All language subtitles for It.Must.Be.Heaven.2019.1080p.WEBRip.x264.AC3-HORiZON-ArtSubs.(24fps).FR

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Original subtitles

Christ est ressuscit� d'entre les morts

Par la mort, il a d�truit la mort

A ceux qui sont aux tombeaux

Il accorde la vie

Dieu se l�ve, Ses ennemis se dispersent

Ses adversaires prennent la fuite devant Lui

Voici le jour que l'Eternel a fait

Qu'il soit pour nous un sujet d'all�gresse

et de joie

Portes, �levez vos t�tes

Haussez-vous, portes �ternelles

Et le Roi de gloire entrera

Ouvrez cette porte.

Mon p�re, m�me si Dieu descend,

on n'ouvrira pas.

Ouvrez cette porte, je vous dis.

On n'ouvrira pas,

m�me si le ciel nous tombe sur la t�te.

Ouvrez avant que je vous massacre.

Je vais briser votre bouteille sur vos deux t�tes.

Ouvrez.

Monseigneur n'a pas l'air de comprendre.

Mon p�re, vous �tes bouch� ou quoi ?

Ecoutez, mon p�re,

allez voir l�-bas si on y est.

Au retour, on ouvrira peut-�tre.

Pardon, mon Dieu.

Voisin, va pas croire que je te vole.

D'habitude, je frappe � la porte

pour demander la permission.

Je l'ai fait, mais il y avait personne.

Notre s�ur dit que son plat est acide.

Acide ? Comment �a, acide ?

Je ne sais pas... Il y a un go�t un peu aigre.

Navr� que �a ne vous plaise pas.

Mais l'aigreur vient de la sauce au vin.

C'est voulu.

- Comment, vous dites ? - Du vin, vous avez dit ?

Oui, du vin.

Blanc.

Vous voulez dire que notre s�ur

est en train de picoler

� notre insu ?

Ce n'est pas tout � fait votre s�ur,

mais plut�t le poulet qui a picol�.

Ah oui ?

�a va vous co�ter cher, vous savez ?

Au temps pour moi. Je suis d�sol�.

J'aurais d� vous avertir.

Ces verres de whisky sont pour moi.

Et on vous les remplira.

Voisin !

Il �tait temps que ce citronnier soit taill�.

Tu verras,

les citrons seront gros comme �a.

Voisin.

Voisin...

Voisin.

L'autre jour, j'ai �t� pris d'une envie

d'aller chasser.

Je guettais les sangliers et l�, je l�ve la t�te

et je vois un grand aigle

qui d�ployait ses ailes, deux m�tres chacune.

Il tournoyait, comme s'il cherchait quelque chose.

Je regarde,

pour voir ce que ce fils de pute avait rep�r�.

Et l�, qu'est-ce que je vois ?

Un �norme serpent enroul� en spirale.

Tout � coup, l'aigle replie ses ailes

et fonce sur lui, comme une roquette.

Avant qu'il chope le serpent,

je le troue d'une balle

et il tombe raide mort � c�t�.

Le serpent l�ve la t�te...

et il regarde. Un coup moi, un coup l'aigle,

puis de nouveau moi.

Et l�, il l�ve la t�te, il me fait �a

et il taille la route.

Quelques jours plus tard,

je m'ennuyais � la maison.

J'ai dit � ma femme que j'allais faire un tour.

J'ai pris mon fusil pour aller chasser.

Le soir est tomb�

et l'air s'est rafra�chi.

J'avais douze perdrix qui pendaient � ma taille.

Je me suis dit: je rentre.

J'arrive � ma Jeep,

je la vois pench�e, comme �a.

Le pneu arri�re crev�, � plat.

Et puis, j'entends du bruit dans les buissons.

Je pointe mon fusil,

pensant � une hy�ne, pr�te � me d�vorer.

C'est moi qui vais te manger, j'ai pens�.

Je n'avais plus qu'une balle.

Je pointe mon fusil et juste avant d'appuyer

sur la g�chette, qui je vois ?

Le serpent !

Le m�me serpent.

Il vient vers moi,

mon fusil toujours point� vers lui,

il me d�passe

et va tout droit vers le pneu crev�.

Il ouvre la bouche

et enfourne la valve.

Et l�, il respire et souffle dans le pneu.

Inspire, expire.

Le pneu gonfl� � bloc, dur comme du bois.

Et puis, il me regarde, redresse le cou,

me fait �a

et taille la route.

Voisin,

je vais rentrer � la maison, lancer un barbecue

avec un petit coup d'arak.

Viens, voisin, je t'y attends.

Viens l� !

D�gage.

Voisin,

j'ai jamais autant piss� de ma vie.

Pas moyen d'arr�ter.

- Voleur. - Ton �ducation.

- Merdeux. - Ta merde.

- Salet�. - Ta crasse.

- Ivrogne. - Tu t'es vu ?

- Voyou. - Ton mod�le.

- Pourriture. - Ta puanteur.

- Maquereau. - Dans ton bordel.

- Raclure. - De p�re en fils.

- Fils de pute. - Et de toi.

Vous �tes Brigitte ?

Brigitte San ?

Nous cherchons Brigitte.

Vous avez compris ce que j'ai dit ?

Et...

vous �tes de quel pays ?

Nazareth.

Nazareth.

C'est un pays ?

Je suis palestinien.

Palestinien ?

Laissez-moi vous regarder !

J'ai jamais vu de Palestinien.

Un Palestinien dans mon taxi.

C'est pas g�nial, �a ? Karafat, c'est �a ?

Je l'adore, c'est mon pote.

�a alors !

Nom de Dieu !

Vous savez quoi ? Je vous offre la course.

Oui, monsieur.

Salut, ch�rie. Devine qui j'ai dans mon taxi.

Un Palestinien. T'as d�j� vu un Palestinien ?

Karafat, �a te parle ?

Non, je conduis pas Karafat,

mais un type de Nazareth.

J�sus de Nazareth !

Tout d'abord,

bienvenue � New York.

Notre �cole est ravie de vous recevoir.

Pour commencer, j'aimerais

que vous nous fassiez part

de votre exp�rience de cin�aste

et que vous nous parliez

de vos fa�ons d'�tre et de vous sentir

qui vous ont permis, ou pas,

de r�unir les conditions pour devenir

ce que l'on appelle un citoyen du monde.

Votre identit� n'est-elle plus li�e

� un lieu pass� ?

Votre existence de nomade

a-t-elle an�anti votre amour d'un lieu

pour l'�tendre � tous les lieux ?

Autrement dit, �tes-vous

un parfait �tranger ?

Et maintenant,

je vais vous pr�senter

nos orateurs:

Ali Maarabouni...

Fadwa Amine...

Widad Sharif.

Chers fr�res et s�urs,

S'il vous pla�t, �coutez-moi.

Comme vous le voyez,

nous avons de nombreux orateurs.

Nos h�ros.

Nos compatriotes bien-aim�s.

De notre terre bien-aim�e, la Palestine.

Les amis !

S'il vous pla�t, �coutez-moi.

Silence, vous devez vous calmer.

S'il vous pla�t

Nos orateurs savent que vous

soutenez leur lutte,

avec conviction et loyaut�.

Mais si on continue d'applaudir comme �a,

la s�ance sera finie avant qu'ils aient parl�.

Alors, s'il vous pla�t, un peu de calme.

Un applaudissement suffira.

Ce sera tr�s bien, croyez-moi.

Comme �a.

D'accord ?

MetaFilm.

Elle est occup�e, elle peut vous rappeler ?

�a va ? Ok�.

Hallo.

Quoi de neuf ?

Rien, je suis l�.

J'ai rendez-vous avec une productrice am�ricaine.

Enfin, pas am�ricaine,

je sais pas d'o� elle est.

C'est pour un projet sur la conqu�te du Mexique.

Pour les 500 ans de la conqu�te.

Sur Cortes,

Moctezuma et compagnie.

Mais ils veulent le faire en anglais.

En anglais, t'imagines ?

Ils veulent que les Espagnols parlent anglais.

Et les Indig�nes, ils parlent nahuatl

ou n'importe quoi,

ils s'en foutent.

�a fera un truc du genre:

Hello, my name is Hernando Cortes

and I want to conquer you.

�a va �tre franchement horrible.

Je vais pas le faire,

je vais lui dire non.

Je suis l� avec mon ami Elia, Elia Suleiman.

C'est un Palestinien de...

Pas un Palestinien d'Isra�l.

C'est un Palestinien de Palestine.

Oui, de Palestine.

De Palestine !

Ecoute, on se parle plus tard.

D�sol�, je te rappelle, salut.

Bonjour, Gael.

- Comment tu vas ? - Bien et toi ?

Tr�s bien. Contente de te voir,

�a faisait longtemps.

T'as l'air fatigu�. T'es s�r que �a va ?

Je suis en pleine forme.

Je te pr�sente un tr�s bon ami:

Elia Suleiman. C'est un r�alisateur palestinien.

- Enchant�e. - Mais ses films sont dr�les.

Il pr�pare une com�die

sur la paix au Moyen-Orient.

C'est dr�le en soi.

Le titre, c'est Heaven Can Wait.

On est en retard, mon chou.

On peut y aller ?

Oui.

Bonne chance pour votre film. Ravie.

Vous voulez un taxi ?

�a, c'est int�ressant.

Y aura-t-il une Palestine ?

Y aura-t-il une Palestine ?

Il y aura une Palestine.

Absolument.

C'est s�r et certain.

Attendez.

Attendez.

Bon, d'accord.

Il y aura une Palestine.

C'est certain.

Mais...

Mais...

�a ne sera pas de votre vivant ni du mien.

Ecoute, tu m'excuseras,

mais je voudrais te dire quelque chose.

Vous, les Palestiniens, vous �tes bizarres.

Le monde entier boit

pour oublier.

Vous �tes le seul peuple

qui boit

pour se souvenir.

Sant�.

A la Palestine

En m�moire de John Berger,

Humbert Balsan, ma m�re et mon p�re

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