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Moi, George W. Bush jure solennellement,
que j'exécuterai loyalement
la charge de Président des États-Unis,
que j'exécuterai loyalement
la charge de Président des États-Unis,
et dans la mesure de mes moyens,
de préserver, protéger et défendre la Con...
Tom Cruise et Nicole Kidman
ont surpris tout le monde en annonçant leur séparation.
Le couple a expliqué
que leurs carrières les empêchaient d'être ensemble.
Le marché à chuté brutalement
Le NASDAQ se retrouve exsangue, sous les 2000 points
pour la première fois en deux ans.
Le 40e, Ronald Reagan,
né le 6 février, 1911, a fêté son anniversaire
dans sa maison de Los Angeles.
Le secteur industriel a subi une baisse,
mais certains sortent vainqueurs, comme Landshark,
dont l'action a battu des records quatre jours de suite.
Nous allons parler avec le PDG de Landshark, Tom Sterling.
Mark, parlez-nous de cette compagnie.
C'est une superbe histoire, Ron.
Dans une période où l'économie est en chute libre,
cette compagnie, entrée en bourse il y a quatre jours
a vu son action grimper de 500 %.
Nous allons parler Ă son PDG, Tom Sterling.
Tom, vous m'entendez ?
Très bien.
Félicitations, merci de vous joindre à nous.
Merci de m'inviter.
Le marché est difficile.
Est-ce que Landshark tiendra la route ?
Vous n'avez pas bien compris.
Le problème ne sera pas de tenir la route.
Landshark, c'est la route.
On a vu des startups comme la vĂ´tre avant,
qui ont été éjectée avant la fin de la période de blocage.
Ça doit être difficile à vivre.
C'est ça les affaires,
ce qui sépare les hommes des garçons.
Tout à fait, Tom. Félicitations.
Merci d'ĂŞtre venu.
Quand vous voulez.
Le marché a donné toute sa confiance à Landshark.
Mais que va devenir cette compagnie dans les six mois Ă venir ?
On sera encore lĂ !
Bien joué, félicitations.
Tom.
Ici Tom, laissez un message après le bip.
Je suis désolé.
Tom n'est pas du matin.
Pardon, monsieur ?
Monsieur ! Je peux vous aider ?
Un grand latté sans crème. Merci.
Le voilĂ .
Bon.
Vous avez rencontré mon frère, Joshua,
le génie à qui on doit cette aventure.
Brad, Jonathan, on se connaît déjà .
Et vous ĂŞtes...
Mason Newburger.
Enchanté.
Vous êtes Unisol, on est Landshark. Gagnons du blé.
Nous...
Nous attendions une proposition.
On a dĂ» mal se comprendre.
Toutes mes excuses. Tom et moi...
On est qui on est.
La marque parle d'elle-mĂŞme.
Ă€ qui d'autre parlez-vous ?
Qui vouliez-vous voir ?
En fait...
Ce n'est pas le sujet.
Il n'y a personne d'autre Ă voir. Personne d'important.
Parce que personne ne fait comme nous.
Vous le savez, arrĂŞtez vos conneries.
Sans proposition à présenter,
vous savez,
on aura du mal à vous vendre à nos supérieurs.
Alors on devrait directement voir vos supérieurs.
C'est prétentieux.
Vous avez une période de blocage standard.
Jusqu'au 14 septembre.
Selon la Régulation des Marchés,
vous ne pouvez ni acheter, ni vendre jusque-lĂ .
Tous vos millions, c'est du vent.
Une seconde.
Avant d'aller trop loin...
Vous voulez une connexion ?
N'importe qui peut vous connecter.
Le moindre trou du cul se prétend fournisseur d'accès,
depuis le dernier trimestre 1999 !
Mais tout le monde n'a pas le dernier cri, bêta-testé
en matière d'architectures ajustables.
Nous, si. Et c'est ce que tout le monde veut.
Vous voulez de l'Internet pur.
Pas du e-commerce ou e-business,
tout sauf ça. De l'Internet pur.
Sans concession, sans complexe.
Pas un gramme coupé avec du laxatif.
De l'Internet pur. Joshua sait ce que c'est.
C'est ce que fait Landshark.
Et quand l'Internet change,
on est déjà sur le coup. À l'affût.
Est-ce que quelqu'un d'autre s'y connaît autant ?
Non. Sinon c'est eux que vous auriez appelé.
Mais c'est moi que vous avez appelé.
Parce que vous voulez en ĂŞtre.
OK.
Bien.
Parlons chiffres.
Notre Directeur Financier est Dylan Gottschalk.
Appelez-le, faites-lui une offre.
On verra ce qu'on peut faire pour vous.
Putain de merde.
T'as bien merdé.
Plus jamais tu t'excuses devant un banquier !
On n'a jamais tort.
Désolé.
Grimpe !
Non, j'ai dit Ă Morela que je passerai
voir si elle va bien.
Je te conduis.
Ça ira. On se retrouve au bureau.
Quoi ?
T'es au courant pour pseudo.com ?
Combien ils ont lâché ?
60, peut-être 70 %. Tous saufs les développeurs.
Qui a appelé ?
Baum, deux fois. Andrew Goldman.
M'en fous.
Jonathan Grey.
M'en fous.
Laurel Wormack, deux fois. Kowalski.
Quelqu'un sied sur mon trĂ´ne.
Ne joue pas les Papa Ours avec moi.
Tu les as envoyés balader.
J'ai fait comme d'hab, Mélanie.
Je ne te dis pas comment tu dois faire.
Je n'aurai rien Ă faire si tu rejette
ceux qui veulent nous financer.
On a déjà Snowmark. Ça suffit.
Non, Snowmark Ă trois mois de retard.
On a besoin d'argent.
Tu veux de l'argent ? Prends !
Ils vont appeler Dylan et tu auras ton fric.
Crois-moi. Tu verras.
J'ai des milliards d'actions Landshark
et je ne peux rien faire avec.
28 jours avant la fin du blocage.
Si on n'injecte pas de fonds,
on va le toucher, le fond !
On est entrés à 12 dollars. On a grimpé à 60, et descendu à 7.
Et maintenant ?
2,3.
Au boulot, alors.
Tu me rends mon trĂ´ne ?
Salut.
Pose ça là .
Tu me passes un bavoir ?
Oui.
Joshua, tu dois m'aider avec les cartons.
Toute seule, je ne peux pas.
Je sais, désolé.
Je m'en occupe ce soir, promis.
Je peux faire quelque chose ?
Je ne peux pas rester.
Je peux faire quelque chose avant de partir ?
M'embrasser.
Comment va-t-il ?
Bien. Il dort.
Tu veux le tenir ?
Oui.
Tu veux ton chocolat ?
Je ne peux pas ?
Tu penses que je ne devrais pas.
Ça n'a rien à voir.
Tu veux un jet Gulfstream ? Vas-y !
Je veux une estimation, pas une leçon.
Donne-moi les chiffres.
Avec la maintenance ?
Avec tout !
Plus ou moins 1 million par mois.
Et combien ça coûte de ne pas louer un G5 ?
Tu as pensé à ça ?
Tu me regardes comme si j'étais un prétentieux
qui pense que la crise de juillet n'a pas eu lieu.
Mais si ! Abby Cohen était élogieuse
et le lendemain : "Oh, c'est surévalué."
Qu'est-ce qu'on en a Ă faire ?
Question d'évaluation, Tom.
Ellison a un Gulfstream.
Case a un Gulfstream. Ross a un Gulfstream.
Bezos a un Gulfstream. C'est enfoiré de Bezos !
Ne pas en avoir, ça me coûte de dire
que Tom n'est pas des leurs.
Ça vaut plus que des millions.
Un million, ça s'emprunte.
ĂŠtre vu comme un perdant. Hors de prix.
C'est naze.
On n'en est plus lĂ .
J'avais raison pour Unisol.
Ils ont appelé.
Toi et Mélanie, vous devriez me faire confiance.
Il te faudra plus que de la fumée et des miroirs.
Si tu n'es pas la solution, alors tu es le problème.
Tu veux me virer ?
Trouve un moyen.
En fusionnant des crédits... Tu veux que je te dise ?
Tu vas adorer.
Tu vas adorer voler dedans.
Tu vas m'appeler et dire :
"Tom, j'emmène ma famille à Hawaï."
Tu as deux enfants ?
Trois.
"J'emmène ma femme et mes trois gamins à Hawaï."
Et je dirai : "Cool, prends le jet."
Je te promets.
Quand ce jour viendra...
Peu importe. J'en veux un.
Sarrah ?
Qu'est-ce que tu fais lĂ ?
Tom. Salut.
HĂ©, Dylan.
Salut, Sarrah.
Depuis quand tu es rentrée ?
Il y a deux semaines.
Je vais y aller, Tom.
Je rentre. Ravi de t'avoir revue, Sarrah.
Ă€ plus tard.
Ça m'a fait plaisir aussi.
Je suis venue postuler comme serveuse.
Tu comptes rester, alors.
Oui, les cours reprennent dans un mois.
Tu habites oĂą ?
Au mĂŞme endroit.
Comment va ton frère ?
Joshua ? Il va bien.
Tant mieux.
Dis-lui bonjour de ma part.
C'était qui ?
Tu veux faire quoi, ce soir ?
Taxi !
Bonne nuit.
Un sondage montre que 55 % des américains
désapprouve le mois de vacances pris par le président Bush.
S'il reprend du service le 1er mai,
il battra le record détenu par Richard Nixon.
Ben Affleck a été arrêté pour conduite en état d'ivresse.
Nicole Kidman refuse de commenter sa rupture avec Tom Cruise.
CA GAZE ?
CA BOUME. ET TOI ?
CA VA.
Joshua ? Je meurs de faim.
Qu'est-ce que tu fais ?
Rien.
Tu devais déballer les cartons.
C'est ce que je fais. Tu veux commander Ă manger ?
Tom, j'en envoie une
de quelle taille Ă tes parents ?
Qu'est-ce que ça fout encore là ?
Pourquoi c'est encore lĂ ?
Au boulot, débarrassez-moi ça !
Je ne veux plus les voir !
Tom, Charlie Corwin ?
Livemusicchannel.com ? Rien Ă carrer.
J'envoie une petite ?
Non, c'est fini pour lui.
Donne-lui que dalle.
En fait, file-lui une petite, ça ira.
Dylan. Joli fut' !
On a des problèmes.
Joshua va arriver.
Ça a l'air important.
Commençons sans lui.
Qu'est-ce que vous vouliez me dire ?
Snowmark a déposé le bilan.
Pas encore, mais ils l'ont annoncé.
Unisol a retiré son offre.
On s'en sort comment ?
Le NASDAQ a baissé de 87 points à l'ouverture.
On est en-dessous. À moins d'un dollar.
Joshua !
Quelles sont nos options ?
Restrictions budgétaires. Mais c'est une question d'image.
Les rumeurs, les coups-bas peuvent nous faire couler.
Il nous faut un nouveau financement.
On a une offre de Barton Ogilvy.
C'est quoi, l'arnaque ?
Un autre financier sera très exigeant.
Il paiera le prix fort, mais il voudra ĂŞtre majoritaire.
Combien on doit lui laisser ?
Un pourcentage, Dylan.
Quel pourcentage on doit abandonner ?
50 %.
Joshua et moi, on a lancé cette compagnie.
Non, on l'a inventée.
On vous fait venir, on vous donne des contrats
alors qu'on n'en a pas.
Et vous laissez un gros-plein-de-fric nous acheter ?
Tu aurais dû faire ça
il y a quatre mois, Dylan. Avant juillet.
Les choses ont changé.
On perd ma moitié de notre compagnie.
On se fait mettre par ce putain de Barton Ogilvy ?
Ravale ta fierté, Tom.
Je refuse. Ça ne me plaît pas.
Je la financerai seul.
Tu as des crédits jusqu'au cou.
Je trouverai l'argent.
Tu es ruiné.
Tire-toi de mon bureau !
Je voulais discuter.
Loin du bureau. Tu vois ?
Oui.
Tu me laisses la balle suivante ?
Prends la manette de gauche.
On a quelques soucis.
C'est compliqué. Mais j'ai pensé à ton avenir.
C'est gentil.
Tu es plus intelligent que moi.
Ce n'est pas un souci.
Tu es sûr ? Je crois que tu es jaloux.
Pourquoi tu me dis ça ?
Je veux que tu sois dans le coup.
C'est une opportunité. Rien à vois avec Landshark.
C'est un truc entre frères.
Qu'est-ce que tu veux de moi ?
Tu es le plus intelligent.
Je suis la cigale et toi...
la fourmi. Tu es prudent, économe.
Tom, qu'est-ce que tu veux ?
Un simple financement.
De combien tu as besoin ?
Assez pour sortir du blocage.
Pour sortir de la tourmente.
Tu veux que j'investisse mes propres économies ?
Joshua !
Quand tu as dit "J'ai pensé à ton avenir",
j'aurais dû comprendre. Quand tu dis ça,
tu veux dire, "comment je peux te niquer aujourd'hui" !
C'est ça...
Ce n'est pas ce que tu crois.
On dirait, pourtant.
Tu es un concepteur génial.
Mais c'est du business. C'est de l'argent.
Tu te rappelles,
quand on a emménagé ensemble ?
Pourquoi tu parles de ça ?
Il nous fallait 15 lignes téléphoniques.
Tu as ri. Et tu es allé voir l'opérateur.
Ils ont dit que ce serait 110 dollars par ligne,
plus un dépôt de garantie et cinq semaines de délai.
Pourquoi tu en reparles ?
Ă€ tes frais !
Moi, j'y suis allé. C'était installé le lendemain, gratuitement.
Je sais comment m'y prendre. Le NASDAQ monte,
et puis il descend,
mais si on tient jusqu'au bout du tunnel,
si on survit à cette foutue période de blocage,
il y a une énorme montagne de fric qui nous attend.
Et on pourra se goinfrer.
Devant les autres, je dois donner le change.
Mais devant toi, je peux dire que je suis dans la merde.
On est dans la merde. Tu peux me croire.
Je ne rigole pas ;
On peut s'en sortir, mais pour ça,
j'ai besoin de ton aide.
Tu dois me faire confiance.
Franchement...
Je suis peut-ĂŞtre intelligent,
mais je ne suis pas stupide pour autant.
Attends !
Je peux faire quelque chose ?
C'est prĂŞt.
Je vais ouvrir le vin.
Il y en a déjà d'ouvert.
C'est du bon, ça va te plaire.
C'est un Bâtard-Montrachet Grand Cru, 1998.
Tu veux m'impressionner ?
Il est très bon, Papa.
Garde-le pour une occasion spéciale.
On m'a invité au e-Symposium.
C'est un honneur. C'est le congrès le plus important
d'Amérique du Nord sur les nouvelles technologies.
Tu fais quoi dans la vie, Tom ?
Pardon ?
Ă€ Landshark. Vous faites quoi ?
David !
Je suis sérieux. J'y suis allé vendredi.
Je ne t'ai pas vu.
Tu n'étais pas là .
J'apporté un truc à Joshua.
Tu sais ce que j'ai vu ? Je vais te le dire.
Des Oreos. Tu me connais, je le dis comme je le pense.
J'ai vu une bande de gamins,
très intelligents, assis à ne rien faire.
Quand ils en ont marre d'ĂŞtre assis,
ce qui arrive souvent,
ils vont Ă la cuisine manger des Oreos.
Puis ils retournent Ă leurs petits bureaux en plastique.
Et ils jouent au Solitaire sur leurs ordinateurs.
Corrige-moi si je me trompe.
Les journées doivent sembler longues.
De 10 h Ă 22 h.
Sept jours par semaine.
Pourquoi on vous donnerait 1 million de dollars,
pour rester assis et manger des Oreos ?
Ajoute une poignée de zéros.
Ajoute deux zéros et tu comprendras peut-être.
Tu considères tes échecs comme des réussites ;
Mais ne prends pas ma réussite pour un échec.
Tom !
Je n'ai pas fini.
Je n'aime pas cette conversation.
Je parlais et je n'avais pas fini.
Tu veux entendre ce que j'ai Ă dire ?
Est-ce que tu veux l'entendre ?
Lui, il ne veut rien entendre !
Vous vouliez changer le monde.
Mettre fin à la guerre. La poésie pour tous, c'est ça ?
J'ai vu la bibliothèque !
Vous avez des morceaux du mur de Berlin et la bio de Mandela !
Vous vouliez changer le monde et vous ĂŞtes devenus fonctionnaires !
Vous vouliez changer le monde ?
C'est ce qu'on fait. À Tiananmen Square, ils avaient le fax.
Imagine ce qu'on pourrait faire avec Internet.
Ton gars, lĂ ,
celui qui a fait un séminaire,
McLuhan ? Sur le village mondial.
C'est ce qu'on fait.
On le construit pendant que tu te pavanes, fier comme un paon.
Et tu dis à la bonne d'épousseter tes posters de Jean-Luc Godard.
Je m'en vais.
Non, Maman. C'est moi qui pars.
Salut.
Salut.
Vous...
On s'est déjà vu avant ?
Je ne crois pas.
Non, Tom.
J'ai du travail.
Tu finis quand ?
Je peux attendre ?
Tu fais comme tu veux.
On ira manger un morceau après.
Je n'ai pas d'argent.
Un menu cinq et un menu huit, s'il vous plaît.
Et lui...
Je t'emmène dans un meilleur endroit.
Une salade. C'est ce que tu prends toujours.
Le Baba Ganoush.
C'est bon pour une fois.
Un menu cinq et deux sodas. Merci.
Merci.
Quoi de neuf ? Qu'est-ce que tu deviens ?
Ça va. Tout roule.
Landshark marche bien.
Ça va au travail. Et le reste ?
Il n'y a pas que le travail ?
Comment vont tes parents ?
Parle-moi de toi. Et Barcelone ?
C'était merveilleux. Incroyable.
Des gens charmants. Une culture. C'était fantastique.
Les cours étaient géniaux.
J'ai pu rester jusque fin juillet comme stagiaire.
Sarrah, pourquoi on a rompu ?
Tom, non.
J'ai travaillé pour un cabinet
qui dessinait d'énormes lotissements urbains.
Mais avec des structures magnifiques.
Ils intégraient les concepts écologiques, les matériaux durables.
ArrĂŞte, Tom.
Quoi ?
Tu fais ton truc.
Quel truc ?
Tu sais bien.
Merci pour le dîner.
J'ai...
J'ai été content de te revoir.
Moi aussi.
Tu m'as manqué.
Tom.
Sarrah.
Sarrah.
Qu'est-ce qu'il y a ?
"Content de te revoir, merci pour le dîner ?"
On va en rester lĂ ?
Je ne peux pas.
D'accord.
Je ne...
Ce n'est rien. Je t'assure.
Je comprends.
Vous ĂŞtes lĂ .
Vous regardez quoi ?
C'est drĂ´le ?
On regarde nos écrans de veille.
Très intéressant.
J'adore notre logo.
Ah, tiens ?
"Dépôtdebilan.com" ? Vous perdez votre temps,
votre temps de travail, sur...
Il y a un compte Ă rebours.
Notre capitalisation, nos dépenses.
Combien de jours avant qu'on ferme.
Et ils disent quoi ?
Trois semaines.
C'est du vent. Au boulot.
Au boulot, vous ĂŞtes sourds ?
La voiture est lĂ .
Quoi ?
Pour le congrès. Affrétée par la ville.
Je parie qu'il a oublié.
Oublié quoi ?
Le e-Symposium ?
C'est la semaine prochaine.
C'est cette semaine.
Je vais me dire que
ton air explosé
est dû à la nuit passée à préparer ton discours.
Viens.
En 1997, Landshark
c'était deux frères et un bureau dans un quartier mal famé.
Aujourd'hui, c'est des centaines d'employés dans huit villes
N'oublie pas de parler de moi.
De nous. Tu vas pas foirer, dis ?
Leur action a un peu baissé.
Mais pas leur gnaque. D'autres renvoient leurs employés,
eux, ils embauchent. Vous connaissez l'homme qui va venir.
M. Tom Sterling.
Ils sont Ă toi, Tom.
Merci, Jason. T'es super.
Sincèrement.
Je suis content d'ĂŞtre lĂ .
On est toujours invité aux colloques et on ne vient jamais.
Mais celui-ci est spécial.
Ă€ cause de vous. Et de Jason.
Et des petits-fours.
Les boissons à volonté.
Les canapés au caviar.
Mais vous vous fichez des toasts.
Vous ĂŞtes lĂ parce que,
nous assistons à une révolution.
Une révolution technologique, mais aussi...
Vous savez déjà ce que je vais dire.
C'était pas original.
Si je vous dis ce que vous savez déjà ,
c'est comme un hamster qui court et court dans sa roue.
Au bout du compte, on est toujours dans la cage.
Alors,
au lieu de ces merdes prédigérées,
je vais vous dire ce que j'ai sur le cœur.
Le problème avec ce...
Je ne sais pas comment l'appeler. Ce "truc".
Le problème, c'est qu'on ne sait pas ce qu'on fait.
Est-ce qu'on rend le monde moins pénible ?
Ou plus chiant ? Comment notre travail change-t-il le monde ?
Mes parents avaient raison.
Ça me fait mal de l'admettre.
Ils disaient que ceux qui font une demi-révolution creuse leur tombe.
C'est ça qu'on fait ? Une demi-révolution ?
Ce qu'Internet est censé faire,
ce que le haut-débit devrait apporter,
ce que l'ère numérique doit donner, c'est plus de liberté.
Plus de choix !
Mais quels choix est-ce qu'on apporte ?
AOL ou EarthLink ? Gates or Ellison ?
Gris clair ou gris foncé ?
Gore ou Bush ? Crédit ou 3X sans frais ?
On gagne un paquet d'argent.
On fournit les grosses campagnes publicitaires
qui vendent les produits inutiles et encombrants
de multinationales corrompues.
On leur dit comment attirer un plus grand public.
Vous avez déjà vu le début du film "Chien Andalou" ?
Avec l'œil et la lame de rasoir ?
C'est plus ou moins ce qu'on fait.
Va te faire, Tom !
D'accord. Je vais me faire.
Mais c'est la vérité et vous le savez.
Les liens hypertexte, terminé.
Le multiplateformes, dépassé. Le e-Quoi que ce soit, obsolète.
Supprimer les intermédiaires ? D'un autre âge.
Les startups ont fait leur temps. Le marketing est fini.
La convergence, ringard !
Le système ".com" et tout ce qu'il représente, terminé.
Que reste-t-il ?
Il reste ce qu'on fait.
Il reste ces gens,
qui sont très bons dans leur domaine.
Ces gens, ce sont vos collègues.
D'incroyables concepteurs.
Qui écrivent un langage qu'ils ont inventé sous nos yeux.
Moi, j'en connais un. Mon frère, Joshua.
Moi, je sais charmer un financier.
Dans mes bons jours, je charme un financier.
Mais Joshua...
Il a l'imagination.
Il peut créer quelque chose là où la veille il n'y avait rien.
Et ça fait toute la différence.
Merci.
Et bon déjeuner.
Bravo !
Vive Tom !
Tom.
Tom, je dois y aller.
Prends un verre avant. Rien qu'un.
Je ne peux pas. Morela a appelé.
Tout va bien ?
Oui, c'est Jacob.
Il a la colique.
T'as pensé quoi du discours ?
C'était chouette.
Très chouette. C'était gentil. Merci.
Tom.
T'as réussi ton coup.
J'ai eu peur au début. Mais t'as réussi.
Je me disais qu'on pourrait faire un truc tranquille.
Je te ferais à dîner.
On pourrait discuter.
J'ai été content de te revoir l'autre soir.
Et...
Rappelle-moi quand tu as ce message.
Tiens.
Merci beaucoup.
C'est du délire ! Tu l'as fait !
Bien sûr que je l'ai fait.
Je ne pensais pas.
Comment ça ?
Je ne sais pas...
Je croyais que tu te moquais de moi.
Tu plaisantes ?
Je l'adore !
J'aurais voulu que tu vois les travaux.
L'entrepreneur m'a arnaqué.
J'ai pris des photos.
Tu avais raison pour la cloison.
C'est plus clair.
Qu'est-ce que tu en dis ?
C'est la première chose que j'ai dessinée
qui est vraiment concrétisée.
C'est... Tu veux du vin ?
J'ai fait du lapin. Tu n'es plus végétarienne, si ?
Je plaisante. J'ai fait du bar.
Tu manges bien du poisson ?
C'est hypocrite.
Celui-ci est mignon et poilu, je ne le mange pas.
Celui-lĂ , par contre, je le mange.
Les poissons aussi sont sensibles.
Tu peux m'expliquer la logique ?
Je ne comprends pas.
Tu as dis quelque chose ?
Que tu adores le lapin.
Va te faire foutre.
Tu te souviens, avec Mo et mon frère ?
Oui, t'étais un con.
En quoi c'était ma faute ?
Tu aurais pu me prévenir.
Tu n'en as fait qu'une bouchée !
Je croyais que c'était du tofu, pas un
... petit lapinou ?
Tu as adoré de tofu.
Hypocrite.
Minable.
Quoi de neuf ?
Le boulot, c'est tout.
Je gère Landshark.
Ça se passe bien ?
Tu es heureux ?
Oui, évidemment.
Ça doit être bien de travailler avec Joshua.
Et tout semble bien se passer.
Au printemps dernier,
j'étais dans un train pour Madrid,
Quelqu'un a laissé un magazine sur son siège.
Je l'ai feuilleté et il y avait ta tête en couverture.
Wired ? Je déteste cette photo.
J'ai l'air d'un abruti.
Oui, tu faisais ta pose de beau-gosse.
Avec les lèvres en avant. Tu avais l'air trop gay !
Pour moi, cet article,
c'est du délire !
Tu as réussi !
Toutes nos conversations,
où tu disais qu'il n'y avait pas de deuxième place
pour ce que vous prépariez.
Pas de deuxième place ? Je n'ai jamais dit ça.
Je ne dirais jamais un truc aussi ringard.
Je répète tes mots, c'est tout.
Et c'est bien ton genre de dire des trucs ringards.
C'est ce que j'aime chez toi.
Tu ne fais pas dans la demi-mesure.
Tu as réussi, Tom. Je suis heureuse pour toi.
Allez. Dis-moi.
Quel effet ça fait ?
Ce n'est pas ce que tu crois.
Alors dis-moi ce que c'est.
Les choses ont changé depuis cet article.
Il y a cinq mois,
Joshua et moi,
nous avions un patrimoine combiné de 387 millions de dollars.
Mais maintenant,
on ne vaut pas plus du centième de cette somme.
Landshark a flambé 95 millions en amorçage.
On n'a plus aucun revenu conséquent.
Pour faire simple, on est foutu.
Mais c'est rien. On s'est bien amusé.
Ne parlons pas de Landshark.
Tout ira bien.
Parle-moi de toi. Sur quoi tu bosses ?
Il y a cette maison que j'ai dessinée.
Une galerie l'expose. On l'inaugure demain soir.
Une maison ?
Une petite maison, oui.
Ça à l'air bien.
Ce n'est qu'une maquette et des plans.
Mais je me suis bien débrouillée.
Je peux la voir ?
Demain, de 17 h Ă 19 h.
17 h. J'y serai.
Il faut que je rentre.
Barton Ogilvy faisait de la finance avant votre naissance.
C'est un homme méticuleux.
Je n'ai pas le droit de parler du prix.
Mon client veut en parler avec monsieur Sterling.
Mais il est impatient d'entendre votre proposition.
Il peut vous recevoir demain Ă 9 h.
Vous pouvez en parler et me rappeler plus tard.
Prévenez ma secrétaire avant midi.
Comme je vous l'ai dit,
si vous ne voulez pas donner une part majoritaire...
Que ce soit bien clair, pas de malentendu.
Ne faisons perdre de temps Ă personne.
Nous serons lĂ .
Demain, 9 h. Nous serons lĂ .
Merci.
Pour le jet, on en est oĂą, Dylan ?
Je vais lui parler.
Je vais parler Ă Joshua.
Tu as vu mon frère ?
T'es allé sur le toit ?
Non.
Tu as vu Joshua ?
Par lĂ .
Joshua !
Tom ! Tu viens de louper ton frère.
Tu lui as dit que je voulais lui parler ?
Oui.
Regardez ce machin, on dirait une pita !
C'est absurde.
Ta maison est la meilleure, de loin.
Elle se démarque des autres.
Je loupé l'inauguration ?
De 17 h à 19 h, je t'avais prévenu.
Je vais rester avec mes amies.
Ne m'en veux pas.
Non, c'est de ma faute.
J'ai cru que tu avais changé.
J'espérais...
Fais attention Ă toi, Tom.
Tiens. Fais attention,
il fait dans sa couche quand il mange.
Comment va ton frère ?
Tom ? Comme d'habitude.
Je ne sais pas.
Livraison spéciale.
Ça pèse une tonne.
Ça vient de Tom, Papa.
Vas-y, ouvre.
"De la part de vos amis de Landshark,
puissiez-vous trouver la voie de la sagesse."
"La voie de la sagesse."
La sagesse. Pas mal.
Salut, Tom. Ça va ?
On allait partir.
Joshua, tu devrais rester.
J'emmène Jacob.
Non, on devrait rentrer.
Non. Je vais prendre un taxi.
Au revoir tout le monde.
Je rentrerai plus tard.
Merci pour le dîner.
Au revoir.
Je les accompagne.
Au revoir.
J'ai dit des choses.
L'autre fois, j'ai dit des choses.
Sous le coup de la colère.
Et parfois, la colère n'est pas le meilleur moyen de s'exprimer.
David, je crois qu'il s'excuse.
Je ne sais pas, je n'ai pas mon décodeur.
Écoute-le.
Je dois le dire clairement ?
Désolé, je m'excuse, pardon.
Merci, Tom.
Ça doit être dur pour toi.
Je voudrais dire...
Ce n'est rien, Maman. Ne dis rien.
Je voudrais dire "Merci".
Merci pour...
La caisse !
Pour la caisse et ce qu'il y avait dedans.
Ravi que ça vous plaise.
Elle est de quelle taille ?
Regarde.
Grande comme ça ? À peu près ?
50 centimètres ?
Pas plus que ça.
Pas un mètre de haut.
Pas un mètre !
Où mettrait-on un Bouddha d'un mètre ?
Exactement.
Ce n'est pas ce que je veux dire.
Vous êtes à côté de la plaque !
Tom ne fait pas de cadeaux.
Tout le monde en fait. Mais pas Tom. C'est trop naze.
C'est trop "dernier trimestre 1999".
Au lieu de faire des cadeaux,
pour fêter Landshark et la fin de la période de blocage,
il vous donne...
Tom étant ce qu'il est, il doit y avoir une hiérarchie
plus ou moins logique.
Comment savoir qui est dans le coup et qui est hors du coup ?
Donc grand Bouddha, et petit Bouddha.
J'ai pas raison ?
Et vous êtes qui, déjà ?
Seulement sa mère et son père.
Petit bouddha.
Je dois rentrer.
Joshua, je te raccompagne ?
Je prends un taxi.
Allons marcher.
S'il te plaît.
Qu'est-ce que tu veux ?
Rien.
Qu'est-ce qu'on fait lĂ , alors ?
Pourquoi on est ici ?
On discute.
On discute.
Tu vas sortir tes arguments et en conclusions tu diras :
"Joshua, donnes-moi tes actions.
Rien qu'une journée. Une semaine maximum.
Signe ce papier,
et tout rentrera dans l'ordre, frangin."
Je veux bavarder, rester avec toi.
Tu comprends la position dans laquelle tu me mets ?
Je suis dans la mĂŞme position.
Pas tout Ă fait.
Pour toi, ce n'est qu'un jeu.
Moi, je dois penser Ă Morela et Ă Jacob.
Je n'ai pas les moyens de jouer.
J'ai un bébé ! J'ai acheté un appartement.
Je dois rembourser mon crédit. C'est trop terre à terre pour toi,
mais c'est ma vie.
Ce que tu as dit sur moi au e-Symposium,
sur mon travail, c'était gentil. J'ai été touché.
Mais on avait un accord.
Je fais ma part, tu fais la tienne.
J'ai fait ma part. Et toi ? Je ne sais pas.
Tu es un beau parleur.
Tu comprends l'argent.
Tu as un meilleur sens des affaires que moi.
Mais où ça t'a mené ? Où ça nous a menés ?
Je t'ai fait confiance, Tom !
Ça ne marche pas, Joshua.
Comment ça ?
Landshark. Ton modèle économique.
Ça ne marche pas.
De quoi tu parles ?
On n'est pas rentable.
Du moins, pas comme on pensait.
Je t'emmerde ! Tu fais chier.
Je sais ce que tu penses de moi.
Tu penses que je profite de toi.
Tu n'as pas de respect pour moi.
Mais alors dis-moi,
comment ton travail, le travail de Landshark,
peut-il ĂŞtre rentable aujourd'hui ?
Tu peux dire ce que tu veux,
mais j'ai cru en ton idée.
J'ai parié sur toi.
Mais nos prévisions de ventes
ont trois ans de retard.
On n'a pas la technologie.
Notre marché n'existe pas !
Ce n'est pas de ma faute.
Ce n'est pas ce que j'ai dit.
C'est la réalité de notre situation.
On est pareil que les autres startups.
C'est un effet de mode.
On fait quoi quand la mode est passée ?
Oui, j'ai dépensé une fortune en conneries.
Mais ça nous a fait tenir.
Un écran de fumée.
C'est ce que Landshark vend.
Je pense que ton idée aura de l'avenir,
dans trois ou quatre ans.
Mais on ne tiendra pas jusque-lĂ .
On ne tiendra pas trois semaines,
si on ne trouve pas un financier demain.
J'ai besoin de ton aide.
J'ai besoin de ta permission.
- Joshua... - Me touche pas !
On n'était que Joshua et moi.
On vivait chez nos parents.
Enfin, Joshua, du moins.
On a discuté après le dîner.
Nos parents étaient au Lincoln Center.
On s'est dit que c'était possible.
On peut y arriver. Tous les deux.
Et Joshua a eu un déclic.
Il a eu une vision et il a dit :
"On peut le faire."
Donc on loue un bureau dans un quartier pourri.
Mais alors vraiment pourri !
Avec d'énormes rats.
Gros comme des chats, je vous jure.
On rencontrait nos clients au restaurant.
On ne les amenait pas au bureau.
C'était dangereux.
Je peux avoir de l'eau ?
Notre premier client s'appelait Goldblatt.
Il nous a dit de faire une offre.
Je lui dis, 1 % du capital.
75.000 dollars.
Il dit : "Quand est-ce que ça monte ?"
Sans me dégonfler,
je dis : "Dans deux semaines, mais ce sera 25.000 de plus."
Si les autres vous font une place.
Évidemment, il n'y avait personne d'autre.
Vous savez pourquoi les gens s'engagent ?
Pas parce qu'ils ont envie de s'engager.
Personne ne veut s'engager. Ils le font pour une raison,
une seule raison.
Pour éviter qu'un autre arrive avant eux.
Oh, le retour du babouin !
Je n'aime pas ton discours.
Tant mieux, il n'est pas Ă vendre.
Il est tard pour sortir du boulot.
Tu fais des heures sup' ?
J'étais avec Von Treska,
le premier financier des co...
En mai, la presse disait de vous
que vous aviez l'avantage d'ĂŞtre les premiers
dans un marché de niche.
Puis il y a eu la crise de juillet.
Et cette niche n'existe pas.
Donc vous avez fait comme les autres.
Vous avez dit : "On n'est pas une niche, on est spécialisés."
Comme si ça allait vous sauver.
Combien ont dit exactement la mĂŞme chose cette semaine-lĂ ?
Va te faire.
C'est plus drĂ´le de faire des stocks que de les vendre.
Et plus facile. Combien vous dépensez en un mois ?
Comparé à vos revenus ?
Si c'est pas indiscret.
Tu vas fermer ta gueule ?
Peut-ĂŞtre. On verra bien.
Je le dirai jusqu'Ă ce que tu le fasses.
Toute la nuit, s'il le faut :
Ta gueule, ta gueule et ta gueule.
Tu sais pourquoi t'es lĂ ?
Parce qu'on a eu un rĂŞve.
Tu as fait comme tous les gars dans ton genre.
Tu as senti le pognon. Tu voulais investir.
Pour gagner un max de thune.
Pas parce que tu sais ce que tu fais,
mais parce qu'il fallait en ĂŞtre.
Pire, parce qu'on t'a dit qu'il fallait en ĂŞtre.
Tu ne sais rien sur moi.
Les gars comme toi n'ont aucune vision.
Aucune passion. Aucune âme.
Je voudrais savoir,
est-ce que les fleurs et les dîners chics
compensent son incapacité à te faire jouir ?
Ouvre, Tom !
Allez !
Bonjour. Bel œil au beurre noir.
Qu'est-ce qu'il t'est arrivé ?
Quelqu'un en a eu marre.
J'espère que ce n'était pas son frère.
Tu as parlé à Joshua ?
Tu lui as parlé ?
C'est des durs, ils ne tomberont pas pour tes belles paroles.
Ça va le faire, Dylan.
S'ils demandent pour nos revenus ?
Ça, je te le laisse.
Et s'ils parlent du e-Symposium ?
J'ai voulu secouer les esprits.
Un peu de controverse, ça fait du bien.
Comme une huître qui a besoin de sable pour faire une perle.
Croyez-moi, ça va aller.
M. Barton va vous recevoir.
M. Ogilvy est avec lui.
Je vous conduis ?
Merci.
Quelle joie !
C'est un jour Ă marquer d'une pierre blanche !
Ravie de vous rencontrer.
Je suis un homme occupé,
mais quand j'ai l'opportunité
de rencontrer mes amis de Landshark,
je trouve le temps. Façon de parler.
Je vous présente mon associé. Cyrus Ogilvy.
Cyrus ? Voici Melanie Hanson.
Enchantée.
Dylan Gottschalk.
Et Thomas Sterling.
Directrice générale, Directeur des finances et Président.
Nous sommes venus former une association.
Pour que nos avenirs
restent distincts mais puissent prospérer.
Nous serons unis
pour que notre bonheur deviennent votre bonheur.
Bonheur ? Je préfèrerais un retour sur investissement.
Je vous propose un bonheur substantiel.
Substantiel ?
Très substantiel.
40 %.
Ă€ quel prix ?
Au prix de l'action.
Les circonstances ont changé ces derniers jours.
Ne trouvez-vous pas ? Cette offre n'est plus d'actualité.
Qu'étiez-vous prêts à payer ?
Le prix de l'action importe peu.
Votre capital ne se vend pas en bourse.
Pour le vendre, il vous faut un acheteur.
Vous n'avez pas de matelas de sécurité.
Nous voulons le contrĂ´le du Conseil d'Administration.
C'est une blague ?
Que savez-vous d'internet ?
Que savez-vous des nouvelles technologies ?
Que dalle. Vous entravez que dalle.
La façon de communiquer, la façon de penser,
la nature du commerce change. Et ça vous fout la trouille.
Vous ignorez ce que c'est, mais vous voulez en ĂŞtre.
Pour ĂŞtre honnĂŞte, M. Sterling,
nous n'aimons pas votre style.
Nous n'aimons pas votre manière d'agir.
Beaucoup de gens se sont laissés embobiner.
Mais nous n'aimons pas comment vous gérez votre compagnie.
Et puisqu'on n'est pas pressé de faire affaire avec vous,
vous devrez avoir de bons arguments pour nous convaincre.
J'ai passé quatre and à Harvard.
Et je m'y suis fait des amis.
Puis Ă Walton, je m'en suis fait un peu plus.
Et dans les Hamptons où je passe mes étés.
Sans me vanter, je dirais
que j'ai beaucoup d'amis.
Et ils écoutent mon opinion.
Quand je leur dirai que j'ai regardé vos chiffres,
les chiffres de Landshark, et que je n'ai vu aucun avenir,
je n'aurai pas Ă le dire fort.
Je n'aurai qu'Ă chuchoter.
D'ici la fin du blocage,
vous aurez 500.000 actions invendables.
Vous ĂŞtes prĂŞts Ă perdre votre investissement
parce que vous n'aimez pas mon style ?
Pourquoi ?
Parce que j'ai les moyens de le faire.
C'est une menace ?
Ce sont les affaires.
C'est ce qui sépare les hommes des garçons.
Pourquoi m'avoir fait venir ?
Nous sommes intéressés par Landshark.
Mais pas par vous.
Landshark n'existerait pas sans moi.
Au contraire. Selon nos chiffres, il ne s'en porterait que mieux.
Miss Gilbo va vous escorter dehors.
Attendez.
Ne perdez pas votre temps. Ni le nĂ´tre.
Permettez que je dise une chose.
Ce n'est pas une négociation. C'est notre unique offre.
Miss Hanson, M. Gottschalk et votre frère Joshua,
peuvent rester dans la compagnie.
Et nous ferons tout pour maintenir l'action au plus haut.
Vous, vous démissionnerez.
Vous céderez tout ce que vous détenez dans la compagnie.
Nous aurons le contrôle du Comité d'Administration.
Et nous rachèterons vos parts pour la moitié de leur valeur.
M. Sterling.
C'est Ă prendre ou Ă laisser.
Mais il nous faut une réponse.
Mon frère sera protégé par un contrat de travail...
Joshua Sterling n'aura aucun souci Ă se faire.
D'accord.
C'est d'accord.
Marché conclus.
Tom.
Ça va.
Je vais bien.
Oui.
Flash info.
La chanteuse et actrice Aaliyah est morte dans un accident d'avion
dans les Bahamas. Selon nos sources...
Je peux avoir de la monnaie ?
Merci.
Jackpot !
Bien joué.
Tu me laisses la balle suivante ?
J'en ai pour un moment.
Jackpot !
On pourrait...
Toi et moi, on pourrait...
lancer...
monter quelque chose.
Recommencer à zéro.
Tous les deux.
C'est terminé, Joshua.
Laisse-moi jouer celle-ci.
Non.
La manette de gauche ?
Jackpot !
Tu vois ?
Jackpot !
Jackpot !
C'était quoi, ça ?
Tu ne sais plus jouer ?
Jackpot !
Adaptation : Matthias Delobel
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