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Original subtitles

...

Déferlement des vagues

...

...

"Hey" - Pixies

"Hey" - Pixies

...

...

Un téléphone vibre.

...

...

...

...

-Oui, mon doudou.

*-On est à la porte avec papa, je veux récupérer ma planche.

*-Et ton sac de cours.

-Oh non, t'es chiant.

*-Ouvre, le train est dans 30 minutes.

-Tu bouges pas, hein ?

-Chris, merde ! -J'arrive !

On tambourine Ă  la porte.

-Chris ! -Oui !

-Qu'est-ce tu fous ?! -Ca va...

...

-Ah, ben voilĂ .

-Tu es vraiment étourdi.

HĂ©, bisou.

-Ouais.

-Magne-toi ! -Oui.

-Tiens.

-Il y a tout, lĂ  ?

-Oui, j'ai vérifié.

-J'imagine

que tu as vérifié ça.

Et ça...

T'as une tĂȘte horrible.

Tu as fait la fĂȘte

hier soir ?

-Non, j'ai travaillé toute la nuit à l'hÎpital.

-C'est quoi le drame cette fois ?

-Un accident de bus.

-De bus ? -Oui, de bus scolaire.

-Merde, des jeunes, alors. -TrĂšs.

Deux classes de maternelle, une boucherie.

Bon, Milo, magne-toi.

-Deux secondes.

-Attends, tu vas oĂč ? Milo !

-(Yes.)

-Comment vous avez géré ?

-OK, c'est bon !

-Comment on a géré...

Comme on a pu, voilĂ .

On a sauvé ce qui restait à sauver.

Pour tout te dire,

je viens de rentrer, donc... -Merde, c'est affreux.

Je pensais pas.

-Bah, non,

tu pensais pas.

Bon, Milo,

tu speedes, lĂ  ? -On peut y aller.

tu speedes, lĂ  ? -On peut y aller.

-Bonnes vacances, bisou Ă  Papichou.

-HĂ©, c'est toi qui l'amĂšnes.

-On avait dit que c'était toi.

-On a notre présentation

dans 20mn avec Isa.

Impossible. -Pareil.

-On fait quoi ? -Il y va tout seul.

-Il ne va pas Ă  la gare tout seul.

-Laissez-moi m'envoler.

-Oui, allez.

-Milo, comment on va d'ici Ă  la gare Montparnasse ?

-Je connais par coeur.

Faut prendre la ligne 8,

Ă  Bastille, je change.

Je prends la ligne 6... Non, non.

Je prends la ligne 8.

AprĂšs, la ligne 7. Non, aprĂšs la ligne 8, la ligne 6.

Je prends la 8 Ă  Bastille.

-OK, je l'emmĂšne.

-VoilĂ , merci. -VoilĂ .

-(Fait chier.)

-AprĂšs, je prends la ligne 6.

Chris soupire.

Ah, je prends mon sac.

Merci. -Bisou, quand mĂȘme.

-Salut, papa. -Bonnes vacances.

Elle klaxonne.

-Dis au revoir Ă  Isabelle.

-(Oh, putain.)

-Coucou ! Coucou !

-Fais-lui coucou,

toi aussi.

-Pourquoi moi ?

-(Fais un effort.)

Klaxon -Hey.

Klaxon -Hey.

-HĂ© !

-Tu vois comme elle est contente ?

-Formidable.

-Le surf, dans la mousse.

-Oui, oui, t'inquiĂšte.

Milo reçoit un message.

*-Grosse soirée à la plage !

*-OUAIS !

*-Rendez-vous ce soir !

*Ramenez de l'alcool !

*Ramenez des trucs parce qu'il y a presque rien, c'est chiant.

-Tu peux ouvrir,

s'il te plaĂźt ?

Attends, c'est quoi, ça ?

-Quoi ?

-Comment tu t'es fait ça ?! -ArrĂȘte, touche pas !

-J'appelle ton prof principal,

ça peut plus durer.

-Pour quoi faire ?

-Milo, si t'as un problĂšme,

faut en parler. -J'ai pas de problĂšme, moi.

-Tout le monde peut

se faire harceler.

Toi, t'es la cible idéale.

T'es tellement gentil,

c'est pas une raison pour le normaliser.

c'est pas une raison pour le normaliser.

-Mais je me fais respecter, ça va.

-Toi, tu te fais respecter ? -Evidemment.

-T'es sûr ?

-Ben, oui.

Mais arrĂȘte de parler de ça, c'est gĂȘnant.

-Ca va, personne m'entend.

*-HĂŽtel de ville.

-Va checker la carte,

je sais pas si c'est la prochaine ou celle d'aprĂšs.

*-HĂŽtel de ville.

-Grouille, Milo.

-C'est celle d'aprĂšs, je crois.

-Tu crois ou t'es sûr ? -Oui, je suis sûr.

-Qu'est-ce qu'il y a ?

-Non, mais rien, rien, t'inquiĂšte.

-Bah non, dis-moi.

-J'sais pas...

J'ai un truc bizarre avec mes yeux.

-"Bizarre", ça veut dire quoi ?

-Je vois pas trĂšs trĂšs bien, quoi.

Je...

Je...

-C'est pour ça que tu te fais mal ?

Je peux appeler un ophtalmo.

Milo ?

*-Attention Ă  la marche Ă  la descente.

*-Please, mind the gap...

-Non, mais vraiment c'est rien, t'inquiĂšte pas.

Brouhaha du métro

...

-Merci Adam, c'est gentil de nous prendre

entre deux rendez-vous.

-Ca me fait plaisir, tu le sais bien.

Assieds-toi lĂ .

-Milo, va t'asseoir.

-Malo. -"Milo", "Milo".

-Antécédents ?

-Non.

-Opération ? -Non plus.

-Allergie quelconque ? -Non.

On trouvera un autre train, t'inquiĂšte.

-Pas de particularité de santé ?

-Non.

-OK.

Alors qu'est-ce qui t'arrive ?

-Il... il semblerait que Milo

ait une sorte de gĂȘne,

et qu'à cause de ça, il se fait souvent mal.

Montre-lui.

-Non, c'est bon, je vais pas lui montrer.

-Non, c'est bon, je vais pas lui montrer.

-Pour qu'il comprenne. -Non.

-TrĂšs bien, alors explique-lui.

-Il faut que je comprenne,

alors raconte-nous.

Qu'est-ce que tu vois ?

-Allez Milo, vas-y.

-En fait, je vois...

En fait, je vois comme dans un tunnel bizarre.

-Oui, et ?

Il est bizarre comment ton tunnel ?

Sois plus précis. -Bah, bizarre...

Je sais pas...

Je peux pas ĂȘtre plus prĂ©cis, il est bizarre.

-Non Milo, "bizarre", c'est pas précis.

-Cette image,

tu la vois comment ?

-Elle est moche.

-Non, mais...

Sans bouger la tĂȘte,

tu la vois comment, l'image ?

-Je la vois pas si je regarde comme ça.

-D'accord. Concentre-toi, mets ta main lĂ .

Je vais avancer mon doigt,

dĂšs que tu le vois, tu me le signales.

D'accord ? -OK.

Non.

Non.

-LĂ  ? -Non, je vois pas.

-Milo, concentre-toi, quand mĂȘme.

-Je me concentre, ça va !

-Non ? -Non, non.

Je vois pas.

LĂ , je le vois.

-OK.

L'autre cÎté, pareil, d'accord ?

LĂ  ?

-Non.

-LĂ  ?

-Non.

-LĂ  ? -LĂ , je le vois.

-OK.

On va faire un petit examen, viens avec moi.

-L'étude de notre empreinte écologique a pris 2 ans,

les actions Ă  mettre en place pour repenser notre modĂšle

sont conséquentes, mais urgentes.

On partirait sur un investissement

de 800 000...

-Tu vas dire quoi

aux actionnaires ?

-On leur dira qu'on n'a pas le choix.

*Texto

Excusez-moi.

-On a revu les indicateurs,

-On a revu les indicateurs,

les plans d'investissements sur trois ans...

-Milo souffre d'une rétinite pigmentaire.

C'est une dégénérescence

des cellules de la rétine.

TrÚs avancée dans son cas.

La vision de Milo actuellement

est comme dans un tunnel qui se rétrécit.

Le gĂšne est transmis par l'un

des deux parents.

Ou les deux si les deux sont porteurs de ce gĂšne.

-Mais... ça s'opÚre ?

-Malheureusement,

non.

C'est irréversible.

-Mais il va pas devenir aveugle...

-Ca arrivera quand ?

-Impossible à déterminer.

Alors on va procéder par étapes.

D'abord une prise en charge rapide, ensuite,

des tests génétiques.

J'ai appelé le Dr Mangin, spécialiste en la matiÚre.

Il va vous recevoir

Ă  l'INJA. -Pardon, c'est quoi ?

-Un établissement aménagé

oĂč Milo va pouvoir... se familiariser avec son handicap

et faire l'apprentissage notamment du braille et de la canne blanche.

et faire l'apprentissage notamment du braille et de la canne blanche.

-La canne blanche...

-Vous avez rendez-vous

aujourd'hui Ă  14 heures.

-Désolé, mais ça m'arrange pas trop, en fait.

C'est quoi, ce truc de "ninja",

exactement, lĂ  ?

-T'as bien compris

ce qu'il a expliqué ?

-Oui, mais lĂ , le problĂšme,

c'est que je pars en vacances.

Je suis pas censĂ© aller je sais pas oĂč

Ă  des rendez-vous.

Ca vous ennuie pas si on décale

de quelques jours ?

S'te plaĂźt.

-Merde ! Chris donne des coups dans la porte.

Elle pleure.

...

Brouhaha

...

...

-Je peux ?

-Oui, vas-y, vas-y.

...

-Tu peux m'aider ? -Oui, oui.

Tiens.

-Merci.

-Je vous laisse patienter, le Dr Mangin arrive dans une minute.

-Putain, je crois que c'est celle-lĂ .

-C'est un cauchemar.

-C'est un cauchemar.

On est sûr de cet ophtalmo ?

Il est pas noté sur Doctissimo.

C'est pas normal, ça.

-Oh, t'es con... -Je plaisante pas.

-Je sais.

On peut pas lui laisser ses 15 jours de vacances ?

-Chris, on peut pas annuler ses rendez-vous,

c'est trop important.

ThĂšme cristallin

...

Chris !

Qu'est-ce que tu fous ?!

-Milo ?

Tu pars en vacances. -Vraiment ?

-Chris, on peut pas faire ça.

-Juste 15 jours.

-(Putain.)

ThĂšme cristallin

...

...

-Donc on va oĂč ? -On peut aller partout, en fait.

On peut aller au Brésil.

Au Mexique,

en Tanzanie...

-Oui, enfin, je pensais quand mĂȘme rester en France.

Le Périgord...

L'Auvergne, c'est le plus beau.

-Non, je ne crois pas.

Tu peux prendre l'avion, quand mĂȘme. -Oui, mais comme on a peu de temps...

En plus, c'est cher en ce moment. -Ah oui, OK.

-Pourquoi toujours vouloir partir aux antipodes ?

-Notre fils va ĂȘtre aveugle, et toi, tu veux l'amener Ă  Vulcania ?

-Pourquoi pas ?

-Tu changes pas.

-Ca veut dire quoi ?

-Ca veut dire quoi...

T'as toujours été comme ça.

-Vas-y, explique.

-Eh ben, t'es...

t'es petit, lĂ ...

T'es étriqué, voilà.

-Je suis étriqué, moi ? -Oui.

Et puis, t'es radin aussi.

-C'est faux.

-J'attends toujours ta moitié de la planche de surf.

-J'attends toujours les 50% de l'appart.

-C'est de ma faute si l'immobilier est en crise ?

-C'est de ma faute si l'immobilier est en crise ?

-Ton agent immobilier a l'air trÚs occupé.

-Faux, il a les clés, il vient quand il veut.

-Donc c'est lui qui ne veut plus venir, forcément.

-Ca veut dire quoi ?

-Ca sent beaucoup le rhum chez toi.

-Quoi ?

-Tu veux que je te dise ce que tu es ?

C'est pas agressif, mais sincĂšre.

Pour te rendre service.

T'es alcoolique.

-Ca n'a rien Ă  voir, Antoine.

-Il était arrangé à quoi ton bus scolaire, cette nuit ?

Vanille ? Kiwi ?

-Tu sais ce que tu es ?

-Je sais, je suis étriqué.

-Non, t'es un connard.

-Toi, t'es pas une conne de m'insulter devant Milo ?

-"Etriqué", c'est un défaut.

-ArrĂȘte... -Putain, mais vos gueules !

Ca fait trois heures que je vous entends.

C'est bon, vous vous engueulez,

je suis lĂ  aussi, moi !

-Pardon, chaton. -Excuse-nous.

-Oui, bah, excusez-vous, oui.

N'importe quoi.

On va chez Papichou.

-T'es sûr ?

-Oui, je suis sûr.

C'est mes vacances, c'est moi qui décide.

C'est mes vacances, c'est moi qui décide.

-Parce que là, je réfléchis, mais en fait, elle a raison, ta mÚre.

La Tanzanie, en plus,

ça doit ĂȘtre extraordinaire.

Les girafes, les éléphants...

Les gnous aussi. Hein ?

-On va chez Papichou.

Et on passe Ă  autre chose. -(Papichou.)

(Oh non, pas Papichou, putain.)

Trafic de l'autoroute

...

*-Mon amour, c'est une tragédie,

*mais on va se relever,

*on va traverser ça ensemble.

-Tiens, je t'ai trouvé ton préféré.

Poulet tandoori. -Non, merci.

*-Ils sont revenus, lĂ  ?

-Ils sont revenus, oui.

*-Je vais leur faire un coucou en visio, passe-les-moi.

-Ca capte pas trop. *-Mon coeur, je veux leur parler.

-Ca marchera pas la vidéo.

J'ai plus de batterie, en plus.

*-Chéri, juste une minute. -Isa, je te jure... Bon.

Elle veut absolument vous parler.

Hein ?

(Faites un effort.)

OK, j'essaye la visio. *-Ouais, vas-y.

*Coucou, tout le monde !

-Coucou.

-Coucou, Isabelle. *-Il peut me voir ?

*Enfin il m'entend ? -Oui, trĂšs bien.

*-Super. Chéri, je vois le parking.

*Super. Milo, tu sais que je pense fort, fort, fort,

*fort, fort Ă  toi.

*J'ai pas vu, il a entendu ?

*Hein ?

*Il m'a entendue ?

-(Milo ? Réponds-lui, s'il te plaßt.)

-Ah oui... merci Isabelle, c'est gentil.

*-J'ai encore le parking, Antoine. -Ah, pardon.

*-Voilà. Mon chéri, j'ai une surprise pour toi.

*Regarde, on pense tous Ă  toi. *-COUCOU, MILO !

*-Il y a tout le monde, il y a Hervé, Jean-Luc.

*Regarde, il y a Sandrine aussi.

*Tu sais, devenir aveugle,

*c'est pas la fin du monde,

*crois-moi.

*Toutes les choses laides de la vie,

*tu les verras plus, c'est génial !

*-OUI, CA VA ALLER !

*-Plein d'aveugles ont réussi leur vie : Stevie Wonder,

*Andrea Bocelli, Michel Petrucciani...

*Andrea Bocelli, Michel Petrucciani...

-Non, Michel Petrucciani n'était pas aveugle.

-HĂ©, faut qu'elle arrĂȘte, lĂ .

*-Qu'est-ce qu'il dit ?

-Il te remercie pour ta gentillesse et il remercie tout le monde.

*-OUH... ! *-C'est normal, mon chéri.

*Avec tout cet amour,

*il t'arrivera que du bon.

-OK, ça capte plus, là.

On t'embrasse.

*-Bisous tout le monde, bisous Chris.

Au revoir, et je vous... Ca a coupé.

ThĂšme cristallin

...

Quelqu'un entre.

-(Papa ?)

Papa ?

-Hum...

Hum.

Ah. -Coucou.

-Salut, ma chérie.

-Salut.

-Bonsoir, Papichou.

-Tu peux lui dire d'éviter de s'asseoir

sur le marcassin de ta mĂšre ?

-Antoine, le marcassin.

-Oh, pardon.

C'est magnifique, d'ailleurs, quel talent elle avait, MichĂšle.

-Et le petit ?

-Il est dans sa chambre.

Papa, elle vient toujours,

la femme de ménage ?

-Bien sûr, tout le temps.

-Et ça, c'est quoi ?

-C'est quoi ? C'est rien du tout.

-Te fous pas de moi, papa.

-C'est juste le fond, fallait finir.

-Ca va mieux,

votre diabĂšte, du coup.

Moi, je grignoterais bien un petit truc.

Moi, je grignoterais bien un petit truc.

Un truc simple,

un fruit...

-Oui. Oui, bah oui.

Bah, deux secondes.

Hein ?

A peine arrivé, il m'agresse déjà.

Il m'avait pas manqué, oh là là.

-Tu peux éviter

de le contrarier ?

Il est encore fragile. -(Qu'est-ce que j'ai dit ?)

(J'ai rien dit.)

-(A peine arrivé,)

(tu t'assois directement, tu lui parles de son diabĂšte...)

-(Déjà, tu le croyais mort.)

Quelqu'un frappe Ă  la porte.

-HĂ© !

Ca va, Papichou ?

-Et toi, ça va, p'tit gars ? -Oui.

-Tu fais quoi, lĂ  ?

-Non, je regardais la mer, tranquille.

-C'est tout moi, ça, j'ai pas fait ton lit.

Nous voilĂ  bien avec les deux boulets.

Ils vont rester ici avec nous 15 jours ?

-C'est chiant. Ca saoule.

-Tu m'étonnes.

-Tu m'étonnes.

Et toi, alors, t'es devenu miro ?

-Oui, bon, c'est pas trĂšs grave.

Ca va.

-C'est la saison, moi, pareil, passé l'hiver,

j'ai mes hémorroïdes qui reviennent, je me suis résigné.

J'ai pas raison ?

-Si, si, t'as raison.

-Allez, tiens.

Prends le cÎté droit, enfile-le dans le matelas.

Ah non, t'y vois que dalle.

Ca va ĂȘtre pĂ©nible ton truc, je te le cache pas.

-AprĂšs, je vois quand mĂȘme bien, je peux t'aider.

-Enfile le cÎté droit.

Eh ben, voilĂ .

Tu feras le reste, la couverture et tout le tintouin.

Ah, par contre...

Si tu peux tirer la fenĂȘtre derriĂšre toi quand tu sors.

Sinon, ça fait des courants d'air.

-OK. Je fais ça, t'inquiÚte.

-Allez, bonne nuit p'tit gars.

-Merci, Papichou.

-Franchement, t'abuses, papa. Regarde un peu ce tas de vaisselle.

-C'est vraiment pas opérable ?

-Non, c'est pas opérable, il n'y a rien à faire.

-Ca va aller.

Ca va aller, d'accord ? Chris pleure.

Hein ? Il va s'en tirer.

...

OK ?

Je t'aime, ma chérie.

(Je t'aime.)

Déferlement des vagues

...

...

*Musique au loin

...

Cris, rires

...

ThÚme électro angoissant

...

...

ThÚme mélancolique

...

-Non, non, non, non, non, putain, non, non !

Fait chier...

...

...

...

Quelqu'un ouvre une porte.

-J'ai envie d'ĂȘtre avec lui tout le temps.

-(Moi aussi.)

Déferlement des vagues

...

Oh putain, il est oĂč ?

-Toujours rien, et toi ? -Non. Non.

Il devrait pas ĂȘtre loin normalement,

mais je le vois pas.

-Attends, lĂ .

LĂ , regarde.

LĂ -bas.

-Milo ! -Milo !

-Viens, on rentre.

-Laissez-moi tranquille, j'ai pas besoin de vous !

-Viens, chéri. -Allez, tu vas geler.

Laisse-moi tranquille, toi !

-Milo, oh !

-Viens, on va te guider. -J'ai pas envie d'ĂȘtre guidĂ© !

C'est pas juste, putain ! -Je sais.

-C'est pas juste !

Antoine pousse un hurlement.

Antoine pousse un hurlement.

...

-Ca fait du bien !

Chris pousse un hurlement.

-Sa mĂšre la pute de maladie de merde, fait chier... !

-Putain... !

Milo hurle.

EspÚce d'enculée de merde !

...

ThÚme mélancolique

...

ThĂšme cristallin au piano

...

"La Campanella" - Franz Liszt

...

...

-C'est pas ton mec de l'été dernier ?

...

-Il va se faire défoncer s'il y va.

-Il va déchirer le spot,

c'est sûr.

-La grenouille

sort de sa taniÚre pour étirer ses longues jambes

afin d'attirer auprĂšs de lui sa femelle en rut...

Pour potentiellement la ken. -Ferme ta gueule.

...

-Oh ! Milo !

-Et papa grenouille

arrive aux abords de l'eau pour attraper son petit.

-Viens ici ! ArrĂȘte ça !

-Qui va a priori

bien se faire défoncer.

-ArrĂȘte, c'est pas cool.

-Chéri, c'est trop dangereux dans ton état.

-C'est bon papa, ça va.

-ArrĂȘte. -LĂąche-moi, c'est bon !

-Donne. -Mais tu me lĂąches !

Non !

-ArrĂȘte ça.

Allez, viens. -Non.

Putain, lĂąche-moi, c'est pas possible !

-Oh, meuf...

Oh, la vache !

-Tu vois pas que je suis emmĂȘlĂ© ?!

Il chantonne.

...

...

Milo, tu veux un Dinosaurus ? -Non, merci.

Il chantonne Ă  nouveau.

...

SĂ©rieusement, mĂȘme les Dinosaurus ?!

-Surtout les Dinosaurus, papa.

-Ils étaient pour ton fils.

-Tiens.

-C'est quoi cette merde ?

-Milo, tu vas ĂȘtre content,

on a l'embarras du choix

pour passer des super vacances.

Non, ça non.

HoulĂ .

Ah, la médiathÚque !

Avec un super rayon BD, il y a des mangas,

tout ce que t'adores.

-Sérieux, la médiathÚque ?

-Oui, pourquoi ? -T'as oublié l'étiquette.

-Hein ?

-Tiens.

Accrobranche, ça, c'est cool.

Avec une tyrolienne de 30 mĂštres de haut.

Avec une tyrolienne de 30 mĂštres de haut.

-C'est fermé, c'est fermé, ça.

C'est pas grave, il y a d'autres activités encore plus géniales.

-Le musée, oui.

Téléphone -Ca dépend ce que c'est. Oui ?

-Bateau. Un tour en bateau.

-Oui ?

-Ca, c'est cool.

"Massage balinais, Lomi Lomi, californien, Ă  quatre mains."

Milo, on se fait ça, non ?

T'es partant ? -Super.

-OK, cool.

-Au revoir, docteur.

C'est le Dr Mangin.

Sérieusement, Chris,

il t'a laissé

dix messages.

On fait n'importe quoi, lĂ .

On rentre Ă  Paris. -Quoi ? Non, je reste.

En plus, c'est parti, je vois mieux.

-ArrĂȘte, Milo.

-Maman !

S'il te plaĂźt !

-Chéri, ton pÚre a raison.

-Mais non, je rentrerai pas !

...

-Qu'est-ce qui se passe ?

-Pardon Papichou.

-Non, non, c'est pas grave bonhomme. C'est pas grave, c'est rien.

-Ca n'a rien Ă  voir,

ça aurait pu arriver à tout le monde, ça.

-Je crois pas, Milo.

Milo claque la porte.

Quelqu'un frappe et entre.

-Je peux entrer ?

-Oui, oui.

-Je vais te dire un truc que j'ai jamais dit Ă  personne.

Depuis que ta grand-mĂšre est partie,

je fais celui qui va bien, qui est cool avec ses blagues Ă  deux balles,

mais c'est pas vrai.

Je suis dans le brouillard total, pareil que toi.

Maintenant qu'on en est lĂ , toi et moi,

on peut peut-ĂȘtre se dire...

On va essayer d'accepter notre destin tous les deux ensemble.

Hein ?

Par exemple, moi,

je peux commencer par arrĂȘter de bouffer n'importe quoi.

Et toi, tu vas voir ce spécialiste.

Hein, qu'est-ce tu en penses ?

Parce que comme disait ta grand-mĂšre avant de mourir,

ce qui nous tue pas nous rend toujours plus fort.

C'est vrai qu'elle est morte du coup, c'est pas un bon exemple.

Mais la citation est quand mĂȘme bonne.

Milo, tu peux lùcher ton téléphone ?

Je me confie à toi, là, tu pourrais m'écouter.

-Regarde ce que j'ai trouvé.

Il y a un spot de repli carrément surfable, là.

-Je crois vraiment pas que le surf soit la priorité, là, maintenant.

Alors comme a dit maman, on va accepter notre destin.

Alors comme a dit maman, on va accepter notre destin.

OK ?

-Franchement, t'en as pas marre de te faire dicter ta vie par ta fille ?

-Ca veut dire quoi, ça ?

-Tu m'aides, et c'est Ă  toi.

-T'es un p'tit con, hein ?

-J'y suis allé fort,

quand mĂȘme.

Hein ?

-Oui.

Quelqu'un arrive.

Alors ?

-Ben alors, il est dévasté.

-Tant que ça ?

-Evidemment, vous lui promettez des vacances de rĂȘve avec ses parents,

une journée thalasso

avec massage Ă  quatre mains

avec massage Ă  quatre mains

et d'un coup, plus rien, terminé.

Vous imaginez

la violence ?

-La journée thalasso, il s'en fout, Milo, non ?

-Il avait l'air intéressé.

-Vous plaisantez, il s'en fout.

Mais il se faisait une joie

de vous avoir pour lui tout seul.

Il attend ça

depuis des années.

-Je vais lui parler.

-Ah non, non, non.

Il n'a plus du tout

envie de vous voir.

Allez prendre l'air, revenez le plus tard possible, je m'en occupe.

-J'ai repris rendez-vous avec le spécialiste.

-Vu son état, pardon, mais Paris, c'est pas la priorité.

Allez-vous-en, et je vous appelle quand ça ira mieux.

-Je sais plus, lĂ .

Qu'est-ce qu'on fait ?

-Bon, ben on y va.

-Milo ? On va faire un tour,

on revient vite.

-Voilà, c'est ça, à plus tard.

-Donc on va oĂč ? Hein ?

-Donc on va oĂč ? Hein ?

-Je sais pas.

Ils démarrent.

-Et voilĂ  le travail...

Papichou rit.

Normalement, t'as pas besoin de pédaler, là, hein ?

-Olé ! -Allez roule, roule !

-Attends, attends, ça va vite, là.

-Ouais, la vitesse ! Tu mets Ă  2, allez, Ă  3 !

Youhou ouh... !

-Ouais ! -LĂąche pas le guidon !

-Oui, c'est bon.

-Youhou... !

-J'ai plus de force. -Tu continues, tu te démerdes !

-C'est gentil, mais t'étais pas obligé de venir, tu sais ?

-T'inquiĂšte.

C'est bon, c'est une bonne idée.

-Ca va ? -Oui, oui.

-Bah non, je vois bien

que ça va pas, là.

Hein ?

-Je suis plus jamais lĂ  pour lui,

et le peu de fois oĂč je suis lĂ ...

je l'écoute pas, je...

je lui gueule dessus, je lui interdis tout.

je lui gueule dessus, je lui interdis tout.

Tu m'étonnes qu'il me déteste.

En fait, depuis le divorce,

il n'a plus de pĂšre.

Je lui ai gùché sa vie. -Enfin...

ArrĂȘte ton cinĂ©ma.

-ArrĂȘte de te foutre de moi.

-T'as rien gùché du tout.

Milo, il s'en fout de toi.

-Oui, je sais.

-Je te rassure, il s'en fout de moi aussi.

Ce qu'il veut, c'est elle.

-Hum ?

C'est qui ?

-Elle s'appelle Nina.

-Je vois bien, mais elle sort d'oĂč ?

-Ils sont sortis ensemble

l'été dernier.

-T'es sûr de ça ?

-Tu likes ses photos ?

-Elles sont marrantes.

-Personne fait ça.

-Tu crois ?

-Vas-y, délike !

Délike, je te dis !

-C'est bon, je le fais.

-Oh, j'te jure... Pardon.

-Ce moment est pour vous.

-Pardon. -Je vous en prie.

Il écrit un message.

-Attends, tu fais quoi maintenant, lĂ  ?

-Attends, tu fais quoi maintenant, lĂ  ?

-J'envoie un message. C'est bon.

-T'envoie un message Ă  qui ?

-"Bonjour Nina, c'est le papa de Milo."

-Oh non, c'est pas vrai.

-"Désolé d'avoir liké

"vos photos.

"Milo

"est malvoyant..."

-Mais t'es sérieux, là ?!

-Je prĂ©fĂšre ĂȘtre franc, ça Ă©vite les malentendus.

-T'es complĂštement con.

-Calme-toi. -Rends-moi mon téléphone !

Cris, rires

...

-Papichou, le pic est lĂ -bas,

c'est ça ?

-Tu le vois pas ?

-Si, si, mais c'est pour ĂȘtre sĂ»r.

-A 15 m, il y a une famille, sous un parasol jaune

avec une petite fille,

tu la vois ?

-Euh... ouais.

-Tu passes Ă  sa droite.

Ensuite, tu passes Ă  gauche

du type avec sa carriole Tropico.

Tu marches tout droit, Ă  50 m, c'est la passe.

Mais fais gaffe,

il y a un pĂȘcheur, lĂ , il a lancĂ© sa ligne.

Avec le labrador.

Avec le labrador.

-Ah oui, OK. OK, d'accord.

-Milo ?

Ca va aller ? -Oui.

A toute.

Grondement des vagues

...

Milo est essoufflé.

-Bonjour.

Grondement de la vague

...

...

-Oh... !

...

Bouge de chez moi ! Dégage !

Oh ?!

HĂ©, tu fais quoi, lĂ  ?!

-Désolé, je t'ai pas vu.

-Je t'ai gueulé dessus.

-Je t'ai pas vu, ça va.

-Va patauger ailleurs !

-Oh, tu le lĂąches, lĂ  !

Casse-toi ! Abruti. -Ca va pas ou quoi ?

-Vas-y,

dégage.

-C'est bon. -Dégage.

-Milo, tu me vois bien ?

-Bah oui, je te vois bien.

-Bon, rame alors.

-Hein ?

-Hein ?

-Rame !

ThĂšme pop rock

...

...

*-Quel plaisir de retrouver ce studio

*et ce public !

Quelqu'un entre.

*Quel plaisir de retrouver nos danseurs.

-Alors, comment il va ?

-Super.

Enfin, il se remet doucement, quoi.

Il se prépare dans sa chambre, là.

Je l'ai autorisé à aller voir une copine.

-T'as bien fait. Hein ? Chouette.

Super.

Antoine renifle.

...

-Ca sent les frites.

-Non.

-Non ?

-Non.

-Hum.

-Coucou.

-Coucou.

-Dis-moi, chéri,

tu as tout ce qu'il faut ?

-Papichou m'a donné 20 balles. -Non, je veux dire...

T'as tout ce qu'il te faut ? Sinon, je t'en file une.

-Maman, c'est un peu gĂȘnant, ça.

-OK, je posais juste la question.

Allez, bonne soirée. -Ouais.

Non, mais en fait...

J'en veux bien une.

Je les ai oubliées à Paris.

-Ben, tiens.

-Merci.

Mais t'en as comme ça sur toi, normal, quoi ?

-Allez, bonne soirée mon chéri, te mets pas en retard.

-Oui, oui.

-Je nous prépare un truc à manger ?

-Moi, c'est bon, j'ai mes brocolis.

-Pour deux, alors. Ah, non...

Tu veux aller au restaurant ? -Moi.

Non, pas toi.

Je suis invitée par des amis d'enfance,

je vais pas débarquer avec mon ex.

Tu m'en veux pas ? -Non.

-Vous allez passer une super soirée.

Ne vous chamaillez pas trop. -Tu dis quoi ?

-Allez, bye. -Non, attends !

*Chanson en fond sonore à la télé

*...

-C'est quoi ce machin ? Franchement, qui regarde ces merdes ?

-Moi.

J'adore.

-Hum, hum.

Oui, oui.

Elle chante bien

la grande biche. -C'est un renard des neiges.

-Ah... ah oui.

Hum.

*...

Hum, hum.

*...

Vous savez, Papichou...

-"Alain".

-Alain, oui.

Comment dire ?

Je l'ai aimée votre fille. Profondément, passionnément.

Seulement, avec le temps,

Seulement, avec le temps,

l'amour s'est estompé.

Mon cÎté rationnel, on va dire,

et son immaturité...

Sa fantaisie, plutĂŽt.

Sa fantaisie, oui.

Ca marchait plus, quoi.

Nos coeurs se sont assombris.

Mais maintenant, Chris et moi,

je crois qu'on aimerait retrouver un peu de lumiĂšre pour Milo.

Pour nous tous, en fait.

Du coup, si vous voulez bien, bien sûr,

vous pensez que ce serait possible de me détester un tout petit peu moins,

Pap... Alain ?

*...

-Non.

*...

Je crois que c'est une grande biche, effectivement.

*...

ThÚme léger

...

-Oh, oh, c'est bien ce que je me disais.

-Oh, oh, c'est bien ce que je me disais.

Merci.

"Hell of a Woman" - Papooz

...

...

...

Aboiements

-HĂ©, salut.

-Bubule !

Bubule aboie.

Laisse la dame tranquille. N'aie pas peur, il est gentil.

-Non, non, j'ai pas peur.

*...

-Fais le tour, c'est par lĂ .

*...

-OK.

-Comment ça ? T'arriveras oĂč ? *-Chez Papichou. Antoine, tu fumes ?

-Non, pourquoi ? *-Si, tu fumes.

-Je te jure que non.

*-Je crois que c'est important qu'on la vive tous ensemble cette étape.

-Oui, bien sûr, mais là, Milo accuse vraiment le coup, c'est compliqué.

Il n'y a pas de place, ici.

De toute façon, on rentre bientÎt.

*-OK, si c'est ce que tu veux.

*Vous faites quoi ce soir ?

-Rien, je suis crevé. Je bosse un peu et je me couche.

*-Repose-toi.

*Et puis, écrase cette cigarette, ça sert à rien de reprendre.

-Mais je ne fume pas ! *-Et ne la jette pas dans la nature.

*Allez mon chat, je t'embrasse.

*Je t'aime. -Oui, moi aussi, je t'aime.

*Baiser

Bisou, chérie.

Bubule couine.

-Je nous sers un verre ?

-Oui.

J'avais pas réalisé, mais on se connaßt.

-Mais oui.

Remets-moi.

-T'as donné des cours de surf à mon fils, Milo, il y a 8 ans.

-Ah, peut-ĂȘtre, oui.

En mĂȘme temps, des gamins, j'en ai eu plein.

-Tu dis ĂȘtre archi sur ton profil.

-Ah oui, oui, j'avoue.

-Ah oui, oui, j'avoue.

Prof de surf Ă  50 ans,

je trouve que ça sonne un peu pathétique, donc...

Ca te gĂȘne pas ?

-Non, non.

-Surtout que je répare les bungalows, ça compte pour architecte.

Comment il va, le petit Malo ? -"Milo".

Ca va. -Milo.

-Non, ça va pas.

Ca va pas, on vient d'apprendre qu'il avait une rétinite pigmentaire.

-Oh, c'est galÚre, ça, t'as les yeux bouffis, tu vois rien.

-Non, ça, c'est une conjonctivite.

Là, c'est une dégénérescence

des cellules de la rétine.

Et d'aprĂšs l'ophtalmo, il va finir complĂštement aveugle.

-Ah.

-C'est pour ça qu'avec son pÚre,

on essaie de passer un maximum de temps avec lui...

parce qu'on veut qu'il se sente entouré.

Qu'il sente qu'on est lĂ .

Et puis, on voudrait qu'il emmagasine un maximum de belles images.

Et puis, on voudrait qu'il emmagasine un maximum de belles images.

Parce que, bon,

on dira ce qu'on voudra, le monde est quand mĂȘme trĂšs beau, non ?

-Tu m'étonnes.

Sinon, excuse-moi,

je ne suis pas trĂšs planning dans la vie,

et j'ai calé un poker ce soir avec des potes,

la semaine derniĂšre.

Et ils m'attendent tous pour jouer.

Du coup, ça te dérange si on accélÚre un peu le processus ?

Enfin...

-Attends.

Excuse-moi.

Désolée.

Bubule couine.

-Et merde.

...

Allez hop, poker.

Brouhaha

...

...

-C'est chaud.

-Tu vas ĂȘtre aveugle ?

-Euh... ben ouais,

c'est ça, exactement.

-Ca arrivera quand ?

-TrÚs bientÎt. -Société de merde !

Tellement anxiogĂšne qu'on tombe malade.

-Rien à voir, c'est génétique.

-Exactement.

-Bah, non.

-Ca a pas l'air si grave que ça.

-Si, une maladie comme ça,

c'est irréversible.

Mais c'est comme ça.

Il faut l'accepter, c'est la vie.

-Avant que ça t'arrive, il faut que tu voies plein de trucs.

Comme ça, t'as plein de souvenirs.

-Quels souvenirs ? Des gens qui meurent dans la rue ?

C'est une catastrophe,

le monde !

Il y a des gens qui meurent de faim,

de froid, de maladie, de sécheresse, de plein de trucs.

La vie n'est pas belle.

-T'es super dramatique.

-Tu ne perds rien du tout Ă  ĂȘtre aveugle.

-N'importe quoi.

-Mais c'est vrai.

-Moi, avant de ne plus rien voir, j'aimerais voir le Taj Mahal.

-On s'en bat les couilles.

Avant d'ĂȘtre aveugle ?

Timothée Chalamet à poil.

-VoilĂ , bien dit. -C'est qui, lui ?

-Comment ça ?

-Je veux voir sa teub.

Avant d'ĂȘtre aveugle,

il faut que tu voies les seins de Nina.

-Ah ouais.

-Mais ça va pas ?

-Montre-lui tes seins. -Vas-y, toi.

-C'est pas mes seins, la question,

les tiens sont parfaits, magnifiques, il faut qu'il les voie.

-C'est vrai que j'ai des super seins,

mais c'est pas une raison.

-C'est un futur handicapé.

-Je suis pas handicapé, ça va.

-Tu vas l'ĂȘtre.

-Mais c'est pas une raison.

-Tu penses qu'à toi, tu ne fais rien pour les handicapés.

C'est que ta petite personne.

-On parle d'un handicapé,

il n'a pas besoin de voir mes seins.

-Tu veux les voir ?

-Bah, je sais pas, je...

-Tu veux pas voir mes seins ?

-Bah si, je veux voir tes seins.

Si, je veux les voir.

-Non, mais je déconne.

Je vais pas te...

Je vais pas lui...

-Non, mais je déconne.

-LES SEINS DE NINA.

-LES SEINS DE NINA.

-Non, je vous jure...

-LES SEINS DE NINA !

-Sûrement pas.

-LES SEINS DE NINA !

-Oh, c'est chiant !

Je suis obligée de gueuler, je montrerai pas mes seins !

On change de sujet ?

-J'avoue que vous saoulez un peu, désolé.

Ca se fait pas, elle a pas envie.

LĂąchez-la maintenant.

Tu veux une biĂšre ? -Oui, merci.

-A travers le pull, tu peux voir l'esquisse d'une forme.

-Ferme ta gueule.

-Un peu de don de soi, c'est tout ce qu'on te demande.

*Rock

*...

-Bonsoir, monsieur..

-Bonsoir, vous vendez toujours des cigarettes ?

-Je suis désolé, j'ai vendu mon dernier paquet à la demoiselle.

*...

-Bonsoir.

Pardon, mais... on se connaĂźt, non ?

J'ai comme l'impression

qu'on a déjà couché

pas mal de fois tous les deux.

Je me trompe ?

Je peux m'asseoir ? -Je vous en prie.

Je trouve votre approche

trĂšs habile. -Merci.

Je vous offre un verre. -Oh oui !

Deux shots de vodka.

-Ca marche.

*...

-OK.

-Regarde.

LĂ -bas.

Tu nous reconnais pas, lĂ  ? -Non !

-Ouais...

-Elle est toujours lĂ . -Ca fait mal.

-On n'était pas dégueu.

-On était au top, oui.

-Le grand amour ?

Celui qui résiste au temps.

-Ah non, mais nous deux... -Oh, ta gueule.

Au grand amour. -Allez.

-C'était quoi, le morceau ?

-Ah, euh...

-Ah, euh...

-"Psycho killer". -"Psycho killer".

Pa-pa-pa-pa-pa...

Tu dansais comme personne.

*"Psycho killer" - Talking Heads

Oui ! -Eteins, éteins.

-Non, monte le son.

-Non, éteins, j'te dis.

Eteins.

-Ca me reprend. AĂŻe, juste un peu mal aux genoux.

Allez, viens, ça remonte. -Je te dis non.

Laisse-moi tranquille.

*...

-Chris, viens.

*-I can't seem to face up to the facts

*I'm tense and nervous, and I can't relax

-Allez, viens.

*-I can't sleep

*cause my bed's on fire

-Ressers-moi, s'te plaĂźt.

-Allez, Chris !

*-Psycho killer... -Psycho killer qu'est-ce que c'est ?

*-Pa-pa-pa-pa-pa....

*Better run, run, run, run, run away...

*Oh, oh, oh...

*Psycho killer, qu'est-ce que c'est ?

*Pa-pa-pa-pa-pa-pa...

*Pa-pa-pa-pa-pa-pa...

*Better run, run, run, run, run away...

*Oh, oh, oh, oh...

*Ay ay ay ay ay...

*...

*Psycho killer, qu'est-ce que c'est ?

*Pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa

*Better run, run, run, run, run away...

*Oh oh oh oh... ay ay ay ay...

Ce que j'ai fait ce soir-lĂ 

Ce qu'elle a...

-Tu viens ?

Couche-toi sur le lit.

Couche-toi sur le dos, genre.

-Oui.

-Oui.

-Je vais t'apprendre Ă  shifter.

Tu sais ce que c'est ? -De ouf.

-Ah non, tu vois pas du tout ce que je veux dire.

Le shifting, ça va t'aider à mieux voir le monde,

mais aussi tous les mondes que tu veux.

-OK, mais je prends pas de drogue dure encore.

-C'est pas de la drogue, c'est de la méditation.

Si t'es chaud, déjà, j'ai besoin que tu fermes les yeux.

Décris-moi ton endroit préféré.

Ca peut ĂȘtre une piĂšce, un lieu... -OK.

Mon endroit préféré au monde, déjà, je vois une piÚce toute rose.

Mais on se sent hyper bien.

-OK, trop bien.

-En fait, dans cette piĂšce...

je suis pas tout seul.

-OK.

Et il y a qui avec toi ? Est-ce que c'est une femme ? Un homme ?

-C'est une sorte de créature, en fait.

Une créature chelou.

-Chelou comment ?

-Chelou, mais...

Mais quand mĂȘme trĂšs jolie. -OK.

Mais quand mĂȘme trĂšs jolie. -OK.

-Je vais essayer de lui parler.

Ah, salut.

-T'es chiant.

OK, je vais te montrer mon endroit préféré à moi.

Tu fermes les yeux.

Faut que tu te détendes.

Concentre-toi sur ma voix. -OK.

-T'es détendu ?

-Oui, oui, ça va.

-T'as envie de rigoler !

-Non, c'est bon, ça va. -Vas-y, concentre-toi.

(C'est parti.)

T'es au milieu de l'océan.

Seul au monde, assis sur ta planche.

Le soleil rouge va bientĂŽt plonger dans l'eau.

Et tu sens la chaleur du vent dans ton dos.

Et... tout doucement...

l'océan se lÚve devant toi.

Pour toi.

Alors tu rames.

Alors tu rames.

Tu rames.

Tu glisses.

Et hop...

tu te lĂšves sur la vague.

Et tu te laisses emporter.

Et tu danses.

Tu danses.

Avec elle, vous ne faites plus qu'un.

Et vous dansez encore, et encore.

Et puis, la vague s'éteint.

Et tu t'arrĂȘtes de danser

dans un grand souffle d'amour avec la nature

qui rejette des milliards de paillettes dans le ciel

pour une seconde d'éternité.

Alors ?

T'as kiffé ?

Bon, on y va ?

-Oui.

"Despecha" - Rosaria

-Yeah, yeah, mmm...

-Yeah, yeah, mmm...

Baby, no me llame'

Que yo estoy ocupa' olvidando tus male'

Ya decidi que esta noche se sale

Con toda mis motomami'

-CON TODA MIS GYALE.

Y ANDO DESPECHA OAH, ALOCA.

BAJE CON UN FLOW NUEVO DE CAJA, BABY HACKEA.

LO MUEVO

DE LA'O A LA'O Y A OTRO LA'O.

HOY SALGO CON MI BABY

DE LA DISCO CORONA.

Y ANDO DESPECHA, OAH ALOCA.

QUE DIOS ME LIBRE DE VOLVER A TU LA'O.

LO MUEVO DE LA'O A LA'O Y A OTRO LA'O.

HOY SALGO CON MI BABY DE LA DISCO CORONA, CORONA, YEAH.

VOY CON LA FALDA,

ARO Y CADENA.

PINA COLADA, NO TENGO PENA.

TOY CON LA FEFA, ELLA ES LA JEFA.

ELLA LO BAILA, ELLA ME ENSENA, HOY NO TRABAJA,

ESTA MORENA, FUCK LA FAMA, FUCK LA FAENA.

LA NOCHE ES LARGA, LA NOCHE ESTA BUENA.

UN MAMBO VIOLENTO Y EL FIN DEL PROBLEMA.

MIRA QUE FACIL TE LO V'Y A DECIR.

MIRA QUE FACIL TE LO V'Y A DECIR.

A, B, C, ONE, TWO, THREE.

MIRA QUE FACIL TE LO V'Y A DECIR.

QUE ESTA MOTEMAMI YA NO ESTA PA'TI.

MIRA QUE FACIL TE LO V'Y A DECIR.

Bris de verre

HAN... !

-Je l'avais pas vue.

Ouais !

-OUAIS... !

-Hoy salgo con mi baby de la disco corona

Y ando despecha...

... -Bouge pas !

...

-Quoi ? -Non, non, non.

-C'est trop dangereux,

je préfÚre marcher, c'est mieux.

-Ah ben oui, évidemment.

HĂ© ?

Je peux te demander un truc ? Tu promets que tu fais pas la gueule.

-Non.

-Faut que t'arrĂȘtes de dĂ©verser tes angoisses sur lui.

-Je vois pas du tout de quoi tu parles.

Il va avoir besoin de nous tout le temps, toute sa vie.

-Oui.

Je sais.

Mais je vais me mettre à mi-temps. De toute façon, j'avais besoin d'air.

-Je vais annuler le mariage. -Mais non, enfin, pourquoi ?

-C'est plus tellement la priorité.

-Et l'accouchement, c'est pour quand ?

-Tu sais ?

-Ben, oui.

-Fin septembre.

Et c'est une fille.

-T'inquiĂšte.

Je suis sûre qu'elle aura rien. -Oui.

ThÚme mélancolique

...

...

-Tu me promets que tu me lĂąches pas ?

Hein ?

Tu m'abandonnes pas.

-Non, Chris.

Oui, promis, promis, promis.

Promis.

...

"Hey" - Pixies

...

-Oh non... -Non.

-Non, c'est pas bien, c'est pas bien.

-Non.

-C'est pas grave.

...

-Chut, chut, chut.

...

...

Chris rit.

Chris rit.

...

...

-Oh, lĂ . -Hey !

-Coucou.

-T'as passé une bonne soirée ?

-Carrément, c'était bien.

-Tant mieux. -Cool.

-Et vous, c'était bien aussi ? -Super.

-OK, trĂšs bien.

Mais c'est vrai que dans les lumiĂšres sombres,

je vous vois carrément plus.

-On est lĂ .

-Oui, oui.

-Eh ben, bonne nuit.

-Oui. Mais elle est oĂč ma chambre ?

-DerriĂšre toi. -Juste lĂ , doudou.

-Ah oui. Je la voyais pas.

Ben, bonne... bon...

-A demain. -Toi aussi.

-Fais de beaux rĂȘves, chouchou.

-(Putain.)

-(Tu veux pas dormir avec moi quand mĂȘme ?)

-Je sais pas, Chris.

Ca m'ennuie, en plus, je dors vraiment trÚs bien dans ce canapé.

Je te jure.

-C'est faux.

Me laisse pas dormir toute seule. -OK, OK.

Juste dormir, alors. Attends, mon tee-shirt.

Juste on dort.

Téléphone

...

-Oui, allĂŽ ?

(Putain, putain.) Papa ! Maman !

Debout, putain !

-Oh... -Milo...

-ArrĂȘte avec les "Putain". -Elle arrive !

-Mais qui ?

-Isabelle !

A la gare !

-Oh, putain.

-Je savais pas.

-Allez, allez, allez !

-C'est pas grave, on n'a rien fait.

-Grouillez !

-On n'a rien fait.

-Milo ! -Doudou !

Ca va, chéri ?

Ca va ?

Ca va, mon chéri ?

Tu nous vois, lĂ  ?

-Ca va. -Tu lui apportes un verre d'eau ?

-D'accord. Tu préfÚres pas un jus d'orange ?

-Oui. -Hein ?

-Oui, un jus d'orange ? -Avec plein de glaçons.

Elles sont oĂč les oranges ?

-Attends, tiens-le, chéri.

Je viens t'aider.

-Il y a un presse-agrume ? -Normalement, oui.

-J'ose pas fouiller.

-C'est pas ça, là ? -Si, oui. Voilà.

Les oranges, lĂ .

-Avec une paille, Milo ?

Ah oui, attends.

-Paille. Grand verre.

-Parfait.

-Je coupe les oranges, et tu les presses de ton cÎté ?

-Travail d'équipe. -Allez hop, c'est parti.

Hop.

Hop.

-Elles ont l'air bonnes.

T'en veux un, toi ? -S'il en reste, oui.

-Vous faites quoi, lĂ  ?

-Bah, un jus d'orange.

-Non, mais c'est quoi, lĂ , vous deux ?

-Nous deux ?

-Je comprends pas.

-Vous vous remettez ensemble ?

-De quoi tu parles ? Personne n'a dit ça.

-Ouais. Parce que c'est bizarre quand mĂȘme un peu, lĂ .

-LĂ , tu racontes n'importe quoi.

-N'importe quoi.

-Vous faites votre vie,

je fais la mienne.

-Bien sûr. -Evidemment.

-Ouais.

Je veux bien un jus d'orange, du coup.

-Tiens. -Tiens, chéri.

-Merci.

-Tu... tu veux nous parler de ce qui s'est passé ?

-Non, c'est bon.

-Milo.

On sera toujours lĂ  pour toi.

On te lùchera jamais, tu sais, ça ? -Jamais.

-Vous ĂȘtes mes parents, c'est normal.

-Alors laisse-nous t'aider. S'il te plaĂźt.

-Oui, d'accord.

-Chéri, regarde-nous.

T'es pas obligĂ© d'ĂȘtre fort tout le temps.

D'accord ?

Personne t'oblige à ça.

-OK.

ThÚme mélancolique

...

J'ai peur.

...

...

-Milo ?

File-moi un coup de main, bonhomme.

...

Tu prends la tĂȘte, et puis on l'avance.

Tu prends la tĂȘte, et puis on l'avance.

Allez.

...

-Qu'est-ce que tu fais ?

-Toutes ces horreurs, avec ton truc, tu les verras plus, mais moi...

Alors hop, Ă  la brocante !

On la met sur le flanc.

Tu prends le socle, je prends la tĂȘte.

Une, deux, trois, et hop-lĂ  !

Ah, la vache !

-Ca va ? -Oui.

Tu prends la cigogne aussi, tu la mets dedans.

-C'est un héron, papy. -Un héron ? Oui, bon, on s'en fout.

Tiens.

Ca, c'est pour toi.

Comme ça,

on passe Ă  autre chose.

Ca marche ? -Ca marche.

-Allez, viens.

...

-C'est quoi, ça, là ?

...

-Tu dis rien Ă  ta mĂšre.

...

Allez, file.

"CittĂ  vuota" - Mina

-Putain !

...

-Allez, on y va.

...

-Coucou. -HĂ©...

Ca, alors... Antoine, viens voir qui est lĂ  !

-T'es belle. -Isa ?

-Mon chéri.

-Mais qu'est-ce...

C'était pas la peine.

-Oui, mais j'ai réfléchi.

Je crois vraiment qu'il faut qu'on vive l'étape tous ensemble.

Alors j'ai sauté

dans le premier train.

-Milo, speede ! -Vous faites quoi ?

-On rentre Ă  Paris.

-Pourquoi ?

-Je te l'ai dit.

-Oui, mais je...

-Tu rentres avec nous ? -Je range ta valise.

-Ca t'ennuie pas ? -Non.

Du moment qu'on est ensemble, ça me va.

-Désolé, mais il faut y aller.

Hein ? -Allez.

-Milo, grouille !

...

...

*...

*...

-Tout va bien, lapin ?

-Ca va.

*...

-Milo ? Elle pourrait te prĂȘter une planche,

ta copine ?

-Pourquoi ?

-Il y a l'air

d'y avoir des vagues.

*...

-T'es sûr ?

-Si tu veux pas,

je continue.

-Oui, allĂŽ ?

T'es chaude

pour aller surfer maintenant ?

pour aller surfer maintenant ?

Ah.

Genre t'es punie, quoi ?

C'est pas grave, t'inquiĂšte.

Je te rappelle.

*...

-Elle habite oĂč ?

-Ben... c'est tout droit, lĂ -bas.

Tu prends la route du lac, et je te dirai.

...

C'est bon, y a pas ses parents.

Je vais la chercher.

-T'es sûr que ça va aller, là ? -Oui.

-Magne-toi quand mĂȘme. -Oui, t'inquiĂšte.

A toute.

-Sinon, on récupÚre sa planche chez Papichou,

et il va surfer tout seul.

-C'est super dangereux.

-Ah bon ?

-Quoi ?

-Mes angoisses, on oublie, mais les tiennes, tout va bien.

-Mes angoisses, on oublie, mais les tiennes, tout va bien.

-C'est vrai... -Je pige pas, lĂ .

-On s'est dit quoi, hier soir, en sortant du bar ?

Tu as tout oublié ?

-Non, mais je ne veux pas qu'on prenne de risques.

-Vous ĂȘtes sortis hier soir ?

Tu étais crevé, non ?

-Je dois faire des efforts,

Ă  l'inverse, toi, t'es parfaite.

-Vous avez fait quoi ?

-Deux secondes, Isa.

D'abord, tu te calmes.

Ca n'a rien Ă  voir avec moi.

Il voit un spécialiste demain. -Oui, ça va, on a compris.

-Pourquoi vous me répondez pas ?

-Continue. -C'est comme ça t'arrange.

Un jour, je suis étriqué,

un autre, irresponsable.

-Parano, surtout.

PortiĂšre

-Oh, merde, merde, merde.

Isa ?

Qu'est-ce qui se passe ?

-J'appelle un Uber. -Pour quoi faire ?

-A ton avis ? Parce que je suis qu'une pauvre conne.

-Hein ? -Je me suis levée à 4h35 du matin.

-Oui, mon chat.

-J'ai pris ce Ouigo de merde, j'ai ni bu ni mangé.

-J'ai pris ce Ouigo de merde, j'ai ni bu ni mangé.

-Oh oui, mon chat. -Non, arrĂȘte, tu t'en fous.

Elle aussi, elle s'en fout.

Je me fais chier

Ă  traverser la France entiĂšre pour passer du temps en famille,

pour partager mon amour, mais ça n'intéresse personne.

Pourquoi il n'y a pas de wagon-restaurant dans les Ouigo ?!

-ArrĂȘte,

redescends.

-Non, tu me touches pas.

-Isa, on n'a pas réalisé,

on est désolés.

-Ca n'arrivera plus.

-Vous ĂȘtes heureux, en famille, avec votre enfant malade.

Moi, je peux pas avoir de place.

Je suis une cruche qui sert Ă  rien.

-Mais arrĂȘte, tu fais partie de la famille.

On est soudés tous ensemble, hein Chris ?

-Hein ? -On est soudés.

-Oui.

Oui, on est soudés, ensemble. -Tu vois ?

-Elle me déteste.

-Mais non, elle t'adore. Hein, Chris ?

-Mais oui, je t'adore.

-Bon, ben voilĂ .

-Et je pense que tu es la bonne personne

pour Antoine.

-Tu le penses vraiment ?

-Oui.

-Oui.

-Elle le pense pas.

-Mais bien sûr que si !

-Non, regarde.

-Isa, t'es la femme de sa vie, c'est évident, ça saute aux yeux.

-Oui, je sais.

-Oh, mon amour.

-Mais je suis contente que tu le dises. Pardon.

Pardon !

Je me suis donnée en spectacle.

C'est important de se dire les choses.

CĂąlin.

J'ai faim.

-T'es qui, toi ?

-(Merde.)

Euh...

Bonjour, madame.

En fait...

Je cherche Nina. C'est bien ici ?

-Oui. Pourquoi ?

-En fait, je suis malvoyant.

-HoulĂ , pardon.

Excuse-moi.

Ne bouge pas.

-Je bouge pas.

-Je bouge pas.

Parce qu'il me semble qu'il y a des escaliers.

-Oui. -C'est compliqué.

-Evidemment, tu risques de te faire mal.

On frappe Ă  la porte.

(Ton petit aveugle)

(est lĂ .)

(Ton petit aveugle est lĂ .)

Viens, c'est lĂ .

-Salut Nina, ça va ?

C'est bien aujourd'hui,

le cours de surf ?

-Euh... ouais, ouais.

-Je t'attends en bas, alors.

-Oui, attends-moi en bas.

-Attends, je t'aide ?

-Non, c'est bon.

-Ca va ? -Oui, merci.

-Du coup ?

-Ben, vas-y.

-Je suis plus punie ? -Non.

-Trop bien.

Pourquoi tu me regardes comme ça ?

-Parce que je trouve ça super.

-Ben ouais.

-C'est une association, c'est quoi ?

-C'est... Ouais, c'est une association.

-C'est... Ouais, c'est une association.

Ils sont venus nous voir au surf.

Ils nous ont proposé de parrainer un handicapé.

Du coup, j'ai pris l'aveugle.

-Je suis tellement fiĂšre.

-Ouais.

-Faudrait se parler

plus souvent.

On se dit plus rien.

-Ce soir ?

ThĂšme cristallin au piano

...

...

...

-On est là, chéri. -Ah, t'es là ?

Merci.

...

-Milo !

...

...

Salut.

-Bonsoir.

-T'y vois encore un peu, lĂ  ?

-Ouais, un tout petit peu.

-Est-ce que vous pouvez

fermer les yeux ?

-Ils sont oufs !

-Bah... oui.

A plus. -A plus.

-Qu'est-ce qu'elle

t'a montré ?

-Quoi ?

-Milo ?

-Milo ?

-Rien.

-Dis-nous.

-Antoine, t'es pénible.

-Pourquoi ?

-Allez, avance. -Pas compris.

...

-Bonjour. La cloche sonne.

-Bonjour.

-Bonjour.

-Allez.

Ca va aller.

-Chou, ton sac. -Ouais.

-CĂąlin Ă  papa ?

-(Non, mais, arrĂȘte.)

-A ce week-end, chaton, hein ?

-Hum.

Salut.

...

Déferlement des vagues

...

ThĂšme symphonique

...

Il souffle.

-OK ? -Oui, petit échauffement.

Hop, allez, on s'étire.

Les orteils.

Sur le cÎté.

Genoux.

C'est bon, t'es chaud ?

-Je suis chaud. On y va ? -Allez.

"Love of an Orchestra" - Noah and the Wales

...

...

-Allez Milo, encore dix mĂštres, OK ?

-OK.

...

-C'est bon.

-C'est bon ? -OK.

-Ca va ? -Oui, ça va.

-T'es pas trop... -Non, non, pas trop.

Dis-moi, il y a des rochers quand mĂȘme.

-T'inquiĂšte.

-C'est profond de combien, tu crois ? -Tout va bien, papa.

Ca arrive ? -Oui, il y en a une qui arrive, lĂ .

Quelle taille ? -Elle est pour toi. 20 m Ă  peu prĂšs.

Vas-y, vas-y.

-C'est bien, lĂ  ? -C'est une gauche.

Allez go, go, go, go, go !

Ouh... !

...

...

-Ouais, c'est mon fils !

...

...

...

...

ThÚme mélancolique

...

...

...

Sous-titrage : PS Ma Soeur

Sous-titrage : PS Ma Soeur

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