mon arrĂŞt monsieur.
Comment ça est à vous madame ? C 'est un meuble de mon arrêt à grand -mère.
Ecoutez madame, la dette, il y a un jugement, la dette est commune aux deux
époux. J 'ai fait un inventaire mobilier et malheureusement tous les meubles qui
sont ici vont devoir partir.
Je suis désolé, mais c 'est la loi. On ne peut pas faire autrement.
Allez -y, messieurs.
Oh, les petits enculés.
Je suis vraiment désolé. Je sais que ça va pas être très, très agréable pour toi
en ce moment d 'avoir ce genre de trucs qui arrivent, mais... J 'avais signé les
papiers, j 'avais... Enfin, pour moi, c 'était une menace. Je pensais pas qu
'ils allaient le faire.
Tu comprends ?
C 'est parce qu 'il y avait des meubles à toi, c 'est ça ? Dites -nous.
Tu sais, ils les mettent dans des entrepĂ´ts et on a un mois pour les
Je les paye, on va les chercher.
On va nous les rendre.
Le reste, c 'était des trucs à moi, tu t 'en fous.
Moi, ça me dérange pas, un petit côté japonais comme ça, j 'aime bien.
Tony.
des années, refaire un enfant.
Et me dire, c 'est fou.
Au moins, je vais avoir une famille.
C 'est même pas Kleenex, ça.
C 'est l 'éponge, ton Kleenex.
Allez, souffle.
Allez, étouffe.
Moins fort.
Tu es en route partout. Allez, étouffe.
C 'est impossible. J 'en suis carence. Ça m 'a occupé d 'une malade.
Vous voulez vous installer oĂą ? Ici ? D 'accord.
J 'ai fait la place.
Bonjour.
Ceux qui viennent de se faire charcuter, ils sont en post -op.
Ils viennent ici, ils sont morts. Ils dorment, ils font des pièces.
Après, tu as ce bureau en faux où tu peux un peu, mécaniquement parlant, tu
un peu bouger. Et après, tu as un rang en faux.
LĂ , c 'est la phase 3.
Tu es en phase 3 ? Phase 2.
Moi, je suis en phase 2. Lui, en phase 3. Phase terminale.
Il a bientôt fini, mais il va dégager.
Il va retourner chez lui, son visage.
Tu as eu la bite ? Dans le 7 -1.
Tu es dans le 7 -1 ? Oui.
Tu habites en province ?
Non.
Tu es d 'oĂą ? J 'habite en Bourgogne.
C 'est la province, la Bourgogne ? La province, c 'est le sud, Guignol.
La province, c 'est le sud ? La province, c 'est tout ce qui appartient
Marseille, là -bas, non ? Ouais. Et ce qu 'il y a au nord, ça s 'appelle
? Ça s 'appelle la métropole.
T 'as arrêté les colocants ? C 'est un héros ?
Je sais pas.
C 'est François Hollande.
On va traîner ensemble.
On va traîner ensemble.
C 'est sûr. C 'est bizarre parce que t 'es rebeu. T 'as les cheveux raides. Je
suis un rebeu ? T 'es quoi ? Je suis français ? Quoi ? Il dit que je suis
T 'es un pédic de rebeu. Je suis espagnole.
Espagnole, portugais.
Tes cheveux sont pas en coordination avec ton corps.
Pourquoi tes cheveux sont en coordination avec ton corps ? Moi, j 'ai
cheveux bouclés, je suis fier, j 'aime bien mes cheveux.
Parce que chez les Arabes, on a des cheveux bouclés. Mon frère, il a des
de Batou, lui.
Ses cheveux s 'appellent François et son corps, il s 'appelle Omar.
Je préfère mes cheveux, je préfère avoir ma touffe, mon éponge, que d 'avoir tes
cheveux, mon frère. Toi, quand tu vois des gens, t 'aimes trop faire le mec.
Je vais pas rigoler avec toi. Si t 'as vu une femme, tu fais le malin, vas -y,
on verra.
T 'as quelque chose Ă me demander ? Non, non, j 'ai rien Ă te demander, t
'inquiète pas.
T 'as quelque chose Ă m 'annoncer ? Non plus.
Bon, t 'es content d 'avoir récupéré tes meubles ?
Bonjour mon amour adoré.
Tu vas bien ? Tu m 'as énormément manqué.
Qui m 'a manqué ? Mon rire.
Même quand tu tires la gueule, ça m 'a manqué.
Jean -Jean ? Jean -Jean ? Quoi ? Je crois que j 'ai perdu les os.
C 'est l 'enfant ? Je ne sais pas.
Disons que la bouche, tu sens qu 'il y a... Il n 'y a pas de contraction, lĂ .
Il faut des contractions absolument ? Oui.
Bon, bien, on y va. On va Ă la clinique, alors.
Vas -y.
J 'appelle.
Il ne faut pas que tu fasses de gestes...
Il ne faut pas que tu fasses de gestes brusques. Je ne vais pas y aller en moi.
Non, non, non, commence pas.
On s 'en fout. On s 'en fout pas.
ArrĂŞte, on n 'a pas le temps. Ne bouge pas.
Arrête, pas les robes aujourd 'hui. S 'il te plaît, pas les robes aujourd
s 'il te plaît.
Habille -toi.
Je vois pas la tête du bébé, là .
Voilà . Si vous voulez, je peux faire une photo de vous avec le bébé.
Euh, non, non, non, non, non, non. L 'appareil est un peu compliqué.
Oh, ben dis donc, tu m 'auras pas de faim, toi.
Non, c 'est maman qui est venue hier avec cela.
Ah bon, elle est venue, déjà ? Ouais.
Hum,
c 'est bon.
Donc, il y a chocolat, café citron.
Tarte au citron.
Ah, non, non, macarons. Non, non, c 'est tarte au citron, je sais.
À tarte, le goût, c 'est tarte au citron.
Ă€ meringue.
Ah oui, effectivement, on sent le citron à l 'intérieur.
Et un petit peu la meringue à l 'extérieur.
Le principe des macarons.
Alors, comment va la maman ? Vous avez choisi le prénom ? Non, pas encore.
Non,
maman n 'a pas reparlé.
Non, on n 'en a pas reparlé, mais on a acheté de la jusque.
Moi, j 'ai besoin de réfléchir encore un peu. On peut vous dire ça tout à l
'heure ? Je crois pas tout Ă l 'heure, d 'accord.
A tout à l 'heure. On n 'est pas tombés d 'accord hier sur Simbad ? Simbad, c
'est le marin.
Simbad, c 'est la mythologie. C 'est le voyage.
C 'est bien, Simbad. Elliot, ça fait petite intellectuelle à la con.
T 'aimes bien Simbad, toi, papa ? Non.
C 'est pas un prénom.
Moi, j 'ai pas vu ma fille Marie -Antoinette.
Déjà .
Simbad, c 'est bien. C 'est bien, Simbad.
Ok. C
'est
quoi le planning?
Donc, il y a un bateau.
Un très beau bateau qui vient vous chercher juste sur le ponton en bas. Il
suffit de lui passer un petit coup de fil. Et j 'ai trouvé un matelot
magnifique, musclé, rigolo, avec des gros biscottos pour toi. Tu viens, oui ?
non, parce que nous, aujourd 'hui, on va voir Agnès.
On va lui présenter le petit.
On va lui présenter son bas d 'Agnès, aujourd 'hui. Je sais, mais pourquoi on
? Ce n 'est pas qui vient ? Ne t 'inquiète pas, c 'est moi qui vais. Je
chercher en voiture.
Non, je viens avec toi en voiture. Je n 'ai pas le droit de prendre ma voiture
de mon côté, de vous rejoindre là -bas. Écoute, arrête. Ne prends pas la tête.
Ça va ? Bonjour.
Regarde -moi ça.
Ça va ? Et alors mon amour adoré ? Et alors ? Qu 'est -ce qu 'il est
beau ! T 'as vu ? C 'est qui la dame ? C 'est tata ? C 'est tata Agnès ? Tu me
regardes ? Il est tout frais sur tes doigts.
Bien sûr.
Bouge pas.
VoilĂ .
Avec la maraise.
Je suis pas content.
Il faut
que je lui donne un DT, lĂ . Tu crois ? Mais tu m 'as dit qu 'il avait dĂ©jĂ
mangé. Non, ça fait un moment, là . Il mange beaucoup.
Tu vas l 'aimer, ta maraise.
Tu vas l 'aimer, ta maraise. Viens voir maman. Viens voir maman.
Il était bien avec Tata aussi, t 'as vu ? On va aller manger.
On prend un dessert ? Qu 'est -ce qu 'on voulait ? Un clapoutis ? Un clapoutis
framboise, t 'adores ça.
Allez, je vous laisse sur votre toilette.
Elle est contente lĂ .
Merci mon amour.
Dis -moi.
LĂ oĂą elle est, elle est toute seule Ă s 'ennuyer, je le sais.
Ça t 'embête si elle vient à la maison quelque chose ?
La bière, ça fait monter l 'air.
Allez, cherchez avec vos idées d 'atelier.
C 'est beau,
c 'est beau.
Très belle bière là -bas, mais mauvaise nouvelle. On ne va pas sortir, on va
tous nous mettre en pyjama.
Mais elle est sorti, nous on va rester là , tranquille un petit peu, ça va.
T 'as de gros panneaux ? Personne te croit.
Vous êtes le droit pour sortir, c 'est ça ? Oh la classe, Giorgio.
Je sais que ta femme est complète ce soir. C 'est trop bon.
Il est tellement jeune.
Je te respecte.
C 'est parce que c 'est toi.
La vie de couple, la famille, tu connais pas toi.
Ce soir, je suis puni.
Je suis puni, je reste Ă la maison.
Que mon amour et la gentillesse me rendent ma liberté.
Comme un oiseau des îles qui s 'en va voleter avec ses amis dans les...
Mais fais ce que tu veux, je suis pas très... Ah, voilà ! Réglé.
C 'est bon ? Alors, à Tony et à ma liberté retrouvée. À Tony !
Merci,
Tony.
Ă la base spatiale.
Je vais faire des coquillotes, ça te va ? Si tu veux, mais moi, je peux pas
rester pour dîner.
J 'ai un rendez -vous de boulot.
LĂ , j 'ouvre le toit en rentrant de vacances ? Oui.
Donc tu dors pas lĂ ? Ah ben non.
Je peux vous réveiller en rentrant à je sais pas quelle heure.
Ok, du coup, je te déposerai à Simba demain à 9h, j 'ai rendez -vous chez le
gynéco. Ah non, moi demain matin, à 9h, je dois signer la vente d 'un immeuble.
Donc ? Et donc, la prochaine fois, préviens -moi un peu à l 'avance.
C 'est qui ? Je ne sais pas qui c 'est.
Hey, ça m 'a peur ou quoi ? Je te dis, je ne sais pas qui c 'est.
Je te jure, je ne me rappelle pas.
Alors, regarde, je te laisse ton fils.
Tu as des lingettes, des couches, tu as un niveau, tu as tout ce qu 'il faut. Je
te jure, je ne sais pas qui c 'est.
Tu n 'es pas trompé.
Je ne dis pas.
J 'étais avec une fille dans ce lit.
Mais il s 'est rien passé.
J 'étais drogué.
Depuis quand tu es ici ? Toujours.
Je me suis toujours mis dans cet appareil.
Et après, je me remets.
Et je rattaque.
Pourquoi tu me manges ?
Parce que pour moi, l 'homme, le père, c 'est celui qui ne flanche pas,
qui tient la barre, qui reste fort Ă toutes circonstances.
Pas celui qui trompe, pas celui qui se chie dessus.
Comment ? Comment tu me vois comme ça ? Je
me dis aujourd 'hui que c 'est...
cet espèce de moment -là , il n 'appartenait qu 'à moi et que ça ne me
qu 'Ă moi.
Tu reviens avec Brice.
Dans mon bureau.
Je plie, c 'est normal.
D 'accord.
Mais avant de revenir, il faut que je fasse une thérapie.
Pour que j 'arrive à me débarrasser de ça.
Tu as parlé un peu avec tes couples qui sont encore ensemble, qui sont restés
très longtemps ensemble. Et alors, comment ils sont encore ensemble, à ton
? Ils n 'ont pas surmonté des tromperies, ils n 'ont pas surmonté des
ils n 'ont pas surmonté de la drogue. Ils ont tout surmonté puisqu 'ils sont
encore ensemble.
Maintenant, les couples, ils se séparent comme ça. Dès qu 'il y a un petit
souci, allez hop, on se sépare. Il y a un enfant, allez hop, on se sépare. Puis
on en fait un autre. De toute façon, on se sépare encore et on se sépare d
'autres. Ce que je veux dire, c 'est que pour vous séparer, il ne faut pas que
vous soyez ensemble.
LĂ , vous n 'ĂŞtes pas ensemble.
On est ensemble.
Séparez -moi. D 'accord.
Tu verras si j 'y arriverai.
Tu verras si j 'y arriverai.
Il continue comme ça, un jour, il va arriver un accident. Un vrai.
Le frère, il est obligé de dire ce qu 'il pense sur la situation.
C 'est ma responsabilité. C 'est quoi ça ? C 'est tes médicaments.
Donc lui, il se prend de la cam, c 'est toi qui te soigne, avec mes médicaments.
Il a besoin d 'un petit... Regarde si tu la mousses.
Oui, tu vois, tu commences Ă faire n 'importe quoi. Tu es jalouse ? ArrĂŞte !
es jalouse ? Tu me regardes les jambes ! Tu crois que j 'ai expliqué ton mec ou
quoi ? Moi, je ne pique pas les mecs. Mais regarde -moi quand je te parle !
Regarde -moi quand je te parle ! Moi, je ne pique pas les mecs des autres.
Parce que moi, j 'ai un mec !
On se calme. Je vais faire une annonce. Fais l 'annonce, on le verra.
Écoutez -moi.
Assieds -toi, toi.
Vous savez ce qu 'on fait ce soir ? C 'est Giorgio qui va vous la monter.
Il faut deux boîtes. Merci bien.
Bonjour, Joseph.
Ça va ? T 'as mis des petites fleurs. C 'est pour réveiller, pour Noël.
Un Prozac, un Lexomil. D 'accord, une boîte de chaque.
Tout va bien ? Oui, très bien.
Je t 'apporte ça ? Oui.
Tony ? Oui ? Christian ? Christian !
Ça va ? Mais très bien à toi. Non, mais tu as perdu tes cheveux. Tu as pris un
bon coup de pelle.
Tu as pris cher.
Et voilà . Je mettrai sur ta note. Oui, tu mets ça sur ma note. Comme d
'habitude. De toute façon, je vais repasser dans la semaine.
Tu as fait un bébé, mais c 'est magnifique.
Simbad, Christian, mon vieux copain.
Christian, Simbad. Et ton mari, qu 'est -ce qu 'il fait ? Mon mari, il est... Je
les ai pris, les médicaments.
Oui, je peux les laisser.
Je t 'ai vu les prendre. Ils sont tous les amis dans ton sac.
Ah oui, ils sont dans mon sac. C 'était cool de se croiser.
Je t 'embrasse.
Et courage.
Papa, tu l 'aurais pas un peu secoué ? Les bébés secoués, c 'est des bébés qui
sont secoués très très fort par leur mère qui en ne peut plus, qui pleure et
fait « Mais tais -toi ! Mais tu vas te taire ! » C 'est ça un bébé secoué. Et
y en a beaucoup plus qu 'on ne pense.
Comme quoi ? Comme c 'est qu 'elle, ça fait quoi ? Ben regarde, Babette.
Voilà , Babette pourrait être un exemple de bébé secoué.
Papa, ils sont beaux. Ils sont beaux, les papas, non ? Viens, mon bébé.
Regarde. Bonjour,
papa.
T 'es oĂą ? LĂ , je suis en Australie, lĂ . Regarde, tu sais qu 'il tient debout ?
Regarde, montre.
Il tient debout.
Bon, ben, je te laisse. On va passer Ă table, nous.
Tout le monde, OK.
Ciao, son bab.
Ciao, mon pote.
Mon amour, mon bébé.
Ciao. Oh, t 'as vu ton père.
Qu 'est -ce qu 'il fait, en fait ? Il traverse les îles ? Non,
il... Il est en pleine dépression, là . Il va vraiment très mal.
Tu comprends, c 'est pas compliqué. Il a perdu son père.
Donc, logique, il a besoin d 'ĂŞtre sans sa femme et sans son fils. Faire un
bâton en Australie pour faire le pont.
Ça met la pression pour quand tu seras mort.
On va monter, on va aller au Japon, on va faire la murette de Chine.
Attends, attends.
Tu vois, avant, tout calme.
Il était tout calme, maintenant tu l 'envoies faire le Skype, il est tout
énervé. Bah oui, parce qu 'il a vu son papa.
Il a vu un espèce de truc sur un ordinateur. C 'est pas voir qu 'on perd,
pardon. Tu sais, je pense quand même que les petits bébés, ils comprennent pas
le miroir et ils peuvent pas comprendre Skype.
Parce que c 'est plein.
On change de sujet parce que lĂ , on a fait le tour, je pense.
Pardon.
J 'ai l 'impression d 'être un espèce de perroquet qui répète la même chose
depuis 50 ans.
Sauf qu 'elle, elle ne se réveille jamais.
Un jour, il sera avec une autre femme au mariage, elle dira, non mais tu
comprends, il a besoin de se marier une deuxième fois pour comprendre son
premier mariage. Apparemment, l 'amour c 'est comme ça.
Tony ? Hey.
Hey.
Hey.
Oh.
Tu m 'entends ? Allez, monsieur.
C 'est bon, c 'est bien.
Vous avez déjà fait des tentatives de suicide ? Non, jamais.
Elle a pris ça.
Regardez -moi.
Vous avez pris toute la boîte, madame ?
Madame, vous m 'entendez ? Vous pourriez m 'expliquer ce qui s 'est passé
aujourd 'hui ? C 'est son mari qui l 'a appelée.
J 'aimerais juste entendre votre sœur me l 'expliquer. Pardon, elle ne veut pas
parler. Explique -moi.
Je vais préparer un sac avec des blancs.
Oui, oui, j 'y suis lĂ .
Une eau pétillante, s 'il vous plaît.
Petite bulle, petite.
T 'as bien envie d 'un ? Pas délicat.
Je suis divorcée.
Je l 'aime.
Bon, et ben voilà , c 'est réglé.
L 'addition.
Non, c 'est pas arrêté.
Quoi ? Le problème, c 'est ni toi ni moi. Le problème, c 'est nous deux
ensemble.
C 'est dans ton cabaret, le salon.
Tu cherches quoi, exactement ? Dis -moi.
Qu 'est -ce que tu veux ? Vivre sans toi, ne plus te voir.
Tu vas pouvoir faire ce que tu veux, quand tu veux.
Personne ne fera de cris, il n 'y aura pas de larmes.
Tu fais tellement mieux. Tu te rappelles, c 'est toi qui venais me
Moi, je suis venu le chercher. Tu as bien vu que j 'étais un mec avec des
avec des bouteilles. Tu m 'as vu.
Tu m 'as calculé, quand même.
Tu es une avocate.
C 'est pas comme si t 'avais trouvé un mec dans une bibliothèque.
Ouais. On quitte les gens pour la mĂŞme raison.
Exactement, exactement.
Pour la même chose pour laquelle ils l 'ont attiré en premier lieu. Exactement,
et c 'est pour ces raisons -là précisément. D 'accord.
Donc ça veut dire que le prochain va t 'attirer pour une raison et tu vas le
quitter encore une fois.
Tu sais, il y a un moment oĂą il faut construire. Mais on construit rien.
Ah bon ? Non, on se détruit, c 'est tout.
Ă€ toi.
Ah, pas moi. Pas toi, parce que rien ne t 'atteint, et puis de toute façon... La
pudeur, t 'as entendu parler ? Quand on aime,
on souffre.
C 'est pas facile. Mais toi, tu souffres pas beaucoup. Mais qu 'est -ce que t
'en sais, putain ? Mais arrĂŞte un peu de me dire ce que je ressens, tu me fais
chier, quoi, c 'est vrai.
C 'est quoi ce truc, lĂ ? Qu 'est -ce qu 'il faut que je te dise ? Il faut que
je me mette Ă chialer depuis deux minutes ? Qu 'est -ce que tu sais de ce
ressens ? Il faut que je sois extérieur ? Pour que... Il faut quoi ? Tu t 'es
battu, toi ? Oui.
Non. Pas une seconde.
Toi, se battre, c 'est quoi ? C 'est pousser des cris, avoir du sang partout,
etc. Moi, c 'est pas comme ça que je me bats, c 'est tout.
Je me démerde pour que tu puisses pas partir.
C 'est la manière à moi de battre.
Pourquoi tu veux que je sois comme tu veux ? Alors que t 'es bien avec moi.
Je ne veux plus vivre comme ça.
J 'en ai marre du lundi, on est ensemble. Le mercredi, on n 'est plus
Le jeudi, oui, tu vas revivre avec moi. Le vendredi, finalement, non.
Le lundi d 'après, tu me trompes. Le mercredi d 'après, tu m 'émanouilles.
J 'en veux plus.
Je préfère... Je préfère vivre comme ça que comme ça.
Tu sais que ça, ça s 'appelle un électrocardiogramme. Et tant que ça fait
ça, c 'est que t 'es vivant.
Quand c 'est comme ça, c 'est que t 'es mort.
Je préfère pas aimer et arrêter de souffrir.
En attendant le divorce, c 'est un week -end sur deux.
Et c 'est la loulou qui te l 'amènera, comme ça on n 'aura pas à croire.
Pas divorcée.
Non, mais ça, c 'est pas possible. D 'accord. Alors, si on divorce, c 'est
qui garde l 'enfant et tu viens le voir et la nounou t 'apporte quand tu veux.
Non, pas comme ça, Giorgio. Ah, bon. T 'auras un avocat, j 'aurai un avocat, il
y aura un juge qui va décider qui est à la garde de l 'enfant. Non, je ne serai
pas ton avocat. Si. C 'est moi, je suis le délégué, moi, je veux toi comme
avocat. Oui, mais ça n 'est pas possible. Ben, malheureusement, c 'est
que ça va se passer. Ben non, ça ne sera pas comme ça. Je vais te payer très
bien. Je m 'en fous. Je m 'en fous de ton argent.
Non, mais c 'est l 'argent de la nièce.
Prends -le.
Il va falloir qu 'on explique Ă tout le monde.
Laisse -le tranquille, je crois qu 'il a déjà démarré comme ça. Pourquoi il
pense que laisser les gens tranquilles, c 'est pas leur expliquer les choses ? T
'entends un peu, tu dis n 'importe quoi.
Faut lui dire.
Faut qu 'on lui dise. Un an, tu vas commencer Ă lui expliquer quoi ? Il
pas, il parle pas.
Mais il comprend, il sent.
Il faut lui dire, il faut qu 'on lui parle, qu 'on lui parle tous les deux,
'on lui dise, voilà , t 'es fini, on va se séparer. D 'accord.
Tu craches chez ton papa, tu craches chez ta maman, tes parents ne comptent
ensemble. D 'accord, on va prendre rendez -vous avec lui, on va regarder si
prend plein de temps.
Donc, moi je veux qu 'on lui parle, comment tu peux qu 'on passe ? Comment
fait ? Oui, comment on fait ? Est -ce que je le fais comme ça ? Arrête,
arrĂŞte Jean -Jo, arrĂŞte, arrĂŞte ! ArrĂŞte !
Écoute -moi bien. Lâche -moi. Mon enfant, je le verrai autant que toi.
-moi. Sinon, c 'est moi qui vais commencer à te raconter. Lâche -moi ! Hé
HĂ© ! Si tu crois que parce que t 'es
avocate, tu vas faire des magouilles et tu vas réussir à avoir mon fils plus que
moi, tu te saures aux doigts dans l 'oeil.
Parce que n 'oublie pas que t 'étais sous cacheton quand t 'étais enceinte.
Et les crises que t 'as pétées à répétition devant lui.
Tu te rappelles ? Alors, moi, les témoignages, je vais en avoir.
La garde, tu vas la perdre.
Alors serre -toi de ton crâne une fois dans ta vie.
Entendu ?
Merci Ă vous.
C 'est toi qui décide avec quoi je jongle, d 'accord ? Donc un kiwi, une
une cuillère. Choisis trois petits bouts de kiwi. Un kiwi, une orange, un yaourt
ouvert. Un yaourt ouvert ? Allez.
Mais il est super vicieux, quoi. Mais alors lui, il est comme la mère.
T 'es loin, s 'il te plaît.
Attends, attends, attends.
On se protège.
Putain !
Tu sais clairement qu 'on est divorcés ? Si tu veux, je peux te remonter en
mariage.
Oui, tu peux.
Je ne garantis pas la réponse.
Attends.
Je vais prendre mon ours. Faut m 'en laper un peu.
Je ne veux pas qu 'il te voie. Comment il peut voir son père dans le lit avec
mère ? Je te rappelle qu 'on est séparés.
Je ne veux pas qu 'il te voie lĂ , il ne va rien comprendre.
Maman ! Viens,
maman.
Coucou ! Viens avec l 'hippopotame, t 'as bien dormi ?
Je vais chercher le petit déjeuner.
Coucou. Coucou.
Les amoureux se sont retrouvés. Oui.
Oh lĂ lĂ .
C 'est tombé. Ouais.
Tu donnes à l 'hépopotame ? Je suis là .
Ta -da ! Et qui c 'est qui sort du placard ? C 'est pas...
Tu es plus apaisée.
Je ne suis pas changée, je suis redevenue comme avant.
Avant quoi ? Avant de te connaître.
Tu n 'as pas changé, toi ? Déjà , je ne prends plus rien.
Là , c 'est exceptionnel, un café. Un café, déjà , pour moi, c 'est un
psychotrope. Prendre la camomille, je n 'y vais pas. Une panne de cigarettes, je
ne prends rien, rien, rien, rien.
Eh bien ? Et Agnès ? Je ne m 'en occupe plus, c 'est fini, elle se démerde.
Comme me disait toujours mon père...
abandonne ceux qui s 'abandonnent.
J 'ai pas compris ce que tu disais hier soir.
Pourquoi tout d 'un coup, oui, et tout d 'un coup, maintenant, non ? Hier, c
'était hier. Aujourd 'hui, la vie reprend.
Ah, parce qu 'hier soir, c 'était pas la vie. C 'était une parenthèse. Non.
C 'était pas une parenthèse.
C 'est le reste qui est une parenthèse.
T 'es fini, ton café ? Non.
Bois ton café.
T 'as changé les filles il y a pas longtemps, on dirait.
Viens, arrĂŞte, on part tous les trois.
On va bouffer des moules Ă Deauville.
Non.
Ok,
des gaufres Ă Bruxelles.
Il y aura de la tagine au citron.
Oui, mon téléphone. J 'appelle tout de suite Mohamed, de la Mamounia.
et ils partirent Ă Marrakech manger du couscous avec leur fils Simbad dans
un magnifique croix -mar.
Qui veut commencer aujourd 'hui ? Je
voudrais aujourd 'hui demander
pardon.
Demander pardon ? Pourquoi ?
pour le mal que j 'ai pu causer Ă Tony et... toi aussi, Simbad.
Je te demande pardon.
Tu me donnes ton pardon ? Tu entends, Simbad ? Est -ce que
tu lui pardonnes maintenant ?
Non, c 'est pas moi.
Comment ça, c 'est pas toi ? C 'est maman.
VoilĂ .
Et vous, Tony ?
J 'espère qu 'il est sincère.
Bien sûr que je suis sincère.
Non, c 'est les fourmis, c 'est les fourmis. Ne nous inquiĂ©tez pas. Ouh lĂ
là là . C 'était trop fort, je crois.
Moi ? Il faut pas être stressé, hein. Dans la vie, il faut être cool, zen.
Non, n 'écoute pas mon mot. D 'accord.
D 'accord. On met Ă 15 ? Ouais.
Maintenant, il faut penser Ă un autre truc.
Oh,
t 'as vu ce que ça glisse, elle fait ? C 'est beau, c 'est joli.
T 'es mort, t 'es mort.
Tu fais le malin ? Ah merde, c 'est barré.
Toi et moi, c 'est pareil.
Ça,
c 'est un muscle obèse.
Tu bouges la jambe, lĂ ? Tu bouges la jambe, lĂ ? Qu 'est -ce qu 'il se passe
Tu vois pas, là ? C 'est que... Le bout, ça fait...
Je croyais pas que j 'allais oublier les étorts de mon fils, quand même ! Hein ?
Quoi, t 'es contente de me voir ? Non, t 'es contente de me voir ? Oui ! Elle
est contente de me voir ! Tu vois oĂą j 'ai mon toit ? Hein ? Regarde.
Attention, excuse -moi, attention.
Non. Non, non, il va s 'écrouler.
Hop là ! Et donc, vous pouvez le voir, j 'étais en mon domaine.
Tu ne vas pas enlever ta veste ? On se prendra pour un serveur. Tu vas peut
-être faire un serveur. Eh bien, ça tombe bien, parce que justement... Non,
suis un serveur.
Nous avons le pouillé de Chante -Marais.
10 ,178, pour que vous l 'ayez bien goûté.
Une robe très appréciable, monsieur, bien sûr.
Puis -je me permettre ? Non, non.
Une goutte ne fera pas de mal Ă monsieur.
Monsieur.
Tout de mĂŞme, aujourd 'hui, 77 ans.
Allez, vas -y.
Tu te rends mieux que tes lèvres.
C 'est bon, tu peux pas... Ouh lĂ lĂ ! On peut pas quitter un peu de gens.
Nous avons une promotion de Montbouillet, de Saint -Sylvestre Ă la
Rochefoucauld, de double association.
Si vous voulez bien... Ah, pardon, excusez -moi.
Ça, c 'est très très bien.
C 'est pour quelle table, là ? C 'est pour ici, mais... Je viens, très bien,
nécessiter pour... Je vais y venir, tu vas voir. Je me laisse aller à mon
instant. Merci.
Merci. Merci.
Après, vous occupez de la 10, s 'il vous plaît. Ce serait gentil.
Oui, vers la 8. Vers la 8, s 'il vous plaît. Allez -y, dépêchez -vous.
Attention, pardon, attendez.
Pardon.
Pardon.
Excusez -moi, excusez -moi.
Excusez -moi, je suis débutant.
Je suis débutant.
Pardon. Pardon.
Monsieur, excusez -moi s 'il vous plaît.
C 'était l 'anniversaire de Monsieur Simbad.
Oui,
c 'est pour toi.
Faisons bon usage.
C 'est pas celle -lĂ que tu voulais ? C 'est celle -lĂ ? Montre.
Regarde.
Quoi ? Laisse -moi te dire merci.
D 'accord, je t 'en prie.
Mon Dieu !
Cet enfant est malade.
Il est infecté. On va au dodo.
Allez,
viens.
Je peux dormir avec papa ? Oui, pourquoi pas ? Il y a toutes tes affaires lĂ
-bas. Pas loin.
Tu vas me faire la gueule avec ça, je vais pas te le voler.
Je suis pas la gueule. Je comprends que ça te fasse plaisir de dormir avec ton
fils. C 'est pas moi qui veux, c 'est l 'enfant qui a donné son avis et qui
aimerait bien éventuellement.
Ta brosse Ă dents est dans la petite.
Peugeot, lĂ .
Tu ne dis rien ? Bonne nuit, maman.
Bonne nuit, mon amour.
On se met en pyjama, on enlève son gilet viste, on enlève sa chemise. Dépêche
-toi, dépêche -toi.
Qu 'est -ce que tu veux ? Te sauter.
Ouvre -moi.
Non. S 'il te plaît.
Non, fous -moi la pelle. C 'est dangereux, lĂ , s 'il y a le feu, une
Tu vois, il faut pouvoir circuler.
Non, non, t 'inquiète pas pour moi.
Mais t 'as pété le... Qu 'est -ce qu 'il y a ? Je voulais voir ma meuf.
T 'as pété le verrou.
C 'est pas que le verrou que je vais péter. Arrête.
Non, je veux te parler. Je crois que j 'ai une maladie. Je te jure, regarde.
Regarde. Non, je ne veux pas.
Pas de violence.
Dégage. Je me sors de ta chambre.
Tu t 'ennuies dans ta chambre.
Je m 'ennuie pas, j 'avais envie de te voir.
Va te coucher, je ne veux plus entendre de bruit.
C 'est ce que je veux.
C 'est bon que tu sois si conne, hein ?
Moi, les bellotas, je peux te dire un truc ? Ma mère,
c 'est pas des bellotas, ton truc ? De l 'auvergne.
De l 'auvergne.
Pourquoi vous dites pas que c 'est un négrin ? Parce qu 'il y a des Allemands
des Russes dans le coin, et du coup, ils arrĂŞtent les mecs, ils passent par lĂ .
Bon, écoute.
En tout cas... Ils nous ont pris pour des touristes, lĂ .
Mais t 'as un peu une tĂŞte de Polonaise.
Excuse -moi.
AllĂ´ ? Non.
Bonne soirée à toi.
Oui, vas -y, je t 'écoute.
Je déconne.
Non, mais Bouvet est au cours.
Attends, je... Ben oui, j 'arrive tout de suite, mais je le rappellerai du
bureau, du coup. J 'arrive tout de suite, j 'arrive plus que pas loin, je
10 minutes.
D 'accord, Ă tout de suite.
Truc de dingue, Ă tout de suite.
Le président Bricourt, tu crois qu 'il sait ?
Mais qui a accusé d 'avoir tué sa femme, on va partir à ce moment.
Il m 'a choisi pour le défendre. Je ne sais pas si tu te rends compte.
Ça va être un énorme procès d 'assises.
C 'est un cas bien juteux, comme on dit.
C 'est ça ? C 'est ça, oui. C 'est bien, c 'est génial.
Ça ne te fait pas plaisir ? Ça me fait hyper plaisir. Tu vas devoir défendre un
enculé, c 'est top, c 'est génial.
Moi, je vais les rejoindre.
Pour le cabinet, c 'est énorme. Je crois que tu te rends pas compte.
On a commandé des plats. Mangeons et après.
Non, mais j 'en jure, on peut manger quand on veut ensemble. Mais lĂ , c 'est
truc qui m 'arrive. Je sais pas si ça m 'arrivera deux fois.
Mais viens, si tu veux.
Non, alors voilĂ .
Tu me souhaites pas une bonne soirée ? Bonne soirée.
Ça fait trois quarts d 'heure qu 'on attend.
Vous allez où les frères ? On va faire des courses, on va à Osgore.
Pourquoi ? J 'ai un encart ce soir.
Djibril ! Djibril ! Djibril ! Tu
fais quoi toi ? Tu fais plus de bruit que dans ma cité. Tu nous emmènes avec
casse Ă Osgore, il faut que je fasse du shopping.
Tu dormais ou pas ? Tu raconteras ta vie plus tard, vas -y viens ! Il sort d 'oĂą
lui ? Il est cru dans la haine ou quoi ? T 'es arrive toi, vas -y retourne dans
ta chambre. On est samedi ok ?
Je vous ai un putain de rêve avec des meufs à poil ! Et vous m 'avez tourné le
pied, c 'était qu 'un rêve ! Réveille -toi !
Greg, prends la photo.
Prends -la, la photo.
Il est relou, ce bico.
Tu vois ? Tu brilles, tu brilles. Oh, la vue de ma mère.
Ah ouais.
Excuse -moi.
Je peux vous offrir un café ? C 'est exceptionnel. Je peux vous offrir une
boisson gazeuse ? Non, mais c 'est bon, on va se la péter, là . J 'ai une odie.
Excuse -moi.
J 'ai une odie.
Ah, t 'es joli.
Anthony,
pourquoi tu nous kiffes comme ça ? Quoi ? Pourquoi tu nous kiffes ? Ouais,
pourquoi ?
Pourquoi tu traînes avec nous ? T 'as pas notre âge. T 'as pas notre âge. T
pas du mĂŞme milieu social que nous.
T 'as pas notre niveau intellectuel.
T 'es du traîner avec nous. T 'as pas de motivation.
T 'as pas de motivation, c 'est quoi ? J 'ai pas besoin de motivation, c 'est
parce que je me sens bien avec vous. Vous me faites marrer.
Tu peux faire lequel,
Tony ? Entre vous tous ? Recontez les Arabes et les Noirs.
C 'est du favoritisme, ça marche.
La protection maternelle.
Qu 'est -ce que tu fais là ? On n 'a pas rendez -vous ? Oui, bien sûr.
Je
t
'écoute. Quoi ? Je t 'écoute ? Là , tu m 'écoutes, là ?
T 'en as pas ras -le -bol d 'ĂŞtre Ă la cour, lĂ ? Tu veux pas descendre un peu,
là ? C 'est quoi ? Tu me parles comme si t 'étais... Qu 'est -ce que tu veux ?
Dis -moi pourquoi t 'es venu.
Est -ce que j 'ai le droit de dire que tu me manques, par exemple ? J 'ai le
droit ? Quoi ? Ça peut te le dire, ça, ou c 'est interdit ? Et alors ? Je te
manque, et alors il faut que je sois lĂ ? Non, pas du tout, mais je te le dis,
tu me manques, je pense Ă toi, je pense que j 'ai fait une connerie, je pense
que plus je te vois disparaître de ma vie, plus ça me rend dingue, et voilà ,
voudrais juste... Ah, mais c 'est con que tu te rendes compte de ça,
Tu sais que ça fait... Là , dans quelques jours, ça fait 10 ans.
2 ,5 % n 'auraient pu aller le dire.
Tu continues à me voir parce que toi, ça te fait du bien de me voir, donc tu
penses normal de devoir me voir, mais et moi ? Non, le truc, c 'est que moi, je
continue Ă te voir et je cherche Ă te voir parce que je t 'aime et que toi,
parce que tu m 'aimes encore, tu ne veux plus me voir.
Tu comprends la différence ? Qu 'est -ce que tu veux ? Tu as des choses à me
proposer aujourd 'hui que tu peux m 'offrir et que tu ne pouvais pas m
il y a 10 ans ? Ça va être différent ? Ça va être mieux.
Ça va être mieux. Ça y est, tu vis le jour.
Ce qui déclate, c 'est de lire un livre sous un arbre.
Tu n 'as plus besoin d 'avoir 30 personnes autour de toi pour ĂŞtre
a changé. Il faudrait que j 'aie envie de lire un livre sous un arbre.
Oui, il faudrait qu 'on ait envie des mĂŞmes choses. On pourrait mĂŞme utiliser
mĂŞme arbre.
Le mĂŞme livre.
En parallèle, on en achète deux.
Après, on peut en discuter.
Giorgio, ça fait 10 ans que tu me menaces, puis que le lendemain, tu me
redemandes en mariage, puis que le surlendemain, tu me promets de régler
problèmes avec les impôts, et 4 ans plus tard, c 'est pas réglé, que tu vas
changer de fréquentation, c 'est du blabla, tout ça ! Ah ! J 'ai envie d
heureuse ! Laisse -moi ĂŞtre heureuse ! Si tu m 'aimes, si tu m 'aimes, tu
devrais avoir envie que je sois heureuse, donc laisse -moi ĂŞtre heureuse
je suis pas trop heureuse.
Mais non, Jean -Jo, tu sais que tu peux pas me rendre heureuse. Et moi, je te
rends pas heureux, je t 'ai pas rendu heureux.
Donc arrĂŞtons ce cirque -lĂ .
Bon, t 'as un mec, pas ? C 'est ça ? C 'est ça ? Tu peux me le dire ? Oui, j
un mec. T 'as un mec ? Oui, j 'ai un mec.
Tu sais que...
Simbad, tu l 'as entendu ça.
Je ne veux pas que ce mec... Non, tu ne vas pas... Je ne veux pas que ce mec
vive sous le même toit que Simbad. Tu es au courant de ça.
Toi, tu es au courant ? Tu n 'as plus d 'emprise sur moi ? Tu fais ce que tu
veux avec ton cul.
Mon fils n 'a pas à voir un rapport avec un homme que je n 'ai jamais rencontré.
Non, mais tu es devenu dingue. Non, je ne suis pas devenu dingue.
Je ne suis pas devenu dingue.
Je ne sais pas avec qui tu traînes.
Mon fils ne s 'approche pas de ce mec. Tu m 'entends, Tony, ou pas ?
Parce que si ton mec approche mon fils dans la cocotte, moi je vais commencer Ă
m 'occuper des histoires et je te jure que ce ne sera pas dans un bureau d
'avocat. Tu peux commencer parce que mon fils a rencontré mon mec et il s 'aime
beaucoup.
Tu as des leçons à donner ? Tu as des leçons à donner sur ce que tu as fait,
mec ? Qu 'est -ce que t 'as fait, toi, pendant des années sur moi ? Qu 'est -ce
que t 'as fait pendant des années sur moi ? Oh, oh, oh ! Ça va, ça va ! Et la
maltraitance psychologique que t 'as fait sur moi, tu m 'en fais pas plus de
que n 'importe quel coup de poing ! Tony, ça suffit ! Il va s 'en aller,
c 'est bon ! T 'en vas, Jean -Claude ! Allez ! Reste lĂ ! Allez !
Allez les gars ! Love, love, love !
Allez -y, asseyez -vous.
Ça va mieux, votre jambe ? Je boite encore un peu, mais je suis dĂ©jĂ
remarcher.
Vous commencez par regarder les dessins de ce qu 'on date, qui ont bien évolué
tout au cours de l 'année. Ça, c 'est les plus anciens ? Voilà , ce sont les
anciens. Il y a déjà l 'évolution.
Alors là , il y avait un thème, le thème de la mort.
Petit problème de circulation.
Avec les motos, les trucs de vélo et tout ce qu 'on dit.
Désolé.
Bonjour.
Comment allez -vous ? Ça va bien ? Bonjour.
On a commencé un petit peu à regarder les dessins qui sont très intéressants.
en parlait avec...
C 'est lui qui a fait tout ça ? Oui, c 'est lui.
C 'est Symbathe.
Ça te fait de l 'or, c 'est cher ? Oui, ça y est, c 'est acquis.
Demandez -lui l 'or, vous verrez.
Parce qu 'il ne parle jamais de l 'or. Moi, si, je lui ai posé la question
de fois, il m 'a répondu.
Il arrive Ă la version d 'un montre.
Mais alors là , c 'est surtout grammaire, écriture, dictée.
Il est très appliqué.
Ah oui ?
Calma. Très appliqué, oui.
Remarquablement appliqué pour un garçon, j 'avoue que... Comment ça, pour un
garçon ? Oui, en général, les garçons arrivent plus tard à une écriture
J 'ai des filles qui ont une plus grande capacité às 'appliquer dans le
graphisme. Appliqué, c 'est sa mère.
L 'élégance, peut -être plutôt mon père.
Mon père, qui est très élégant.
Écoutez, en tout cas, c 'est tout à fait satisfaisant et il est très motivé.
Je suis ravie que vous soyez là tous les deux, parce que nous avons la très
bonne nouvelle de son passage dans la classe supérieure à vous annoncer.
Donc on est très heureux, vu les débuts qui étaient un petit peu difficiles.
Bravo à vous, puisque vous l 'avez aidé à arriver à ses progrès.
Vous pouvez ĂŞtre fier de lui.
Merci.
On a fait le tour pour aujourd 'hui ? Je crois qu 'on a fait le tour.
D 'accord.
Merci beaucoup pour votre patience.
Merci. Merci encore.
C 'est normal.
Au revoir.
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